Dossier de presse de Martha Wainwright

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Martha Wainwright sort de l'ombre familiale

Jim Kelly, Paroles & Musique, 6 décembre 2016

Les premiers sons qui sortent de l’appareil téléphonique sont les cris turbulents d’enfants jouant dans le bain, empêchant presque totalement d’entendre la voix un peu surprise de Martha Wainwright. « Oh ! mon dieu. Attends une seconde. Dans le bain, les petits… »

Nous l’avons jointe à sa maison de Montréal alors qu’elle tente de mettre ses deux jeunes garçons de 2 et 6 ans (« presque trois et sept ») dans le bain puis au lit. Il semble qu’elle ait oublié notre rendez-vous téléphonique de 19 h, et elle tente tant bien que mal de donner quelques instructions à la personne qui est là pour l’aider : « Celui-là a déjà brossé ses dents… Combien de temps va durer notre entrevue, monsieur ? » Ce n’est de toute évidence pas un bon moment pour discuter, alors elle me propose de me rappeler dans environ une heure, une fois les enfants couchés.

Pour Martha Wainwright, tout a toujours été une question de famille, avec tout ce que cela implique de chaos et de liens tissés serré. La musique est au cœur de sa famille. Elle est, on le sait sans doute tous, la fille de la regrettée légende du folk, Kate McGarrigle, et de l’auteur-compositeur-interprète américain Loudon Wainwright III, qui s’est divorcé de son épouse l’année ou Martha est née. Après avoir commencé comme choriste dans l’ombre de son frère aîné, Rufus Wainwright, elle a commencé à prendre l’avant-scène à la fin des années 90 en lançant quelques EP très bien accueillis. Son premier album éponyme, lancé en 2005, a été un succès commercial et critique retentissant, et ses parutions subséquentes ont consolidé sa réputation d’auteure-compositrice de talent et de bête de scène captivante.

« J’ai un peu l’impression que c’est une nouvelle ère, le début de quelque chose de nouveau. »

Son plus récent album, Goodnight City, est paru en novembre 2016. C’est son sixième album et son premier en solo depuis Come Home to Mama en 2012. La moitié des chansons sont ses propres compositions, tandis que l’autre moitié lui a été offerte pas des amis tels que Beth Orton, Glen Hansard, Merrill Garbus de tUnE-yArDs, son frère Rufus et l’auteur et poète Michael Ondaatje. On y retrouve également des contributions de sa tante Anna McGarrigle et de sa cousine Lily Lanken.

L’album débute par un trio de chansons qui sont parmi ses plus captivantes à ce jour, en commençant par « Around the Bend » (« I used to do a lot of blow/Now I only do the show », librement : avant je faisais beaucoup de poudre/maintenant je me contente de monter sur scène), suivie de « Francis », au sujet de son plus jeune fils, Francis Valentine, et « Traveller », un hommage touchant à un ami mort du cancer à l’âge de 40 ans.

Après la parution de Come Home to Mama et la naissance de fils #2, Wainwright a consacré les quelques années qui ont suivi à « une vie domestique vécue à fond ». Lorsque le moment est venu de préparer un nouvel album, elle ne savait pas si elle avait assez de matériel, alors elle a eu l’idée de demander à ses amis et à sa famille de lui proposer des chansons qu’elle pourrait interpréter. Mais une fois la balle en mouvement, elle a également trouvé l’inspiration pour en écrire d’autres de son cru. « Je manque de discipline », explique-t-elle après m’avoir rappelé, les enfants étant finalement au lit. « Souvent, c’est une chose qui me submerge.

J’ai réalisé que ce serait un disque à propos de deux choses », poursuit-elle, « parce que je ne voulais pas abandonner mes chansons, mais cela me permettait de choisir parmi les chansons qu’on m’offrait celles qui avaient un véritable lien avec ma vie, d’une manière ou d’une autre. »

Cette dualité se reflète également dans la photo qu’elle a choisi pour la couverture de Goodbye City où on voit deux images de son visage superposées qui donnent l’impression qu’elle regarde dans deux directions à la fois.

« Oui, confirme-t-elle, le regard tourné vers l’avenir et le passé en même temps. Le concept de dire au revoir à quelque chose est présent, comme l’indique le titre, mais en même temps, ce n’est pas vraiment fini. »

Une des choses qu’elle tente de laisser derrière elle, c’est le deuil de sa mère, morte d’un cancer à l’âge de 63 ans en 2010. Ce genre de blessure guérit lentement, bien qu’elle ne guérisse jamais entièrement. Mais guérison il y a néanmoins.

« Pour la première fois, je commence à accepter la mémoire de ma mère et de sa mort », confie-t-elle. « Je ne suis plus aussi traumatisée ou blessée que je l’étais, et j’ai un peu l’impression que c’est une nouvelle ère, le début de quelque chose de nouveau. »

Martha Wainwright a eu 40 ans cette année et elle a également commencé à écrire ses mémoires, Stories I Might Regret Telling You (Histoires que je vais peut-être regretter de vous avoir racontées), une œuvre qu’elle a presque terminée.

« Ce que j’apprends de ce processus d’écriture c’est que je crois qu’une page va se tourner, sans mauvais jeu de mots. Il en va de même pour ce disque, et du fait de sortir de l’ombre de mes parents et de mon frère, et de me débarrasser de certaines de mes insécurités. Je me sens comme si c’était le thème principal des vingt dernières années de ma vie et je suis prête à passer à autre chose. »

Ses deux enfants bien blottis dans les bras de Morphée, Martha Wainwright se permet enfin un regard d’adieu à son passé tandis qu’elle est à l’aube de nouveaux lendemains.

« Ce disque est beaucoup plus joyeux que la plupart de mes albums précédents », affirme-t-elle. « Je crois que je suis une artiste plus accomplie, peut-être parce que je commence la quarantaine ou parce que je commence un nouveau chapitre de ma vie. J’ai assurément l’impression que le meilleur reste à venir. »

 

Palmarès 2016: 50 albums incontournables

ICI Musique, 6 décembre 2016

Voilà arrivée la saison des bilans. Regard dans le rétroviseur : voici notre liste des 50 albums incontournables, par genre, parus en 2016. Bon, pour tout dire, c'est plutôt 55 albums. Que voulez-vous, avec une cuvée de si grande qualité, 5 disques de plus, ce n'est vraiment pas de trop !

Martha Wainwright – Goodnight City

Avec Goodnight City, Martha Wainwright marque un jalon important dans sa carrière, parce que les chansons de cet album sont toutes aussi extraordinaires les unes que les autres et parce que cet album est bouleversant de cohérence et d'humanité. À tout le moins, Goodnight City est sans aucun doute l’un des meilleurs parus cette année. Marquant et important.

