Dossier de presse de Charles-Antoine Gosselin

ENTREVUE

Michel Roussel, La Vie au Bas St-Laurent, TVA Rivière-du-Loup, 09 juin 2017

www.ckrl.qc.ca

 

ENTREVUE

Julie Rhéaume, Qulture, CKIA 88,3 FM, 08 juin 2017

www.ckrl.qc.ca

 

ENTREVUE

Susy Turcotte, Sentiers Secrets, CKRL 89,1 FM, 07 juin 2017

 

L'auteur-compositeur-interprète Charles-Antoine Gosselin à L'Isle-Verte

InfoDimanche.com, 06 juin 2017

Charles-Antoine Gosselin présentera un récital acoustique intimiste, le jeudi 8 juin à 20 h à la Cour de circuit de L’Isle-Verte.

Il figure avantageusement parmi les plus prometteurs artistes de la relève québécoise. Gagnant du grand prix du Festival en chanson de Petite-Vallée de 2016, il a également terminé deuxième aux Francouvertes de 2015. Depuis, il a fait bien du chemin et viendra présenter son premier album intitulé «Bleu Soleil».

Seul avec sa guitare, Charles-Antoine Gosselin saura créer un lien personnel avec le public qui conviendra parfaitement à la si chaleureuse salle de la Cour de circuit de L’Isle-Verte. Cette activité est organisée de concert avec le projet Route d’Artistes, dont l’objectif est d’offrir des spectacles dans de petites salles. Les billets sont présentement en vente au Marché des iles de L’Isle-Verte, on peut aussi s’en procurer sur le site lepointdevente.com ou encore en réservant au 418-898-3000. Le spectacle commencera à 20 h.

 

Charles-Antoine Gosselin: Bleu Soleil en tournée

Marie-Josée Boucher, Info-Culture.Biz, 05 juin 2017

Gens de Québec, il sera à la librairie St-Jean-Baptiste le 7 juin à 20 h Librairie St-Jean-Baptiste

565 Rue Saint-Jean, Ville de Québec, QC G1R 1P5

Lancé en avril dernier, l’album Bleu soleil de Charles-Antoine Gosselin reçoit son lot de critiques élogieuses.

Poétique, intense et lumineux, le folk de Charles-Antoine Gosselin vise droit au cœur. Avec sa voix souple et agile, l’artiste enveloppe le spectateur. Porté par une instrumentation originale (guitares, trompette, trombone et harmonies vocales), il nous fait voyager de l’intime à l’immense à travers sa poésie qui résonne comme autant de confidences.

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Fort de plus d’une cinquantaine de représentations au Québec et en France, le spectacle Bleu soleil est l’aboutissement d’un début de carrière solo qui démarre sur les chapeaux de roues : le grand prix du Festival en chanson de Petite-Vallée de 2016, la deuxième place aux Francouvertes de 2015 ainsi qu’un passage remarqué la même année au Festival international de la chanson de Granby.

Quelques notes suffisent pour être aspiré dans l’univers du musicien où l’on se retrouve suspendu hors du temps. Celui pour qui la scène est un lieu de rencontre offre un concert authentique et sans artifice, teinté de juste ce qu’il faut d’humour pour hameçonner le spectateur davantage.

En spectacle partout au Québec cet été, il s’arrêtera notamment aux Francofolies de Montréal le 17 juin prochain, où il présentera en exclusivité l’intégrale de Bleu soleil accompagné de tous les musiciens de l’album.

Ils ont dit:

« Dans l’écriture, il est remarquable! […] J’ai été complètement séduit par ça. » – René Homier-Roy, Culture Club, ICI Radio-Canada Première

« La magnifique poésie de Charles-Antoine Gosselin marque l’auditeur dès la première écoute de Bleu soleil. Le Sherbrookois écrit des textes contemporains, intimes et bien ficelés. On le sent amoureux de sa langue, et jamais une rime facile ne se glisse dans ses paroles. » – François Marchesseault, ICI Musique

« Charles-Antoine Gosselin, c’est ben bon ça aussi, j’ai bien aimé ça » – Sylvain Ménard, Puisqu’il faut se lever, 98,5 FM

« Charles-Antoine Gosselin propose une musique folk atmosphérique lumineuse et extrêmement agréable à écouter. Les excellents textes de Gosselin sont magnifiquement enveloppés par la réalisation d’André Papanicolaou. » – Richard Dion, Musicomania

« C’est beau ça! Mon Dieu qu’on a du talent, ici! » – Karyne Lefebvre, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première

« Bleu soleil, c’est de l’oxygène pour les poumons noircis par la tristesse profonde, exaltante et belle. » – Jocelyn Legault, Alternative Rock Press

« Ce que j’aime de cette voix-là, c’est qu’elle a plein de possibilités […] C’est une voix qui m’a touchée tout de suite. » – Thérèse Parisien, Le Québec maintenant, 98,5

«Des chansons belles, longues et lentes, comme je les aime!» – Monique Giroux, Chants libres à Monique, ICI Musique

« Charles-Antoine Gosselin, c’est d’abord une voix, magnifique, qu’il aurait été dommage de ne plus entendre après la pause de Harvest Breed. C’est aussi un excellent compositeur qui a donné, avec son groupe, parmi les meilleurs albums sherbrookois de la dernière décennie. Ce sera désormais aussi synonyme d’un musicien qui a réussi à traduire en français un type d’americana vraiment particulier, sans en travestir l’essence. » – Steve Bergeron, La Tribune

« En cette ère où nous devons trouver un qualificatif en tout, je dirai simplement ceci à propos du premier extrait L’espoir est un lit froid : c’est beau, beau, beau. » – Alex Trudel, Alternative Rock Press

Pour toutes les dates de spectacles :

http://charles-antoinegosselin.com/

 

Charles-Antoine Gosselin: Bleu Soleil en tournée

QuébecSpot Média, 02 juin 2017

Lancé en avril dernier, l’album Bleu soleil de Charles-Antoine Gosselin reçoit son lot de critiques élogieuses.

Poétique, intense et lumineux, le folk de Charles-Antoine Gosselin vise droit au cœur. Avec sa voix souple et agile, l’artiste enveloppe le spectateur. Porté par une instrumentation originale (guitares, trompette, trombone et harmonies vocales), il nous fait voyager de l’intime à l’immense à travers sa poésie qui résonne comme autant de confidences.

Fort de plus d’une cinquantaine de représentations au Québec et en France, le spectacle Bleu soleil est l’aboutissement d’un début de carrière solo qui démarre sur les chapeaux de roues : le grand prix du Festival en chanson de Petite-Vallée de 2016, la deuxième place aux Francouvertes de 2015 ainsi qu’un passage remarqué la même année au Festival international de la chanson de Granby.

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Quelques notes suffisent pour être aspiré dans l’univers du musicien où l’on se retrouve suspendu hors du temps. Celui pour qui la scène est un lieu de rencontre offre un concert authentique et sans artifice, teinté de juste ce qu’il faut d’humour pour hameçonner le spectateur davantage.

En spectacle partout au Québec cet été, il s’arrêtera notamment aux Francofolies de Montréal le 17 juin prochain, où il présentera exclusivement l’intégrale de Bleu soleil accompagné de tous les musiciens de l’album.

Spectacles

07 juin 2017 – Québec – Librairie St-Jean-Baptiste

08 juin 2017 – L’Isle-Verte – Cour de circuit

09 juin 2017 – Notre-Dame-Des-Bois – Auberge du Bois Dormant

17 juin 2017 – Montréal – Les Francofolies de Montréal

06 juillet 2017 – Lac-Mégantic – Agora du centre sportif

26 juillet 2017 – Saint-Fabien – Vieux Théâtre de Saint-Fabien

27 juillet 2017 – Matane – Centre d’art Le Barachois

28 juillet 2017 – Rivière-du-Loup – Microbrasserie Aux fous Brassant

29 juillet 2017 – Saint-Onésime-D’Ixworth – Chalet D’Ixworth

11 août 2017 – Petite-Vallée – Théâtre de la vieille forge

12 août 2017 – Gaspé – Centre culturel Le Griffon

14 août 2017 – Cap D’espoir – La vieille usine

17 août 2017 – St-Jérôme – Amphithéâtre Rolland

09 septembre 2017 – Montréal – Chats de ruelles

14 septembre 2017 – Varennes – Maison St-Louis

06 octobre 2017 – Magog – Le vieux clocher

20 octobre 2017 – Val-Morin – Théâtre du Marais

26 octobre 2017 – Sorel-Tracy – Salle Georges-Codling

03 novembre 2017 – Québec – Théâtre Petit Champlain

16 novembre 2017 – Lavaltrie – La Chasse-Galerie

16 février 2018 – Gatineau – La Basoche

14 avril 2018 – Sainte-Geneviève – Salle Pauline-Julien

26 avril 2018 – Salaberry-de-Valleyfield – Cabaret d’Albert

Charles-AntoineGosselin.com

 

Tourneées d'été du ROSEQ: pollinisateur de chansons

Sylvain Cormier, Le Devoir, 19 mai 2017

Ça doit être l’effet Jardin botanique de Montréal : on pense floraison, variété des espèces, abeilles au travail, pollinisation. Et on se dit que la directrice générale, Solange Morrissette, et la relationniste, Lise Raymond, ont choisi un bon endroit, en ce jeudi matin ensoleillé, pour dévoiler la programmation des tournées d’été du ROSEQ (le Réseau des organisateurs de spectacles de l’est du Québec). D’habitude, on cherche des variantes à l’expression « sillonner les routes », on demeure au ras des pâquerettes. Mais au parc Maisonneuve, tous les sens en alerte, on se dit que les chansons voyagent d’abord dans l’air, pollen de l’âme et du coeur.

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Et le fait est qu’ils seront 42 artistes à butiner de ville en ville à travers le territoire, et que leurs chansons se propageront 251 fois, jusqu’à La Shed à Morue de Havre-Saint-Pierre, jusqu’à La Vieille Usine de L’Anse-à-Beaufils, jusqu’Au Vieux Treuil des îles de la Madeleine… Plus de 25 petits lieux fertiles où ça poussera, où ça chantera. Décidément, toutes ces fleurs enchantent. « Des âmes planent », comme le chantait Daniel Bélanger dans Opium.

