Dossier de presse de Kevin Parent - Juin - Décembre 2014

Kevin Parent sera l'artiste passeur de la 33e édition du Festival en chanson de Petite-Vallée

L'équipe Web du Voir, Voir, 10 décembre 2014

Pour sa 33e édition, le Festival en chanson de Petite-Vallée célébrera la chanson en compagnie de l’auteur-compositeur-interprète gaspésien Kevin Parent, qui agira à titre d’artiste passeur. Le festival aura lieu, l’an prochain, du 26 juin au 4 juillet 2015 et c’est sous le thème Face à l’ouest qu’il se déroulera, s’inspirant du titre du dernier opus de l’artiste passeur.

Selon le directeur général et artistique du festival, Alan Côté, cette thématique évoque «les vents dominants, qui à Petite-Vallée, soufflent de l’ouest… de la même façon que les courants arrivent de la grande ville. Les tempêtes, elles, viennent de l’est».

Les artistes de la relève, qu’ils soient chansonneurs, paroliers ou compositeurs, sont appelés à s’inscrire en vue d’être sélectionnés et ainsi de pouvoir participer aux ateliers du festival, en plus de faire les premières parties d’artistes établis. Pour se faire, ils doivent soumettre leur dossier de candidature d’ici le 13 mars, en visitant le www.festivalenchanson.com.

 

  

Kevin Parent, artiste passeur de Petite-Vallée

Agence QMI, Journal de Montréal - TVA Nouvelles, 9 décembre 2014

PETITE-VALLÉE – Le Festival en chanson de Petite-Vallée déroulera le tapis rouge à un fils de la Gaspésie, Kevin Parent, à l’occasion de sa 33e édition, qui se tiendra du 26 juin au 4 juillet 2015.

Aujourd'hui, le nouveau porte-parole a invité les autres créateurs de chansons – chansonneurs, paroliers ou compositeurs – à se manifester en vue de la tenue de l’événement, dont le thème est «Face à l’ouest», titre de son plus récent album.

Selon Alain Côté, le directeur général et artistique du festival gaspésien, ce thème évoque «les vents dominants qui, à Petite-Vallée, soufflent de l'ouest... de la même façon que les courants arrivent de la grande ville». Il a ajouté que «les tempêtes, elles, viennent de l'est».

Les artistes émergents qui feront partie de la sélection officielle – ils seront environ une cinquantaine – prendront part à différents ateliers et classes de maître, en plus de monter sur scène en première partie de noms connus. Des bourses seront attribuées au terme du rendez-vous musical. Ils peuvent s’inscrire en ligne avant le 13 mars 2015 (festivalenchanson.com).

 

Nouveautés musicales: Kevin Parent: Face à au vent

Rouge FM 94,7, 16 juillet 2014

L'album "Face à l’ouest", disponible depuis le 10 juin, est le fruit d’une gang de chums qui se retrouvent en studio, et sur lequel Kevin Parent valse avec le folk et le country.

Un album désarmant de simplicité, dont la majorité des chansons ont été enregistrées en une seule prise, sans artifices.

La pièce "Face au vent" raconte la vie de son grand-père, tout en parlant de ses souvenirs de sa Gaspésie natale et de la beauté des diamants sur la Baie.

 

 
   

Kevin Parent: «Je suis plus dans l'étape du lâcher-prise»

Danielle Ouimet, Le Lundi, 11 juillet 2014

Ça y est je suis totalement amoureuse! Coup de foudre instantané! Et curieusement, tout s’est fait à l’envers. Car si l’homme est merveilleux, tant du dehors que du dedans, c’est d’abord les chansons de son nouvel album que son attachée de presse m’a fait parvenir par ordinateur, qui m’ont totalement renversée et conquise avant même de le rencontrer.  

Pour préparer l’interview que je dois faire quelques heures plus tard, je les ai écoutés à 6h le matin, sans déjeuner, captive et totalement subjuguée par le langage et les images utilisées. Kevin a atteint une telle maturité de musicalité et d’écriture qu’il entre, j’en suis certaine, dans la plus belle phase de son art, pour ne pas dire de son existence. 

Kevin, il me semble que tu n’aurais pas pu faire ce disque- là avant... (Surpris d’entendre cela, il me répond dans un demi-sourire, semblant réaliser que c’est peut-être vrai.) 

-Ça se peut.

J’ai eu l’impression que tu avais fait ce disque en utilisant ton plaisir comme seule base, sans pour autant négliger l’auditeur. Et même si les chansons ne sont pas toutes écrites au «je», on te sent présent dans chacune d’elles.

-C’est drôle  parce qu’il y a des chansons qui sont sur ce disque que j’avais écrites par bribes et que j’avais présentées à Éloi Painchaud (réalisateur et membre du groupe Okoumé) en 2007, mais ça adonnait pas au point de vue du timing et des disponibilités pour faire au complet, et on ne les a pas faites. Donc, il faut croire que ça ne devrait arriver à ce moment-là! Aujourd’hui, elles ont pris une autre forme.

Toute la publicité préparée pour la sortie de ton album fait mention de ton coin de pays, la Gaspésie. Pourtant, à part de Face à l’ouest, où il est question des diamants qui dansent sur la baie gaspésienne, tu n’en parles presque pas. C’est plutôt comme une empreinte génétique de la région sur ta vie qu’on retrouve dans les paroles. 

-C’est en effet présent autrement. Je suis allé rencontrer Nelson Mainville pour qu’il m’épaule dans mes textes. Il m’a aidé à faire objectivement le ménage dans ce qui était superflu dans mon écriture. La simplification a donné un esprit gaspésien sur l’intention générale, j’imagine.  On le voit dans cette chanson que j’ai écrite pour mon chum  Michel Roy, (Chanson pour Michel) qui est aussi mon batteur et qui vient de Pointe-à-la-Croix. Ça fait 20 ans que je joue avec lui. Et il y a aussi Manuel Gasse le bassiste qui est d’Havre-St-Pierre. Donc, il y avait quelque chose de régional là-dedans.

Autre grande surprise aussi, tu es très drôle dans tes chansons. Un brin sarcastique même. Tu utilises la dérision, mais toujours avec une poésie évidente.  Je pense particulièrement à la chanson ADN, où tu parles à une amie à qui tu ne veux surtout pas laisser le contrôle et les clefs de ta Trans Am!

-Pourtant l’humour a toujours été présent chez moi et en spectacle ça a toujours été important d’en faire usage. Je fais beaucoup de spectacles dans des petites salles intimes, avec pas beaucoup de monde, et ceux qui viennent me voir savent que ça fait partie de ma présentation. Il y a aussi à mon répertoire des chansons qui ne sont pas très standards ni très romantique.

Voyons, Kevin, Baby Blue,  Quitte moi pas à soir ( une de ses plus belles à mon avis), ou Ton special one sont des chansons d’un romantisme fini! (Il me regarde en souriant et peut-être gêné, un peu rougissant...)

