Dossier de presse de Laurence Jalbert - Mars - mai 2015

 

  

Un spectacle hommage à Renée Martel au Festival Western de St-Tite

Stéphanie Nolin, Showbizz.Net, 5 mai 2015

Aujourd’hui avait lieu le lancement de l’album C’est mon histoire, en hommage à la chanteuse Renée Martel. Les représentants du Festival Western de St-Tite en ont profité pour annoncer un spectacle en ce sens pour la 48e édition.

Le collectif de chanteuses ayant collaboré à cet album aux côtés de la grande dame du country se retrouvera en septembre prochain au Festival Western de St-Tite pour fouler les planches du Country Club Desjardins.

Le spectacle C’est mon histoire, hommage à Renée Martel, s’inscrit donc à la programmation du Festival Western de St-Tite. On y retrouvera, en plus de Renée Martel, Laurence Jalbert, Annie Blanchard, Mara Tremblay, Guylaine Tanguay, Valérie Carpentier, Susie Arioli, France D’Amour, Brigitte Boisjoli, Luce Dufault, Andrea Lindsay, Catherine Durand, Stéphanie Lapointe et Marie-Élaine Thibert.

On pourra y revivre en chansons l’ensemble de la carrière de Renée Martel.

Le concert aura lieu le vendredi 11 septembre à 19h. Les billets sont en vente dès maintenant.

La 48e édition du Festival Western de St-Tite se tiendra du 11 au 20 septembre prochain. On y présentera, comme à l’habitude, des rodéos, spectacles musicaux, défilés, visites guidées, activités pour les enfants et plus encore.

La programmation complète sera annoncée dès le 3 juin 2015.

 

Un album-hommage à Renée Martel

Éric Santerre, Le Journal de Montréal, 5 mai 2015

Seize chanteuses de tous les styles et de toutes les générations se sont réunies mardi à la Place Deschamps de la Place des Arts pour lancer ensemble l’album C’est mon histoire, rendant hommage à la carrière de Renée Martel.

Après plus de 60 ans de carrière et de succès partout à travers la francophonie, Renée Martel se sent choyée du cadeau que lui font ces interprètes québécoises.

«La seule chose qu’on m’a demandé de faire sur cet album, c’est de choisir les chansons et par qui je voulais qu’elles soient interprétées, raconte-t-elle. J’ai nommé mes 16 chanteuses favorites et elles ont toutes accepté, c’est le plus beau cadeau qu’elles pouvaient me faire.»

Valérie Carpentier avec Liverpool, Isabelle Boulay avec J’ai un amour qui ne veut pas mourir, Marie-Élaine Thibert avec Si on pouvait recommencer, Laurence Jalbert avec Nos jeux d’enfants, ainsi que plusieurs autres interprètent donc sur cet album les plus grands succès de Renée Martel.

«Cet album-là, on l’a fait avec beaucoup de respect pour Renée et je crois que c’est ce qui est important», a expliqué l’artiste gaspésienne Laurence Jalbert.

De tous les âges

Des interprètes plus jeunes, en début de carrière, comme Valérie Carpentier, se sentent flattées et honorées de pouvoir participer à un tel projet. «Renée, c’est une grande source d’inspiration pour moi. Je rêve d’avoir une carrière aussi longue et des chansons qui toucheront autant les gens, a dit la gagnante de la première édition de La Voix. C’est certain que mon style est très différent du country, mais je crois que Liverpool était un beau parallèle entre ma carrière et la carrière de Renée à ses débuts.»

Réalisé par Éric Goulet, Carl Prévost et Ariane Ouellet, l’album deviendra un spectacle, mis en scène et écrit par Renée Martel, le 11 septembre prochain lors de la 48e édition du Festival western de Saint-Tite.

On retrouve également sur l’album Susie Arioli, Luce Dufault, France Castel, Annie Blanchard, France D’Amour, Mara Tremblay, Catherine Durand, Ingrid St-Pierre, Andrea Lindsay, Brigitte Boisjoli, Guylaine Tanguay et Stéphanie Lapointe.

 

Entrevue - À la vie, à la mer | Laurence Jalbert

Lyse Rioux, La Fabrique Culturelle, Télé-Québec Côte-Nord 1er mai 2015

À l’aube de ses 40 ans de carrière, l’auteure-compositrice-interprète, Laurence Jalbert, se raconte dans À la vie, à la mer par le biais de douze de ses chansons qui correspondent à des périodes charnières de sa vie ou à des rencontres significatives pour elle. 

Lors de son passage au Salon du livre de la Côte-Nord, La Fabrique culturelle lui a donné rendez-vous aux Terrasses du capitaine, sur le quai des pêcheurs à Sept-Îles, question de faire un clin d’œil à sa Gaspésie natale.

Laurence Jalbert nous présente À la vie, à la mer, une biographie que l’on peut qualifier d’atypique, écrite en collaboration avec son ami, le journaliste culturel Claude André.

http://www.salondulivrecotenord.com/

www.lafabriqueculturelle.tv

 

Entrevue

Luc Denoncourt, FM 101.7, 17 avril 2015

PARTIE 1  PARTIE 2  PARTIE 3  PARTIE 4

 

  

Entrevue

André Robitaille, Entrée principale, ICI Radio Canada, 15 avril 2015

www.ici.radio-canada.ca/entree-principale

 

Entrevue

Sabrina Cournoyer, Salut Bonjour Week-end, 12 avril 2015

www.tva.canoe.ca/salutbonjour

 

Critique

Valérie Guibbaud, Mordus de lecture, Rouge FM, 13 mars 2015

www.rougefm.ca/mordusdelecture

 

Laurence Jalbert en mode symphonique pour clore la saison de l’OSG

Marie-Pier Lécuyer, Info07, 8 avril 2015

Culture. La huitième saison de l’Orchestre symphonique de Gatineau se terminera avec un concert de Laurence Jalbert en compagnie des musiciens de l’orchestre.

Les 10 et 11 avril, la chanteuse viendra présenter un concert inédit en compagnie des membres de l’Orchestre symphonique de Gatineau, sur les planches de la Salle Odyssée.

L’OSG promet d’ailleurs un concert aux orchestrations riches et une soirée qui restera dans les souvenirs avec cette transposition symphonique des nombreux succès de la chanteuse. «On est super content, lance le directeur général de l’OSG, Yves Marchand. C’est la première fois qu’on a une collaboration comme cela avec la Maison de la culture.»

Ce spectacle à grand déploiement, un peu plus populaire, explique-t-il, sera aussi une première pour l’artiste, qui interprètera ses grandes chansons en compagnie de la cinquantaine de musiciens de l’orchestre gatinoise.

Avec des textes et des musiques fortes, enchaîne Yves Marchand, les chansons de Laurence Jalbert se prêtaient bien au contexte symphonique. «Ce sera un spectacle chaleureux et convivial, ajoute-t-il. C’est vraiment des chansons que la plupart des gens connaissent.» Sur scène, elle sera aussi accompagnée par son guitariste.

Il s’agit du dernier concert de la saison de l’OSG. Yves Marchand se réjouit d’ailleurs de cette dernière saison, où les concerts étaient très variés. Il estimait important de conclure avec un concert pouvant plaire tant aux mélomanes qu’à un nouveau public peu familier avec la musique symphonique.

Laurence Jalbert Symphonique, les 10 et 11 avril à 20h.

 

Calendrier culturel: orchestre, humour et blues

Marie-Pier Lécuyer, Info 07, 8 avril 2015

Sorties culturelles. Entre un concert symphonique unique, le spectacle d’humour d’une icône et le passage à Gatineau d’un homme de blues, le week-end sera fort occupé dans le monde culturel.

Laurence Jalbert symphonique

La huitième saison de l’Orchestre symphonique de Gatineau se terminera avec un concert de Laurence Jalbert en compagnie des musiciens de l’orchestre. Les 10 et 11 avril, la chanteuse viendra présenter un concert inédit en compagnie des membres de l’Orchestre symphonique de Gatineau, sur les planches de la Salle Odyssée.

 

Branchée sur le coeur

Valérie Lessard, Le Droit, 4 avril 2015

L'auteure-compositrice-interprète Laurence Jalbert célèbre ses 40 ans de carrière cette année en lançant À la vie, à la mer, soit un "essai autobiographique" et un album sur lequel elle revisite 12 titres de son répertoire, de l'incontournable Au nom de la raison à la moins connue Berceuse dédiée à sa mère.

Quand elle évoque les quatre décennies passées à partager avec le public sa passion pour la musique, Laurence Jalbert n'a qu'un mot : privilégiée. "Ça fait 40 ans que je gagne ma vie avec la musique. Je sais  que c'est un réel privilège."

