Dossier de presse d'Andre Papanicolaou

Avoir plusieurs cordes à sa guitare. Entrevue avec Andre Papanicolaou

Marie-Jeanne Dubreuil, Artichautmag, 8 octobre 2015

La Sala Rossa a accueilli la rentrée montréalaise d’Andre Papanicolaou le 1er octobre dernier. Auteur-compositeur-interprète acclamé autant par la critique que par le public, l’artiste en a profité pour présenter son dernier album, Strange Nights, sorti en février 2015. Entrevue avec cet artiste émergent dont la carrière musicale semble en pleine effervescence.

Il est assez rare qu’un artiste attende plusieurs mois après la sortie de son dernier album avant de monter sur scène. Andre Papanicolaou l’a pourtant fait et il assume totalement son choix. «Quand nous avons sorti Strange Nights, nous voulions prendre notre temps, justifie-t-il. L’été, il y a plein de festivals et de spectacles gratuits. Les gens sont sollicités de partout et essayer de se bouquer un show là-dedans est donc travailler un peu contre soi-même. À l’automne, c’est toujours un bon moment pour recommencer, puisque les gens sont prêts à retourner voir des spectacles en salle.»

Un album plus mature

Alors que le premier opus d’Andre Papanicolaou, Into the woods, Out of the woods, sorti en 2013, présentait une variété de chansons aux styles différents, l’album Strange Nights, lui, garde une ligne directrice de douceur, voire de sérénité. Papanicolaou l’explique par le temps de création différent entre les deux albums: «Tu as toute ta vie pour écrire ton premier album comparativement à environ un an pour le deuxième. Les influences et les styles que tu veux utiliser deviennent donc très condensés.» Il continue en indiquant qu’il a vécu peu de changements dans l’année d’écriture de Strange Nights. Il a eu une deuxième fille avec sa conjointe, mais étant déjà père, cela n’a pas changé la routine selon lui.

Il ajoute aussi que ce deuxième album est le fruit d’une prise de maturité de sa part. «Pour mon premier disque, j’essayais un peu de me prouver, de faire en sorte que les gens me prennent au sérieux. Il y a beaucoup de rock sur l’album parce que j’étais, jusqu’à ce point là, identifié comme un guitariste et, donc, je ressentais le besoin de refaire des chansons qui étaient très «guitares». Pour Strange Nights, je voulais faire un contraste conscient afin de ne pas pouvoir me répéter.»

Musicien d’abord et avant tout

La rentrée montréalaise du guitariste chanteur a aussi été retardée par ses collaborations avec d’autres artistes. «J’ai fait le tour du Canada et de l’Europe, mais pas toujours avec ma musique.» Papanicolaou a en effet accompagné Daran, Vincent Vallières et Patrice Michaud en tant que guitariste dans leurs plus récentes tournées. Il a par ailleurs réalisé le dernier album de ce dernier. L’artiste estime que ces collaborations l’aident à avancer. «Travailler pour les autres ou travailler pour soi-même, ce n’est pas nécessairement deux choses différentes.» Ce sont des choses qui, au contraire, se complètent très bien à son avis. «Je suis musicien d’abord et avant tout. Travailler avec des gens qui acceptent de partager leur travail et leur musique avec moi, ça me permet d’apprendre.» Il ne se sent jamais déstabilisé d’alterner entre sa carrière solo et celle de ses collaborateurs. «Au contraire, ajoute-t-il, ça fait partie du métier que je fais!»

Andre Papanicolaou ne fait pas que chanter: c’est aussi un guitariste accompli. Autodidacte, il a commencé à jouer de son instrument à 14 ans. «Sans prendre de cours ou rien, j’ai compris comment ça marchait. Ce n’était pas nécessairement bon, mais j’ai compris la logique de la chose.» Il admet qu’il y avait beaucoup de trous dans son apprentissage. Pourtant, 24 ans plus tard, il est l’un des rares musiciens de la scène montréalaise à pouvoir se vanter de vivre de sa musique.

Lorsqu’il parle de son processus créatif, Andre Papanicolaou est clair: il s’inspire de tout ce qu’il écoute. «Il y a tout le temps quelque chose qui va venir me chercher, élabore-t-il, que ce soit une note ou une tournure de phrase.» Parce que ça peut prendre des années avant d’avoir un «flash», selon lui. Parfois, ça vient en buvant du café, parfois en plein milieu de la nuit. «L’inspiration est mystérieuse comme ça».

