Dossier de presse de Martha Wainwright - Août 2013

 

Chronique culturelle: Film hommage à Kate McGarrigle

Marie-Claude Lavallée et Nicolas Tittley, Dessine-moi un dimanche, Radio-Canada Première, 11 août 2013

http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2013-2014/archives.asp?date=2013%2F08%2F11&indTime=2071&idmedia=6789094

 

On verra cette semaine

Sylvain Ménard et Catherine Beauchamp, On aura tout vu, 98,5fm, 10 août 2013

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=186255

 

En cheminant avec Kate, Anna, Martha, Rufus et compagnie

Philippe Rezzonico, Rue Rezzonico, 9 août 2013

Sur la table à souvenirs, il n’y a pas de doute. La photo en plusieurs exemplaires de Kate et Anna McGarrigle remonte à l’autre siècle. Les frangines semblent être dans la vingtaine… À côté, une autre photo montre Kate qui tient la main de son fils, Rufus Wainwright. C’est normal, Rufus n’a pas dix ans… Vous aurez compris que l’esprit de Kate McGarrigle était omniprésent, jeudi, dans le théâtre Outremont.

Après des spectacles hommages à Londres, New York et Toronto, le clan McGarrigle/Wainwright bouclait en quelque sorte la boucle avec deux spectacles-hommages dans le quartier de résidence de Kate au lendemain du dévoilement de la place qui porte son nom.

Une heure avent le premier spectacle, André Ménard, de Spectra, qui a produit tous les spectacles de Kate et Anna depuis les années 1970, évoquait devant l’entrée du vieux théâtre le tout premier show, au El Casino. Il avait été bien surpris à l’époque quand il avait réalisé que les sœurs ne prévoyaient pas à l’avance l’ordre des chansons qu’elles allaient interpréter ce soir-là.

« Elles décidaient le plus souvent sur scène, en s’interrogeant devant les spectateurs », se souvient-il.

Forcément, le spectacle présenté deux fois jeudi soir (18h et 21h30) était planifié d’un bout à l’autre, notamment en raison du nombre considérable d’artistes présents. Il y avait les sœurs de Kate (Anna et Jane), ses enfants (Rufus et Martha), sa nièce (Lily Lanken, la fille d’Anna), son gendre (Brad Albetta, l’époux de Martha), ainsi que Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie-Michèle Desrosiers, Pierre Lapointe, Fanny Bloom et une demi-douzaine de musiciens.

Et il y avait aussi une intention de mettre l’accent sur l’héritage francophone de Kate. Anna, Rufus et Martha se sont adressés aux spectateurs presque exclusivement en français et le nombre de chansons francophones, incluant les titres personnels des invités, était plus nombreux qu’aux autres spectacles-hommage.

Les deux prestations étant aussi l’occasion d’amasser des fonds pour la Fondation Kate McGarrigle contre le cancer, il est possible qu’une poignée de spectateurs n’aie jamais vu la disparue sur scène. Rassurez-vous, vous avez assisté au même genre de prestation que Kate et Anna offraient régulièrement ensemble, souvent avec l’ajout de leur progéniture ou d’invités : des interprétations poignantes, des faux départs, des enchaînements approximatifs et une joyeuse convivialité.

Les proches

Certains invités étaient des amis de longue date. Michel Rivard a noté « l’immense, l’éternelle et l’indéfectible jalousie » qui l’animait auprès du clan McGarrigle/Wainwright, un clan où tout le monde chantait tout le temps, contrairement à ce qu’il vivait avec sa famille quand il était petit.

Et on avance, était parfaitement adaptée au contexte. Et il a fait sienne I Eat Dinner. Je n’ai pas souvenir d’avoir entendu Rivard chanter en anglais, sinon pour un trio avec James Taylor et Francis Cabrel. Un exercice auquel il se livre avec parcimonie.

Charlebois a fait vibrer avec Ne pleure pas si tu m’aimes, ce qui n’était pas facile à faire dans le contexte. Quant à Dans le silence, elle était parfaite. Les deux interprétations de Marie-Michèle Desrosiers étaient remarquables. La voix d’ange était aussi bouleversante pour I Cried For Us qu’elle était fédératrice pour Entre la jeunesse et la sagesse, soutenue par un chœur de huit ou neuf voix.

Les plus jeunes s’en sont bien tirés, eux aussi. Pierre Lapointe a interprété Naufragée du tendre, avec Rufus et  Martha aux voix, comme s’il l’avait écrite. Elle avait du tonus et un accent de souche plus prononcé. Fanny Bloom était un bon choix pour chanter Ce matin. La voix et le propos allaient de pair.

On a entendu des compositions de Kate ainsi que des titres de Kate et d’Anna, mais également une chanson composée par Anna, cette Cool River, interprétée par Lily, qui pataugeait joyeusement dans l’instrumentation organique (contrebasse, piano, banjo, violon).

Anna affichait une belle forme quand elle a partagé Blues In D avec sa sœur Jane (quoique dans la clé de do, « parce que je ne peux pas aller haut ») et quand elle a interprété sa « chanson préférée de Kate », Jacques et Gilles.

L’ovation

Modeste et humble, elle a toutefois retraité en coulisses sous la salve d’applaudissements quand Rufus a dit que cette soirée « était pour Kate », mais « aussi beaucoup pour Anna. ». Bien dit. On a trop peu souvent noté l’apport d’Anna au succès du duo depuis le départ de Kate. Pourtant, tant au plan artistique qu’humain, les deux sœurs sont to-ta-le-ment indissociables.

Rufus fut impérial lors d’Excursion à Venise et Blanche comme la neige, en deuxième partie. Un peu moins en ouverture quand il a partagé I Am a Diamond avec sa sœur. Il semblait nerveux, mais il estimait essentiel d’amorcer le spectacle avec cette chanson qui a été composée par les trois sœurs McGarrigle. Il a aussi noté cinq fois plutôt qu’une que telle ou telle chanson était gravée sur le disque-hommage vendu à l’entrée. C’est d’ailleurs devenu une blague récurrente.

Quand, après deux heures de prestation, tout le monde a interprété au rappel La complainte pour Sainte-Catherine avec un nombre à peu près équivalent d’anglophones et de francophones sur les planches, rarement la dualité de Kate McGarrigle aura semblé aussi pertinente.

Tout le monde était réuni symboliquement sur l’artère qui sépare les deux solitudes de Montréal, qui hier soir, étaient soudées comme on le voit rarement. Grâce à Kate…

 

Cheminant vers ma ville : a concert for Kate McGarrigle - Pour Kate… pour Anna… et pour nous!

Sylvain Cormier, Le Devoir, 9 août 2013

Rufus Wainwright, Lily Lanken et Anna McGarrigle, en trio d’un soir au grand jeu de chaise musicale de la famille.

Magnifiques voix, présentations un tant soit peu brouillonnes. Délicieux entrelacs d’harmonies, faux départs. Moments de grande émotion, vécus en toute discrétion. On était bien dans un show montréalais des McGarrigle. Fut-ce en l’honneur de la soeur cadette partie trop tôt.

Nous étions jeudi soir, au premier des deux concerts pour Kate McGarrigle à l’Outremont, comme dans la cuisine à Saint-Sauveur. Pas tout à fait, j’exagère, tout le monde était chic et bien mis, mais l’ambiance y était : nous étions certainement en famille. Nous ? Les McGarrigle, Jane et Anna, les Wainwright, Rufus et Martha, les Lanken, Lily et Sylvan, les conjoints, conjointes, cousins, cousines, fidèles musiciens, amis proches dont « la fabuleuse Michèle Mercure » (dixit Rufus), mais aussi la visite.

Belle visite. Robert Charlebois, Pierre Lapointe, Michel Rivard, Marie-Michèle Desrosiers, Fanny Bloom, Éloi Painchaud, le pianiste Tom Mennier étaient moins les invités d’un spectacle-hommage que des convives. Et comme il se doit quand on reçoit, le clan McGarrigle leur avait fait la part belle : chacun y est allé d’une de ses chansons, en plus de chanter du Kate (ou du Anna). Leçon de savoir-vivre.

