Dossier de presse de Mackjoffatt

La manière «pop-hip» de Mackjoffatt, un sport la nuit

Sylvain Cormier, Le Devoir, 1er mars 2018

D’ordinaire, j’aurais relayé The Digg, le premier album de Mackjoffatt, au collègue le plus en phase avec le hip-hop. Je ne saurais pas distinguer Snoop Dogg de 50 Cent, même si l’on m’offrait beaucoup de cinquante sous pour faire semblant de savoir. Je ne suis pas hip. Pas trop hop non plus. Hip, hop et moi, ça fait trois. En clair : j’y pige que dalle. Alors pourquoi me suis-je entiché de Mackjoffatt et de sa sorte de hip-hop dès les premières mesures de Miles Away, le titre d’ouverture de son album autoproduit ? La curiosité d’entendre la musique du frère d’Ariane Moffatt justifiait l’intérêt, pas l’engouement. Six mois plus tard, alors qu’il va monter sur la scène du Lion d’Or, je pose la question à Jacques-Olivier Moffatt. Pourquoi je vous aime, ton album et toi ?

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Rire de Mackjoffatt. « J’ai vraiment essayé de sortir le plus possible des clichés du genre. Je ne me considère pas comme un rappeur, je n’ai pas l’attitude, le mode de vie. J’ai aimé ce style de musique d’abord pour le flow des mots. J’ai grandi en faisant du sport, j’ai été coach, je me suis beaucoup impliqué dans le basket, et le hip-hop était souvent présent. Mais ça n’a pas fait de moi un hip-hoppeur pur et dur… » Son emploi, le jour, c’est professeur d’éducation physique au cégep. Il n’y a pas de hasard. « J’appelle ce que je fais du pop-hip. C’est vraiment plus axé sur la musicalité, les mélodies, l’échafaudage de structures plus pop. C’est joué avec de vrais musiciens, il y a peu d’échantillonnage. Je m’inspire beaucoup de bands comme The Roots : ils font du r’n’b, du soul, avec du hip-hop. »

Une fois lancé, le flot de paroles de Mackjoffatt est continu : « Quand j’allais voir des shows d’artistes hip-hop, j’étais tout le temps déçu. Je me retrouvais devant une scène où il y avait deux, trois, quatre, cinq, six gars avec des casquettes, qui rappaient et qu’on n’entendait presque pas. Et un DJ en arrière. Il manquait pour moi la sensation de la musique jouée sur place, il manquait des ambiances, des variations. Dans ma tête, Snoop Dogg et Pink Floyd, ça ne s’exclut pas mutuellement. Au contraire, ça me nourrit. Je proviens de Jean Leloup, tout autant. Et j’ai joué dans un band… » Le groupe en question : Mozaïq, pendant dix ans, une grande parenthèse reggae, ska. Jacques-Olivier y chantait, écrivait les textes. « C’était une aventure de chums d’adolescence, ça a forcément mené à une fin. Tu deviens adulte. J’ai eu deux enfants, être professeur procurait — et procure encore — une honnête vie à ma famille, mais assez rapidement, la musique m’a manqué. »

La famille du groove

Ça manquait d’autant qu’Ariane, elle, en faisait plus que jamais, tout en fondant sa propre famille. « Je pense qu’on est venus au monde avec du groove », rit Jacques-Olivier. « C’est dans notre ADN. La poussée de ma soeur a été essentielle pour que je fasse finalement mon album. Elle chante avec moi, crée des mélodies autour de mon flow, on a coécrit Sally-Rudy, elle joue des claviers : oui, c’est mon album, mais c’est aussi une affaire de famille. » À la différence d’Ariane, frérot s’exprime en anglais à travers The Digg. « Ça coulait plus naturellement pour moi, les mots sont venus tout seuls, je n’avais qu’à suivre le débit du flow. Mais j’ai très envie d’essayer ça en français pour le prochain. J’aime les phonèmes du hip-hop en anglais, mais le défi du groove en français est passionnant. J’enseigne dans un cégep francophone, je suis fier de ma langue. L’anglais, c’est une étape. Le pari suivant, c’est d’arriver au même flow en français. Je planche là-dessus en ce moment. »

