Dossier de presse d'Isabelle Boulay

Décembre 2011, janvier et février 2012
Novembre 2011

 

Sur un air country

Daniel Côté, Le Quotidien, 20 avril 2012

(LA BAIE) Isabelle Boulay ne se laisse pas porter par l'air du temps. En cette époque grise où soustraire est de mise, elle préfère additionner.

On connaissait son penchant pour les ballades, ainsi que les grandes chansons du répertoire francophone, mais hier soir, au Théâtre du Palais municipal de La Baie, l'interprète a ajouté une touche country qui épousait les couleurs de ses albums De retour à la source et Les grands espaces. Il y avait de l'air entre les couplets, alors que de jolis morceaux de vie, souvent touchants, étaient offerts sans artifice.

Le versant léger, heureux, fut illustré par Entre Matane et Baton Rouge, une chanson de route qui donne envie de tout laisser pour brûler quelques litres de gazoline. La voix d'Isabelle Boulay s'y montre à son plus naturel, pendant que ses quatre musiciens tricotent une trame dominée par l'accordéon et les guitares.

Sa reprise de Jolie Louise, cette composition si attachante empruntée à Daniel Lanois, est de la même eau. La chanteuse se fait sensuelle, serrant son micro avec tendresse, alors que les arrangements laissent filtrer un peu de l'esprit cajun. À ces amours enjouées a répondu celui, contrarié, de la tante Adrienne, un personnage devenu familier grâce aux bons offices de Luc De Larochellière.

C'est celle de la chanson du même nom, mais qu'on n'a pas entendue, l'artiste préférant raconter pourquoi cette dame pleurait comme une Madeleine à chaque fois qu'elle entendait J'ai un amour qui ne veut pas mourir. Ce n'était pas un homme qui lui avait fendu le coeur, mais un enfant, le sien, qu'on lui avait arraché à la naissance au nom d'une conception dévoyée de la morale.

Bien évidemment, le succès de Renée Martel a été proposé, une version soyeuse et ample, prétexte à une belle danse de la part de l'interprète. Elle qui a baigné dans la musique country dès son enfance était manifestement contente de sortir du placard, même sur la pointe des pieds. Elle a aussi évoqué sa rencontre avec Dolly Parton à Nashville, le temps d'un duo.

Le titre qui en a résulté, True Blue, a été chanté avec l'aide du batteur Michel Roy. Il a donné lieu à une chose hautement improbable : un blanc d'Isabelle Boulay. Elle venait juste de commencer, assise sur la scène, lorsqu'elle a dit : « Je me suis trompée. Quelqu'un a allumé une cigarette et ça m'a perturbée. «

Ses efforts pour retrouver le fil du texte étaient drôles à voir. « Faites comme si je n'étais pas là «, a-t-elle lancé à la blague, après quelques secondes. Le public, beau joueur, a été récompensé par une interprétation nuancée, portée par un savant amalgame d'intonations caressantes et d'émotions contrôlées.

Sur un registre on ne peut plus différent, nettement plus rock en fait, les gens ont découvert une pièce de Jean-Louis Murat, Amour aime aussi nous voir tomber, qui a constitué l'un des sommets de la soirée. Elle a été couronnée par un dialogue fascinant entre le violon et les autres instruments, une savante construction qui a été fort appréciée.

De leur côté, Parle-moi et Mieux qu'ici-bas ont rappelé aux spectateurs pourquoi ils ont été séduits par Isabelle Boulay, à ses débuts. Ces ballades ont été bien servies par les arrangements dépouillés, au même titre que sa version du classique de Barbara, Dis, quand reviendra-tu?

Il fallait l'entendre habiter la grande salle, alors qu'elle chantait quasiment a cappella. Ce fut un moment de grâce, l'expression d'un talent arrivé à maturité, capable de distiller chaque parcelle de vérité contenue dans le texte, afin de se l'approprier. Juste pour ces quelques minutes, ça valait la peine de quitter la douceur de son foyer.

 

Boulay country

Joël Martel, Voir Saguenay/Alma, 19 avril 2012

Longtemps cantonnée à un registre populaire, la chanteuse à la chevelure de feu Isabelle Boulay s’est permis d’effectuer un virage country. Certains fans ont dû avoir des sueurs froides en apprenant la nouvelle, mais tout indique qu’Isabelle a visé juste, car Les grands espaces remportent un énorme succès. En effet, à peine quelques semaines après sa sortie, sa dernière galette aux accents country était déjà certifiée or. En collaborant avec l’artiste et producteur européen Benjamin Biolay, Isabelle Boulay a donné un vent de fraîcheur à son répertoire tout en restant authentique. Gageons maintenant que ses fidèles auditeurs attendent avec impatience le concert qui aura lieu au Théâtre du Palais municipal le 19 avril. Pas besoin d’apporter votre chapeau.

 

 

À plein voix: Isabelle Boulay - L'immuable

Natalia Wysocka, Elle Québec, Mai 2012

Ça fait plus de 20 ans que la rousse incendiaire nous ensorcelle par savoix, par ses chansons, par sa présence. Et il ne faut pas chercher loin pour comment elle y parvient. Douée, attachante, intègre? Oui, oui et oui: la chanteuse l'a été et l'est restée. Adulée du public des deux côtés de l'Atlantique, la maman du petit Marcus, 3 ans, entretient son succès depuis de nombreuses années. Les Grands Espaces, son plus récent disque, réalisé par l'illustre Benjamin Biolay (avec qui elle avait déjà travaillé sur Mieux qu'ici-bas en 2000 et Tout un jour en 2004), est une preuve criante de cette persistance. On l'y entend notamment chanter en duo avec Dolly Parton et interpréter du Etta James et du Julien Clerc. «Cet album, c'est une alliance entre la grande variété française et la chanson country, confie l'artiste de 39 ans. C'est, de toute ma carrière, le disque qui reflète le mieux ma nature profonde.» Une nature raffinée, authentique et poétique.

 

Isabelle Boulay dans ses souliers

Valérie Maynard, Nord Info, 22 mars 2012

De passage à Sainte-Thérèse, le samedi 31 mars

De retour au Québec, après une trentaine de spectacles en sol français, dont quatre soirs à guichets fermés au Casino de Paris, Isabelle Boulay amorçait, il y a quelques semaines, une tournée québécoise qui la mènera dans plusieurs villes de la province, dont Sainte-Thérèse, le samedi 31 mars.

Sur des airs folk et country, et accompagnée de ses fidèles musiciens, Martin Bachand, Michel Roy, Francis Covan et Éric Sauviat, la dame y interprétera les chansons de son dernier album, Les Grands Espaces, mais aussi plusieurs de ses grands succès.

«C'est un peu comme si j'apportais quelque chose aux Français de notre Amérique et aux Québécois, ce que j'ai appris là-bas: la chanson de grandes variétés», résume-t-elle. Au final, ce spectacle est celui qui s'approche le plus d'elle, de son essence même. «Je suis dans mes souliers. Je me sens chez nous», souffle-t-elle.

True Blue

À l'image de son album, le spectacle d'Isabelle Boulay prend des allures de voyage, entre l'Europe et l'Amérique, entre l'anglais et le français, entre ballades et rêveries, entre reprises et chansons originales.

Et s'il fallait choisir une seule chanson parmi toutes? Difficile à dire. «Je les aime toutes. Mais le trésor, à mes yeux, est certainement True Blue, que j'ai enregistrée avec Dolly Parton», finit-elle par concéder.

Pour la chanson bien sûr, mais surtout pour son histoire. «J'aurais pu envoyer les bandes à l'équipe de Dolly Parton, mais je suis allée à Nashville pour la rencontrer. Je voulais tellement aller à sa rencontre», explique-t-elle. Parce qu'à ses yeux, Dolly Parton représente le symbole féminin de la musique country. Et comme elle, la musique country est empreinte de dignité humaine. «Cette musique, c'est le triomphe d'un individu sur les difficultés de l'existence», lâche-t-elle en terminant.

Certifié platine en France et disque d'or au Québec, l'album Les Grands Espaces a été réalisé et arrangé par Benjamin Biolay, un grand ami d'Isabelle Boulay. Quant à la mise en scène de son spectacle, elle a été confiée à Yves Desgagnés.

La tournée d'Isabelle Boulay se poursuivra jusqu'en juin prochain, incluant une supplémentaire en France, en mai. Quelques participations à des festivals sont également prévues cet été.