 

 

 

Martha Wainwright: la punk, la glam, la totale

Catherine Pogonat, Clin d'oeil, décembre 2016

J'ai rencontré Martha Wainwright pour la première fois, il y a 10 ans, alors que cette fille à part, brute de décoffrage, sans vernis, tentait de se tailler une place et de trouver un son bien à elle, dans une famille plus grande que nature. Fille de Kate et nièce d'Anna (les soeurs McGarrigle), soeur de Rufus, fille de Loudon, elle avait de la difficulté à se faire un prénom dans cette smala musicale si imposante!

Depuis, Martha est devenue Martha. Après trois albums, dont son tout nouveau Goodnight City, ses reprises de Piaf déconcertantes, sa furtive carrière d'actrice pour Marti Scorcese (The Aviator), ou dans la série de HBO Olive Kitteridge, et ses nombreuses performances scéniques marquantes, en solo, en groupe ou en famille, Martha est devenue une diva. Une diva punk, une diva entière, une diva troublante par sa voix, magistrale, par son parcours, atypique, par sa personnalité, intense. Par sa façon unique de voir la vie. 

Je suis chanceuse, j'ai rendez-vous avec Martha. La grande. Dix ans plus tard. Et voici ce que ça donne.

Quand je t'ai rencontrée pour la première fois, c'était il y a 10 ans. On avait beaucoup parlé du poids de ta famille, de la difficulté à prendre sa place dans une famille de musiciens populaires. As-tu trouvé ta personnalité dans ta grande lignée musicale?

C'est une des seules choses que j'ai réglées! Oui, j'ai trouvé mon son, ma singularité, mais si je n'avais pas eu la mère, le père, le frère, la tante que j'Ai eus, je ne sais pas ce que je serais devenue. Peut-être que je n'aurais jamais fait de la musique! Je n'avais pas la personnalité, le front, l'égoïsme, l'amour-propre nécessaires pour faire ce métier. Et pour réussir. J'étais fragile, je doutais. C'est seulement à force de le faire et qu'on me dise: «Tu vas survivre Martha, tout va bien aller», que j'ai cru en moi, assez fort, pour me lancer. 

Ton nouvel album, Goodnight City sort 10 ans après ton premier disque. C'est un polaroïd de toi aujourd'hui?

Ce disque «encapsule» tout ce que je suis en ce moment. Mon premier disque était le portrait d'une femme de 30 ans, et ce nouvel album est celui d'une femme de 40 ans. Ce sont deux polaroïds de ma vue complètement différents. Avant et après avoir eu des enfants. Ça change tout. Ce disque représente mes deux pôles, l'intensité et la fragilité. La différence c'est que ces deux extrêmes cohabitent mieux ensemble aujourd'hui. 

Tu as enregistré ton disque live, avec tes musiciens. Cela a été un enregistrement dur, physiquement et émotivement, pour toi. Cette douleur s'entend-elle?

J'ai deux enfants, une vie très domestique, un quotidien très casanier, plein d'amour et familial. Pour faire ce disque, j'avais besoin de me trouver moi, en tans que femme et artiste. De retrouver la Martha rock'n'roll, la Martha punk, j'avais besoin de sortir de mon cocon. Mon groupe m'a beaucoup poussée pour que je sorte de ma zone de confort, ils ne m'ont pas laissée aller dans la facilité, ils m'ont provoquée. Par moment, j'ai eu envie d'arrêter, j'ai cru que je n'y arriverais jamais. Je m'isolais, je pleurais loin de mes musiciens pour qu'ils ne me voient pas. Quand je revenais, j'étais plutôt vulnérable, battue...Tu comprends «battue» ? 

Tu veux dire moins «en contrôle», à vif? 

C'est ça. C'est ça la vie aussi. You know. La vie ça laisse des traces, des marques. Ces traces-là, ça s'entend. Si tu essaies de les cacher ça sonne faux, si tu vis avec tes marques, c'est imparfait, mais c'est toi. 

Le contraste entre ta vie familiale, ta vie de mère et le studio, le glam, tu le vis bien?

J'ai toujours eu a vivre avec le clash entre le quotidien familial et le glam, ce n'est pas nouveau pour moi. Mais depuis que j'ai des enfants, je sais que c'est impossible d'être parfait en tout. C'est trop. Avec la lutte féministe, on a cru qu'on pouvait tout avoir. Le meilleur des deux mondes: une grande carrière et une vie de mère épanouie. Mais c'est utopiste. On ne peut pas demander à une seule personne d'être parfaite en tout. Si on veut avoir des enfants, prendre soin d'eux, notre carrière va forcément en souffrir. Et c'est OK! C'est absolument correct. En même temps, je ne serais pas entière si je ne chantais pas, si je mettais ma carrière de côté. J'y ai pensé, mais je ne peux pas. Alors je vais vivre de mon mieux. On va voir ce que ça va donner. Des fois, je vais emmener les enfants à l'école, des fois je vais les emmener en tournée, des fois je vais partir seule, et ça va me briser le coeur. Mais je vais le faire quand même parce que c'est la vie. C'est ma vie, et la leur. Je pense que mes enfants me respecteront plus, plus tard; parce que j'aurais continué à faire ce que j'aime faire dans la vie. 

D'après toi, est-il, aujourd'hui encore, plus difficile pour une femme que pour un homme de faire carrière dans la musique?

Oh oui, à plein de niveaux. Quand j'ai commencé, on se demandait: est-ce qu'elle est assez bonne, est-ce qu'elle joue assez bien, est-elle assez jolie, assez brillante? On ne se pose jamais ces question pour un homme. Pour un gars, musicien dans un groupe, il y a toujours des centaines de jeunes filles qui veulent coucher avec lui. Parce qu'il prend la parole, qu'il est sous le feu des projecteurs. Une fille qui est sur scène, qui prend le micro, qui prend de la place, qui devient une star, ça fait peur aux hommes. C'est intimidant. Les femmes en musique vivent donc une grande solitude. Ensuite, les femmes vieillissent et l'industrie musicale n'aime pas les voir vieillir. On ne veut pas voir les marques du temps sur une femme. La plupart de mes collègues sont des hommes, et le fait d'avoir une famille ne change rien dans leur choix de vie. Ils partent en tournée la tête tranquille, parce qu'ils ont des blondes qui s'occupent des enfants. Ça reste plus difficile pour une femme de partir, de laisser sa famille derrière elle. Même si les choses évoluent, on ne vas pas se mentir, la gestion des enfants au quotidien, ça reste l'affaire des femmes. Et ce n'est pas une mauvaise chose! Ce n'est pas sexiste de dire que les femmes ont plus de mal à séparer leur vie professionnelle de leur vie familiale. Moi je n'ai pas envie de partir travailler librement en disant: «Chéri, je te laisse les enfants, bye!» Ça ne m'intéresse pas. Mener une carrière en ayant des enfants reste un défi totalement différent pour une femme que pour un homme. C'est un fait. 

Un artiste a-t-il besoin de repousser ses limites, physiques et émotives, pour être bon?