Ce premier album existe parce qu’il y a eu financement participatif. La liste des souscripteurs est fournie. « Ce disque vit en partie grâce à vous ! », écrit Mackjoffatt. « Ça ne donne pas le goût d’arrêter, disons… » Grand éclat de rire (ça aussi, c’est de famille). « Je suis exactement là où je veux être. Prêt pour la suite, et surtout, prêt pour jouer en spectacle. Jouer pour vrai. Dans le groupe de musiciens qui sera au Lion d’Or avec moi, il y en a qui ont des emplois de jour, et d’autres qui vivent de leur musique : je trouve ça cohérent et parfait. Il y a autant de désir que de solidité. »

Difficile de ne pas vouloir plonger dans ces ambiances pour noctambules de ville, la dégaine souple de Miles Away, la sensualité trouble de Mercedez, la lévitante et arabisante Triple Wi-Fi. On peut marcher longtemps dans les rues et ruelles avec ça dans les oreilles. Et même courir. C’est bon pour s’entraîner. « Oui, acquiesce-t-il en riant encore. Je pense que c’est le prolongement naturel de mon cours de “gestion du stress par l’activité physique”. Ce n’est pas du sport extrême, cette musique, mais ça induit le mouvement. »

Mackjoffatt

En spectacle au Lion d’Or ce 1er mars à 20 h, en programme double avec Les Guerres d’l’amour.

 

MENTION

Ghislain Demers, Lanaudière sans détour, M103,5, 23 novembre 2017

http://www.m1035fm.comx

 

MENTION

Pénélope McQuade, Pénélope aime, ICI Musique, 15 octobre 2017

http://www.icimusique.ca/emissions/penelopeaime

 

MENTION

Tranquillement pas vite, CIBL, 14 octobre 2017

podcast.cibl1015.com

 

De la «pop-hip» qui groove

Vanessa Guimond, Journal de Montréal, 7 octobre 2017

Mackjoffatt voulait faire un disque de hip-hop accessible et il a atteint sa cible. Avec son premier album The Digg, le musicien ­montréalais nous propose un éventail de ­chansons que l’on se surprend à fredonner dès la première écoute.

Bien qu’il donne dans le hip-hop anglophone, Mackjoffatt (de son vrai nom Jacques-Olivier Moffatt) ne se la joue pas gangster sur les pièces de son premier opus, bien au contraire.

« J’essaie de traiter de sujets qui me touchent plutôt que d’aller dans les clichés », a expliqué l’artiste, qui préfère aborder des thèmes liés à des enjeux de société, à la vie de couple et aux relations familiales plutôt qu’au bling-bling.

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Un artiste qui se démarque

« Si on me demande ce qui me démarque, puisqu’il y a beaucoup de hip-hop anglophone qui se fait à travers le monde, je dirais que c’est ma façon d’aborder certains sujets, a-t-il poursuivi. Avec ce disque, j’ai voulu démontrer qu’il y a moyen d’écouter du hip-hop et que ce soit l’fun, que ça groove. »

Inspiré par des artistes comme The Roots, Beck et Bran Van 3000, Mackjoffatt s’est entouré de musiciens de talent au moment de passer en studio. Parmi ses collaborateurs, on compte notamment sa petite sœur Ariane, que l’on peut entendre sur deux titres, dont le ver d’oreille Dear Jack. À découvrir.

L’album The Digg de ­Mackjoffatt est disponible en ligne ­seulement. Plus de détails au mackjoffatt.com.

 

 

CRITIQUE

Samuel Pradier, Échos Vedettes, 5 octobre 2017

Il y a un talent évident dans la famille Moffatt. Mackjoffatt, alias Jacques-Olivier, le grand frère d'Ariane, arrive avec un disque fort bien réalisé qu'il qualifie de rap, mais dans lequel on sent aussi de fortes influences R'n'B. Entièrement en anglais, les paroles sont différentes de ce que l'on entend habituellement, avec des thèmes comme les problèmes de couple ou la famille, tandis que les musiques laissent aller le flow. Un univers franchement inspirant et positif, on aime ça!

 

Mélange outrageusement exquis et groovy entre The Roots, Beck, De la soul et Gorillaz

Jocelyn Legault, ARP Media, 3 octobre 2017

Après avoir fait partie de Mozaïq, dans un registre plus ska-rock, Jacques Olivier Moffat rêve de quelque chose de plus aérien et de faire sa marque avec son propre univers.

