Dossier de presse de Konshens

Nouveauté musicale: Jamaican Dance - Konshens

NRJ Montréal - Saguenay-Lac-St-Jean - Estrie - Rimouski, 15 août 2012

Chanson tirée du jeu vidéo Just Dance 3 paru en 2011.
Konshens est un artiste de reggae-dancehall originaire de la Jamaïque.
Le vidéoclip de la chanson a été tourné en Jamaïque et à Montréal.
À noter que la série de jeux Just Dance est conçu chez Ubisoft Montréal.
Site Internet : http://twitter.com/KONSHENS

 

De Up Park Camp au dancehall

Boogat, Camuz, 14 août 2012

Musicalement, l'endroit le plus prolifique de cette planète est sans doute la Jamaïque. De la culture musicale de cette petite île découle toute la musique urbaine mondiale actuelle. Le dancehall en est son reflet. Dans une scène hyper compétitive où les gens enregistrent (et parfois publient) plusieurs chansons par jour, se démarquer devient un véritable tour de force. Konshens est un de ces artistes qui a réussi cette manoeuvre. Entrevue avec un des vocalistes de l'heure, acclamé par les foules aux quatre coins du globe.  

Parle moi de ton enfance.

J'ai grandi dans Up Park Camp à Kingston. Mon père était soldat. Il avait une sensibilité musicale, mais rien de plus qui sorte de l'ordinaire. J'allais à l'école normale. Le dancehall était toujours présent partout où on allait. Je suis tombé amoureux de cette musique, c'est ce qui m'a poussé à chercher les opportunités pour devenir un artiste dancehall.

Quand tu as commencé à chanter, est-ce que tu savais que ça irait aussi loin?

Au début, c'était un hobby, sans que je me démarque. Puis, à un moment, j'ai fini par investir près de 80% de mon salaire mensuel. Un dubplate de 3 minutes représentait l'argent du mois! Si j'aimais autant ça et que j'y mettais toutes mes économies, je me suis dit : pourquoi ne pas essayer que ce truc me rapporte des sous? J'ai alors réalisé que dorénavant, ça devenait une vraie entreprise!

Sens-tu qu'il y a un ''message'' dans le dancehall ou bien cette mentalité est plutôt old school et qu'aujourd'hui, c'est quelque chose d'autre que la musique véhicule?

Je pense que c'est une mission. Dans le reggae, il y a toujours un message derrière, peu importe le sujet. Le dancehall est le petit frère rebelle du reggae. C'est plus une question d'expressivité : il ne faut pas nécessairement s'exprimer en fonction d'un sujet, comme aux débuts du dancehall. C'est une forme d'expression qui, avec le temps, a évolué en quelque chose qui se rapproche du reggae, avec des messages, etc. Je pense que c'est un mélange des deux. Maintenant, les gens s'expriment et s'amusent avec un message toujours en toile de fond!  

Que penses-tu du dancehall non jamaïcain?

Je pense que la musique n'appartient à personne. Je crois qu'elle est quelque chose de si pure qu'essayer de se l'approprier est un affront au monde entier. Le dancehall a maintenant une identité mondiale. Partout, les gens le supportent et l'adoptent comme style de vie. Selon moi, il serait injuste de regarder de haut ou de m'indigner quand des gens d'ailleurs essaient d'être des artistes de reggae / dancehall. La musique est la musique et les gens d'où qu'ils proviennent peuvent utiliser n'importe quel genre pour performer. Toutefois, c'est assez amusant de voir quelqu'un qui n'en a pas les connaissances essayer de l'imiter. Ça reste jamaïcain. C'est fait en patois avec ce son si particulier... C'est amusant et on ne doit pas se fâcher.

Dernièrement, on a l'impression qu'il y a eu beaucoup de battle dans la scène dancehall. Comment perçois-tu ça?

Ça a toujours été comme ça, depuis les débuts. À sa naissance, le dancehall était en fait un lieu. Avant même que ça ne devienne un genre de musique, c'était deux sound systems qui s'affrontaient sur un terrain vague, se lançant des insultes pour divertir la foule. En même temps, il y avait quand même un échange.  Depuis, il y a toujours eu des artistes qui diss d'autres artistes. De nos jours, les jeunes ont l'impression que s'ils ne font pas de clash, ils pourront difficilement obtenir de la reconnaissance. Donc, de plus en plus de jeunes l'utilisent comme un outil pour se faire connaître. Ça a toujours fait partie du dancehall, mais ça a évolué.

As-tu déjà joué à Montréal?

Jamais! C'est vraiment cool de venir pour ce concert. Ma carrière a débuté au Japon. Cette expérience m'a fait réaliser que des gens de partout connaissent et savent ce qui se passe en Jamaïque, et s'identifient aux textes des artistes. C'est tout simplement génial de voir que ces gens peuvent apprécier ma musique, peu importe d'où ils viennent.

 

Les incontournables du festival reggae de Montréal

Alain Brunet, La Presse, 3 août 2012

Voici trois suggestions pour le festival international reggae de Montréal, prévu aux quais du Vieux-Port du 17 au 19 août prochains.