- C’est un ami à moi, Pierre Geoffrion, qui a écrit les textes de Mario et de Je me rêve. Il les a écrits dans l’esprit avec lequel il a pensé que je pouvais les interpréter. Je veux lui en donner le crédit.

Kevin, tu es aussi comédien. À un comédien, on donne des lignes, et ce qu’il en fait après lui appartient complètement! On sent que toutes les chansons que tu as faites sur cet album collent totalement à ton quotidien. Comme s’il n’y avait pas eu de compromis. Dans le choix des chansons à retenir, as-tu eu ton mot à dire? 

-La beauté de ça c’est que c’est un album qui n’a pas été créé pour la radio ou le  marketing. C’est un album qui a été fait spontanément. On a eu du fun à le faire, et c’était l’intention première. Si je pense à Baby Blue, je sais que c’est plus près de ce que le marketing exige, c’est-à-dire une chanson d’été, plus rythmée, mais elle ne représente pas l’essence de l’album. Par contre, je préfère une chanson comme  Face au vent, même si je sais que cette chanson ne passera pas à la radio. Mais je la voulais quand même parce que c’est celle qui donne le ton à tout le reste.

Depuis que tu chantes, tu as gardé, avec raison, ta vie privée secrète. Pourtant en t’écoutant, et spécialement sur ce disque, c’est presque impudique, j’ai l’impression que j’ai pu entrer dans ton intimité profonde.

-Ç’a toujours été ça, pour moi, la musique. Les gens disent : «On dirait que t’es gêné». Pourtant, je me donne, me dévoile, m’ouvre tout le temps, mais ce n’est peut-être pas comme on le voudrait, sur commande, ou quand on me l’impose. La vie me donne tellement... Donc, il faut redonner à la vie, mais pas forcément dans tout ce que j’ai de plus privé ou par obligation.  Si on sait m’écouter, on verra que je me mets à nu à travers chaque composition, et ce sont des leçons d’humilité que je fais à travers mes chansons.

Laquelle des chansons te ressemble le plus?

-Ah, je ne sais pas quoi répondre à ça! 

Je pense à ADN, qui peut sembler terriblement macho, mais qui, au contraire, montre une belle complicité avec “une amie de fille”. C’est un rapport très contemporain, en plus. 

-C’est une chanson le fun, où il y a beaucoup de vrai, mais c’est surtout un jeu. Des fois, on écrit sur l’émotion présente.   Si je pense à des chansons comme Here Comes the Sun, ça décrit bien un temps particulier dans une émotion particulière, mais ça ne veut pas dire qu’on est tout le temps dans cette émotion-là. Si j’ai choisi des paroles comme «T’es mon ami au lit, une cochonne tendre et gentille, ma chum de brosse…», ça souligne surtout une belle et franche complicité.

Même si tu ajoutes : «J’veux pas que t’aies le contrôle, ni les clefs de ma Trans-Am…tu pourras pas changer mon ADN!»

- J’ai jamais eu de Trans-Am! (rires) Au départ, je ne l’avais pas écrite totalement comme elle est aujourd’hui. En correction, ç’a changé, et même si ça fait plus macho que prévu, ça ne l’est pas! Et je parle d’une bonne chum qui est encore une bonne chum. 

Avant, tu n’aurais pas pu écrire comme ça. Qu’est-ce qui a changé en toi? 

-Je te dirais que c’est devenu un album un peu plus inclusif, un peu plus ouvert à collaborer. Quand on est jeune, on a des blessures, on a des «corps de souffrance», on est beaucoup dans l’égo et on cherche des réponses. Avant, j’étais plus là-dedans. Vient un temps où tu vois que la souffrance finalement, c’est partout, et maintenant, je me suis ouvert à une collaboration émotionnelle de tout mon entourage. Mon disque reflète l’émotion tant du technicien que des musiciens. Il y a un peu de tout là dedans, mais surtout une ouverture, une sorte de polaroïd de la vie. 

Ferais-tu cette profession si on te l’imposait différemment?

-Quand tu fais ce métier, il y a des phases où tu ne rentres pas dans le système. Tu fais des choses spontanées, ou tu passes à travers des moments ou tu te «crisses» de tout… et ça marche. Et il y a d’autres moments où ça marche moins et où tu n’as alors pas le choix, tu dois faire des compromis si tu veux rester dans le domaine, parce que ton ego veut survivre, là-dedans. Je suis plus dans l’étape du lâcher-prise. Je prends réellement plaisir à faire des shows, et pas pour le résultat ou l’impact que ça génère. C’est tellement plaisant de faire ce qu’on aime, et tout autant de changer... 

Quelle est la deuxième plus belle chose que tu aimerais faire?

-Je le fais déjà,  et c’est d’être derrière la caméra et travailler sur des scénarios. La thérapie, l’écoute me tentent énormément. J’aime être à l’écoute de gens qui créent des scénarios, et d’essayer de comprendre comment une histoire peut être montée. C’est, en fait, une façon de sortir de soi, de son “me myself and I »  qui importe, et ça, j’aime ça.  

Et être comédien ? On dirait que tout ce que tu touches, ça marche! 

- Peut-être, mais  j’étais surtout bien encadré avec Jean-Marc ( Vallée, réalisateur-scénariste du film Café de Flore). Il y avait d’abord pour moi de la curiosité à faire ça, et celle de vouloir retourner en quelque sorte m’asseoir sur les bancs d’école. Il y avait la passion d’apprendre. Et comme je suis autodidacte, je ne pouvais pas tenir pour acquis qu’il était facile d’entrer dans un nouveau domaine sans être bien secondé.

Comment tu t’es senti, le premier jour, sur le plateau?

-La première journée, ça s’est bien passé. Mais la deuxième, j’avais de plus grosses scènes à faire. Mon personnage était chez un thérapeute, dans une petite salle. Il faisait chaud, c’était plein de monde autour de moi... J’étais coincé là-dedans, mal assis. C’était mécanique et ça n’avait rien à voir avec l’espace que j’avais eu lors de mon audition.  Ce n’était tellement pas vrai que j’ai bien haï ça! Finalement, on a refait ces scènes. Bon, je n’avais pas d’expérience non plus, mais j’ai appris. L’égo en prend un coup!

Est-ce facile pour toi de te mettre dans des situations émotives?

-Ce sont des eaux que je connais. Des lacs où j’ai déjà nagé. S’il faut aller la dedans, je n’ai pas de problème à y aller. La souffrance (il y a un court silence)... je connais. Mais je ne vais plus dans cette émotivité-là pour le fun. Je ne me laisse plus envahir par les sentiments. (Puis, comme s’il fallait faire l’analyse de ce que je viens de lui demander et faire le parallèle sur ce qu’il nous présente sur disque maintenant, il ajoute:) Mais même si l’album en est parfois le reflet, je ne suis pas dans ce ressentiment-là. Et je ne l’ai surtout pas fait pour le marketing en cherchant absolument les sujets qui pourraient faire pleurer. Ça s’est fait comme s’est venu. 

