Dossier de presse de Martha Wainwright Août-Septembre 2012

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Martha Wainwright chez Guy A.

Richard Therrien, Le Soleil, 3 octobre 2012

À l’occasion de la sortie de son nouvel album intitulé Come Home to Mama, Martha Wainwright rendra visite à Guy A. Lepage et Dany Turcotte dimanche soir.

Aussi sur le plateau de Tout le monde en parle, Cesar Millan, animateur de l’émission Cesar, l’homme qui parle aux chiens, Frédéric Beigbeder, qui a réalisé l’adaptation au cinéma de son roman L’amour dure trois ans, l’humoriste Guillaume Wagner, Raymond Bachand, candidat à la direction au Parti libéral du Québec, de même que les journalistes Isabelle Richer et Yves Boisvert sur la commission Charbonneau.

 

Succès du concert-bénéfice

Agence QMI, 3 octobre 2012

Une somme de 238 943$ a déjà été amassé, hier, à la suite du concert-bénéfice à la mémoire de Denis Blanchette. Céline Dion, Arcade Fire, Coeur de pirate, Patrick Watson, Vincent Vallières, Martha Wainwright, Anna McGarrigle, Louis-Jean Cormier, Ian Kelly, Dumas, Sir Pathétik, Éric Lapointe, Marc Hervieux et Ben Harper ont offert un spectacle mémorable pour amasser des fonds pour la Fiducie Denis Blanchette qui servira à subvenir aux besoins de sa fille de quatre ans. Il est toujours possible d'effectuer une contribution en ligne (montrealmetropolis.com/concert-benefice), et ce, jusqu'au 15 octobre. L'Équipe Spectra organisait ce concert sous l'impulsion de son vice-président et cofondateur, André Ménard.

 

Concert-bénéfice au Métropolis: au delà des langues

Alain de Repentigny, La Presse, 2 octobre 2012

Ce fut un spectacle à l'image du Métropolis, une soirée qui transcende les langues et les genres musicaux - Éric Lapointe qui chante Mon Ange avec Marc Hervieux qui s'époumone à ses côtés -, réunissant des artistes pour une même cause, la Fiducie Denis Blanchette pour la fille du technicien abattu le 4 septembre.

Un spectacle hors normes lancé par l'ultime chanteuse populaire (Céline Dion) et bouclé deux heures et demie plus tard par un groupe anglo (Arcade Fire) qui a fait connaître Montréal d'un autre public partout dans le monde, avec la jeune maman Coeur de Pirate qui se situe quelque part entre les deux. Un spectacle auquel a participé un guitariste et chanteur d'ailleurs (Ben Harper) qui a tellement fréquenté le Métropolis qu'il connaît certains de ses employés par leur prénom. Sa chanson Pleasure and Pain était de circonstances.

Après une minute de silence pendant laquelle n'était éclairée qu'une caisse d'équipement que connaissent trop bien tous les techniciens, la famille et les proches de Denis Blanchette ont vu depuis leur corbeille Céline Dion s'amener pour chanter L'amour existe encore avec son pianiste Mégo.

«Qu'est-ce que je pouvais chanter d'autre?», nous avait-elle dit quelques heures plus tôt dans une interview que vous pourrez lire samedi. Une grande chanson, livrée par une interprète intense, presque fébrile.

La suite, sur un mode principalement acoustique avec ça et là une petite diversion - la guitare électrique du docteur Tellier, acolyte de Dumas - fut riche en musiques de toutes sortes, propices au recueillement ou préférant fermer un chapitre pour regarder vers l'avant, comme l'a dit Louis-Jean Cormier. Le même Cormier qui n'a pas trouvé beaucoup d'écho dans la salle quand il a tenu à rappeler que l'attentat du 4 septembre était politique. Il y avait justement au balcon Pauline Marois et son ministre de la Culture, Maka Kotto, voisins de sièges de Luc Plamondon.

Certains comme Patrick Watson et Sir Pathétik, ami et artiste préféré du disparu, ont chanté des inédites écrites spécialement pour l'occasion: Watson, «une berceuse pour la fille de Denis», et Sir Pathétik, un touchant témoignage musical sur vidéo filmé en studio avec les proches de l'ami Denis.

Parmi les beaux moments, mentionnons justement le bivouac de Watson et sa tribu, Martha Wainwright accompagnée de sa tante Anna qui chante Dans le silence des McGarrigle après avoir présenté sur écran son frère Rufus chantantHallelujah de Leonard Cohen l'été dernier sur la place des Festivals, la très sympathique allocution d'Ian Kelly, frère d'armes des techniciens, et la si pertinente Le monde tourne fort de Vincent Vallières, tout autant que On va s'aimer encore, qu'il a dédiée à la famille de Denis Blanchette.

Ne manquait plus qu'Arcade Fire au grand complet, en formation acoustique. Poignante relecture de My Body is a Cageen marche funèbre doublée d'une finale comme un hymne à la vie. Puis ce fut l'intense Empty Room et Wake up avant laquelle Win Butler a réaffirmé la volonté commune de se réapproprier ce temple de la musique souillé par la violence: «Nous ne sommes pas séparés, nous sommes ensemble.»

Les artistes et André Ménard, architecte de cette soirée, sont venus chanter Wake up avec eux dans ce qui restera probablement la plus belle image de cette soirée digne et émouvante.

 

Arcade Fire, Céline Dion 'reclaim this place'

Bernard Perusse, The Gazette, 2 octobre 2012

The big moment in Monday night’s benefit concert for Denis Blanchette’s family, held before a capacity crowd at Metropolis, came late in the evening. And it belonged to Arcade Fire, one of the headliners in an evening of marquee names.

Alluding to a “horrible” event at the venue – the killing of Blanchette, a Metropolis technician, during the PQ’s election-night victory party Sept. 4  - Win Butler, the frontman of the highly-acclaimed Montreal band, denounced the violence that had come into what he called a temple of music. “Maybe tonight we can reclaim this place for music and say we don’t stand for violence. We’re all together,” Butler said.

With that, he led the group into Wake Up, one of their best-known songs, and they soon had some 2,000 people sing-shouting the song’s wordless hook. Language tensions – the trigger for the appalling tragedy that inspired the benefit – could not have been more effectively transcended than they were in that primal instant.

As the tempo of the song quickened in the home stretch, most of the high-profile Quebec entertainers, francophone and anglophone, who had graced the gathering returned to the stage and joined in with gospel fervour. The concert-closing message was brilliantly delivered.

The mostly-acoustic evening had begun with an even bigger draw, right after Andre Ménard president of the organizing producer Équipe Spectra, welcomed the crowd and read a letter from Leonard Cohen, who expressed support and his regret for not being able to attend. Céline Dion performed L’amour existe encore – her sole song of the evening – accompanied only by a pianist. Making the most of her brief early appearance, she delivered, with characteristic authority, Luc Plamondon’s highly-appropriate lyrics about love being stronger than the world’s horrors.