Il ajoute que tout créateur comme lui veut avoir cette ouverture auditive. «Il faut que tu deviennes une antenne: tu t’ajustes afin de capter tout ce qui est autour de toi, pour ensuite le garder de côté et y revenir plus tard.»

Le français en ligne de mire

L’auteur-compositeur-interprète de 38 ans, qui n’a fait paraître que des chansons en anglais, avoue également que beaucoup de son inspiration pour les textes provient de la culture anglophone. «J’ai grandi et étudié en anglais, dit-il. Ça me vient naturellement.» Les références surgissent d’ailleurs plus rapidement et les mots se placent mieux.

Cependant, l’artiste montréalais n’exclut pas d’éventuels projets en français. «Le français est une langue tellement riche. Je trouve que ça ouvre plein de possibilités.». Il espère en fait sortir un album francophone, à condition que ça en vaille la peine. «Si je mets mon nom sur quelque chose, il faut que ce soit bon au moins à mon avis, mais les essais que j’ai fait de chansons en français n’accotaient pas ce que je suis capable de faire en anglais.» Considérant que ça ne valait pas la peine de forcer la chose, Papanicolaou a donc préféré mettre ces projets sur la glace et se concentrer sur ce qui est le plus naturel pour lui.

De toute façon, même s’il reporte son saut vers la musique francophone pour le moment, Andre Papanicolaou n’en reste pas moins occupé. En plus de sa carrière solo, il a des projets avec son groupe Charley Davidson, mais aussi avec d’autres artistes, dont Pierre Flynn, pour qui il est guitariste de tournée. De plus, il réalisera prochainement les disques de Joseph Edgar, de Mordicus et d’Andréanne A. Malette. «Je suis très occupé, conclut-t-il, mais c’est un beau problème.»

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Andre Papanicolaou était en spectacle à la Sala Rossa le 1er octobre dernier. Des extraits de son plus récent album, Strange Nights, sont en écoute libre sur son site.

 

Je sors ou je reste

Anne-Lovely Etienne, Journal 24h, 1er octobre 2015

Rentrée montréalaise d’André Papanicolaou

Le chanteur, auteur, compositeur Andre Papanicolaou fait en grand sa rentrée montréalaise ce soir, pour présenter son nouvel opus Strange Nights. Considéré comme l’un des plus talentueux guitaristes de la province, l’artiste multidisciplinaire démontre son savoir-faire à travers ses compositions musicales. Débute à 20h à la Sala Rossa

 

«Strange Nights» d'Andre Papanicolaou : méandres artistiques de la nuit

QuébecSpot Média, 12 septembre 2015

Afin de présenter sur scène l’univers de l’album Strange Nights, Andre Papnicolaou propose une formule trio pour sa rentrée montréalaise, le 1er octobre prochain à la Sala Rossa.

Entouré de Simon Blouin à la batterie et de Benoit Morier à la basse, l’auteur-compositeur et interprète Andre Papanicolaou nous invite à plonger avec lui dans les différentes atmosphères de Strange Nights. Arboré de dérapages musicaux Andre traite de différents questionnements tel que ce fameux moment où il faut choisir entre s’accrocher ou lâcher prise (New Moon) ou encore le passage du temps qui donne la force d’aller de l’avant (Disposable).

Considéré comme l’un des plus grands guitaristes du Québec, celui qui accompagne entre autres Vincent Vallières et Pierre Flynn s’est récemment fait approcher par un luthier afin de créer, sur mesure, une guitare selon ses goûts. Fortement inspirée de la Jazzmaster et de la Telecaster (configuration de pickups à la Keith Richards), Andre utilise l’oeuvre de PL Guitares depuis. Amateurs de guitares, la station de radio CHOM FM offrira une copie de cet instrument au cours d’une promotion qui débutera ce week-end. La guitare sera remise au gagnant, le soir du spectacle, à la Sala Rossa, le 1er octobre.