 

Isabelle Boulay honorée par l'Assemblée parlementaire de la Francophonie

Marie-Claude Costisella, Le Pharillon, 21 mars 2012

Dans le cadre de la Journée de la Francophonie, Isabelle Boulay a reçu hier l'insigne de Chevalier de l'Ordre de la Pléiade, remise par la section du Québec de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). À vocation internationale, cette décoration est destinée à reconnaître les mérites éminents des personnes qui se distinguent en servant les idéaux de la Francophonie. 

En 20 ans de carrière, Isabelle Boulay a vendu plus de 4 millions d’albums à travers la Francophonie. Elle a partagé la scène avec les plus grandes voix de la France et du Québec, interprétant les textes d’auteurs réputés. Grâce à ses 12 albums et milliers de spectacles, Isabelle Boulay a été récompensée à maintes reprises par l’ADISQ et les Victoires de la musique, remportant plus de 15 Félix et 3 Victoires. 

L'Ordre de la Pléiade est un Ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, attribué par l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La cérémonie s’est tenue, hier soir, à la Salle du Conseil législatif de l'hôtel du Parlement. L’Ordre a été décerné par le président de l'Assemblée nationale du Québec et vice-président de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, monsieur Jacques Chagnon. L’interprète, originaire de Matane, dit avoir été très honorée de recevoir ce grade. 

 

Isabelle Boulay honorée

Émilie Clément-Émond, Showbizz.net, 21 mars 2012

Isabelle Boulay s’est vue remettre l’insigne de Chevalier de l’Ordre de la Pléiade.

C’est dans le cadre de la Journée de la Francophonie que la chanteuse québécoise à reçu la distinction, remise par monsieur Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale du Québec et vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). Cette insigne, à vocation internationale, sert à distinguer les personnes servant de façon éminente les idéaux de la Francophonie. La cérémonie avait lieu hier soir à la Salle du Conseil législatif de l’hôtel du Parlement.

Cet honneur vient couronner 20 ans de carrière chez Isabelle Boulay, qui a vendu plus de quatre millions d’albums à travers le monde francophone. Ayant 12 albums et des milliers de spectacles à son actif, elle a été maintes fois récompensée par l’ADISQ, remportant 15 Félix et trois Victoires. Ses collaborations sont à l’image du prestige de sa carrière; elle a partagé la scène avec les plus grandes voix de la France et du Québec, interprétant les textes d’auteurs réputés.

Présentement, la chanteuse poursuit sa tournée Les Grands Espaces à travers la province.

 

Dix Québécois deviennent Chevalier

Pierre O. Nadeau, Agence QMI, 20 mars 2012

QUÉBEC - Dix Québécois, dont Isabelle Boulay et Michel Louvain, ont été sacrés Chevalier par l'Ordre de la Pléiade, un organisme international qui voit au rayonnement de la langue française.

Mardi, c'était la journée internationale de la francophonie. L'anniversaire a été souligné de façon spéciale dans l'enceinte de l'Édifice du parlement, au beau milieu de la mêlée du dépôt du budget Bachand.

L'initiative honorifique revient à l'Assemblée parlementaire de la francophonie; créée en 1967, à Luxembourg, l'association réunit aujourd'hui des délégués des 78 sections issues de parlements d'Afrique, d'Amérique, d'Asie et d'Europe. Son mandat vise à contribuer au rayonnement de la langue française et au développement des cultures, de même que la promotion de la démocratie et des droits de las personne au sein de la communauté francophone.

La section du Québec a été fondée en 1975, sur l'initiative du président de l'Assemblée nationale d'alors, Jean-Noël Lavoie.

«C'est notre patrimoine»

«Je suis très honorée» a dit en entrevue Isabelle Boulay, en expliquant au Journal de Québec sa fierté d'avoir exporté le son country d'ici en Europe. «Ce sont nos racines, celle d'une musique du peuple; c'est aussi notre patrimoine, notre attachement», a-t-elle insisté.

De son côté, Michel Louvain, rentré de la Floride deux jours plus tôt que prévu pour assister à la cérémonie, s'est dit tout aussi flatté. «J'ai toujours chanté en français, car pour moi c'est naturel». Avec fierté, il ajoutera: «ça me fait une deuxième médaille», en référence à la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale reçue en 2009.

Par ailleurs, Ève Salvail, mannequin de réputation internationale originaire de Matane, nous a dit qu'elle portait toujours dans son cœur le fait français même si elle vit à New York depuis déjà 19 ans.

Les autres récipiendaires

Les sept autres nouveaux Chevaliers québécois sont:

- Carole Bessette, écrivaine; 

- Francine Gaudet , ancienne députée devenue directrice d'école; 

- Danielle Goyette, hockeyeuse professionnelle; 

- Marie-Nicole Lemieux, chanteuse d'opéra; 

- Claude-Robin Pelletier, chanteur d'opéra; 

- Martine Tremblay, auteure; 

- Monique F. Leroux, présidente du Mouvement Desjardins.

 

Isabelle Boulay de retour à ses premières amours

Julie Lambert, Les deux rives, 20 mars 2012

La chanteuse Isabelle Boulay s’arrêtera à Sorel-Tracy, le vendredi 23 mars à 20h, dans le cadre de sa nouvelle tournée québécoise. Avec son dernier spectacle, elle souhaitait retourner à ses premières amours: la musique country. La véritable musique du cœur selon la chanteuse.

«J’ai toujours adoré ce style de musique qui a bercé mon enfance. Je trouve que le country, c’est la musique du cœur. Ce sont de belles chansons réalistes avec des histoires simples qui vont droit au cœur et qui touchent directement les gens», affirme la chanteuse Isabelle Boulay. C’est pourquoi, elle a consacré une partie de son spectacle à interpréter quelques morceaux qu’elle apprécie particulièrement dont La joyeuse guitare Cadillac, Un amour qui ne veut pas mourir, Mille après mille et True Blue.

Néanmoins, ce n’est pas le seul style qui prévaut lors de ses représentations puisque la Gaspésienne souhaitait également présenter des chansons qui l’ont marquée à un moment ou l’autre de sa vie. «Je voulais un spectacle à mon image où j’explique les liens entre chacune de mes chansons. Oui, j’en interprète que j’ai moi-même popularisées, mais aussi d’autres qui ont marqué mon enfance et ma vie de jeune femme dont Jenny de Richard Desjardins qui est, selon moi, la plus belle déclaration d’amour jamais écrite», confie-t-elle.

Soirée de variétés

La chanteuse, accompagnée de ses musiciens Martin Bachand, Michel Roy, Éric Sauviat et Francis Covan, offre un spectacle d’environ deux heures qui inclut une grande variété de titres. Les spectateurs pourront, entre autres, entendre des morceaux de ses albums précédents dont L’amitié, Je t’oublierai, je t’oublierai, Parle-moi ainsi que celles de son plus récent opus Les grands espaces.

Un album qui se voulait une façon de montrer qui elle est aujourd’hui. «C’est une consolidation de mon identité. Cela montre présentement où j’en suis. Pour moi, le titre et l’album représentent un voyage dans les grands espaces que ce soit ceux du dedans comme ceux du dehors», confie la belle rouquine en ajoutant que son spectacle allait dans la même idée d’être sombre, éclatant et intime avec un décor qui facilite ce voyage.

De retour au bercail

De retour sur les planches des salles québécoises, la première présentation de son nouveau spectacle a eu lieu le 8 mars dernier. «Le lancement s’est bien passé, malgré le niveau de difficulté. Habituellement, nous faisons toujours quelques tests avant de faire la grande représentation à Montréal, mais cette fois-ci, nous n’en avons pas eu l’occasion. Je suis arrivée de Paris la veille où j’ai rôdé le spectacle au Casino. Même avec le décalage horaire, je me sentais bien et j’étais pleine d’énergie», raconte-t-elle.

Après sa tournée en sol québécois, Mme Boulay retournera vers la fin du mois de juin à Paris et ailleurs en Europe pour des supplémentaires de ce spectacle qui est aussi très bien reçu là-bas. D’autres projets à l’automne flottent également dans l’air.

«Lorsque j’étais en France, j’ai fait le tour de quelques radios et offert des prestations acoustiques avec des musiciens. J’ai eu l’impression de retourner 15 ans en arrière à mes débuts. J’ai vraiment apprécié l’expérience et je crois que cela donne vraiment toute la place à la chanson. J’aimerais bien à l’automne ou à l’hiver faire la même chose et présenter un nouveau spectacle plus acoustique», conclut-elle.