It was a message the evening’s stars came back to time and time again – notably in Vincent Vallières’s eloquently simple songs, in a set that was a dark-horse highlight of the night. Dedicating On va s’aimer encore to Blanchette’s family, the Sherbrooke-born singer-songwriter led the crowd in a rousing singalong of the stirring mini-anthem that celebrates love’s permanence.

But statements come in all shapes and sizes. Ben Harper’s long, instrumental slide-guitar introduction to Pleasure and Pain created a reflective, but quietly triumphant soundscape that said more without a word than some songs can say in five verses. The song’s can’t-go-home-again lyrics seemed a reminder of the toll taken on election night.

Karkwa’s Louis-Jean Cormier, during a strong set,  talked about how the election-night tragedy hit him, because he had so often played at Metropolis with the group. Deciding that a song rejecting melancholia and looking toward the future was the way to go, he launched into a spirited Tout le monde en meme temps.

Patrick Watson and band, received with decibel-busting enthusiasm, did a hootenanny-styled Into Giants. Dumas asked the crowd for a beat box rhythm “gros comme le coeur du Metropolis,” before singing J’erre. Martha Wainwright – after presenting a video of her brother Rufus singing Cohen’s Hallelujah – brought out her aunt, Anna McGarrigle, to accompany her on piano for a version of the McGarrigle Sisters’ Dans le silence. The song seemed to speak more clearly of loss than ever.

Coeur de pirate, accompanying herself on piano, melted hearts with Comme des enfants. Singer-songwriter Ian Kelly – a one-time techie and floor-sweeper at Metropolis and the defunct Spectrum – spoke movingly, alternating between French and English, about people in all walks of life who care about what they do. Then he attempted, for one song, a truly unplugged performance – without amplifiers or mics. It was a noble idea, but it sounded like he was somewhere in Lafontaine Park.

There were monumental scenery-chewers like the bombastic, over-the-top duet of Mon ange by Éric Lapointe and operatic belter Marc Hervieux. And there were heartstring-tuggers, like the montage of photos of Blanchette and his 4-year-old daughter during a video of Sir Pathetik singing On t’a pas oublié, with the clumsy line that seemed so perfect for the occasion: “J’ai envie d’crier/ j’pense à toi everyday.”

In the end, the benefit show was less a unified mission statement than a series of memorable moments adding up to a striking display of harmony. And the real magic was in the music moving the healing process along.

And isn’t that exactly what music has always done so well?

 

Un concert inoubliable à la mémoire de Denis Blanchette

Radio-Canada, 2 octobre 2012

C'est dans un Métropolis plein à craquer que plus de 2000 personnes et une vingtaine d'artistes ont rendu un dernier hommage, lundi soir, au technicien de scène Denis Blanchette, tué par balle le 4 septembre dernier à l'arrière de la salle de spectacle montréalaise.

Céline Dion, Ben Harper, Louis-Jean Cormier, Patrick Watson, Dumas, Martha Wainwright, Rufus Wainwright, Sir Pathétik, Coeur de pirate, Éric Lapointe, Ian Kelly, Vincent Vallières et Arcade Fire étaient de la partie.

Céline Dion a lancé le bal devant une foule conquise d'avance et fébrile. Certains avaient attendu depuis tôt le matin, rue Sainte-Catherine, pour s'assurer les meilleures places. Après avoir offert ses condoléances à la famille Blanchette, la diva a interprété la pièce L'amour existe encore.

Certains spectateurs sont cependant demeurés sur leur faim, la chanteuse quittant la scène après seulement une chanson.

André Ménard, vice-président de L'Équipe Spectra, avait au préalable demandé à la foule de respecter une minute de silence à la mémoire de Denis Blanchette, dont la famille et les amis étaient installés aux balcons surplombant la scène. Il a également lu un mot écrit pour l'occasion par Leonard Cohen, qui ne pouvait être présent.

Ben Harper, Louis-Jean Cormier et Patrick Watson ont suivi. Watson a d'ailleurs offert un des plus beaux moments de la soirée. Pour l'occasion, Watson avait composé une berceuse pour la fille de Denis Blanchette, Amy, âgée de 4 ans. Accompagné par Robbie Kuster à la scie musicale, le chanteur a offert une prestation fort émouvante.

La vidéo de l'interprétation par Rufus Wainwright de la pièce Hallelujah, de Leonard Cohen, captée lors du dernier Festival de jazz de Montréal, a mis la table pour la seconde partie du spectacle. Après avoir pris la parole au nom de son frère, retenu en Californie, Martha Wainwright a interprété une chanson en français, accompagnée au piano par sa tante Anna McGarrigle.

Un hommage au métier de technicien

Ian Kelly n'était peut-être pas l'artiste le plus attendu de la soirée, mais son vibrant hommage aux techniciens et aux techniciennes de scène, qui travaillent souvent dans l'ombre, a grandement ému. Étouffé par l'émotion, le chanteur a cité les noms de tous les techniciens du Métropolis.

Durant le spectacle, un coffre et des outils avaient d'ailleurs été placés sur la scène afin de se rappeler le courage dont avaient fait preuve les techniciens de la salle le soir du 4 septembre.

Pour sa première sortie publique depuis la naissance de son premier enfant, Coeur de pirate a été brève, offrant, seule au piano, les pièces Place de la République et Comme des enfants.

Après Éric Lapointe et Vincent Vallières, le groupe montréalais Arcade Fire a mis un terme au spectacle dans une symphonie touchante et rassembleuse, invitant tous les artistes et les techniciens à les rejoindre sur scène pour la dernière chanson de la soirée.

Toutes les recettes du concert, organisé par L'Équipe Spectra, iront à la Fiducie Denis Blanchette, un fonds créé pour venir en aide à la fille de ce dernier.

Sur place, les spectateurs pouvaient également se procurer un macaron au coût de 5 $. Les fonds amassés iront à Dave Courage, gravement blessé le soir du 4 septembre.

Par ailleurs, la première ministre a assisté au concert avec son conjoint, Claude Blanchet.

 

Un hommage 5 étoiles pour Denis Blanchette

Jessica Émond-Ferrat, Journal Métro, 2 octobre 2012

Arcade Fire, Patrick Watson, Louis-Jean Cormier, sans oublier Céline Dion : un éclectique mélange d’artistes a rendu un dernier hommage à Denis Blanchette, lundi au Métropolis.

C’est sur les lieux mêmes du drame qui a causé la mort de Denis Blanchette, le technicien de scène abattu par un tireur lors du discours de victoire de Pauline Marois le 4 septembre, que s’étaient réunis hier soir de nombreux artistes de la scène montréalaise.

Le «line-up», à lui seul, suffisait à attirer une foule impressionnante (il fallait voir la file sans fin qui s’étirait sur la rue Sainte-Catherine), mais les invités ont veillé à ce que Denis Blanchette demeure bien présent dans l’esprit de chacun tout au long de la soirée.

Une soirée dont toutes les recettes serviront à soutenir la fille de quatre ans de M. Blanchette et qui a été organisée de manière exceptionnellement rapide, a souligné le cofondateur de l’équipe Spectra et organisateur de l’événement André Ménard. «Tout le monde a dit oui tout de suite», a-t-il déclaré, rappelant qu’il souhaitait une soirée «calme, apaisée, ritualisée presque». «On veut mettre fin à un chapitre», a-t-il ajouté.