Paru en février dernier, l’opus a été co-réalisé avec l’apport précieux et éclaté de Brad Barr (The Barr Brothers) et enregistré en quelques jours au studio de Pierre Marchand avec Ghislain-Luc Lavigne aux commandes. L’album a su charmer la critique:

« On peut parler de « surmaturité », on peut parler de quelque chose qui frôle l’album rare. […] C’est extraordinaire. Il y a des atmosphères sur cet album-là, il y a une qualité d’écriture, une qualité de composition. […] Je le dis sans aucune réserve : c’est la recommandation la plus forte que j’ai faite à la Vitrine en 2014-2015. »

– Sylvain Ménard, 98,5

« Avec Brad Barr à la coréalisation, il a créé un cocon musical au folk pop et rock intemporel. »

– Émilie Côté, La Presse ***½

« À bien y réfléchir, il s’agit d’un des plus beaux et des plus doux albums parus cet hiver. »

– Alexandre Turcotte, BRBR****

« Une voix différente […] qui donne une plus grande profondeur, une plus grande intimité à cet album. […] vous allez adorer. »

– Stéphane Leclair, ICI Radio-Canada Première

« Papanicolaou […] démontre une fois de plus ses talents de compositeur, concoctant des mélodies solides et des atmosphères texturées, sans jamais en faire trop. »

– Jessica Émond-Ferrat, Métro***½

« Avec Brad Barr (The Barr Brothers) au piano et à la coréalisation, on ne s’étonne pas que Strange Nights soit un album mature et mélodique. »

– Cassandre Caron, 7 Jours

« Andre Papanicolaou, un nom à retenir. »

– Rebecca Makonnen, ICI Radio-Canada

« Majoritairement doux, positif et juste assez planant; Strange Nights s’offre à nous comme un baume pour nos vies effrénées. »

– Frédéric Bussières, Poste d’écoute

AndrePapanicolaou.com

 

Andre Papanicolaou: cocon pop-rock ***1/2

Émilie Côté, La Presse, 8 février 2015

Guitariste de Vincent Vallières, réalisateur du dernier album à succès de Patrice Michaud, Andre Papanicolaou lance aujourd'hui son deuxième album, Strange Nights.

Avec Brad Barr à la coréalisation, il a créé un cocon musical au folk pop et rock intemporel. Les mélodies ne font pas d'étincelles à la première écoute, mais le feu finit par crépiter ardemment quand l'impression de banalité dégagée par certaines pièces se transforme en réconfort et en doux sentiment d'introspection. Il s'agit d'un album « moody », a bien résumé Andre Papanicolaou en entrevue.

Des pièces aux refrains pop classiques (Invitation Inn) font mouche. D'autres se consolent dans des cordes sensibles acoustiques (Never Let The Truth, Nothing Like A Hard Time). De quoi pardonner les lieux communs de certains textes.

À écouter : Invitation Inn

POP-ROCK / Andre Papanicolaou - Strange Nights (Spectra Musique) *** 1/2

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«Strange Nights» d'Andre Papanicolaou : méandres artistiques de la nuit

Jean-François Cyr, Le Huffington Post Québec, 6 février 2015

Sollicité musicien accompagnateur (Vincent Vallières, Kensico) depuis des années et réalisateur (Pascale Picard, Patrice Michaud, Sophie Pelletier) de plus en plus aguerri, Andre Papanicolaou n’a pas chômé ces dernières années pour proposer du matériel de son cru. Après l’étonnant Into the Woods, Out of the Woods (paru début 2013), l’auteur-compositeur-interprète s’est récemment extirpé de ses longues nuits de solitude pour présenter cette semaine Strange Nights, un album plus « moody » et plus policé que le précédent. Avec ces onze chansons de folk soigné, Papanicolaou confirme qu’il a aussi tout ce qu’il faut pour s’affirmer solo.

Impossible de passer à côté: ce disque évoque les méandres artistiques de la nuit, ces longues heures de bleus lunaires (New Moon) qui mélangent le rêve, le questionnement (Strange Nights), la mélancolie (We Can’t Start We Can’t Stop), le whisky, la plume et la guitare. Moments d’apesanteur sacrés pour le jeune papa qui, souvent, jouait au magicien (casque sur les oreilles) dans son repère tranquille de sa maison située au coeur d’un quartier banlieusard de Sainte-Dorothée, à côté de Chomedey, terre natale sur laquelle l’artiste bilingue a grandi en anglais.

