Dossier de presse de Martha Wainwright - Octobre 2012

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Martha Wainwright au Corona

Quartierducanal.com, 31 octobre 2012

La chanteuse de folk-pop Martha Wainwright s'arrêtera au Théâtre Corona le lundi 5 novembre dans le cadre d'une tournée amorcée le 10 octobre dernier à New York.

Elle interprétera les pièces tirées de son nouvel album Come Home to Mama sorti le 16 octobre chez les discaires. Cet album est né des émotions contradictoires qu'elle a vécues suite au décès de sa mère Kate McGarrigle, disparue en janvier 2010 et de la naissance de son fils. Le titre de l'album est d'ailleurs tiré de Proserpina, la dernière chanson de sa mère, qui l'avait créée sur la scène du Royal Albert Hall de Londres un mois avant sa mort.

Martha Wainwright prépare un nouvel album en français qui verra le jour au début de 2013. Elle sera également l'interprète de la bande sonore en français de la quatrième saison de Trauma une série créée par Fabienne Larouche diffusée à Radio-Canada.

 

Palmarès des ventes

La Tribune, 26 octobre 2012

[...] Non-Francophone: 1. Come Home To Mama - Martha Wainwright [...

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Critique: Abouti mais...

Éric Aussant, Journal Métro, 26 octobre 2012

La maison de disques de Martha Wainwright a choisi Proserpina (écrite par sa mère décédée, Kate McGarrigle) pour faire la publicité du quatrième album de la chanteuse, et c'est compréhensible. C'est la chanson la plus accessible du CD, la plus mélodieuse et la plus touchante. On peut dire que cet album est le plus abouti de l'artiste. Toutefois, il faut ramer pour l'apprécier. Par exemple, ceux qui ont une sensibilité harmonique seront au mieux indisposés; au pire, ils auront un haut-le-coeur. L'enchaînement des accords n'est rien de moins qu'une montagne russe impossible. Bye-bye grand succès populaire, malheureusement.

 

Martha Wainwright - Come Home To Mama [2012 - Critique]

Élise Jetté, Feu à volonté, 23 octobre 2012

8/10

En entendant les premières notes de la pièce Proserpina, nous savons déjà que tous nos sens sont désormais captés par la musique. Lorsque Martha Wainwright additionne sa voix à cette œuvre écrite par sa mère Kate McGarrigle, plus rien n’existe. Il ne reste que nous et la chanson. On pourrait qualifier cela de don ou de talent, mais le trémolo particulier qui teinte les sentiments véhiculés dans chaque chanson de Martha est précisément juste, toujours touchant.

Ce quatrième album, Come Home To Mama, arrive sur les tablettes des disquaires dans une période charnière pour la chanteuse. Elle interprètera la pièce Ayoye d’Offenbach sur la prochaine bande sonore de l’émission Trauma et elle envisage aussi de réaliser prochainement un rêve de longue date : enregistrer un album avec son frère Rufus.

L’émotivité des mots et de la musique de Wainwright que nous connaissions déjà atteint son paroxysme dans Proserpina, alors que les autres pièces de l’album se retrouvent plutôt en marge de ses précédentes parutions. Les collaborations de Yuka Honda à la réalisation et de Nels Cline (Wilco) à la guitare amènent des ambiances nouvelles, des synthés omniprésents qui placent parfois la voix magnifique de la chanteuse au second plan.

Loin de nuire à ce que l’on connaît d’elle, cette nouvelle avenue qu’emprunte Martha Wainwirght lui permet de se distancier de ce qu’elle a fait précédemment et de ce que sa famille fait toujours. Moins lyrique, moins harmonique, Come Home To Mama permet un détachement du noyau familial et la création d’un style personnel qui fait en sorte que l’on peut l’écouter avec une approche réservée à elle.

De son folk sentimental initial, on n’a presque rien gardé, se dirigeant vers des sonorités plus rock qui collent à merveille à l’auteure-compositrice. Bien entendu, depuis son dernier disque, Martha Wainwright s’est mariée, elle a eu un enfant prématurément et a perdu sa mère, dont elle était très proche. Come Home To Mama devient ainsi une œuvre très personnelle, à mi-parcours entre le chant posthume et l’ode à la maternité.

On apprécie l’audace du changement de style et la préservation du talent brute de Martha qui lui permet de faire frissonner les moins sensibles.

Martha Wainwright sera de passage à Montréal le 5 novembre au Théâtre Corona et à Québec le 6 novembre au Petit Champlain.

 


 

Martha Wainwright: Come Home To Mama

Alain de Repentigny, La Presse, 20 octobre 2012

Rufus Wainwright, sa soeur Martha et Adam Cohen ont su très tôt qu’ils feraient carrière dans la musique. Comme les cinq autres enfants de musiciens et chanteurs québécois que nous avons interviewés, leur destin s’est imposé tout naturellement tellement ils baignaient dans la musique. Mais la partie n’était pas gagnée d’avance.

Ils ont tous les trois des racines montréalaises et suivent les traces de leurs parents musiciens. Mais là s’arrête la comparaison entre Adam Cohen, Martha Wainwright et son frère Rufus. Conversation croisée sur le thème d’un héritage parfois lourd à porter.

Adam Cohen ne s’en cache pas: il aurait aimé que son père Leonard tente plus vigoureusement de le dissuader de faire le même métier que lui. Mais voilà, Adam a appris à la dure que ce mode de vie est moins sexy et glamour qu’il le croyait, que ce métier public est difficile et qu’un artiste ne peut faire autrement que d’être blessé au plus profond de son être quand il se sent rejeté.

«Il aurait pu aussi me conseiller de m’acheter une maison quand j’étais jeune et que je faisais du fric», dit Adam, qui nous reçoit dans le salon de la maison paternelle, face au parc du Portugal. Il reprend: «En fait, il ne m’a pas beaucoup guidé, sauf par ses propres décisions qui, on le sait, n’ont pas toujours été judicieuses: il a perdu tout son fric, il a divorcé, et il a passé la majeure partie de sa vie en dépression. Les seuls conseils qu’il m’a donnés, c’était à propos du travail, quand il se penchait sur mon cahier et me disait des choses comme: "Ça serait mieux si on savait de quelle couleur était la robe de la fille quand elle t’a fait ceci ou cela." Avec lui, c’était plutôt: "Vas-y, casse-toi la gueule."»

Pourtant, Adam estime que d’être le fils d’un artiste dont il est le plus grand admirateur comporte plus d’avantages que d’inconvénients. «J’ai toujours eu de quoi manger, j’ai voyagé, j’ai rencontré des gens très créatifs et d’un charisme fou justement parce que je suis le fils de mon père. Mais c’est aussi un filtre par lequel on me juge. Ce n’est pas comme pour Rufus et d’autres enfants d’artistes: mon père a une présence culturelle beaucoup plus forte. Ma situation s’apparente davantage à celle de Jakob Dylan: notre nom de famille supplante notre prénom.»

Martha Wainwright, croisée la semaine suivante à la terrasse d’un café d’Outremont, acquiesce. «J’ai passé ma vie à demander aux gens: connaissez-vous les soeurs McGarrigle?»

Son frère Rufus, joint au téléphone au beau milieu de son voyage de noces à Big Sur, est du même avis. «Le poids du succès de mes parents – Kate McGarrigle et Loudon Wainwright III – n’a rien à voir avec ce qu’ont dû endurer Adam et Jakob. Mais d’être leur fils m’a servi, parce que même si le grand public ne les connaissait pas beaucoup, ils étaient admirés des musiciens. Bonnie Raitt, Elton John, tout le monde savait qui ils étaient.»

La musique en famille

Les différences entre le clan McGarrigle-Wainwright et la famille Cohen ne s’arrêtent pas là.