La route n'a cependant pas été sans embûches pour la Gaspésienne de 55 ans, qui a commencé à chanter dans les bars, très jeune. "Moi, la fille gênée, j'ai dû apprendre à prendre une place dans un milieu d'hommes. Je dis bien une place : la mienne, pas celle de quelqu'un d'autre!" soutient-elle avec fougue.

Le livre À la vie, à la mer rend compte de ce parcours. À travers la genèse de 12 de ses chansons, l'artiste témoigne de plusieurs des (é)mouvances vécues au fil des ans : fan menaçant, père alcoolique, mais aussi amitié indéfectibles ave, toujours en toile de fond, la musique comme lieu d'échange avec le public, voire de thérapie.

De l'impact d'Au nom de la raison sur sa qualité de vie de mère monoparentale à la naissance de son fils Nathan, grand prématuré, Laurence Jalbert lève le voile sur sa vie. Sans aucun regret.

Elle aborde sa spiritualité, sa vision de l'existence et du milieu dans lequel elle évolue. Ainsi, elle évoque cette Grande Noirceur qui a contraint ses parents à enterrer leur première fille conçue hors mariage, "une grande soeur que je n'aurai jamais connue à cause du contexte religieux de l'époque..."

"Je suis la somme des choix que j'ai faits, mais aussi du Québec dans lequel je vis", conclut-elle.

Retoucher à l'essentiel

L'idée de revisiter les 12 titres ayant servi de chapitre à son livre est venue au terme de l'exercice autobiographique. La quinquagénaire s'est attelée à la tâche avec son éternel complice, le guitariste Yves Savard. 

"On a recomposé chaque pièce sans rien ajouter à sas accords et à ma voix. Accumuler les couches de textures, c'est facile. On appris le chemin inverse, pour se rapprocher de l'humble vérité des textes et des mélodies", souligne l'interprète.

Des plus connues (dont Rage et Corridor, seule chanson de son répertoire ayant fait partie de tous ses spectacles) aux plus confidentielles (dont Berceuse, par laquelle elle rend hommage à sa ;ère Edna), Laurence Jalbert et Yves Savard ont délicatement remodelé chaque pièce.

"Démonter une maison sans qu'elle s'écroule, c'est un exercice stimulant pour tout créateur. En fait, c'est plus qu'extraordinaire, c'est nécessaire!" explique celle qui, a priori, n'aimait pas sa voix rauque. "Aujourd'hui, je la respecte et j'en prends soin, car c'est grâce à elle que je peux me dépasser, donner le meilleur de moi-même."

Laurence Jalbert qui a déjà eu le "bonheur" de travailler avec plusieurs orchestres symphoniques, se prépare par ailleurs avec fébrilité à partager la scène avec les musiciens de l'Orchestre symphonique de Gatineau, la semaine prochaine. "C'est magique, d'être ainsi soutenue par un son, d'une pureté aussi extraordinaire, sans amplificateur ou gugusse technique pour le moduler de quelque façon que ce soit. J'ai la chair de poule juste à y penser!"

Laurence Jalbert, À la vie, à la mer, Essai biographique, Un monde différent. 

 

  

Les pleines lunes

Les pleines lunes, Boom FM, 3 avril 2015

www.boomfm.com

 

  

    

Au rythme des marées

Paul Toutant, Le Bel Âge, avril 2015

Dans le village gaspésien de Rivière-au-Renard, une petite fille timide se cache derrière le moulin à scie de son grand-père pour pousser de grands cris rauques en direction de la mer. Il y a des tempêtes dans sa gorge et dans son coeur, mais elle n'ose les faire entendre à qui que ce soit.  Celle que l'on surnomme Lison et qui rugit en solitaire deviendra plus tard une chanteuse aux émotions à fleur de peau, connue sous le nom de Laurence Jalbert. Mais avant d'arriver là, elle recevra des coups, encore et encore.

la rockeuse rebelle

Dans la famille de Lise Jalbert, le vrai prénom de Laurence, personne ne fait de la musique. Mais lors des réunions de famille, on invite des musiciens à venir faire danser la parenté. De cette époque, il ne reste qu’une photo montrant papa Jalbert, un peu éméché, grattant une guitare sans cordes et portant sur la tête un chapeau de cow-boy. Il faut dire que la musique country et western règne sur la Gaspésie des années 1960. Laurence aura, très jeune, ces rythmes venus de l’Amérique profonde tatoués sur le cœur. À 10 ans, elle fait partie des majorettes du village; on offre aux fillettes une formation musicale, mais elle se donne à Rimouski. « Quatre heures d’auto pour y aller, quatre heures pour revenir », se souvient la chanteuse. Est-il besoin de préciser que cette formation n’est possible que l’été ?

À 15 ans, la jeune Laurence n’en peut plus de vivre dans un village isolé. Elle veut faire de la musique, du rock, du blues, mais les débouchés sont rares à Rivière-au-Renard pour qui veut se lancer dans le show-business. Elle quitte alors sa famille : direction, Montréal. Cette rupture avec son milieu d’origine se fera à la dure. En ville, Laurence se joint à un groupe appelé... Révulsion ! Seule fille dans un band de gars, elle doit mettre les choses au point. « En arrivant, raconte-t- elle aujourd’hui, je leur ai dit, avec la lèvre tremblante, que je ne ferais pas la vaisselle, que je ne ramasserais pas leurs traîneries et que je ne chanterais jamais en solo. J’étais beaucoup trop timide pour être en vedette sur scène.  On engageait des chanteuses et je jouais de l'orgue et du piano. 

Durant 15 ans, Laurence Jalbert change de groupe cinq fois par an et va vivre dans les bars de province, à une époque où ce sont les chansonniers qui ont la cote. Pour une femme, c’est la pire vie qui soit : « J’étais traitée comme un gars, raconte-t-elle. J’ai mangé des volées et de la vache enragée. Dans les trous les plus reculés où l’on nous engageait, nous étions logés-nourris. Une vraie farce. On mangeait de la bouillie de patates et, l’hiver, nos chambres n’étaient pas chauffées sous prétexte que « les musiciens couchent tout ensemble ». Un soir que la chanteuse ne s’est pas présentée, j’ai dû me résigner à prendre sa place.

Et j’ai découvert le bonheur. À deux ou trois reprises pendant le spectacle, j’ai chanté une chanson qui m’emmenait hors de ma misère. Je fermais les yeux et je laissais la musique me réchauffer l’âme. J’étais bien, je savais que c’est dans ce paradis que je voulais aller. D’ailleurs, si vous remarquez bien, sur la pochette de mon premier album, j’ai les deux yeux fermés. Ça m’a pris du temps avant de chanter les yeux ouverts et de regarder le public. Quand je les ouvrais, à cette époque, je voyais des motards qui vomissaient et se battaient, rien de vraiment inspirant. Un soir, les musiciens ont remarqué que je n’étais plus sur scène. Ils m’ont trouvée dans le parking où des gars m’avaient entraînée de force. J’ai passé à un cheveu d’être violée. On appelle ça l’école de la vie, je suppose... Aujourd’hui, je vis constamment des moments de grâce en chantant. Ça fait 40 ans que je gagne ma vie avec ma musique, et j’en remercie le ciel ! »

Une femme meurtrie

Devenue autonome financièrement à l’âge de 15 ans, ayant dû se battre pour faire sa marque dans un milieu d’hommes, Laurence développe une carapace de plus en plus opaque. Malgré sa vie de bohème, elle donne naissance à une fille. Mais les tournées, ce n’est pas l’idéal pour élever une famille. « Je suis partie sur une “shire” de 10 ans, traînant le bébé dans les bars, avec de lourdes conséquences, raconte-t-elle. Aujourd’hui, ma fille a quatre enfants qu’elle élève de façon merveilleuse. Elle a trouvé toute seule ce que je ne lui ai jamais apporté, preuve de sa grande force de caractère. Elle fait elle- même son pain, son yogourt, des choses que je ne lui ai jamais apprises. Elle a trouvé en elle un équilibre fascinant, et j'ai tout fait pour rétablir avec elle un dialogue fructueux, même sur le tard, ce que je n'avais pas réussi avec ma mère."

Marée haute, marée basse...

"La vie d'artiste a ses exigences, mais ma natures profonde n'a jamais changé, confie la chanteuse. Je vis au rythme des marées et personne ne me fera jamais courir après un autobus. J'ai appris à m'écouter, mais il a fallu que je reçoive de grosses baffes de la vie pour arriver à faire le vide et me retrouver telle que je suis vraiment."

Laurence devient un jour enceinte d’un petit garçon, mais dès le début de la grossesse, de forts saignements lui indiquent que quelque chose ne va pas. Elle accouche trois mois avant la date prévue. « On m’a dit que mon petit garçon n’allait pas survivre. Ses yeux et ses oreilles n’étaient pas encore formés, mais il respirait sans aide. Je suis demeurée quatre mois avec lui à l’hôpital Sainte-Justine, craignant chaque jour de le voir disparaître. Je lui chantais doucement des chansons, dont une que j’ai composée pour lui, Chanson pour Nathan :

Sous ton petit lit bizarre se cachent toutes mes peurs du noir, mais la plus grande est de te voir partir un jour / Ce que je chante, c’est l’hymne à la vie, l’hymne au courage, tout ce que ça t’a pris pour rester debout au milieu d’un grand remous...