C’est Céline elle-même qui a ouvert le bal, avec un L’amour existe encore particulièrement touchant dans les circonstances. Elle a été suivie par Ben Harper, venu faire un saut au Métropolis avant son spectacle à la Maison symphonique, puis par une pléthore d’artistes anglophones et francophones réunis pour se souvenir de Denis Blanchette et offrir à sa famille un concert mémorable. «J’avais envie de chanter quelque chose qui nous ferait regarder vers l’avant», a lancé Louis-Jean Cormier avant d’entonner Tout le monde en même temps.

«On va chanter une chanson qui parle d’entourage, de famille, parce que les techniciens font partie de notre famille», a pour sa part expliqué Patrick Watson, qui a chanté la superbe Into Giants, en plus d’une berceuse en français écrite exprès pour «la petite fille de Denis». Car c’était ça, le spectacle d’hier : une belle grosse dose d’amour et de solidarité pour une famille dans le deuil.

Une soirée, donc, composée de plusieurs petits moments très émouvants : Martha Wainwright et sa tante Anna McGarrigle chantant une pièce en mémoire de Blanchette, mais aussi de Kate McGarrigle; Cœur de pirate faisant sa première apparition sur scène depuis son accouchement; Ian Kelly, ancien technicien de scène, rendant un hommage sincère aux travailleurs de l’ombre; Vincent Vallières chantant On va s’aimer encore à l’unisson avec tout le Métropolis; et bien sûr, Arcade Fire, à la fin de la soirée, qui a une fois de plus fait naître ce sentiment de communion dont le groupe a le secret, ramenant au final tous les invités sur scène.

«Une chose horrible s’est produite dans un endroit qui est un temple de la musique, a lancé Win Butler à la foule avant d’entamer Wake Up. Et si on le reprenait pour la musique? On n’est pas pour la violence, on est ici tous ensemble.» Et ça voulait tout dire.

 

Concert-bénéfice pour Denis Blanchette: Rassemblement émouvant

Philippe Rezzonico, Rue Rezzonico, 2 octobre 2012

C’est l’histoire d’une tragédie. Le spectacle en mémoire à Denis Blanchette présenté lundi au Métropolis n’aurait jamais dû avoir lieu. Parce que Denis Blanchette devrait être encore au poste, à faire son boulot de technicien de scène. Mais la vie est remplie de tragédies personnelles et collectives, de gestes injustes et incompréhensibles. L’événement qui est survenu le 4 septembre au terme de la soirée des élections provinciales nous marquera encore longtemps.  Et lundi, il était temps de commencer à l’exorciser.

Cette tragédie, personnelle pour Denis Blanchette, sa famille, ses proches et son ami Dave Courage, également blessé lors du rassemblement du Parti québécois dans la salle de la rue Sainte-Catherine, a eu une forte résonance politique et linguistique.  Pourrait-elle, au plan collectif, creuser un peu plus le fossé qui sépare parfois nos deux solitudes? Les artistes ont répondu unanimement « non »,  uniquement en faisant acte de présence.

Une artiste planétaire qui chante dans les deux langues comme Céline Dion, un groupe international formé de Québécois, de Canadiens et d’ Américains tel Arcade Fire, des montréalais anglophones comme Martha Wainwright et Patrick Watson, des Québécois de souche comme Vincent Vallières et Louis-Jean Cormier, un Américain de passage nommé Ben Harper… D’emblée, tous avaient décidé de s’unir pour une bonne cause et démontrer à quel point la communauté artistique est soudée bien au-delà des langues d’interprétation.

La diversité montréalaise

Ça se mesurait aussi dans la salle et même avant, sur le trottoir de la rue Sainte-Catherine, alors que les premiers spectateurs attendaient depuis la matinée afin d’être les plus proches de la scène au parterre. Spectateurs dans toutes les tranches d’âges, allant des hipsters habitués des spectacles d’Arcade Fire au public de Céline Dion, tout en passant par la faune québécoise que l’on repère aux spectacles de Vallières.

En raison du système de bracelets visant à contrer les revendeurs de billets, la file d’attente s’étirait du Métropolis jusqu’à la rue Hôtel-de-Ville dès 19 heures. Très, très loin…. Pas de hâte, pas d’impatience. Tous attendaient calmement pour ce moment qui s’annonçait pas comme les autres. L’affiche lors de la mise en vente annonçait une demi-douzaine de grands et gros noms. D’autres s’étaient ajoutés et d’autres allaient causer la surprise, personne n’en doutait.

La rue Sainte-Catherine fermée à la hauteur de St-Laurent et la présence considérable de policiers indiquait toutefois l’arrivée de gens importants, mais comme tous les artistes étaient déjà en coulisses, personne n’a été très surpris de voir arriver la voiture officielle de la première ministre du Québec, Pauline Marois.

Quelques applaudissements, quelques photos d’usage, mais rien de très protocolaire. La venue de la première ministre n’avait pas été annoncée. Elle est montée s’installer au balcon en plein milieu de la foule avec son conjoint Claude Blanchet et le ministre de la Culture, Maka Kotto, mais jamais n’a-t-on annoncé formellement sa présence dans la salle.

Visiblement, comme bien des gens qui faisaient acte de présence afin d’amasser des fonds pour la Fiducie de Denis Blanchette visant à soutenir sa fille, Madame Marois avait décidé d’être discrète et de ne pas marquer d’un sceau politique cette soirée. Bonne initiative. On ressentait bien plus le recueillement que la partisanerie politique lors de cette soirée. Et aussi la classe…

Leonard, le parrain spirituel

Classe du public qui a suivi la recommandation du vice-président de Spectra et organisateur de la soirée, André Ménard, qui ne voulait pas voir de cellulaires dans les parages, au point que les photographes ont été installés tout en haut du balcon.

Classe de Leonard Cohen,  le « parrain spirituel » de cette soirée, qui a remis à Ménard un mot lors de leur rencontre à Paris cette semaine, mot que le vice-président du FIJM a lu à la foule. Enfin, classe quant à la qualité d’écoute. Rarement, tous genres musicaux confondus, ai-je entendu un silence si intense lors des interprétations des artistes quand celui-ci était de mise. Respect total.

Et les artistes ont fait des choix magnifiques. D’emblée, après une minute de silence, Céline Dion est apparue et a sobrement interprété en mode piano-voix L’amour existe encore, une chanson qui a donné le ton à la soirée. L’amour, l’amitié et l’espoir de jours meilleurs allaient être à l’agenda.

Non loin du coffre à outils placé sur scène pour rappeler le travail des techniciens, Ben Harper a démontré son talent de guitariste à la guitare slide durant une dizaine de minutes avant de chanter une Pleasure and Pain qui nouait les tripes. L’Américain s’est pointé au Métropolis alors qu’il jouait trente minutes plus tard à la Place des Arts. Beau geste.