Chez les Cohen, jamais on n’aurait osé sortir les guitares pendant une réunion de famille, tandis que chez les McGarrigle, et aujourd’hui davantage chez les Wainwright, tout était prétexte à faire de la musique ensemble. «On n’est pas très sentimentaux chez les Cohen, avoue Adam. Nous sommes plus méthodiques, et notre éducation est plus rigide et traditionnelle. Les Wainwright sont des gitans.»

Tous trois ont commencé à chanter et à jouer de la musique dès leur plus jeune âge. «J’ai essayé de me boucher les oreilles, mais je n’ai pas eu le choix», dit Martha en rigolant. «On m’a raconté que je chantais Old MacDonald avec ma mère à l’âge de 6 mois, mais maintenant que j’ai un enfant – Viva Katherine Wainwright Cohen, dont la mère est Lorca, soeur d’Adam –, je trouve que c’est un peu tôt pour apprendre les mots d’une chanson…», ajoute Rufus en pouffant de rire.

Adam, lui, a commencé à jouer de la musique à 5 ans – «Je n’ai jamais eu de plan B», dit-il – et ce, même s’il voyait son père plus rarement après le divorce de ses parents. « Je me suis toujours beaucoup identifié à mon père. Même quand il n’était pas là, il était omniprésent. Très jeune, je savais que j’étais le fils de quelqu’un d’important et, peutêtre par pure arrogance, j’ai toujours eu l’impression que je portais un badge, que j’étais porteur d’un message.»

Mais en vieillissant, le doute s’est installé. Adam raconte: «Je viens d’une longue lignée d’hommes qui ont occupé des postes très importants, des hommes respectés, charismatiques, intelligents et puissants dans leur communauté. On sait tous que mon père fait partie de cette lignée, mais il est arrivé que la réussite saute une génération. Je me suis longtemps demandé si j’étais un de ces grands hommes ou plutôt celui de la génération qui passe son tour.»

Plus jeune, Martha Wainwright s’est posé la même question. «Quand j’ai commencé à faire de la musique, j’ai pensé moi aussi que je pourrais passer un tour. Ma mère était très bonne, peut-être que je ne le suis pas tant que ça, mais que j’aurai des enfants qui seront très talentueux? Oui, c’est intimidant, surtout quand on aime beaucoup ce que nos parents font. Mais moi, contrairement à Adam probablement, il faut que je gagne ma vie. J’ai 36 ans et je ne sais rien faire d’autre.»

Trouver sa voix

Adam Cohen a mis beaucoup de temps à trouver sa propre voix, qui ressemble beaucoup à celle de son père au même âge et qui s’entend enfin sur son quatrième album, Like a Man, certifié or cette semaine. «Je sais que je partage un code génétique avec ce mec: de plus en plus, je lui ressemble, j’ai sa voix et mon héritage est manifeste, reconnaît-il. Ça m’est égal si les gens pensent que je suis un perroquet ou que je l’imite. Mon père est une île, il a un don, une voix, un statut et un palmarès uniques. Peut-être que je ne suis pas son successeur officiel, mais je suis le village côtier le plus proche de cette île. J’aimerais que ça se sache davantage et c’est justement ce qui me pousse à le prouver.»

Adam n’a jamais caché son admiration pour Rufus qui, dès le départ, s’est affranchi du folk de ses parents pour imposer sa propre identité musicale. «Et bien sûr, parce qu’il est gai, fallait qu’il soit encore plus courageux, ajoute Adam. Mais c’est ce courage qui lui a permis de faire sa place.»

 

Martha Wainwright: Come Home To Mama

Alain Brunet, La Presse, 21 octobre 2012

La locution come home to mama s’inscrit dans la chanson de feu Kate McGarrigle, Proserpina, que sa fille entonne pour les raisons qu’on imagine. Ballade classique avec chant choral, choix harmoniques plutôt funéraires, recueillement de mise… cette chanson est d’ailleurs fort différente du reste de l’album dont cette locution est le titre. La boucle est-elle bouclée ? Le deuil est-il consommé ? Osons l’imaginer.

Il faut d’abord se réjouir des choix de réalisation. Pour ce, Martha Wainwright a recruté Yuka Honda, New-Yorkaise d’origine japonaise, pour aménager l’espace sonore de ce quatrième opus studio. À mon sens le plus recherché des quatre, ce qui nous ramène à de meilleures considérations après le fort discutable Sans fusils, ni souliers, à Paris / Martha Wainwright’s Piaf Record. Membre de l’excellent groupe Cibo Matto, férue de claviers et de composition électronique, Yuka Honda a un parcours artistique remarquable: de la famille du label Tzadik (Zorn) aux Beastie Boys en passant par Arto Lindsay, ses collaborations témoignent d’un éclectisme exemplaire.

Pour mener à bien cette entreprise, la réalisatrice a fait appel à des musiciens de haute volée: le guitariste Nels Cline (Wilco, projets noise rock, plusieurs présences à Victo), le batteur Jim White (membre de Dirty Three, accompagnateur de moult personnalités rock dont Nick Cave) et Sean Lennon (qui accueilli le projet dans son studio) sont au nombre des collaborateurs et jettent un éclairage différent sur les chansons de la Montréalaise transplantée à New York.

Fort heureusement pour Martha Wainwright, des projets comme celui-là conduisent la chanteuse (très en voix sur cet opus) à se démarquer du reste de la familia, du frangin, de la tante et de la regrettée maman. On lui souhaite que ça se poursuive… puisqu’elle n’aura pas le choix de faire autrement afin que sa carrière soit couronnée de succès.

 

Martha Wainwright: Martha s'amuse ****

Alain de Repentigny, La Presse, 20 octobre 2012

Ce quatrième album de Martha Wainwright se situe au carrefour de son passé et de son avenir, quelque part entre sa mère disparue qui habite ce disque et son fils à qui elle le dédie.

C'est aussi un virage dans la carrière de la belle Martha, qui confie ses chansons parfois crues, mais jamais banales, à son amie Yuka Honda, dont les claviers leur donnent une touche de fantaisie fort bienvenue dans l'amusante Radio Star et la dansante I Wanna Make an Arrest.

Leave Behind et Four Black Sheep scintillent dans ces nouveaux atours, mais c'est quand elle est comme un grand livre ouvert (All You Clothes, une lettre à maman Kate, et Everything Wrong, à fiston Arcangelo) que Martha est la plus bouleversante. Sa reprise de Proserpina, la dernière chanson de sa mère, est d'une beauté à donner des frissons.

 

Critique: ***1/2

Olivier Robillard-Laveaux, Voir, 18 octobre 2012

En confiant la réalisation de son quatrième album à l’Américaine d’origine japonaise Yuka Honda (ex-Cibo Matto), Martha Wainwright s’est assurée d’un disque en marge de ses précédents. Entendons-nous, la puissante chanteuse demeure reconnaissable et ses textes inspirés de son quotidien sont toujours aussi tourmentés, mais Honda teinte Come Home to Mama de synthétiseurs et d’ambiances intrigantes. L’embauche du guitariste Nels Cline ajoute une couche d’urgence au compact dont la première moitié s’avère supérieure. Et si l’audace sied bien à Martha, c’est tout de même avec le classicisme du premier extrait Proserpina (pièce écrite par Kate McGarrigle) que la chanteuse nous assène sa droite la plus percutante.

 

Martha Wainwright et Godspeed You Black Emperor

Sébastien Diaz et Olivier Robillard Laveaux, Voir TV, Télé-Québec, 17 octobre 2012

http://voir.telequebec.tv/emissions/82/segments/638/martha-wainwright-et-godspeed-you-black-emperor

 

Le Culturel

Émilie Perreault, Puisqu’il faut se lever, 98,5 fm, 16 octobre 2012

http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=149649

 

Frédéric Lambert et T’Cha Dunlevy font leurs suggestions musicales de la semaine

Frédéric Lambert et T’Cha Dunlevy, Médium large, Ici Radio-Canada Première, 16 octobre 2012

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/MediumLarge201210161006_3.asx

 

Nouveautés musicales du 16 octobre 2012: Ben Harper, Martha Wainwright, Gros Mené et plus!