Plus prosaïquement, on notera que 251 spectacles divisés par 42 artistes, ça ne donne pas automatiquement six prestations pour chacun. La vie est ainsi faite, inégale : ce sont les diffuseurs qui décident qui ils veulent dans leur jardin, selon leurs goûts et leurs moyens, et selon la disponibilité des abeilles. Renée Martel, vous pensez bien, est très attendue, de Pohénégamook à Tadoussac : 16 spectacles au programme. Koriass a cinq rendez-vous, Brigitte Boisjoli aussi. Ingrid St-Pierre et Pierre Flynn, les porte-parole du réseau de cet été, sont passablement plébiscités : 18 arrêts pour elle, 12 pour lui. Si tout le monde veut Michel Rivard, on se risque moins avec un Martin Goyette : c’est normal. L’essentiel demeure : ils sortiront tous de la ruche entre juin et septembre. 

Des noms, des noms ? Buzzbuzzeront les Charles-Antoine Gosselin, Qw4rtz, Jordan Officer, Quartom, Catherine Major avec son Moran (une randonnée en famille), David Thibault, Matthieu Lippé, Thomas Hellman, Guy Bélanger en plateau double avec Adam Karsh, Geneviève Racette, Laurence Jalbert, Misses Satchmo, d’autres encore (dont quelques humoristes, notamment la très craquante Katherine Levac), etc. Les itinéraires, les programmations par lieu, tout se trouve sur le site (www.roseq.qc.ca). Sauf les parfums et les effluves : l’ordinateur n’a pas d’odeur. C’est bien pourquoi il faut sortir cet été : pas moyen de se constituer autrement un bouquet de chansons fraîchement cueillies.

 

#Franco2017 - Des Trois accords au Cowboys Fringants en passant par 2Frères et Yann Perreau

Frédéric Lebeuf, Alternative Rock Press, 17 mai 2017

Le jeudi le 8 juin, Les Trois Accords donneront le coup d’envoi aux FrancoFolies de Montréal avec ses amis Dumas, Pierre Kwenders & Lydia Képinski. Dix jours après, un grand spectacle d’une durée de 9 heures mettant en vedette, entre autres, Les Cowboys Fringants, Iam, Philippe Brach et Louve – un spectacle conceptualisé par Ariane Moffatt – clôtureront la 29e édition du festival par excellence de la musique francophone.

Voici des entrevues réalisées avec plusieurs artistes présents lors du dévoilement de la programmation extérieure gratuite qui avait lieu le 16 mai à l’Esplanade de la Place des Arts.

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CHARLES-ANTOINE GOSSELIN

Samedi 17 juin à 19h dans la Zone Coors Light

Comment vous sentez-vous de jouer aux FrancoFolies cette année?

« C’est la première fois depuis que Bleu soleil est sorti. Alors, je suis encore plus excité car je présente enfin quelque chose de plus concret. C’est la première fois que je vais faire l’intégral de l’album full band avec mes musiciens. Fait que, ça va être tout qu’un show. C’est tout le temps le fun les Francos ».

Quel est votre meilleur souvenir d’un show extérieur?

« La première fois que je les avais faites en 2006, j’accompagnais Philibert Bélanger. Tes premières francos, c’est un souvenir impérissable et c’est la consécration pour les musiciens ».

Quel est votre pire souvenir d’un show extérieur?

« Y’avait plu à boire de pluie et il n’y avait pas un chat. Mais, il va rester dans mes bons souvenirs pareils (Rires) ».

 

Le ROSEQ dévoile sa tournée d'été 2017

Johanne Fournier, Le Soleil, 17 mai 2017

MATANE — Le Réseau des organisateurs de spectacles de l’Est-duQuébec (ROSEQ) revient pour une 37e saison d’été avec une programmation variée de spectacles dans le cadre intimiste de lieux de diffusion disséminés principalement dans l’Est- du- Québec, mais aussi en périphérie de Québec et dans le nord du Nouveau- Brunswick. La tournée, propulsée par Ingrid St- Pierre et Pierre Flynn à titre de co-porte-parole, commencera dès le 13 juin avec le spectacle de Michel Rivard présenté à Dégelis, au Témiscouata.

Cette tournée 2017 du ROSEQ cumule 251 spectacles donnés par 42 artistes dans 26 lieux de diffusion. «C’est vraiment une programmation “wow”», résume la directrice générale du ROSEQ, Solange Morissette. «On a eu plus de 400 offres de spectacles. On a dû faire des choix. On pensait qu’il y en aurait moins à cause de la situation économique plus difficile, comme sur la CôteNord, mais on a le même nombre de shows que l’année passée.»

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À la blague, Pierre Flynn affirme que s’il a accepté l’invitation à devenir le co-porte-parole de cette tournée d’été, c’est parce qu’il n’a pas su dire non à Solange Morrissette. Plus sérieusement, il a raconté que son rôle de co-porteparole s’inscrit dans la continuité de son affection pour la Gaspésie, qui a pris naissance il y a 30 ans à Petite-Vallée et qui perdure depuis.

«Cette histoire d’amour et d’amitié» a principalement été entretenue par le Festival en chanson de Petite-Vallée où, d’année en année, il a joué le rôle de formateur (arrimeur) pour les chansonniers. «Je ferai défaut à Petite-Vallée cet été puisque je serai moi-même en tournée», prévient-il.

«Quel privilège d’être co-porteparole, souligne pour sa part Ingrid St-Pierre. Ce chapelet de spectacles acclamés pour le charme incontesté de ces petites salles nichées dans les plus belles municipalités de l’Est-du-Québec, le contact privilégié avec le public dans un cadre unique, intimiste et magnifique, c’est ça, pour moi, le ROSEQ!»

Parmi les artistes qui iront à la rencontre des publics régionaux, outre Pierre Flynn, Ingrid St-Pierre et Michel Rivard, notons Renée Martel, Laurence Jalbert, Koriass, David Thibault et Brigitte Boisjoli.

HUMORISTES

Ce réseau d’été consacre aussi un espace aux humoristes, tels que Martin Perizzolo et Katherine Levac. Selon Mme Morrissette, il s’agira de la première grosse tournée de la jeune humoriste francoontarienne. « En donnant place à l’humour, on donne aussi place à la relève», estime la directrice de l’organisme de diffusion Kaméléart de Matane, Marie-Claude Soucy.

Par ailleurs, la Tournée Découverte mettra en lumière Cédrik St-Onge, Charles-Antoine Gosselin, Geneviève Racette ainsi que le duo composé d’Antoine Lachance et de Mathieu Bérubé. « La Tournée Découverte accorde une place particulière aux auteurs-compositeurs-interprètes de la scène émergente», décrit Mme Morrissette.

«C’est un show qui privilégie l’intériorité, la parole et la communication», explique Pierre Flynn pour décrire son spectacle d’été qui sera présenté en douze lieux. « En fait, quand on chante depuis 40 ans, c’est un peu la chronique de notre vie qu’on raconte. Ce show- là passe par la première de mes chansons, mais aussi par les dernières.»

 

Entrevue avec Charles-Antoine Gosselin: Transition spontanée

Camille P. Parent, Sorstu.ca, 16 mai 2017

On l’a connu au sein de la formation Harvest Breed, on l’a vu en solo pour la première fois aux Francouvertes en 2015. Charles-Antoine Gosselin nous présente maintenant son premier album solo « Bleu Soleil » et se prépare à un été bien chargé de tournée, en commençant par une soirée au Théâtre du Vieux-Terrebonne ce vendredi 19 mai prochain.

L’album Bleu Soleil, c’est entièrement Charles-Antoine Gosselin. Il a écrit ses chansons, les a enregistrées en studio chez lui, et a même fait sa propre réalisation, épaulé par André Papanicolaou. « Au départ, j’ai essayé de le faire seul, mais rapidement, je me suis mis à tourner en rond dans le studio chez moi. C’est à ce moment-là que j’ai approché André. »

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Avant même d’entrer en studio, l’auteur-compositeur-interprète savait la direction qu’il souhaitait prendre pour l’enregistrement: la spontanéité. « Tout au long du processus de création des tounes, j’essayais de ne pas voir ce qu’elles auraient l’air sur l’album, de ne pas penser tout de suite à la réalisation. »

Il a fait appel à José Major à la batterie et Philippe Brault à la basse pour compléter le son. De là, les gars se sont mis à jammer. « Les deux ne connaissaient pas les tounes. On a vraiment fait ça live. Les gars écoutaient ce que j’avais et ils embarquaient. Bien souvent, ce qui est sur l’album, c’est comme la deuxième take. » Une pour essayer, l’autre pour enregistrer.

En toute spontanéité

Charles-Antoine Gosselin avait réussi un passage remarqué aux Francouvertes en 2015. Sur Bleu Soleil, il nous propose de replonger avec lui dans cette période-là de sa carrière en incluant certains morceaux qui lui avait permis d’accéder à la finale. On retrouve notamment L’espoir est un lit froid et la récipiendaire du Prix SOCAN de la chanson primée, Il m’en aura fallu du temps.

La pièce centrale de l’album est toutefois le morceau Les moments de dérive, selon Charles-Antoine Gosselin. « C’est un morceau qui parle de ma mauvaise habitude que j’ai de tout le temps me projeter dans le futur, de me créer des scénarios de ce qui pourrait arriver, parce que bien souvent c’est négatif. Donc la chanson raconte que peu importe comment j’essaie de regarder loin, je ne verrai jamais ce qui va arriver. Tu sais, avec du recul, tu peux voir que t’as été un peu niaiseux de perdre ton temps à te faire des scénarios plutôt que d’embrasser le moment. » C’est une philosophie qu’il souhaite appliquer à son quotidien, mais surtout à sa carrière. C’est la plus grande leçon qu’il retire de la création de son album, soutient-il.

Il ressent bien entendu beaucoup de fierté suite à la sortie de l’album, notamment parce que c’est son premier, mais aussi parce qu’il représente pour lui un dépassement de soi. « Je trouve que l’album ne sonne pas trop sûr et réfléchi. Je voulais vraiment sortir de ma zone de confort, de me surprendre, de faire quelque chose de spontané. »

Bleu Soleil lui a permis de se rendre au point de sa carrière qu’il recherchait depuis longtemps. C’est ce sentiment d’évolution qui se cache derrière le titre de l’album. « Cet album-là, c’est vraiment un album de transition de band à solo. Cette période-là de ma vie a été pleine de changements et je trouve que c’est ça que l’album dégage. Bleu Soleil pour moi, c’est le moment dans la nuit quand le soleil se lève et que tout devient bleu. C’est le moment entre la nuit et le jour. »

Les découvertes de la tournée

Charles-Antoine Gosselin a choisi de produire son album sous son propre label. Depuis la sortie de l’album, le Sherbrookois n’a pas encore un l’opportunité de plancher sur des nouveaux morceaux. Étant complètement indépendant, Charles-Antoine doit maintenant passer à l’étape plus corporative du processus: les envois de courriels. « J’ai hâte de retrouver le plaisir de la création. C’est plutôt le chapeau de gars de bureau que je porte en ce moment. »

Prendra-t-il d’autres artistes sous son aile de gérant de label ? Non, pour l’instant, il ne le fait que pour lui. Pourtant, Charles-Antoine Gosselin s’en tire quand même pas mal avec une quarantaine de shows de prévus cet été, de Montréal à la Gaspésie.