En tout cas, moi j'en ai besoin. Dans ma vie de tous les jours, je suis assez «confortable», pas stressée, très smooth. Quand je joue sur scène, il y a une adrénaline folle. Mes muscles me font mal après un show, tellement cette charge est intense. Et je ne danse même pas! C'est d'une telle intensité que ça me rentre dans le corps. Je ne sais pas pourquoi. Je suis comme ça. Peut être que c'est parce que je suis toujours mal préparée! (rires) Je te jure, c'est vrai, les minutes qui précèdent un spectacle, c'est le chaos pour moi, je ne me souviens plus des mots, des accords, des gens que j'ai invités à chanter avec moi... Je monte sur scène dans cet état de chaos total, le public se demande sûrement si je vais y arriver ou si on va tous vivre un grand naufrage collectif! (rires) Puis, finalement, ce trac se transforme en force. On donne ensemble un sens au chaos. Et personne ne meurt!

Est-ce que tu ressens la fameuse solitude après le spectacle dont parlent les musiciens?

J'avoue que je suis assez heureuse de me retrouver seule dans ma chambre, avec un verre de vin... ou deux! (rires) Je profite de ces moments sans enfants, où je peux dormir, aller marcher la nuit dans une ville nouvelle. Ça me manque. Ça fait deux ans que je suis sédentaire, que je reste à Montréal sans bouger, dans ma vie de famille, et cette vie de troubadour me manque. Je suis bien dans une bagnole, un autobus, je peux dormir n'importe où. Je ne suis pas très attachée à mes repères.

Tu as incarné d'autres grandes chanteuses (Piaf, Barbara), et des rôles au cinéma. Être quelqu'un d'autre, ça te fait du bien?

C'est nécessaire. Mes chansons sont tellement personnelles que, parfois, il est essentiel que je me «détache de moi». Là, je vais être coquette, là, je vais être une vieille madame, là je vais être une bitch, juste parce que j'en ai besoin. Et parce que c'est ça aussi, l'art. Il faut s'inventer, parce que sinon on donne une trop grande partie de soi-même, et il ne reste rien pour notre famille.

 

Mère nature

Nicolas Tittley, Elle Québec, décembre 2016

« C’est cliché, mais j’ai l’impression que ce disque marque un nouveau chapitre dans ma carrière», affirme Martha Wainwright à propos de son dernier album, Goodnight City. «Onze années se sont écoulées entre mon premier disque et celui-ci. Je n’en reviens pas lorsque je compare la jeune ingénue enragée des débuts à la mère de famille de 40 ans que je suis devenue!» 

En effet, lorsqu’on passe en revue la carrière de Martha, on ne peut qu’être impressionné par son parcours aussi authentique qu’éclectique. Au fil des ans, elle a créé une oeuvre très personnelle, mais a susi endossé les chansons de Piaf, repris des classiques québécois pour la bande sonore de la télésérie Trauma et participé à d’innombrables projets en famille aux côtés de sa mère Kate, de sa tante Anna, de son frère Rufus, de ses cousines et, plus récemment, de sa demi-soeur, Lucy Wainwright Roche (sur le très joli album Songs in the Dark).

Il s’agit d’ailleurs là de la grande constante de sa vie: chaque fois qu’on s’entretient avec elle, sa famille est le sujet de conversation numéro un, qu’il s’agisse de la célébrer ou régler quelques comptes (n’a-t-elle pas écrit Bloody Mother Fucking Asshole pour son père?). Mais cette fois-ci, lorsqu’elle en parle, il y a quelque chose de différent, une espèce de lumière. Après l’exploration du deuil de sa mère, Kate McGariggle, sur le touchant Come Home to Mama, elle se laisse maintenant inspirer par son plus jeune fils, Francis Valentine, deux ans, qui est le sujet principal de la chanson Franci, notamment. «Ah, la famille! lance Martha en riant. Je pense souvent à ce poème de Philip Larkin: ”They fuck you up, your mom and dad. They may not mean to, but they do…” (“ils te saccagent l’esprit, ta mère et ton père. Ils ne le veulent peut-être pas, mais ils le font…”) J’imagine que mon fils m’en voudra un jour, mais en attendant je voulais lui faire un bel hommage, qui est aussi une chanson d’amour en quelque sorte, et qui le rattache à son héritage, puisque j’y parle de mon grand-père et de ma mère.» 

Si la moitié de l’album est composé de chansons très personnelles, voire domestiques (comme Before the Children Came Along), la deuxième moitié offre une multitude de genres, qui correspondent aux différents invités ayant composé des chansons pour Martha: de Beth Orton à son frère Rufus, en passant par Merrill Garbus, alias tUnE-yArDs. Même l’écrivain Michael Ondaatje (The English Patient), un fan de longue date, lui a offert un texte! «Ils ont tous écrit des chansons qui parlent de moi, mais je voulais qu’ils gardent leur style respectif, précise Martha. Ça me donne l’occasion de me mettre en scène dans différents genres, et j’adore ça.» De nouveaux sons, peut-être, mais une constante: cette voix inimitable, toujours aussi imprévisible, touchante et unique.

 

À écouter en emballant ses cadeaux

Caroline R. Paquette, Magazine Châtelaine, Décembre 2016

Trois albums pour se préparer à l'ambiance tantôt cotonneuse, tantôt survoltée des fêtes.

Goodnight City, Martha Wainwright

Une énergie brute se dégage de ce nouvel album dont la charismatique Montréalaise signe la moitié des pièces. Coup de coeur pour l'atmosphère Look Into My Eyes, composée en partie avec sa tante Anna McGarrigle.

 

ENTREVUE

Kevin Sweet, Nouvelles, ICI Radio-Canada Ontario, 23 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

 

CRITIQUE

Alain De Repentigny, La Presse, 22 novembre 2016

Goodnight City, de Martha Wainwright: l'album qu'on attendait d'elle ****

Martha Wainwright est une chanteuse d'exception qui a enfin dans ses bagages l'album pour le prouver hors de tout doute.

La moitié de ces 12 chansons sont des cadeaux de parents et amis écrits spécialement pour elle, qui lui permettent d'étaler son immense talent d'interprète. Je pense à l'exquise Look Into My Eyes de sa tante Anna McGarrigle et sa cousine Lily Lanken, ou encore à la romantique Francis que lui a donnée son frère Rufus.

Mais l'origine de ces chansons importe peu tellement Martha Wainwright les fait siennes. Qui d'autre qu'elle peut passer de façon aussi convaincante de la dégaine rock de So Down à une interprétation aussi nuancée de la poignante One of Us de Glen Hansard, puis plonger dans l'électro Take the Reins de Merrill Garbus ? À cette hauteur, il faut beaucoup plus que du talent.

****

Goodnight City

Martha Wainwright

Cadence Music

 

CRITIQUE

Nicolas Houle, Journal La Tribune, 19 novembre 2016

Martha Wainwright est une chanteuse née - bon sang ne saurait mentir. Elle a le don de livrer son matériel avec une intensité, une aisance et un indéniable abandon.

On peut le constater une fois de plus sur Goodnight City, son quatrième album solo.