Valérie Patry, Sors-tu, 16 octobre 2012

En cette mi-octobre, les premières sorties d’albums de Noël commencent déjà à nous rappeler que la douce saison est belle et bien terminée! Néanmoins, plusieurs nouveautés permettront de repousser encore un peu votre envie d’hiberner. [...]

D’ailleurs, Damien Robitaille n’est pas le seul à avoir été rencontré par notre équipe, puisque la généreuse Martha Wainwright s’est prêtée au jeu de l’entrevue pour nous dévoiler son nouvel opus, Come Home To Mama. [...]

 

Martha et la vie qui va

Karine Tremblay, La Tribune, 13 octobre 2012

SHERBROOKE — Petit matin d’octobre. Martha Wainwright se lève à peine. Dans le combiné, sa voix est joliment rauque. 

« C’est ma voix du matin, mais c’est aussi ma voix tout court. J’avais cinq ans, je sonnais déjà comme ça. Je perds la voix assez souvent, d’ailleurs. Ça me cause de l’anxiété! Lors de son dernier passage à Sherbrooke, ça m’est arrivé. Je n’ai pas pu chanter, c’était terrible! » raconte l’auteure-compositrice-interprète, qui lance mardi Come Home to Mama, son nouveau disque de chansons originales. 

Entre celui-ci et son précédent, la vie a changé. La chanteuse a donné naissance à un petit garçon deux mois tout juste avant de perdre sa mère, Kate McGarrigle, emportée par le cancer. Son bonheur maternel tout neuf a dû se conjuguer avec le vide immense du deuil.

« C’est sûr que la naissance de mon fils a apporté une joie qui m’a aidée à survivre à la mort de ma mère. Il me fallait être forte pour lui. C’était un grand prématuré : il est né avec 10 semaines d’avance. Je me donnais le droit de m’effondrer seulement lorsque j’étais seule, je ne voulais pas que mon bébé se retrouve avec une maman toujours déprimée. Moi qui ne suis pas croyante, j’ai demandé à ma mère de me guider. Je l’ai priée à genoux de m’aider. J’ai gagné une force qui, je crois, me vient d’elle. J’ai l’impression d’avoir changé, d’être devenue davantage comme elle. C’est le cadeau qu’elle m’a fait. »

L’héritage maternel est cher au coeur de Martha, qui reprend d’ailleurs sur son disque la toute dernière chanson écrite par Kate, Proserpina.

« Pas seulement parce que c’est la dernière, mais aussi parce qu’elle est chargée de sens. Elle parle de Perséphone et de sa mère, de la mort, de la renaissance, du cycle des saisons. Pour moi, ça résonne beaucoup. Quand ma mère a écrit ça, elle était sûre de l’endroit où elle s’en allait, elle avait déjà un pied dans sa nouvelle vie. C’est le dernier présent qu’elle nous a fait, à mon frère et moi. C’est dans cette chanson que j’ai trouvé le titre de mon album, et c’est devenu le centre de celui-ci. S’il y a un grand thème qui ressort de mon disque, c’est la mort de ma mère. » 

Mais ce n’est pas morbide, assure la chanteuse, qui souligne l’apport lumineux de Yuka Honda à la réalisation. 

« Elle a donné un sens à ce que j’ai écrit, elle a greffé un lien avec la vie. » 

Les deux artistes collaboraient pour une première fois. Entre elles, le courant a passé tout de suite. Une connexion tissée d’affinités musicales, mais aussi d’expériences de vie semblables. Comme Martha, Yuka a perdu sa mère il y a quelques années. Un cancer, elle aussi. 

« Elle m’a réellement comprise. Ça m’a pris du temps avant d’être capable de prendre ma guitare sans tomber en larmes. Elle a été à l’écoute, elle a su créer ce cocon de douceur et de chaleur dont j’avais besoin. Yuka vient du monde de l’électrojazz, elle a donné des couleurs différentes à mes chansons, mais elle a pris soin de ne pas dénaturer ce que je fais. La voix et la guitare sèche sont au coeur de ma musique, et c’était très clair pour elle qu’on devait conserver ça, partir de là où j’étais et rajouter des trucs. Elle a créé un monde comme je n’aurais pas su le faire moi-même, mais qui est plus représentatif de qui je suis maintenant. J’ai l’impression que je me trouve dans un tournant, quelque part entre le succès qui arrive ou pas. Et moi, j’ai envie d’être une artiste qui dure, je veux cette longue carrière, j’ai besoin que ça continue."

Bientôt sur la trame de Trauma

Après Ariane Moffatt et Pascale Picard, c’est au tour de Martha Wainwright d’interpréter les chansons qui serviront de trame musicale à la série télévisée Trauma. Celle qui a déjà repris les titres de la grande Piaf sur Sans fusils, ni souliers, à Paris, chantera de nouveau en français.

« C’est Fabienne Larouche qui m’a téléphoné. Ensemble, nous avons choisi les 12 chansons, toutes francophones. Dans le lot, nous en avons retenu trois des miennes, qu’on a traduites. Il y en a une d’Offenbach, une autre de Mara Tremblay, une autre, encore, des soeurs McGarrigle. »

C’est d’ailleurs parce qu’elle était en studio pour cet album avec sa tante, Anna, que Martha se trouvait à Montréal lors du concertbénéfice au Metropolis, la semaine dernière. L’idée d’aller chanter ensemble pour la fille de Denis Blanchette, abattu lors de la soirée électorale, allait de soi. 

« Nous étions en studio et un numéro  514 n’arrêtait pas de faire sonner mon téléphone. Comme il insistait, j’ai fini par répondre. C’était à propos de ce concert. On a tout de suite dit oui. J’étais à l’extérieur lorsque l’attentat est arrivé, mais j’en ai entendu parler, évidemment. C’était dans tous les journaux. Ça m’a découragée! » 

Au Metropolis, nièce et tante ont interprété la très belle Dans le silence. Moment touchant, ont dit ceux qui étaient là.

« C’est une chanson qui cadrait bien avec l’événement et puisqu’on était en train de l’enregistrer ensemble, on savait qu’on pouvait la rendre sans problème. On fait ça beaucoup, ces jours-ci, chanter toutes les deux. Ma tante joue le rôle que ma mère avait auparavant. Elle me conseille et m’aide beaucoup. Les liens familiaux sont très importants pour moi. Même lorsque j’écris, je m’inspire de ce que je vis, de ce qu’il y a autour de moi. Mais je dramatise, évidemment, je dis les choses avec une franchise parfois crue, j’utilise des images fortes, des phrases choquantes. Ça prend des gens compréhensifs : je pense à mon mari, par exemple. Sur mon dernier disque, je chante la difficulté de rester ensemble et de faire durer un mariage. Il sait que j’en mets pour les besoins des chansons, mais quand même, ça ne doit pas être toujours évident! »

 


 

Martha Wainwright comes home

Bernard Perusse, The Gazette, 13 octobre 2012

The Montrealer reflects on the death of Kate McGarrigle, the birth of her son and how she has channelled her mother's strength.

Martha Wainwright was recalling the session that produced Proserpina, her rendition of the last song her mother, Kate McGarrigle, wrote and performed. And she closed her eyes again, as she did during the original studio performance.

The song appears on — and gives the title to — Wainwright’s new disc, Come Home to Mama. It was recorded soon after she sang it at her mother’s funeral in February 2010.