Six ans plus tard, il propose son premier album sous le nom de Mackjoffat, magicien des rimes rythmés.

Avec The Digg, qui comprend10 pièces dans un hip pop, funky, r & b polyvalent, Mackjoffatt livre des textes grâce à une plume humaine et près du cœur.

Remplie d’images fortes à propos de sujets actuels de tous les jours comme la famille, la passion, l’authenticité et la créativité, l’auteur-compositeur-interprète s’entoure de collaborateurs spectaculaires tel que Ariane Moffatt, Alex Lapointe (The Brooks), Jahanzaib Mirza et Dominique Poupart Michaud pour quelques textes et beats.

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S’ajoutent à cette bande, Simone Angel (ex-guitariste pour Patrick Watson) et Alexis Dumais (claviériste pour Bernard Adamus et Martin Léon). Ça s’entend et ça sonne large; le plaisir est au rendez-vous lors de l’écoute.

Une réalisation impressionnante qui met en valeur un Mackjoffat étincelant avec son team 5 étoiles. The Digg, c’est un mélange outrageusement exquis et groovy entre The Roots, Beck, De la soul et Gorillaz.

Chansons coup de cœur :

Mercedez (feat. Germain)

Keep It Cool

Dear Jack (avec Ariane Moffatt)

Music Face

Sally Rudy (avec Ariane Moffatt)

Triple Wi Fi

Tight Squeeze

Mile Away (feat. Germain)

 

Le buzz de la semaine M103,5

M103,5, 2 octobre 2017

Notre buzz de la semaine : Music face de Mackjoffat

Mackjoffatt débarque en force dans le paysage musical québécois cet automne! Faisant fi des tendances populaires du moment, Mackjoffatt nous offre un style qui lui est propre et qui définit son authenticité. Son premier album, The Digg, paraîtra le 29 septembre prochain. Puisant son inspiration dans l'oeuvre de divers artistes tels que The Roots, Bran Van 3000 et Beck, Mackjoffatt nous offre une «pop-hip» groovy et rafraîchissante.

Auteur de ses chansons, Mackjoffatt accorde une grande importance à la musicalité qu’on retrouve entre autres chez Anderson.Paak ou encore dans certaines collaborations de The Black Keys, particulièrement dans l’album Blackroc.

 

MENTION

Sylvain Cormier, Culture club, ICI Première, 1er octobre 2017

ici.radio-canada.ca

"Ça change de chanson en chanson, c'est vraiment riche, varié. Il y a des parties parlées, des parties chantées et je pense que c'est ce qui me séduit dans ça!"

 

MackJoffatt: Digg *** 1/2

Yves Bergeras, Le Droit, 1er octobre 2017

CRITIQUE / L'auteur-compositeur MackJoffatt, qui préfère parler de musique pop-hip plutôt que de hip-hop, aime jouer avec les mots autant qu'avec les sons.

Ce premier album coloré, mû par un enthousiasmant esprit de liberté, fait librement exploser toutes les frontières de genre. R&B, funk, soul, pop : le phrasé hip-hop passe à travers une moulinette de sonorités, grooves et tempos qui pourraient difficilement être plus éclectiques. Le fil conducteur de cet insolent brassage ? Le plaisir et la légèreté (qui culminent sur Music Face). La musicalité et le swag. L'Anglo-Montréalais MackJoffatt y multiplie les références distinguées (à Bran Van 3000 et Anderson .Paak, parmi les plus manifestes) et les clins d'oeil amusés - par exemple au « zoom-zoom » de Rump Shaker, sur Sally Rudy, où l'on entend la voix d'Ariane Moffatt. Car MackJoffatt - Jacques-Olivier Moffatt de son état civil - s'est méticuleusement entouré de musiciens de haut calibre. Outre sa soeur Ariane : Alex Lapointe (The Brooks), Simon Angell (Patrick Watson) et Alexis Dumais (Bernard Adamus et Martin Léon). On dig sans retenue.

 

MENTION

Anne-Lovely Etienne, 24heures Montréal, 29 septembre - 1er octobre 2017

Mackjoffatt est certainement un artiste à découvrir, lui qui lance son premier album en anglais The Digg. Une seule chose à dire: groove! La musicalité marie le son du hip-hop avec le R&B, le funk, le pop et le soul. L’auteur-compositeur-interprète offre des textes engagés sur le monde actuel. D’ailleurs, il a réuni des collaborateurs de renom, tels qu’Ariane Moffatt. Coup de coeur pour la chanson Keep it Cool, qui rappelle le rap des années 1990.