Louis-Jean Cormier a également choisi une chanson rassembleuse parmi ses deux sélections avec Tout le monde en même temps, où il chante « et si tout le monde en même temps, on bâillonnait la guerre? » Choix judicieux. Peut-être plus que son allusion à « l’attentat politique » du 4 septembre qui n’a guère eu d’échos dans la foule.

Impérial Watson

Cormier est ensuite demeuré sur scène pour épauler Patrick Watson et ses collègues qui ont offert une fabuleuse livraison de Into Giants à trois guitares, six voix et une trompette. Un bijou de cohésion et de finesse. Quand il a pris place au piano, Watson a renversé tout le monde en annonçant en qu’il venait de composer une berceuse pour la petite fille de Blanchette qu’il a interprétée en français (!), accompagné de Robie Kuster à la scie musicale. Magique.

Dumas, toujours accompagné de Jocelyn Tellier, est venu dynamiser l’offrande collective avec le doublé J’erre et Le Bonheur. Même en mode acoustique – comme l’ensemble du spectacle -, la foule a eu l’occasion de battre la mesure.

Rufus, Martha et Anna

Tout le monde le sait : vous invitez un Wainwright à un spectacle et toute la famille se pointe à la soirée. Nous avons donc eu Martha qui est venue présenter Rufus… que nous avons pu apprécier sur vidéo. On a montré sur écran sa livraison de Hallelujah, de Cohen, qu’il avait livrée en plein air sur la Place des festivals cet été. Même sur bande, c’était – encore – émouvant. Puis Martha, cette fois accompagnée de sa tante Anna McGarrigle, a interprété Dans le silence, que Anna chantait dans le temps avec Kate McGarrigle, aujourd’hui décédée.

Sir Pathétik, également sur bande, a présenté une composition inédite de son cru qu’il a interprétée dans un studio avec la famille de Blanchette. Une fichue de belle initiative qui a permis de conclure la première partie avec des photos de Blanchette et de sa fille Amy, âgée de quatre ans. Juste ce qu’il fallait de mémoire.

Autre symbole fort, la venue de Cœur de pirate sur scène quelques semaines après qu’elle eut donné naissance… à une petite fille. Deux impeccables interprétations de Place de la République et Comme des enfants, toute seule au piano.

Les techniciens

Sur ses talons, Ian Kelly a fait un tabac. Partageant son discours en anglais et en français, celui qui fut technicien de scène au Spectrum et au Métropolis avant d’être un artiste a parlé de l’importance de bien faire son travail, que l’on soit médecin ou concierge. Il a aussi nommé tous les techniciens du Métropolis avec la gorge nouée et a offert deux chansons (We Will Meet Again, Take Me Home), la seconde sans amplification sonore, devant le micro. Tour de force.

Puis, la surprise avec Éric Lapointe qui vient interpréter Mon Ange comme s’il l’avait perdu – ce qui est le cas -, soutenu en finale par Marc Hervieux. Dans ce spectacle placé sous le signe de la finesse et de la sobriété, ce fut un boum bienvenu. Rien de tel qu’une cassure de rythme pour finir en force.

Vincent Vallières a ensuite enveloppé le Métropolis d’une grande couverture chaude avec un trio mémorable (Le monde tourne fort, Laura, On va s’aimer encore). Sa chanson-phare a été interprétée spontanément par le public. Frissons garantis pour les 50 prochaines années à venir.

Finalement, les membres d’Arcade Fire tirés à quatre épingles sont venus s’aligner de gauche à droite sur scène – avec Régine Chassagne au piano derrière eux – et ont amorcé le dernier droit avec My Body is a Cage. Entendre avec cette instrumentation minimaliste mais recherchée (contrebasse, violon, accordéon) la phrase «Set my body free », dans le contexte de ce spectacle, c’était vivre un grand coup de cœur. Ce ne fut pas moins vrai avec l’enchaînement de l’évocatrice Empty Room.

C’est à ce moment que Win Butler a souligné que cette soirée était l’occasion de se « réapproprier ce temple de la musique souillé par la violence ». Le groupe ne pouvait mieux choisir que Wake Up pour conclure. On le dit et le redit, le choix des chansons de la part des artistes a été hautement judicieux.

Mais à bien y penser, c’est surtout le rassemblement improbable qui fut marquant. Céline Dion et Arcade Fire au même programme? Eh oui… Patrick Watson et Éric Lapointe qui dansent ensemble sur scène à la fin? Bien sûr. Des macarons « Courage » pour amasser des fonds pour Dave Courage? Ça va de soi. Des québécois francophones, anglophones, des Canadiens et des Américains au même programme pour une même cause? Absolument.

Lundi, au Métropolis, tous ensemble, tout était possible. Espérons que ce message d’espoir né d’une tragédie ne s’estompe pas de sitôt.

 

Martha Wainwright, mardi 6 novembre au Théâtre Petit Champlain

QuébecSpot Média, 2 octobre 2012

La chanteuse Martha Wainwright entreprend cet automne une tournée de spectacles entourant la sortie de son 3e album enregistré en studio Come Home to Mama à paraître le 16 octobre prochain sous étiquette MapleMusic Recordings. L’artiste sera de passage au Canada pour quatre soirs seulement et déposera ses valises à Québec le mardi 6 novembre à 20 h au Théâtre Petit Champlain pour offrir un tout nouveau spectacle en compagnie de ses musiciens.

Avec sa voix expressive, Martha représente certainement une force nouvelle et rafraîchissante dans le paysage musical actuel. Fille du légendaire chanteur folk Loudon Wainwright III et de Kate McGarrigle, en plus d’être la sœur du célèbre Rufus, Martha est originaire de New York et a grandi à Montréal. Sa carrière a débuté en 1998, alors qu’elle présente la chanson Year of the Dragon sur le disque de sa mère et de sa tante, The McGarrigle Hour. Après avoir terminée le collège, Martha part s’installer à New York où elle se distingue rapidement!

Pendant l’hiver qui chevauche 2009 et 2010, Martha a donné naissance à son premier enfant et sa mère est décédée. Face à la fois à la joie et à la colère, les chansons de Come Home to Mama sont à certains moments, agressives et puissantes, mais aussi les plus profondes et réfléchies que Martha ait écrites à ce jour. Elle a déclaré : « Cet album est le résultat de mes expériences de vie jusqu’à présent. J’ai fait ce disque comme une enfant sans mère et en tant que mère. Deux choses que je n’avais jamais été auparavant. Pour moi, c’est un nouveau départ.» Enregistré au studio de Sean Lennon et réalisé par Yuka Honda (Cibo Matto, Sean Lennon, Yoko Ono), l’album rassemble une dizaine de chansons ou plutôt de réflexions sur sa vie.  Dès novembre 2012, l’artiste entamera une tournée en Europe et Amérique du Nord en 2013. http://marthawainwright.com/marthanewwebsite/

MARTHA WAINWRIGHT – COME HOME TO MAMA

Mardi 6 novembre 2012, 20 h

au THÉÂTRE PETIT CHAMPLAIN

41$ taxes et frais de service inclus – Admission générale/Debout au parterre

48 $ taxes et frais de service inclus – Mezzanine assis & réservé

Réservations (418) 692-2631 ou sur le Réseau Billetech

 

Une salle au riche apssé

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 1er octobre 2012

Pour plusieurs personnes, il y aura désormais un avant et un après 4 septembre, à propos du Métropolis. Pour André Ménard, même si sa salle de spectacle a vu son destin être entaché à jamais, le soir de la victoire de Pauline Marois, il ne faut surtout pas oublier le passé musical très riche de ce « temple du rock » de la rue Sainte-Catherine.