Pour bien lancer sa saison estivale mouvementée, Charles-Antoine Gosselin s’arrêtera au Théâtre du Vieux-Terrebonne le 17 mai prochain, et il est emballé. N’ayant pas eu la chance d’y aller bien souvent, il en retire à chaque fois un bon souvenir. « J’adore les vieilles maisons, donc j’ai trippé sur l’ambiance du Vieux-Terrebonne. Et les gens avaient été super gentils. J’ai particulièrement hâte d’y retourner. C’est un spectacle qui est booké quasiment depuis un an, donc ça fait longtemps que j’y pense. Ce que j’aime le plus de la tournée, ce sont les lieux que ça me fait découvrir. »

Les billets pour le spectacle au Théâtre du Vieux-Terrebonne sont en vente juste ici !

 

 

Charles-Antoine Gosselin : Le Bleu du dépassement

Steve Bergeron, Le Droit, 2 mai 2017

(Sherbrooke) À l'époque où Charles-Antoine Gosselin était la voix et le principal compositeur de la formation sherbrookoise Harvest Breed (anciennement Jake and the Leprechauns), le travail de préproduction tenait presque de la réalisation. Le chanteur arrivait avec des maquettes presque finales, quasi pareilles à ce qui figurerait sur l'album, et ses musiciens n'avaient qu'à s'y déposer.

Mais depuis qu'il a décidé de se lancer en solo et en français, son sextuor ayant choisi de prendre une pause en 2014, Charles-Antoine semble avoir trouvé un nouveau passe-temps : se mettre en danger.

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Par exemple, c'est sur un coup de tête qu'il s'est inscrit, en 2015, aux Francouvertes, et le fait d'être retenu l'a forcé... à écrire des chansons et à les enregistrer. Même chose lorsqu'il a posé sa candidature pour les FrancoFolies et s'est retrouvé dans le programme. « Je n'avais pas assez de tounes pour une prestation d'une heure, donc j'ai dû en créer d'autres. »

Et lorsqu'il a présenté ses nouvelles pièces à ses musiciens, pas de maquettes ni de partitions. « Je ne voulais même pas imaginer de quoi les chansons pourraient avoir l'air. Je les leur jouais de mémoire. J'ai gardé le côté le plus dénudé possible jusqu'à la fin. Et quand nous avons commencé l'enregistrement, le bassiste [Philippe Brault] et le batteur [José Major] n'avaient encore jamais entendu les chansons », raconte celui qui a appris, ainsi, à se jeter sans parachute dans la spontanéité et la magie du travail de studio.

Autre exercice d'équilibriste qu'il s'est imposé : les premiers instruments qu'il a ajoutés à sa guitare sont... la trompette de Jérôme Depuis-Cloutier et le trombone de Renaud Gratton. Encore une fois dans l'optique de couper totalement les ponts avec son ancienne façon de créer.

« Ç'aurait été facile de garder la même méthode, de repartir avec guitare, batterie, basse et piano. Mais je voulais recommencer de la base et aller ailleurs. Les cuivres sont venus de cette idée d'être entouré d'autres sonorités auxquelles je n'étais pas habitué. Et ça m'a vraiment inspiré. »

La lumière de l'aube

Le lâcher-prise semble avoir été payant pour le Sherbrookois d'origine. Il a terminé deuxième parmi les trois finalistes aux Francouvertes (alors qu'il était passé de justesse en demi-finale, se classant neuvième sur les neuf places disponibles). Et l'an dernier au Festival en chanson de Petite-Vallée, il a raflé la majorité des prix, dont la Bourse Sirius de 10 000 $. Jumelés à une subvention du CALQ, tous ces succès lui auront permis de réaliser son premier disque, qu'il a autoproduit.

On pourrait dire des douze chansons de Bleu soleil (c'est aussi le titre de la dernière plage, inspirée de cette lumière accompagnant l'aube), qu'elles empruntent le même sentier « thérapeutique » qu'a suivi Charles-Antoine Gosselin. Plusieurs paraissent écrites par un homme qui est passé d'une certaine froideur nocturne à une douceur diurne. Les « bleus » du début finissent par s'ensoleiller.

« Il y a quelques années, je n'aurais pas été game de présenter mes propres tounes. Bleu soleil, c'est le projet de l'apprentissage et du dépassement - et c'est ce qui me rend le plus fier de ce disque-là. J'ai osé faire écouter mes chansons avant qu'elles soient terminées. J'ai créé mon étiquette, je me suis occupé de la pochette, j'ai monté mon site web. Je me suis surpassé à chaque étape, donc la satisfaction est vraiment profonde, peu importe ce qui arrivera par la suite. »

La sixième plage, Les moments de dérive, exprime d'ailleurs cette idée de la découverte du plaisir dans l'abandon... et un peu du regret de ne pas en avoir pris conscience plus tôt.

« Se faire des scénarios, anticiper ce que les autres vont penser, ça crée de l'anxiété. C'est une chanson où je me dis que je suis niaiseux de craindre le pire, parce que ce moment où j'ai tant capoté a finalement été un des plus beaux de ma vie. Malheureusement, c'est souvent quand on regarde en arrière qu'on s'aperçoit que les périodes d'angoisse sont celles où on avait tout devant soi. »

Le même genre d'éveil traverse L'espoir est un lit froid : « Nos rêves sont tellement précis qu'on ne s'apprécie pas », y chante Charles-Antoine, exprimant cette torsion d'un esprit qui ne vit que dans l'attente du meilleur plutôt que dans le présent. « Ça pourrait être la première toune du disque, le moment où tu réalises ce qui arrive et que tu amorces le changement. »

« Pour moi, Bleu soleil est l'album de la transition, celle de mes dernières années : passer de groupe à solo, quitter l'Estrie pour les Laurentides... Les premières chansons, écrites au début de ce changement, sont plus mélancoliques ou tristes. Avec le temps, plein de choses se sont réglées dans ma vie, et les pièces récentes sont plus joyeuses. Ça suit cette courbe-là. »

Le coup de pied d'André

Charles-Antoine Gosselin a coréalisé l'album avec André Papanicolaou, qui a déjà mis sa griffe sur les projets de Vincent Vallières, Patrice Michaud, Daran et Pascale Picard, entre autres.

« Je l'ai rencontré par une amie commune, Geneviève Toupin, qui est membre des Charley Davidson avec André, Benoît Morier et Simon Blouin, entre autres. Elle m'a demandé de faire leur première partie. Je connaissais André seulement de nom. Après mon set, il est venu me voir : "Je capote! Si jamais t'as besoin d'un réalisateur..." Après, quand j'ai commencé à plancher sur le concret des chansons, je me suis mis à tourner en rond. Il me fallait quelqu'un pour échanger des idées, comme au temps de Harvest Breed. J'ai appelé André, qui a été le coup de pied pour me sortir de là. »

Cette collaboration explique en partie la couleur new folk (trompette et trombone sont généralement rares dans ce créneau) des chansons de l'Estrien... avec cette notable différence qu'elles sont en français. Pour les quatre albums de Harvest Breed, les textes, en anglais, étaient signés par Philippe Custeau.

« Le plus dur, dans le passage de l'anglais au français, ç'a été le chant. La voix n'est pas placée pareille, les accents toniques sont ailleurs. Il m'a fallu un peu de temps. Mais pour l'écriture, il n'y avait pas de transition, parce que c'était la première fois que je signais les textes. Je me suis quand même aperçu que je n'avais pas beaucoup de références en francophone », avoue celui qui suit surtout les traces de Neil Young et de Nick Drake. « Mais cela faisait partie de ma démarche artistique de garder ça en français. »

En ayant écrit la plupart de ses chansons en mode guitare voix, Charles-Antoine Gosselin sait qu'il peut les livrer facilement en solo, mais il se produit presque aussi souvent en quatuor, soit ses deux cuivres et son frère Marc-André (qui faisait aussi partie de Harvest Breed) à la guitare électrique et aux choeurs.

« Ça allait de soi qu'il m'accompagne. J'ai tellement de complicité avec lui, le mariage de nos voix est tellement hallucinant que la question ne s'est même pas posée. »

La la band

C'est probablement l'air le plus connu des Harvest Breed... sauf que la plupart des gens l'ignorent. Jusqu'à l'an dernier encore, Tourisme Cantons-de-l'Est s'est servi d'un redoutable refrain ver d'oreille signé par le groupe et constitué simplement de la la la pour sa publicité télé estivale.

Il s'agit en fait de la chanson You Know?, figurant sur le dernier disque de la formation, Everything Changes, paru en 2012.

« C'est certain que les gens ne m'en parlent pas, parce qu'ils ne savent pas que c'est moi! rapporte Charles-Antoine. Mais je vais t'avouer que l'an dernier, la publicité est passée à la télé pendant que je faisais autre chose... et durant quelques secondes, je me suis demandé qui chantait ça. Je ne l'ai pas reconnue! » ajoute-t-il dans un éclat de rire.

 

MENTION

René Homier-Roy, Culture Club, ICI Radio-Canada Première, 23 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

CRITIQUE

Steve Bergeron, La Voix de l'Est, 22 avril 2017

Charles-Antoine Gosselin, c’est d’abord une voix, magnifique, qu’il aurait été dommage de ne plus entendre après la pause de Harvest Breed. C’est aussi un excellent compositeur, qui a donné, avec son groupe, parmi les meilleurs albums sherbrookois de la dernière décennie. Ce sera désormais aussi synonyme d’un musicien qui a réussi à traduire en français un type d’americana vraiment particulier, sans en travestir l’essence. Comprendre que la sorte de folk que prise CharlesAntoine est très libre de structure, très loquace et très ouverte, ce qui sied moins à la langue de Molière. Mais le Sherbrookois a su y faire, réussissant à faire sonner les mots sans trop se restreindre et à créer des images très fortes. Parmi ses outils, des arrangements enveloppants et vaporeux nés des cuivres et de la guitare électrique, de même qu’une utilisation judicieuse du crescendo (quoiqu’il en abuse un peu). Il reste quelques ajustements de prononciation, d’accents toniques et de resserrement de textes, mais pour un premier effort, c’est superbement mené et d’une efficacité étonnante. Coups de coeur pour L’hiver arriverait en retard, L’espoir est un lit froid, Je serais fou et la chanson-titre.