“I recorded it at a time when I thought, in some way, if I could just sing like her, and if I closed my eyes and I conjured it up enough, that maybe when I opened them she would be back in the room,” Wainwright said during a recent interview with The Gazette at an Outremont café. “It was one of those stages of disbelief at the beginning, when someone has died. I sang it like she sang it, because who would want to change that?”

The haunting song, which uses earth-goddess imagery from Roman mythology, is almost unbearably poignant in that McGarrigle wrote and sang it for the 2009 McGarrigle Christmas concert at the Royal Albert Hall in London. “We all knew it would be her last concert,” Wainwright said. “My mother wrote that song with one foot in the world she was heading to, and with the full knowledge of where she was going.”

The invitation to “come home to mama” might have been McGarrigle’s foreshadowing of her own return to the earth. She was, Wainwright said, a Catholic-raised believer in God, but believed as much in Mother Earth. But the song also resonates with Wainwright as the part of the mother-and-daughter relationship that always found McGarrigle worrying about her and offering solace. Proserpina, Wainwright said, was written as a gift for her and her brother, Rufus.

During her mother’s last days, Wainwright was in London, having given birth prematurely to her son, Arcangelo. The boy is now on the eve of his third birthday, but the ways in which Wainwright continues to struggle with the joy of his birth overshadowing the grief of her mother’s loss still seem written on her face. The subject is returned to more than once.

Everything Wrong, the closing song on Come Home to Mama, finds Wainwright addressing her son, confessing her fears and weaknesses while vowing to protect him. “His entry on this planet was very scary,” Wainwright said of Arcangelo’s birth around two months before his due date: Jan. 18, 2010 — which turned out to be the day her mother died. The premature arrival allowed McGarrigle to meet her grandson.

“Arcangelo being OK after a couple of months made this whole thing a lot easier, made my mother dying a lot easier, in a way. I couldn’t fall apart. I couldn’t fall into bed. I couldn’t drink heavily, which may be something I would have done in the past,” Wainwright said. “My mother was always really worried about me, and the fact of this new responsibility has saved me from the things that would have concerned her in the past and the choices I would have made in the past.

“Since my mother’s passing, I’ve had to be very strong for my son. You don’t want a young baby to be terrorized by a depressed mother, so I’ve had to really buck up. And a lot of this strength has come directly from my mother. That was the way she was, and it also came from not wanting to fail her in any way,” she said.

Wainwright said thoughts of her mother surfaced when she and Anna McGarrigle — Kate’s sister and her aunt — performed the Kate and Anna McGarrigle song Dans le silence at the recent Metropolis benefit for the family of Denis Blanchette. The technician was killed at the venue during the PQ victory party the night of the provincial election.

Wainwright and McGarrigle had been rehearsing the song for use in the Radio-Canada TV series Trauma. “I’m really dependent on Anna to help me find songs, help me determine how to do them, play on them, decipher the chords,” Wainwright said. “She’s holding my hand through this process the way my mother would have. I’m very grateful for that.”

Wainwright said she didn’t want to let the recent transforming events in her life stall her return to work indefinitely. But before she went back into the studio to record the songs that would make up Come Home to Mama, she had one requirement: she wanted to work with a female producer.

“I was dreading being in the studio and being ‘the chick.’ All producers are men. There are, like, two producers in the world who are women,” she said. At the suggestion of her husband, Brad Albetta, she called in multi-instrumentalist and Cibo Matto founder Yuka Honda, who the couple knew and who had also produced Sean Lennon.

A relationship between Honda and Lennon fizzled, but the breakup did not stop their professional collaboration. Lennon played bass on some of Come Home to Mama.

In discussing the sessions for the album, Wainwright described a rambling house in Greenwich Village where Honda, her husband (Nels Cline of Wilco), Lennon and his current girlfriend shared space. Honda’s living-room studio has a closet where Wainwright would record her vocals, she said, standing amid what might have been “Beatle coats” — maybe even a Sgt. Pepper one worn by Sean’s famous father, John. Wainwright said she’s certain Beatle amplifiers were also in use. Yoko Ono would sometimes turn up for a cup of tea, she said.

“It was familial — very fun, very exciting, a very nice group of people who are clearly interested in art and music,” she said.

Honda not only created a soundscape for the keyboard-based album Wainwright had hoped for, but provided a feminine touch and emotional support.

“The experience was completely different (from working with male producers). I would go in and she would fix me tea, make me lunch, tell me that I looked nice, tell me I was singing very beautifully. She totally took care of me in this very maternal and sisterly way — which was exactly what I needed,” Wainwright said.

After spending most of the past 14 years in Brooklyn, Wainwright said she has decided to return to Montreal so Arcangelo can be schooled in French and spend more time with the extended Wainwright-McGarrigle family. Anna, she said, has “sort of become his grandmother.” Wainwright said she is sponsoring the boy and Albetta.

“I think (speaking French) is an incredible gift,” she said. “As an American who is surrounded by people who don’t speak anything other than English, I consider my upbringing here and my schooling in French to be the best thing that could have happened to me.”

When Arcangelo hears a woman’s singing voice on the radio, he says “mama,” and when he hears a male vocalist, he says “Rufus,” Wainwright pointed out, laughing heartily. Even for the non-family member, that’s a good symbol of how far Wainwright has come in a fairly short time. It’s easy to forget that her first album was released only in 2005. She has wasted little time in finding her own niche in a family full of heavy talent.

Wainwright said all the emotion in her songwriting and singing is simply who she is. “People expect that of me,” she said. “I have to do it the way I feel it, because I have nothing, really, to hide behind. It would be a little bit easier if I could say, ‘This is my persona,’ or I’d dress a certain way, or ‘This is my sound.’ I should have figured that out earlier on, but now I’m stuck with what I have, which is a very transparent thing that happens.

“The songs are so autobiographical — with a twist, for the sake of being more interesting and more dramatic than real life,” Wainwright said. “I’m trying to create something that’s interesting and moving for other people, so I go farther in my lyrics than a lot of people would. I have a tendency to exaggerate things. The moment I’m inspired to write a song might be a low point, but that’s just a low point. It’s not the whole story.”

Come Home to Mama is released on Tuesday, Oct. 16. Martha Wainwright performs Nov. 5 at 9 p.m. at Corona Theatre, 2490 Notre Dame St. W. Tickets cost $27.50. Call 514-790-2525 or visit

 

Albums de la semaine: La langue bien pendue d'un franco-ontarien et d'une anglo-montrélaise d'orgine

Loulou Magazine, 16 octobre 2012

Martha Wainwright est reconnue pour sa plume des plus introspectives. On peut difficilement faire plus perso que Bloody Mother Fu***ing Asshole, une chanson où elle traite son père de trouduc, enregistrée sur son deuxième album, I Know You’re Married But I’ve Got Feelings Too…

Cette fois, avec ce quatrième album, c’est exit les relations tendues avec parents et amants. Martha avait d’autres chats à fouetter. C’est qu’entre temps, deux événements aussi opposés que chargés en émotions sont venus chambouler son quotidien : sa mère, la légendaire auteure-compositeure-interprète Kate McGarrigle, est décédée deux mois après la naissance de son fils Arcangelo.

Alors c’est plutôt la mort, le deuil, la maternité et les relations de couple post-bébé que la sœur de Rufus chante sur des airs pop-folk, matinés d’électro (I Wanna Make An Arrest) et d’indie rock (Radio Star). Son premier extrait, Can You Believe It, donne le ton : « I really like the makeup sex / It’s the only kind I ever get »…

L’artiste reprend aussi Proserpina, la dernière chanson écrite par sa mère, une pièce bouleversante que Martha interprète de façon poignante, accompagnée spartiatement d’un chœur, d’un piano, et de cordes.

Des confessions inspirées.