 

Un projet de disque avec Isabelle Boulay et Ginette Reno

Marc-André Lemieux, Journal de Montréal, 19 mars 2012

Lionel Richie veut enregistrer avec Isabelle Boulay et Ginette Reno. C’est du moins ce qu’il a déclaré lors d’un point de presse dans les coulisses de Star Académie tard dimanche soir. Le chanteur soul américain est tellement fier de son passage à l’émission qu’il désire répéter l’expérience en studio.

« On va trouver des chansons et on va les mettre sur un disque, a-t-il affirmé. On ne fera pas un album complet, seulement quelques titres. »

Après le gala, l’artiste ne tarissait pas d’éloges envers Isabelle Boulay et Ginette Reno. « Elles ont des voix extraordinaires. Elles sont si talentueuses », a-t-il lancé aux journalistes présents dans la salle.

De son propre aveu, le vétéran a dû mettre les bouchées doubles pour égaler la performance de ses « superbes » partenaires de chant, avec qui il venait de chanter deux de ses plus grands succès.

Isabelle Boulay l’avait rejoint pour une relecture country de Stuck on You, alors que Ginette Reno avait fait de même pour l’incontournable Hello, un numéro que René Angélil a par la suite décrit comme « l’un des moments forts de cette 5e saison ».

« Je n’ai jamais eu à travailler aussi fort durant Hello ! », s’est exclamé Lionel Richie avant de prendre une gorgée d’eau.

« Il a fallu que j’élève mon niveau d’un cran », a-t-il ajouté.

Lionel Richie a relevé des différences majeures entre ses collaborations avec les académiciens et celle avec les deux divas québécoises. « Ce soir, sur scène, il y avait deux catégories de gens : des amateurs qui tentent de devenir des professionnels… et des professionnels accomplis. Au milieu de l’émission, j’ai changé de chapeau : avec les jeunes, je jouais au mentor, mais avec [Isabelle Boulay et Ginette Reno], il a fallu que je sorte le grand jeu. Il fallait que je sois au sommet de ma forme. »

Nous avons tenté de rejoindre Isabelle Boulay, hier. Par l’entremise de son agent, Marc-André Chicoine, nous avons appris que la chanteuse n’avait pas eu écho de ce projet de duo durant le week-end.

La Gaspésienne d’origine s’est toutefois dite « extrêmement flattée d’entendre ces belles paroles ».

Elle a ajouté que partager la scène avec Lionel Richie avait été pour elle « un grand honneur ».

2 179 000 personnes ont assisté au sacre de Sophie Pelletier dimanche soir à l’antenne de TVA. Tout le monde en parle a rejoint 892  000 fidèles.

 

Confession d'un fan

Michel Tassé, La voix de l'est, 19 mars 2012

(Granby) (Critique) En sortant du Palace, samedi soir, l'auteur de ces lignes se demandait ce qu'il allait écrire au sujet du spectacle d'Isabelle Boulay qu'il venait de voir. Car voyez-vous, il était embêté.

Il était embêté, mais pas parce qu'il n'avait pas aimé ou parce qu'il n'était pas certain d'avoir aimé. Il était embêté parce qu'il avait beaucoup aimé, encore une fois.

C'est le quatrième spectacle d'Isabelle Boulay auquel j'assistais depuis que je critique des shows. Et chaque fois, j'ai beaucoup aimé. Je vous l'avoue en ce petit lundi matin, je suis un fan. Un vrai.

Et si je vous fais cette confession ce matin, c'est que j'ai l'impression de me répéter un brin quand je critique un nouveau spectacle d'Isabelle Boulay. À chaque fois, je vous dis qu'elle a le don merveilleux de faire du bien à ceux qui l'écoutent, ce don de réchauffer les coeurs, que j'aime sa voix magnifique, son apaisante retenue, sa grâce et quoi encore.

Et voilà, c'est encore ce que j'ai envie de vous dire, ce matin. Ça ne change pas et j'ai bien du mal à trouver des défauts à l'interprète venue de la Gaspésie.

En fin de semaine, elle a proposé le meilleur de Les grands espaces, son excellent nouvel album aux couleurs country-folk, auquel elle a mêlé des titres de «variété grand luxe», pour reprendre son expression. De grandes chansons, parfois les siennes, parfois celles des autres, des trucs qui vont traverser le temps. Des pièces comme Je t'oublierai, Mieux qu'ici-bas, Parle-moi, Crazy, At Last, I Can't help Falling in Love, Perce les nuages et Dis, quand reviendras-tu, les deux dernières offertes en rappel.

Pendant 1h45, Isabelle Boulay nous a bercés, a fait du bien à notre âme. Comme chaque fois qu'elle monte sur scène. Elle est comme ça, Isabelle Boulay. C'est tout ce qu'elle sait faire.

Peut-être que certains reprocheront à son nouveau spectacle de manquer de ligne directrice. Peut-être que ça peut en agacer certains qu'elle passe d'une toune de Willie Lamothe à une d'Elvis puis à une de Barbara. Peut-être, on dit bien. Mais ce n'est pas moi qui vais le dire ou l'écrire.

Car moi, je suis un fan d'Isabelle Boulay. Je vous l'aurai dit.

 

 

Isabelle Boulay

Josée Larivée, Coup de pouce, Avril 2012

Depuis sa Gaspésie natale, la bien-aimée des Québécois a chanté aux quatre coins de la planète. En novembre dernier, elle nous offrait un 12e album, Les Grands Espaces, sur lequel elle chante avec Dolly Parton. Elle fait sa rentrée montréalaise à l'Olympia les 8 et 9 mars, avant de partir en tournée à travers le Québec.

Isabelle, vous dites avoir eu une enfance atypique. En quoi l'était-elle?

Les premières années de ma vie, avec ma tante Adrienne, mes parents, ma grand-mère et mon frère - c'était avant la naissance de ma soeur -, nous vivions au coeur du bar de mes parents. C'était également le refuge des gens du village, et j'ai grandi en étant consciente des difficultés de chacun. J'ai vu des gens venir boire leur chagrin chez nous, j'ai compris très jeune que je n'étais pas à l'abri des misères humaines. Mais je tenais à être de l'autre côté, celui de la lumière, question d'apporter un secours aux autres.

En chantant?

Chanter a une valeur sociale à mes yeux. C'est ma façon d'apporter du réconfort aux genx.

Un souvenir d'enfance?

Ma tante Adrienne habitait avec nous. C'était une très belle femme. Elle était hémiplégique. Toute mon enfance, je l'ai entendue chanter J'ai une amour qui ne veut pas mourir. J'ai grandi en pensant qu'elle n'avait jamais guéri d'une peine d'amour. À 12 and, j'ai osé lui demander à qui elle pensait quand elle chantait cette chanson. Elle m'a raconté qu'elle eu un petit garçon, qu'elle avait donné en adoption. C'est moi qui ai reçu tout cet amour qu'elle ressentait pour lui.

Que retenez-vous de votre mère?

Elle vient d'avoir 65 ans et, toute sa vie, elle a eu le coeur à l'ouvrage.

Et de votre père?

Papa m'a appris à me tenir droite et à être digne. Si je ne laisse pas marcher sur les pieds, c'est grâce à lui. J'ai hérité du sens de la répartie, aussi. Assez vif, d'ailleurs, si bien que je dois me tourner la langue sept fois avant de parler.

Avez-vous connu des épreuves?

La perte de mon père, il y a 17 ans, et celle de ma tante Adrienne, des piliers dans ma vie. on n'arrête jamais de s'ennuyer de ceux qu'on aime. On s'habitue tout au plus à leur absence, et encore. Un soir, j'ai eu le réflexe d'appeler papa pour lui confier un dilemme auquel je ne trouvais pas de réponse. Je suis allée jusqu'à saisir l'appareil. Ça faisait sept ans qu'il était décédé!

Une chose que vous aimez dans votre rôle de maman?

Je ne mets pas la pression d'être une mère parfaite.

Une valeur que vous avez voulu transmettre à votre fils Marcus?

Déjà, à trois ans et demi, il est très ouvert et attentif aux autres. il est très hospitalier. C'est dans sa nature et dans sa personnaloité.

Le meilleur de la vie en famille, selon vous?