Sortie le 29 septembre

 

Mackjoffatt: plonger dans la piscine de la pop-hip

François Lemay, ICI Musique, 29 septembre 2017

On va régler la chose en commençant : Mackjoffatt, c’est Jacques-Olivier Moffatt, comme dans le frère d’Ariane. Voilà, c’est dit, c’est réglé, passons maintenant à ce qui nous intéresse , en l’occurrence The Digg, un premier album qui fait un peu office de carte de visite (on y reviendra).

Remarquez, on a beau avoir affaire à un premier album, ce n’est quand même pas la première trempette de Mackjoffatt dans la piscine musicale, lui qui a fait partie de Mozaïq il y a une dizaine d’années. Si le groupe faisait, à l’époque, dans les sonorités ska et reggae, on a ici affaire à des musiques un peu plus éclectiques – pensez plutôt à un mélange trip hop, hip-pop, pop et électro. Il appelle ça de la pop-hip, qu’il dit inspirée de Beck, de The Roots et de Bran Van 3000. C’est, effectivement, une définition qui sied bien à son spectre musical.

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Et c’est exactement pour ça que, plus tôt, je vous parlais de carte de visite. L’ensemble peut sembler, lors d’une première écoute, un peu épars. On a l’impression que Mackjoffatt ne veut pas rater sa rentrée et qu’il s’assure de couvrir toutes les bases. Mais rapidement, les idées se précisent. On remarque les récurrences et certaines constances, comme le phrasé hip-hop et l’ambiance un peu paresseuse de ce son typique de la côte ouest américaine. Et pour ce faire, Mackjoffatt est rudement bien entouré : Ariane Moffatt (bien entendu), Simon Angell (guitariste pour Patrick Watson), Kevin Warren (batteur pour, entre autres, l’Orchestre national de jazz de Montréal) et Alexis Dumais (excellent claviériste pour plusieurs projets, dont Sagapool). Je connais plusieurs groupes qui aimeraient se targuer d’avoir d’aussi bons collaborateurs.

Par contre, j’avoue m’être demandé à quelques reprises si certains textes auraient pu être en français. Juste pour le plaisir d’essayer. Je pense qu’Ariane Moffatt (oublions qu’elle est sa sœur) a justement démontré que c’était possible de bien le faire, de marier ce son avec des paroles en français sans que cela sonne faux.

Au final? Un premier essai intéressant, très bien produit, qui nous donne hâte d’entendre la suite.

 

The Digg, MackJoffatt

Sylvain Cormier, Le Devoir, 29 septembre 2017

Aux premières mesures, on réagit. Physiquement. Bon signe. Puis on constate ceci : il se passe toutes sortes de choses dans les musiques « pop-hip » de Mackjoffatt. J’entends du jazz, du funk, de l’électro, des échantillonnages. Ce n’est pas vraiment parlé, ni chanté. Ça se promène en liberté. J’entends aussi, pas seulement en filigrane, la voix d’Ariane. Oui, Moffatt. La soeur de Jacques-Olivier, prof d’éduc' au civil. Non, je ne le connaissais pas du temps du Mozaïq. Je le découvre maintenant qu’il est Mackjoffatt, et ce n’est pas plus mal. Il est prêt, le frérot, il s’est défini une manière relaxe et plutôt irrésistible. La musique, les arrangements, les mélodies s’insinuent sans qu’il y paraisse, et l’on se surprend à fredonner, à se trémousser, à se sentir bien. Sensualité discrète, groove prenant sans rien imposer, c’est la réussite inattendue de la fin de septembre, parfait complément à la canicule tardive qui vient de s’achever. Pour que l’on continue d’avoir chaud chez soi.

The Digg

★★★ 1/2

Mackjoffatt, Indépendant

 

MENTION

VOIR, 29 septembre 2017

 

ÉCOUTE INTÉGRALE

Ici Musique, 29 septembre 2017

 

ENTREVUE

Paul Arcand et Émilie Perreault, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 28 septembre 2017

 

MENTION

Caroline Dubois, Le show du samedi soir, CKOI 96.9, 23 septembre 2017

 

MENTION

Formule Diaz, 23 septembre 2017

Avez-vous entendu MackJoffatt?!