 

CRITIQUE

Sylvain Cormier, Le Devoir, 21 avril 2017

Mon premier critère : un album doit tenir la route, ou alors dérouter, mais au moins m’accompagner, le long du chemin vers la ville. Ce n’est pas arrivé avec Bleu soleil, le premier album de Charles-Antoine Gosselin depuis la ronde des concours et depuis son groupe anglo, Harvest Breed. Ce n’était pas l’intention, faut croire : ici, tout seul chez moi, le bleu soleil par la fenêtre, ça va. Un contact s’établit. Ténu. Fragile. C’est tout délicatement que Gosselin tente de me rejoindre, presque à corps défendant, surrurant, ne poussant la note qu’en falsetto. « Un jour peut-être / Je sortirai de ma tête / Pour voir le monde autour », écrit-il dans Les vieilles habitudes. Les as musiciens Philippe Brault, José Major et Andre Papanicolaou épousent les crescendos lents et languissants, que viennent amplifier les cuivres de Jérôme Dupuis et de Renaud Gratton. « Il m’en aura fallu du temps », chante Gosselin. Il m’en faudra aussi, pour apprivoiser ce disque d’intérieur et d’intériorité.

 

MENTION

Sylvain Ménard, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 21 avril 2017

http://www.985fm.ca

 

CRITIQUE

Julie Ledoux, Voir, 21 avril 2017

Premier album solo du musicien folk Charles-Antoine Gosselin – qu’on a connu au sein de Harvest Breed et qui a bien réussi aux Francouvertes 2015 -, Bleu soleil évoque autant l’univers de Damien Rice que celui de Louis-Jean Cormier, avec ses chansons mélancolico-lumineuses, coréalisées par André Papanicolaou. Proposition douce et planante, agrémentée de cuivres délicats et de guitares enveloppantes, cette première offrande de Gosselin s’inscrit dans le sillon folk-pop – déjà bien creusé -, tout en voguant sur des notes plus personnelles et contemplatives. Sans décoller tout à fait, Bleu soleil reste un voyage agréable dans l’univers parolier de Gosselin, côtoyant les changements de saison, les transitions qui prennent leur temps, les élans créatifs qui viennent avec, et dans lesquels nous invite le musicien.

 

CRITIQUE

Jocelyn Legault, Alternative Rock Press, 21 avril 2017

Chanteur, multi-instrumentiste et compositeur au sein de la formation anglophone Harvest Breed depuis 10 ans et 4 albums, Charles-Antoine Gosselin profite d’une pause pour faire son premier album solo en français. 

L’artiste présente son premier effort, Bleu soleil, qui propose 12 pièces nageant dans un folk poétique et vibrant appuyées par des arrangements traditionnels et des cuivres chaleureux.

Ce disque, qui souligne la beauté, a été réalisé par André Papanicolaou (Patrice Michaud, Vincent Vallières, etc.). Charles-Antoine Gosselin livre les mots de sa voix avec une intelligence émotive et incroyable, ce qui en fait une œuvre qu’on doit écouter avec la tête de son cœur.

[ • • • ]

Et que dire de cette voix ? Un mélange moelleux et savoureux entre Dallas Green (City & Colour) Bon Iver et Serge Fiori, ce qui donne des chansons vertigineuses, enveloppantes et gracieuses.

On peut presque fermer les yeux et voir le soleil qui se lève devant nous. Bleu soleil, c’est de l’oxygène pour les poumons noircis par la tristesse profonde, exaltante et belle.

Chanson coup de cœur :

 

En ville le vide

Bleu soleil

En attendant que fonde l’hiver

Étranger de la mer

Je serai fou

L’hiver arriverait en retard

L’espoir est un lit froid

 

ENTREVUE

Marie-Claude Veilleux, C'est pas trop tôt en Estrie, ICI Radio-Canada Première, 20 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Les choix du directeur musical

Alex Trudel, Alternative Rock Press, 20 avril 2017

Cette semaine, notre directeur musical Alex Trudel (cest son vrai métier dans la vie !) te propose trois nouveaux extraits radio d’artistes de la scène québécoise. Son choix s’est arrêté sur Daran, Automat et Charles-Antoine Gosselin. Bonne découverte musicale !

CHARLES-ANTOINE GOSSELIN

L’espoir est un lit froid

Anciennement leader de la formation Harvest Breed, Gosselin arrive avec une nouvelle proposition musicale. Être capable d’écrire des chansons pertinentes autant en français qu’en anglais est un art. Ce don Charles-Antoine Gosselin le maîtrise à merveille sur son album Bleu soleil. Détenant un contrôle et ayant des inflexions vocales étonnantes, ce disque est mon remède aux temps gris présentement.

En cette ère où nous devons trouver un qualificatif en tout, je dirai simplement ceci à propos du premier extrait L’espoir est un lit froid : c’est beau, beau, beau.

 

Retaille d'entrevue

Steve Bergeron, La Tribune, 19 avril 2017

La réalisation de son album Bleu Soleil à confirmé à Charles-Antoine Gosselin qu'il a besoin d'une échéance, d'une pression extérieure pour créer. Ce qu'il a notamment fait en s'inscrivant aux Francouvertes et aux FrancoFolies sans avoir assez de chansons pour remplir la commande.

« Quand Harvest Breed (son ancien groupe, dont il était chanteur et compositeur) a pris une pause, je me suis loué un chalet dans les Laurentides avec l'idée d'écrire et de composer intensivement, à la manière de Bon Iver, retiré dans le bois. Je m'étais dit que je n'en reviendrais qu'avec un disque en main. Finalement j'ai juste fait du ski de fond tout l'hiver», raconte-t-il en éclatant de rire. «Je me suis aperçu que ça n'était pas le moment pour ça. La pause de Harvest Breed me plaçait en profonde remise en question. Il fallait que je me calme les nerfs d'abord. C'est quand je suis sorti de là que les chansons sont arrivées naturellement.»

 

ENTREVUE

Pat Henrichon, Estrie Plus, 19 avril 2017

http://www.estrieplus.com/

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Carolanne Daigle et Camille Aubin, La renverse, CFAK 88,3 FM, 19 avril 2017

 

Entrevue

Isabelle Perron, Rythmez vos matins, Rythme FM 93,7, 19 avril 2017

http://www.rythmefm.com/

 

Entrevue

Julie Lupien, Le Blitz, CIAX 98,3 FM, 19 avril 2017

http://ciaxfm.net/

 

Entrevue

Sylvie Bergeron, Arts d'oeuvres, CFLX 95,5 FM, 19 avril 2017

http://cflx.qc.ca/

 

Le Buffet

Etienne Galarneau, Feu à volonté, 18 avril 2017

http://www.feuavolonte.com

 

Entrevue

Monique Giroux, Chants libres à Monique, 16 avril 2017

http://www.icimusique.ca/

 

Mention

Karyne Lefebvre, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première, 16 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Entrevue

Pierre Aucoin, L'oreille hardie, CFIM 92,7 FM, 16 avril 2017

http://cfim.ca/

 

CRITIQUE

Steve Bergeron, La Tribune, 15 avril 2017

Charles-Antoine Gosselin, c’est d’abord une voix, magnifique, qu’il aurait été dommage de ne plus entendre après la pause de Harvest Breed. C’est aussi un excellent compositeur, qui a donné, avec son groupe, parmi les meilleurs albums sherbrookois de la dernière décennie. Ce sera désormais aussi synonyme d’un musicien qui a réussi à traduire en français un type d’americana vraiment particulier, sans en travestir l’essence. Comprendre que la sorte de folk que prise CharlesAntoine est très libre de structure, très loquace et très ouverte, ce qui sied moins à la langue de Molière. Mais le Sherbrookois a su y faire, réussissant à faire sonner les mots sans trop se restreindre et à créer des images très fortes. Parmi ses outils, des arrangements enveloppants et vaporeux nés des cuivres et de la guitare électrique, de même qu’une utilisation judicieuse du crescendo (quoiqu’il en abuse un peu). Il reste quelques ajustements de prononciation, d’accents toniques et de resserrement de textes, mais pour un premier effort, c’est superbement mené et d’une efficacité étonnante. Coups de coeur pour L’hiver arriverait en retard, L’espoir est un lit froid, Je serais fou et la chanson-titre.

 

   

Charles-Antoine Gosselin : produits de bleuté

Steve Bergeron, La Tribune, 14 avril 2017

(Sherbrooke) À l'époque où Charles-Antoine Gosselin était la voix et le principal compositeur de la formation sherbrookoise Harvest Breed (anciennement Jake and the Leprechauns), le travail de préproduction tenait presque de la réalisation. Le chanteur arrivait avec des maquettes presque finales, quasi pareilles à ce qui figurerait sur l'album, et ses musiciens n'avaient qu'à s'y déposer.

[ • • • ]

Mais depuis qu'il a décidé de se lancer en solo et en français, son sextuor ayant choisi de prendre une pause en 2014, Charles-Antoine semble avoir trouvé un nouveau passe-temps : se mettre en danger.

Par exemple, c'est sur un coup de tête qu'il s'est inscrit, en 2015, aux Francouvertes, et le fait d'être retenu l'a forcé... à écrire des chansons et à les enregistrer. Même chose lorsqu'il a posé sa candidature pour les FrancoFolies et s'est retrouvé dans le programme. « Je n'avais pas assez de tounes pour une prestation d'une heure, donc j'ai dû en créer d'autres. »

Et lorsqu'il a présenté ses nouvelles pièces à ses musiciens, pas de maquettes ni de partitions. « Je ne voulais même pas imaginer de quoi les chansons pourraient avoir l'air. Je les leur jouais de mémoire. J'ai gardé le côté le plus dénudé possible jusqu'à la fin. Et quand nous avons commencé l'enregistrement, le bassiste [Philippe Brault] et le batteur [José Major] n'avaient encore jamais entendu les chansons », raconte celui qui a appris, ainsi, à se jeter sans parachute dans la spontanéité et la magie du travail de studio.