Quand on se couche ensemble, tous les trois, collés dans le grand lit.

Et un moment de bonheur pour Isabelle toute seule?

Le matin, quand je me lève avant tout le monde. J'ai souvent une heure où je peux être seule et j'en ai besoin.

Une qualité qu,il vous fait plaisir de trouver chez votre homme?

Sa bienveillance envers notre fils, envers moi et envers notre entourage.

Une idée sociale que vous défendez?

La violence faite aux enfants est impardonnable. plus j'avance dans la vie, plus je me rends compte que mes héros ont un parcours de vie dominé par la volonté d'aider, de faire du bien. Je pense au pédiatre social Gilles Julien ou à l'ostéopathe Frédéric Watine. Ce sont des lumières, entièrement alimentées par le don de soi. On guérit mieux entre leurs mains.

Une chose que vous voudriez changer dans l'éducation des enfants?

Dans les écoles, j'aime l'exigence du vouvoiement. Je n'aime pas qu'on désacralise certaines traditions. Je suis une vieille âme, et j'aime l'éducation à l'ancienne, incluant le respect des aînés, le sens du travail et la discipline avant le plaisir.

Un mot d'ordre dans votre vie?

Le jour de ma mort, je ne veux surtout pas regretter quoi que ce soit. Alors, le mot d'ordre, c'est «agir». Mais agir n'est jamais facile. Il faut prendre son courage à deux mains, prendre son destin à bras le corps et foncer.

Que reste-t-il d'essentiel à accomplir?

Tant de choses encore. Voir mon enfant s'épanouir. Marcher vers encore plus d'affranchissement, de liberté. Suivre mon instinct.

Coups de coeur

Un lieu fétiche: Un BORD DE MER où il vente. Quand je n'ai pas de réponse à mes questions, marcher au bord de la mer m'inspire. Mon appartement personnel aussi. Je l'ai depuis des années. C'est mon lieu de création, l'endroit où je garde mes souvenirs. Quand j'investis cet espace de travail, je peux y être dans toute mon intensité.

Un couple inspirant: Carla Bruni et Nicolas Sarkozy. Elle, c'est l'une des femmes les plus libres de notre époque. Une grande artiste, d'une intelligence remarquable, d'une désinvolture unique et d'une culture exceptionnelle. Je comprends pourquoi elle aime Nicolas Sarkozy, et c'est en dehors de la politique.

Et une raison d'aimer Nicolas Sarkozy?

À l'époque où il était maire de Neuilly, il y a eu une prise d'otages dans une garderie. Il est entré et est allé négocier avec le preneur d'otages. mon interprétation: c'est un vrai homme, comme les femmes les aiment. un protecteur, avec beaucoup de courage, et elle, bien qu'elle soit forte, c'est une femme dans toute sa fragilité, aussi.

Un film qui vous a marquée: Central do Brasil, de Walter Salles. C'est un très beau film qui rappelle que l,amour purifie et libère.

Un cinéaste chouchou: Pedro Almodovar et Lars von Trier sont ceux qui m'ont le plus bouleversée.

Un comédien: Gilbert Sicotte

Un auteur: Gil Courtemanche. Marie Laberge aussi, dont j'ai longtemps conservé des citations d'Annabelle. Et Dominique Demers, pour Maïna;. Ses personnages rappellent que les gens qui finissent par s'en sortir sont forts gr7acirc;ce à leurs racines. J'ai aussi été marquée par La médecine soigne, l'amour guérit, de Christine Angelard. Je crois profondément à la dimension spirituelle dans la guérison de la maladie.

Un musicien: DANIEL LANOIS, Benjamin Biolay, avec qui je travaille, est aussi un musicien exceptionnel. Et Andr7eacute;Gagnon, dont j'écouterais à l'année les albums de Noël.

Un talent que vous aimeriez nous faire connaître: Un maître du doudouk, l'Arménien Levon Minassian. Souvent, j'achète un disque parce que j'aime la pochette. un jour, j,ai fait ça avec son album. J'ai eu un coup de foudre pour les montagnes, sans savoir d'où venait ce décor. Trois mois plus tard, Charles Aznavour m'invite à célébrer l'indépendance de l'Arménie, et on me dit que quelqu'un demande à me rencontrer. C'était lui! Lui que j'écoutais en boucle depuis des semaines!

Un resto: À Paris, Il Sardo, dans le XVIe arrondissement. La chef s'appelle Francesca. Elle a beaucoup de tempérament et sa cuisine est exceptionnelle. Et à Montréal, le Liverpool House, adjacent au Joe Beef, rue Notre-Dame. J'aime tout de ce lieu: les gens, la déco, l'architecture et, évidemment, la cuisine. Les proprios DAVE ET FRED, ont des personnalités extrêmement intéressantes, mais surtout, la même bonhomie et la même hospitalité que mon père. Leur cuisine est cohérente et derrière leurs plats d'élève tout un art de vivre. J'ai acquis une maison à Pointe-Saint-Charles et je voudrais les inviter, pour avoir leurs conseils en décoration!

 

7 questions à... Isabelle Boulay

Annie Lafontaine, Magazine 7 jours, 16 mars 2012

De retour au Québec après une série de spectacles en France, Isabelle Boulay entame sa tournée Les Grands Espaces, tirée de l'album du mème nom, certifié platine en France et disque d'or au Québec. Un virage folk-country réussi, qui nous fait voir la chanteuse sous son vrai jour!

Isabelle, avez-vous été surprise de la rapidité avec laquelle est arrivé le succès de l'album Les Grands Espaces?

Oui, d'autant plus que j'aimerais quelque chose de nouveau. C'était un changement audacieux, mais en faisant l'album avec Benjamin Biolay, que je connais depuis 12 ans, j'avais confiance. C'est un grand réalisateur, qui respecte lintégrité de l'artiste et qui connait bien la musique country. Je savais qu'il n'allait pas travestir ou caricaturer les chansons. Le vrai défi restait quand même de faire passer la chanson folk-country en France.

Y aurait-il certains préjugés contre la musique country, en France?

Il y a trois ou quatre ans, on m'avait déconseillé, là-bas, de dire que je faisais de la musique country. On m'avait dit qu'il fallait plutôt dire «folk», parce qu'en France le country avait une connotation péjorative. Mais, au contraire, j'ai toujours trouvé que c'était une musique noble. Et avec Benjamin, c'est ce qu'on a voulu pr7eacute;senter: un son country très classe et très élégant.

Vous avez dit avoir l'impression de montrer enfin votre vraie nature. Pourquoi?

Pour une fois, j'ai l'impression qu'il ne manque rien à un album. Il n'y a pas eu de compromis et il n'y a aucun regret.

Est-ce donc la fin de votre carrière pop?

Non, pas du tout! Je me considère comme une «chanteuse de variétés grand luxe», comme je le dis toujours en riant! Je veux chanter des chansons immortelles, comme du Jean-Pierre Ferland ou du Julien Clerc. Mais le country, c'est un genre que je vais peaufiner toute ma vie. Quand j'étais petite, j'ai été influencée à la fois par la musique country et par la chanson de variétés. J'en suis donc arrivée à la fusion des deux cultures.

À quoi peut-on s'attendre, avec la tournée Les grands Espaces?

C'est un spectacle très sobre, qui laisse toute la place aux chansons et à l'élégance du country. onfait le voyage à travers toutes les influences que j'ai eues dans ma vie, dont des chansons que je n,ai jamais endisquées, comme Can't Help Falling in Love, d'Elvis Presley, ou encore Dis, quand reviendras-tu?, de Barbara.

Qu'est-ce que ça vous fait de revenir chez vous?

Quand on rentre chez soi, il y a un trac supplémentaire. En France, je disais, au début de mon spectacle:«Je vous amène dans le pays de la musique du coeur, le pays de mon enfance, la musique country», et il y avait des cris de joie dans la salle! Le public découvrait un monde. Alors qu'ici je suis en terrain connu, et j'espère que les gens se reconnaîtront.

Maintenant que vous vous assumez plus que jamais, quelle leçon tirez-vous de votre évolution jusqu'à présent?

Qu'il faut toujours suivre son instinct. Toutes les fois dans ma vie où je me suis laissée influencer, ça ne m'a pas menée bien loin. Si j'avais un seul conseil à donner, c'est d'écouter son coeur...