Y'a du talent dans la famille Moffatt! Son album sera d'ailleurs lancé le 29 septembre prochain au Théâtre Outremont! Ça sonne en ta!

#FormuleDiaz

 

La nouvelle vie en pop-hip de Mackjoffatt

Philippe Rezzonico, Radio- Canada, 22 septembre 2017

De nos jours, il n'est pas rare de connaître quelqu'un qui a deux emplois dans une même sphère professionnelle. Mais nous connaissons peu de gens qui travaillent dans des milieux si différents qu'ils semblent issus d'univers parallèles. C'est le cas de Mackjoffatt.

Le jour, celui qui se prénomme Jacques-Olivier est professeur d’éducation physique dans un cégep de Montréal. Travailleur syndiqué. Emploi stable. Comme des centaines de milliers de Québécois. Mais la nuit tombée, tel un Bruce Wayne qui se transforme en Batman, il devient Mackjoffatt. Travailleur précaire. Avenir incertain. Comme des centaines de musiciens québécois.

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« Le sport, c’est la santé. Je donne d’ailleurs un cours de gestion de stress par l’activité physique, explique-t-il. Mais la musique, ça se vit la nuit. C’est un mode de vie complètement différent. C’est ma grande passion. »

Et elle ne date pas d’hier, cette passion. Il faut remonter à l’adolescence pour en déceler les premières traces. C’est même une affaire de famille avec sa sœur, une certaine Ariane. Vous aurez sûrement remarqué que Mackjoffatt est un nom d’artiste qui a de fortes similitudes avec Moffatt.

Je suis bien le frère de… C’est un couteau à double tranchant. Je cherchais un nom de scène et je trouvais que c’était une bonne idée d’inverser la première lettre de mon nom de famille avec celle de mon prénom. Ça sonne bien. Ça décèle une attitude.

Ça tombe bien. L’attitude, c’est un élément essentiel du genre de musique que concocte Mackjoffatt. Si certaines chansons ont été diffusées sur diverses plateformes ces dernières semaines, le public pourra découvrir l’intégralité de l’album The Digg le vendredi 29 septembre. Un disque, en définitive, qui n’a rien à voir avec ce que faisait Mackjoffatt du temps du groupe Mozaïq, il y a plus d’une dizaine d’années.

« Mozaïq, c’était du ska, du reggae. Et puis les gars ont voulu aller vers un son plus rock. Je me sentais moins à l’aise avec ça. J’ai pris une pause de la musique de plusieurs années, en me disant que si je décidais d’en refaire un jour, ça serait autre chose. »

L’autre chose, c’est le disque qu’il désigne comme étant un album de pop-hip. Au plan narratif, nombre de chansons du disque, comme Dear Jack, respectent néanmoins le phrasé hip-hop classique. Miles Away, en revanche, a de fortes influences RnB, comme si Mackjoffatt ne voulait pas être coincé dans un genre musical enclavé.

Hip Code, plus dense et plus sombre, est taillée sur mesure pour être entendue dans un club à deux heures et demie du matin, dans la foulée de Tight Squeze, sexy et langoureuse. Quant à Keep It Cool, elle rappelle les délires de Bran Van 3000. En fait, pour quiconque ayant arpenté les rues de Los Angeles à maintes reprises, The Digg a un parfum westcoast indéniable.

« Je me souviens quand j’avais vu le premier vidéo de Snoop Dogg – Who I Am (What’s My Name –, avec Dr. Dre, quand nous étions en vacances aux États-Unis. J’avais 16 ans. Je disais : « Je veux ça! » J’ai toujours aimé le hip-hop : le rythme, le flow, la musicalité. Mais j’avais de la misère avec une certaine forme. Je ne voulais pas faire du hip-hop mainstream, du genre, le gars avec la casquette à l’envers.