 

Martha Wainwright toute crue

Michel Désautels, Désautels, Ici Radio-Canada Première, 15 octobre 2012

http://www.radio-canada.ca/emissions/desautels/2012-2013/chronique.asp?idChronique=250596

 

La vie sans Kate

Alain de Repentigny, La Presse, 13 octobre 2012

Après deux albums de ses propres compositions et un disque de chansons de Piaf, Martha Wainwright nous revient avec Come Home To Mama dont le titre est tiré de Proserpina, la dernière chanson de sa mère Kate Mcgarrigle. Un disque dans lequel la soeur de Rufus prend un virage étonnant. Elle s'explique.

Le nouvel album de Martha Wainwright va sûrement étonner ses fans les plus fidèles. Ses nouvelles chansons, Martha aurait pu les chanter à la guitare sèche comme elle les a écrites, mais elle a décidé de les confier à sa bonne amie Yuka Honda, qui les a réalisées. Résultat? Un disque dans lequel les claviers occupent beaucoup d’espace et dont les chansons, sans être dénaturées, prennent parfois des couleurs amusantes sinon exotiques. Par moments, on croirait entendre du Bowie, du Kate Bush ou même du Kraftwerk et onne s’étonne plus que Martha évoque Vangelis ou encore la chanson Bitter Tears de son frère Rufus, dont la saveur eurodisco l’a séduite.

Pourtant, Come Home To Mama porte la signature indéniable de Martha Wainwright.

Ces chansons , Martha les a écrites un peu avant et après la mort de sa mère Kate McGarrigle, en janvier 2010. Effondrée, elle s’attendait à déverser sa peine dans des chansons intériorisées, sur le mode guitare- voix. « Mais quand j’ai commencé à écrire, il y avait dans mes chansons beaucoup de colère ainsi qu’un peu d’humour noir par rapport au mariage. Il m’a semblé qu’il fallait leur donner la chance d’être pleinement réalisées en tenant un peu plus compte de mes goûts musicaux par opposition au folk ou au alt- country qui sont généralement le fait des auteurs- compositeursinterprètes. L’idée de travailler avec Yuka Honda est venue de mon mari – le bassiste Brad Albetta – parce que lui et moi on avait trop travaillé ensemble. Et puis j’avais le goût de travailler avec une femme qui privilégie davantage les claviers que la guitare. »

Yuka Honda a fait tout cela et bien plus encore. « J’étais vidée au plan émotionnel et il fallait que j’écrive des chansons, que je m’occupe du bébé... Yuka me servait le thé, elle me faisait à manger, elle me réconfortait, elle prenait vraiment son rôle au sérieux. C’était très agréable. » Drôle et sexy Everything Wrong, qui boucle l’album, et Proserpina, que Kate McGarrigle a créée sur la scène du Royal Albert Hall de Londres un mois avant sa mort, ont une facture à laquelle Martha nous a habitués par le passé. L’amie Yuka a collaboré à Proserpina, mais une partie du travail avait déjà été faite à Montréal avec le réalisateur Pierre-Marchand peu après les funérailles de Kate. « Je chantais comme ma mère, je fermais les yeux comme pour me rapprocher d’elle, devenir elle » , se souvient Martha.

« Proserpina, c’est tout le contraire de sexy » , ajoute Martha en faisant référence à la pochette de l’album sur laquelle elle pose nue. Elle n’aurait jamais utilisé cette photo si elle ne s’était pas amusée à la transformer avec une copine. « Je ne voulais surtout pas d’une pochette du type auteur- compositeurinterprète ou encore quelque chose de trop mis en scène dans la veine " nouveau folk" comme une photo d’un Winnebago dans la forêt retouchée avec de la vaseline. Cette pochette n’a vraiment pas rapport, mais je la trouve drôle. »

Martha nous met également en garde contre une lecture trop littérale de ses textes qui peuvent donner à penser que son mariage est un échec. « Pour l’effet dramatique, j’ose aller très loin dans mes paroles, jusqu’à la limite de l’acceptable parce que je parle de ma vie privée, expliquetelle. J’aime les chansons qui secouent un peu. C’est un rôle que la musique peut jouer. Quand je chante à ma mère, dans All Your Clothes, " my marriage is failing but I keep trying all the time", c’est parce que c’est un sujet dont j’aurais aimé parler avec elle. C’est vrai que le mariage est difficile. Mon mari et moi, on est tous les deux des enfants du divorce. Ça lui a fait un peu de peine d’entendre mes chansons quand on les a jouées sur scène parce que tout le monde savait que je parlais de lui. Mais on en a discuté comme il faut le faire dans un couple. »

La chanteuse estime que d’avoir chanté Piaf lui a été utile pour ce nouvel album: « Sur scène, je chante plus fort, mais en studio j’étais parfois un peu trop précieuse, je perdais un peu de cette intensité. J’ai passé trois ans à chanter ce disque de Piaf et quand je suis retournée en studio avec Yuka, j’ai décidé de tout donner. »

Martha s’apprête à quitter New York pour s’installer à Montréal et elle m’annonce qu’un autre album en français verra le jour au début de 2013, composé de reprises et de trois chansons de son cru traduites pour la bande originale de la télésérie Trauma. On y entendra notamment Dans le silence, une chanson des soeurs McGarrigle que Martha a chantée avec sa tante Anna au Métropolis lors du spectacle en mémoire du technicien Denis Blanchette. Il n’est pas impossible qu’elle nous chante quelques- unes des chansons de cet album à venir dès le 5 novembre au Corona.

 

Martha Wainwright dans l'aura de l'étoile maternelle

Maud Cucchi, Le Droit, 13 octobre 2012

Comme les « fils à papa », pour- quoi n’existerait-il pas les « filles à maman » ? À l’instar de Martha Wainwright, une artiste bien née et parfaitement entourée.

Loin de nier sa bonne étoile, la fille de Kate McGarrigle remercie ses origines familiales dans son dernier album Come Home To Mama, dont le titre renvoie préci- sément au refrain de Proserpina, la dernière chanson écrite par sa mère, juste avant sa disparition, en 2010. Il y aurait eu, dans ce retour à la mythologie grecque, une volonté d’atteindre « un sujet plus grand, plus important, repré- sentant le monde où elle se trouve maintenant», explique-t-elle, un chat dans la gorge. Une chan- son que sa mère n’a interprétée qu’une seule fois, sur la scène du Royal Albert Hall, à Londres, lors d’une émouvante prestation.

« C’est le dernier cadeau qu’elle nous ait laissé, à mon frère [Rufus] et à moi», confie la chan- teuse, visiblement reconnaissante de l’héritage artistique maternel auquel elle rend hommage dans son dernier album, dont la sor- tie est prévue mardi. Et le par- cours pour y parvenir n’a pas été exempt d’embûches.

Après les funérailles, Martha Wainwright peine à retrouver son inspiration, à se remettre à la guitare « sans tomber en larmes ». Toutes les circonstances étaient réunies pour faire surgir un album nostalgique, introspec- tif et automnal. Il sera tout le contraire : « coléreux, plus rapide, plus drôle, et plus pop ».

Surprise la première du résul- tat, Martha Wainwright cherche alors une réalisatrice – une femme, pour une fois, plutôt que son mari Brad Albetta, à qui elle confiait généralement la réalisa- tion de ses albums – pour «ajou- ter et non enlever » à son travail.

Direction New York, où se situe le studio d’un certain Sean Len- non (talentueux fils à papa, lui aussi), qu’elle connaît depuis une quinzaine d’années et dont la meilleure amie, Yuka Honda, chapeautera la réalisation de Come Home To Mama. Le mari de la réalisatrice et guitariste du groupe rock alternatif Wilco, Nels Cline, trace le fil conducteur musical aux côtés d’Albetta à la basse, de Thomas Bartlett aux cla- viers et de Jim White à la batterie.