Autre exercice d'équilibriste qu'il s'est imposé : les premiers instruments qu'il a ajoutés à sa guitare sont... la trompette de Jérôme Depuis-Cloutier et le trombone de Renaud Gratton. Encore une fois dans l'optique de couper totalement les ponts avec son ancienne façon de créer.

« Ç'aurait été facile de garder la même méthode, de repartir avec guitare, batterie, basse et piano. Mais je voulais recommencer de la base et aller ailleurs. Les cuivres sont venus de cette idée d'être entouré d'autres sonorités auxquelles je n'étais pas habitué. Et ça m'a vraiment inspiré. »

La lumière de l'aube

Le lâcher-prise semble avoir été payant pour le Sherbrookois d'origine. Il a terminé deuxième parmi les trois finalistes aux Francouvertes (alors qu'il était passé de justesse en demi-finale, se classant neuvième sur les neuf places disponibles). Et l'an dernier au Festival en chanson de Petite-Vallée, il a raflé la majorité des prix, dont la Bourse Sirius de 10 000 $. Jumelés à une subvention du CALQ, tous ces succès lui auront permis de réaliser son premier disque, qu'il a autoproduit.

On pourrait dire des douze chansons de Bleu soleil (c'est aussi le titre de la dernière plage, inspirée de cette lumière accompagnant l'aube), qu'elles empruntent le même sentier « thérapeutique » qu'a suivi Charles-Antoine Gosselin. Plusieurs paraissent écrites par un homme qui est passé d'une certaine froideur nocturne à une douceur diurne. Les « bleus » du début finissent par s'ensoleiller.

« Il y a quelques années, je n'aurais pas été game de présenter mes propres tounes. Bleu soleil, c'est le projet de l'apprentissage et du dépassement - et c'est ce qui me rend le plus fier de ce disque-là. J'ai osé faire écouter mes chansons avant qu'elles soient terminées. J'ai créé mon étiquette, je me suis occupé de la pochette, j'ai monté mon site web. Je me suis surpassé à chaque étape, donc la satisfaction est vraiment profonde, peu importe ce qui arrivera par la suite. »

La sixième plage, Les moments de dérive, exprime d'ailleurs cette idée de la découverte du plaisir dans l'abandon... et un peu du regret de ne pas en avoir pris conscience plus tôt.

« Se faire des scénarios, anticiper ce que les autres vont penser, ça crée de l'anxiété. C'est une chanson où je me dis que je suis niaiseux de craindre le pire, parce que ce moment où j'ai tant capoté a finalement été un des plus beaux de ma vie. Malheureusement, c'est souvent quand on regarde en arrière qu'on s'aperçoit que les périodes d'angoisse sont celles où on avait tout devant soi. »

Le même genre d'éveil traverse L'espoir est un lit froid : « Nos rêves sont tellement précis qu'on ne s'apprécie pas », y chante Charles-Antoine, exprimant cette torsion d'un esprit qui ne vit que dans l'attente du meilleur plutôt que dans le présent. « Ça pourrait être la première toune du disque, le moment où tu réalises ce qui arrive et que tu amorces le changement. »

« Pour moi, Bleu soleil est l'album de la transition, celle de mes dernières années : passer de groupe à solo, quitter l'Estrie pour les Laurentides... Les premières chansons, écrites au début de ce changement, sont plus mélancoliques ou tristes. Avec le temps, plein de choses se sont réglées dans ma vie, et les pièces récentes sont plus joyeuses. Ça suit cette courbe-là. »

Le coup de pied d'André

Charles-Antoine Gosselin a coréalisé l'album avec André Papanicolaou, qui a déjà mis sa griffe sur les projets de Vincent Vallières, Patrice Michaud, Daran et Pascale Picard, entre autres.

« Je l'ai rencontré par une amie commune, Geneviève Toupin, qui est membre des Charley Davidson avec André, Benoît Morier et Simon Blouin, entre autres. Elle m'a demandé de faire leur première partie. Je connaissais André seulement de nom. Après mon set, il est venu me voir : "Je capote! Si jamais t'as besoin d'un réalisateur..." Après, quand j'ai commencé à plancher sur le concret des chansons, je me suis mis à tourner en rond. Il me fallait quelqu'un pour échanger des idées, comme au temps de Harvest Breed. J'ai appelé André, qui a été le coup de pied pour me sortir de là. »

Cette collaboration explique en partie la couleur new folk (trompette et trombone sont généralement rares dans ce créneau) des chansons de l'Estrien... avec cette notable différence qu'elles sont en français. Pour les quatre albums de Harvest Breed, les textes, en anglais, étaient signés par Philippe Custeau.

« Le plus dur, dans le passage de l'anglais au français, ç'a été le chant. La voix n'est pas placée pareille, les accents toniques sont ailleurs. Il m'a fallu un peu de temps. Mais pour l'écriture, il n'y avait pas de transition, parce que c'était la première fois que je signais les textes. Je me suis quand même aperçu que je n'avais pas beaucoup de références en francophone », avoue celui qui suit surtout les traces de Neil Young et de Nick Drake. « Mais cela faisait partie de ma démarche artistique de garder ça en français. »

En ayant écrit la plupart de ses chansons en mode guitare voix, Charles-Antoine Gosselin sait qu'il peut les livrer facilement en solo, mais il se produit presque aussi souvent en quatuor, soit ses deux cuivres et son frère Marc-André (qui faisait aussi partie de Harvest Breed) à la guitare électrique et aux choeurs.

« Ça allait de soi qu'il m'accompagne. J'ai tellement de complicité avec lui, le mariage de nos voix est tellement hallucinant que la question ne s'est même pas posée. »

La la band

C'est probablement l'air le plus connu des Harvest Breed... sauf que la plupart des gens l'ignorent. Jusqu'à l'an dernier encore, Tourisme Cantons-de-l'Est s'est servi d'un redoutable refrain ver d'oreille signé par le groupe et constitué simplement de la la la pour sa publicité télé estivale.

Il s'agit en fait de la chanson You Know?, figurant sur le dernier disque de la formation, Everything Changes, paru en 2012.

« C'est certain que les gens ne m'en parlent pas, parce qu'ils ne savent pas que c'est moi! rapporte Charles-Antoine. Mais je vais t'avouer que l'an dernier, la publicité est passée à la télé pendant que je faisais autre chose... et durant quelques secondes, je me suis demandé qui chantait ça. Je ne l'ai pas reconnue! » ajoute-t-il dans un éclat de rire.

 

Charles-Antoine Gosselin : Ensoleiller le bleu

Steve Bergeron, Le Soleil, 14 avril 2017

(Sherbrooke) À l'époque où Charles-Antoine Gosselin était la voix et le principal compositeur de la formation sherbrookoise Harvest Breed (anciennement Jake and the Leprechauns), le travail de préproduction tenait presque de la réalisation. Le chanteur arrivait avec des maquettes presque finales, quasi pareilles à ce qui figurerait sur l'album, et ses musiciens n'avaient qu'à s'y déposer.

Mais depuis qu'il a décidé de se lancer en solo et en français, son sextuor ayant choisi de prendre une pause en 2014, Charles-Antoine semble avoir trouvé un nouveau passe-temps : se mettre en danger.

Par exemple, c'est sur un coup de tête qu'il s'est inscrit, en 2015, aux Francouvertes, et le fait d'être retenu l'a forcé... à écrire des chansons et à les enregistrer. Même chose lorsqu'il a posé sa candidature pour les FrancoFolies et s'est retrouvé dans le programme. « Je n'avais pas assez de tounes pour une prestation d'une heure, donc j'ai dû en créer d'autres. »

[ • • • ]

Et lorsqu'il a présenté ses nouvelles pièces à ses musiciens, pas de maquettes ni de partitions. « Je ne voulais même pas imaginer de quoi les chansons pourraient avoir l'air. Je les leur jouais de mémoire. J'ai gardé le côté le plus dénudé possible jusqu'à la fin. Et quand nous avons commencé l'enregistrement, le bassiste [Philippe Brault] et le batteur [José Major] n'avaient encore jamais entendu les chansons », raconte celui qui a appris, ainsi, à se jeter sans parachute dans la spontanéité et la magie du travail de studio.

Autre exercice d'équilibriste qu'il s'est imposé : les premiers instruments qu'il a ajoutés à sa guitare sont... la trompette de Jérôme Depuis-Cloutier et le trombone de Renaud Gratton. Encore une fois dans l'optique de couper totalement les ponts avec son ancienne façon de créer.

« Ç'aurait été facile de garder la même méthode, de repartir avec guitare, batterie, basse et piano. Mais je voulais recommencer de la base et aller ailleurs. Les cuivres sont venus de cette idée d'être entouré d'autres sonorités auxquelles je n'étais pas habitué. Et ça m'a vraiment inspiré. »

La lumière de l'aube

Le lâcher-prise semble avoir été payant pour le Sherbrookois d'origine. Il a terminé deuxième parmi les trois finalistes aux Francouvertes (alors qu'il était passé de justesse en demi-finale, se classant neuvième sur les neuf places disponibles). Et l'an dernier au Festival en chanson de Petite-Vallée, il a raflé la majorité des prix, dont la Bourse Sirius de 10 000 $. Jumelés à une subvention du CALQ, tous ces succès lui auront permis de réaliser son premier disque, qu'il a autoproduit.

On pourrait dire des douze chansons de Bleu soleil (c'est aussi le titre de la dernière plage, inspirée de cette lumière accompagnant l'aube), qu'elles empruntent le même sentier « thérapeutique » qu'a suivi Charles-Antoine Gosselin. Plusieurs paraissent écrites par un homme qui est passé d'une certaine froideur nocturne à une douceur diurne. Les « bleus » du début finissent par s'ensoleiller.

« Il y a quelques années, je n'aurais pas été game de présenter mes propres tounes. Bleu soleil, c'est le projet de l'apprentissage et du dépassement - et c'est ce qui me rend le plus fier de ce disque-là. J'ai osé faire écouter mes chansons avant qu'elles soient terminées. J'ai créé mon étiquette, je me suis occupé de la pochette, j'ai monté mon site web. Je me suis surpassé à chaque étape, donc la satisfaction est vraiment profonde, peu importe ce qui arrivera par la suite. »

La sixième plage, Les moments de dérive, exprime d'ailleurs cette idée de la découverte du plaisir dans l'abandon... et un peu du regret de ne pas en avoir pris conscience plus tôt.