Chaque fois qu’il met les pieds dans le Métropolis, André Ménard est empli d’un sentiment de fierté. Le co- fondateur de l’Équipe Spectra avait toujours rêvé de posséder une salle de spectacle sur la rue Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal. Il a réalisé son rêve en 1982 avec la location du Spectrum. Puis, quinze ans plus tard, Spectra se portait acquéreur de la discothèque Métropolis, dont le propriétaire avait des troubles financiers.

Pendant dix ans, Spectra a opéré les deux populaires salles, avant de voir le Spectrum fermer malheureusement ses portes. Aujourd’hui, le Métropolis fait office d’amiral du secteur Saint- LaurentSainte- Catherine, en plein quartier des spectacles.

Alors que les autres théâtres et cinémas du centre-ville ont laissé leur place à des pharmacies et autres magasins de vêtements, le Métropolis a tenu le coup, ce qui en fait le plus vieux théâtre à Montréal. En près de 130 ans d’existence, l’établissement a passé deux fois au feu, a déjà abrité une patinoire intérieure et un cinéma érotique.

Depuis que Spectra exploite les lieux, le Métropolis accueille, bon an mal an, entre 150 et 200 concerts par année. « Je dois voir environ un spectacle sur deux », indique André Ménard, qui apprécie annuellement entre 300 et 400 concerts.

Beck et Leloup

Ses moments marquants du Métropolis? « Le premier soir qu’on était propriétaire, c’est Beck qui était là. C’était un excellent show. Je me souviens aussi de soirées fantastiques avec Jean Leloup, qui a dû jouer au Métropolis une dizaine de fois. Il y a aussi George Thorogood et Motörhead pour lesquels je me prends toujours un siège dans la première rangée du balcon. »

« C’est une salle dont le destin est marqué par beaucoup de spectacles mémorables. La quantité d’émotions que je peux vivre au Métropolis, il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas ça. C’est une salle qui, malgré son volume impressionnant, est quand même chaleureuse. »

Le 4 septembre dernier, la merveilleuse histoire du Métropolis a toutefois subi un dur coup avec l’attentat qui a causé la mort du technicien Denis Blanchette. « C’est sûr que ça fait partie de notre histoire, maintenant, dit André Ménard. C’est une chose qu’on ne pourra jamais occulter. »

« Il y a une espèce de deuil qu’il faut faire, poursuit-il. Dans mon cas, c’est le deuil d’une certaine naïveté. Quand j’ai commencé à organiser mes premiers concerts au collège, il y a 40 ans, je trouvais ça extraordinaire de communier à la culture, d’essayer de faire partager mes goûts aux gens. Mais quand il arrive un truc comme ça, tu prends un peu congé de tes idéaux. Ç’a été assez choquant. »

Honorer la mémoire du disparu

En moins d’un mois, le mélomane a réussi à rassembler de grosses pointures de la musique qui ont toutes accepté de chanter, gratuitement, ce soir. « Seuls les techniciens et la sécurité seront payés », dit André Ménard.

En plus de ce spectacle, l’Équipe Spectra songe à une façon d’honorer la mémoire de Denis Blanchette. Un mémorial pourrait être installé dans les coulisses, pour les collègues du défunt, ainsi qu’un autre, dans la salle, pour le public.

« On travaille là-dessus. On veut le faire comme du monde. On aurait pu s’acheter un cadre chez IKEA, mais on veut faire quelque chose de chic et témoigner de ce moment historique, de la solidarité qu’on éprouve à son entourage. »

Pour ce qui est de l’idée de changer le nom de la petite salle du Savoy en salle Denis-Blanchette, André Ménard répond que toutes les options sont envisagées. « Il faut aussi en discuter avec son entourage. »

 

Critique: Arcade Fire, Céline Dion et plus au Métropolis pour un spectacle-bénéfice

Marc-André Mongrain, Sors-tu, 1er octobre 2012

Surréelle que cette idée de voir Céline Dion, Arcade Fire, Patrick Watson, Ben Harper et une demi-douzaine d’autres artistes québécois réunis dans une seule et même soirée. Les gens de l’ADISQ n’oseraient même pas en rêver; même les Grammys peineraient à rassembler tout ce beau monde. C’est pourtant le spectacle-bénéfice à la mémoire de Denis Blanchette – technicien tristement décédé lors des incidents survenus pendant la soirée des élections au Métropolis – qui a pris la forme de cette grande communion musicale anglo-franco extraordinaire et unique…

Mais aussi « extraordinaire » (au sens propre) soit-elle, cette soirée acoustique se déroulait également sous le signe de la sobriété. Pas trop de discours, ni d’émotions appuyés. Pas de décor non plus, ni de montage photo larmoyant (n’eut été d’une vidéo hors-ton avec Sir Pathétik). Principalement de la musique. Belle et épurée. De la musique de coeur.

Louis-Jean Cormier et Win Butler ont chacun souligné avec justesse l’importance d’une soirée visant à se « réapproprier un lieu tristement lié à une tragédie ». L’air était donc à l’appréciation de la musique dans sa forme la plus simple.

Céline unplugged

Ça commençait en grand avec la présence de Céline Dion, grande dame du showbiz plus grand que nature, cette fois sans artifice. Après une minute de silence pour le défunt, son pianiste Claude Lemay s’est pointé sur scène afin de démarrer la soirée avec une mélodie plutôt familière. Sous un tonnerre d’applaudissements, la chanteuse québécoise la plus populaire au monde a entonné L’Amour existe encore. Un grand moment, qui s’est déroulé dans un silence des plus respectueux.

Sans tambour ni trompette, les artistes se sont succédés, de Ben Harper (qui venait proposer une petite visite éclair, tout juste avant son spectacle complet à la Maison Symphonique) à Coeur de Pirate, en passant par Louis-Jean Cormier et Patrick Watson. Ce dernier a d’ailleurs pris le temps d’écrire une berceuse – en français de surcroît – pour la fille de Denis Blanchette.

Chacun y allait de sa spécialité: Dumas tentait de soulever la foule avec entrain, alors que Martha Wainwright et sa tante Anna McGarrigle ont offert leur contribution musicale avec une douce humilité, tout comme Coeur de Pirate (qui effectuait une première prestation publique depuis son accouchement).

Ian Kelly a rendu hommage à ces techniciens et « gars de sécurité » qui proviennent d’un monde qu’il connait bien, ayant été lui-même technicien de scène au Métropolis et au Spectrum.