« Le pire drame qui puisse arriver à des parents, c’est de voir mourir leur enfant. J’ai rencontré à l’hôpital des papas et des mamans dont le bébé se mourait d’un cancer du foie à trois mois. C’est atroce. »

Nathan va finalement survivre. Il a maintenant 19 ans et n’a aucune séquelle de son arrivée prématurée dans le monde. « C’est un garçon très doux, dit Laurence avec émotion, et il adore la musique. »

Laurence Jalbert sortira ébranlée de cet épisode pendant lequel elle se déplace en fauteuil roulant. Elle évite les photographes et les journaux à potins, et cesse de se produire en spectacle. Des mois plus tard, une partie de son public va lui reprocher de ne pas avoir été mis dans le secret. « Les gens n’étaient pas méchants, précise-t-elle, mais ils auraient voulu compatir à ma douleur. J’ai compris alors que plu- sieurs personnes se retrouvaient dans mes chansons, comme si je racontais leur histoire au lieu de la mienne. Il y en a qui me disent que certaines de mes compositions les ont sauvés du suicide; comment est-ce possible ? J’ai un peu le syndrome de l’imposteur quand j’entends ça. Mais mon ex-mari m’a fait comprendre à quel point je peux faire vibrer le public, sans toujours m’en rendre compte. »

encore et encore

Laurence connaît un vif succès et ses chansons tournent en boucle à la radio, mais le sort semble s’acharner sur elle. Un jour, un gérant se sert d’une clause mal écrite dans un contrat pour lui piquer tout son argent, une trahison qui la blesse au plus profond du cœur. « Quand je travaille avec quelqu’un, dit-elle, je lui fais une confiance absolue. Certains en ont profité. » Avec d’autres, elle a connu un grand bonheur. « Michel Bélanger, d’Audiogram, a toujours été là pour me guider quand je faisais mes disques, dit-elle. Lorsque vient le temps d’enregistrer mes voix, je n’ai aucun recul, contrairement à la scène, et Michel m’a guidée tout au long de ma carrière. C’est un ami précieux. »

D’autres épreuves ont accablé la chanteuse rousse, de graves ennuis de santé qui ont laissé des traces. « À quelques reprises, on m’a prédit qu’il ne me restait qu’une semaine à vivre, dit-elle sur un ton désabusé, mais chaque fois j’ai éloigné le désespoir. En fait, je suis à une étape de ma vie où j’élimine de mon cercle d’amis les gens qui ne sont pas porteurs d’espoir. »

On se rappellera peut-être que, peu de temps après la naissance de son fils, Laurence a été attaquée par une bactérie mangeuse de chair. On lui annonce alors qu’elle pourrait ne pas se réveiller après l’opération. Mais l’anesthésiste, Thierry Petry, lui chuchote à l’oreille : « Tu pars pour un long voyage, mais je ne te laisserai pas tomber. Je serai là quand tu vas te réveiller. » Laurence choisit de le croire et sortira de sa maladie. Elle com- pose pour son médecin la chanson Qui est cet homme ? dont peu de gens connaissent la véritable inspiration:

J’ai vu un homme qui souriait aux anges que je n’ai pas vus...

Laurence aura aussi plus tard de graves problèmes de glande thyroïde, un goitre qui lui fait pendant des jours des yeux exorbités. Et elle souffre en permanence de fibromyalgie. À chaque difficulté, elle s’accroche en pensant à ses enfants.

Puis, au matin de ses 50 ans, tout son univers bascule : « Il y a cinq ans, raconte-t-elle, mon fils m’a dit : “Maman, je ne te comprends plus, tu ne souris plus comme avant.” Je me suis effondrée. » Ce qui lui tombait dessus, c’était la dépression nerveuse, sujet tabou dans le monde des artistes. Qui va engager quelqu’un qui ne se contrôle plus ? Laurence Jalbert va donc vivre un enfer secret pendant des mois. « Mon mari me nourrissait à la cuillère le matin, puis il me conduisait sur les lieux de mon spectacle. J’en faisais quatre par semaine. Je pleurais toute la journée et le soir je me cachais dans ma loge. La femme que je maquillais n’était pas moi, je ne me reconnaissais plus dans le miroir. Quand je montais sur scène, je faisais venir en moi la petite Lison de mon enfance et je chan- tais comme elle, avec tout mon cœur, en criant mon désespoir. Je me souviens avoir fait une émission d’En direct de l’univers déguisée en sœur Sourire... Je souriais, mais c’était une façade qui n’était pas moi. Et tout le temps je me demandais ce que je faisais là. La femme qui avait écrit Au nom de la raison était devenue une femme raisonnable, loin de ses passions. »

Laurence comprend qu’un grand ménage s’impose dans sa vie, un ménage nécessaire, mais difficile. Elle se sépare de son mari, rétablit les liens avec sa fille, cesse de fréquenter les gens toxiques et va consulter un spécialiste. « Personne n’est à l’abri de la maladie mentale, ajoute-t-elle. Quand on en souffre, il faut se soigner comme il faut et prendre le temps de faire entrer l’espoir dans sa vie. »

Aujourd’hui, la chanteuse travaille encore très fort, mais elle reste vigilante. Lorsqu’elle a parlé publiquement de sa maladie, plusieurs artistes lui ont avoué être aussi passés par là, mais en silence, pour ne pas nuire à leur carrière.

country réconfortant

C’est dans la musique country que Laurence Jalbert a trouvé le meilleur réconfort. La musique de son enfance est toujours celle qui la fait vibrer entièrement. Elle a donné des spectacles avec Paul Daraiche et sa famille, d’autres en hommage à Georges Hamel et Willie Lamothe. « Faire des spectacles country, explique-t-elle, c’est comme s’enrouler dans une grosse couverture doudou. J’y suis entourée d’amour et d’une douceur infinie. Il n’y a que des sourires, des gens qui me prennent dans leurs bras. Ce sont des spectacles rassembleurs et très humains. »

Elle prépare d’ailleurs pour l’automne 2015 un album entièrement country, mais avec des mots qui ne sont pas les siens : « J’ai demandé des chan- sons à des amis comme Bourbon Gauthier et plein d’autres. Pour l’instant, je n’ai pas la tête à écrire de nouveaux textes, alors je prends leur énergie. J’ai aussi mon autobiogra- phie qui paraît cet hiver. Ce livre a 12 chapitres inspirés de

mes 12 plus grands succès que je viens de ré-enregistrer avec une seule guitare pour l’accompagnement.» Ce bouquin, À la vie... à la mer, écrit avec le journaliste Claude André, coïncide avec une série de conférences données par Laurence. Elle y raconte ce que vous venez de lire, ses malheurs, ses épreuves, mais aussi son désir de rester une femme debout, jamais vaincue.

Elle espère que son témoignage convaincra ceux qui souffrent de ne pas s’apitoyer sur leur sort. « J’ai beaucoup de difficulté à endurer les gens qui ne font que se lamenter dans la vie, explique-t-elle. Ceux qui crient c’est l’enfer au moindre bobo m’exaspèrent. Il faut attirer le bonheur et se dire chaque jour : JE VAIS BIEN !»

 

Affronter les grands remous

Paul Toutant, Le Journal du Bel Âge, avril 2015

L'’auteure-compositrice-interprète Laurence Jalbert en a vu de toutes les couleurs en quarante ans de carrière. Elle a quitté son petit village de la Gaspésie à quinze ans pour parcourir le Québec comme musicienne de bars, la plus dure école qui soit. Elle raconte sa vie difficile dans sa biographie Laurence Jalbert: À la vie, à la mer, écrite avec le journaliste Claude André. Douze chapitres de sa vie, inspirés par douze titres de chansons qui ont fait d’elle une chanteuse unique. Avec sa voix rauque comme un brisant, mais parfois douce comme une mer d’été, Laurence Jalbert est une femme marquée par la vie; elle a été aimée, trahie, abusée, anéantie, puis elle s’est reprise en main, luttant pour sa survie et devenir une femme de 55 ans belle à voir et à entendre. Éditions Un monde différent, 24,95 $.

 

Entrevue et prestations

France Castel et Michel Barrette, Pour le plaisir, 30 mars 2015

www.ici.radio-canada.ca/pour-le-plaisir

 

  

Confidences de Laurence Jalbert en 12 chansons

Martin Gignac, Journal Metro, 29 mars 2015

Laurence Jalbert se laisse tenter par la biographie avec À la vie, à la mer, un livre sensible et authentique à l’image de sa carrière musicale qui fête cette année son 25e anniversaire en solo.