«J’ai deux vies: j’évolue dans un cadre familial, le jour, et j’ai la musique, qui vient avec son univers nocturne, raconte Andre Papanicolaou en entrevue. Tout ça dans un quartier très square, très straight, à l’ouest de l’autoroute 13, qui passe dans Laval. C’est correct, c’est cute, c’est juste que ce n’est pas le Plateau-Mont-Royal! Mais je connais. J’ai grandi dans ce coin. Quand on a voulu une famille, on a décidé que ça prenait une maison. Et à Montréal, c’est pratiquement impossible d’acheter quelque chose de raisonnable […] Ma maison de Sainte-Dorothée est cool. J’ai notamment un studio dans lequel j’ai fait une bonne partie du disque. »

« Sur mon album, j’ai travaillé l’idée de observateur qui scrute le monde (Invitation Inn). Excepté la chanson Nothing Like a Hard Time (inspirée d’une citation de Keith Richard, des Rolling Stones) écrite une semaine après la sortie du premier album, toutes les chansons ont été composées dans un concept assez précis. Je voulais parler de l’ennui de la banlieue qui est en clash avec ma vie personnelle. La banlieue, c’est vraiment pour le meilleur et pour le pire. On y retrouve plein de contradictions : c’est la paix préfabriquée sans le charme d’une dynamique vie de quartier. Tout est facile. Tout est rassurant. Je vis également dans un monde qui fonctionne à l’envers de moi et mon mode de vie de musicien. »

Ainsi fut le cadre créatif de Papanicolaou, qui voyait dans le défi d’un nouvel album une manière positive d’extérioriser le trop-plein vécu par le désir de création, l’anxiété, les responsabilités de père, de conjoint, les étrangeté du monde et la vie qui passe, quoi. « J’ai commencé à écrire en janvier 2014. Ma fille avait un peu plus d’un an. C’était presqu’impossible de travailler sur l’album le jour. Je composais donc tard le soir, avec un casque d’écoute sur la tête. Cette façon de travailler a énormément influencé l’atmosphère du disque. Même chose pour les textes. C’est plutôt assez personnel comme histoires. Cela dit, leurs propos diffèrent énormément des pièces du premier disque. »

L’oreille critique

Pour coréaliser l’album, le chanteur-guitariste s'est associé à Brad Barr, le leader du fameux groupe folk montréalais The Barr Brothers. « J’ai réalisé Into the Woods, Out of the Woods, mais je ne voulais pas être seul, cette fois-ci. J’avais besoin de recul. Je venais aussi de réaliser le disque de Patrice Michaud. J’ai travaillé fort et intensément sur son projet. À la fin, j’étais vidé. Pour Strange Nights, j’avais envie d’être juste un passager. »

« Je ne voulais pas prendre les grosses décisions, précise-t-il. Je voulais également m’obliger à me sortir de mon élément. Pour éviter de faire le même album que le précédent. Je voulais trouver quelqu’un que je ne connaissais pas ou peu. C’était le cas avec Bradque je croisais seulement de temps en temps. J’ai finalement pris le téléphone… Il finissait l’album des Barr Brothers. Il avait un peu de temps ensuite. Je voulais un excellent musicien, un gars inspiré capable de me guider avec de bonnes idées. J’ai trouvé. »

Outre Andre et Brad, plusieurs autres musiciens ont travaillé à l’enregistrement du disque. Simon Blouin (batterie) et Benoit Morier (basse) sont parmi les plus impliqués. Ceux-ci seront d’ailleurs de la tournée de spectacles qui débutera à l’été.

« J’ai hâte de voir ce que ce sera en live, lance Papanicolaou. Ce sera une formule trio avec Benoit et Simon, qui aura le mandat de joueur aussi de la guitare et de créer des sons de basse avec ses pieds. On a quelques effets spéciaux au drum aussi. Bref, ça va donner un gros son assez planant, même si on sera juste trois gars. »  

Du Tom Petty, du Bob Dylan, du Bruce Springsteen, voire du vieux U2 (pensons à la chanson Nothing Like a Hard Time) sont quelques uns des grands qui ont pu, d’une certain façon, inspirer Papanicolaou dans son monde de Strange Lights. C’est du moins notre avis. Strange Nights est un bel album ultra clean qui respire le savoir-faire en studio. Un brin trop ? Pour le reste, c’est du beau travail.