La famille et les proches de la victime – qui occupaient les loges VIP en haut aux bords de la scène – ont semblé soulevés par la présence surprise d’Éric Lapointe et Marc Hervieux, qui ont interprété Mon Ange en duo, avec Rick Hugues au piano.  Ça et le succès fédérateur de Vincent Vallières, On va s’aimer encore.

Finale avec Arcade Fire

La cerise sur le gâteau: 3 chansons de la formation Arcade Fire, tous de noir vêtus, à la manière « MTV Unplugged ». Chics et minutieux, les 8 complices ont revisité My Body Is A Cage (avec une imposante finale à 6 voix), Empty Room (avec accordéon) et Wake Up de nouvelles façons.

Pour cette dernière, les artistes encore présents ont rejoint Arcade Fire sur scène pour une finale digne d’une St-Jean de rêve. Voir Éric Lapointe et Patrick Watson chanter ensemble la finale de Wake Up avec Arcade Fire aux devants de la scène? Qui l’eût cru!

Belle façon de « tourner la page » que cette soirée en privé, qui s’est déroulée dans le respect et la simplicité. Un beau petit happening qui fait du bien.

Déroulement de la soirée

19h20: La file d’attente s’étire jusqu’au coin Ste-Catherine et Sanguinet. Le bruit court que Céline Dion OUVRIRAIT la soirée. Dans 10 minutes. Ça rentre au compte-goutte. Un certain stress s’installe dans la file d’attente…

19h50: Le spectacle, prévu pour 19h30, n’est toujours pas commencé. Ça se remplit. Sur scène: un piano et quelques micros. C’est tout. Et Dieu sait qu’il en passera, des gros noms, sur cette scène pour l’instant presque déserte.

20h: Le vice-président et directeur général du Métropolis André Ménard arrive sur scène afin de présenter (dans les deux langues concernées) la soirée, qu’il veut « calme et apaisée ». Il lit ensuite un message adressé à la foule par nul autre que Leonard Cohen (qui est présentement en Europe). Belle pensée.

Une minute de silence pour le défunt.

20h05: La soirée commence en grand. Céline Dion arrive sur la scène du Métropolis. (On n’aurait jamais cru écrire cette phrase). Elle interprète L’amour existe encore, accompagnée d’un pianiste (Claude Lemay), alors qu’un silence religieux règne toujours dans la salle. Force est d’admettre qu’une chanteuse d’une telle stature dans une soirée aussi sobre, ça donne lieu à un moment inoubliable.

Évidemment, la foule lui réserve une ovation bien sentie. Céline n’interprètera qu’une seule chanson.

20h12: Au suivant: Ben Harper est au Métropolis… moins d’une heure avant son show à la Maison Symphonique! Il interprète une pièce instrumentale de 5 minutes, puis une jolie version solo de Pleasure and Pain.

20h27: Au tour de Louis-Jean Cormier, avec Un refrain trop long, puis Tout le monde en même temps, avec sa choriste Adèle Trottier-Rivard et son guitariste Simon Pednault.

20h39: Louis-Jean présente ensuite son bon ami Patrick Watson. Autour d’un micro, le Patrick Watson Band et Louis-Jean Cormier interprètent Into Giants.

Watson se dirige ensuite au piano, alors que ses collègues retraitent au vestiaire. « Je ne savais pas quelle chanson chanter alors j’ai écrit une berceuse pour la petite fille de Denis (Blanchette) ». Il entonne une jolie berceuse inédite en français, lui au piano avec Robbie Kuster à la scie musicale.

20h49: Au tour de Dumas. « Une chanson pour Montréal »: J’erre avec Jocelyn Tellier à la guitare électrique. S’ensuit Le Bonheur (Rien ne nous areêtera).

21h: Martha Wainwright nous fait ensuite l’honneur de sa présence. Elle introduit une vidéo de son frérot Rufus, qui chante Hallelujah. vidéo d’archive tirée du Fetival de Jazz. Drôle d’idée. La foule du Métropolis chante en choeur le refrain. Rufus se trompe dans ses paroles, comme toujours. Même le monteur de la vidéo n’en a pas fait un cas apparemment.

21h05: Martha à nouveau, pour une chanson avec sa tante Anna McGarrigle. Un titre des Soeurs McGarrigle: Dans le silence.

21h09: Un message vidéo de Sir Pathétik. On le retrouve en studio; il a enregistré une chanson pour Denis Blanchette, avec les proches du regretté pour choeur.

21h35: Retour de l’entracte. Coeur de Pirate effectue sa première présence sur scène depuis son accouchement. Pas rouillée du tout, la nouvelle maman.

« Bébéatrice » interprète ses deux titres les plus connus, Place de la République et Comme des enfants, avec une humeur resplendissante dans la voix.

21h45: Ian Kelly se pointe sur scène et explique qu’il fut jadis technicien au Métropolis et au Spectrum, en franglais, et prend soin de remercier un à un tous les techniciens de l’établissement.

Il empoigne ensuite une guitare afin de jouer la bien-nommée We Will Meet Again, accompagné de Sandy Belfort au piano, avant d’enchainer avec Take Me Home, complètement débranché. Chaude ovation.

21h55: Surprise: Eric Lapointe et Marc Hervieux viennent chanter Mon Ange !  On dira ce qu’on voudra, ces deux voix résonnent jusque dans les tripes.

22h05: Vincent Vallières et son guitariste André Papanicolaou interprètent Le monde tourne fort et Laura. Et On va s’aimer encore. Trois chansons pour Vincent Vallières. Tiens donc. Ça augure bien pour la finale…

22h20: La cerise sur le gâteau. Arcade Fire. Tous les huit, tous de noir vêtus. My Body Is A Cage. Empty Room. Wake Up. De la contrebasse, des violons, de l’accordéon, des guitares acoustiques. Régine au piano. Win à la 12-cordes. Des harmonies à 6 voix. L’envie d’en prendre encore deux heures…

À la fin de Wake Up, les artistes encore présents viennent rejoindre notre groupe-joyau sur scène. Louis-Jean Cormier et André Papanicolaou semblent être en train de réaliser un rêve.   N’était-ce pas ce même Louis-Jean qui chantait, sur son nouvel album, ne pas aimer les « happy ends » ?

 

Martha Wainwright en spectacle à Montréal et à Québec en novembre

Patwhite.com, 29 septembre 2012

Martha Wainwright entamera le 10 octobre prochain à New York une tournée qui la mènera au Québec cet automne. Elle s’arrêtera au Théâtre Corona de Montréal le 5 novembre et au Petit Champlain de Québec le 6 novembre prochain. Elle présentera les pièces de son nouvel album, Come Home to Mama, à paraître le 16 octobre.

Enregistré au studio de Sean Lennon et réalisé par Yuka Honda (Cibo Matto, Sean Lennon, Yoko Ono), l’album rassemble une dizaine de chansons ou plutôt réflexions sur sa vie. Dense émotionnellement et absolument fascinant, Come Home to Mama contient les effusions de Martha alors qu’elle vivait deux moments extrêmement intenses: la perte de sa mère, Kate, emportée par le cancer en janvier 2010, et la naissance d'Arcangelo, né deux mois et demi plus tôt à Londres, en Angleterre.