Et comment vois-tu la suite ? (Il m’a répondu d’une façon tellement sincère:)

-Danielle, je n’en ai aucune idée !

Mais l’angoisse de ce qu’il reste à venir?

Je vais peut-être angoisser à un moment donné, mais j’ai tellement «fucking» angoissé par le passé, je suis rendu à un passage de ma vie où hier et demain…qu’est-ce que tu veux que j’y fasse?

En effet on ne peut rien y changer.

J’aurais pu lui parler de ses amours, mais je n’en avais pas envie. Et je n’en ai pas eu envie parce qu’en écoutant le disque - comme pour toutes ses chansons- en plongeant surtout dans Je me rêve et Quitte-moi pas à soir, tout a été dit. Probablement les deux plus belles chansons d’amour…et de peine d’amour - d’une telle musicalité et d’une douceur - que j’ai entendues depuis très longtemps. Essayer d’aller plus loin aurait tellement été impudique, et je m’en serais voulu profondément de le placer dans une situation qui aurait tué la magie de cette rencontre.

Assis presque dans la vitrine d’un petit café sur Sainte-Catherine en cette matinée frisquette, les yeux de Kevin, zébrés de vert, de bleu gris et d’acier clair, affrontent la pleine lumière d’un soleil radieux, mais moi, j’y vois flotter les étoiles d’un moment tranquille. Et ça me suffit. 

Face à l’ouest est le plus récent album de Kevin Parent. Pour plus d’info: kevinparent.com

 

Kevin Parent: Face à l'ouest (critique)

Claude Rajotte, Rajotte, MusiquePlus, 3 juillet 2014

http://www.musiqueplus.com/videos/kevin-parent-face-a-l-ouest-critique-1.1267870

 

Réalisme sentimental

Jean Beauchesne, Journal de Montréal, 21 juin 2014

Bientôt le 24 juin, la Saint-Jean, la fin des classes, la sortie du rang et, pour beaucoup au Québec, l'appel de la nature et des guitares autour des feux de camp.

Les débuts professionnels  de Kevin Parent remontent à 21 ans, à une époque où certains, dont lui et surtout lui, ont fracassé des records de vente, au-delà de 200 000 CD vendus, réservés précédemment aux icônes des années 60 et 70. Peu carriériste et dédié quant à ses orientations musicales, Kevin Parent n'a pas dévié de la voie qu'il s'est tracée et des influences qui ont façonné son style.

Face à l'ouest ne fera pas différemment. Une sortie à l'improviste, des séances récentes , enregistrées depuis quelques semaines seulement, le tout sous le signe de l'amitié, de la spontanéité et de la nostalgie. Il a demandé à Éloi Painchaud d'agir comme réalisateur et il signe une postface qui résume le tout fort bien: "un album surprise cuisiné à l'huile de coude et d'instinct".

On dit parfois que Cat Stevens ou Neil Young furent parmi ses influences marquantes; Face au vent est on ne peut plus cela: un son velouté, chaleureux, à la guitare dans la plus belle tradition du rock de cuisine, une progression classique d'accords, juste et efficace, et un phrasé d'harmonica entre Neil Young et Jim Zeller. De toute beauté. C'est folk-rock tout au long, mais avec des harmonies et des mélodies variées où on reconnaît des clins d'oeil aux Stones (ADN), un Bo Diddley infernal (Faut que'j'sorte dehors), du Willie Nelson doublé d'un choeur à la Queen (Mario). Les ballades touchent là où il faut. Les chansons nous interpellent et portent sur l'amitié, la vieillesse, la dépendance et sur une tout autre mélodie, quand on a eu 31 ans à Québec, rue D'Auteuil. La langue est simple, sonnant bien de chez nous. Pas de flou pseudo-poétique, que du réalisme sentimental, avec une bonne dose d'autodérision (Poppers).

 

Kevin Parent Face à l'ouest

M-C Doyle, Échos Vedettes, 20 juin 2014

Après deux rôles au cinéma et un à la télé, Kevin Parent remet son chapeau de chanteur avec Face à l'ouest, qui succède à son disque éponyme, sorti en 2009. Éloi Painchaud a réalisé le tout. C'est folk, avec des airs country, et l'harmonica est présent. L'auteur-compositeur-interprète se livre d'une façon intimiste et sans artifice sur sa Gaspésie, ses souvenirs avec ses vieux chums et l'amour. L'album a été produit et réalisé en quelques jours seulement, et ça se sent. Même après plus d'une écoute, les chansons ne sont pas des vers d'oreille, comme Pigeon d'argile et Grand parleur, petit faiseur, bien que les musiques soient bonnes.

 

Un retour musical en force pour Kevin Parent

Cynthia Dubé, Journal de Sherbrooke, 18 juin 2014

SHERBROOKE - L’auteur-compositeur-interprète lançait il y a quelques jours Face à l’ouest, un nouvel album fait en toute simplicité, loin de la pression, des contraintes et du flafla inutile. Entrevue avec Kevin Parent…

Première constatation à l’écoute des onze titres de Face à l’ouest; le beau Gaspésien fait un retour en force, avec des refrains accrocheurs, des textes tantôt drôles et tantôt plus nostalgiques, bref, des chansons folk qui rappellent Pigeon d’argile. Est-ce que Kevin a choisi de revenir aux sources, 20 ans après la sortie de cet album qui a fait de lui une véritable révélation au Québec? Ce qui est certain, c’est que rien n’était planifié. L’auteur-compositeur-interprète n’a fait que suivre son instinct et s’est laissé aller à l’inspiration.

« La liberté de créer est importante dans un processus musical. Pour moi, le but n’est pas de faire plaisir aux autres, mais plutôt d’explorer des avenues musicales et d’être à l’écoute des tendances. Par exemple, si je pense à Neil Young, qui est un artiste que j’aime beaucoup, il est capable de faire des chansons très country et il revient plus tard avec de la grosse guitare électrique! Pour cet album, je tenais à ce que la musique prenne le dessus sur la business », explique Kevin, qui a choisi de s’entourer d’une petite équipe pour ce projet.