Ça donnait certes des chansons de Kate McGarrigle en moins, si l’on comparait ce spectacle à ceux des dernières trois années à Toronto, New York et Londres, manquaient un peu cruellement Tell My Sister, Heart Like A Wheel ou (Talk To Me Of) Mendocino, mais il s’agissait prioritairement de célébrer la québécitude des McGarrigle, et le matériel de leurs deux albums francophones (le French Record, La vache qui pleure).

Et c’est là qu’on a puisé Cheminant à la ville (donnée par Rufus et Lily Lanken), Naufragée du tendre (ravivée par Pierre Lapointe), Le bamboucheur (Martha), Dans le silence (Charlebois), À boire (encore Martha, poignante), Entre Lajeunesse et la sagesse (Marie-Michèle avec Anna, rare moment où Anna, souvent bien seule dans son coin à l’accordéon, retrouva une complice et sa contenance), Excursion à Venise (Rufus et tout le monde), La complainte pour Sainte-Catherine (tous), ainsi que les pièces traditionnelles sans lesquelles un spectacle des McGarrigle n’est pas pensable : À la claire fontaine (chantée sans amplification, à la fin, grande communion) et surtout Blanche comme la neige (transformée en ballade grandiose par Rufus).

Mais c’est Proserpina, la dernière chanson écrite par Kate, en anglais, qui parlait le plus directement au coeur : « Come home to mama… » C’est bien là que nous étions, sans tristesse : à la maison, auprès d’elle, elle auprès de nous.

 

Hommage à Kate McGarrigle

Marie-Andrée Poulin, TVA Nouvelles 22h, TVA, 8 août 2013

http://tvanouvelles.ca/video/2594394508001

 

Pour Kate McGarrigle… et pour Anna

Natalia Wysocka, Métro, 8 août 2013

Réunion de famille, fête d’amis, célébration entre fidèles, moment de recueillement, dernier adieu… C’était un peu tout ça, Cheminant vers ma ville, le concert organisé par le clan McGarrigle-Wainwright jeudi au Théâtre Outremont.

Ceux qui craignaient de passer un moment un peu trop triste et un peu trop solennel ont sûrement été soulagés dès les premiers instants de cet hommage ultime à Kate McGarrigle. Car, aussi émotif fût-il, le spectacle était néanmoins plein de légèreté et d’éclats de rire.

Loin d’être lourde, l’ambiance de ce concert dédié à la mémoire de Kate, mais célébrant aussi sa sœur, Anna, était détendue, parfois joyeuse, voire échevelée. Les interventions mémorisées par cœur et les discours répétés mille fois? Très peu pour les McGarrigle-Wainwright. Entre les morceaux, c’était de la pure spontanéité.

Exemple? Rufus qui demande à sa tante si elle est sûre d’avoir «choisi le bon accordéon pour la prochaine chanson», car, et on cite, «nous avons souvent des problèmes d’accordéon dans la famille». Puis, Martha qui apostrophe son frère entre deux morceaux pour savoir où, diantre, il a déniché ses pantalons scintillants. Ou encore Anna qui demande à Martha : «Hmm… c’est quoi le titre de ton dernier album, déjà?» en guise d’introduction à Proserpina, morceau tiré de Come Home to Mama (c’est ça le titre du dernier album de Martha)!

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Il y a eu deux représentations de suite de Cheminant vers ma ville jeudi, une à 18 h et la seconde à 21 h 30 (nous avons assisté à la première). Les recettes des deux concerts seront versées à la Fondation Kate-McGarrigle pour la recherche sur le sarcome.

On a également senti beaucoup d’amour, de la part du public comme de la part des artistes. Sur scène, ça grouillait de monde! Il y avait d’abord les musiciens, parmi lesquels le violoniste, ami et collaborateur de longue date Joel Zifkin. Sinon, c’est Éloi Painchaud qui officiait «à l’harmonica, à la guitare, au banjo et aux Îles-de-la-Madeleine!» (dixit Martha). Et puis, bien sûr, il y avait les invités spéciaux, soit Pierre Lapointe, Fanny Bloom, Michel Rivard, Robert Charlebois et Marie-Michèle Desrosiers. Ces derniers ont tous interprété une chanson de Kate et une de leur répertoire. Parmi les plus beaux instants, notons celui où Lapointe a livré avec force et sobriété Naufragée du tendre, accompagné aux chœurs par Rufus et Martha. L’acoustique était incroyable. Michel Rivard a pour sa part fait un clin d’œil humoristique avant de jouer une de ses nouvelles compositions, Et on avance. «J’aimerais exprimer ici mon immense, éternelle et indéfectible… jalousie envers le clan McGariggle-Wainwright. Parce que, dans ma famille à moi, ça chantait… PAS. Dans les partys, au Jour de l’An et à Noël, ça chantait… PAS.»

Reste que, si on a souri souvent, il aurait été difficile de retenir son émotion pendant le Proserpina final. Tous les artistes invités, les membres de la famille et les musiciens étaient réunis sur scène dans une unité et une communion musicale totale. Un moment inoubliable qui a clôturé de façon magique ces deux heures de concert.

 

Réunion de famille

Élizabeth Ménard, Journal de Montréal, 8 août 2013

Les amis et la famille de Kate McGarrigle étaient réunis sur la scène du Théatre Outremont, hier, pour rendre un dernier hommage à la défunte chanteuse. Ils lui ont offert un spectacle vibrant, plein de tendresse et de complicité.

Celle qui, toute sa vie, a vécu d’amour et de musique aurait certainement été comblée devant les sourires complices que s’échangeaient les membres de sa famille et les artistes venus interpréter ses plus grands succès.

Dès les premières notes de I Am a Diamond, chantée par les enfants de Kate, Martha et Rufus Wainwright, le spectacle a pris des airs de grande réunion de famille. Les enfants ont été joints sur scène par tout le clan: Anna, Lily, Sylvan, Jane et Kathleen. Ils ont ensuite interprété Cheminant à la ville, pièce titre de ce spectacle.

Michel Rivard, Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Marie-Michèle Desrosiers et Fanny Bloom se sont succédé sur scène, parfois accompagnés d’un ou de plusieurs membres de la famille. Les chansons du répertoire francophone des sœurs McGarrigle étaient définitivement à l’honneur. Entre autres, Pierre Lapointe a interprété Naufragée du tendre. Le chanteur a éprouvé quelques difficultés à trouver la bonne note en début de chanson. Mais, un coup parti, il s’est très bien approprié cette pièce tirée de Dancer With Bruised Knees, paru en 1977. Fanny Bloom a fait Ce matin, avec intensité, et Michel Rivard a interprété Et on avance, une nouvelle chanson. Il a profité de l’occasion pour exprimer publiquement son «intense, indéfectible jalousie» pour la famille McGarrigle-Wainwright.

Série de concerts-bénéfices

Le spectacle présenté hier était le dernier d’une série de concerts-bénéfices. Après avoir amassé des fonds à Londres, New York et Toronto, c’est à Montréal que le clan McGarrigle-Wainwright s’est posé pour mettre un point final à cette série.

Kate McGarrigle s’est fait connaître dans les années 70 alors qu’elle formait un duo avec sa sœur Anna. Les deux femmes ont connu un succès international. Kate est décédée en 2010 d’un sarcome. Avant son décès, elle a mis sur pied le Fonds Kate McGarrigle, qui remet des bourses de recherche à des scientifiques qui tentent de trouver un remède contre le sarcome.

 

Cheminant vers ma ville: dans le salon de Kate McGarrigle

Alain de Repentigny, La Presse, 8 août 2013

Il y avait beaucoup de Kate McGarrigle dans le concert-hommage Cheminant vers ma ville donné deux fois plutôt qu'une en mémoire de l'artiste disparue, jeudi soir au Théâtre Outremont. Ses soeurs Anna et Jane, ses enfants Rufus et Martha Wainwright, leurs cousins, amis et invités spéciaux ont fait de ces deux heures de musique une célébration musicale aussi riche que sentie des chansons de Kate et Anna McGarrigle, particulièrement celles de leur répertoire francophone.