Réunissant à moitié du matériel signé de sa propre main et à moitié des compositions écrites pour elle par des artistes aussi établis que son frérot, Rufus Wainwright, Beth Orton ou encore l'écrivain Michael Ondaatje, Goodnight City est, de prime abord, un album folk, qui célèbre les différentes facettes de Martha, de la mère à l'amoureuse.

S'il compte des moments forts (Traveller, Around the Bend) et assurément sensibles (One of Us, Piano Music), l'album s'égare aussi dans des directions discutables, comme le registre punk/new wave de So Down, le chant maniéré adopté sur Alexandria ou encore les teintes électro funky de Take the Reins.

Ces détours ne sont pas inintéressants, mais en font un album un peu échevelé, avec quelques baisses de régime.

 

Au revoir sa jeunesse...enfin!

Sylvain Cormier, Journal Le Devoir, 18 novembre 2016

Martha me parle de son auto, en main libre. Elle va traverser le mont Royal, m’avertit qu’on pourrait perdre le signal. Ça me fait penser à ses spectacles : elle est intensément là, mais par moments on la perd, on ne sait jamais exactement quand. C’est sa nature, son bagage génétique aussi. Martha Wainwright est commeles Wainwright et les McGarrigle : à la fois insaisissable et en prise directe avec la vraie vie. Attachée à la famille et complètement libre. 

Il y a pourtant une Martha Wainwright nouvelle sur ce dernier album, qui est de loin son plus abouti : Goodnight City. Moins extrême ? Plus en contrôle de ses moyens ? Plus… mature ? « Je pense que je suis en train de changer un peu, commente-t-elle. On est après le deuil de ma mère [Kate McGarrigle, faut-il rappeler, emportée par le cancer en janvier 2010], j’ai eu 40 ans, je dis au revoir à ma jeunesse. » La première chanson de l’album, Around the Bend, fait le tour de ce jardin. Sans tourner autour du pot. « I used to do a lot of blow / But now I only do the show / I like to get paid / I never get laid / People are too afraid » : années mouvementées, carrière pas carriériste, comprend-on. Et avenir incertain : « Been around the world and back again / I still can’t get those cards to win. » 

Goodnight City, en cela, signale une fin et un début pour Martha. « Oui, je relance vraiment ma vie d’artiste, que j’avais laissée un peu de côté ces dernières années, parce que les enfants étaient jeunes et c’était la priorité. C’est encore la priorité, j’aime pas ça du tout cette idée de partir en tournée et m’éloigner d’Arcangelo et Francis, mais maman doit travailler. Et maman aime travailler. Je crois qu’il est temps que je devienne une artiste indépendante, et ça veut dire faire de la promo, des tournées. Cet album, je crois, est mon big move. » 

Dans Window, ça bouge aussi, mais c’est Arcangelo qui part, pour l’école. Avec ce que cela implique d’inquiétudes, d’espoirs et d’inévitable détachement : « When the sun goes down and you’re on your own / I’ll be watching from behind a tree […] Don’t forget about the things that I said / Don’t let them take that away. » Transparence de l’émotion, nécessité de la transmission des valeurs : l’expérience est si personnelle qu’elle touche tout le monde. « J’ai écrit des choses très dures par le passé, à propos de mon père, à propos des hommes. Quand on parle des enfants, c’est autre chose. Il y a une responsabilité. Il faut les protéger, les aider à ne pas avoir peur. Je voulais vraiment que ce soit rempli d’amour. » Il y a deux chansons à propos du plus jeune : Franci, écrite par Martha, et Francis, écrite par Rufus Wainwright. « Chacun de notre côté, on a écrit sur le même sujet, en même temps. C’est deux regards différents, deux façons d’aimer la même personne : ça en dit beaucoup sur Rufus et moi, en fait. » 

La pleine palette

Il y a toutes les Martha, dans cet album. Celle qui parle des siens autant que celle qui se met en scène. « J’aime ça aussi quand c’est théâtral. C’est pour ça que beaucoup d’amis m’ont fait des chansons sur mesure, Beth Orton, Merill Garbus, Glen Hansard. J’en avais un paquet, j’avais fait une sorte d’appel à tous, mais elles n’étaient pas toutes bonnes… » Martha, sans animosité jamais, dit toujours la vérité. « J’aime particulièrement One of Us, où j’ai collaboré avec Glen. C’est une chanson d’espoir, mais aussi de résignation… » Ça dit : « And the sun will come up again / And we’ll see our bruises / No one will ever win. » Un soupir me parvient de l’auto. « Ces paroles, ça évoque une histoire à laquelle je survis en ce moment, je ne pouvais pas faire semblant… »

Il a fallu deux réalisateurs, Thomas Bartlett et son Brad Albetta de mari, le premier « more out there », le second « plus folk », pour que Martha donne enfin la pleine palette de ses possibilités. Ça inclut la chanteuse soul-funk de Take the Reins, la punk de So Down (très Patti Smith dans le genre, c’est voulu). « Je suis capable de tout ça, j’étais un peu coincée avant dans mon attitude, angry all the time. » Jamais elle n’a mieux canalisé sa puissance que dans Before the Children Came Along : quand elle monte, quand elle crie, ça compte. « Je chante moins tout le temps de la même manière. Je pense que je sais mieux faire ce que je fais. L’intention est claire. »

Look in my Eyes est une chanson à trois, collaboration avec la demi-soeur Lily Lanken et tante Anna McGarrigle. Rufus participe aux choeurs. « J’avais besoin de ça. Pour mon équilibre. Je change, mais la place de ma famille, ça ne changera jamais. »

 

CRITIQUE

Virginie Landry, Journal Métro, 18 novembre 2016

La musique a toujours été une affaire de famille chez les Wainwright et cet album n’y échappe pas. Martha Wainwright, qui ne s’est jamais abstenue d’écrire (honnêtement et parfois brutalement) au sujet de sa vie privée, chante encore une fois des chansons très personnelles, bouleversantes et/ou entraînantes. Trois sont d’ailleurs dédiées à ses fils : Franci, Window et la jolie Francis, qui a pour sa part été écrite par Rufus, son frère. Plusieurs autres titres lui ont été offerts par des collaborateurs et cela lui fait un très grand bien puisque la chanteuse semble retrouver a fougue d’autrefois, celle des premiers albums.

 

CRITIQUE

André Péloquin, Journal 24h, 18 novembre 2016

Bien qu’heureux que l’artiste revienne finalement à ses propres chansons après avoir collaboré à moult projets de membres de sa famille, la satisfaction aura été de courte durée à l’écoute de cette nouvelle œuvre qui n’est pas à la hauteur de la grande Martha Wainwright. L’avalanche de pièces décousues (Take The Reins) et de pétards mouillés (So Down) rend l’appréciation de cet album particulièrement ardue.

 

CRITIQUE

Émilie Perreault, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 17 novembre 2016

http://www.985fm.ca/

 

CRITIQUE

Mélanye Boissonault, Le 15-18, ICI Radio-Canada Première, 17 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

« C'est l'heure de dire au revoir à ma jeunesse » - Martha Wainwright

Sabin Desmeules, Magazine Échos Vedettes, 17 novembre 2016

Maintenant qu'elle est maman, la chanteuse Martha Wainwright a calmé ses démons intérieurs par amour pour ses enfants, à qui elle ne veut transmettre ses ses angoisses existentielles...