 

Dans la voix d'Isabelle

Marc-André Lemieux, Journal de Montréal, 9 mars 2012

C’est avec abandon et raffinement qu’isabelle Boulay a présenté son nouveau spectacle hier soir

Isabelle Boulay pourrait s’appuyer sur la puissance de son gosier pour épater la galerie. Et ce serait difficile de lui en vouloir ; quand on a les outils, pourquoi ne pas s’en servir ? Mais la chanteuse préfère emprunter la voie de la subtilité. Ce qui fait d’elle la plus grande interprète de sa génération.

Une semaine après Les Cowboys Fringants, c’était au tour d’isabelle Boulay de renouer avec ses fans québécois hier soir. Un retour au bercail moins survolté que celui auquel nous avions assisté sept jours plu tôt au cabaret La Tulipe, mais n’empêche. Dans la chaleur de l’olympia, la charmante Gaspésienne nous a transportés pendant près de deux heures dans un univers riche, sensible et posé.

Accompagnée de ses fidèles musiciens Martin Bachand ( guitare), Michel Roy ( percussion et batterie), Éric Sauviat (guitare) et Francis Covan (accordéon et violon), Isabelle Boulay a offert 10 extraits de son dernier opus, Les grands espaces.

Intime

De retour d’une tournée européenne qui lui a permis de jouer quatre soirs à guichets fermés au chic Casino de Paris, Isabelle Boulay a ouvert le spectacle avec L’amitié, un morceau tiré de sa galette de 2009, Chansons pour les mois d’hiver. Une entrée en matière d’une grande sobriété. Éclairée par un seul projecteur, élégante dans son tailleur noir, la jolie rouquine a donné le ton : intimiste, feutré.

« Bonsoir beau public de Montréal ! » at- elle lancé avant d’enchaîner avec Les grands espaces.

Victime du décalage horaire (elle était rentrée de Paris la veille), Isabelle Boulay a eu un terrible trou de mémoire durant Fin octobre, début novembre. Dommage, la foule commençait à se laisser porter par la jolie mélodie.

Au rayon des tubes, citons Je t’oublierai, je t’oublierai, plus blues que d’habitude, mais toujours aussi prenante, Parle- moi et Mieux qu’ici bas, notre préféré.

À l’instar du public, Isabelle Boulay a pris son pied durant la portion 100 % country du spectacle. La joyeuse Guitare Cadillac, l’increvable Un amour qui ne veut pas mourir et la mélodique Mille après mille ont toutes été reçues par des chaleureux applaudissements.

Fidèle à son habitude, Isabelle Boulay parle beaucoup entre les chansons. Peutêtre même trop parfois. Certes, l’étoile use de belles métaphores, à commencer par « le souffle de l’amérique profonde ». Mais on préfère quand elle se délie les cordes vocales sur des musiques.

Cela dit, on a beaucoup aimé la petite histoire derrière True Blue, son duo avec Dolly Parton.

Sobriété gagnante

Isabelle Boulay ne verse jamais dans le tape- à- l’oeil. Ça vaut pour ses albums, mais aussi pour ses spectacles. De la mise en scène d’yves Desgagnés aux décors de Jean Bard, en passant par les éclairages de Jacques Rouveyrollis, le plus récent tour de chant de l’interprète n’a rien de clinquant.

Isabelle Boulay ne cherche pas à convaincre avec l’étendue de son registre vocal. Pour rallier ses fans, elle privilégie la sincérité. Et ça fonctionne. Plein gaz. Elle s’investit émotionnellement dans chaque chanson, mais ne s’enlise jamais dans le mélo dégoulinant.

Parmi l es plus beaux moments du concert, citons Jenny, une ballade signée Richard Desjardins qu’isabelle décrit comme « la plus belle déclaration d’amour qui soit ».

Signalons aussi Ô Marie, menée par une batterie envoûtante et interprétée avec une compréhension claire de la réalité ouvrière qu’elle décrit.

At Last, le classique d’etta, servi à la sauce soul, a lui aussi fait mouche, tout comme le célèbre Can’t Help Falling in Love With You d’elvis Presley et l’incontournable Crazy de Patsy Cline, chantés les uns à la suite des autres en toute simplicité.

 

 

Isabelle Boulay: soir de «variété grand luxe»

Alain Brunet, La Presse, 9 mars 2012

Ce fut un soir de variété grand luxe pour reprendre une expression chère à Isabelle Boulay. Variété grand luxe en toute américanité, sans négliger pour autant un réel ancrage dans la chanson française d'Europe. Quelques mois près la parution du très bel album Les Grands espaces, la chanteuse populaire faisait jeudi sa rentrée montréalaise après avoir «rodé son spectacle en France», nous a-t-elle confié non sans humour.

En ce jeudi soir de spectacle à l'Olympia où elle se produisait également vendredi, elle était de noir vêtue. Entourée chaleureusement de cordes acoustiques, électriques, accordéon, elle a sévi au centre d'un proscenium éclairé à sa base et alternant les couleurs selon les thèmes évoqués. La chanteuse a choisi d'y présenter un répertoire très varié, de la country naïvement écrite à la grande chanson francophone en passant par quelques classiques du répertoire américain.

Bien qu'on puisse se questionner sur la pertinence de ratisser aussi large et d'ainsi présenter un répertoire qui manque parfois de cohésion vu les écarts de styles et de niveaux de langage, on finit toujours par s'en remettre au raffinement et la grâce d'Isabelle Boulay. Chanteuse populaire pour les meilleures raisons!

On ne se formalisera certes pas d'un petit trou de mémoire attribué au décalage horaire dans l'interprétation de Fin octobre début novembre, qui suivait le départ en douce d'Amitié et le décollage tonique des Grands espaces. Et nous voilà en France avec Souffrir par toi n'est pas souffrir, d'Étienne Roda-Gil et Julien Clerc. On se déplace alors un tantinet, soit en territoire franco-québécois avec Je t'oublierai je t'oublierai,  servie en mode country pop. La chanson, explique la principale intéressée, avait été créée par Luc Plamondon et Richard Cocciante à l'époque où elle oeuvrait dans Starmania.

Isabelle évoque ensuite «le souffle d'Amérique profonde», ses ouvriers, ses ouvrières et ces hommes qui écrivent selon elle les plus belles chansons d'amour. «La plus belle déclaration d'amour, c'est Richard Desjardins qui l'a faite», déclare-t-elle avant d'entonner cette «chanson d'homme destinée à une femme» et... chantée par une femme en mode country folk: Jenny. Dans la même optique, elle poursuit avec Ô Marie, chanson de Daniel Lanois où le narrateur incarne un travailleur agricole échoué aux récoltes du tabac. Le tout servi avec accordéon, guitare électrique, percussion plus baraquée. On restera dans les lanoiseries franco-ontariennes avec Jolie Louise, l'histoire d'un homme modeste qui a perdu ses moyens et... sa Louise.

La prochaine destination est tout indiquée: «Je vous emmène au pays de mon enfance, le pays de la dignité humaine, le pays de la musique country».  Et s'expriment vachement les guitares et la basse (Martin Bachand, Éric Sauviat), le violon (Francis Covan), la batterie (Michel Roy) et cette voix parfaite de la soliste dans un tel contexte. On commence le périple avec la très applaudie Guitare Cadillac version d'une chanson de Dwight Yoakam par Gerry Cormier, suivie d'Un amour qui ne veut pas mourir, classique de Renée Martel assorti d'un scat interactif avec les dames de l'auditoire. Auditoire adulte avec fort contingent d'âge mûr, force est d'observer.

Et c'est l'occasion de chanter Je suis triste mille après mille je m'ennuie... et les rimes de Gerry Joly seront reprises à l'unisson dans la salle. Le cycle country du spectacle se poursuit avec une incontournable du répertoire country: Crazy, mégatube de Patsy Cline. L'approche en est une de torch singer, question de préparer le terrain pour une autre incontournable, cette fois plus proche de la soul: At Last d'Etta James. Puis on calme le jeu avec une version folk de Can't Help Falling In Love d'Elvis, violon et guitare acoustique à l'appui.  

On fait un autre saut en Europe francophone avec cette interprétation d'Amour aime aussi nous voir tomber, superbe chanson de Jean-Louis Murat écrite pour Isabelle, chantée sur un tabouret, excellent groove folk rock à l'appui, avec solos de guitares et violons. Et hop en Amérique, Entre Matane et Baton Rouge, une autre country qui précède Tout peu changer, avec tempo trottinant et touche cajun.