Michel Rivard avait bien raison d'être jaloux des membres du clan McGarrigle qui, dans la maison familiale de Saint-Sauveur, chantaient comme d'autres respirent. Kate et Anna ont baigné là-dedans dès l'enfance et chacun de leurs concerts a conservé ce naturel parfois un peu brouillon qui évacuait toute forme de prétention.

Malgré quelques rarissimes et très légers cafouillages et les inévitables taquineries que s'échangent Rufus et Martha, la soirée de jeudi aura surtout été digne, inspirée et pleine de chaleur humaine. Le ton de la soirée était plutôt sérieux - on pourrait presque parler de recueillement - en mémoire de la chère disparue bien sûr, mais aussi à cause de la nature même des chansons retenues, des petits joyaux trempés dans une mélancolie et une tristesse qui font chaud au coeur. La spontanéité des concerts des McGarrigle, on la retrouvait dans la mise en contexte des chansons par l'un ou l'autre des membres de la famille bien plus que dans leur exécution.

La tribu élargie des McGarrigle était superbement appuyée par un groupe dans lequel on reconnaissait les vieux complices Joel Zifkin, violoniste, et Michel Pépin, guitariste, aussi bien qu'une recrue comme Éloi Painchaud, dont l'harmonica et le banjo s'immisçaient tout naturellement dans cette musique organique. Ajoutez à cela une chorale à géométrie variable, essentielle, à laquelle se sont joints les invités Michel Rivard, Robert Charlebois, Pierre Lapointe, Marie Michèle Desrosiers, Fanny Bloom et même l'amie Michèle Mercure qui a joué de la cuillère pendant Une excursion à Venise.

Dans le salon de Kate, jeudi soir, tout était permis. Aussi bien l'adaptation de Kate et Anna de la chanson traditionnelle Blanche comme la neige, un véritable festin vocal, qu'un blues qu'a pondu Kate avant même de faire équipe avec sa soeur Anna et même une composition à saveur gershwinienne que le pianiste Tom Mennier a écrite pour les noces de Martha et de Brad Albetta, directeur musical jeudi soir. Albetta qui a fait un sacré boulot, donnant aux chansons des McGarrigle et des invités la richesse et la profondeur qu'elles méritaient.

Ce concert unique nous aura surtout rappelé combien Kate et Anna McGarrigle ont écrit de grandes chansons sur les difficultés amoureuses, mais aussi des portraits sociaux d'une justesse et d'une finesse rare, comme Jacques et Gilles sur l'exode des Canadiens français dans les usines de la Nouvelle-Angleterre. De grandes, de belles chansons, jusqu'à l'émouvante Proserpina, écrite par Kate peu avant sa mort, et qui, jeudi, nous a fait regretter davantage si c'est possible la disparition de son auteure.

Kate McGarrigle aurait aimé ce concert. Et il y a fort à parier qu'elle aurait imité sa soeur Anna qui s'est éclipsée quand le public de l'Outremont lui a servi une ovation. Cette modestie fait aussi partie de la manière McGarrigle.

 

Outremont a désormais sa place Kate-McGarrigle

François Lévesque, Le Devoir, 8 août 2013

L'artiste montréalaise a eu droit mercredi à des hommages posthumes en musique et en images

Le 7 août avait lieu à Montréal l'inauguration de la place Kate-McGarrigle, avenue Laurier, à Outremont. Décédée en 2011 à l'âge de 63 ans des suites d'un sarcome, cancer rare et fulgurant, la chanteuse et poétesse est demeurée sa vie durant très attachée à son quartier.

Sa soeur Anna, avec qui elle forma un duo folk célèbre, ainsi que ses enfants Rufus et Martha Wainwright, tous deux auteurs-compositeurs-interprètes comme le fut leur mère, étaient présents. Le dévoilement a précédé la projection en première canadienne du documentaire musical Sing Me The Songs That Say I Love You.

Réalisé par Lian Lunson (Leonard Cohen ; I'm Your Men) et présenté par le cinéaste allemand Wim Wenders (Paris, Texas, Les ailes du désir), qui était d'ailleurs au Théâtre Outremont mercredi soir pour en parler, Sing Me The Songs That Say I Love You alterne témoignages de la famille proche et élargie de la défunte, films d'archives aussi rares que révélateurs et, surtout, des séquences captées lors d'un concert hommage donné au théâtre Town Hall à New York en 2011. Sélectionné au festival de Berlin en 2012, ce documentaire musical monté de manière très libre, à l'image de son sujet, se révèle souvent poignat. La plupart des numéros musicaux, en effet, bouleversent.

Les «enfants Wainwright», Rufus et Martha, livrent sans surprise des performances senties, émues, et au final, généreuses, car ce qu'ils partagent en chanson relève de l'intime et du précieux. De nombreux artistes se succèdent sur scène à leurs côtés, dont Emmylou Harris, Norah Jones, de même que l'écrivain Michael Ondaatje.

Concert-bénéfice

Dans la foulée de l'inauguration de la place Kate-McGarrigle et de la présentation du documentaire Sing Me The Songs That Say I Love You, un concert-bénéfice a lieu ce jeudi, toujours au Théâtre Outremont. Intitulé Cheminant vers ma ville, l'évènement qui se veut une célébration festive de la mémoire de Kate McGarrigle mettra en vedette une brochette d'artistes exclusivement francophones, un rappel de la francophilie de Kate McGarrigle, qui aimait chanter en traçais autant qu'en anglais, en témoignent les albums Entre Lajeunesse et la sagesse (Kébec-Disc, 1980) et La vache qui pleure (La Tribu 2003).

Rufus et MArtha Wainwright, ainsi qu'Anna McGarrigle seront ainsi entourés des Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie-Michèle Desrosiers et Fanny Bloom, entre autres.

 

Kate McGarrigle's family pays tribute

Kristin Falcao, CBC News , CBC, 8 août 2013

http://www.cbc.ca/player/Shows/ID/2399834789/

 

 

Kate McGarrigle honoured in Montreal

Nelson Wyatt, The Canadian Press (Global News - CBC News), 8 août 2013

MONTREAL – The rich voices of some of Canada’s most renowned singers filled a tiny Montreal square on Wednesday as relatives and friends of musician Kate McGarrigle gathered to see the spot renamed in her honour.

McGarrigle, who gained fame with her sister as the folksinging duo Kate and Anna McGarrigle, died in 2010 of cancer.

Kate McGarrigle’s children, Rufus and Martha Wainwright, have carried on the family’s musical legacy and were both present along with their aunts Anna and Jane for the ceremony in the city’s Outremont borough.

A portrait of Kate McGarrigle cast its eyes toward the podium as family and city officials praised the singer-songwriter.

Rufus Wainwright described his mother’s songs as “rare precious pearls.” He also remembered her sense of humour, even when giving professional advice as his career blossomed.

“She was a hungry and ambitious professional, who actually told me once after my first album garnered a fair bit of positive press, ‘Rufus, why can’t you be more like Ricky Martin and actually sell some records?’”

Although his mother projected a bohemian image, Wainwright noted she studied engineering at McGill University in the 1960s, something rare for a woman at the time, and eventually graduated with a science degree before becoming “a genius musician.”

“Beyond the ambition, technical know-how and an intricate awareness of the many layers of music, my mother was a true and tortured romantic in the traditional sense and it’s safe to say that in the end was probably most fulfilled inhabiting the role of hippy-dippy type.”

Anna McGarrigle recalled her sister’s attachment to the neighbourhood and choked up slightly as she finished brief remarks reflecting on the tribute.

“I’m speechless,” she said during the ceremony, which ended in a song from the entire family.

Place Kate-McGarrigle sits near where McGarrigle lived before her death. The short corridor lies between two buildings off Outremont’s busy shopping strip and has patches of green and trees.