Cela faisait quatre ans qu’elle n’avait pas fait un disque avec ses propres chansons. Martha Wainwright nous revient avec Goodnight City, une œuvre plus lumineuse qui reflète bien la femme qu’elle est maintenant. «Avec deux enfants, ma vie familiale est devenue plus compliquée. Alors je n’ai pas pu écrire autant que je l’aurais voulu.»

Elle signe 6 des 12 chansons du disque et en cosigne 2. «Bien sûr, il y a un peu de noirceur, comme sur tous mes disques, mais il y a aussi une confiance qui n’est pas habituelle chez moi. Je commence un nouveau chapitre de ma vie. Je viens juste d’avoir 40 ans. Je suis maintenant vraiment dans la vie adulte», explique cette grande enfant. «C’est l’heure aussi de dire au revoir à ma jeunesse. Mais j’en suis contente. Avant, il y avait toujours comme une lutte dans ma vie. La route était difficile, je manquais de confiance en moi-même. On ressentait ça dans ma musique. Et je pense qu’il y a maintenant une ouverture sur une forme de joie de vivre, qui n’était pas là avant.»

LA VIE DE MÈRE L’A CHANGÉE

Les chansons que Martha a écrites sur cet album sont encore autobiographiques, comme c’est le cas d’habitude, mais elles le sont moins. «Elles parlent de mes enfants, par exemple, donc il est question d’amour... Elles parlent aussi de moi, mais par l’intermédiaire de personnages, parce que je regarde plus à l’extérieur de moi, je gratte moins mes bobos intérieurs.»

Cela parce que les enfants qu’elle a eus avec son mari producteur, Brad Albetta, Arcangelo (six ans) et Francis Valentine (deux ans), l’ont changée. «Quand on devient responsable d’autres personnes, il faut être plus fort, il faut être bien et sain pour eux. Il faut se séparer un peu de soi-même. Ça ne veut pas dire que je n’ai plus de peine, plus de problèmes, mais je ne veux pas que mes enfants ressentent ça. Je veux qu’ils se sentent bien.»

La maman appréhende le retour de la vie de tournée, qu’elle voit comme un défi. Après tout, la fille de la chanteuse Kate McGarrigle n’a-t-elle pas vécu une enfance avec une maman qui passait sa vie en tournée? «Oui et non... Ma mère et ma tante (qui formaient un duo) n’ont pas fait beaucoup de tournées pendant nos années scolaires. Elles tournaient l’été avec mon frère, Rufus, et moi. Parfois, elles nous laissaient avec nos grands-parents pour partir une semaine ou deux, c’est tout. Pour moi, c’est plus difficile, je dirais, parce que je dois faire un peu plus de tournées. Puisque les gens n’achètent plus d’albums, je dois faire plus de spectacles que ma mère avait besoin d’en faire. Je vais quand même en faire moins qu’avant, parce que ce n’est pas possible de partir et de laisser mes enfants pendant des mois! Je vais trouver une façon d’y arriver. Des fois, je vais partir seule, et des fois, je vais les emmener avec moi tous les deux ou juste le plus petit. Je vais devoir intégrer ma vie de maman à ma vie d’artiste. Je ne veux pas arrêter de travailler, mais j’ai besoin de prendre soin de toute ma famille.»

UNE VOIX QUI TRAHIT CE QUI L’HABITE

De son propre aveu, sa peine, sa peur et son agressivité s’entendent dans sa voix. «Ça va toujours exister en moi. Je suis une femme qui a de l’agressivité, mais aussi de la vulnérabilité... Et je veux garder ces deux choses, je ne veux pas les perdre! Parce que c’est ce que je suis et c’est ce qui fait que j’ai cette voix.»

 

CRITIQUE

Valérie Thérien, Magazine Voir, 17 novembre 2016

Toujours de sa voix si distincte et imprévisible, Martha Wainwright, capable de jurer une seconde puis d’émouvoir profondément quelques secondes plus tard, nous épate et nous fait vibrer sur les 12 pièces de ce nouvel album concocté en compagnie de son mari bassiste Brad Albetta et de Thomas Bartlett (Sufjan Stevens, Julia Stone). La chanteuse montréalaise signe ici la moitié des pièces et les autres sont des dons de son frère Rufus Wainwright, Beth Orton, Glen Hansard, Michael Ondaatje et Merrill Garbus (Tune-Yards). En se glissant dans les mots des autres, elle se fait caméléon, parfois plus électrique, séduisante, dominante, et tout est réussi. Gros, gros coup de cœur pour la puissante pièce jazzée bilingue Look Into My Eyes, sur laquelle la famille se joint à Martha aux chœurs. Que du bon!

 

Martha Wainwright avec Groenland et Joe Grass au Théâtre Rialto

Alice Côté Dupuis, La Bible Urbaine, 17 novembre 2016

D’un musicien discret mais doué, qui créé des atmosphères complexes et planantes, à une auteure-compositrice-interprète de grande expérience qui est au sommet de son art, en passant par un sextuor dynamique et entraînant, il faut avouer que la soirée d’ouverture du 11e festival M pour Montréal en a fait voir de toutes les couleurs. Mais la palette était riche, et chacun dans son créneau, Joe Grass, Groenland et Martha Wainwright ont offert le meilleur d’eux-mêmes et ont certainement épaté tant le balcon de délégués venus de 19 pays que le parterre plein à craquer d’un public fidèle.

Utilisant la vitrine de M pour Montréal pour lancer son tout nouvel opus, Goodnight City, Martha Wainwright a ouvert sa prestation avec «Around the Bend», le tout premier extrait du disque. Malgré l’enchaînement rapide des spectacles offerts – qui fait généralement en sorte que les artistes parlent peu à leur public et se dépêchent de jouer, tout simplement -, la chanteuse a fait fi de toute pression et a pris son temps pour bien profiter du moment.

À la voir aller, avec son aisance presque pas croyable, ses sacres, sa façon de se tromper, d’en rire et de se reprendre tout naturellement, mais surtout en la voyant sourire en chantant, il ne fait aucun doute que l’artiste est à sa place – à la bonne place -, et c’est pourquoi elle en profite. Racontant ici l’histoire derrière «Traveller», une chanson écrite pour rendre hommage au frère de Thomas Bartlett (son pianiste, claviériste et coproducteur), un ami à elle décédé du cancer à 40 ans, «le premier de ma génération d’amis à mourir de cette unfair disease», et là, donner le crédit de ses textes aux auteurs qui lui ont écrit des chansons sur ce disque, dont sa cousine Lily Lanken (aussi présente sur scène comme choriste) et sa tante Anna McGarrigle, Wainwright s’est montrée d’une grande générosité envers le public, et d’une belle simplicité, comme à son habitude.

