Dossier de presse de Daran

Un monde perdu... et retrouvé

Steve Bergeron, La Tribune, 27 novembre 2015

(COATICOOK) CRITIQUE / Autant l'album Le monde perdu de Daran est un disque difficile à digérer, à cause de son dépouillement, de son « monolithisme » sonore et des paysages très sombres qui y sont tapis, autant la mise en scène que l'artiste en a faite permet un fameux voyage dans un autre univers, la plupart du temps gris, mais réchauffé par la présence sur scène du musicien... et de sa dessinatrice.

Daran a en effet eu l'idée, à l'image d'un de ses précédents spectacles (présenté à Magog en 2010), d'accompagner sa musique de dessins projetés sur grand écran. Il pousse cette fois l'aventure plus loin, ayant développé une application permettant de dessiner directement sur des vidéos déjà filmées. Et c'est une Estrienne, Geneviève Gendron de Saint-Malo, qui est derrière le crayon numérique.

Le résultat est salvateur. Le monde perdu est en effet un album où perce très peu de lumière, inspiré de destins bloqués, de la saleté des villes, d'espoirs déçus. Si Daran avait simplement promené un spectacle seul avec sa guitare et son harmonica, il aurait fait augmenter les ordonnances d'antidépresseurs.

Mais grâce à ces projections, qui cultivent une certaine forme de suspense et permettent une distance par rapport aux malheurs chantés, le répertoire daranien passe drôlement mieux, même si 90 pour cent des images sont en noir et blanc.

Vraie femme allumant dessin

Il y a d'ailleurs de nombreux moments où le dessin qui vient à peine d'être créé par Geneviève Gendron prend littéralement vie dans la vidéo, créant un effet de surprise. Par exemple, une lampe faite de quelques coups de crayon, et qui est soudainement allumée par une femme en chair et en os qui vient d'entrer dans la pièce. Même stratagème pour des rochers sur lesquels la vraie mer vient soudainement s'écraser.

Bien sûr, cette astuce, à l'image du clip, oriente la pensée du spectateur, ce à quoi d'autres artistes se refuseraient. Mais la plupart des images demeurent poétiques et laissent assez de flou pour faire place à de multiples interprétations. Le plus bel exemple est Le bal des poulets, moment fort du spectacle placé en plein centre, avec des engrenages dessinés dans l'espace. Ce n'est qu'à la fin que l'auditoire comprendra le lien.

En dehors de cette mise en scène, qui a d'ailleurs remporté un Félix au dernier ADISQ, Daran s'avère ici être un véritable homme-orchestre, passant d'une guitare à l'autre, assumant un peu de percussions, s'aidant tout de même de quelques boucles et de bandes préenregistrées (il n'est pas le premier, et il faudra s'y faire, si la tendance se maintient quant aux moyens donnés aux artistes).

Geneviève Gendron est quant à elle une artiste habile, usant d'un style un peu brut convenant parfaitement à l'atmosphère. On aurait souhaité un peu plus de couleur, mais celle-ci viendra enfin à la toute dernière chanson, telle une bouffée d'air enfin accordée à l'auditoire après cette plongée dans le monde perdu.

 

Vous voulez y aller?

Le monde perdu

Daran

Samedi 5 décembre, 20 h

Salle Dussault de Thetford Mines

Entrée: 25 $

Vendredi 22 avril, 20 h 30

Carré 150, Victoriaville

Entrée: 30 $

 

Daran fera son cinéma au Pavillon

Vincent Cliche, Journal Le Progrès de Coaticook, 24 novembre 2015

CHANSON. Le chanteur Daran proposera une expérience sensorielle hors de l'ordinaire lors de son passage au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook, ce vendredi (27 novembre).

Musique et voix se transformeront en une bande sonore qui accompagnera un film projeté sur un écran.

Au fil des chansons, la dessinatrice Geneviève Gendron imagera le film pour y ajouter une touche d'émerveillement et de magie. Pour en arriver à un résultat si léché et fini, intitulé «Le monde perdu», Daran et son équipe ont dû effectuer un travail colossal.

Ce spectacle a d'ailleur remporté un prix Félix. En première partie, les spectateurs découvriront la chanteuse Kensico.

 

Daran : étonnant, innovateur, bluffant!

Séverine Baron, Rreverb, 15 novembre 2015

Avec un concert étonnant, DARAN nous a gâté hier soir pendant le festival Coup de Coeur Francophone.

Gaël Faure a ouvert le show, touché de la réponse du public Québécois, dans une atmosphère intime, des lumières jaunes et oranges, sa voix et sa guitare, et une touche d’humour complice avec le public receptif.

C’est lui qui introduit Daran avec une belle phrase: “Je vais laisser la place à un artiste de chez nous qui habite chez vous. Et maintenant je comprends pourquoi.”

Daran commence avec du Daran typique, guitare et sifflement, belle projection noir et blanc derrière. Beaucoup d’émotions, de ressenti, de mélancolie. La vidéo est très percutante, et la VJ est d’ailleurs sur scène avec lui, chacun d’un côté de la scène, laissant la place à la projection qui se marie parfaitement à la musique. Pendant tout le show, elle dessine live par dessus des illustrations ou photos. La première chanson est une caravane perdue qui devient un dessin d’une ville, suivi d’images de métaphores imagées très réussites.

Il continue avec harmonica, guitare et voix, sans se laisser faire par les problèmes techniques momentanés, tournant vers l’humour subtile tout en continuant de chanter. Des fonds sonores s’ajoutent de temps en temps, sans que cela ne prenne trop de place. Le tout toujours dans une certaine émotion plutôt élevée faisant mention d’amours nostalgiques.

La projection transmet beaucoup d’images de Montréal, on voit que le musicien s’identifie beaucoup à son pays d’adoption. Daran fait bel et bien parti de la scène montréalaise francophone maintenant!

La chanson gentil suscite des acclamations intenses, après qu’il ait vraiment mis l’accent dessus. L’expérience parle, le chanteur sait vraiment comment organiser son spectacle.

Catherine Durand monte sur scène pour chanter une vieille chanson, Quelque Chose en Moi, adaptée au goût du jour et pour une voix de femme, le tout allant du coup très bien avec l’atmosphère du nouvel album. Une version très touchante qui suscite à nouveau de bons applaudissements et beaucoup d’enthousiasme.

Il joue finalement la chanson que tout le monde attendait: Dormir Dehors. Les gens la reconnaissent dès les deux premières notes. Il parle d’immigration et du fait qu’il soit attendu pour porter allégeance à la reine.. Tout le monde rit.

Pendant ce temps la technique de mélange live de dessin et d’image est vraiment bluffante, ce n’est pas que de la simple superposition. Les dessins bougent avec l’image et l’un s’entremêle dans l’autre.

Malgré un public plutôt timide, il réussit à faire participer tout le monde, et le tout est un franc succès. Un show vraiment bien travaillé, des techniques innovatrices avec même un logiciel spécialement crée pour ce spectacle par Serge Maheu pour les visuels. Vraiment impressionant!

 

Je sors ou je reste

Anne-Lovely Etienne, Journal 24h, 12 novembre 2015

L’artiste-compositeur Daran, présentement en tournée à travers le Québec, s’arrête ce soir à Montréal dans le cadre de Coup de coeur francophone. Lauréat du Félix du Metteur en scène de l’année pour son spectacle Le monde perdu, il donne une prestation qui réunit musique et arts visuels. On pourra entendre les pièces de son huitième album et voir une projection d’oeuvres de la dessinatrice Geneviève Gendron, inspirée par ses chansons. 

 

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