« Se faire des scénarios, anticiper ce que les autres vont penser, ça crée de l'anxiété. C'est une chanson où je me dis que je suis niaiseux de craindre le pire, parce que ce moment où j'ai tant capoté a finalement été un des plus beaux de ma vie. Malheureusement, c'est souvent quand on regarde en arrière qu'on s'aperçoit que les périodes d'angoisse sont celles où on avait tout devant soi. »

Le même genre d'éveil traverse L'espoir est un lit froid : « Nos rêves sont tellement précis qu'on ne s'apprécie pas », y chante Charles-Antoine, exprimant cette torsion d'un esprit qui ne vit que dans l'attente du meilleur plutôt que dans le présent. « Ça pourrait être la première toune du disque, le moment où tu réalises ce qui arrive et que tu amorces le changement. »

« Pour moi, Bleu soleil est l'album de la transition, celle de mes dernières années : passer de groupe à solo, quitter l'Estrie pour les Laurentides... Les premières chansons, écrites au début de ce changement, sont plus mélancoliques ou tristes. Avec le temps, plein de choses se sont réglées dans ma vie, et les pièces récentes sont plus joyeuses. Ça suit cette courbe-là. »

Le coup de pied d'André

Charles-Antoine Gosselin a coréalisé l'album avec André Papanicolaou, qui a déjà mis sa griffe sur les projets de Vincent Vallières, Patrice Michaud, Daran et Pascale Picard, entre autres.

« Je l'ai rencontré par une amie commune, Geneviève Toupin, qui est membre des Charley Davidson avec André, Benoît Morier et Simon Blouin, entre autres. Elle m'a demandé de faire leur première partie. Je connaissais André seulement de nom. Après mon set, il est venu me voir : "Je capote! Si jamais t'as besoin d'un réalisateur..." Après, quand j'ai commencé à plancher sur le concret des chansons, je me suis mis à tourner en rond. Il me fallait quelqu'un pour échanger des idées, comme au temps de Harvest Breed. J'ai appelé André, qui a été le coup de pied pour me sortir de là. »

Cette collaboration explique en partie la couleur new folk (trompette et trombone sont généralement rares dans ce créneau) des chansons de l'Estrien... avec cette notable différence qu'elles sont en français. Pour les quatre albums de Harvest Breed, les textes, en anglais, étaient signés par Philippe Custeau.

« Le plus dur, dans le passage de l'anglais au français, ç'a été le chant. La voix n'est pas placée pareille, les accents toniques sont ailleurs. Il m'a fallu un peu de temps. Mais pour l'écriture, il n'y avait pas de transition, parce que c'était la première fois que je signais les textes. Je me suis quand même aperçu que je n'avais pas beaucoup de références en francophone », avoue celui qui suit surtout les traces de Neil Young et de Nick Drake. « Mais cela faisait partie de ma démarche artistique de garder ça en français. »

En ayant écrit la plupart de ses chansons en mode guitare voix, Charles-Antoine Gosselin sait qu'il peut les livrer facilement en solo, mais il se produit presque aussi souvent en quatuor, soit ses deux cuivres et son frère Marc-André (qui faisait aussi partie de Harvest Breed) à la guitare électrique et aux choeurs.

« Ça allait de soi qu'il m'accompagne. J'ai tellement de complicité avec lui, le mariage de nos voix est tellement hallucinant que la question ne s'est même pas posée. »

La la band

C'est probablement l'air le plus connu des Harvest Breed... sauf que la plupart des gens l'ignorent. Jusqu'à l'an dernier encore, Tourisme Cantons-de-l'Est s'est servi d'un redoutable refrain ver d'oreille signé par le groupe et constitué simplement de la la la pour sa publicité télé estivale.

Il s'agit en fait de la chanson You Know?, figurant sur le dernier disque de la formation, Everything Changes, paru en 2012.

« C'est certain que les gens ne m'en parlent pas, parce qu'ils ne savent pas que c'est moi! rapporte Charles-Antoine. Mais je vais t'avouer que l'an dernier, la publicité est passée à la télé pendant que je faisais autre chose... et durant quelques secondes, je me suis demandé qui chantait ça. Je ne l'ai pas reconnue! » ajoute-t-il dans un éclat de rire.

 

CRITIQUE

Richard Dion, Musicomania, 14 avril 2017

Chanteur et compositeur pour le groupe anglophone Harvest Breed, le Sherbrookois présente maintenant un premier album solo et en français. Charles-Antoine Gosselin propose une musique folk atmosphérique lumineuse et extrêmement agréable à écouter. Les excellents textes de Gosselin sont magnifiquement enveloppés par la réalisation d’André Papanicolaou qui a su faire ressortir le meilleur de l’artiste, même si peu de prises ont été nécessaires pour la plupart des enregistrements. Bleu soleil s’avère donc être un très bel album qui arrive à point pour la saison printannière.

 

Charles-Antoine Gosselin : Ensoleiller le bleu

Steve Bergeron, La Voix de l'Est, 14 avril 2017

(Sherbrooke) À l'époque où Charles-Antoine Gosselin était la voix et le principal compositeur de la formation sherbrookoise Harvest Breed (anciennement Jake and the Leprechauns), le travail de préproduction tenait presque de la réalisation. Le chanteur arrivait avec des maquettes presque finales, quasi pareilles à ce qui figurerait sur l'album, et ses musiciens n'avaient qu'à s'y déposer.

Mais depuis qu'il a décidé de se lancer en solo et en français, son sextuor ayant choisi de prendre une pause en 2014, Charles-Antoine semble avoir trouvé un nouveau passe-temps : se mettre en danger.

Par exemple, c'est sur un coup de tête qu'il s'est inscrit, en 2015, aux Francouvertes, et le fait d'être retenu l'a forcé... à écrire des chansons et à les enregistrer. Même chose lorsqu'il a posé sa candidature pour les FrancoFolies et s'est retrouvé dans le programme. « Je n'avais pas assez de tounes pour une prestation d'une heure, donc j'ai dû en créer d'autres. »

[ • • • ]

Et lorsqu'il a présenté ses nouvelles pièces à ses musiciens, pas de maquettes ni de partitions. « Je ne voulais même pas imaginer de quoi les chansons pourraient avoir l'air. Je les leur jouais de mémoire. J'ai gardé le côté le plus dénudé possible jusqu'à la fin. Et quand nous avons commencé l'enregistrement, le bassiste [Philippe Brault] et le batteur [José Major] n'avaient encore jamais entendu les chansons », raconte celui qui a appris, ainsi, à se jeter sans parachute dans la spontanéité et la magie du travail de studio.

Autre exercice d'équilibriste qu'il s'est imposé : les premiers instruments qu'il a ajoutés à sa guitare sont... la trompette de Jérôme Depuis-Cloutier et le trombone de Renaud Gratton. Encore une fois dans l'optique de couper totalement les ponts avec son ancienne façon de créer.

« Ç'aurait été facile de garder la même méthode, de repartir avec guitare, batterie, basse et piano. Mais je voulais recommencer de la base et aller ailleurs. Les cuivres sont venus de cette idée d'être entouré d'autres sonorités auxquelles je n'étais pas habitué. Et ça m'a vraiment inspiré. »

La lumière de l'aube

Le lâcher-prise semble avoir été payant pour le Sherbrookois d'origine. Il a terminé deuxième parmi les trois finalistes aux Francouvertes (alors qu'il était passé de justesse en demi-finale, se classant neuvième sur les neuf places disponibles). Et l'an dernier au Festival en chanson de Petite-Vallée, il a raflé la majorité des prix, dont la Bourse Sirius de 10 000 $. Jumelés à une subvention du CALQ, tous ces succès lui auront permis de réaliser son premier disque, qu'il a autoproduit.

On pourrait dire des douze chansons de Bleu soleil (c'est aussi le titre de la dernière plage, inspirée de cette lumière accompagnant l'aube), qu'elles empruntent le même sentier « thérapeutique » qu'a suivi Charles-Antoine Gosselin. Plusieurs paraissent écrites par un homme qui est passé d'une certaine froideur nocturne à une douceur diurne. Les « bleus » du début finissent par s'ensoleiller.

« Il y a quelques années, je n'aurais pas été game de présenter mes propres tounes. Bleu soleil, c'est le projet de l'apprentissage et du dépassement - et c'est ce qui me rend le plus fier de ce disque-là. J'ai osé faire écouter mes chansons avant qu'elles soient terminées. J'ai créé mon étiquette, je me suis occupé de la pochette, j'ai monté mon site web. Je me suis surpassé à chaque étape, donc la satisfaction est vraiment profonde, peu importe ce qui arrivera par la suite. »

La sixième plage, Les moments de dérive, exprime d'ailleurs cette idée de la découverte du plaisir dans l'abandon... et un peu du regret de ne pas en avoir pris conscience plus tôt.

« Se faire des scénarios, anticiper ce que les autres vont penser, ça crée de l'anxiété. C'est une chanson où je me dis que je suis niaiseux de craindre le pire, parce que ce moment où j'ai tant capoté a finalement été un des plus beaux de ma vie. Malheureusement, c'est souvent quand on regarde en arrière qu'on s'aperçoit que les périodes d'angoisse sont celles où on avait tout devant soi. »

Le même genre d'éveil traverse L'espoir est un lit froid : « Nos rêves sont tellement précis qu'on ne s'apprécie pas », y chante Charles-Antoine, exprimant cette torsion d'un esprit qui ne vit que dans l'attente du meilleur plutôt que dans le présent. « Ça pourrait être la première toune du disque, le moment où tu réalises ce qui arrive et que tu amorces le changement. »

« Pour moi, Bleu soleil est l'album de la transition, celle de mes dernières années : passer de groupe à solo, quitter l'Estrie pour les Laurentides... Les premières chansons, écrites au début de ce changement, sont plus mélancoliques ou tristes. Avec le temps, plein de choses se sont réglées dans ma vie, et les pièces récentes sont plus joyeuses. Ça suit cette courbe-là. »

Le coup de pied d'André

Charles-Antoine Gosselin a coréalisé l'album avec André Papanicolaou, qui a déjà mis sa griffe sur les projets de Vincent Vallières, Patrice Michaud, Daran et Pascale Picard, entre autres.