S'ensuit un duo avec Michel Roy: True Blue de Dolly Parton, «une des plus grandes chansons écrite par une femme pour un homme», et ce, par «une des femmes les plus impressionnantes» avec qui elle a enregistré au Tennessee.  Après avoir généreusement présenté ses musiciens, elle interprète Mieux qu'ici bas et Parle-moi façon folk pop, avec montée d'intensité en finale.

Deux rappels rappelleront les orientations multiples de ce répertoire préconisé par Isabelle Boulay dans son nouveau spectacle: Perce les nuages de Paul Daraîche et Dis quand reviendras-tu? de Barbara, entrecoupés d'un air hispanophone. Quelque part entre Paris, Montréal, Nashville et la Gaspésie... se trouve le pays d'Isabelle.

 

Les Grands Espaces d'Isabelle Boulay, un spectacle complètement authentique

Nathalie Fréjeau, Info-Culture, 9 mars 2012

C’est un accueil plus que chaleureux qui attendait Isabelle Boulay jeudi soir à l’Olympia de Montréal, ça faisait déjà quelques années que nous ne l’avions vue en tournée au Québec. Elle avait opté pour le rodage de son nouveau spectacle en France, environ une trentaine de spectacles en tout dont quatre soirs au Casino de Paris, nous avons eu donc droit à un spectacle bien construit, bien senti, ce qui n’ôte en rien la spontanéité du début à la fin.

Isabelle Boulay est restée authentique, et l’ayant vue en spectacle à quelques reprises, elle m’apparaît toujours aussi sincère et heureuse de chanter pour son  premier public.

Bien qu’elle soit maintenant devenue une très grande vedette en France, elle nous revient toujours telle qu’elle est partie. Isabelle Boulay a toujours eu un français impeccable, l’écouter parler est presqu’aussi agréable que de l’entendre chanter, tant elle choisit chaque fois les plus beaux mots possibles pour s’exprimer, ce qu’elle fait abondamment entre les chansons, soit pour parler de l’auteur de celle-ci ou encore d’une anecdote qui s’y rattache.

Elle est bien généreuse avec nous cette chère Isabelle, car nous avons eu droit à pas moins de 25 chansons et dans tous les styles. Une dizaine de textes provenaient de son dernier opus “Les Grands Espaces’’ ainsi que des balades à saveur Country, un genre qu’elle chérit depuis sa tendre enfance, sans parler de sublimes classiques américains qu’elle a su mettre à sa main, tout en y gardant l’essence qui en ont fait d’aussi grands succès. Je parle bien sûr de “Crazy” de Patsy Cline, “At Last’’ d’Etta James et “Cant Help Falling in Love’’ d’Elvis.

Isabelle Boulay s’est bien entourée, elle est accompagnée de musiciens qui maîtrisent leur talent de façon exceptionnelle, ils ont une complicité sur scène bien évidente. Elle nous les présente en prenant bien soin de leur laisser leur moment seul sur scène,  Eric Sauviat, Francis Covan, Martin Bachand et Michel Roy.

Malgré le décalage horaire qui a donné lieu à quelques moments cocasses non prévus dans la mise en scène d’Yves Desgagné, Isabelle a tout de suite sauté sur l’occasion pour nous faire rigoler un peu, l’espace d’un instant afin que tout redevienne à la normale le temps de le dire. Isabelle est aussitôt remontée sur scène puisque tous la réclamaient avec de forts applaudissements et elle s’est empressée de nous offrir quelques extras. Une soirée réconfortante en sa compagnie,  elle viendra probablement bientôt dans votre ville du fait, qu’elle en visitera une vingtaine lors de cette escapade au Québec.

 

Isabelle Boulay est de retour au Québec

Christine Émond, PatWhite.com, 9 mars 2012

Fraîchement arrivée de la France où elle a donné une série de spectacles, c’est une Isabelle Boulay un peu fatiguée par le décalage horaire qui est montée sur la scène de L’Olympia pour retrouver son public québécois. L’interprète a présenté son nouveau spectacle, « Les Grands Espaces ».

« Comme nous voulions offrir un grand concert aux Québécois, nous sommes allés le roder en France », a lancé l’artiste aux influences country-folk après avoir chanté la chanson qui a donné le nom à son spectacle, « Les Grands Espaces ». C’est en oubliant quelques paroles de la chanson « Fin octobre, début novembre » qu’elle a montré aux gens présents son sens de l’humour, mettant cet oubli sur le décalage horaire.

Après avoir interprété la maintenant célèbre chanson « Je t’oublierai, je t’oublierai », Isabelle a avoué qu’elle « aime interpréter des chansons d’hommes, parce qu’ils se commettent plus dans les chansons que dans la vie ». S’en est suivi « Jenny », de Richard Desjardins. Son interprétation magnifique de cette chanson donne envie de réentendre l’œuvre de Desjardins.

Voir un spectacle d’Isabelle Boulay, c’est comprendre pourquoi cette interprète a traversé l’océan et se produit en Europe. Elle s’approprie les chansons et leur donne sa touche personnelle, le tout supporté par sa très belle voix. En plus de livrer quelques histoires sur sa famille, déridant ainsi le public, elle interprète des classiques de la chanson, dont « Can’t help falling in love » d’Elvis Presley. Le tout avec beaucoup émotion. Accompagnée de ses excellents musiciens, elle a également honoré Dolly Parton, en ce jour de la femme.

La chanteuse, aux airs réellement sympathiques, a démontré qu’un succès comme le sien ne monte pas nécessairement à la tête. Elle a réussi à rendre le commentaire d’une dame dans le fond de la salle – Isabelle, je t’aime! – cocasse et de bon goût.

Pour tous les amateurs d’Isabelle Boulay, ce spectacle s’est soldé en une ovation, qui a ramené la chanteuse sur scène pour trois chansons, dont une spécialement pour une spectatrice qui a crié en espagnol son amour pour la chanteuse.

Isabelle Boulay est en spectacle partout au Québec, jusqu’à la fin de l’été, pour ceux qui veulent entendre son spectacle de variété « grand luxe ».

 

Isabelle Boulay: Entre Paris et Bâton Rouge

Philippe Rezzonico, Rue Rezzonico, 9 mars 2012

Ça fait un certain temps qu’Isabelle Boulay a pris le virage country qui lui sied si bien, tant au plan vocal que pour l’esthétisme musical. Depuis De retour à la source, en fait. Jeudi, pour sa rentrée, la rousse a fait un détour plus large que ne l’indique sa chanson à succès Entre Matane et Baton Rouge, puisque la tournée de l’album Les Grands Espaces a pris forme dans l’Hexagone.

On avait justement droit à une Isabelle tripartite : la Québécoise passionnée d’effluves country, de grands classiques américains et de chanson française. Peut-être bien la plus internationale Isabelle que l’on ait vue depuis longtemps.

La sélection allait complètement en ce sens. Regroupement généralisé de chansons du passé revisités (Parle-moi), de nouveaux titres alléchants (Les Grands espaces), de reprises d’ici (J’ai un amour qui ne veut pas mourir), d’ailleurs (Jolie Louise) et de titres légendaires (Crazy), le tout, nappé d’une instrumentation organique à souhait, gracieuseté d’Eric Sauviat, Francis Covan, Martin Bachand et Michel Roy.

Strictement d’un aspect musical, l’enchaînement de titres mythiques de Patsy Cline (Crazy), d’Etta James (At Last, la plus belle version entendue outre celle de la récente disparue) et d’Elvis (Can’t Help Falling In Love avec violon, ça devrait être interdit tellement c’est beau) valait le prix d’entrée. Boulay sait – contrairement à tant d’autres chanteuses – respecter la version originale et mettre le classique à sa main. C’est un art.

Mais c’est aussi durant ce moment intimiste que j’ai réalisé à quel point elle était seule, isolée sur cette scène surélevée (la grande chanteuse qu’est Isabelle est petite de stature) en regard de ses musiciens.

Moins rassembleur

Quitte à mettre un band sur les planches sans faire de mise en scène digne de ce nom, aussi bien les regrouper en collégialité comme c’était le cas quand Isabelle s’est offert le TNM il y a quelques années. A cette époque, c’était chaud et rassembleur. Le country humait le terroir. Hier, c’était parfois glacial malgré des chansons réconfortantes superbement interprétées et des éclairages recherchés.