There are a few benches and a chair-like sculpture by American multidisciplinary artist Robert Wilson. It was donated by McGarrigle’s family.

The artwork, titled Kate & Nora, is two chairs placed close together as if by two confidantes.

Jane McGarrigle, Kate’s eldest sister and a musician in her own right, explained that Nora was Kate’s more sedate alter-ego as a child.

Jane McGarrigle remembered her younger sister as “wild, wilfull and fearless from her earliest days” and not shy about taking on bigger boys in a scrap and sending them running.

“Not to put too fine a point on it, she was a holy terror as a child,” McGarrigle said to chuckles from the crowd.

The dedication of the square was the cornerstone of several tributes to McGarrigle.

A photo exhibit on her early career has been installed in the windows of several neighbourhood shops until Sept. 8 and a concert documentary was to be screened Wednesday evening.

A benefit concert is also scheduled for Thursday with the proceeds going to cancer research.

Naming a square for McGarrigle was only fitting, said borough Mayor Marie Cinq-Mars.

“Our borough wanted to underscore, in its own way, the artistic contribution of this great singer and musician,” said Cinq-Mars.

Elaine Ayotte, who is responsible for culture in the Montreal government, said McGarrigle had made significant contributions to the city’s cultural reputation.

“She was a tremendous artist and we are sad to have lost her.”

Although touched by the outpouring of affection for her mother, her daughter also said she remembers her in quieter ways as well.

Martha Wainwright said while she sings a lot of McGarrigle’s songs in her own shows, she also likes to cook a lot of the dishes her mother used to make. McGarrigle is also reflected in the way she brings up her young son.

“In my mothering, I try and think what she would have done.”

 

 

Kate McGarrigle immortalisée

Véronique Lauzon, La Presse, 8 août 2013

Les larmes aux yeux, Rufus Wainwright a remercié sa mère pour le « trésor musical » qu’elle a légué aux Canadiens. Lors de l’inauguration de la place publique Kate-McGarrigle, l’atmosphère était empreinte d’émotion. Trois ans et demi après la mort de cette grande artiste, le clan McGarrigle-Wainwright salue son oeuvre, son legs, sa mémoire.

Rufus Wainwright a rendu hommage à sa mère, décédée du cancer en janvier 2010: «Kate était très appréciée de la communauté montréalaise. Elle et Anna (la soeur de sa mère) font partie des rares exemples de la ville unie, anglais et français. C’est important de célébrer ça, puisque nous vivons tous au même endroit.»

À quel ques mètres d’où Rufus et Martha Wainwright ont grandi a été inaugurée une place publique à lamémoire de leur mère. Sur l’avenue Laurier à Outremont, la place Laurier a été renommée Kate-McGarrigle.

«Ma mère était tellement fière de vivre dans ce quartier. Elle venait des Laurentides et nous avait élevés sans avoir beaucoup d’argent, a mentionné Martha Wainwright à la centaine de personnes rassemblées. Et voilà qu’elle pouvait s’acheter un triplex dans Outremont. Elle était tellement contente.»

Cet espace public a été complètement réaménagé, entre autres avec une oeuvre d’art donnée à la Ville de Montréal par Rufus Wainwright. La défunte chanteuse avait eu un coup de coeur pour cette chaise pour deux personnes de l’Américain Robert Wilson

Quant à la petite histoire derrière le nom de l’oeuvre, Kate and Nora, Jane McGarrigle a raconté avec beaucoup d’humour que sa soeur avait tout un caractère. Jeune fille, le petit tourbillon qu’était Kate avait « confié qu’il existait en elle une autre enfant qui s’appelait Nora. Cette enfant était calme, douce, sage et surtout obéissante». Il s’agit donc d’un clin d’oeil aux deux personnalités de l’auteure-compositrice.

Après les discours, le clan McGarrigle-Wainwright a fait ce qu’il fait le mieux. Il a chanté, avec beaucoup de tendresse dans la voix, À la claire fontaine: « Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai.»

Plusieurs célébrations

Sur l’avenue Laurier, les commerçants ont aussi eu l’idée de rendre hommage à l’artiste en exposant des photos du clan dans leurs vitrines. Tous les clichés ont été pris par la photographe et amie de la famille Gail Kenney, dans les années 70.

Après l’inauguration de la place Kate-McGarrigle, les invités ont poursuivi la soirée au Théâtre Outremont où le documentaire Sing Me the Songs That Say I Love You: A Concert for Kate McGarrigle de la cinéaste Lian Lunson a été présenté.

Finalement, les célébrations à la mémoire de la chanteuse se termineront avec un spectacle-hommage, présenté ce soir à 18h et 21h30. Pierre La pointe, Michel Rivard, Robert Charlebois, Marie Michèle Desrosiers et la famille McGarrigle-Wainwright seront sur la scène du Théâtre Outremont.

 

 
  

La place Kate-McGarrigle inaugurée

Rachel Del Fante, Agence QMI (Journal de Montréal - TVA - 24 heures - Canoë), 8 août 2013

Une place a été inaugurée à la mémoire de la chanteuse hier à Outremont

Des larmes aux rires, Rufus et Martha Wainwright, entourés de leur famille, ont célébré la mémoire de leur mère Kate McGarrigle, hier, lors de l’inauguration d’une place en son honneur, avenue Laurier, entre les rues Querbes et Durocher, à Montréal.

Au milieu de platebandes verdoyantes, autour de l’oeuvre d’art public Kate et Nora, la famille a chanté une version a cappella d’À la claire fontaine, une chanson tant historique que symbolique pour Rufus et Martha Wainwright.

La sculpture, réalisée par Robert Wilson à la mémoire de la chanteuse internationale décédée en 2010, est constituée de deux chaises blanches qui partagent la même assise. L’un des dossiers représente Kate et l’autre Nora, un alter ego plus sage.

Martha Wainwright a admis qu’il était important pour eux de vivre leur deuil en public. «On voulait partager nos sentiments avec les gens, confie-t-elle. C’était non seulement notre mère et notre soeur, mais aussi celle de toute la communauté.»

Pour Martha, la place en l’honneur de Kate McGarrigle est significative. «Ma mère était fière d’être en mesure d’acheter un triplex à Outremont et de pouvoir se promener sur Laurier, racontet-elle. Je me souviens qu’on marchait souvent ici.»

Souvenirs touchants

Les enfants et les soeurs de Kate ont partagé des souvenirs touchants de l’artiste engagée, alors qu’elle habitait Outremont. Rufus a d’ailleurs souligné son «incroyable» sens de l’humour et sa détermination à toujours atteindre l’excellence.

Sa soeur, Anna McGarrigle, s’est projetée des années en arrière. «En 1967, on habitait un appartement au 19, Côte-SainteCatherine. On avait un vieux piano, c’est là qu’on a appris à jouer, on était encore à l’école, mais c’était toujours le party. Les gens ne nous aimaient pas beaucoup», a-t-elle raconté en riant.

Le documentaire Sing Me The Songs That Say I Love You: A Concert For Kate McGarrigle, réalisé par la cinéaste Lian Lunson devait être présenté hier soir en première canadienne. Le film porte à l’écran un concert en hommage à la chanteuse présenté à New York, en 2011.

Aujourd’hui auront aussi lieu deux concerts-bénéfice à 18 h et 21 h 30 au Théâtre Outremont. «Cheminant vers ma ville» réunira sur scène Rufus et Martha Wainwright ainsi que la soeur de Kate, Anna McGarrigle. Ils seront accompagnés de Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie Michèle Desrosiers et Fanny Bloom.

Les profits seront versés au Fonds Kate McGarrigle pour la recherche sur le sarcome, le cancer très agressif qui lui a enlevé la vie en janvier 2010.

Kate McGarrigle est décédée à 63 ans, à Montréal, un mois après la naissance de son petit-fils Arcangelo, le premier enfant de Martha Wainwright.

 

Inauguration de la place Kate-McGarrigle

Métro, 8 août 2013

La place Kate-McGarrigle a officiellement été inauguré mercredi, en présence de la famille de l’auteure-compositrice disparue en 2010.