 

Critique

Dominic Tardif, Voir, 4 février 2015

Andre Papanicolaou / Strange Nights (Spectra Musique)

Il y avait déjà du Springsteen dans le Into the Woods, Out of the Woods paru en 2012 du guitariste et réalisateur Andre Papanicolaou (Vincent Vallières, Pascale Picard, Patrice Michaud). Si l’ombre du Boss surplombe toujours ses Strange Nights, c’est l’ombre d’un Bruce dans lequel ses héritiers piochent beaucoup moins souvent, celui de Tunnel of Love, album de l’intimité et de la vie posée à apprivoiser. Le deuxième disque de Papa, coréalisé par Brad Barr, scintille d’une lumière stellaire grâce à des atmosphères aussi indolentes que les heures que l’on a l’impression de voler à la vie lorsqu’on reste debout toute la nuit à dialoguer avec la lune. Un complément parfait, quoique plus policé, au Lost in the Dream de la formation américaine The War on Drugs, qui prouve, si besoin il y avait, que cette incursion en solo ne tient surtout pas du caprice d’accompagnateur blasé.

 

Andre Papanicolaou: les tripes sur la table

Daniel Lemay, La Presse, 31 janvier 2015

Andre Papanicolaou est ce qu'on pourrait appeler un bourreau de travail. Le gars n'arrête pas beaucoup: il accompagne des chanteurs sur scène, réalise des disques et lance aujourd'hui son deuxième CD, Strange Nights. Oh! et il est aussi père de deux enfants dont un bébé tout neuf.

«Workaholic, oui... Je ne prends pas beaucoup de vacances», sourit ce fils d'immigré grec qui a grandi à Chomedey avec l'anglais comme langue maternelle. Il croyait, souhaitait, que la naissance de son premier enfant le calme un peu... Mais non. «J'ai décidé de consulter. Pour mettre de l'ordre dans tout ça. Établir les priorités...» Et la consultante en priorités a suggéré au musicien de consigner quotidiennement ses pensées dans un journal. Ce qu'il faisait sporadiquement... et à grand-peine.

«Je me trouvais niaiseux, je n'avançais pas. Alors ma psy a dit: "Écris des textes de chansons."»

Et voici Strange Nights, conçu nuitamment dans son studio maison de Sainte-Dorothée.

«Je ne chantais pas fort, pour ne pas réveiller le bébé, mais je me suis mis les tripes sur la table...»

Comme coréalisateur, le guitariste et chanteur s'est adjoint Brad Barr, leader du quatuor The Barr Brothers. «Je n'avais jamais travaillé avec Brad, mais je savais qu'il était un instinctif et qu'il ne se gênerait pas pour exprimer son opinion.»

L'amitié, explique Andre Papanicolaou, n'est pas toujours un plus dans le processus d'enregistrement d'un disque; elle fait parfois obstacle à la reconnaissance de la réalité. Pour ne pas faire de peine à l'autre... «Le réalisateur doit souvent jouer les bad cops et dire la vérité: "Ça jive pas ici!» »

Strange Nights, selon l'auteur-compositeur-interprète, est un disque «plus moody, plus studio» que son premier, Into the Woods, Out of the Woods, paru en 2012, une production d'allégeance rock où le band était mis à l'avant. Papanicolaou se dit «fier de la vibe» de Strange Nights où il est entouré de Barr (piano, guitare, etc.), Ben Morier à la basse et Simon Blouin à la batterie.

Réalisateur prisé

Sur scène, Andre Papanicolaou accompagne toujours Vincent Vallières dans la tournée Fabriquer l'aube - au Théâtre du Vieux-Terrebonne ce soir - de même que la chanteuse Kensico qui compte aussi sur le jeu de guitare de Daran.

Comme réalisateur, «Papa» vient de terminer Le désert, la tempête, premier CD de Sophie Pelletier, finaliste de Star académie l'année où Jean-Marc Couture a été couronné.

«La première chose à comprendre quand tu réalises le disque d'un autre, c'est que, justement, ce n'est pas ton disque... La complicité doit avoir comme seul but de faire briller l'autre», explique-t-il.

Mais l'exercice tire du jus. Andre Papanicolaou a déjà à son «réal-palmarès» l'excellent Le feu de chaque jour de Patrice Michaud, album folk de l'année au dernier gala de l'ADISQ. «On savait où on s'en allait. Patrice voulait un disque «américain», cru. On a tout fait dans mon studio, mais, quand on a eu fini, il a fallu que je prenne un break...»