«Mon fils est arrivé dans ma vie à un moment fort en émotions, partage Martha Wainwright. J’étais sur scène lorsque le travail a débuté. Il est né prématurément, mais, grâce à cela, il a pu rencontrer ma mère puisque la date d’accouchement était plutôt prévue la journée où elle est décédée.»

En spectacle:

5 novembre 2012: Montréal • Théâtre Corona

6 novembre 2012: Québec • Théâtre Petit Champlain

7 novembre 2012: Burnstown • Neat Coffee Shop

8 novembre 2012: Toronto • The Great Hall

 

 

Spectacle-Bénéfice du Métropolis: Ben Harper, Dumas et Martha Wainwright

Agence QMI, 28 septembre 2012

Ben Harper, Dumas et Martha Wainwright s’ajoutent à l’impressionnante liste d’artistes qui prendront part au spectacle-bénéfice acoustique à la mémoire du technicien Denis Blanchette, ce lundi, au Métropolis.

Céline Dion, Arcade Fire, Patrick Watson, Cœur de pirate, Ian Kelly, Vincent Vallières et Louis-Jean Cormier monteront aussi sur scène.

«Ce sera un spectacle acoustique historique parce qu’on parle d’une réunion d’artistes qu’on ne verra pas souvent sur la même scène», avait dit plus tôt cette semaine André Ménard, cofondateur et vice-président de l'Équipe Spectra, qui organise ce concert.

L’objectif est d’amasser plus de 200 000$, somme qui sera versée entièrement à la Fiducie Denis Blanchette afin de subvenir aux besoins de la fille de quatre ans de la victime. M. Blanchette a été tué lors de l’attentat du 4 septembre perpétré au Métropolis pendant le discours de victoire de la première ministre Pauline Marois.

Le présumé tireur et suspect, Richard Henry Bain, a été arrêté sur place. Il a fait une autre victime, Dave Courage, qui a survécu à ses blessures. On passera d'ailleurs le chapeau dans la salle lundi, invitant les gens à donner pour soutenir ce dernier dans sa convalescence.

Tous les billets ont été vendus en moins de 24h, mais le public peut continuer à donner en ligne (montrealmetropolis.com/concert-benefice).

 

Une industrie bien vivante

Cédirc Bélanger, Journal de Montréal - Week-end, 8 septembre 2012

L'industrie du disque se meurt? Apparemment, personne ne l'a dit aux artistes québécois, puisque l'automne s'annonce chargé du côté des sorties d'albums. De la première offrande de Louis-Jean Cormier au double grand retour de Céline Dion, les mélomanes québécois en auront plein les oreilles dans les prochains mois. Voici un survol des parutions à surveiller. Sans oublier que certains titres peuvent s'ajouter en cours de route, notamment ce nouveau Daniel Bélanger qui est dans l'air, mais dont on ignore la date de sortie.

[...] 16. Martha Wainwright - Come Home To Mama: Lancé plus d'un an après le décès de sa mère, Kate McGarrigle, l'album s'annonce comme un projet personnel. Avec son frère Rufus qui tourne au Québec, les Wainwright seront très présents cet automne. [...]

 

La rentrée locale 2012: Une saison occupée avec Kid Koala, Martha Wainwright et bien d'autres

Olivier Lalande, Nightlife, 28 août 2012

On parle déjà en masse des premières grosses sorties locales de l’automne. Les nouveaux opus de La Descente du coude et de Dany Placard sont déjà dans les bacs et ceux de Louis-Jean Cormier (18 septembre) et de Bernard Adamus (25 septembre) attendent au tournant. Mais on s’en doute, la rentrée automnale est loin de s’arrêter là.

L’automne 2012 marquera notamment l’arrivée de plusieurs premiers albums attendus d’artistes déjà surveillés de près. Il y a ceux de The Loodies (Edgy Ground, 11 septembre), d’Hôtel Morphée (3 octobre), de Beat Market (9 octobre), de Lila dit ça (date à confirmer) et de Lackofsleep (23 octobre). Puis, il y a ceux qu’on n’attendait plus, comme le premier album de Lyse and the Hot Kitchen, avec dans ses rangs l’ex-Jaguars Arthur Cossette, prévu pour novembre.

Fans de Gatineau et de Plaster: octobre devrait nous amener le premier album du projet Cargo Culte, qui rassemble dans ses rangs le rappeur Seba, le claviériste Alex McMahon et le bassiste vétéran Jean-François Lemieux. Autres nouveaux projets sur le point d’accoucher: Pyongyang, un nouveau combo dancepunk qui lancera son premier album pendant Pop Montréal, et enfin un premier album pour Brie Neilson and Her Othermen (4 octobre), le projet solo de la très talentueuse chanteuse des Unsettlers.

Côté exportation, on mise sur Mac DeMarco (en photo), une sorte de croisement lo-fi et psychédélique entre Diamond Rings et Sliw Twig, issu du groupe Makeout Videotape. Son premier véritable album paraître le 16 octobre sous étiquette américaine Captured Tracks.

Les diplômés

En ce qui concerne les diplômés en route avec des nouveaux ouvrages, on attend Keith Kouna (Du plaisir et des bombes, 18 septembre), Kid Koala (8 Bit Blues, 18 septembre), le barde folk prolétaire Colin Moore (Heart of Storm, 2 octobre), Guillaume and the Coutu-Dumonts (Twice Around the Sun, 2 octobre), notre cygne préféré, Yann Perreau (À genoux dans le désir, 9 octobre), les exploratoires The Luyas (Animator, 16 octobre), Martha Wainwright (Come Home to Mama, 16 octobre) et l’omniscient Karim Ouellet (12 novembre).

Aussi à l’horizon, sans date confirmée: un nouveau Majical Cloudz (un projet regroupant d’ex-membres des Pop Winds) et surtout, l’événement entre tous les événements, un nouvel album du groupe stoner depuis longtemps enterré de Fred Fortin et d’Olivier Langevin, Gros Méné!

Les EP, ça compte aussi. On en attend des nouveaux des planants Cardinal (10 septembre), de l’intrigante Foxtrott (date à confirmer) et des rétrofuturistes Le Couleur (date à confirmer). Arbutus nous promet également une compilation hommage à l’unique Sean Nicholas Savage, comportant des reprises de ses chansons par ses pairs. Et si on est gentils, peut-être aussi un album du susnommé d’ici la fin de l’année. Ou quatre, qui sait.

 

Petit carnet de notes

Natalia Wysocka, Journal Métro, 24 août 2012

Parmi les dizaines et les dizaines de disques à paraître dans les semaines à venir, il n'a pas été facile de faire des choix. Voici finalement quelques albums qui devraient faire parler d'eux à la rentrée. Un très bref aperçu de toutes les bonnes choses qui s'en viennent!

[...] 5. Martha Wainwright: La toujours émouvante Martha promet de nous bouleverser une fois de plus avec Come Home To Mama, un disque enregistré en grande partie au studio de Sean Lennon, à New York. Coup de coeur garanti? Ouiiii? Dans les bacs le 16 octobre.