La place, située dans l’arrondissement d’Outremont, est ornée d’une oeuvre de l’artiste américain Robert Wilson, intitulée Kate & Nora.

L’oeuvre a été donnée à la Ville de Montréal par Rufus Wainwright, au nom de la famille de Kate McGarrigle.

 

À la claire fontaine: tribute to the late Kate McGarrigle

Pierre Obendrauf, The Gazette/Edmonton Journal, 7 août 2013

http://www.montrealgazette.com/Video+Kate+McGarrigle+tribute/8760100/story.html

http://www.edmontonjournal.com/life/Video+Kate+McGarrigle+tribute/8760783/story.html

 

La place Kate McGarrigle

Véronique Lauzon et Sira Chayer, La Presse+, 7 août 2013

http://www.lapresse.ca/videos/arts/201308/07/46-1-la-place-kate-mcgarrigle.php/ccb651e655384e87a8bde73cf8b15592

 

Kate McGarrigle being honoured Wednesday

CTV News, 7 août 2013

Three and a half years after her death Montreal singer Kate McGarrigle is being remembered this week with ceremonies and song.

On Wednesday a pedestrian path in Outremont will be officially inaugurated as Kate McGarrigle Place. The ceremony will take place at 1:30 p.m. on Laurier Ave. between Querbes Ave. and Durocher Ave.

That evening the documentary "Sing me the songs that say I love you," featuring performances by Rufus and Martha Wainwright, Anna and Jane McGarrigle, and several other musicians will have its North American premier at the Outremont Theatre.

Then on Thursday the McGarrigles and the Wainwrights, accompanied by guests including Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Fanny Bloom and others will play two live shows in a benefit concert as part of the Jazz All-Year Round series.

The proceeds from the concerts will go to the Kate McGarrigle Fund at the McGill University Health Centre, which funds researchers working on sarcoma, the cancer that afflicted Kate McGarrigle and killed her in January 2010.

To date the fund has raised more than $250,000.

 

Kate McGarrigle Square unveiled in Montreal today

Carmel Kilkenny, Radio-Canada International, 7 août 2013

Kate McGarrigle, the singer-songwriter who won over audiences around the world with her sister Anna, will be honoured in a cozy little square steps from her Montreal home, in Outrement today.

Place Kate McGarrigle is small but filled with the flowers that she loved, and a chair-sculpture by artist Robert Wilson.

It’s the first of a two-day memorial welcoming home to Montreal the Kate McGarrigle Tribute show. Starring her sisters’ Anna and Jane, and children Rufus and Martha Wainwright, the show was a success in London, England, in New York city and Toronto. Tomorrow night it will debut in Montreal with a new name and several francophone performers. “Cheminant ver ma ville” will feature singers Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Fanny Bloom, and Marie-Michele Desrosiers and Michel Rivard from Beau Dommage.

All the proceeds from the show will go to the Kate McGarrigle Fund of the McGill University Health Centre Foundation for cancer care and research.  Kate McGarrigle died in 2010 of clear-cell sarcoma at age 63.

This evening there will be a screening of Sing Me the Songs That Say I Love You: A Concert for Kate McGarrigle.  It’s the feature documentary directed by Lian Lunson, of the May 2011 New York City concerts honoring Kate McGarrigle.

 

   

Activités à la mémoire de Kate McGarrigle

La Presse/ Journal Métro/ Huffington Post/ Yahoo Divertissement (La Presse Canadienne), 6-7 août 2013

MONTRÉAL – La mémoire de la chanteuse Kate McGarrigle sera honorée cette semaine dans l’arrondissement d’Outremont à Montréal.

Mercredi à 13 h 30, la place Kate-McGarrigle, située sur l’avenue Laurier entre Querbes et Durocher, sera officiellement inaugurée.

À 19 h, le film «Sing me the songs that say I love you» sera présenté en première Nord-Américaine au Théâtre Outremont.

Le documentaire réalisé par Lian Lunson met en vedette Rufus Wainwright, Martha Wainwright, Anna McGarrigle, Jane McGarrigle ainsi que plusieurs invités spéciaux.

Ensuite, deux représentations du spectacle «Cheminant vers ma ville: un concert pour Kate McGarrigle» auront lieu au même endroit jeudi soir, à 18 h et à 21 h 30.

Les familles Wainwright et McGarrigle se réuniront ainsi dans le cadre de ces concerts-bénéfices au profit du Fonds Kate McGarrigle à la Fondation du Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Michel Rivard, Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Marie-Michèle Desrosiers et Fanny Blo

 

Rufus et Martha Wainwright honorent leur mère

Radio-Canada, 6 août 2013

La chanteuse Kate McGarrigle, décédée il y a trois ans d'un cancer rare, sera honorée à trois reprises cette semaine par sa famille. Une oeuvre d'art publique sera dévoilée, un documentaire sera projeté en première canadienne, et un concert mettant en vedette ses proches sera donné. Ses deux enfants, bien connus, Rufus et Martha Wainwright, en discutent avec Stéphane Leclair. 

 Cette semaine d'hommages à Kate McGarrigle débutera le mercredi 7 août avec l'inauguration de la place Kate-McGarrigle, sur l'avenue Laurier, à Montréal, entre les rues Querbes et Durocher. Une cérémonie, durant laquelle sera dévoilée une oeuvre d'art publique conçue par l'artiste américain Robert Wilson, y sera dévoilée en présence de la famille Wainwright. Selon Martha, Kate McGarrigle était très attachée à l'arrondissement Outremont. « En 1976, elle était fière d'emménager là plutôt qu'à Westmount. C'était bien plus cool », souligne-t-elle. 

Le même soir, il y aura projection en première canadienne du documentaire Sing me the songs that say I love you : a concert for Kate McGarrigle au Théâtre Outremont. Réalisé par Lian Lunson, à qui on doit le documentaire Leonard Cohen : I'm your man, le film rend compte du concert-hommage à Kate McGarrigle tenu à New York en 2011, et auquel avaient participé les clans Wainwright et McGarrigle ainsi que Norah Jones, Emmylou Harris, Antony Hegarty et de nombreux autres. 

Enfin, le 8 août au Théâtre Outremont, aura lieu le concert Cheminant vers ma ville : un concert pour Kate McGarrigle, un spectacle collectif auquel prendront part Rufus, Martha, Jane McGarrigle, Anna McGarrigle et leurs invités : Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie Michèle Desrosiers et Fanny Bloom. Il s'agit d'un événement-bénéfice dont les profits iront au Fonds Kate McGarrigle, qui vise à favoriser la recherche sur le sarcome, le cancer qui a emporté la chanteuse. 

L'insistance de la famille Wainwright à vivre son deuil publiquement continue d'étonner. Mais pour celle-ci, il est normal de continuer de vivre comme Kate McGarrigle a vécu : en musique, sous les projecteurs. « C'est aussi une manière de contrer l'emprise de la mort », insiste Rufus.

 

 

Trois rendez-vous pour Kate McGarrigle

Journal de Montréal/ 24h (Agence QMI), 6 août 2013

MONTRÉAL – La mémoire de la défunte Kate McGarrigle sera célébrée à trois occasions cette semaine en plein cœur de la métropole.

La mémoire de la défunte Kate McGarrigle sera célébrée à trois occasions cette semaine en plein coeur de la métropole. Demain, on inaugurera sur la rue Laurier, dans l’arrondissement d’Outremont, la place Kate- McGarrigle. La chanteuse décédée du cancer en janvier 2010 vivait dans ce quartier montréalais. Après ce rendezvous à l’extérieur, les dignitaires et autres invités se retrouveront en soirée au Théâtre Outremont pour la première canadienne du documentaire Sing Me The Songs That Say I Love You: A Concert For Kate McGarrigle. Enfin, le troisième événement en hommage à Kate McGarrigle se tiendra ce jeudi: le concert- bénéfice Cheminant vers ma ville réunira sur scène Martha et Rufus Wainwright ainsi qu’ Anna McGarrigle, la soeur de Kate. Les deux représentations prévues – 18 h et 21 h 30 – se tiendront aussi au Théâtre Outremont.