« Je l'ai rencontré par une amie commune, Geneviève Toupin, qui est membre des Charley Davidson avec André, Benoît Morier et Simon Blouin, entre autres. Elle m'a demandé de faire leur première partie. Je connaissais André seulement de nom. Après mon set, il est venu me voir : "Je capote! Si jamais t'as besoin d'un réalisateur..." Après, quand j'ai commencé à plancher sur le concret des chansons, je me suis mis à tourner en rond. Il me fallait quelqu'un pour échanger des idées, comme au temps de Harvest Breed. J'ai appelé André, qui a été le coup de pied pour me sortir de là. »

Cette collaboration explique en partie la couleur new folk (trompette et trombone sont généralement rares dans ce créneau) des chansons de l'Estrien... avec cette notable différence qu'elles sont en français. Pour les quatre albums de Harvest Breed, les textes, en anglais, étaient signés par Philippe Custeau.

« Le plus dur, dans le passage de l'anglais au français, ç'a été le chant. La voix n'est pas placée pareille, les accents toniques sont ailleurs. Il m'a fallu un peu de temps. Mais pour l'écriture, il n'y avait pas de transition, parce que c'était la première fois que je signais les textes. Je me suis quand même aperçu que je n'avais pas beaucoup de références en francophone », avoue celui qui suit surtout les traces de Neil Young et de Nick Drake. « Mais cela faisait partie de ma démarche artistique de garder ça en français. »

En ayant écrit la plupart de ses chansons en mode guitare voix, Charles-Antoine Gosselin sait qu'il peut les livrer facilement en solo, mais il se produit presque aussi souvent en quatuor, soit ses deux cuivres et son frère Marc-André (qui faisait aussi partie de Harvest Breed) à la guitare électrique et aux choeurs.

« Ça allait de soi qu'il m'accompagne. J'ai tellement de complicité avec lui, le mariage de nos voix est tellement hallucinant que la question ne s'est même pas posée. »

La la band

C'est probablement l'air le plus connu des Harvest Breed... sauf que la plupart des gens l'ignorent. Jusqu'à l'an dernier encore, Tourisme Cantons-de-l'Est s'est servi d'un redoutable refrain ver d'oreille signé par le groupe et constitué simplement de la la la pour sa publicité télé estivale.

Il s'agit en fait de la chanson You Know?, figurant sur le dernier disque de la formation, Everything Changes, paru en 2012.

« C'est certain que les gens ne m'en parlent pas, parce qu'ils ne savent pas que c'est moi! rapporte Charles-Antoine. Mais je vais t'avouer que l'an dernier, la publicité est passée à la télé pendant que je faisais autre chose... et durant quelques secondes, je me suis demandé qui chantait ça. Je ne l'ai pas reconnue! » ajoute-t-il dans un éclat de rire.

 

MENTION

Thérèse Parisien, Le Québec maintenant, 98,5 FM, 12 avril 2017

http://www.985fm.ca

 

Future Folk

Charles-Éric Blais-Poulin, La Presse +, 12 avril 2017

La relève du folk keb prend forme, et entre de bonnes mains. En font foi les premiers efforts des auteurs-compositeurs-interprètes Mat Vezio et Charles-Antoine Gosselin. Le premier propose Avant la mort des fleurs cueillies, soufflé par la réalisation d’Antoine Corriveau (son baptême derrière la console). Le second signe Bleu soleil, autour duquel orbite le « chef d’orchestre » Philippe Brault. Les similarités, au-delà du genre ? L’apport de musiciens expérimentés, les harmonies feutrées, le spleen amoureux et les jouissives trouvailles langagières. Les différences ? La facture musicale, plus léchée du côté de Gosselin, et le ton, plus ombrageux chez Vezio. Dans tous les cas, l’oreille se doit d’être prêtée… au risque de n’être jamais rendue.

Bleu Soleil

Charles-Antoine Gosselin

Indépendant

Sortie le 14 avril

En concert ce soir au Verre Bouteille

 

Charles-Antoine Gosselin, le nouveau chapitre

Élise Jetté, BRBR, 12 avril 2017

Il était reparti avec la médaille d’argent aux Francouvertes 2015, juste derrière Dylan Perron et Elixir de Gumbo. Deux ans plus tard, il dévoile le fruit du chemin parcouru depuis cette première expérience de création musicale en français. Rencontre avec Charles-Antoine Gosselin qui présente cette semaine son premier album solo, Bleu soleil.

Crédit photo de couverture : Le Petit Russe.

Deux ans depuis le dévoilement des premiers balbutiements de son projet… Ça a été long avant qu’on ait un album à se mettre sous la dent ! « C’est le temps que ça a pris, dit Charles-Antoine. Au moment des Francouvertes, j’avais cinq tounes pis ce sont les cinq tounes que je faisais durant le concours. Il fallait que j'étoffe le tout ! » C'est par la suite avec la somme gagnée en remportant le concours de Petite-Vallée qu'il a pu enregistrer l'album.

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Connu d’abord au sein de la formation sherbrookoise Harvest Breed, il a évolué en développant l’habitude d’être bien entouré pour désormais faire cavalier seul.  « Je fais tout de façon autonome. C’est indépendant. Je passe mes journées à répondre à des courriels et ça m’arrive de me sentir dépassé. Je prends donc le temps qu'il faut pour faire chaque chose », admet l’auteur-compositeur.

EMBRASSER L'ÉCRITURE FRANCO

Les textes empreints de nostalgie de Charles-Antoine nous amènent vite dans ses zones cachées, mais il assure qu’il ne possède pas de technique précise pour écrire ses chansons. « J’ai beaucoup moins de pudeur qu’avant quand j’écris et j’ai l’impression qu’en français t’as pas vraiment le choix de chercher un peu plus parce que les formulations peuvent devenir cliché plus vite. En anglais, tu peux toujours t’en sortir avec un yeah baby. »

Il a rapidement eu la piqûre des histoires à raconter parce qu’en français, on sait que les gens devant nous comprennent tout ce qu’on leur raconte. « Ça m’a même donné le goût de m’ouvrir davantage. Je voulais en dire plus à la fin de chaque toune », explique Charles-Antoine en riant.

UN VRAI DISQUE QU'ON PEUT TENIR

Co-réalisé par André Papanicolaou, Bleu soleil relate le passage d’une phase de vie à une autre, la transformation du quotidien. Concrètement, le soleil bleu, quant à lui, représente la lumière du matin, « celle qui teinte la chambre à coucher, très tôt, quand t’as pas dormi de la nuit. » Sincèrement attaché à l’objet que représente le disque, l’artiste se considère un peu old school. « Je saurais pas faire autrement, affirme-t-il. Ça doit être un assemblage officiel de douze chansons, sinon, pour moi, le projet devient obscure. J’écoute peu de musique, mais celle que j’écoute, c’est sur CD, dans mon auto. Et je vis une relation de couple avec chaque disque. J’y suis fidèle jusqu’à ce que je sois vraiment tanné. C’est un disque à la fois », plaisante-t-il.

En rupture avec la symbiose d’un groupe et en rupture avec la ville pour vivre à la campagne, Charles-Antoine Gosselin nous livre un premier album sincère où toutes ses petites ruptures nous accompagnent à travers les nôtres. « C’est aussi lumineux parce que les choses qui se sont terminées me permettent de sortir de ma coquille aujourd’hui. J’espère que ça pourra toucher les gens. »

Bleu soleil sera disponible partout le 14 avril.

 

Je sors, je reste

Ariane Labrèche, Journal 24h, 12 avril 2017

Concert : Charles-Antoine Gosselin

Chanteur et compositeur au sein de la formation anglophone Harvest Breed, Charles-Antoine Gosselin lance son premier album solo en français, Bleu Soleil. Inspiré de la tradition folk des années 1970, le musicien offre une poésie intime et intense. À découvrir!

Ce soir dès 17h, au Verre Bouteille

 

Avril et les spectacles filent

Pascal DesLauriers, Projet Papineau, 12 avril 2017

C’est une autre semaine bien remplie au niveau du calendrier des spectacles à surveiller avec les lancement de Charles-Antoine Gosselin, The Golden Tribe, Babins, CO/NTRY, zouz, Ghosly Kisses et The Steady Swaggers. En plus d’une bonne sélection de suggestions d’événements qui ne se déroulent non seulement en ville, mais un peu partout à travers la province. Un véritable témoignage de talents locaux et de la richesse de la diversité culturelle offerte ! Appuyez sur les noms de groupes et artistes pour réserver vos places ou simplement avoir plus de renseignement et bons spectacles !

Lancement | Charles-Antoine Gosselin

Mercredi 12 avril 2017 @ Verre Bouteille, Montréal – 17h

 

Charles-Antoine Gosselin présente Bleu soleil

Marie-Josée Boucher, Info-Culture, 12 avril 2017

Lancement ce soir au Verre Bouteille à Montréal (12 avril 2017)

Charles-Antoine Gosselin présente Bleu soleil, un premier album solo disponible le 14 avril 2017.

L’auteur-compositeur-interprète propose un folk contemplatif; un album de transitions, de contrastes, de prises de conscience, à l’image des changements de saisons, du passage de la nuit à la lumière… où tout devient Bleu soleil.

Chanteur et compositeur au sein de la formation anglophone Harvest Breed, le Sherbrookois fait maintenant cavalier seul et offre un premier effort rafraîchissant, comme une éclaircie lors les jours pluvieux.

Accompagné d’Andre Papanicolaou à la coréalisation, Charles-Antoine Gosselin avait envie d’un album plus spontané :

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« Andre croit en la magie de la première prise et, bien que ça m’ait déstabilisé au début, je me suis prêté au jeu et je suis très content du résultat. J’ai fait la rencontre de José Major (batterie) et de Philippe Brault (basse) au Festival international de la chanson de Granby. J’ai beaucoup aimé leur sensibilité et leur sens de la musique. J’étais très heureux et même honoré qu’ils acceptent de jouer sur mon album. Philippe et José n’avaient pas entendu les chansons au préalable et c’est seulement au bout de deux ou trois prises que les chansons ont pris forme. C’est très souvent la deuxième ou la troisième prise que l’on entend sur l’album. »

Se sont ensuite joints au projet Jérôme Dupuis-Cloutier (trompette) et Renaud Gratton (trombone), deux collaborateurs de longue date. Afin d’ajouter aux harmonies vocales, Charles-Antoine a fait appel à son frère, Marco Gosselin, avec qui il collabore depuis le début de sa carrière.

Influencé par ses émotions, l’artiste à la plume raffinée et introspective aborde plusieurs thématiques. Il a bien voulu se prêter au jeu et nous emmener dans l’univers de chacune des chansons.