Un été loin de la scène

Prévu pour l’automne, l’album a finalement été fait à la vitesse de l’éclair et certaines chansons ont été enregistrées en une seule prise. Censés passer la saison chaude en studio, Kevin et ses musiciens auront finalement droit à de petites vacances, puisqu’aucun spectacle, ni festival n’ont été mis à leur agenda. Le chanteur remontra sur scène qu’en janvier prochain. « Ça va me faire du bien de prendre un break des chambres d’hôtel. Ça va me permettre de vraiment m’ennuyer de faire des spectacles. C’est bon de prendre des pauses dans la vie. »

Est-ce que cette pause de la scène lui permettra de retoucher au jeu? Kevin indique qu’il sera en studio cet été pour l’enregistrement de l’émission Toute la vérité, mais côté cinéma, aucun projet précis n’a été fixé. Déçu? « Non », répond l’artiste, puisqu’il ne s’est jamais créé d’attente en ce qui a trait au métier d’acteur. « C’est l’fun ce qui m’est arrivé avec Café de flore, mais je n’ai jamais pris pour acquis que ce rôle allait me permettre de faire une carrière d’acteur. Si le téléphone sonne, alors tant mieux, mais ça toujours été clair pour moi que ce film était une expérience. Je me suis rendu souvent à Los Angeles pour la musique et il y a là-bas de super bons acteurs qui, finalement, nous servent à déjeuner! Il y a tellement de monde qui rêve de devenir acteur, alors ils sont nombreux à faire la queue en attendant leur tour. Moi, je ne veux pas perdre mon temps! »

Décortiquer les textes

Quelques-unes des chansons sur l’album Face à l’ouest ont été écrites il y a plusieurs années. C’est le cas pour Poppers, un texte à saveur humoristique dans lequel le chanteur se rappelle certaines folies de son adolescence, ainsi que pour la chanson ADN, dans laquelle il prévient sa copine qu’il est impossible de le changer et encore moins de l’attacher. Si Kevin pond la plupart du temps de très bons textes, il avoue que l’écriture n’est pas tout à fait sa tasse de thé et qu’il préfère de loin composer la musique. Heureusement, il peut compter sur la collaboration de l’auteur Nelson Mainville. « Les textes, c’est ce que je trouve le plus difficile. Il m’arrive de sortir des expressions de la Gaspésie que personne ne comprend, alors il faut revoir les tournures de phrases ou les expressions. Mais sur cet album, je ne me sens pas dénaturé, puisque Nelson a laissé dans les textes beaucoup de mes expressions », souligne le chanteur qui s’inspire tant de sa vie que celle des autres pour écrire. « L’observation fait partie du processus. Le but, ce n’est pas de faire que de l’autobiographie, mais c’est d’essayer de raconter des histoires qui font du bien. Je m’inspire de ma vie, ça va de soi, mais c’est toujours bon d’être à l’écoute de ce qui nous entoure. » Et est-ce que l’inspiration perd de la vigueur avec les années? « L’écriture n’est pas plus difficile qu’avant, mais je me prends moins au sérieux! En 20 ans de carrière, j’ai eu le temps d’apprendre un paquet d’affaires avec des gens d’expérience. Avec le temps, on comprend que dans la vie, ce n’est pas tout noir ou tout blanc et je pense que ça se reflète dans mes textes. »

La tournée Face à l’ouest prendra son envol en janvier 2015. Kevin Parent sera en spectacle à Sherbrooke le 22 mai au Théâtre Granada.

 

Kevin Parent met le cap Face à l'ouest

Pierre Morel, L'Avantage.qc.ca, 18 juin 2014

L'artiste gaspésien Kevin Parent a surpris tous ses admirateurs en lançant, le 10 juin, son dernier album «Face à l'Ouest un album inattendu, diront certains. 

«C'est juste de dire ça. Il n'y a pas eu beaucoup de préparation marketing pour cet album-là», souligne d'entrée de jeu Kevin Parent «Ça s'est fait comme le cours naturel de la création et c,est comme la récolte, lorsque c'est le temps, c'est le temps», ajoute l'artiste, en précisant que même si on l'attendait plus pour l'automne, il arrive que l'on peut faire les foins plus tôt parce que ça pousse bien. «Face à l'ouest, c'est plus un angle», explique Kevin Parent en disant que lorsqu'il songe à certaines chansons, comme Face au Vent, il se retrouve face au vent dominant, devant un coucher de soleil ou de beaux moments. Pour écrire cet album de onze chansons, imprégnées de spontanéité, de plaisir et aux accords qui savent nous charmer une fois de plus, Kevin Parent s'est inspiré de son grand-père, de son complice de toujours et fidèle «batteur» le Gaspésien Michel Roy ou encore de gens près de lui, d'anecdotes et même de vieux chums du temps de sa vingtaine au moment où l'on vit la folie de l'âge. Parlant de sa chanson, «Quand on vieillit», un peu plus profonde, Kevin Parent indique qu'il s'agit d'un petit clin d'oeil au fait qu'on est moins dans le «party» et la frénésie. «On essaie d'être un peu plus tranquille et on laisse la place à plus de douceur et à plus de clame dans nos vies et on vit moins sur les ambitions et plus sur le lâcher-prise». À son avis, Face à l'ouest lui permet de demeurer dans des zones connues qui se ressentent à l'écoute. Pour réaliser cet album, Kevin Parent s'est aussi entouré de fidèles complices, Emmanuel Gasse, le réalisateur Éloi Painchaud, sans oublier son fidèle ami gaspésien Michel Roy. «Ce sont des gars de coeur qui étaient à l'écoute des chansons qui existaient déjà et qui pouvait comprendre l'humour, le fun qu'il y avait dans ces chansons, ainsi que la profondeur et l'intimité», dit-il, en rappelant qu'ils sont importants dans sa vie.

S'il n'y a pas de tournée de prévue pour le moment, car tout est déjà planifié pour l'hiver et le printemps prochains, Kevin Parent profitera des prochaines semaines pour travailler à d'autres projets, notamment pour la télévision, où il ne serait pas étonnant de le revoir dans une télésérie populaire... Si son calendrier le lui permet, il espère aussi venir s'imprégner de sa Gaspésie dès qu'il en aura la chance... peut-être, pour faire face au vent? 

 

Kevin Parent nouveau disque - Face à l'ouest -

Alex Trudel, Rouge FM 102,7, 16 juin 2014

https://soundcloud.com/1027rougefm/sets/meilleurs-moments-et-entrevues

 

Kevin Parent navigue "Face à l'Ouest"

Pierre Morel, Le Régional, 14 juin 2014

L'artiste gaspésien Kevin Parent a surpris tous ses admirateurs en lançant, le 10 juin, son dernier album «Face à l'Ouest un album inattendu, diront certains.

«C'est juste de dire ça. Il n'y a pas eu beaucoup de préparation marketing pour cet album-là», souligne d'entrée de jeu Kevin Parent «Ça s'est fait comme le cours naturel de la création et c,est comme la récolte, lorsque c'est le temps, c'est le temps», ajoute l'artiste, en précisant que même si on l'attendait plus pour l'automne, il arrive que l'on peut faire les foins plus tôt parce que ça pousse bien. «Face à l'ouest, c'est plus un angle», explique Kevin Parent en disant que lorsqu'il songe à certaines chansons, comme Face au Vent, il se retrouve face au vent dominant, devant un coucher de soleil ou de beaux moments. Pour écrire cet album de onze chansons, imprégnées de spontanéité, de plaisir et aux accords qui savent nous charmer une fois de plus, Kevin Parent s'est inspiré de son grand-père, de son complice de toujours et fidèle «batteur» le Gaspésien Michel Roy ou encore de gens près de lui, d'anecdotes et même de vieux chums du temps de sa vingtaine au moment où l'on vit la folie de l'âge. Parlant de sa chanson, «Quand on vieillit», un peu plus profonde, Kevin Parent indique qu'il s'agit d'un petit clin d'oeil au fait qu'on est moins dans le «party» et la frénésie. «On essaie d'être un peu plus tranquille et on laisse la place à plus de douceur et à plus de clame dans nos vies et on vit moins sur les ambitions et plus sur le lâcher-prise». À son avis, Face à l'ouest lui permet de demeurer dans des zones connues qui se ressentent à l'écoute. Pour réaliser cet album, Kevin Parent s'est aussi entouré de fidèles complices, Emmanuel Gasse, le réalisateur Éloi Painchaud, sans oublier son fidèle ami gaspésien Michel Roy. «Ce sont des gars de coeur qui étaient à l'écoute des chansons qui existaient déjà et qui pouvait comprendre l'humour, le fun qu'il y avait dans ces chansons, ainsi que la profondeur et l'intimité», dit-il, en rappelant qu'ils sont importants dans sa vie.