 

Chronique culturelle de Myriam Fehmiu : Rencontre avec Martha Wainwright

Myriam Fehmiu, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada, 5 août 2013

http://www.radio-canada.ca/emissions/cest_bien_meilleur_le_matin/2012-2013/archives.asp?date=2013/08/05&indtime=2587&idmedia=6782485

 

om seront également présents lors de ces représentations de la série Jazz à l’année, dans le cadre du Festival International de Jazz de Montréal.

L’artiste internationale Kate McGarrigle est décédée du cancer le 18 janvier 2010.

Avec sa famille et des amis, elle a créé un Fonds à son nom à la Fondation du CUSM en 2008 pour soutenir l’enseignement et la recherche en oncologie, amassant plus de 250 000 $ à ce jour.

 

Martha et Rufus Wainwright à PM

Patrick Masbourian, PM, Radio-Canada Première, 6 août 2013

http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/medianet/6783823

 

Martha Wainwright à The Barry Morgan Show

Barry Morgan, The Barry Morgan Show, CJAD, 6 août 2013

http://www.cjad.com/Channels/BarryMorganComingUp/story.aspx?ID=2020021

 

Rufus et Martha Wainwright honorent leur mère

Radio-Canada, 6 août 2013

La chanteuse Kate McGarrigle, décédée il y a trois ans d'un cancer rare, sera honorée à trois reprises cette semaine par sa famille. Une oeuvre d'art publique sera dévoilée, un documentaire sera projeté en première canadienne, et un concert mettant en vedette ses proches sera donné. Ses deux enfants, bien connus, Rufus et Martha Wainwright, en discutent avec Stéphane Leclair. 

 Cette semaine d'hommages à Kate McGarrigle débutera le mercredi 7 août avec l'inauguration de la place Kate-McGarrigle, sur l'avenue Laurier, à Montréal, entre les rues Querbes et Durocher. Une cérémonie, durant laquelle sera dévoilée une oeuvre d'art publique conçue par l'artiste américain Robert Wilson, y sera dévoilée en présence de la famille Wainwright. Selon Martha, Kate McGarrigle était très attachée à l'arrondissement Outremont. « En 1976, elle était fière d'emménager là plutôt qu'à Westmount. C'était bien plus cool », souligne-t-elle. 

Le même soir, il y aura projection en première canadienne du documentaire Sing me the songs that say I love you : a concert for Kate McGarrigle au Théâtre Outremont. Réalisé par Lian Lunson, à qui on doit le documentaire Leonard Cohen : I'm your man, le film rend compte du concert-hommage à Kate McGarrigle tenu à New York en 2011, et auquel avaient participé les clans Wainwright et McGarrigle ainsi que Norah Jones, Emmylou Harris, Antony Hegarty et de nombreux autres. 

Enfin, le 8 août au Théâtre Outremont, aura lieu le concert Cheminant vers ma ville : un concert pour Kate McGarrigle, un spectacle collectif auquel prendront part Rufus, Martha, Jane McGarrigle, Anna McGarrigle et leurs invités : Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie Michèle Desrosiers et Fanny Bloom. Il s'agit d'un événement-bénéfice dont les profits iront au Fonds Kate McGarrigle, qui vise à favoriser la recherche sur le sarcome, le cancer qui a emporté la chanteuse. 

L'insistance de la famille Wainwright à vivre son deuil publiquement continue d'étonner. Mais pour celle-ci, il est normal de continuer de vivre comme Kate McGarrigle a vécu : en musique, sous les projecteurs. « C'est aussi une manière de contrer l'emprise de la mort », insiste Rufus.

 

 

Trois rendez-vous pour Kate McGarrigle

Journal de Montréal/ 24h (Agence QMI), 6 août 2013

MONTRÉAL – La mémoire de la défunte Kate McGarrigle sera célébrée à trois occasions cette semaine en plein cœur de la métropole.

La mémoire de la défunte Kate McGarrigle sera célébrée à trois occasions cette semaine en plein coeur de la métropole. Demain, on inaugurera sur la rue Laurier, dans l’arrondissement d’Outremont, la place Kate- McGarrigle. La chanteuse décédée du cancer en janvier 2010 vivait dans ce quartier montréalais. Après ce rendezvous à l’extérieur, les dignitaires et autres invités se retrouveront en soirée au Théâtre Outremont pour la première canadienne du documentaire Sing Me The Songs That Say I Love You: A Concert For Kate McGarrigle. Enfin, le troisième événement en hommage à Kate McGarrigle se tiendra ce jeudi: le concert- bénéfice Cheminant vers ma ville réunira sur scène Martha et Rufus Wainwright ainsi qu’ Anna McGarrigle, la soeur de Kate. Les deux représentations prévues – 18 h et 21 h 30 – se tiendront aussi au Théâtre Outremont.

 

Chronique culturelle de Myriam Fehmiu : Rencontre avec Martha Wainwright

Myriam Fehmiu, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada, 5 août 2013

http://www.radio-canada.ca/emissions/cest_bien_meilleur_le_matin/2012-2013/archives.asp?date=2013/08/05&indtime=2587&idmedia=6782485

 

Kate McGarrigle tribute comes home

Erik Leijon, The Gazette, 5 août 2013

MONTREAL — After successful performances in London, New York and Toronto, the Kate McGarrigle tribute show starring her sisters Anna and Jane and children Rufus and Martha Wainwright will be making its long-awaited debut in her hometown.

When the famed musical family, along with relatives and guests, first paid tribute to Kate in London in 2010, it was only a few short months after she had succumbed to clear-cell sarcoma at age 63. By virtue of the Montreal homecoming being held three years later, Martha Wainwright hopes Cheminant vers ma ville: A Concert for Kate McGarrigle — while still an emotional revisiting of the Kate and Anna McGarrigle songbook — will be a lighter affair.

“Montreal will be more celebratory,” Wainwright said by phone from St-Sauveur. “That first London show was such a raw, intense experience. But it was also such a huge success, so afterwards we started thinking about where we could take it.”

Even though the family would bring the tribute show to New York and Toronto next, and then release an album and film chronicling those events, a show in McGarrigle’s hometown was always on the docket. Her family also knew a Montreal show would need to highlight Kate and Anna’s French material and songs that talk about the city. The guest musicians set to appear at Cheminant vers ma ville — Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Fanny Bloom, and Marie-Michèle Desrosiers and Michel Rivard from Beau Dommage — are all francophone artists.

“Singing in French was something Kate and Anna never shied away from,” Wainwright said, “even though they’re considered to be anglo artists.”

To loosen up proceedings, the guest artists will be performing their own material as well, which Wainwright says comes at Anna’s behest. “She worries people will just get bored of Kate and Anna material, and I try to explain to her that that’s not true,” Wainwright said with a laugh.

Thursday’s show will be the culmination of a two-day tribute to McGarrigle. On Wednesday, Place Kate McGarrigle will be unveiled in Outremont, on Laurier Ave. near Querbes Ave., at around 1:30 p.m. The spot will feature Kate’s favourite flowers, as well as a chair sculpture designed by Robert Wilson.

Although Wainwright says the spot was proposed to them by the borough, it turns out the location is of personal significance, as McGarrigle owned a triplex nearby. “Kate walked by there every day,” Wainwright said. “And it was where Rufus and I spent a lot of our young adulthood.”

Following the ceremony, the family will take a quick stroll over to the Outremont Theatre for a screening of Sing Me the Songs That Say I Love You: A Concert for Kate McGarrigle, the recently released Lian Lunson-directed documentary about the 2011 New York tribute shows, as well as an account of McGarrigle’s fight with cancer and her final days.

Because the tone of the concert footage was that of “a wake, or a chanting death march,” said Wainwright, it made sense for the film to cover McGarrigle’s death, rather than tell the story of her life and career. Although it can make for a heart-wrenching watch, Wainwright says she and her family were never ones to avoid difficult subject matter, and that includes delving into McGarrigle’s musical oeuvre.