Récompensé à deux occasions par la SOCAN pour la qualité de ses textes, Charles-Antoine a vu primées ses pistes L’hiver arriverait en retard (festival en chanson de Petite-Vallée 2016) et Il m’en aura fallu du temps (Francouvertes 2015).

Bleu soleil sera lancé ce soir, 12 avril, au Verre Bouteille à Montréal. Charles-Antoine présentera quelques pièces de ce nouvel album en compagnie de ses musiciens pour ensuite emporter ses nouvelles compositions sur la route à l’occasion d’une tournée de spectacles qui se tiendra au cours des mois à venir.

 

Bleu soleil : Le folk réinventé de Charles-Antoine Gosselin

François Marchesseault, ICI Musique, 11 avril 2017

Avec sa poésie et son folk, Charles-Antoine Gosselin envoûte les mélomanes partout où il passe. Finaliste aux Francouvertes en 2015, il a aussi reçu trois prix lors du dernier Festival en chanson de Petite-Vallée. Fort de toutes ces reconnaissances, l’auteur-compositeur-interprète arrive avec Bleu soleil, son premier album.

Charles-Antoine est également chanteur au sein de la formation anglophone Harvest Breed. Pour ce premier disque en français à titre solo, il a su s’entourer d’une solide équipe : Andre Papanicolaou à la coréalisation, José Major à la batterie, Philippe Brault à la basse, Marco Gosselin aux harmonies vocales, ainsi que Jérôme Dupuis-Cloutier et Renaud Gratton aux cuivres.

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Les bons mots

La magnifique poésie de Charles-Antoine Gosselin marque l’auditeur dès la première écoute de Bleu soleil. Le Sherbrookois écrit des textes contemporains, intimes et bien ficelés. On le sent amoureux de sa langue, et jamais une rime facile ne se glisse dans ses paroles. De toute évidence, il choisit avec soin les mots qu’il utilise pour imager ses chansons.

« L’automne s’endort sur une page blanche / Les arbres nus me rendent la vue / J’observe la tempête / À travers les branches / Les journées raccourcissent, mais les heures s’allongent / La maison résiste, mon coeur est une éponge / Ne suffirait que quelques mots de ta part / Et l’hiver arriverait en retard » - Charles-Antoine Gosselin, L’hiver arriverait en retard

Réinventer le genre

Cette poésie est savamment enveloppée de textures musicales trop peu utilisées dans le folk. Les cuivres apportent une dimension unique aux chansons de Charles-Antoine et ajoutent une couche d’émotion et de tendresse à ses mots. Sur le plan instrumental, chacune des pièces contient sa part de trouvailles et d’ingéniosités.

Il n’y a pas de doute, Bleu soleil est l’une des très belles surprises de ce début d’année.

 

MENTION

Michel Plourde, Boréale 138, ICI Radio-Canada Première Côte-Nord, 11 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Anne-Marie Kirouac, Le retour, CIBL 101,5 FM, 11 avril 2017

http://cibl1015.com/

 

MENTION

Marie-Claude Veilleux, C'est pas trop tôt en Estrie, ICI Radio-Canada Première, 15 mars 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

MENTION

Réjean Blais, Écoutez l'Estrie, ICI Radio-Canada Première, 14 mars 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Bleu soleil, un premier album pour Charles-Antoine Gosselin

Marie-Josée Boucher, Info-culture, 14 mars 2017

Chanteur et compositeur au sein de la formation anglophone Harvest Breed, le Sherbrookois fait maintenant cavalier seul et présentera son tout premier album solo en français, l’opus poétique, intime et intense Bleu soleil, le 14 avril prochain.

À quelques semaines de la sortie du disque, il en propose le premier extrait L’espoir est un lit froid, une pièce dont le texte mélancolique se glisse sous des airs cuivrés au rythme entraînant.

Bien qu’il s’inspire de la tradition folk anglophone des années 70, Charles-Antoine Gosselin ancre ce nouvel opus dans son époque en collaborant étroitement avec quelques-uns des musiciens les plus en demande au Québec. Coréalisé avec André Papanicolaou, Bleu soleil compte parmi ses rangs Philippe Brault à la basse, José Major à la batterie, Jérôme Dupuis-Cloutier et Renaud Gratton aux cuivres, ainsi que Marco Gosselin aux harmonies vocales.

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La voix souple et agile de Charles-Antoine Gosselin enveloppe l’auditeur, le faisant voyager de l’intime à l’immense dans un monde de contrastes, à l’image des changements de saisons, du passage de la nuit à la lumière… où tout devient Bleu soleil.

Inclassable et envoûtant, Bleu soleil est l’aboutissement d’un début de carrière solo qui démarre sur les chapeaux de roues. Participant à l’édition 2016 du Festival en chanson de Petite-Vallée, Charles-Antoine Gosselin est récipiendaire du Prix UDA pour le charisme et la présence sur scène, du Prix de la chanson primée SOCAN, du Prix de l’enregistrement studio Sirius XM ainsi que du Prix pistage radio Nat Corbeil. Il a également obtenu la deuxième place aux Francouvertes en 2015 en plus d’effectuer un passage remarqué la même année au Festival international de la chanson de Granby.

 L’’album sera lancé à Montréal, le 12 avril prochain au Verre Bouteille.

SPECTACLES:

19 mars 2017

Valence, FR • Festival Aah! les Déferlantes!

08 avril 2017

Montréal • Maison Antoine-Beaudry

12 avril 2017

Montréal • Verre Bouteille

21 avril 2017

Québec • Théâtre Petit Champlain *

En première partie de Chloé Sainte-Marie

18 mai 2017

Montréal • Centre communautaire d’Anjou

19 mai 2017

Terrebonne • Le Moulinet

06 juillet 2017

Lac-Mégantic • Parc des Vétérans

09 septembre 2017

Montréal • Parc LaFontaine

 

Dans la bulle de Charles-Antoine Gosselin

Marie-Ève Lambert, Journal La Voix de L'Est, 27 janvier 2017

(Waterloo) Charles-Antoine Gosselin sortira de la « retraite fermée » que lui impose la création de son premier album solo le temps d'un spectacle à la Maison de la culture de Waterloo ce samedi 28 janvier. Il proposera un show en toute intimité, en formule solo, dépouillé de tout artifice, à l'image des chansons qu'il nous offrira sur l'opus à paraître au mois de mars.

« C'est la formule que j'affectionne le plus, avoue l'auteur-compositeur-interprète au bout du fil. Je crée ma bulle, et j'invite le public à y entrer. »

Pendant une dizaine d'années, le Sherbrookois d'origine a préparé le terrain pour sa carrière solo au sein du groupe Harvest Breed (anciennement Jake and the Leprechauns). Il précise d'ailleurs que les fans de la formation « vont trouver leur compte » dans ce qu'il propose en solo puisque ce qu'il crée aujourd'hui « est dans la continuité » de ce qu'il proposait avec son groupe. « Comme c'est moi qui composais la musique, on peut faire des rapprochements », reconnaît celui qui donne aujourd'hui dans la tradition du folk anglophone « teintée d'un petit côté pop ». 

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Son grand saut en solo, Charles-Antoine Gosselin l'a fait lorsque sa formation a décidé de prendre une pause. « Ça faisait longtemps que je voulais me lancer, ça date même d'avant la création de Jake and the Leprechauns. Mais le band me tenait tellement occupé que j'avais mis l'idée de côté », raconte-t-il.

Le musicien ne cache cependant pas être passé « à travers une crise existentielle » lors de la transition. « Je me suis questionné pour savoir ce que j'aimais de ce métier-là et ce qui me donnerait envie de continuer. »

Sur un coup de tête, il s'est inscrit aux Francouvertes. « C'est un défi que je me suis lancé. En étant accepté, je n'ai pas eu d'autres choix que de composer des chansons et de les enregistrer », dit-il.

Non seulement a-t-il terminé deuxième au concours en plus de remporter le prix de la chanson SOCAN pour Il en aura fallu du temps, mais il a trouvé la réponse à ses doutes et interrogations. « Quand j'ai vu la réaction des gens lorsque je leur ai présenté mes chansons, j'ai compris que j'étais à ma place. »

Cette même année, il a été des demi-finalistes au FICG, puis a remporté le festival de Petite-Vallée l'année suivante, en plus du prix de la chanson SOCAN pour L'hiver arriverait en retard.

Les deux titres primés, ainsi que les autres qu'il nous a présentés sur YouTube depuis deux ans, figureront d'ailleurs sur son album, laisse-t-il savoir.

Bleu soleil

Intitulé Bleu soleil, ce premier disque se voudra « à l'image de ce qui se passe dans ma vie depuis quelque temps », indique Charles-Antoine Gosselin. « Chaque chanson est un peu comme un court-métrage, mais le thème général qui ressort est la transition entre deux contrastes. Je suis passé d'un groupe à solo, je suis déménagé de la métropole à la campagne, dans les Laurentides... », cite-t-il en exemples.

Le titre évoque d'ailleurs la transition entre la nuit et le lever du jour. « Quand le soleil commence à peine à se lever, il teinte tout d'une couleur bleue », explique l'auteur-compositeur-interprète.

La création de cet album, co-réalisé avec Andre Papanicolaou, n'a pas été un long fleuve tranquille. « J'ai dû adapter ma façon de travailler, reconnaît le principal intéressé. Mais en même temps, je retire tellement de satisfaction à m'impliquer dans chaque étape du processus, j'en retire tellement de fierté que je ne trouve pas ça si dur que ça. »

Son principal défi, admet-il toutefois, s'est trouvé dans l'écriture des textes. « Je n'avais jamais vraiment fait ça avant, c'est Philippe (Custeau) qui s'en chargeait pour Harvest Breed. »

C'est ce qui explique l'adoption du français dans la transition. « Lui, il était plus à l'aise en anglais, pour moi, c'est plus naturel en français. »

Le passage de la langue de Shakespeare à celle de Molière implique toutefois un autre petit défi au niveau vocal. « C'est vraiment différent quand vient le temps de chanter, j'ai dû travailler pour trouver ma nouvelle voix », dit le chanteur et guitariste.

De ce qu'on a entendu jusqu'à présent, Charles-Antoine Gosselin n'a pas à rougir du résultat qu'il nous proposera sur disque en mars. Et à la Maison de la culture de Waterloo samedi.

Envie d'y aller ?

Quand : ce samedi 28 janvier 2017

Où : à la Maison de la culture de Waterloo

Billetterie : www.mcwaterloo.com

 

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