S'il n'y a pas de tournée de prévue pour le moment, car tout est déjà planifié pour l'hiver et le printemps prochains, Kevin Parent profitera des prochaines semaines pour travailler à d'autres projets, notamment pour la télévision, où il ne serait pas étonnant de le revoir dans une télésérie populaire... Si son calendrier le lui permet, il espère aussi venir s'imprégner de sa Gaspésie dès qu'il en aura la chance... peut-être, pour faire face au vent?

 

Face à l'ouest, de Kevin Parent

Yves Bergeras, Le Droit, 14 juin 2014

Un album «cuisiné à l'huile de coude et à l'instinct», déclare Éloi Painchaud, réalisateur de Face à l'ouest, nouvel opus francophone de Kevin Parent, dont la majorité des pistes ont été enregistrées en une seule prise.

Un truc folksy bluesy sans prétention, à l'image du Gaspésien, où le plaisir de jammer et de déconner (Poppers) entre chums (Manuel Gasse, Michel Roy, Painchaud) est manifeste. Sur Mario, on glisse le mot «couille»; ailleurs, on agrémente la chanson d'un «Ça roule, mon Dave?» adressé à la console.

Guitares en figures de proue et harmonicas en vent de poupe, l'ambiance est relax, mais la gang trouve l'énergie dans l'intéressante Faut qu'j'fasse du sport. Pour les textes, Parent ne s'est pas cassé pas le bonbon, mais Nelson Minville est repassé dessus. Seule Je me rêve est vraiment «songée», mais ces rimes-là appartiennent à Pierre Geoffrion.

Tout ça tient la route. De quoi ravir les amateur(e)s du côté «brut de décoffrage».

 

Kevin Parent – Me'Shell Ndegeocello – Emilie-Claire Barlow – Paule-Andrée Cassidy

Benoît Bilodeau, L'Éveil et La Concorde, 13 juin 2014

Kevin Parent: Face à l’Ouest (Trois têtus–Universal) – [www.kevinparent.com] – Personne ne s’y attendait. Du moins, pas à ce moment‑ci. Toujours est‑il que l’auteur-compositeur-interprète Kevin Parent nous a réservé une belle surprise avec la sortie d’un nouvel album, disponible en magasin depuis le mardi 10 juin dernier. Album-surprise que propose donc le Gaspésien, un premier opus depuis 2009 et un septième en carrière. Cette fois, Kevin Parent a choisi d’y aller dans la simplicité avec un album enregistré live en une seule prise, sans «trafiquage» comme il le dit lui‑même. Ici, pas ce concept, sinon celui d’avoir du plaisir entre chums qui proviennent de coins de pays semblables au sien, soit Éloi Painchaud, natif des îles de la Madeleine, Manuel Gasse d’Havre-Saint-Pierre, ainsi que Michel Roy de Pointe-à-la-Croix, fidèle ami et collègue des 20 dernières années. À ce groupe s’ajoutent Pierre Geoffrion et Nelson Minville. En tout, 11 pièces folk-country dans lesquelles Kevin Parent se dévoile, raconte la vie de son grand-père de 98 ans, parle de ses souvenirs de sa Gaspésie et fait le point sur sa vie, lui qui vient de franchir la quarantaine. Côté musical, c’est le Kevin Parent que tous connaissent si bien! Voilà un nouvel album que les fans du Gaspésien seront heureux d’écouter. Et plus d’une fois!

Me'Shell Ndegeocello: Comet, Come To Me (Naïve) – [www.meshell.com] – Si vous doutez que l’été est bel et bien arrivé, c’est que vous n’avez pas écouté encore le nouvel et 11e album de la chanteuse Me’Shell Ndegeocello. La Berlinoise de naissance qui a cependant grandi à Washington, D.C., aux États‑Unis, est bien connue pour sa musique soul qu’elle aime mêler de toutes sortes d’influences musicales. C’est ce qu’elle fait à nouveau merveilleusement bien, elle qui propose 12 chansons (15, incluant les bonus disponibles sur son site Web). Du nombre, mentionnons la pièce Friends, un classique du hip‑hop de 1984, chanté par Whodini. Accompagnée de ses collaborateurs de longue date que sont Christopher Bruce (guitare), Jebin Bruni (keys) et Earl Harvin (batterie), l’Américaine, aussi une bassiste douée, a également fait appel aux talents de la chanteuse Shara Worden (My Brightest Diamond) et du guitariste Doyle Bramhall. Ici, les ambiances soul, funk, reggae, jazz et rock se succèdent allègrement pour faire un tout irrésistible. Assurément, voilà un album qui ensoleillera votre été. À écouter sans retenue!

Emilie-Claire Barlow: Live in Tokyo (iTunes) – [www.emilieclairebarlow.com] – Après avoir parcouru le Québec lors de sa longue tournée 2013-2014, remporté le Félix dans la catégorie Jazz Interprétation au dernier gala de l’ADISQ, ainsi que le JUNO dans la catégorie Album Jazz vocal pour son disque Seule ce soir, la chanteuse Emile-Claire Barlow, qui a commencé sa carrière à l'âge de 7 ans en faisant du doublage pour la télévision et des jingles pour la radio, a aussi donné une série de six concerts sur la scène du mythique Cotton Club de Tokyo, au mois de décembre dernier. Ses prestations ont été captées et font l’objet du tout premier album enregistré en spectacle pour celle que plusieurs ont surnommée l’étoile montante de jazz canadien. En tout, ce sont 11 pièces qui ont été retenues, qu’il s’agisse de grands classiques du jazz comme All I Do Is Of You ou Blame It On My Youth ou de réinterprétations de son répertoire comme Àguas De Marco, These Boots Are Made For Walking ou encore The Beat Goes On et La belle dame sans regret. Fait à noter, l’album en question n’est disponible que sur iTunes.