« Les Américains qui vivent dans les ghettos parlent forcément de ce qu’ils voient et de ce qu’ils vivent là-bas. J’ai voulu me tenir loin des clichés et des messages violents parfois véhiculés dans cette musique. J’ai une approche plus poétique, des textes plus imagés, avec des messages positifs ou absurdes. Dear Jack, une collaboration avec Ariane, parle de famille. Music Face, fait état des problèmes d’un couple. Mercedez parle d’une prostituée qui peut s’en sortir. »

Absent du monde de la musique depuis 2011, Mackjoffatt a longuement planifié son retour. Les soirées à faire de la musique et du freestyle et à se laisser aller, uniquement pour le plaisir avec des copains graphistes dans un local à Hochelaga, ont mené graduellement à un engagement plus sérieux.

« J’ai fait écouter quelques démos à des amis qui m’ont dit que je devais aller de l’avant. À ce moment, j’avais peut-être une vingtaine de chansons sous la main. C’était le temps d’une grosse réflexion. Je voulais faire le disque à temps plein. J’ai pris une pause du cégep. J’ai fait un plan, j’ai obtenu une subvention du Conseil des arts et des lettres, mais j’ai fait aussi une campagne de financement participatif (kickstart) et puis des vidéos. »

Et nous en sommes là. À quelques jours du véritable plongeon de Mackjoffatt dans ce qui pourrait être une nouvelle vie. Ou peut-être pas. Ça dépendra de l’accueil réservé au disque.

« J’ai un job au cégep, dit Jacques-Olivier au bout du fil, attablé à son bureau à Montréal, au moment de notre conversation. Je n’ai pas besoin que ça marche absolument… », ajoute-t-il, d’une voix pas du tout convaincante.

Si Mackjoffatt entreprend un nouveau cycle musical avec The Digg, la salle où il va faire son spectacle-lancement le 29 septembre propose une nouvelle série. En effet, le théâtre Outremont propose jusqu’au mois de février la série musicale Mile-Out, qui mettra en vedette Mackjoffatt (Montréal), Moulettes (Royaume-Uni), Pony-Girl (Ottawa), D-Track (Gatineau), Clay and Friends (Montréal) et Ilam (Sénégal).

« Nous sommes collés sur le Mile-End. On veut attirer les artistes qui s’y trouvent ainsi qu’un jeune public qui y vit, explique le directeur artistique du Théâtre Outremont, Raymond Cloutier. On identifie parfois le public de l’Outremont à une certaine bourgeoisie et notre théâtre, qui existe depuis 1929, à une vieille dame indigne », plaisante-t-il.

« Mais on se disait que les artistes seraient sensibles à la qualité de l’acoustique et au confort que cette salle peut offrir. Nous avons donc bâti cette série en conséquence en configurant la salle pour 240 personnes au lieu de 400. »

The Digg, de Mackjoffatt, en vente le 29 septembre. Lancement-spectacle au théâtre Outremont le même soir. La série Mile-Out jusqu’au mois de février 2018.

 

MENTION

Catherine Perrin,Médium large, Radio-Canada, 18 septembre 2017

 

MENTION

Carla Mazquita Honhon et Stella Duquy, Les itinérantes CISM 89,3, 16 septembre 2017

 

MENTION

Karyne Lefebvre, De pop et d'eau fraîche, Ici Musique, 16 septembre 2017

 

MENTION

Catherine Pogonat,L'effet Pogonat, Ici Musique, 15 septembre 2017

 

Théâtre Outremont launches the Mile Out concert series with a free show tonight

Nico Ogilvy, CULT#MTL, 15 septembre 2017

The beautiful Outremont Theatre is well known in this city, but not necessarily with its younger neighbours in Mile End and Mile Ex.

According to general/artistic director Raymond Cloutier, the venerable institution (est. 1929) has a bit of an image problem. “She’s an old lady — she’s very nice,” he says with a laugh, “but you don’t want to spend all your time with her.”

Hence Mile Out, a new concert series launching with a free show tonight (Friday, Sept. 15) — an open house, Cloutier suggests, for those who’ve never been to the venue — featuring French band Kepa, whose raw blues rock has been called a cross between Robert Johnson and Bob Log III, and local Delta-blues-style act Bottleneck Jay.

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The series continue on Sept. 29 with unconventional local hip hop artist Mackjoffatt, U.K indie rockers Moulettes on Oct. 7, Ottawa indie/electro-pop band Pony Girl on Nov. 3, Quebec rapper D-Track on Nov. 18, local reggae/folk/hip hop/soul/jazz ensemble Clay and Friends on Feb. 9 and local reggae/blues/Afro-folk/pop-rock artist Ilam on Feb. 18.