“None of us are particularly emotionally closed people,” she said. “We’re pretty exposed and autobiographical. We lay things on the line.”

Indeed, Wainwright says performing McGarrigle’s songs has allowed her to see her late mother in a new light.

“The songs are so well crafted; my mother was able to put her experiences into them in a subtle, beautiful way,” she said. “They’re views into her soul from when she was a younger woman, or the age I am now. It creates a different vision of your parent, to understand the struggles they experienced.”

Two performances of Cheminant vers ma ville: A Concert for Kate McGarrigle are held Thursday, Aug. 8, at 6 and 9:30 p.m. at the Outremont Theatre, 1248 Bernard Ave. W. Tickets cost $100 and can be purchased at montrealjazzfest.com. Proceeds from the shows will go to the Kate McGarrigle Fund of the McGill University Health Centre Foundation, for cancer care and research.

Sing Me the Songs That Say I Love You: A Concert for Kate McGarrigle is screened Wednesday, Aug. 7 at 7 p.m. at the Outremont Theatre. Tickets cost $10 and can be purchased at theatreoutremont.ca.

 

Hommages rendus à Kate McGarrigle

Magazine Ted, 5 août 2013

Les 7 et 8 août auront lieu trois événements en l’honneur de Kate McGarrigle.

INAUGURATION DE LA PLACE KATE-MCGARRIGLE

Un moment chargé en émotions pour saluer cette grande dame aura lieu à l’arrondissement d’Outremont, où résidait l’artiste. Une place de l’avenue Laurier a été réaménagée et embellie en hommage à Kate McGarrigle. Une œuvre d’art publique à sa mémoire intitulée Kate & Nora ornera cette place. Cette œuvre, conçue par l’artiste pluridisciplinaire américain Robert Wilson, a été offerte à la Ville de Montréal au nom de la famille par Rufus Wainwright, le fils de Kate McGarrigle.

Le mercredi 7 août, à compter de 13h30, Madame Marie Cinq-Mars, mairesse de l’arrondissement, ainsi que Madame Élaine Ayotte, responsable de la culture, du patrimoine et design au comité exécutif de la Ville de Montréal, se joindront au clan Wainwright-McGarrigle pour l’inauguration officielle devant les médias. Rufus et Martha seront disponibles sur place pour une période de questions.

SING ME THE SONGS THAT SAY I LOVE YOU: LE FILM

Le documentaire Sing Me The Songs That Say I Love You: A Concert For Kate McGarrigle sera présenté en première canadienne au Théâtre Outremont après l’inauguration de la Place McGarrigle à 19h.

Le film sera présenté par le célèbre cinéaste Wim Wenders et par Rufus Wainwright.

Programmé en sélection officielle aux festivals de Berlin et de Sydney l’an dernier, le documentaire réalisé par Lian Lunson (Leonard Cohen: I’m Your Man) fait revivre l’hommage musical rendu à la regrettée Kate McGarrigle au théâtre Town Hall à New York en 2011. L’œuvre met en vedette une brochette d’artistes incluant Rufus et Martha Wainwright, ainsi qu’Emmylou Harris, Justin Vivian Bond, Antony Hegarty, Krystle Warren, Norah Jones, Teddy Thompson et l’écrivain Michael Ondaatje.

CONCERT BÉNÉFICE CHEMINANT VERS MA VILLE

Dans le cadre de la série Jazz à l’année du Festival International de Jazz de Montréal, Martha et Rufus Wainwright ainsi qu’Anna McGarrigle partageront la scène avec Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie Michèle Desrosiers et Fanny Bloom le temps de deux représentations du concert Cheminant vers ma ville. Ils monteront sur les planches du Théâtre Outremont à 18h et 21h30 le 8 août prochain afin de célébrer le répertoire musicale de Kate McGarrigle.

Les profits de la soirée seront remis au Fonds Kate McGarrigle administré par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Chaque année le CUSM remet des bourses de recherche à des scientifiques qui tentent de trouver un remède contre le sarcome, le cancer dont Kate est décédée en 2010. [...]

 

  

Trois rendez-vous pour honorer Kate McGarrigle

Journal de Montréal/ Journal de Québec/ Canoe.ca (Agence QMI), 5 août 2013

MONTRÉAL – La mémoire de la défunte Kate McGarrigle sera célébrée à trois occasions cette semaine en plein cœur de la métropole.

Ce mercredi, on inaugurera sur la rue Laurier, dans l’arrondissement d’Outremont, la place Kate-McGarrigle. La chanteuse décédée du cancer en janvier 2010 vivait dans ce quartier montréalais.

Un espace vert existant y a été réaménagé et embelli en hommage à la regrettée mère de Rufus et Martha Wainwright, qui prendront part à la cérémonie prévue en début d’après-midi.

La place Kate-McGarrigle accueille une œuvre d’art publique baptisée Kate & Nora, laquelle a été donnée par la famille et créée par l’artiste pluridisciplinaire américain Robert Wilson.

Après ce rendez-vous à l’extérieur, les dignitaires et autres invités se retrouveront en soirée au Théâtre Outremont pour la première canadienne du documentaire Sing Me The Songs That Say I Love You: A Concert For Kate McGarrigle. Le cinéaste Wim Wenders sera là en compagnie de Rufus Wainwright pour présenter le film réalisé par Lian Lunson. On l'avait projeté l’an dernier à Berlin et à Sydney.

Enfin, le troisième événement en hommage à Kate McGarrigle se tiendra ce jeudi : le concert-bénéfice Cheminant vers ma ville sera présenté dans le cadre de la série Jazz à l’année du Festival international de jazz de Montréal et réunira sur scène Martha et Rufus Wainwright ainsi qu’Anna McGarrigle, la sœur de Kate.

Ceux-ci accueilleront sous les projecteurs Pierre Lapointe, Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie Michèle Desrosiers et Fanny Bloom. Les deux représentations prévues – 18 h et 21 h 30 – se tiendront aussi au Théâtre Outremont.

Les profits seront versés au Fonds Kate McGarrigle, qui est géré par le Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Chaque année, le CUSM remet des bourses de recherche à des scientifiques qui tentent de trouver un remède contre le sarcome, le cancer qui a emporté Kate McGarrigle à l’âge de 63 ans.

 

Entrevue avec Martha Wainwright

Ariane Cipriani, Espace.mu, 5 août 2013

http://www.espace.mu/chanson-pop/lu-vu-entendu/8429

 

Martha Wainwright: rend hommage à sa mère avec des artistes d'ici

Ariane Cipriani, Espace.mu, 5 août 2013

Martha Wainwright n'a pas manqué de louanger la musique et le parcours de mère, Kate McGarrigle, depuis son décès en 2010. Les hommages à cette musicienne atypique et adulée de poursuivent le 8 août prochain au Théâtre Outremont, à Montréal. 

Martha, son frère Rufus et, bien sûr, sa tante Anna McGarrigle s’entourent cette fois-ci de Pierre Lapointe, de Fanny Bloom, de Michel Rivard, de Marie-Michèle Desrosiers et de Robert. Tous les profits de ce beau rassemblement, intitulé Cheminant vers la ville pour rappeler la chanson des sœurs McGarrigle, seront remis à la Fondation Kate McGarrigle pour la recherche sur le sarcome.

Outre les nombreux spectacles hommage à sa mère, Martha Wainwright a aussi dévoilé en octobre dernier le poignant Come home to mama. Dans cet album cathartique, réalisé par la multi-instrumentiste Yuka Honda (Sean Lennon, Vincent Gallo, Los Lobos), sa voix puissante se fait plus émouvante que jamais, dans ses envolées autant que dans ses murmures. Il faut dire que Martha a fait cet album après s’être plongée dans les répertoires de Piaf et de Barbara. Il y a forcément des relents.

D’ailleurs, Martha est toujours en tournée pour cet album, et son horaire ferait vaciller n’importe quelle jeune maman, comme elle, qui doit concilier travail et famille on the road. Elle a tout de même pris quelques minutes pour nous parler du spectacle hommage, des invités choisis, de l’évolution de sa voix et de sa perception, aujourd’hui différente, des chansons de sa mère.