Bien qu’on l’ait déjà approchée par le passé, Laurence Jalbert ne voulait pas écrire son histoire. «Regarder en arrière, c’est rare que je vais faire ça, confie-t-elle au téléphone. Sinon ça me coûte 125 piasses de l’heure. Je dis tout le temps que le passé te regarde déjà assez, tu n’es pas obligé d’aller fouiller dedans.»

La personne qui a réussi à la convaincre est Claude André, son ami journaliste (et collaborateur au journal que vous tenez entre vos mains) qui a déjà partagé un pan de son existence. C’est lui qui a eu l’idée de séparer l’ouvrage en 12 de ses chansons (Tomber, Encore et encore, Corridor…), associées à des thèmes aussi variés que les femmes, la résilience et la Gaspésie.

Sans tenir compte de la chronologie, le bouquin aborde les faits marquants de sa carrière et de ses collaborations (avec le regretté Guy Rajotte, Serge Lama…), intégrant des témoignages d’admirateurs tout en dévoilant une partie du jardin secret de l’interprète d’Au nom de la raison et d’En courant. Même si les épisodes noirs s’avèrent nombreux – faible confiance en soi, harcèlement d’un fan, dépressions –, c’est au final la lumière qui en ressort.

«Croyez-moi lorsque je vous dis qu’on peut survivre à tout et rester debout devant n’importe quoi, lance la chanteuse de 55 ans avec un trémolo dans la voix. On m’a quand même dit trois fois que j’avais une maladie mortelle, que mon fils n’allait pas survivre…»

Cet espoir envers des jours meilleurs est mis au service des prochains chapitres de son périple, qui comprend plusieurs spectacles, un nouvel album et des conférences. «Tout n’a pas été dit, assure la principale intéressée. Je suis peut-être allée dans l’intimité, mais si je te disais que les trois quarts des choses qui me sont arrivées ne sont même pas dans le livre…»

Besoin de lui

Écrit au «je» comme un journal intime, la biographie À la vie, à la mer n’aurait pourtant pas pu être rédigée par Laurence Jalbert, qui avait besoin du recul nécessaire pour se raconter.

«Claude André était capable d’avoir un regard sur moi, explique la chanteuse. Je peux écrire des chansons, je rejoins le cœur du monde de cette façon-là. Mais je ne suis pas tellement capable de parler de moi comme ça. Il faut que ça vienne de quelqu’un d’autre. J’ai trop le syndrome de l’imposteur.»

À la vie, à la mer - Aux éditions Un monde différent - Présentement en magasin

 

  

En direct de l'univers de Laurence Jalbert

France Beaudoin, En direct de l'univers, ICI Radio Canada, 28 mars 2015

Entrevue en coulisse

www.endirectdelunivers.radio-canada.ca

 

«À la vie, à la mer»: entretien avec la chanteuse Laurence Jalbert

Marie-Josée Roy, Le Huffington Post Québec, 28 mars 2015

À la vie, à la mer. C’est le titre que Laurence Jalbert a choisi pour sa biographie, lancée au début du mois. La métaphore représente le tempérament de feu de la femme à la chevelure tout aussi incandescente, son appétit – non, sa rage – de vivre, et, bien sûr, l’amour inconditionnel qu’elle voue à sa Gaspésie natale.

Mais, à la lecture de l’ouvrage, il nous traverse l’esprit qu’il aurait pu s’intituler La résiliente ou Ode à la résilience, ou n’importe quelle autre image évoquant l’acte de se tenir debout devant l’adversité, de se reconstruire dans la sérénité, d’aborder l’avenir avec espoir malgré les écueils.

Car la vie a souvent éprouvé Laurence Jalbert, de bien des façons : départ de la maison familiale alors qu’elle était adolescente, conditions de tournées affreusement difficiles, soucis financiers, maladies qui lui ont fait voir la mort de près à trois reprises (dont la bactérie mangeuse de chair), épisodes de violence, naissance prématurée de son fils, qui a failli mourir en voyant le jour…

Pourtant, toujours, Laurence Jalbert a su trouver la parcelle de lumière qui la propulserait vers des jours meilleurs, et s’en sortir grandie, sans colère ni rancune. La citation de René Char qui accueille le lecteur aux premières pages d’À la vie, à la mer, est le reflet de sa ténacité : «La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil».

«La résilience est un mot très, très puissant, observe Laurence. Oui, il a fallu que je fasse preuve de résilience à quelques moments dans ma vie, mais le mot est trop puissant pour que je l’utilise comme titre de livre. C’est trop évocateur. Ma vie n’a pas été que résilience. Oui, dans des périodes, j’ai eu affaire à rebondir, parce que je suis faite comme ça, mais je n’en aurais pas fait le titre de mon livre.»

«À la vie, à la mer, ça me définit bien, parce que je suis une excessive, une intense, poursuit la chanteuse. J’ai toujours dit que je fais les choses à la vie, à la mort. Il y a plusieurs années, une amie de Gaspé voulait que je lui signe une affiche ; j’étais devant la baie de Gaspé, et j’ai écrit : «À la vie, à la mer. Laurence Jalbert». Ça décrit tellement ce que je suis!»

La tendre rockeuse n’a pas tort. Si elle n’a jamais cessé de se battre, elle a toujours su se raccrocher à ce qu’elle savait beau : ses enfants, sa passion pour son métier, et les êtres humains qu’elle croise encore à tous les jours et la nourrissent de mille manières.

«Je te jure que, parfois, je cherchais la moindre lueur. Je me disais que c’était peut-être juste une odeur de fumée, le bout d’une allumette, mais je cherchais. C’est peut-être ce qui me caractérise. Si la lumière n’est pas là, je vais la trouver. S’il y a un nuage au-dessus de ma tête, je ne vais pas déplacer le nuage, je vais me tasser d’en dessous. C’est à moi de faire les choses. C’est à nous de bouger. C’est à nous de changer notre vie, de la chercher, la lumière. Parce qu’elle est là.»

«Qui je suis pour dire ça? Tout ce que je sais, c’est que c’a fonctionné pour moi», expose Laurence, d’une voix douce, sans la moindre trace d’arrogance ou d’insolence.

Précieux témoignages

Ce n’est pas une biographie traditionnelle que Laurence Jalbert propose avec À la vie, à la mer, qui souligne ses 40 ans de carrière et les 25 ans de son premier album éponyme, paru en 1990.

Sous la plume de l’auteur et journaliste Claude André, l’auteure-compositrice relate les chapitres importants de son existence à partir de 12 titres marquants de son répertoire : Tomber, Au nom de la raison, Corridor, Mots de femmes, Encore et encore, Berceuse, Chanson pour Nathan, Pour toi, Comme tu me l’as demandé, Jeter un sort, Qui est cet homme? et Rage. Le document s’accompagne d’un album numérique (disponible sur iTunes) rassemblant les 12 morceaux, réinterprétés par Laurence en version acoustique.

«Une bio en tant que telle, il n’était pas question que je sorte ça, tranche-t-elle. Une biographie à 55 ans, pour moi, c’aurait été prétentieux. Mais Claude me connaît bien. C’est un ex-chum…C’est lui qui a eu l’idée des 12 chansons.»Un beau cadeau d’anniversaire pour le public qui la suit fidèlement depuis toutes ces années, la remercie-t-on. «C’est un cadeau pour moi aussi», s’empresse-t-elle de préciser, avec son humilité, qui nous happe dès les premiers mots échangés avec elle. Simple et terre-à-terre, Laurence Jalbert estime recevoir autant des gens qui s’intéressent à sa carrière et se confient à elle, qu’eux retirent d’elle lorsqu’elle leur offre les textes et musiques qui viennent de son cœur et qu’elle leur tend une oreille attentive.

«Depuis mon enfance, j’ai une «face à confidences», raconte-t-elle. J’étais dans mon petit village, à Rivière-au-Renard, et mes petits amis me racontaient leur vie. Et moi, je pensais que c’était comme ça pour tout le monde. Quand tu sors un album où tu t’adresses aux gens, où tu leur racontes des histoires qui les concernent, ça devient leurs histoires à eux.»