Paule-Andrée Cassidy: Libre échange (Productions Alias Perdu) – [www.pauleandreecassidy.com] – Récipiendaire du grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros et comptant de multiples tournées à l'étranger, la chanteuse Paule-Andrée Cassidy met, depuis 20 ans maintenant, son talent d'interprète au service de textes de haute volée. C’est à nouveau le cas avec son sixième album en carrière, sur lequel figure 16 pièces. Du nombre, cinq sont signés Reggie Brassard, un collaborateur de longue date qu’elle a rencontré en 2005 lors de son passage au Festival de la chanson de Tadoussac . Elle interprète aussi, en guise de nouveautés, un texte que lui a offert Michel Rivard et un autre de Stéphane Robitaille. Pour les neuf autres chansons de l’album, elle puise dans le répertoire québécois (Gilles Vigneault, Daniel Boucher), argentin et anglophone, avec une chanson de Leonard Cohen. Une belle voix à découvrir!

 

Face à l'ouest, Kevin Parent

Sylvain Cormier, Le Devoir, 13 juin 2014

Hors saison. Hors carrière. Ça sort de nulle part et ça débarque en plein rien, après le temps des lancements et avant les Francos. Entre les tournages qui occupent sa vie, Kevin Parent s’est offert un disque avec les chums : il avait des chansons qui traînaient, pas finies, des nouvelles aussi, c’est devenu disque parce que la musique a cette propriété de se mettre à exister quand le plaisir est là. Éloi Painchaud s’est porté volontaire pour réaliser, jouer aussi. Avec Manuel Gasse, Martin Roy, tout le monde en même temps. Nelson Minville a rafistolé les textes qui en avaient besoin. Ça donne un Kevin sans filtre, avec des chansons sans ambition, folk sans prétention, un grand lâcher-prise où tout est permis, la déconnade (Poppers) et la bandaison (ADN), tout autant que la solitude (Quitte moi pas à soir), la quiétude (Je me rêve) et l’étrangeté d’avancer en âge (poignante Quand on vieillit). C’est ça qui est ça, et c’est bien.

 

Kevin Parent lance Face à l'ouest - Critique

André Péloquin, Journal Voir, 12 juin 2014

Cinq ans après un disque homonyme «prévisible» et «qui [a] sans doute [fait] plaisir au noyau d’admirateurs de Parent» — pour reprendre la critique de mon collègue Olivier Robillard Laveaux —, c’est au tour du chanteur et acteur de se satisfaire en proposant Face à l’ouest, un album aussi intimiste que personnel. Entouré de quelques collaborateurs triés sur le volet, dont Éloi Painchaud; réalisateur émérite qui, rappellons-le, a notamment épaulé Jorane et Stephen Faulkner par le passé, l’auteur-compositeur-interprète y va de 11 pièces folk souvent sans fioritures, voire sans soucis populaires. Bien que certains textes auraient pu demeurer au studio entre chums (ADN remportant la palme), Parent et Painchaud livrent ici une œuvre qui se rapproche agréablement de la série American Recordings de Cash et Rubin. Pas de doute, l’artiste tient d’quoi avec Face à l’ouest.

 

Kevin Parent Face à l'ouest

Cassandre Caron, 7 Jours, 12 juin 2014

C'est en quelques jours seulement que Kevin Parent, qui n'avait pas sorti d'album complet depuis 2009, a enregistré les chansons qu'on retrouve sur Face à l'ouest. Cette méthode semble représentative de l'essence de l'opus, sur lequel le chanteur a voulu immortaliser avec spontanéité les souvenirs du bon vieux temps: les folles soirées avec les chums, les amourettes et les histoires de party. Selon les titres, l'artiste alterne entre les états d'âme, mais sa guitare et lui sont plus souvent qu'autrement portés par la nostalgie des années qui filent et de la vieillesse qui le gagne. Mention spéciale pour la pièce Face à l'ouest, qui «ouvre» l'album et sur laquelle Kevin raconte la vie de son grand-père...Éloi Painchaud, le réalisateur du disque, le décrit comme «une aventure trempée de vrai et riche en humanité. Comme un pied de vent sur la mer du printemps tardif, cet album-surprise est cuisiné à l'huile de coude et à l'instinct.» À noter que la pièce Ce beau monde-là, qui tourne sur les ondes radios ces jours-ci, est offerte gratuitement en téléchargement à l'achat du disque.

 

Le nouvel album Kevin Parent

WebPresse, 11 juin 2014

http://video.fr.ca.msn.com/watch/video/le-nouvel-album-de-kevin-parent/182svk4zb?from=gallery_fr-ca&cpkey=90e86846-a1ef-49bf-b795-dc36f94e0f96%257c%257c%257c%257c

 

Kevin Parent lance Face à l'ouest au Verre Bouteille de Montréal

Karine, Hollywood PQ, 11 juin 2014

Comment résister à l’accent de Kevin Parent? À son charme? À ses nouvelles chansons!!! Dans une ambiance intimiste et devant amis et famille, Kevin lançait hier soir son nouvel album, Face à l’ouest, au Verre Bouteille de Montréal. Alors que la nouvelle chanson Face au vent de l’auteur-compositeur-interprète gaspésien tourne déjà à la radio, on a immédiatement eu un coup de coeur pour la chanson remplie d’humour Poppers. Aucun doute, les invités passaient un agréable moment eux-aussi, riant à chaque exclamation de Kevin dans la chanson: « Te rappelles-tu qu’on sniffait des Poppers, Poppers, Popppers?! » On a aussi craqué pour l’excellente ADN, parlant des relations amoureuses un peu floues, qui nous a décroché instantanément un sourire!

Rencontré juste avant son lancement, c’est un Kevin Parent au naturel désarmant qui nous a jasé de son nouvel album. Avec Face à l’ouest, on retrouve un Kevin brut. Simple. Sans artifice, mais ô combien attachant. On renoue avec l’esprit de son tout premier album, Pigeon d’argile: on retrouve la fougue et l’énergie des débuts de Kevin! Bien sûr, on sent que vivre entre sa Gaspésie natale et Montréal lui fait un bien fou.

Face à l’ouest a été un beau tripp de gang pour Kevin Parent. Mais hier soir, c’était NOUS, sa gang! Pour Face à l’ouest, tu t’es entouré d’Éloi Painchaud des Îles-de-la-Madeleine, de Manuel Gasse de Havre St-Pierre et de Michel Roy de Pointe-à-la-croix en Gaspésie. Est-ce que ça a donné un album qui est plus près de qui est Kevin Parent?

Oui! Et surtout pour les chansons, qui ont été écrites en régions, en Gaspésie: un peu de folie, un peu de country, le mot d’ordre était « cassons-nous pas la tête ». On n’avait pas de pression: c’était un beau tripp collectif, inclusif, comme album. C’est le fun d’avoir des gars qui ont du fun, qui comprennent et qui ne jugent pas le genre de chansons qui se retrouvent sur mon nouvel album, et qui au contraire, ont du plaisir à les faire. L’album était supposé sortir à l’automne prochain et on l’a sorti plus tôt que prévu!