The theatre, established as a performance space in 1929, was a popular music venue in the 1970s, hosting some of Quebec’s biggest acts at the time, from Harmonium to Diane Dufresne, before its run as a repertory cinema in the ’80s. After the doors were shuttered in the ’90s and reopened in 2001, its programming has focused on performing arts with some film and live music, but Mile Out will bring a fresh new sound to the theatre, whose staff (old and young) are excited about making it into a flourishing concert venue once again. ■

See more details about the Mile Out concert series here.

 

La pop-hip de Mackjoffatt

Marie-Josée Boucher, Info-Culture.Biz, 12 septembre 2017

Mackjoffatt débarque en force dans le paysage musical québécois cet automne! Faisant fi des tendances populaires du moment, Mackjoffatt nous offre un style qui lui est propre et qui définit son authenticité. Son premier album, The Digg, paraîtra le 29 septembre prochain sous Believe Digital. Un lancement aura lieu le soir-même au Théâtre Outremont dans le cadre de la série Mile-Out.

Puisant son inspiration dans l’oeuvre de divers artistes tels que The Roots, Bran Van 3000 et Beck, Mackjoffatt nous offre une «pop-hip» groovy et rafraîchissante.

Voici un avant-goût de la pièce Music Face, dont le clip a été réalisé par Parce Que Films et tourné lors d’un party privé de Moment Factory:

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Auteur de ses chansons, Mackjoffatt accorde une grande importance à la musicalité qu’on retrouve entre autres chez Anderson .Paak ou encore dans certaines collaborations de The Black Keys, particulièrement dans l’album Blackroc. Afin de créer son premier album, il s’est entouré de collaborateurs de renom. En effet, on peut compter dans son entourage Ariane Moffatt, Alex Lapointe (The Brooks), Simon Angell (guitariste pour Patrick Watson) et Alexis Dumais (claviériste pour Bernard Adamus et Martin Léon).

L’extrait Music Face est disponible sur http://www.45tours.ca/

 

Sur la piste de Mackjoffatt

Corrine Laberge, L'Express d'Outremont, 6 septembre 2017

Mackjoffatt lancera son premier album solo au Théâtre Outremont.

CHANSON. Avec son hip-hop teinté de soul, sa plume imagée et sa voix singulière, Mackjoffatt détonne dans le paysage musical. L’auteur-compositeur et rappeur a choisi le Théâtre Outremont pour lancer son premier album The Digg, à la fin septembre.

L’artiste, qui planche sur cette création depuis près de deux ans, se dit fébrile à l’approche du lancement. «C’est l’aboutissement d’un super beau projet qui a été réfléchi, préparé, pensé et monté de façon indépendante », raconte Jacques-Olivier Moffatt, alias Mackjoffatt.

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Il décrit sa musique notamment en termes de « hip-hop avec des couleurs soul, très pop ». Un style et un répertoire inspirés par sa passion pour ces rythmes, surtout le hip-hop en anglais. La langue de Shakespeare l’a naturellement interpellé pour son premier opus en solo.

Encouragé par ses proches à réunir ses compositions sur un album, l’enseignant au collégial en éducation physique et « trippeux de musique » depuis plusieurs années a mis sa carrière de côté un moment pour concrétiser son projet musical.

«Être sur scène, rapper et chanter mes affaires, c’est viscéral. J’en ai besoin. C’est ça qui est le moteur, la flamme de ma démarche. Mon but, c’est de continuer à faire de la musique et d’essayer de me donner de meilleures dispositions pour en faire plus », souligne le rappeur-professeur et père de famille de 40 ans. Résident du quartier Rosemont pendant longtemps, il est depuis peu aménagé dans le Vieux-Longueuil.

Pour le spectacle-lancement à Outremont, Mackjoffatt sera entourée de cinq musiciens. Une quinzaine de pièces figurent au programme, dont les dix titres de l’album.

Après une prestation à Mont-Laurier récemment et une autre à venir dans le cadre d’un événement privé de l’entreprise montréalaise Moment Factory, le rappeur dévoilera officiellement The Digg le 29 septembre. Il inaugurera par la même occasion la nouvelle série Mile-Out du Théâtre Outremont.

 

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