En leur compagnie, Martha Wainwright découvre une joyeuse auberge espagnole où cohabitent en toute convivialité quelques grands noms de l’indus- trie musicale du moment. « C’est un environnement que j’ai beau- coup aimé ; on a enregistré dans le salon, et les voix dans la garde- robe », s’amuse-t-elle à dépeindre. L’aura d’un certain John n’est jamais très loin, à tel point que le morceau Radio Star y glissera unfurtif écho. Une dizaine de titres voient le jour, biberonnés aux références culturelles qui fusent dans la maisonnée. C’est pour- tant seule, à la guitare sèche, et « sans personne à la maison parce que je suis une grande timide », que Martha Wainwright a jeté les premières fondations du disque. Nonobstant le titre, Come Home to Mama n’a rien, à ses yeux, du retour casanier auprès de sa petite famille. Bien au contraire.

« Il n’est pas rare que les femmes artistes arrêtent leur carrière quand elles ont un enfant. Moi, non ; même avec mon bébé, je voulais retourner sur scène. J’ai puisé beaucoup de forces chez ma mère pour qu’elle soit fière de mes choix».

 

L'autre clan de Martha Wainwright

Guillaume Bourgault-Côté, Le Devoir, 12 octobre 2012

C’est connu, les Wainwright ont avec la chanson le même rapport que les Kenyans avec le marathon : c’est génétique. Et il semble aussi profondément ancré en Martha Wainwright que la musique se fait en famille. Dont acte pour son troisième opus, Come Home to Mama.

Le public est habitué aux filiations scéniques de la fille de Loudon Wainwright III et Kate McGarrigle, soeur de Rufus, demi-soeur de Lucy Wain- wright, tante de la fille de Rufus et Lorca Cohen (la fille de Leonard Cohen), cousine de Lily Lanken, etc. Mais Come Home To Mama s’est construit autour d’un clan élargi.

L’album - dont le titre est tiré de la dernière chanson écrite par Kate, que Martha Wainwright s’est « dépêchée à enregistrer avant que Rufus ne la fasse » - a été enregistré au studio maison de Sean Lennon (fils de John et collègue de tournée de Rufus), et réalisé par Yuka Honda (amie de Sean, blonde de Nels Cline - membre du groupe Wilco). Brad Albetta (bassiste et mari de Martha) joue sur plusieurs pistes. Cline aussi (« pour être avec sa femme, il devait venir jouer »), de même que Sean Lennon (« on était toujours dans son salon, alors il s’est parfois arrêté pour participer »). On reste en famille, en somme.

« On s’est créé une bulle et une ambiance familiale, disait Martha Wainwright en entrevue jeudi dernier. C’était un environnement très chaleureux pour moi, et j’en avais besoin après le décès de ma mère [en janvier 2010] et la naissance prématurée de mon fils. J’étais émotionnellement détruite, très fragile. Alors j’allais chez Sean, je pouvais amener mon fils, Yuka me faisait un thé, elle me faisait à manger. Puis on faisait de la musique. Elle a vraiment bien pris soin de moi. »

C’est dans cette ambiance que Martha Wainwright a habillé les maquettes de neuf chansons très personnelles, en plus de la reprise de la chanson de sa mère, Proserpina - moment fort de l’album. On trouve sur Come Home to Mama un concentré de l’art de la songwriter montréalo - new-yorkaise : voix remarquable d’émotion à vif, facture pop déjà dessinée sur son disque I Know Your’re Married But I’ve Got Feelings Too (2008), ton de confidence parfois brute qui animait Martha Wainwright (2005).

« J’ai encore besoin de parler de ce qui m’entoure, explique-t-elle. C’est peut-être un manque de créativité, mais je ne suis pas capable de faire une chanson qui serait loin de moi. Mais j’aime exagérer les choses, comme je l’ai fait avec Bloody Mother Fucking Asshole [premier disque]. Je dramatise la réalité, je pousse, j’exagère, par exemple lorsque je parle du mariage sur cet album [I Am Sorry]. C’est plus fort que moi. Tout le monde écrit des chansons dans la famille, alors j’imagine que c’est une façon d’attirer l’attention sur moi et d’être entendue. »

Martha Wainwright est un livre ouvert. En entrevue, elle parle sans ambages de son anxiété générale, de sa peur de développer un cancer, du doute perpétuel qui l’habite, de sa voix fragile, du fait que sa mère n’aimait pas son côté « caméléon », de la carrière de son frère. « Il est plus grand que moi, je l’ai accepté, dit-elle. Et maintenant, c’est mon mentor, c’est vers lui que je me tourne quand je ne sais pas quoi faire, savoir si une chanson est bonne, comment agir sur scène… »

Mais après trois albums de matériel original (sans compter son hommage à Édith Piaf en 2009), Wainwright dit avoir aujourd’hui l’impression d’avoir imposé sa personnalité. « Je peux dire que je sonne comme Martha Wainwright, dit-elle. Ça m’a pris du temps à ne plus me sentir coupable de ne pas avoir un son ou un genre précis dans lequel être classée. Je chante de tout, je n’ai pas de personnage derrière lequel me cacher, j’ai changé 50 fois de look dans ma vie, et ça me va, j’assume. »

Satisfaite, donc ? « Oui, je pense que c’est mon meilleur disque. Peut-être parce que je devais absolument travailler pour ne pas tomber en dépression. J’avais le feu en dedans de moi, toute la motivation à faire le meilleur album possible. »

Trauma

En parallèle de la tournée de Come Home to Mama, Martha Wainwright sortira aussi dans les prochains mois un album de 10 reprises enregistrées pour la série télévisée Trauma. À l’inverse d’Ariane Moffatt et Pascale Picard - qui chantaient en anglais sur les deux premiers volumes -, Wainwright sera tout français.

« Il y a de tout : Offenbach, Mara Tremblay, Starmania, Moffatt, certaines de mes chansons traduites. Ça n’a pas toujours été facile de travailler avec Fabienne Larouche, qui aime les chansons très connues, alors que moi c’est l’inverse. Mais on a trouvé un terrain d’entente. »

 

Le rendez-vous de Martha et Kate

Daniel Côté, Le Quotidien, 7 octobre 2012

(Chicoutimi) CHICOUTIMI - Martha Wainwright savait que ce rendez-vous était incontournable. Le premier disque enregistré depuis le décès de sa mère, Kate McGarrigle, devait comporter un clin d'oeil, un texte, un témoignage, bref une évocation de ce que cette femme a représenté pour elle.

« J'ai commencé à écrire après sa mort, en prenant le temps nécessaire pour être capable de jouer de la guitare et chanter sans trop pleurer. Je savais aussi qu'il s'était écoulé quelques années depuis la sortie de l'album précédent. Je voulais donc travailler. J'avais des choses à dire », a relaté la chanteuse mercredi, lors d'une entrevue accordée au journal.

Elle qui venait de donner naissance à un enfant l'a confié à une gardienne afin de s'enfermer dans une pièce de sa maison de Brooklyn. Les mots sont venus rapidement, dit-elle. Ceux d'All Your Clothes, entre autres, qui se présente comme une lettre à sa mère. Elle lui parle du bébé, de son ménage qui bat de l'aile. Comme si l'autre était toujours là.

Le morceau de bravoure, c'est cependant Proserpina, la dernière chanson écrite par Kate McGarrigle. À défaut de l'enregistrer, elle a pu l'interpréter lors de son ultime spectacle, donné au Royal Albert Hall de Londres. Une soirée épique, alors que la dame avait quitté la loge où elle s'était étendue pour atténuer la douleur, un médecin à ses côtés, pour faire un pied de nez à la Faucheuse.

« Elle avait déjà un pied dans le monde où elle est partie, mais en même temps, elle était fatiguée d'être malade. C'est pour ça qu'elle a pu donner un spectacle de deux heures qui a été remarquable. Être au piano, avec sa voix, c'était une grande partie de sa vie intérieure », explique Martha Wainwright. Signe que la chanson est importante, c'est l'une des phrases qui la composent, Come Home To Mama, qui a donné son titre au nouvel album, disponible à compter du 16 octobre.