On a souvent l’impression que Kevin Parent est quelqu’un de plutôt mystérieux. Pourtant, en écoutant ton album, on a l’impression que tu t’ouvres davantage!

Oui, peut-être! Mais en même temps, je me suis toujours donné, livré intimement sur album. Je ne suis pas un gars à potin. Je ne me mêle pas de la vie des autres. Mais, pourtant, je me dévoile énormément dans mes chansons. Le potinage des autres et la vie d’autrui du quotidien, je n’ai pas de jugement par rapport à ça: c’est l’essence qui est importante. Que tu écrives un livre ou des chansons, tu peux te donner, relâcher des émotions qui font en sorte que tu te sentes moins seul et isolé. C’est l’avantage de créer: tu te sens moins seul!

Est-ce que c’est la sagesse de la quarantaine qui parle?

Ben peut-être… sûrement… ça se peut… on ne s’arrête pas à ça trop trop! 

Face à l’Ouest est ton 7e album, qu’est-ce qui a changé dans le son du Kevin Parent de Pigeon d’argile et celui d’aujourd’hui?

Ça n’a pas été suréfléchi, trop pensé, trop enregistré. On a gardé ça très simple. Les chansons n’avaient pas besoin de plus que ça.

Puisque tu t’es auto-produit pour Face à l’ouest, dirais-tu qu’aujourd’hui, tu peux donner la direction que tu veux à tes chansons, à ton album?

Ça ne veut pas dire que je vais tout le temps m’auto-produire, ça se peut que mon prochain album soit avec une compagnie de disques. C’est toujours sage de travailler avec une compagnie de disques parce qu’ils apportent vraiment un soutien prolongé, autant pour le marketing que pour les shows…  J’aurais aimé ça, mais le timing n’était pas là: puisque c’était à la dernière minute et que j’étais supposé sortir un EP avec quelques chansons, mais que finalement ça a été si vite et je n’ai pas eu le temps de faire une entente avec une compagnie de disque. Finalement, c’était super comme projet.

Et ça donne comme résultat que je me retrouve dans un lancement où je connais tout le monde qui est là, personnellement. Le but est de véhiculer le message aux fans que l’album est sorti! Mais il n’y avait personne qui me poussait dans le dos en me disant: « Ok, il faut faire un gros lancement, il faut avoir des chansons qui vont tourner à la radio! ». Non, je n’ai pas eu à vivre ça. En même temps, je les comprends et c’est normal de vouloir ça… mais en produisant mon propre album, c’est plus familial et intime. Et c’est bien parfait comme ça!

On est un peu déçu que la chanson Ce beau monde-là ne figure pas sur l’album, puisqu’elle ne fittait pas avec la « vibe de chums » de l’album. En se procurant Face à l’ouest en version physique, on obtient toutefois un code pour télécharger la chanson gratuitement sur iTunes, et ça, c’est trèsss cool!

 

Têtes d'affiche: Kevin Parent lance Face à l'ouest

Jessica Lamarre, CHAUTVA.com, 11 juin 2014

http://chau.teleinterrives.com/nouvelle-Culturel_Tetes_d_affiche_Kevin_Parent_lance_Face_a_l_ouest-13175

 

Kevin Parent lance Face à l'ouest

Catherine-Chantal Boivin, 24 heures, 11 juin 2014

C’est dans une ambiance des plus intimistes, entouré de quelques-uns de ses amis proches, que Kevin Parent a lancé son nouvel album Face à l’ouest au Verre Bouteille, à Montréal, mardi soir.

«Le but c’était de véhiculer l’information pis de faire une couple de tounes, pas de faire un gros lancement gratin, machin, a mentionné le chanteur, avec désinvolture. On a terminé l’album il y a trois semaines, alors ça ne se prêtait pas à un gros lancement.»

En shorts et sandales de plage, Kevin semblait tout à fait zen, simplement heureux de présenter ses nouvelles chansons aux accents folk, lui qui n’avait pas lancé de disque depuis cinq ans. Entouré de ses musiciens, dont le réalisateur de l’album Éloi Painchaud, il a joué quelques-unes de ses nouvelles pièces.

«Les prochaines chansons, c’est de la poésie très triste», a lancé à la blague le chanteur avant d’entamer Poppers, une chanson qui traite de folies de jeunesse.

L’humour est d’ailleurs bien présent dans plusieurs chansons, qui avaient été mises de côté par des maisons de disque par le passé, et que Kevin a ressorties de ses tiroirs.

«On m’a déjà dit de faire ces chansons-là en show, mais de ne pas les mettre sur disque. À un moment donné, j’ai décidé que non, sont l’fun ces tounes-là», a raconté le chanteur.

Face à l’ouest s’avère donc un projet très personnel pour Kevin Parent qui l’a même produit. «J’adore travailler avec des compagnies de disques et qu’elles me donnent des conseils, mais là, je ne voulais pas me mettre de pression, a confié l’auteur-compositeur-interprète. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’amour ni d’effort, c’est seulement que ce n’est pas un disque pour quelqu’un d’autre.»

La Gaspésie natale du chanteur prend une place importante sur cet opus. C’est d’ailleurs en pensant à son père et son grand-père qui ont pêché dans la Baie-des-Chaleurs qu’il en a choisi le titre. Face à l’ouest, c’est face au vent, face à la baie, face au soleil… c’est beau», a résumé l’artiste qui a d’ailleurs choisi une photo de Carleton-sur-Mer pour la pochette de l’album.

Tournée en 2015

Kevin Parent a profité de la journée de son lancement pour annoncer une série de spectacles qui débutera le 7 février 2015 à Baie-du-Febvre. Le musicien s’arrêtera aussi à Rouyn-Noranda, Jonquière, Shawinigan et Sherbrooke. D’autres dates seront annoncées prochainement.

Il fera aussi partie du long métrage The Calling avec Susan Sarandon, qui devrait prendre l’affiche à l’automne.

Lorsqu’on demande à Kevin Parent s’il pourrait un jour choisir entre le jeu et la musique, il répond bien candidement: «Je n’ai pas de boule de cristal».

Quant à sa probable relation amoureuse avec Laurence Leboeuf, Kevin Parent continue de laisser planer le doute. Alors que le matin même, Le Journal de Montréal publiait une photo des deux artistes à la première de La petite reine, film dans lequel Laurence Leboeuf tient le rôle principal, Kevin n’a pas voulu confirmer leur relation pour autant.

«Je ne vois pas pourquoi les gens essaient de créer des affaires. Laurence, elle en a d’autres des amis de gars et j’en ai d’autres des amies de filles» s’est contenté de répondre le chanteur lorsqu’on l’a interrogé sur le sujet. Elle n'a d'ailleurs pas été vue au lancement du chanteur mardi soir.

La rumeur selon laquelle les deux artistes formeraient un couple depuis déjà plusieurs mois persiste depuis quelque temps. Le magazine Échos vedettes en avait d’ailleurs fait mention dans son numéro du 31 mai dernier, évoquant que les deux tourtereaux avaient été vus ensemble à plusieurs reprises.