Alors qu’on aurait pu croire qu’elle profiterait de l’occasion pour rendre hommage au regretté Leonard Cohen, un ami de la famille qu’elle a côtoyé, c’est plutôt à Gerry Boulet qu’elle a accordé son attention, en reprenant «Ayoye», un titre qu’elle avait repris à sa façon sur la trame sonore de la série télévisée Trauma, non sans une dédicace particulière: «Ça, c’est pour Safia [Nolin]!». Il faut avouer que malgré la grande beauté de son interprétation en solo de la pièce, il est audacieux pour une artiste au répertoire anglophone de s’aventurer en français dans un festival où le public parle majoritairement anglais, puisqu’il vient d’un peu partout dans le monde.

Si elle a eu de la difficulté à commencer «Piano Music» et s’est reprise à quelques reprises, elle a néanmoins offert de belles prouesses vocales, et sa douce interprétation fût magnifique. Elle a aussi réussi à toucher durant «Francis», un morceau composé par son frère Rufus Wainwright, à propos de son fils à elle, et qu’elle a livré seule avec le pianiste. Finalement, là réside tout le charme et le pouvoir de Martha Wainwright en spectacle: la liberté avec laquelle elle se présente sur scène, son intensité, son authenticité et son naturel, qui mènent à des prestations imparfaites mais qui deviennent parfaitement envoûtantes, à tout coup.

Groenland

«We’ve been told to speak a little english, but we’ve also been told to never speak english in our shows, so we’re fucked», a rapidement lancé Sabrina Halde, la chanteuse de Groenland, en référence au côté anglophone du festival, mais aussi au drôle d’incident durant un de leurs spectacles qui avait fait les manchettes en 2015. C’est donc visiblement avec bonne humeur que le sextuor s’est présenté sur scène, Halde et le bassiste allant même jusqu’à sauter sur place en chantant et en jouant, comme pour prouver aux délégués la grande énergie dont ils sont capables.

Le bassiste incitera aussi les gens à taper des mains durant «Distractions» (A Wider Space, 2016), une des plus dynamiques du concert, durant laquelle Halde continua à sautiller de plus belle, mais où elle démontra du même coup sa maîtrise vocale impeccable de même que son timbre singulier et son large registre, impressionnants.

Entre «Our Last Shot», «Immune» et «Criminals», des chansons tirées de The Chase, le premier album de la formation, et les «A Wider Space», «Healing Suns» et «Against the Odds» du second qui ont été choisies pour, en quelque sorte, représenter le groupe auprès des représentants d’autres pays, on en déduit que c’est l’étiquette de groupe énergique et très entraînant que Groenland a décidé de s’accoler. Leur performance vivante et leurs pièces dynamiques n’ont pas manqué d’en faire danser plusieurs, bien qu’on puisse trouver curieux qu’une si grande part de leur courte performance ait été dédiée à des chansons du premier disque, alors qu’un tout nouveau est paru récemment.

Malgré tout, les morceaux enlevants, qui font par ailleurs la part belle aux instruments à cordes, et l’énergie débordante des interprètes du groupe auront assurément réussi à attirer l’attention, tout en formant une très belle carte de visite pour Groenland.

Joe Grass

C’est en frottant les cordes de sa guitare électrique avec un archet que Joe Grass a ouvert la soirée, créant un son très atmosphérique, voire cinématographique. Déjà, l’ambiance était installée, et pendant cette longue intro instrumentale, on naviguait en douce apesanteur, dans une lenteur qui fait du bien. Les pièces variées et très bien construites musicalement de Grass épatent, et il est beau de le voir diriger les envolées de ses musiciens (un joueur de saxophone basse et un batteur) avec le manche de sa guitare. Son utilisation maîtrisée de loop pedals et de mélodies préenregistrées contribuent à ses ambiances riches et complexes, et ses longues chansons comme des tableaux nous envoûtent. Son plus récent opus The Rest Will Disappear vaut certainement l’écoute, si l’on se fie à sa performance de mercredi soir.

 

GALERIE PHOTO

Le Huffington Post Québec, 17 novembre 2016

C'est dans le cadre de M pour Montréal que Martha Wainwright est venue présenter son nouvel album Goodnight City au Théâtre Rialto.

Y étiez-vous? Notre photographe Paméla Lajeunesse oui!

Découvrez les photos de la soirée ici:

http://quebec.huffingtonpost.ca/

 

ENTREVUE

Christine Long, CTV News, CTV, 16 novembre 2016

http://montreal.ctvnews.ca/video?clipId=996486

 

CRITIQUE

Nicolas Martin, Le Réveil, ICI Radio-Canada Première Nouvelle Écosse et T.-N.-L, 16 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

Je sors ou je reste

Ariane Labrècque, Journal 24h, 16 novembre 2016

C'est une superbe soirée musicale que propose le festival M pour Montréal ce soir. L'inimitable Martha Wainwright viendra présenter son dernier album, Goodnight City, un de ses meilleurs opus. Groenland sera aussi de la partie, avec les morceaux de son excellent opus A Wider Space. La soirée se conclura en beauté avec une prestation du roi de la guitare et de la mandoline, Joe Grass.

Ce soir dès 20h au Théâtre Rialto.

 

CRITIQUE

Stéphane Deslauriers, Le Canal Auditif, 16 novembre 2016

Le dernier album en mode solo de la charmante Martha Wainwright date déjà de 2012. Come Home To Mama est un bon disque qui recelait une grande chanson: la magnifique Proserpina. Cette pièce écrite et composée par Kate McGarrigle (mère de Martha) se voulait un hommage senti et bouleversant à la vie de cette grande artiste. Impossible de ne pas verser une larme à l’écoute de ce bijou. L’an dernier, Martha unissait son talent à celui de sa demi-sœur Lucy Wainwright Roche, en présentant un album regroupant des chansons traditionnelles folk que la famille chantonnait lorsque les frangines étaient toutes petites. Intéressant.

La semaine dernière, Martha Wainwright nous proposait Goodnight City. Réalisé par le conjoint de Martha, Brad Albetta, le nouvel album inclut la participation d’une panoplie d’invités de marque. En plus des familles Wainwright et McGariggle, la participation active de Merill Garbus (Tune-Yards), Beth Orton et Glen Hansard sont à souligner au surligneur phosphorescent. Pourquoi? Parce que Martha Wainwright, pour une rare fois, n’a pas eu la mainmise sur l’ensemble du songwriting. Six chansons, pour être plus précis, sont l’œuvre de Martha et la paternité des autres pièces appartient aux collaborateurs mentionnés précédemment.

Autre caractéristique importante à noter, c’est que la majorité des chansons colligées sur ce disque l’ont été en format live avec très peu de retouches. On retrouve donc une Martha Wainwright nettement plus authentique que sur les précédents efforts. La voix de la chanteuse, aussi éraillée que cristalline, est d’une magnifique limpidité et rappelle celle des débuts. Un gros gros plus en ce qui me concerne.