Konshens: samedi 18 août, Quais du Vieux-Port

Le timbre de sa voix n'est pas sans rappeler celui de Vybz Kartel mais... depuis un an et demi, le plus populaire des chanteurs de type dancehall est actuellement en prison, en attente de procès pour meurtre.

Ainsi, Konshens occupe une place de plus en plus importante sur la scène dancehall. Issu de Sherlock Duhaney Park, ghetto notoire de Kingston, il est en train de devenir un artiste de réputation nationale et même internationale, bien au-delà des quartiers chauds. Il interprète notamment la chanson Jamaican Dance, associée au jeu Just Dance 3 d'Ubisoft. Avec plus de 30 millions d'exemplaires vendus dans le monde, Just Dance a généré un impact énorme, ce qui a motivé Ubisoft Music et Circle Road Records à tourner le clip de Jamaican Dance interprétée par Konshens. Déjà 135 000 visionnements sur YouTube, affirment ses promoteurs.

Pop Caan: samedi 18 août, Quais du Vieux-Port

Avant d'être inculpé pour ces crimes, Vybz Kartel multipliait les tubes et menait le clan de chanteurs Portmore Empire que la plupart des représentants auraient déserté depuis que le leader se serait mis à jouer les durs de durs. Avant que les affaires tournent au vinaigre, Pop Caan était le plus jeune protégé de Vybz Kartel. Aujourd'hui? Tenu à l'écart de l'empire des mauvais garçons? À Montréal, chose certaine, le chanteur sera accompagné par l'imposant Russ Kutt Band, comme ce sera le cas de tous les artistes au programme de la soirée dancehall prévue samedi- Konshens, Khago, Christopher Martin, Assassin, bref une brochette de choix qui s'est produite également au réputé Reggae Sumfest de Jamaïque en juillet dernier.

Tarrus Riley: dimanche 19 août, Quais du Vieux-Port

La popularité de Tarrus Riley est grandissante, car le chanteur régénère la lignée plus «classique» du reggae. Fier rastafarien, il est le fils de Jimmy Riley qui fut chanteur vedette à l'époque rocksteady - au sein des groupes The Techniques et The Uniques. Le trentenaire est né dans le Bronx mais a toujours fait la navette entre New York et Kingston. À l'extérieur de l'île, quatre albums résument ses nombreuses créations et interprétations sur les riddims locaux. Ses textes sont porteurs de conscience sociale, peu portés sur le plaisir immédiat (femmes, argent, party) et encore moins sur le gangstérisme. Tarrus Riley sera accompagné par le Black Soil Band, qui sera aussi derrière Romain Virgo, jeune chanteur ayant remporté récemment le Digicel Rising Star competition en Jamaïque.

 

9e Festival reggae de Montréal: le dancehall

Daniel Lemay, La Presse, 22 juin 2012

Les Montréalais Poirier et DJ Face-T (Nicholas Latendresse) ouvriront en sound system (collectif) le 9e Festival international reggae de Montréal, le vendredi 17 août dans le Vieux-Port. «Les affaires roulent; j'ai un bel été devant moi», nous dit Ghyslain Poirier, qui aura joué avant au Festival de jazz avec Blackbeard (sous le nom de Sud-West, quatre soirs à L'Astral) et avec Boogat, puis au Festival d'été de Québec, encore avec le même Boogat. «On a aussi été invités pour un show à Washinhton, D.C.», ajoute Poirier, figure de proue de ce que les initiés appellent le Big Beat. Le tandem Poirier-Face-T sera suivi de la prestation de Cham, qu'accompagnera la chanteuse O.

«Unir les nations»

Le samedi 18, le FIRM - «Unir les nations par la musique» - verra défiler sur scène ceux que Richard Lafrance, grand spécialiste montréalais du reggae, voit comme «les nouvelles étoiles montantes du dancehall jamaïcain, le reggae moderne: les DJ Konshens et Assassin, et les chanteurs Khago, Popcaan et Christopher Martin, qui se produiront avec le Ruff Kutt Band.

Le FIRM se terminera le dimanche 19 avec la prestation de deux des grands noms du reggae contemporain. Romain Virgo, d'abord, artiste du genre nu-roots, manière de trad moderne qui reprend l'esprit et le propos du reggae traditionnel (roots) avec une instrumentation moderne. En tête d'affiche, les Montréalais pourront applaudir Tarrus Riley, fils de Jimmy Riley (The Uniques) et porte-parole de ce 9e Festival international reggae de Montréal.

Indépendance de la Jamaïque

Par ailleurs, pour souligner le 50e anniversaire de l'accession de la Jamaïque à l'indépendance, l'honorable Jimmy Cliff, l'inoubliable Ivan Martin du film reggae The Harder They Come (1972), clôturera le FIRM avec Many Rivers to Cross, Sitting in Limbo et autres succès qui ont marqué sa carrière qui a débuté en 1962, l'année même de l'indépendance de l'ancienne possession britannique (et d'abord espagnole) que les Autochtones appelaient Xaymaca. Après les concerts du Vieux-Port, des événements connexes - soundclashes, after-parties, etc. - se tiendront au E.B. Club Lounge (5345, boul. De Maisonneuve Ouest), anciennement connu sous le nom de Rainbow Ites, rendez-vous historique de la communauté rasta de Montréal.

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