On a vu le contraste vers la fin du spectacle, quand Boulay a regroupé ses musiciens sur la plateforme, en bivouac. D’autant plus efficace que la chanteuse est une bonne conteuse lors de ses enchaînements. Résultante directe de cette tournée rodée en France ? En partie, mais c’était surtout l’enrobage qui laissait à désirer.

Isabelle aurait dû chanter vêtue de la chemise à carreaux qui orne la pochette de son plus récent disque, tiens… On l’a sentie moins spontanée que d’ordinaire et quelque peu coincée.

Mettons ça sur le compte du décalage horaire qui lui a causé un trou de mémoire durant Fin octobre, début novembre. Ça devrait déjà rentrer dans l’ordre vendredi, pour le deuxième service.

 

Isabelle Boulay à l'Olympia de Montréal: un spectacle où voix et émotion dominent

Julie Marcil, Huffington Post, 9 mars 2012

Venue présenter ses grands espaces, Isabelle Boulay a réussi une rentrée sobre, mais assez bien maîtrisée, devant un public de première déjà conquis, dans la relative intimité de l'Olympia de Montréal.

De retour d'une tournée de quelques semaines en France où elle a rodé ce nouveau spectacle, elle s'est tirée avec grâce de quelques faux pas — oubli d'un texte, confusion dans l'ordre des chansons, hésitations — attribués au décalage horaire.

Avec ses quatre musiciens, dont Martin Bachand à la direction artistique et Mario Roy à la batterie et aux choeurs (charmant duo Mario/Isabelle, et une intro a cappella, pour True Blue), la chanteuse nous a emmenés en balade à travers les routes nord-américaines et un brin françaises, au son du folk et du country, sa nouvelle voie.

Qu'on aime ou non ce nouveau répertoire, il faut admettre qu'Isabelle Boulay sait comment aller chercher l'essentiel d'une chanson. Qu'elle nous chante des ballades populaires ou des standards du country, sa voix et l'émotion qu'elle nous transmet rejoignent les recoins de l'âme, là où des fois ça fait mal. Pas besoin d'en faire beaucoup pour nous atteindre.

Pas de fla-fla, rien d'extravagant, mais pas d'énergie rock'n'roll non plus. Si le spectacle durait trop longtemps, les rythmes «middle tempo», un peu toujours pareils, pourraient finir par lasser. Ça n'a pas été le cas jeudi lors de cette première. Assez bien dosé et juste assez long, Les grands espaces fait connaître les versions «live» du dernier album, mais aussi quelques succès (l'incontournable Je t'oublierai, je t'oublierai, ou le touchant Mieux qu'ici-bas) et des extras, comme Jenny, de Richard Desjardins, qu'elle a qualifié de plus belle chanson d'amour écrite par un homme. Ou Ô Marie, de Daniel Lanois, une des deux seules chansons en français écrites par l'artiste canadien (l'autre étant Jolie Louise, qu'elle interprète sur l'album Les grands espaces).

Vêtue d'un complet noir, pantalon et veston, Isabelle Boulay ne jouait vraiment pas la carte du spectaculaire et se fondait presque dans le décor, essentiellement construit de jeux de lumières et d'ombres. Ce choix laissait toute la place à la voix, mise à l'avant-scène même dans la conception sonore, et à l'émotion brute des morceaux choisis.

Elle a raconté quelques anecdotes de tournée entre les titres, ou des histoires de son enfance, expliquant son rapport aux chansons choisies sur le ton de la confidence. S'est risquée en rappel à interpréter du Barbara (Dis, quand reviendras-tu?), qu'elle admire. Puis s'en est allée aussi sobrement qu'à l'arrivée.

 

Une certaine distance

Sylvain Cormier, Le Devoir, 9 mars 2012

Extrait de l'article:

C'est pourtant son spectacle rêvé, a priori. Le nôtre aussi: deux fois du Daniel Lanois, c'est inespéré. Jenny de Richard Desjardins, c'est beau comme ça se peut pas. Le triplé de «légendes» Patsy-Etta-Elvis (Crazy, At Last, Can't Help Falling In Love), elle chante ça avec ce qu'il faut de révérence et de personnalité propre, rien à redire. C'est admirable qu'elle parle autant de ses auteurs, Steve Marin, Plamondon, Mario Luigi Leblanc, Murat, Biolay «l'enfant terrible». Qu'elle mêle ce qu'elle appelle de la «variété grand luxe» (du Roda-Gil/ Julien Clerc, notamment) et du Dolly Parton (exquise True Blue), pas de problème. Ça lui ressemble tout le temps.

 

Isabelle Boulay se dévoile

Natalia Wysocka, Journal Métro, 9 mars 2012

Isabelle Boulay adore conter des histoires. Comme celle de sa grand-mère qui a eu tout plein d’enfants, ou celle de sa tante Adrienne, une belle femme qui fredonnait sans cesse J’ai un amour qui ne veut pas mourir. Fidèle à sa tradition, la rousse chanteuse a raconté jeudi soir, sur la scène de L’Olympia, ces récits d’un autre temps. Des récits qui ont formé l’artiste qu’elle est devenue et qui l’ont inspirée à renouer avec ses racines country pour son dernier disque, Les grands espaces. Un album porté par «le souffle de l’Amérique profonde» comme elle le dit si bien. 

En complet noir, dansant doucement tout en chantant, Isabelle Boulay nous a offert les très belles pièces de son nouveau répertoire, dont Fin octobre, début novembre. Malheureusement, durant ce morceau, elle a eu un blanc. «Désolée, c’est le décalage!» s’est-elle exclamée en riant avant de reprendre le couplet. «Un grand rideau noir s’est abattu sur moi!» a-t-elle lancé par la suite, expliquant au public qu’elle n’était revenue à Montréal que la veille. Parlant de rideau, la toile placée à l’arrière de la scène semblait connaitre quelques problèmes techniques et les images projetées dessus restaient floues et incomplètes. Dommage, mais cela n’a terni en rien l’interprétation de la star du soir. 

Entourée de ses musiciens, Michel Roy à la batterie, Martin Bachand au pedal steel, à la guitare et à la direction artistique, Francis Covan, «le plus québécois des belges», au violon et à la basse et Éric Sauviat, «le plus américain des guitaristes français», à la guitar, of course, Isabelle Boulay s’est également lancée dans une série de hit country, cette «musique de la dignité humaine». Les incontournables Mille après mille et Un amour qui ne veut pas mourir ont marqué ce segment.

Au cours de la soirée, elle a aussi avoué aux spectateurs qu’elle «avait toujours aimé interpréter des chansons d’hommes». Pour preuve, elle a chanté Jenny de «notre grand» Richard Desjardins et Can’t Help Falling in Love d’Elvis, cet «enfant terrible» auquel elle a d’ailleurs tenu à rendre hommage. «J’ai toujours aimé les enfants terribles, a-t-elle expliqué. C’est peut-être pour cela que j’ai fait mon dernier disque avec le plus beaux d’entre eux, Benjamin Biolay…»

Après avoir troqué son complet noir pour une chemise marine plus relaxe, Isabelle Boulay nous a proposé True Blue, une pièce très importante pour elle, a-t-elle fait valoir, puisqu’elle avait eu la chance de l’enregistrer pour son dernier disque, en duo avec l’idole de sa grand-mère, Dolly Parton. Ont suivi Mieux qu’ici-bas et Parle-moi. Les fans applaudissant chaleureusement, elle est revenue pour Perce les nuages et Dis, quand reviendras-tu? 

Alors, Isabelle, quand reviendras-tu? Ce soir, à l’Olympia, à 20h.

 

 

De beaux souvenirs pour Isabelle Boulay

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal et Journal de Québec, 4 mars 2012

PARIS | Présente aux Victoires, Isabelle Boulay a pris part au medley en hommage à Michel Berger qui, grâce à Starmania, a grandement marqué sa carrière.

La Québécoise a chanté en compagnie de Julien Clerc. Nolwenn Leroy et Corneille faisaient aussi partie du numé­ro.