«Quand les gens viennent me parler, je ne reçois pas uniquement des compliments sur la voix, la ligne mélodique, le swing de la chanson, la qualité du concert ; oui, ces mots, je les mets dans mon cœur, et je dis toujours un énorme merci d’avoir reçu ce talent-là. Mais, le plus grand des talents que j’ai reçus, c’est d’avoir cette ouverture à recevoir les témoignages des gens. J’entends des histoires incroyables, de personnes qui doivent recevoir des traitements douloureux et qui écoutent ma musique pour s’encourager, de gens qui glissent un papier dans ma poche, me disant qu’ils étaient sur le point de s’enlever la vie et qu’ils ont changé d’idée en entendant l’une de mes pièces à la radio, d’adolescentes qui me sautent dans les bras sur le coin d’une rue en me demandant de les aider…»

«Mais c’est important de souligner que ce n’est pas grâce à moi, souligne Laurence. C’est grâce aux petites chansons que j’ai écrites sur le bord d’une table, que j’ai co-composées… Moi, je porte le message, je le porte dans ma voix, mais c’est cette dimension, au-delà du compliment, qui fait du bien. Ce sentiment de faire une différence dans la vie du monde. Ça, ça donne un sens à ma propre vie, à ce métier de fou que je pratique depuis si longtemps.»

«Moi, j’ouvre mes bras. Je ne peux rien faire de plus que de chanter et écouter. Je ne peux sauver personne. Mais c’est extraordinaire de recevoir ça. Une chanson, c’est banal, mais moi, je sais que ça peut aller très loin, dans le cœur des gens. Quand on vient me parler et que je suis au restaurant ou à l’épicerie, j’écoute quand même, parce que je ne peux pas arrêter ces conversations.

Modèle de courageQuelques photos de la famille de Laurence Jalbert agrémentent les écrits de À la vie, à la mer, notamment des portraits de ses enfants, Jessie, 32 ans, et Nathan, 19 ans, et de ses quatre petits-enfants.

Jessie et Nathan ont ils hérité de la force de caractère de leur maman? La vie ne leur a pas beaucoup laissé le choix, à eux non plus. Né grand prématuré, Nathan a effectué maints allers et retours à l’hôpital pendant ses premières années de vie et se souvient d’avoir eu un dossier médical «épais comme le bottin de la ville de Montréal» à son nom. Jessie, elle, «s’est élevée toute seule», aux dires de Laurence. «Son père est parti le jour de l’accouchement, comme dans une vue…», mentionne la fière mère sans, encore une fois, aucune trace d’amertume dans la voix.

«Ma fille a beaucoup, beaucoup de sa mère. Je l’ai élevée toute seule, avec 150 shows par année, alors que je lançais mes premiers albums. J’étais assez pauvre… Elle avait six ans quand mon premier album est sorti, et sa mère est partie sur une chire… Mais ma fille s’est bâtie sur ce que j’avais de mieux. Quand j’étais présente, j’étais totalement là. Il y a des décisions, comme de ne pas aller faire carrière en France, que j’ai prises pour elle, et elle ne l’a su que beaucoup plus tard. Moi, je ne suis pas carriériste, dans la vie, je suis passionnée, et ça ne m’intéressait pas. Ma fille a toujours su qu’elle n’était pas une décoration dans ma vie, à exposer sur les pages couvertures de magazines. Ma fille, c’était précieux. Et mon fils aussi.»

Laurence a d’ailleurs eu de la difficulté à «partager», en quelque sorte, son petit garçon avec le Québec en entier lorsque Chanson pour Nathan a commencé à rouler sur les ondes radiophoniques, en 1998.

«Quand il avait quatre ou cinq ans, on marchait sur la rue et il m’avait demandé : «Maman, pourquoi tout le monde me connaît?». Et je n’avais pas aimé ça. Tout le monde le reconnaissait, l’appelait par son prénom, et moi, je regrettais d’avoir appelé cette chanson ainsi. Quand je l’ai écrite, j’étais dans le désespoir total. Être sur le bord de perdre son enfant, il n’y a rien de pire. Avoir peur de perdre mon enfant, c’est la plus grande des souffrances à laquelle j’ai dû faire face. Quand j’ai écrit ça, je pensais que c’allait être juste entre lui et moi. Je voulais juste lui dire à quel point c’était un champion, mon champion, et à quel point il était un modèle de courage. Mais je me suis aperçu que bien des gens ont interprété Chanson pour Nathan comme modèle de courage pour ce qu’eux avaient à traverser dans leur propre vie.»

Laurence Jalbert donnera à compter du mois de mai une série de conférences intitulées Je vais bien, dont le contenu sera un dérivé d’À la vie, à la mer. L’automne prochain, elle lancera un nouvel album de matériel entièrement original.

Le livre et le disque numérique À la vie, à la mer sont en vente depuis le début mars.

 

Entrevue

Mario Aubé et Jhade Montpetit, Que l'Outaouais se lève, 104.7 FM, 27 mars 2015

www.fm1047.ca

 

Entrevue

Caroline Lavertu, Horizon CDFVD 95.5 FM, 23 mars 2015

www.fm95.ca

 

Entrevue

Alain Dumas et Josée Turmel, Truc & cie, 21 mars 2015

www.vtele.ca/trucs-cie

 

Entrevue

Gilles Parent, Le Retour de Gilles Parent, FM93, 19 mars 2015

www.fm93.com

 

Entrevue

Karine Morneau, Info Réveil, ICI Radio Canada Première, 19 mars 2015

www.ici.radio-canada.ca/info-reveil

 

Entrevue

Julie Rhéaume, Qulture, CKIA 88.3 FM, 19 mars 2015

www.ckiafm.org/qulture

 

  

Entrevue

Anne-Josée Cameron, Le Téléjournal Québec, ICI Radio Canada, 18 mars 2015

www.ici.radio-canada.ca

 

Entrevue

Anne-Josée Cameron, Radio Canada cette après-midi, ICI Radio Canada Première, 18 mars 2015

www.ici.radio-canada.ca/radio-canada_cette_apres-midi

 

Critique

Claude Rajotte, Rajotte, 17 mars 2015

www.musimax.com/rajotte

 

Laurence Jalbert : À la vie, à la mer

Cassandre Caron, 7 Jours, 13 mars 2015

(CHANSON) Pour souligner ses 40ans de carrière d’une façon bien originale, la chanteuse fait paraître une biographie pas comme les autres. En effet, elle nous raconte son histoire selon 12 thèmes qui correspondent à 12 titres de chansons tirées de son vaste répertoire. Pour l’occasion, elle nous livre ses plus grands succès (Tomber, Au nom de la raison, Encore et encore) en version acoustique, avec le talentueux Yves Savard à la guitare. Laurence Jalbert, dans son interprétation, s’amuse à modeler sa voix pour nous offrir une nouvelle variante de l’originale. À noter que l’album comprenant lesdites pièces est offert en format numérique seulement.

 

Entrevue

Diane Lafrance et Guyaume Cadieux, Le p'tit train du nord, CIME FM, 12 mars 2015

www.cime.fm

 

Entrevue

Véronique Cloutier, Vero Show, Rythme FM 105.7, 11 mars 2015

www.rythmefm.com/veroshow

 

Entrevue

Joël Legendre et Isabelle Racicot, En première classe, Rouge FM 107.3, 11 mars 2005

www.montreal.rougefm.ca

 

  

«Femmes ensemble»: hommage aux accomplissements des femmes d'ici

Marie-Josée Roy, Huffington Post Québec, 9 mars 2015

À l’initiative de Marie-Lise Pilote et Janie Duquette, des femmes de tous les horizons se sont donné la main, dimanche soir, sur la scène de l’Étoile Banque Nationale du Quartier Dix30, à Brossard, pour le spectacle Femmes Ensemble, qui célébrait la Journée internationale des femmes.

Sous la présidence d’honneur de Caroline St-Hilaire, mairesse de Longueuil, Laurence Jalbert, Isabelle Maréchal, Debbie Lynch White, Guylaine Guay, Mélissa Bédard, Marie-Claude Savard, Karine Champagne, Marie-Pier Perreault, Geneviève Everell, Annie Soleil Proteau, Josiane Aubuchon, Linda Bouchard et Véronique Pascal ont livré des témoignages touchants, parfois en humour et en musique, pour mettre en lumière les accomplissements exceptionnels des femmes, illustrer leur solidarité et transmettre un message d’espoir.

Marie-Lise Pilote animait l’événement et en assurait la mise en scène, tandis que plusieurs femmes entrepreneures, comme Ruth Vachon (Présidente du Réseau des femmes d’affaires du Québec), Cora Tsouflidou (Fondatrice Cora Déjeuners), Diane Lemieux (Présidente CCQ), Danièle Henkel (Fondatrice Entreprises Danièle Henkel), et Mélanie Joly (avocate et politicienne) endossaient le rôle d’ambassadrices. La fête n’était toutefois pas réservée à la gent féminine, puisque Serge Beauchemin et Jasmin Roy étaient également de la prestation.

 

  

Un spectacle inspirant

Ismaël Houdassine, Le Journal de Montréal, Canoe Divertissement, 9 mars 2015

Par sa diversité, l'événement, drôle et festif, a permis de célébrer la femme dans toute sa détermination

La journée de la femme a été soulignée hier soir par le spectacle Femmes ensemble. Imaginé par l'auteure Janie Duquette et l'humoriste Marie-Lise Pilote, qui assurait l'animation.