Pour Andre Papanicolaou, l'offre musicale québécoise n'a jamais été aussi bonne. «Niveau de qualité mondial», lance le diplômé de Concordia en sciences politiques et économie. L'industrie, par contre, se porte moins bien. Peut-être à cause de la numérisation des oeuvres, dont la commercialisation est difficile à contrôler. «Je suis fier d'acheter de la musique, mais, si j'étais né en l'an 2000, je ne sais pas comment je me comporterais comme consommateur...»

Fort en synthèse, Andre Papanicolaou reste toutefois convaincu d'une vérité qui transcende tous les «supports»: «La culture, ce n'est pas une parenthèse, un extra que l'on peut séparer du reste...»

 

La création nocturne d'un nouveau père

Raphaël Gendron-Martin, Le Journal de Montréal, 30 janvier 2015

Quelques mois après avoir sorti son premier album, au début 2013, Andre Papanicolaou s’est fait demander par sa compagnie de disque s’il était déjà prêt à travailler sur un nouvel album dès l’année suivante. L’auteur-compositeur s’est attelé à la tâche et il nous arrive avec un deuxième disque, Strange Nights.

Pourquoi avoir sorti un deuxième album aussi rapidement après le premier?

«C’est ma compagnie de disque (Spectra Musique) qui voulait ça. Étant donné que je suis un «artiste émergent» et que je suis moins connu, il y avait l’idée de me garder dans le courant. Sortir des choses plus tôt est une idée intéressante. Je ne suis pas Arcade Fire. Je ne peux pas me permettre cinq ans entre mes disques! Il faut que je cultive le public.»

Est-ce que ce défi de rapidité a été difficile pour toi?

«Au début, je trouvais ça trop tôt, mais j’ai quand même accepté. Ce qui me faisait peur, c’est que je n’avais rien d’écrit. Pour le premier disque, les choses s’étaient bien passées. Mais là, j’avais peur de ne plus avoir rien à raconter. Finalement, ç’a commencé à débouler. Je me suis mis à écrire sur ma nouvelle vie, sur les craintes que j’avais.»

À quoi fait référence le titre Strange Nights de l’album?

«Ça parle de la même personne que je suis, mais dans une nouvelle réalité qui m’est arrivée du jour au lendemain, avec l’arrivée de ma fille. C’est un peu comme une crise existentielle d’avoir un nouvel enfant. Quand je me suis mis à travailler sur l’album, je ne devais pas faire de bruit à la maison, avec le bébé qui dormait. Le soir, j’allais donc travailler en bas, avec mes écouteurs. Cela a beaucoup influencé le son du disque, qui est épuré, ambiant. Les thèmes sont aussi très nocturnes, parce que j’ai beaucoup travaillé à deux heures du matin avec du café. C’est donc un album qu’il est préférable d’écouter la nuit avec des écouteurs!»

Est-ce que ta nouvelle paternité t’a inspiré pour les chansons?

«Pas vraiment. En fait, ça m’a peut-être inspiré de façon indirecte. Il n’y a aucune chanson qui parle de ça directement. Mais avoir un enfant change la vie, ça change la perception. L’amour change, la mort, la renaissance. Mais il n’y a pas de lien spécifique sur le disque avec la paternité.»

De quelle façon en es-tu venu à travailler avec Brad Barr (The Barr Brothers) pour la réalisation du disque?

«Brad et moi avions beaucoup d’amis en commun. C’est drôle parce que nous avons déjà chacun remplacé à la guitare sur le spectacle de Marie-Pierre Arthur, mais jamais en même temps. On se croisait souvent après des spectacles, dans des festivals. Pour la réalisation, je ne voulais pas quelqu’un qui me connaissait trop, pour me sortir de ma zone de confort. Brad était mon premier et seul choix. Et ça s’est très bien passé. Il est très instinctif. Il m’a amené à d’autres endroits.»

Est-ce que l’on pourrait éventuellement te voir faire la première partie des Barr Brothers?

«C’est dans les plans, mais je ne peux en dire plus...»

Tes talents de réalisateur sont de plus en plus en demande. Tu viens de réaliser le premier disque de Sophie Pelletier. Comment cela s’est déroulé?

«Sophie avait beaucoup aimé le disque de Patrice Michaud, que j’avais réalisé. Elle est venue me voir en show et on a discuté. J’ai vraiment tripé sur la personne et il y avait un beau potentiel dans sa musique. Elle ne voulait pas aller dans la pop «Star Académiesque». C’est un disque presque «classic rock», avec du folk, du rock, du country, du blues. On est arrivé à un bon résultat assez rapidement. Je suis fier de ce projet-là.»