 

Hommages rendus à Kate McGarrigle

Luc Bertrand, Info-Culture, 5 août 2013

Les 7 et 8 août auront lieu trois événements en l’honneur de Kate McGarrigle.

INAUGURATION DE LA PLACE KATE-MCGARRIGLE

Un moment chargé en émotions pour saluer cette grande dame aura lieu à l’arrondissement d’Outremont, où résidait l’artiste. Une place de l’avenue Laurier a été réaménagée et embellie en hommage à Kate McGarrigle. Une œuvre d’art publique à sa mémoire intitulée Kate & Nora ornera cette place. Cette œuvre, conçue par l’artiste pluridisciplinaire américain Robert Wilson, a été offerte à la Ville de Montréal au nom de la famille par Rufus Wainwright, le fils de Kate McGarrigle.

Le mercredi 7 août, à compter de 13h30, Madame Marie Cinq-Mars, mairesse de l’arrondissement, ainsi que Madame Élaine Ayotte, responsable de la culture, du patrimoine et design au comité exécutif de la Ville de Montréal, se joindront au clan Wainwright-McGarrigle pour l’inauguration officielle devant les médias. Rufus et Marthaseront disponibles sur place pour une période de questions.

 

Prestation musicale et entrevue: Martha Wainwright

Marie-Christine Trottier, Bouillant de culture, Radio-Canada Première, 5 août 2013

http://www.radio-canada.ca/emissions/bouillant_de_culture/2012-2013/archives.asp?date=2013%2F08%2F03&indTime=211&idmedia=6781332

 

   

Retour au bercail pour Rufus Wainwright

Émilie Bergeron, Journal Métro, 4 août 2013

Il monte sur scène pour la première fois à Montréal depuis un an. Entouré de sa famille et de ses nombreux amis, Rufus Wainwright célébrera l’œuvre de sa défunte mère, Kate McGarrigle. Depuis son décès en 2010, une série de concerts en sa mémoire ont eu lieu à Londres, New York et Toronto. Trois ans plus tard, le clan Wainwright rentre au bercail, dans le quartier Outremont, où Kate a vécu, pour clore cet hommage dans un nouveau spectacle intitulé Cheminant vers ma ville. À l’occasion, Métro a attrapé au vol Rufus Wainwright.

Au bout du fil, Rufus Wainwright contenait difficilement son désir de rentrer à Montréal, dans le quartier où il a grandi. En Europe depuis plusieurs mois, il s’est promené entre la France, l’Espagne, l’Italie et la Suisse, entre les festivals de musique classique et la pop seventies de son dernier album. «C’était vraiment trippant, mais maintenant je ne fais que rêver de Montréal!», lance-t-il d’emblée.

Lundi le 8 août, un double concert se tiendra au Théâtre Outremont pour célébrer le répertoire de Kate McGarrigle. Martha et Rufus Wainwright seront accompagnés de leur tante, Anna, ainsi que de plusieurs amis de la famille, dont Joel Zifkin, Michel Pepin, Brad Albetta et Thom Gossage. À la différence des concerts précédents, celui-ci sera axé plus sur la célébration de l’œuvre de Kate McGarrigle plutôt que sur le recueillement, insiste Rufus. «C’est comme si on ne voulait pas que ça ait de fin, et surtout pas une fin spirituelle. On veut aussi que ce soit un party», explique celui qui, depuis, est devenu père.

Ces dernières années, le chanteur l’admet, il a délaissé un peu la pop pour se consacrer à son amour pour la musique classique, en composant l’opéra Prima Donna notamment. Avec son dernier album, Out of the Game, paru l’an dernier, il a effectué un retour à la pop des années 1970, un album qu’il n’aurait pu réaliser sans avoir traversé l’épreuve de la mort de sa mère. Celle-ci a toujours été pour lui sa première influence, mais aussi son premier public, confie-t-il. «Je pense que j’ai toujours chanté pour ma mère. Je savais qu’à la fin de la journée, j’allais lui téléphoner et lui envoyer les nouveaux enregistrements. Quand j’y pense, en l’écoutant me conseiller c’est comme si je retournais à mes quatre ans à chaque fois», rigole le chanteur. En même temps, il admet que le fait de ne plus avoir cette critique l’a amené vers de nouveaux horizons musicaux. «Quand elle est morte, j’ai vraiment chanté pour moi-même et personne n’a eu depuis un tel pouvoir sur mes compositions, continue-t-il. Peut-être un jour ma fille, quand elle sera grande!»

Si sa mère n’est plus là pour le guider au quotidien, Rufus Wainwright s’enthousiasme cependant tous les jours de «l’incroyable legs» dont il a hérité. Si ses influences se sont multipliées depuis son premier tube, l’essence de l’écriture reste la même pour le chanteur. «Peu importe que ce soit de la pop ou du folk, ce qui importe c’est la beauté et la pureté de l’émotion exprimée, résume-t-il. Et ma mère et moi sommes champions là-dedans.»

«Quand ma mère est morte, Martha et moi, on a su immédiatement qu'on héritait d'un incroyable legs. Ses chansons sont à mon sens parmi les meilleures pièces jamais écrites.»-Rufus Wainwright

Rufus Wainwright vient de fêter ses 40 ans à Madrid. À 6 ans, il apprenait le piano, et à 13 ans, il suivait ses parents en tournée, rêvant déjà d’avoir son hit à lui. Pour ce concert-hommage, l’artiste aujourd’hui bien établi revient là où sa carrière a commencé.

S’il a déjà exprimé auparavant des craintes d’atteindre une certaine date de péremption comme artiste, Rufus Wainwright ne s’en inquiète plus. Il semble avoir posé son pied à terre.

Et quand on lui rappelle qu’Elton John, l’une de ses grandes influences, a dit de lui qu’il était l’un des meilleurs compositeurs au monde, Rufus Wainwright corrige systématiquement son interlocuteur sans toutefois s’en enorgueillir. «Il n’a pas dit que j’étais l’un des meilleurs, il a dit que j’étais le meilleur», rectifie-t-il, visiblement fier.

Toute une messe à la mémoire de Kate 

La veille du concert-hommage, à 13h30, la place McGarrigle sera officiellement inaugurée par l’arrondissement d’Outremont dans la section fermée de l’avenue Laurier, entre Querbes et Durocher.

Le soir-même, à 19h, le documentaire Sing Me The Songs that Say «I Love You», réalisé par Lian Lunson, sera présenté en première nord-américaine. Le film est basé sur un concert qui s’est tenu à New York en 2011 et qui réunissait entre autres Rufus Wainwright, Martha Wainwright, Anna McGarrigle, Emmylou Harris, Norah Jones, Krystle Warren et Michael Ondaatje.

Lundi, en plus des proches collaborateurs de la famille, s’ajouteront au concert Robert Charlebois, Michel Rivard, Marie-Michèle Desrosiers et Fanny Bloom. «On veut que ce soit des vieux et des nouveaux amis», spécifie Rufus.

En plus des chansons de sa mère, certains invités puiseront dans leur propre répertoire. Les fonds amassés au cours de l’événement seront versés au Fonds Kate McGarrigle, qui permet de pousser la recherche sur le sarcome. «Ma mère avait elle-même un diplôme de McGill en sciences et elle croyait en la guérison et en la recherche.»

***

Erratum: Petites précisions autour de Rufus Wainwright 

De petites erreurs se sont malencontreusement glissées dans notre entrevue avec Rufus Wainwright.

En effet, l'inauguration officielle de la place Kate-McGarrigle sur l'avenue Laurier se fera mercredi à 13h30, Le documentaire Sing Me the Songs that Say I Love You: A Concert for Kate McGarrigle sera quant à lui projeté au Théâtre Outremont le même jour à 19h. Et les deux représentations du spectacle Cheminant vers ma ville auront lieu jeudi, au Théâtre Outremont, à 18h et à 21h30. 

 

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