« Je l'ai enregistrée quelques mois après la mort de ma mère, à Montréal. C'est un temps où je tentais de la ramener, d'une certaine façon. J'avais chanté les yeux fermés et plus tard, lorsque je l'ai fait entendre à Yuka (Honda, productrice de l'album), elle m'a dit qu'il fallait l'inclure à la place d'une reprise de Kate, raconte Martha Wainwright. Peut-être que je la ferai en spectacle, aussi. Ça pourrait me faire tomber en larmes, mais j'accepte ça. »

Bohème et organique

Les lignes précédentes pourraient laisser croire que le nouveau disque est d'une tristesse insondable, du genre qui nécessite un exorcisme après coup. Cette impression est fausse, puisque de nombreuses pièces reflètent le désir de l'artiste de demeurer branchée sur son époque, tout en injectant une dose d'électricité dans ses compositions. L'une d'elles, I'm Sorry, illustre bien cette approche.

« Elle est un peu basée sur le punk à travers l'attitude, les grandes guitares électriques. C'est le genre de choses que j'aime », souligne Martha Wainwright. Une énergie semblable colore Radio Star, tandis que I Wanna Make An Arrest donne le goût de danser. Pour sûr, la participation de Yuka Honda, qui a dirigé les séances tenues dans la maison où elle vit avec son ex, Sean Lennon, ainsi que leurs conjoints respectifs, a pesé lourd dans l'équation.

« J'ai compris que l'album avait besoin d'une production centrée sur les claviers, de préférence au son alt-country qu'auraient donné les guitares. Je savais que Yuka trouverait les arrangements qu'il fallait. C'est une femme méticuleuse qui privilégie une approche organique », décrit la chanteuse.

Elle garde un bon souvenir des sessions tenues dans le salon, ainsi que dans l'un des garde-robes, où il lui est arrivé de faire des pistes vocales. Il y avait quelque chose de bohémien dans l'atmosphère, qu'elle compare à celle de la Factory d'Andy Warhol. C'est la nuit que les gens préféraient travailler, malgré la présence de quelques couples et d'autres résidants.

Quelques spectacles donneront vie à l'album cet automne, à Montréal et Québec. Une tournée des régions du Québec figure aussi dans les plans, ce qui pourrait inclure le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle est prévue pour l'été 2013, ce qui pourrait coïncider avec la sortie d'un album regroupant des reprises de chansons québécoises. « Il y aura du Offenbach et du Ariane Moffatt, entre autres. Ce sera la bande sonore de l'émission Trauma », précise Martha Wainwright.

 

L'étoile du match à Martha Wainwright

Richard Therrien, Le Soleil, 7 octobre 2012

Elle fait du bien au coeur, Martha Wainwright. Dimanche soir à Tout le monde en parle, on a vu une femme simple, posée, pas flamboyante, mais amoureuse des mots, de la vie, malgré les blessures. Ça vaut bien une étoile du match, non?

Pas de discours larmoyant pour parler de la mort de sa mère Kate McGarrigle, trop jeune, qui l’a inspirée pour ce nouvel album, son troisième, Come Home to Mama, dont on a entendu de longs extraits, et qui sortira le 16 octobre.

Le premier extrait, Proserpina, déjà sorti, arrache les larmes. Même l’humoriste Guillaume Wagner a pleuré en l’écoutant.

Martha Wainwright affirme sans détour qu’Anna, sa tante, a pris le relais de sa mère depuis sa mort, avec sa cousine Lily, pour l’aider à prendre soin de son fils, qu’elle souhaite envoyer à l’école en français, se sentant incapable de lui apprendre cette langue qu’elle parle pourtant toujours très bien.

Sa vision du mariage est franche: le sien l’a beaucoup calmée et empêchée de multiplier les aventures. «Chaque fois qu’il y a une possibilité, faut vraiment penser», dit-elle.

L’auteur Frédéric Beigbeider, qui en était à sa troisième visite, un record pour un Français, a été tout aussi charmé par Martha Wainwright, à qui il a même refilé la carte chouchou que venait de lui remettre Dany Turcotte.

Venu promouvoir le film L’amour dure trois ans, il se définit «moitié cynique, qui pense que l’amour est une escroquerie, et l’autre, qui croit que la vie n’a aucun intérêt si on n’est pas amoureux.»

L’auteur de 99 francs vit lui-même une relation depuis deux ans et demi, et s’arrange généralement pour se faire larguer au lieu de faire lui-même cette sale besogne. «Rien ne semble organisé pour s’aimer aujourd’hui. Si on veut être rebelle, tomber amoureux est un bon moyen», croit-il.

À Guy A., qui lui demandait de suggérer des titres de livres selon des thèmes, il a livré une impressionnante liste, qui se trouve sur le site de Tout le monde en parle.

L’émission avait commencé avec Cesar Millan, l’homme qui parle aux chiens. Né au Mexique, il a traversé la frontière pour épouser une Américaine. C’est l’épouse de Will Smith qui l’a convaincu de suivre des cours d’anglais pour s’adonner à sa passion et devenir célèbre en «domptant» les chiens à problèmes.

À son avis, les humains ne pensent qu’au pouvoir et à la richesse, alors que les chiens recherchent l’honnêteté, l’intégrité et la loyauté. Selon lui, le monde se porterait mieux s’il était dirigé telle une meute de chiens, moins instable que le monde des humains.

À ceux qui l’accusent d’employer des techniques inhumaines, il répond qu’«on peut faire mal à un chien en lui donnant de l’affection» au mauvais moment. «Là d’où je viens, on ne met pas de laisse à un chien.»

Le chroniqueur de La Presse Yves Boisvert et la journaliste de Radio-Canada Isabelle Richer ont bien résumé la semaine aux accents mafieux que nous venons de connaître.

Boisvert accuse le maire Gérald Tremblay d’«aveuglement volontaire», rappelant qu’il est moins innocent qu’on veut bien le croire. «Il a beau avoir l’air naïf, il a un MBA. [...] Il n’est pas stupide non plus, il savait que des gens amenaient l’argent, et peut-être qu’il aimait mieux ne pas le savoir.»

Autant Boisvert que Richer croient que son parti s’est fait élire par la mafia, du moins selon les témoignages de Lino Zambito. Richer compare les aveux de l’entrepreneur au dopage en cyclisme: il s’incrimine, oui, mais il souhaite démontrer que tout le monde faisait comme lui.

À propos de Vito Rizzuto, l’ancien chef de la mafia sorti de prison, Richer croit qu’il «va vouloir rassembler les forces autour de lui pour reprendre le pouvoir et faire du ménage».

Boisvert, lui, croit que la commission Charbonneau pourrait favoriser le Parti québécois «parce qu’on va parler des libéraux».

Guillaume Wagner me fait bien plus rire quand il va à Un gars le soir qu’hier à Tout le monde en parle.

Gros malaise en revoyant cet extrait des 5 prochains où il engueule un public qui ne l’écoute pas. «Moi, j’ai mauvais caractère sur scène. Si tu gâches ma soirée, je vais au moins gâcher la tienne!»

Il reconnaît que son gag sur Marie-Mai, où il fait semblant de se tirer une balle dans la bouche, était «peut-être maladroit».

Originaire de Québec, il raconte avoir grandi en écoutant André Arthur et Jeff Fillion: «J’connais ça la démagogie.» Il affirme que la rivalité Montréal-Québec provient de Québec et l’attribue à un «complexe d’infériorité». Il se moque des adeptes de Radio X, qu’il trouve beaucoup plus courageux sur Twitter qu’en personne.