Puisque les camarades nommés antérieurement ont eu un ascendant majeur sur la gestation de cet album, les chansons de Wainwright ont, elles aussi, acquis une cure de jouvence notable. Les moments pianistiques paisibles alternent avec des morceaux dont le fonds de commerce folk de la dame ne disparaît pas totalement, mais qui est bonifié par toutes ces subtiles interventions de cuivres, de claviers, etc. Le songwriting est plus complexe tout en demeurant accessible et, combiné aux textes personnels de Martha, je peux affirmer sans sourciller, artistiquement parlant, que ce Goodnight City est probablement le meilleur disque en carrière de Martha.

J’ai apprécié le soft rock pianistique titré Franci, le petit côté soul et «franchouillard» de Look Into My Eyes, l’interprétation prenante de Wainwright dans Before The Children Came Along, la superbe Piano Music, le rock «springsteenien» évoqué dans So Down et la dépouillée (piano-voix) intitulée Francis qui conclut merveilleusement bien cette création.

Sans être un adepte fini de la musique de Martha Wainwright, c’est assurément son album le plus créatif en carrière. Le folk à fleur de peau si coutumier de l’artiste se conjugue très bien avec tous ces subtils arrangements. Si vous ajoutez à cette recette, une grande bonification du songwrting de Martha, vous vous retrouverez devant le disque le plus abouti et le plus original de la discographie de cette talentueuse musicienne. Les fans seront en pâmoison.

 

Prise de son: M pour Montréal et Daniel Bélanger

Émilie Côté, La Presse, 16 novembre 2016

Perdu parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal? Chaque semaine, notre journaliste vous sert de guide.

M pour Montréal s'amorce

Voilà, les délégués internationaux sont arrivés en ville pour la 11e présentation du festival-vitrine M pour Montréal. Parmi eux, des superviseurs musicaux influents, des agents de spectacles, des programmateurs de festivals et des dirigeants de maisons de disques, dont Nabil Ayers de 4AD, et des journalistes, dont la rédactrice en chef de Nylon, Dani Deahl.

Ils se mêleront aux représentants de l'industrie québécoise, le tout dans le but de favoriser l'exportation de la musique d'ici.

Pendant ce temps, le public pourra profiter de tous les spectacles présentés. La soirée d'ouverture réunit Martha Wainwright, Groenland et Joe Grass, ce soir au Rialto. Aussi, le DJ set de Hot Chip, samedi soir.

Il sera intéressant de voir de quel bois se chauffe Lary Kidd en solo lors de la grande soirée rap, samedi, au Métropolis. Et de découvrir la chanteuse de Brooklyn Wilsen, que l'étiquette montréalaise Secret City Records (Patrick Watson, The Barr Brothers) a récemment mise sous contrat.

Bruno Mars au Centre Bell

Alors que Bruno Mars lance vendredi 24K Magic, le promoteur evenko a annoncé hier un spectacle au Centre Bell - ô patience - le 29 août. Pochette d'un goût douteux, un dernier extrait (Versace on the Floor) à la pop trop sirupeuse, difficile de savoir où la vedette pop originaire d'Hawaii s'en ira avec son nouvel album. La pièce-titre de 24K Magic a aussi un côté kitsch avec trop d'effets d'Auto-Tune, mais attendons d'entendre les sept autres chansons de l'album avant de nous faire une idée.

Un nouvel album de Daniel Bélanger

Voilà une sortie québécoise inattendue mais très importante, voire événementielle. Daniel Bélanger lancera un nouvel album, intitulé Paloma, le 25 novembre. Il en a dévoilé hier un premier extrait, intitulé Il y a tant à faire. Orchestrations pop, guitares groovy et un refrain grandiose; Bélanger a manifestement eu des idées plein la tête en studio.

Un premier extrait de Heat

La patience a bien servi le groupe montréalais Heat. Le voilà sur le point de lancer son premier album officiel, le 20 janvier prochain, un peu partout dans le monde grâce à The Hand Recordings (Canada), Rallye Label (Japon) et Topshelf Records (le reste de la planète). Son titre: Overnight. Un LP réalisé par Alex Newport (Death Cab for Cutie, At the Drive-In, Weaves, etc.), dont l'enivrant premier extrait, Lush, assume ses références à Echo and the Bunnymen et The Psychedelic Furs. Heat sera en spectacle à Montréal samedi, au Matahari.

On a écouté

> Rencontrer Looloo, de Chocolat

Rencontrer Looloo, de Chocolat, est un album véritablement rock qui grouille dans plusieurs directions et qui incite à la fuite. Des surprises attendent l'auditeur: des cuivres, des suites d'accords tonitruants (Golden Age), des chansons qui s'avalent d'un trait dès la première écoute (Retrouver Looloo) et d'autres à l'ambiance obscure (Koyaanisqatsi [Apparition]). Sans contredit, on va ailleurs avec ce nouvel album de Chocolat, où Jimmy Hunt emprunte la voix de Robert Plant et se dit meilleur que R.E.M.

> Jessica Rabbit, de Sleigh Bells

Vous avez bien lu. Le nouvel album de Sleigh Bells a pour titre Jessica Rabbit, une référence cinématographique hautement générationnelle. Par moments, la voix de la chanteuse Alexis Krauss et les coups de guitare de Derek E. Miller rappellent la belle époque pop-grunge de Gwen Stefani et sa bande de No Doubt. Le groupe s'affiche plus pop que jamais. Un peu trop à notre goût, malgré une deuxième moitié d'album plus incisive.

Sur scène

> The Damn Truth, samedi, au théâtre Corona

Le groupe montréalais The Damn Truth, que l'on peut entendre souvent sur les ondes de CHOM, se produit au Corona après avoir joué à Osheaga l'été dernier à la suite de la sortie de son deuxième album, Devilish Folk. Avis à ceux qui aiment le bon vieux rock et les voix féminines fortes à la Janis Joplin. 

> Mike Love, dimanche, au Divan orange

À découvrir, le chanteur reggae hawaïen Mike Love, qui a déjà partagé la scène avec Stephen Marley, Dave Matthews et Jack Johnson. Son message pacifique viendra apaiser les tensions politiques des dernières semaines. Pour vous initier à ses hymnes vivifiants, écoutez son album Love Overflowing, sorti en juillet dernier.

Sorties à surveiller

24K Magic, Bruno Mars

Apprendre à mentir, Lydia Képinski

Woman, Justice

Hardwired... to Self-Destruct, Metallica

Entre le jazz et la java, Andrea Lindsay

Remember the Laughter, Ray Toro

L'Heptade XL, Harmonium

The Weight of These Wings, Miranda Lambert

Ma liste de Noël, Mélissa Bédard

Ultimatum, Saye

Légendes d'un peuple (tomes I à V), Alexandre Belliard

Boulevard Country, Bélisle 

 

Martha Wainwright présente Goodnight City

Magazine TED, 16 novembre 2016

L’auteure-compositrice-interprète Martha Wainwright présente son quatrième album, Goodnight City et annonce une tournée québécoise. Martha sera en spectacle à Montréal, au Théâtre Rialto, ce mercredi 16 novembre dans le cadre de M pour Montréal.