 

 

Martha Wainwright un nouvel album en octobre!

Magazine Ted, 17 août 2012

Come Home To Mama, le nouvel album de Martha Wainwright, sera disponible le 16 octobre prochain sous étiquette MapleMusic Recordings. Réalisé par Yuka Honda (Cibo Matto, Sean Lennon, Yoko Ono) et écrit par Martha Wainwright, Come Home To Mama nous transporte dans une montagne russe d’émotions.

Martha Wainwright s’est rendue à New York, au studio de Sean Lennon, plus tôt cette année afin d’enregistrer la majorité des pièces de ce dernier opus. Come Home To Mama est l’amalgame entre le son de son tout premier album éponyme paru en 2005, empreint d’angoisse et de passion, et le côté un brin plus pop de I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too, paru en 2008.

Auparavant, Wainwright confiait la réalisation de ses albums à son mari Brad Albetta, mais cette fois-ci elle a choisi Yuka Honda afin d’ajouter une touche plus féminine. Le mari de Honda et guitariste du groupe rock alternatif Wilco, Nels Cline, trace le fil conducteur musical de cet album captivant. La basse d’Albetta, les claviers de Thomas Bartlett (Doveman) et la batterie de Jim White (Dirty Three) complètent ce nouveau disque.

“Concevoir cet album a été une expérience complètement différente, explique Martha. L’approche de Yuka était très ouverte. Parfois, j’enregistrais seulement la voix, en chantant dans le placard qui servait aux captations vocales, ensuite, elle construisait la chanson autour de la voix. Dans d’autres cas, nous improvisions avec quelques musiciens et tentions de créer une performance live.”

“Ce disque est l’aboutissement de toutes mes expériences vécues jusqu’ici. Tout a changé pour moi ces dernières années et cet album est une représentation de ces changements. Il m’a aussi ramené à la raison pour laquelle j’écris des chansons, a-t-elle ajouté. “J’ai vraiment hâte de prendre la route avec ma famille et mes nouveaux musiciens!”

Produced by Yuka Honda (Cibo Matto, Sean Lennon, Yoko Ono), and written by Martha Wainwright, Come Home To Mama (MapleMusic Recordings) is an emotional roller coaster that dazzles throughout.

Recorded earlier this year in New York City, mostly at Sean Lennon’s home studio, Come Home To Mama has the passionate angst of her 2005 self-titled debut coupled with the twisted pop of 2008′s I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too.

In the past, Wainwright worked with husband Brad Albetta, but this time out chose Honda to add a feminine touch. Honda’s husband, Wilco guitarist Nels Cline, provides the musical thread throughout this captivating disc. Guest musicians on the new album include Thomas Bartlett (Doveman), keyboards; Brad Albetta, bass and drummer Jim White (Dirty Three).

“Making this record was a totally different experience,” Wainwright says. “Yuka’s approach was very open. Sometimes I would just demo the song, singing in the closet which served as the vocal booth, then she would build the track around that. In other instances we would jam with a few musicians and try to get a live take.”

“This record is a culmination of my life experiences so far. Everything changed for me a couple years ago and this record is a representation of that and a return to the reason I started writing songs,” she adds. “I can’t wait to hit the road with my family and new band in tow.”

 

Martha Wainwright: un nouvel album en octobre

Mathieu Poirier, Voir, 17 août 2012

La chanteuse Martha Wainwright  lancera Come Home To Mama, son nouvel album, le 16 octobre prochain sous l’étiquette MapleMusic Recordings, a-t-on appris ce jeudi.

L’album a été enregistré au studio de Sean Lennon, à New York, et réalisé par Yuka Honda qui a jadis travaillé avec Cibo Matto, Sean Lennon et Yoko Ono. La chanteuse s’est aussi entourée de Nels Cline du groupe Wilco à la guitare, de son complice de longue date Brad Albetta à la basse, de Thomas Bartlett (Doveman) aux claviers et de Jim White (Dirty Three) et la batterie .

“Concevoir cet album a été une expérience complètement différente, explique Martha. L’approche de Yuka était très ouverte. Parfois, j’enregistrais seulement la voix, en chantant dans le placard qui servait aux captations vocales, ensuite, elle construisait la chanson autour de la voix. Dans d’autres cas, nous improvisions avec quelques musiciens et tentions de créer une performance live.”

“Ce disque est l’aboutissement de toutes mes expériences vécues jusqu’ici. Tout a changé pour moi ces dernières années et cet album est une représentation de ces changements. Il m’a aussi ramené à la raison pour laquelle j’écris des chansons, a-t-elle ajouté. “J’ai vraiment hâte de prendre la route avec ma famille et mes nouveaux musiciens!”

Voici la liste complète des pièces de l’album:

1. I Am Sorry
2. Can You Believe It?
3. Radio Star
4. Proserpina
5. Leave Behind
6. Four Black Sheep
7. Some People
8. I Wanna Make An Arrest
9. All Your Clothes
10. Everything Wrong

 

Le nouvel album de Martha Wainwright sortira en octobre

Luc Bertrand, Info-Culture, 16 août 2012

Come Home To Mama, le nouvel album de Martha Wainwright, sera disponible le 16 octobre prochain sous étiquette MapleMusic Recordings. Réalisé par Yuka Honda(Cibo Matto, Sean Lennon, Yoko Ono) et écrit par Martha Wainwright, Come Home To Mama nous transporte dans une montagne russe d’émotions.

Martha Wainwright s’est rendue à New York, au studio d eSean Lennon, plus tôt cette année afin d’enregistrer la majorité des pièces de ce dernier opus. Come Home To Mama est l’amalgame entre le son de son tout premier album éponyme paru en 2005, empreint d’angoisse et de passion, et le côté un brin plus pop de I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too, paru en 2008.

Auparavant, Wainwright confiait la réalisation de ses albums à son mari Brad Albetta, mais cette fois-ci elle a choisi Yuka Honda afin d’ajouter une touche plus féminine. Le mari de Honda et guitariste du groupe rock alternatif Wilco, Nels Cline, trace le fil conducteur musical de cet album captivant. La basse d’Albetta, les claviers de Thomas Bartlett (Doveman) et la batterie de Jim White (Dirty Three) complètent ce nouveau disque.

“Concevoir cet album a été une expérience complètement différente, explique Martha. L’approche de Yuka était très ouverte. Parfois, j’enregistrais seulement la voix, en chantant dans le placard qui servait aux captations vocales, ensuite, elle construisait la chanson autour de la voix. Dans d’autres cas, nous improvisions avec quelques musiciens et tentions de créer une performance live.”

“Ce disque est l’aboutissement de toutes mes expériences vécues jusqu’ici. Tout a changé pour moi ces dernières années et cet album est une représentation de ces changements. Il m’a aussi ramené à la raison pour laquelle j’écris des chansons, a-t-elle ajouté. “J’ai vraiment hâte de prendre la route avec ma famille et mes nouveaux musiciens!”

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