L'événement musical, drôle et festif a rassemblé plus d'une vingtaine de personnalités québécoises telles que Laurence Jalbert, Jasmin Roy, Mélissa Bédard ou Cora Tsouflidou.

Devant une salle comble composée en grande majorité de femmes, la jeune chanteuse Maie-Pier Perreault a ouvert le bal en interprétant la touchante C'est beau comme nous, une mélodie touchante, pleine de sensibilité féminine. 

La soirée, qui s'est tenue à L'Étoile du quartier Dix30 à Brossard, a offert un concept original mêlant musiques et paroles. Le spectacle a été l'occasion de célébrer la femme dans toute sa splendeur. "Ce soir, nous sommes les muses. On va se péter les bretelles", a déclaré Marie-Lise Pilote.

L'animatrice de télévision Karine Champagne est ensuite arrivée en tenue de sport pour raconter son combat contre la dépression. Elle en a profité pour livrer un discours sur la capacité des femmes à surmonter tous les défis du monde. 

Toutes les personnalités qui se sont succédé sur scène  étaient issues de divers horizons. De l'industrie du spectacle au monde des affaires, beaucoup de femmes et quelques hommes sont venus partager leurs histoires, souvenirs et anecdotes. 

Debbie Lynch-White, Jasmin Roy et Annie-Soleil Proteau ont offert un moment cocasse dans lequel le trio a dévoilé à tour de rôle ses côtés féminins et masculins. Un autre moment fort, celui de Laurence Jalbert, qui a interprété avec coeur et franchise sa chanson À la vie, à la mer, dont les paroles sont issues de son livre autobiographique éponyme.

La femme à l'honneur

Même si la bonne humeur était de mise, il reste qu'on a beaucoup souligné les combats que les femmes doivent encore mener dans notre pays. À ce titre, Marie-Lise Pilote a demandé aux femmes du public de levr la main, celles qui se sont déjà dit : "Si j'étais un gars, ça serait ben plus facile." Et les mains se sont levées en grand nombre.

L'entrepreneure Geneviève Everell a pour sa part rappelé sa jeunesse difficile passée à Limoilou. Sans apitoiement, elle a raconté aux 800 personnes du public sa rage de s'en vivre qui lui a permis de s'en sortir. Son retour sur sa jeunesse a été le grand moment de cette soirée placée sous le signe de l'inspiration. 

Entouré de toutes ces femmes, le dragon Serge Beauchemin a livré un discours hommage sur la gent féminine. L'homme d'affaires a raconté avec beaucoup d'humour comment son quotidien est gouverné par son amour des femmes, n'hésitant pas à affirmer qu'il était "la femme du couple".

Entre les numéros d'humour et les intermèdes musicaux, le spectacle de plus de deux heures a joué sur la diversité des intervenants. Il a été question d'indépendance sentimentale avec le numéro en slam Je ne t'aime plus, livrée par Véronique Pascal. 

Le tout s'est terminé par un morceau de circonstance, Quand on n'a que l'amour de Jacques Brel, entonné par Marie-Lise Pilote, vite rejointe sur scène par tous les invités de la soirée. Un hymne final sur l'espoir qu'un jour la femme accède à l'égalité pleine et entière. 

 

Un spectacle qui célèbre le féminin

Vanessa Guimond, Le Journal de Montréal, 6 mars 2015

Laurence Jalbert, Isabelle Maréchal, Annie-Soleil Proteau, Marie-Claude Savard, Mélissa Bédard et Debbie Lynch White ont rendez-vous ce dimanche, à l’Étoile du Quartier Dix30. À l’occasion de la Journée internationale de la femme, elles prendront part au spectacle Femmes ensemble, une grande célébration conçue par Marie-Lise Pilote et Janie Duquette.

Elles se connaissent depuis peu, et pourtant, elles sont sur la même longueur d’onde. Depuis leur rencontre dans le cadre de leur implication au sein de Femmessor Montréal, organisme paragouvernemental qui soutient l’entrepreneuriat féminin, Marie-Lise Pilote et Janie Duquette ont développé une belle complicité.

«Il y a quelques mois, après l’une de nos réunions, j’ai affirmé haut et fort que je souhaitais faire quelque chose afin de souligner la Journée internationale de la femme, a raconté Marie-Lise Pilote, précisant qu’au moment où elle a exprimé ce souhait, le scandale entourant l’ex-animateur Jian Ghomeshi et le 25e anniversaire de la tragédie de Polytechnique faisaient les manchettes. C’est à ce moment que Janie m’a dit qu’elle avait envie de faire quelque chose, elle aussi. Je crois que plusieurs femmes ont ressenti le même besoin que nous, durant cette période.»

Une célébration

C’est ainsi que s’est amorcée la mise sur pied de Femmes ensemble, spectacle qui aura été monté en seulement cinq mois. En plus de miser sur la musique, le théâtre et l’humour, il donne la parole à des conférencières et à des personnalités connues issues du milieu des affaires. Son objectif? Célébrer des femmes extraordinaires et inspirantes.

«Nous parlons souvent des problèmes, mais nous ne parlons pas souvent des solutions, a affirmé Janie Duquette, auteure du livre Les 7 clés du leadership féminin, qui agit à titre de coproductrice aux côtés de Marie-Lise Pilote. Nous voulions présenter des femmes qui ont des façons de faire et de penser qui peuvent nous inspirer toutes.»

«Nous ne présentons pas simplement des extraits de conférence, a tenu à préciser Marie-Lise Pilote, qui signe la mise en scène du spectacle en plus d’en assurer l’animation. J’ai demandé à certaines personnes de nous parler de thèmes précis. Geneviève Everell, par exemple, va nous parler de résilience, tandis que Guylaine Guay va nous parler d’estime de soi.»

Place aux hommes

Sur les 18 personnalités qui seront de la partie, on compte également deux hommes: l’animateur Jasmin Roy et l’entrepreneur Serge Beauchemin, que l’on a pu voir dans l’émission Dans l’œil du dragon.

«Serge Beauchemin rendra un hommage à la femme, a expliqué Janie Duquette. J’ai eu la chance de le voir en conférence et c’est quelqu’un de très doué pour la parole en public. C’est une belle surprise.»

Notons que les profits liés à la vente des billets seront remis à deux organismes venant en aide à des femmes dans le besoin: L’Arrêt-Source et Moisson Rive-Sud.

Le spectacle Femmes ensemble aura lieu à l’Étoile du Quartier Dix-30 le 8 mars. Toutes les informations concernant l’achat de billets se trouvent à l’adresse suivante: letoilebanquenationale.ca.

 

Laurence Jalbert - Un vécu peu banal

Sabin Desmeules, Échos Vedettes, 6 mars 2015

Cette année, ça fait 40 ans que Laurence Jalbert vit de la musique. Pour l'occasion, elle publie un livre biographique, À la vie, à la mer, aux Éditions Un monde différent, Parallèlement à ce projet, à compter du mois de mai, elle donnera des conférences, Je vais bien, sur la résilience. Pour l'aider à relever ce nouveau défi, elle a fait appel au comédien Martin Larocque, qui a beaucoup d'expérience en la matière. La chanteuse a un vécu peu banal et, malgré les nombreuses épreuves qui se sont dressées sur son chemin, elle a réussi à faire triompher le bonheur ! "Mes deuils, mes séparations, mes histoires de trahison ont servi à d'abord chercher un sens à tout ça. Le sens de ma vie, je l'ai trouvé : la musique, rentrer dans le coeur du monde, être écoutée et entendue... et avoir le grand privilège de passer d'humbles messages, ça, c'est trouver un sens à sa vie ! Toutes les épreuves que j'ai vécues m'ont aussi permis de trouver le chemin d'une certaine spiritualité, de donner un sens à mon âme. Et maintenant, je me rends compte que c'est tout en mon honneur !".

 

Facebook : Laurence Jalbert

Échos Vedettes, 6 mars 2015

Ça y est ! J'ai en main mon propre livre À la vie, à la mer, qui sort le 5 mars. Il s'agit de 12 chansons, 12 chapitres, avec à l'intérieur les codes pour accéder directement à iTunes pour vous procurer ces chansons, qui ont été repensées et refaites en version quitare-voix. C'est tellement simple de faire la promotion d'un projet comme ça ! Je vous tiens au courant de mes déplacements et de mes entrevues. BONHEUR !

 

  

La révélation de Marie-Lise Pilote

Luc Denoncourt, Allô Vedettes, 6 mars 2015

Depuis la création de Pilote et filles en 2007, l'humoriste Marie-Lise Pilote s'implique de plus en plus au sein des causes féminines. Comme elle voulait en faire plus, elle est derrière le projet Femmes ensemble qui sera présenté lors de la Journée internationale des femmes. 