« C’est quelque chose d’assez agréable de chanter avec mon ami Julien Clerc, a-t-elle dit, dans sa loge, après sa prestation. On se retrouve souvent pour chanter et ça se passe bien. Ça me fait aussi tout drôle parce qu’on est dans la loge, au Palais des congrès, et c’était ma loge à l’époque de Starmania. On me l’a donnée sans le savoir. C’était ma loge quand j’avais 22-23 ans. J’ai passé deux saisons d’hiver ici. C’était comme ma deuxième maison. »

De la haute couture

À propos de Michel Berger, Isabelle Boulay parle de lui comme étant « l’un des plus grands compositeurs de chansons populaires. Quelqu’un qui a fait des mélodies inoubliables, éternelles et reconnaissables. Quand on entend une chanson de Michel Berger, peu importe qui l’interprète, on sait que c’est une chanson de lui. Son empreinte et sa signature étaient tellement fortes. Un peu comme les grands couturiers, comme Yves Saint-Laurent. Ils ont leur manière, leur signature. Michel Berger, je trouvais qu’il faisait des chansons de haute couture, finalement. »

Le compositeur a changé la vie de la jeune Isabelle en l’amenant vers sa vie d’interprète. « Le fait d’avoir pu entrer dans la peau d’un personnage, c’est comme si ça me reposait de ma propre vie. Ça m’a donné une bien meilleure perspective sur le genre d’interprète que j’étais. Ça m’a amenée à me définir. »

« Il y a encore une de ses chansons que j’interprète à l’occasion, Seras-tu là. Ses chansons, à partir du moment qu’on les a chantées une fois, on dirait qu’elles nous restent. Ça ne nous quitte jamais. »

Pas de décalage

C’est mercredi qu’Isabelle rentrera au Québec. Sa rentrée montréalaise étant jeudi, on peut penser que la chanteuse sera en plein décalage horaire. Eh non ! Prévoyante, elle a demandé à son entourage, en France, de rester dans les mêmes heures qu’au Québec.

« Je ne commence jamais à travailler avant midi ou une heure. Ça me donne l’impression d’être encore au Québec. J’appelle mon fils en me réveillant et en me couchant. »

Affirmant être bien nerveuse à l’idée de présenter son nouveau spectacle au public québécois, Isabelle a de quoi se rassurer. Il y a quelques jours, elle recevait un disque d’or pour 40 000 exemplaires vendus dans la Belle province. En France, c’est encore mieux alors que les ventes s’élèvent à 110 000.

« Je suis très fière parce que c’est le disque que j’ai toujours voulu faire pour la francophonie », conclut-elle, un grand sourire dans le visage.

 

Ce petit supplément d'âme

Marc-André Lemieux, Cahier Week-end - Journal de Montréal, 3 mars 2012

Aussi étrange que cela puisse paraître, Isabelle Boulay ne s’est jamais considérée comme une chanteuse à voix. Et pourtant, nombreuses sont celles qui envient la puissance et la justesse avec lesquelles elle pousse la note sur des titres qui demandent une étendue vocale de plusieurs octaves, comme Le saule, Je t’oublierai, je t’oublierai et Parle-moi.

La chanteuse avoue même avoir souffert d’un complexe d’infériorité quand elle s’est jointe à la troupe de Starmania au milieu des années 1990. « Je n’avais jamais suivi de cours de chant et là, j’étais entourée de gens qui l’avaient étudié pendant des années. Je passais mon temps à me dire : “Mais qu’est-ce que je fais ici?” Je me sentais un peu comme un imposteur », raconte-t-elle en entrevue.

Pour remédier à la situation, la jeune femme recourt aux services d’un professeur de chant français sous les conseils de son oto-rhino-laryngologiste. « Il y avait des notes que je n’étais pas capable d’atteindre », explique la chanteuse.

« Quand je suis retournée le voir pour une deuxième fois, il m’a dit : “You know what, my dear ? Votre voix n’est pas un cheval de parade ; c’est un cheval sauvage… Et les chevaux sauvages ne font pas les mêmes choses que les chevaux de parade.” Je n’oublierai jamais ce moment. Ça m’a réconciliée avec pas mal des choses. »

L’ÉMOTION PRIME

Depuis quelques années, Isabelle Boulay préfère les pièces country-folk aux ballades pop-rock à l’emporte-pièce. Un virage amorcé en 2007 avec l’album De

retour à la source, sur lequel elle renoue avec les rythmes qui ont bercé son enfance. Sa voix y paraît plus vivante que jamais, donnant un petit supplément d’âme à chacun des titres qui s’y trouvent.

« J’ai toujours puisé mon inspiration dans mon bagage émotionnel. Ma voix, ce n’est pas mon premier instrument ; elle est au service de la chanson, indique-t-elle. Il ne faut pas trop réfléchir quand on chante. Il faut investir notre chanson. Il ne faut pas penser à bien chanter ou à donner l’émotion juste ; il faut être dans l’abandon. »

La Gaspésienne d’origine ne s’embarrasse pas des considérations techniques. « Ce n’est pas grave si les notes ne sortent pas parfaitement. On n’est pas dans le chant classique. Les voix les plus bouleversantes, ce sont souvent celles qui ont des défaillances. »

APPRIVOISER LE COUNTRY

Isabelle Boulay a fait preuve d’audace l’automne dernier en enregistrant Les grands espaces, un magnifique album country-folk destiné non seulement au marché québécois, mais également au marché français, reconnu comme étant réfractaire à ce style musical.

« Quand j’ai commencé à exprimer le souhait de faire un album avec des consonances plus country, les Français m’ont dit : “Il ne faut pas dire le mot country ; il faut dire folk.” Là-bas, le country n’a pas une bonne réputation. Ça fait naître une image caricaturale dans la tête des gens. Mais moi, j’essaie d’expliquer au public et aux médias français qu’ils en écoutent déjà, du country. Je leur dis qu’il y a déjà des artistes français qui en font. Osez

Joséphine, d’alain Bashung, c’est country. Francis Cabrel, c’est countryfolk. Même chose pour Eddie Mitchell, Dick Rivers et Hughes Aufray. On les décrit comme étant des troubadours, mais pour moi, ça restera toujours de chanteurs country. »

L’opération charme menée par l’interprète semble bien fonctionner puisqu’après un mois dans les bacs, Les grands espaces s’était écoulé à 100 000 exemplaires dans l’hexagone. « C’est une belle preuve de confiance de la part du public français, souligne-t-elle. J’arrivais avec quelque chose de nouveau. J’avais intégré quelques chansons country dans mes spectacles précédant, mais c’était la première fois que je prenais le parti d’amener la souche de notre Amérique dans leur répertoire. »

« Chaque soir, je mets les spectateurs en contexte. Je leur dis que je les amène au pays de mon enfance, au pays de la musique du coeur, de la musique country. Des fois, il y en a qui lancent des cris de joie ! C’est très drôle ! »

RETROUVAILLES

La semaine prochaine, Isabelle Boulay renouera avec ses fans québécois à l’occasion de sa rentrée montréalaise. Elle montera sur la scène de l’olympia après avoir passé les deux derniers mois à fouler les planches de plusieurs salles françaises, dont celles du Casino de Paris, où elle présentera une supplémentaire en mai.

La portion québécoise de sa tournée ressemblera beaucoup à sa portion française. Seules deux nouvelles feront leur apparition dans le tour de chant de la rouquine : Entre Bâton Rouge et Matane et True Blue, un morceau signé par son idole de jeunesse, Dolly Parton.

Avant de rentrer au pays, Isabelle participera aux Victoires de la musique, le pendant français du gala de L’ADISQ. Elle y rendra – avec plusieurs autres chanteurs – un hommage posthume à un « grand disparu » de la chanson française. « C’est une surprise », souffle-t-elle. Isabelle Boulay se produira à l’ olympia de Montréal les 8 et 9 mars

 

Audio • Vidéo

98,5, Que le Québec se lève, 10 mars 2012
http://www.985fm.ca/audioplayer

98,5, Puisqu'il faut se lever, 9 mars 2012
http://www.985fm.ca/audioplayer

Première chaîne, C'est bien meilleur le matin, 9 mars 2012
http://www.radio-canada.ca/audio-video

TVA, Salut bonjour, 9 mars 2012
http://tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour

V, C'est extra, 9 mars 2012
http://vtele.ca/videos/c-est-extra

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Showbizz.net, 9 mars 2012
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Yahoo Québec, 9 mars 2012
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MSN Divertissment, 9 mars 2012
http://video.fr.ca.msn.com/browse/divertissement/webpresse

Canoë, Journal de Montréal, 4 mars 2012
http://www.journaldemontreal.com/2012/03/04

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