 

Kevin Parent- Face à l'ouest

Musimaniax, 11 juin 2014

Presque 4 ans après son album homonyme.

L’artiste lance  » face à l’ouest ‘ » un album de 11 pièces tremper dans le plaisir ou chaque accord résonne de complicité.

Avec Éloie Painchaud à la réalisation  chaleureuse .

Aucun crémage dans les arrangements de cet album naturel et spontané.

Un disque qui s’est fait d’un trait , on peut sentir l’équipe s’y exprimer et s’amuser .

C’est un Kevin parent moins sombre qui s’exprime dans une plume drôle et dégourdie et nostalgique parfois.

Face à l’Ouest  se rapproche du  »Old style »  de l’artiste.

À son image touchant et authentique et sans prétention.

Un disque efficace sans overdub, sans maquillage libre et sauvage .

Beaucoup de plaisir a écouté cet album qui semble être un retour aux racines.

Kevin fait face au vent de l’ouest et nous amène dans son monde.

Chanson coup de coeur :

Face au vent
ADN
Faut que j’sorte dehors
Quand tu vieillis
Poppers
Baby Blue

 

Kevin Parent, au naturel

Catherine-Chantal Boivin, Canoe.ca, 11 juin 2014

C’est dans une ambiance des plus intimistes, entouré de quelques-uns de ses amis proches, que Kevin Parent a lancé son nouvel album Face à l’ouest au Verre Bouteille, à Montréal, mardi soir.

«Le but c’était de véhiculer l’information pis de faire une couple de tounes, pas de faire un gros lancement gratin, machin, a mentionné le chanteur, avec désinvolture. On a terminé l’album il y a trois semaines, alors ça ne se prêtait pas à un gros lancement.»

En shorts et sandales de plage, Kevin semblait tout à fait zen, simplement heureux de présenter ses nouvelles chansons aux accents folk, lui qui n’avait pas lancé de disque depuis cinq ans. Entouré de ses musiciens, dont le réalisateur de l’album Éloi Painchaud, il a joué quelques-unes de ses nouvelles pièces.

«Les prochaines chansons, c’est de la poésie très triste», a lancé à la blague le chanteur avant d’entamer Poppers, une chanson qui traite de folies de jeunesse.

L’humour est d’ailleurs bien présent dans plusieurs chansons, qui avaient été mises de côté par des maisons de disque par le passé, et que Kevin a ressorties de ses tiroirs.

«On m’a déjà dit de faire ces chansons-là en show, mais de ne pas les mettre sur disque. À un moment donné, j’ai décidé que non, sont l’fun ces tounes-là», a raconté le chanteur.

Face à l’ouest s’avère donc un projet très personnel pour Kevin Parent qui l’a même produit. «J’adore travailler avec des compagnies de disques et qu’elles me donnent des conseils, mais là, je ne voulais pas me mettre de pression, a confié l’auteur-compositeur-interprète. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’amour ni d’effort, c’est seulement que ce n’est pas un disque pour quelqu’un d’autre.»

La Gaspésie natale du chanteur prend une place importante sur cet opus. C’est d’ailleurs en pensant à son père et son grand-père qui ont pêché dans la Baie-des-Chaleurs qu’il en a choisi le titre. Face à l’ouest, c’est face au vent, face à la baie, face au soleil… c’est beau», a résumé l’artiste qui a d’ailleurs choisi une photo de Carleton-sur-Mer pour la pochette de l’album.

Tournée en 2015

Kevin Parent a profité de la journée de son lancement pour annoncer une série de spectacles qui débutera le 7 février 2015 à Baie-du-Febvre. Le musicien s’arrêtera aussi à Rouyn-Noranda, Jonquière, Shawinigan et Sherbrooke. D’autres dates seront annoncées prochainement.

Il fera aussi partie du long métrage The Calling avec Susan Sarandon, qui devrait prendre l’affiche à l’automne.

Lorsqu’on demande à Kevin Parent s’il pourrait un jour choisir entre le jeu et la musique, il répond bien candidement: «Je n’ai pas de boule de cristal».

Quant à sa probable relation amoureuse avec Laurence Leboeuf, Kevin Parent continue de laisser planer le doute. Alors que le matin même, Le Journal de Montréal publiait une photo des deux artistes à la première de La petite reine, film dans lequel Laurence Leboeuf tient le rôle principal, Kevin n’a pas voulu confirmer leur relation pour autant.

«Je ne vois pas pourquoi les gens essaient de créer des affaires. Laurence, elle en a d’autres des amis de gars et j’en ai d’autres des amies de filles» s’est contenté de répondre le chanteur lorsqu’on l’a interrogé sur le sujet. Elle n'a d'ailleurs pas été vue au lancement du chanteur mardi soir.

La rumeur selon laquelle les deux artistes formeraient un couple depuis déjà plusieurs mois persiste depuis quelque temps. Le magazine Échos vedettes en avait d’ailleurs fait mention dans son numéro du 31 mai dernier, évoquant que les deux tourtereaux avaient été vus ensemble à plusieurs reprises.

 

Kevin Parent Face à l'ouest

QuébecSpot Média, 11 juin 2014

Disponible aujourd’hui, Face à l’ouest est un réel polaroid de la vie, à mi-chemin entre le folk et le country.

Kevin Parent a su s’entourer de musicens provenant de coins de pays semblables au sien, soit Éloi Painchaud, natif des Îles de la Madeleine, Manuel Gasse d’Havre Saint-Pierre ainsi que de son fidèle ami et collègue des vingt dernières années: Michel Roy de Pointe-à-la-Croix.

Des collaborateurs chevronnés dont Pierre Geoffrion et Nelson Minville s’ajoutent à la création de cet album peut-être un peu plus inclusif, mais dans lequel ou on reconnaît la véritable identité de Kevin Parent.

Bien représentatif de l’album, l’extrait Face au vent vient tout juste de faire son entrée sur les ondes radio.

SPECTACLES:

7 février 2015

Baie-du-Febvre • Théâtre Belcourt

26 février 2015

Rouyn-Noranda • Théâtre du Cuivre

26 mars 2015

Jonquière • Théâtre Palace-Arvida

11 avril 2015

Shawinigan • Centre des arts (Salle Philippe-Filion)

24 avril 2015

Mont-Laurier • L’Espace Théâtre (cabaret)

15 mai 2015

St-Hyacinthe • Centre des arts Juliette-Lassonde (L’Espace Rona)

22 mai 2015

Sherbrooke • Théâtre Granada

D’autres spectacles seront annoncées sous peu

KevinParent.com

Crédit photo: Sophie B. Jacques

 

Contact

info@natcorbeil.com
t. 514 244 7202
Facebook Twitter Rss
a. 1513a Sauvé Est, Montréal H2C 2A6

Facebook

Liste d'envoi

Recevez nos communiqués par courriel
Veuillez entrer une adresse courriel valide
Nom    E-mail 
Public Média

Mots-clés