Femmes ensemble

Le spectacle Femmes ensemble sera présenté le 8 mars aux Dix30 de Brossard. Il vient en aide aux organismes L'Arrêt-Source et Moisson Rive-Sud. On pourra y voir Laurence Jalbert, Debbie Lynch-White, Annie-Soleil Proteau, Mélissa Bédard et plusieurs autres. Les billets sont en vente sur le réseau Admission. 

 

Entrevue

Martin Labrosse et Catherine Gauthier, RDI Week-end, ICI Radio Canada, 8 mars 2015

www.ici.radio-canada.ca

 

  

Entrevue

Patrick Langlois et Maripier Morin, Ménage à trois, V télé, 6 mars 2015

www.vtele.ca/menage-a-trois

 

  

Laurence Jalbert : «J’ai fait une dépression où la mort était la seule issue»

Raphaël Gendron-Martin, Le Journal de Montréal, 6 mars 2015

Quarante ans après avoir commencé à chanter et 25 ans depuis la sortie de son premier album, Laurence Jalbert lance sa biographie. Mais contrairement aux autres livres du genre, l’artiste de 55 ans a orienté son histoire autour de 12 chansons marquantes.

Dire que Laurence Jalbert ne l’a pas eu facile dans sa vie est un euphémisme. La vie de l’artiste originaire de Rivière-au-Renard a été tellement rocambolesque qu’on ne serait pas surpris qu’un film soit éventuellement tourné à partir du livre À la vie, à la mer.

En une heure d’entrevue pour parler de la sortie de cette biographie, réalisée avec l’apport du journaliste et auteur Claude André, Laurence Jalbert nous raconte les grands pans de sa vie, avec ses bonheurs et ses malheurs.

Bactérie mangeuse de chair

Et les obstacles ont été fort nombreux. Elle raconte avoir failli mourir trois fois, dont une lorsqu’elle a attrapé la bactérie mangeuse de chair et une autre quand elle a vécu une dépression majeure. «Quelqu’un m’a fait manger à la cuillère pendant trois mois. La mort était la seule issue. Mais j’ai eu l’instinct de continuer à donner des shows et ça m’a sauvée.»

Elle a aussi donné naissance à son fils Nathan, qui était un grand prématuré de 26 semaines. Puis à l’âge de 35 ans, son père lui remettait une lettre qui allait la bouleverser.

«Il m’a écrit que ma mère avait eu un enfant avant de se marier avec lui et que mon grand-père avait fait assassiner le bébé. Ma soeur aurait environ 62 ans aujourd’hui.»

Des histoires comme celles-là, Laurence Jalbert n’en manque pas. Ce n’est pas pour rien qu’un éditeur l’avait déjà approchée, il y a une dizaine d’années, pour écrire une biographie. «Je trouvais ça prétentieux d’écrire ça à 45 ans, dit-elle. Alors, j’ai dit non. Puis mon ami Claude André m’a parlé récemment de faire un concept avec la biographie. Ça m’a intéressée.»

La biographie tourne ainsi autour de 12 pièces de Laurence, de Tomber à Au nom de la raison, en passant par Corridor, Encore et encore, Jeter un sort et Rage. Chacune de ces pièces lui a été inspirée par ses propres histoires ou encore des témoignages que des gens lui ont offerts.

Redonner ce qu’elle a reçu

«Depuis que je chante mes chansons, le monde s’ouvre devant moi, dit-elle. Je reçois tout le temps. C’est une façon de redonner tout ce que j’ai reçu.»

Elle parle ainsi d’une femme qui est devenue paraplégique et qui lui a inspiré la chanson Corridor. «Un homme qui venait de perdre sa fille, sa femme et sa mère m’a dit qu’il avait décidé de ne pas se tuer après avoir écouté cette chanson-là.»

Pour Au nom de la raison, la toute première pièce qu’elle a écrite, à 24 ans, Laurence Jalbert s’est inspirée après qu’une femme lui a raconté son désespoir de vie. «Cette chanson-là a servi dans plusieurs thérapies», mentionne-t-elle.

En l’écoutant raconter toutes ces surprenantes péripéties, Laurence Jalbert mentionne que même ses deux enfants, de 32 et 19 ans, ne savent pas le trois quarts des histoires qui sont racontées dans le livre. «Je ne leur ai pas caché. Je n’avais tout simplement pas à leur dire. Il y a même des choses où l’on n’est pas allé plus loin parce que j’aurais de la misère à l’assumer.»

Aujourd’hui une fière grand-mère de quatre petits-enfants, Laurence Jalbert mentionne avoir très hâte de commencer à donner des conférences en mai prochain, avec l’aide de Martin Larocque. «J’ai envie de communiquer d’une autre façon, mais je n’arrêterai jamais de chanter.»

Le livre À la vie, à la mer, de Laurence Jalbert, avec les propos recueillis et mis en forme par Claude André, est présentement disponible sur le marché. Un album avec les 12 titres du livre en version guitare-voix, est aussi disponible sur iTunes. Pour plus de détails: laurencejalbert.com.

 

  

Photos souvenirs : Laurence Jalbert

Agnes Gaudet, Le Journal de Montréal, 6 mars 2015

Chaque semaine dans son Cahier Weekend, Le Journal de Montréal vous présente des moments marquants de la carrière d’un artiste ainsi que quelques photos souvenirs.

Un grand tournant

Il y a 25 ans, Laurence Jalbert, âgée de 30 ans, se prêtait au jeu de notre photographe. Sa carrière prenait alors un tournant fulgurant et la chanteuse était prête à affronter le grand public. Même si elle lançait cette année-là son premier album, elle avait déjà beaucoup de métier derrière elle et elle jouait de plusieurs instruments, dont le piano.

Fougue et passion

En 1990, Laurence Jalbert au Festival d’été de Québec (avec Daniel Jean). Sa fougue et sa passion pour les planches s’ajoutaient à son immense talent d’auteure-compositrice-interprète. À 30 ans, elle venait de lancer son premier album, alors qu’elle chantait depuis plus de 15 ans dans les pianos-bars.

Tournée marathon

À l’automne 1992, Laurence Jalbert, Dan Bigras et Luce Dufault (pas sur la photo) avaient formé un trio d’enfer dans le cadre des FrancoFolies de Montréal.  Sept ans plus tard, Laurence se joignait à Dan pour une véritable tournée marathon de plus de 150 représentations à travers le Québec. Ils resteront de précieux collaborateurs.

Premier album

La belle Laurence vient d’avoir 31 ans. Elle a lancé un premier album, homonyme, et ses chansons Tomber, Rage et Au nom de la raison sont de gros succès. On est en 1990 et la jeune femme native de Rivière-au-Renard, en Gaspésie, est nommée Découverte de l’année au gala de l’ADISQ. Trois ans plus tôt, avec son groupe Volt, elle avait remporté le concours L’Empire des futures stars avant de se lancer en solo.

La flamboyante

Même si elle avait coupé ses longs cheveux rouges, Laurence Jalbert était déjà, en 1994, la flamboyante chanteuse à la voix inimitable. Elle avait déjà lancé son second album, Corridor sur lequel on retrouvait encore des hits, dont Encore et encore, Bella et Héros. Le succès lui souriait à nouveau. Sur notre photo, elle signe des affiches de sa tournée Corridor.

La chanteuse a lancé le 5 mars son unique biographie, intitulée À la vie, à la mer, aux éditions Un monde différent. 

Laurence Jalbert donnera par la suite une série de conférences privées qui porte le même titre, À la vie, à la mer. Voir laurencejalbert.com. 

La chanteuse célèbre cette année ses 40 ans de carrière et les 25 ans de son premier album en carrière (Audiogram). Elle lancera un album de nouvelles chansons cet automne, suivi d’une série de spectacles en 2016.

 

  

        

Laurence Jalbert : 40 ans de carrière en 12 chansons

Steve Martin, Le Lundi, 6 mars 2015

Cette femme intense et entière, qui a toujours suivi son coeur, nous offre À la vie, à la mer, un livre écrit en collaboration avec le journaliste Claude André. La chanteuse gaspésienne à la crinière rousse, qui célèbre cette année ses 40 ans de carrière, nous raconte ses souvenirs en prenant comme point d'ancrage 12 chansons qui se retrouvent sur la bande sonore de sa vie.

Tomber - Quel souvenir gardes-tu de la première fois que tu es tombée en amour ?

C'était avec un musicien, mais il ne l'a jamais su ! J'étais au début de l'adolescence quand je suis tombée amoureuse de lui. J'ai aimé quelques fois, c'est sûr, mais je ne suis pas quelqu'un qui tombe en amour avec l'amour. Je ne suis pas une dépendante affective.

Au nom de la raison - Tu es une femme qui fait passer le coeur en premier. Comment ça se passe quand celui-ci est en conflit avec ta raison ?