L’album Strange Nights, d’Andre Papanicolaou, paraîtra ce mardi. Un spectacle lancement se tiendra le lendemain, à 17 h, à La Vitrola. L’entrée est gratuite.

 

Andre Papanicolaou: Strange Nights (Spectra Musique)

Benoît Bilodeau, L'Éveil et La Concorde, 30 janvier 2015

[www.andrepapanicolaou.com] – Devenu papa depuis la sortie de son premier album, paru en 2012, l’auteur-compositeur, interprète et guitariste Andre Papanicolaou, un Québécois aux racines grecques, sort cette semaine un deuxième album en carrière sur lequel il y est question cette fois de la famille, de l'amour, ainsi que des hauts et des bas de la vie adulte. Pour ce deuxième album, il a fait appel à Brad Barr (The Barr Brothers, The Slip) à la coréalisation et en tant que musicien sur l'album. Ses collaborateurs de la première heure, soit les Simon Blouin à la batterie, Ghyslain-Luc Lavigne à la prise de son et au mixage et Ben Morier (Chic Gamine, Geneviève Toupin) à la basse, sont de retour pour accompagner «papa» sur les 11 pièces de l’album, toutes écrites dans la langue de Shakespeare cette fois. Un nouvel album qui confirme ici très certainement tout le talent d’Andre Papanicolaou qui sait signer des chansons accrocheuses.

 

Andre Papanicolaou: Les lumières de la nuit

Joël Martel, Voir Montréal, 28 janvier 2015

Alors que l’hiver invite à l’introspection, Andre Papanicolaou lance un deuxième album en parfaite synchronicité avec l’air du temps.

Musicien prolifique ayant accompagné sur scène et en studio une panoplie d’artistes bien connus du paysage musical québécois, Andre Papanicolaou en étonnait plus d’un en 2013 en s’offrant un détour en solo avec Into the Woods, Out of the Woods. Tout indique que ce virage aura donné des ailes à l’auteur-compositeur-interprète, car voilà que moins de deux ans après nous avoir livré ce premier effort, Papanicolaou récidive avec Strange Nights.

Sans trop plonger dans les détails, Andre Papanicolaou explique qu’Into the Woods, Out of the Woods était en quelque sorte le fruit d’une année difficile. Or, Strange Night aura pour sa part vu le jour en raison d’un événement plutôt lumineux: «Les choses allaient bien et je venais d’avoir un enfant, de raconter le musicien. Ma vie avait changé considérablement. Du coup, en ayant un bébé, je ne pouvais pas vraiment faire de bruit le soir venu. Je composais donc très tard le soir, avec des écouteurs sur la tête. Cette façon de travailler a donc énormément influencé l’atmosphère du disque ainsi que les textes. Mais même si c’est un disque très nocturne et plutôt personnel, le propos des chansons diffère grandement du premier disque.»

Bien que Papanicolaou aurait très bien pu jouer aux hommes-orchestres en réalisant cette deuxième galette de A à Z, ce dernier aura fait appel à un allié de taille afin d’avoir un second regard sur ses chansons nocturnes. Non seulement Brad Barr (The Barr Brothers) aura apporté sa touche inspirée en tant que réalisateur, mais aussi, il aura agi à titre de boussole pour Papanicolaou: «Je ne voulais pas travailler avec un ami qui me dirait que c’est bon, juste pour me faire plaisir. Comme Brad était en plein milieu de la production de son disque, il savait toutefois qu’il aurait un trou pendant l’été et on a pu en profiter. Ça a été très enrichissant parce que nous étions tous les deux dans une phase très créative et on avait tout plein d’idées. Le timing était si parfait que si nous avions fait le disque une semaine avant ou après, ça n’aurait jamais aussi bien fonctionné.»

Évidemment, certaines pièces n’auront pas fait leur chemin jusqu’à la version finale du disque, mais d’autres chansons auront été rescapées, notamment Invitation Inn, le premier extrait de Strange Night. «J’étais prêt à la laisser tomber mais Brad y croyait vraiment. Il m’a aussi aidé quant aux textes. Étant donné qu’il est anglophone d’origine, tout comme moi, ça nous a permis de partager un regard tout en subtilité sur les paroles.»