Raymond Bachand, qui affirme «incarner le changement», a échoué au terme de la première manche de sa course au leadership du Parti libéral du Québec, talonné de toutes parts hier soir.

Celui qui jure être «un gars chaleureux» a dit ne jamais avoir été informé du contenu du rapport d’Hydro-Québec lorsqu’il était encore ministre. Le rapport recommande la fermeture de Gentilly-2.

«Vous ne l’aviez jamais vu?» a répété Yves Boisvert, incrédule qu’on ait pu tenir le gouvernement en dehors des conclusions de ce rapport.

M. Bachand, qui a refusé de blâmer Jean Charest pour la défaite du 4 septembre, affirme que l’ex-premier ministre lui a donné des conseils mais qu’il resterait neutre dans la campagne pour nommer son successeur.

La carte du fou du roi: «Le plus grand défi du prochain chef, c’est de faire du Parti libéral du Québec une formation que ses partisans appuient sans avoir honte de le dire à ses amis.»

 

Toute le monde en parle du dimanche 7 octobre: Cesar Millan, Guillaume Wagner, Raymond Bachand

Jean-François Cloutier, TV QC, 5 octobre 2012

LE MEILLEUR AMI DES CHIENS

Son émission de télévision s’intitule L’homme qui parle aux chiens (Dog Whisperer) mais pourrait aussi s’appeler L’homme qui parle aux humains. La technique du célèbre dresseur Cesar Millan repose sur l’entraînement des maîtres pour réhabiliter leurs chiens, lesquels sont directement influencés par leur environnement immédiat. Attention toutefois, si après l’émission vous vous prenez vous-même pour un chien afin de dresser pitou, c’est que vous n’avez rien compris!

LA FIN DE L’OMERTÀ?

Les journalistes Isabelle Richer et Yves Boisvert s’en donnent à coeur joie avec la Commission Charbonneau tant le sujet est riche en matière, en rebondissements et en révélations de toutes sortes. Et ils ont le pressentiment que le pire reste à venir, alors que les milieux du génie conseil, des finances et de la politique risquent fort d’être écorchés. Dimanche, vous verrez une entrevue aussi trépidante que la commission d’enquête dont il est question…

CINGLANT, MAIS PAS MÉCHANT!

Avertissement : soyez avisés que Cinglant, le premier spectacle de Guillaume Wagner, ne s’adresse pas à tout le monde, même si tous sont les bienvenus! L’humoriste prévient d’emblée le public qu’il ne fait pas dans la dentelle. S’il se permet d’aller si loin, c’est souvent pour amener un propos lucide sur des thèmes comme la superficialité ou la démagogie. Au final, il fait rire tout le monde, mais pas nécessairement pour les mêmes raisons… Cinglant oui, mais cinglé, non!

ON EFFACE ET ON RECOMMENCE?

Avouons-le, le discours de l’aspirant chef du Parti libéral du Québec n’est pas le même que celui de l’ancien ministre des Finances. Plus décontracté, plus franc et plus libre de ses opinions, Raymond Bachand veut reconquérir les militants de son parti, laissés sur le carreau ces derniers mois. Sans désavouer Jean Charest, son objectif est de mettre un terme aux divisions entre classes et entre individus qui, selon lui, freinent le développement du Québec. Bonne chance!

LES PROBABILITÉS DE L’AMOUR

Issu d’une génération désillusionnée face à l’amour, l’auteur Frédéric Beigbeder veut faire mentir le titre de son livre et de son film : L’amour dure trois ans. Pour sa part, l’enfant terrible de la littérature française croit pouvoir fracasser son propre record sur le principe qu’en vieillissant, il devient plus vivable! Véritable touche-à-tout, il porte pour la première fois le chapeau de réalisateur, un titre qui lui confère certains privilèges…

À MATURITÉ

La naissance de son premier enfant et le sentiment de vide engendré par la mort de sa mère font qu’aujourd’hui, Martha Wainwright se sent adulte. Cette maturité est bien perceptible dans “Come Home to Mama”, un nouvel album construit en parallèle avec ces événements et qui retrace son cheminement d’artiste, dans le sillon de sa célèbre famille à laquelle elle est très attachée. Ses compositions, à la fois douces, crues et lumineuses, sont un régal pour les oreilles et pour l’âme.

 

Martha Wainwright lance l’album Come Home To Mama

Marc-André Mongrain, Sors-Tu?, 5 octobre 2012

http://www.sorstu.ca/entrevue-video-martha-wainwright-lance-lalbum-come-home-to-mama/

 

Martha Wainwright, mère d’un troisième album

Patrick Masbourian, PM, Ici Radio-Canada Première, 4 octobre 2012

http://www.radio-canada.ca/emissions/pm/2012-2013/chronique.asp?idChronique=248502

 

«Come Home to Mama»

Marie-Andrée Poulin, TVA Nouvelles, TVA, 4 octobre 2012

http://www.radio-canada.ca/emissions/pm/2012-2013/chronique.asp?idChronique=248502

 

Martha Wainwright

Anna Asimakopulos, CBC News, CBC, 4 octobre 2012

http://www.cbc.ca/player/News/Canada/Montreal/ID/2287311730/

 

 

Ayoye dans Trauma 4: Martha Wainwright chantera le hit de Gerry Boulet

Cédric Bélanger, Journal de Montréal et Journal de Québec, 4 octobre 2012

Martha Wainwright interprétera Ayoye sur la trame sonore de la série Trauma 4, qui paraîtra en janvier, près de trente-cinq ans après que ce classique d’Offenbach eut été chanté pour la première fois par le regretté Gerry Boulet.

« Ma version est complètement différente. Je la fais à la guitare sèche avec un clavier. Ce sont les mêmes accords, mais ce n’est pas du tout stadium rock », a révélé l’artiste montréalaise lors d’une entrevue qu’elle a accordée, hier, au Journal de Québec.

Wainwright, qui lance son troisième album studio, Come Home to Mama, le 16 octobre, termine actuellement l’enregistrement de la trame sonore de la prochaine saison de Trauma.

Après Ariane Moffatt et Pascale Picard, c’est la première fois qu’une artiste anglophone est choisie par Fabienne Larouche. Alors que Moffatt et Picard avaient chanté en anglais, Martha Wainwright reprend en français des pièces de Mara Tremblay, Daniel Bélanger et Ariane Moffatt.

Elle traduit aussi certaines de ses propres chansons en français, à la demande de Fabienne Larouche.

« Elle est une fan et m’a demandé de les traduire. C’est ainsi que I Will Internalize devient J’intérioserai, When the Day is Short est Quand le jour est court et This Life devient Cette vie. »

Un album avec Rufus

Avec la sortie de Come Home to Mama et de l’album de Trauma en plus d’une tournée qui s’amorce bientôt, Martha Wainwright sera très occupée au cours des prochains mois. Ça ne l’empêche pas d’envisager très sérieusement la possibilité d’enregistrer un album en duo avec son frère, Rufus.

« C’est dans le futur proche. On en parle beaucoup. C’est comme ça qu’on a commencé. J’ai toujours été la choriste de Rufus », dit celle qui croit que son frère prendrait inévitablement beaucoup de place dans un projet commun.

« Ça va toujours être difficile pour Rufus de faire quelque chose qui va être complètement démocratique. C’est le plus âgé et la plus grande star. Il aurait probablement plus de chansons que moi, mais je suis habituée à ça », rigole Mme Wainwright.

Même s’ils n’ont jamais été en chicane, Martha Wainwright affirme qu’elle s’est rapprochée de son frère depuis la mort de leur mère, Kate McGariggle, en janvier 2010. « On travaille plus ensemble, on se cherche des raisons de passer du temps ensemble », confie Wainwright, qui a assisté au mariage récent de son frère, tout comme Yoko Ono et Sean Lennon.

 

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