Chaque jour, on vit ce type de conflit. Il faut que ce soit le coeur qui triomphe. Je fais un métier où l'on gagne notre vie avec nos états d'âmes, mais il y a également un aspect business qui est très cartésien et rationnel. Je suis toujours dans cette bataille, mais je n'oublie jamais que c'est mon coeur qui m'a amené là, qui m'a fait écrire mes premières chansons.

Corridor - As-tu déjà eu l'impression de ne jamais pourvoir te sortir d'une dure épreuve ?

Il y a cinq ans, j'ai vécu un passage à vide. J'ai souffert d'une dépression majeure. Personne n'est à l'abris de ça.

Mots de femme - Quelle femme a été un modèle ainsi qu'une inspiration pour toi ?

Ma mère. Elle travaillait six jours sur sept et, pendant sa journée de congé, elle faisait la bouffe pour toute la famille. À cette époque, il n'y avait pas beaucoup de mamans qui travaillaient. C'est elle qui réglqit les comptes, qui fabriquait nos vêtements, qui cuisinait les repas, qui rénovait la maison... Elle était forte !

Encore et encore - C'est une chanson qui parle d'abus sexuel, mais aussi de deuil. Quel est le deuil le plus difficile que tu as vécu ?

Celui de ma mère. Ça fait déjà 15 ans. J'étais en tournée avec Dan Bigras. Je n'ai même pas pu l'accompagner, elle est partie très vite. Elle a été emportée par une bactérie. Je suis allée aux funérailles, mais Jj'ai dû revenir pour la première de notre spectacle, au Gesù. Je n'ai dont pas eu le temps de vivre mon deuil comme je l'aurais voulu. J'ai par la suite passé deux ans en tournée avec Dan. C,est un ami qui m'a beaucoup aidée.

Berceuse - Tu as été inspirée par ta mère pour cette chanson. Que tiens-tu d'elle ?

Je possède son énergie, ses yeux et son visage. Je suis allée dans mon petit coin de Gaspésie dernièrement - j'y vais rarement - et, quand j'y vais, tout le monde me dit à quel point je lui ressemble. Elle m'a aussi donné le sens du travail et de l'effort. Je l'ai vue travailler du matin au soir sans jamais se plaindre, et je l'ai rarement vue pleurer. Alors, comme elle, je travaille fort, je m'invente, j'essaie de faire en sorte que les choses avancent.

Chanson pour Nathan - Et ton fils, qu'est-ce qu'il tient de toi ?

Mon fils ressemble beaucoup plus à son père qu'à moi. Cela dit, il me ressemble dans sa sensibilité.

Pour toi - Cette chanson a été inspirée par ton grand complice, Guy Rajotte. Tu lui dédies d'ailleurs ton livre. Comment se remet-on de la perte d'un ami aussi cher ?

Ç'a été 38 ans d'amitié et de travail en équipe. C'était mon assistant, mon secrétaire, mon chauffeur, le gars qui s'occupait de mes éditions, de mes droits d'auteur... On composait ensemble. C'était une amitié où il n'y a jamais eu d'ambiguïté. J'ai été privilégiée de vivre cette amitié comme ça. Je sais que je ne le remplacerai jamais. Ç'a laissé un vide énorme. 

Comme tu me l'as demandé - C'est une chanson sur la dépendance, sur l'abandon total de soi à l'autre. Toi qui est une femme indépendante, est-ce difficile pour toi de t'abandonner totalement en amour ?

Pour l'instant, je n'y arrive pas. Peut=être parce que j'ai été blessée. Ce sont souvent les femmes qui pleurent en écoutant des chansons émouvantes. Avec cette chanson, il y a beaucoup d'hommes qui sortent aussi leur mouchoir. C'est un thème qui rejoint les deux sexes.

Jeter un sort - Qu'est-ce qui te séduit chez un homme ?

L'humour sans méchanceté, les yeux rieurs, un esprit vif avec de la répartie. Ça m'allume complètement. 

Qui est cet homme ? - C'est une chanson très spirituelle. Où traces-tu la ligne entre les croyances auxquelles tu adhères et les autres ?

J'adhère à ce que je ressens et à ce qui me sert dans ma vie. La spiritualité, c'est pour donner un sens à la vie. Alors quand quelque chose m'aide, me permet d'aller plus loin dans cette vie où nous sommes tout petits à côté de cette chose qui est probablement au-dessus de nous, j'adhère. 

Rage - Qu'est-ce qui t'anime ?

Tout m'anime ! Le livre qui sort, le beau spectacle de filles que je donne le 8 mars avec mes amies Marie-Lise Pilote, Isabelle Maréchal et d'autres fille... On est une belle gang de folles ! La passion qui m'habite est très forte, et c'est quelque chose qui ne s'éteindra jamais. 

Sa biographie À la vie, à la mer est publiée aux éditions Un monde différent.

Son spectacle intitulé Femmes ensemble sera présenté le dimanche 8 mars à l'Étoile Banque Nationale de Brossard. Info : www.almamaterre.com

Pour plus d'informations sur l'artiste : www.facebook.com/pageofficielle.laurencejalbert

 

Le 24 juin, ce sera Laurence Jalbert

Guillaume Perreault, Le Traits d'Union, 6 mars 2015

FESTIVITÉS. Le comité organisateur de la Fête nationale de Mascouche a annoncé, le jeudi 5 mars, que Laurence Jalbert assurera le spectacle principal des festivités, le mercredi 24 juin prochain. Elle sera précédée du groupe Sens, qui proposera un spectacle plus rock.

Les organisateurs de l’événement ont opté pour un spectacle prise 2, décidant de réinviter Laurence Jalbert, elle qui finalement n'a jamais monté sur scène l’an dernier; les festivités étaient alors tombées à l’eau en raison de la température peu clémente. Cette année, le spectacle sera encore de plus grande envergure, en raison du 21e anniversaire de l’événement, le 20e n’ayant jamais été fêté.

Le maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, a d’ailleurs réitéré l’apport de la municipalité à cet événement important. Plus de 20 000 $ seront fournis pour la Fête nationale de Mascouche, soit une hausse de 5000 $ comparativement aux années ultérieures.

« Je suis certain que ce sera une journée où nous serons fiers d’être Québécois, mais aussi une journée où nous serons fiers d’être Mascouchois. Les peuples qui réussissent bien, ce sont ceux qui sont tissés serré », mentionne le maire de Mascouche.

Le comité a profité de l'occasion pour annoncer la nomination de Pierre Brousseau à titre de coordonnateur de la Fête nationale de Mascouche. Une nomination qui est loin d’être qu’un simple hasard alors qu’il a été nommé à l’unanimité.

« Derrière le nom, il y a l’homme généreux, au grand cœur, affable et un Québébois pure laine avec la fleur de lys en premier plan », souligne Josée Girard, membre du comité.

Le 24 juin 2015 est à inscrire dès maintenant à votre agenda alors que la Fête nationale de Mascouche se passera au parc Gilles-Forest situé au 2881, chemin Sainte-Marie, à Mascouche.

 

  

Entrevue et performance

Éric Salvail, En mode Salvail, 5 mars 2015

www.vtele.ca/en-mode-salvail

 

Entrevue

Josélito Michaud, Josélito, Radio 9 91.9 FM, 5 mars 2015

www.radio9.ca

 

  

Entrevue

Patrick Masbourian, PM, ICI Radio Canada Première, 5 mars 2015

www.ici-radio-canada.ca/pm

 

Entrevue

Paul Arcand, Puisqu'il faut se lever, 98.5 FM, 5 mars 2015

www.885fm.ca

 

Ce soir, je reste chez nous

Anne-Lovely Etienne et Marie-Hélène Chartrand, Journal 24H, 5 mars 2015

Livre : À la vie, à la mer

La chanteuse à al crinière rousse Laurence Jalbert nous dévoile sa vie en douze chapitres qui portent tous les titres de ses chansons. Coécrites avec son collaborateur Claude André, cette biographie traite de l'amour, de l'amitié, de la dépendance et du rôle de mère.

Sorti en libraire le 5 mars.

 

Laurence Jalbert - À la vie, à la mer 8/10

Frédéric Bussières, Frédéric Bussières Poste d'écoute, 5 mars 2015

En compagnon de son essai autobiographique et influencé peut-être par sa performance sur l’album TRENTE soulignant le trentième ainniversaire de la maison de disques Audiogram mais assurément par son expérience, sa vie ; elle revisite sur À la vie, à la mer ses plus grands succès en mode acoustique. Accompagnée par Yves Savard, complice de longue date, se « dénuement » offre une chance unique de redécouvrir son répertoire pour chanter de nouveau sa Rage et de reTomber sous le charme de celle qui depuis le début nous à Jeté un sort. Elle a bien raison aujourd’hui de nous chanter « T’as toutes les raisons d’exister ».

 

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