Et maintenant, en tenant compte du fait que Papanicolaou a sous la main une collection de chansons qui pourraient très bien trouver sa place du côté de nos voisins américains, peut-on anticiper que celui-ci se prêtera au jeu de la grande séduction? «On veut éventuellement aller y faire notre tour, mais de façon intelligente. Je n’ai pas envie d’aller jouer à New York devant trois personnes juste pour dire que j’ai joué là. Je suis d’avis qu’avant d’aller ailleurs, il faut bien travailler chez soi. Après ça, tu as quelque chose de solide à exporter.» 

Strange Nights sortira le 3 février 2015 sur étiquette Spectra Musique et distribué par Universal/DEP.

Lancement montréalais le 4 février à 17h à La Vitrola // andrepapanicolaou.com

 

En écoute libre: Andre Papanicolaou – Strange Nights

Valérie Thérien, Voir Montréal, 27 janvier 2015

Le musicien Andre  Papanicolaou lancera son deuxième album, Strange Nights, sous l’étiquette Spectra Musique le 3 février.

Vous pouvez écouter l’album en entier ici même jusqu’à sa sortie.

Coréalisé avec Brad Barr (The Barr Brothers), Strange Nights fait suite à Into the Woods, Out of the Woods, paru il y a un peu plus d’un an.

Le lancement montréalais se tiendra le 4 février à 17h à La Vitrola.

À venir sur voir.ca ce jeudi: notre entrevue avec l’artiste. En attendant, bonne écoute!

 

Strange Nights : nouvel album d’Andre Papanicolaou

Québec Spot Média, 23 janvier 2015

Un peu comme dans le temps où nos artistes favoris sortaient un disque avant que s’éteigne le précédent, Andre Papanicolaou a saisi la vie au vol et présente son deuxième album, Strange Nights, qui fait suite à Into the Woods, Out of the Woods, paru il y a un peu plus d’un an.

On a connu Papanicolaou avec une collection de chansons qui réglaient le cas aux démons intérieurs, mais la situation a changé. Une étoile est débarquée, apportant la mention « famille ». « Papa », comme on se plaît à l’appeler, passe maintenant en deuxième dans sa propre vie. Strange Nights a été écrit la nuit, alors que le reste de la maisonnée est assoupi. Des chansons « claires-obscures » où s’étale l’amour sous ses différentes facettes, les feux d’artifice ou les deux pieds dans la boue, avec tout ce qu’on peut retrouver entre les deux. Garder le cap dans une vie nomade alors que ce qu’on appelle « la maison » est devenu beaucoup plus qu’un simple lieu.

Un deuxième album est souvent plus uniforme que son prédécesseur, parce que tout écrit dans un même pan de vie. Ainsi, Strange Nights propose une suite de chansons qui s’imbriquent parfaitement dans un univers homogène, laissant la part belle aux dérapages musicaux de Papanicolaou avec Simon Blouin (batterie) et Benoit Morier (basse) à ses côtés. Voyez-les dès maintenant grâce au vidéoclip du premier extrait, Invitation Inn, réalisé par Pierre-Luc Racine (Louis-Jean Cormier, Marie-Pier Arthur, Vincent Vallières, Patrice Michaud, Half Moon Run, etc.).

Coréalisé avec l’apport précieux et éclaté de Brad Barr (The Barr Brothers) et enregistré en quelques jours au studio de Pierre Marchand avec le vieux compagnon Ghislain-Luc Lavigne aux commandes, Strange Nights sera disponible le 4 f.vrier, sous étiquette Spectra Musique.

andrepapanicolaou.com

 

15 albums québécois dans la mire en 2015 (VIDÉOS)

Mélissa Pelletier, Huffington Post Québec, 22 janvier 2015

Ce n'est un secret pour personne: le Québec regorge de talents! Grâce à des artistes établis qui n'ont pas peur d'explorer et une relève toujours inventive, on a habituellement droit à de belles découvertes musicales chaque année.

En 2015, quels artistes sont dans notre mire? Voici les 15 albums qu'on a hâte d'écouter cette année!

Strange Nights d'Andre Papanicolaou - 3 février

Très peu de temps après Into the Woods, Out of the Woods, Andre Papanicolaou nous revient avec Strange Nights le 3 février prochain. Un artiste qui offre une musique folk planante, un vrai plaisir pour les oreilles.

 

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