À travers les 12 nouvelles pièces de Goodnight City, on constate un retour aux sources pour l’interprète, à fleur-de-peau. Pour ce nouvel opus, elle a collaboré avec Thomas Bartlett (Sufjan Stevens, Glen Hansard) et Brad Albetta (Angus & Julia Stone et Teddy Thompson) pour créer un album poignant qui couvre un large spectre stylistique de façon fluide et homogène.

Martha signe la moitié des pièces de l’album. Les autres pistes lui ont été offertes par de grands auteurs-compositeurs tels que Beth Orton, Glen Hensard, Michael Ondaatje et Merrill Garbus de tUnE-yArDs ou par les membres de sa talentueuse famille dont son frère Rufus Wainwright, sa tante Anna McGarrigle et sa cousine Lily Lanken. Martha raconte : « Parce que ces auteurs me connaissent et qu’ils m’ont permis de retoucher certains trucs ici et là, j’ai véritablement l’impression que ces chansons m’appartiennent. Elles reflètent incroyablement bien ma vie et je suis très reconnaissante envers les artistes de les avoir écrites. »

Ils ont dit à propos de Goodnight City :

« Les chansons se déploient comme autant de petits classiques instantanés. Tout simplement : wow ! […] À tout le moins, Goodnight City est sans aucun doute l’un des meilleurs parus cette année. Marquant et important. »

– Tony Tremblay, ICI Musique

« Elle a le don de livrer son matériel avec une intensité, une aisance et un indéniable abandon. »

– Nicolas Houle, Le Soleil

« Goodnight City is a statement of maturity, made by a woman who has been in the trenches, lived on the edge and is now settling into something more serene. »

– T’Cha Dunlevy, Montreal Gazette

« Incroyablement touchante et émouvante. […] Un grand disque de Martha Wainwright. »

– Rebecca Makonnen, Esprit critique, ICI ARTV

« Elle a vraiment une voix exceptionnelle [..] Très très bon. »

– Marc Cassivi, Esprit critique, ICI ARTV

« Each track becomes its own unique listening experience […] Goodnight City is full of musical gems. »

– Dutch Bickell, Canadian Beats

« Une énergie brute. […] Coup de coeur »

– Caroline R. Paquette, Châtelaine

« Son meilleur depuis qu’on est tombé en amour avec elle en 2005 » – Stéphane Leclair, Médium Large, ICI Radio-Canada Première

« Sa voix est unique et ses chansons puissantes. […] C’est un album qui est excellent » – Guy A. Lepage, Tout le monde en parle, ICI Radio-Canada Télé

SPECTACLES:

16 novembre 2016

Montréal • Théâtre Rialto

05 avril 2017

Chicoutimi • Théâtre Banque Nationale

06 avril 2017

Québec • Palais Montcalm

07 avril 2017

Dorval • Auditorium Serge Nolet

11 avril 2017

Gatineau • Salle Odyssée

12 avril 2017

Sherbrooke • Théâtre Granada

13 avril 2017

Trois-Rivières • Salle Anaïs-Allard-Rousseau

27 avril 2017

Sainte-Thérèse • Cabaret BMO

28 avril 2017

Sainte-Agathe • Le Patriote

29 avril 2017

Victoriaville • Cabaret Guy-Aubert

http://www.marthawainwright.com/

 

 

Martha Wainwright plus centrée, plus confiante

Alain De Repentigny, La Presse, 16 novembre 2016

À 40 ans, Martha Wainwright entrevoit enfin la possibilité que son talent soit reconnu par un plus vaste auditoire. Coup sur coup, la radio publique américaine NPR lui a consacré un reportage élogieux et elle a participé à une diffusion sur Facebook en direct du New York Times le soir de l'élection américaine, avant de chanter le lendemain au Tonight Show de Jimmy Fallon puis de se retrouver sur le plateau de Tout le monde en parle.

Chez Guy A. Lepage, Martha avait accroché à ses vêtements une toute petite phrase qui en disait long sur l'état d'esprit de cette jeune femme qui possède la double nationalité américaine et canadienne: «Fuck the president». Son pianiste Thomas Bartlett lui avait suggéré, compte tenu des circonstances, de chanter chez Fallon sa chanson Bloody Mother Fucking Asshole, mais elle savait que jamais on ne la laisserait reprendre à la télé ce brûlot écrit pour son père il y a une dizaine d'années.

«Ils l'auraient coupée et auraient étiré l'interview avec la petite actrice, nous disait-elle jeudi après-midi dans sa maison d'Outremont. Or je voulais que cette journée soit également à propos de mon disque et pas seulement à propos de ce fucking asshole. Mais peut-être que j'aurais dû afficher un slogan du genre «Appuyons Planned Parenthood» [un regroupement de planification familiale aux États-Unis]...»

Depuis mardi dernier, Martha se réjouit encore plus d'habiter Montréal, où elle est revenue en partie pour que ses fils puissent aller à l'école en français. Elle tenait également à renouer avec ses racines en vivant dans la maison que sa mère, Kate McGarrigle, lui a léguée.

La mort de Kate l'a beaucoup touchée. Comme elle le chante dans Franci, une chanson de son nouvel album Goodnight City écrite pour son jeune fils, Martha ressemble beaucoup à Kate. Si, pour son album précédent de chansons bien à elle, le bien nommé Come Home To Mama, Martha s'était abandonnée à la musicienne et réalisatrice Yuka Honda, c'est, dit-elle aujourd'hui, parce qu'elle était encore très blessée par la mort de sa mère. «J'avais des chansons, mais pas l'énergie suffisante et j'avais vraiment besoin qu'elle prenne ma voix et qu'elle sculpte un univers.

Écrire pour Martha

Son album Goodnight City, salué dès sa sortie comme son meilleur disque en carrière, mise également sur l'apport de collaborateurs qui, cette fois, lui ont écrit six chansons qui lui vont comme un gant. Des artistes comme son frère Rufus, sa tante Anna McGarrigle et sa cousine Lily Lanken, Glen Hansard, Beth Orton, Merrill Garbus de tUnE-yArDs et même le romancier canadien Michael Ondaatje, un fan de Martha, qui lui a écrit un texte joliment mis en musique par le pianiste Thomas Bartlett.

«J'ai moins ressenti la pression d'écrire 12 très bonnes chansons, ce qui est difficile, mais ces chansons me représentent bien à ce moment-ci de ma vie. Et elles montrent aussi que je suis une bonne interprète qui peut jouer avec sa voix.»

Ça, tous ceux qui connaissent Martha Wainwright le savaient déjà. Qu'elle chante Piaf, Josephine Baker, Barbara ou sa mère Kate, Martha est une interprète éblouissante d'intensité qui joue ses chansons autant qu'elle les chante.

«J'ai une nouvelle confiance dont je manquais peut-être avant. Ça vient peut-être du fait que je suis mère de deux enfants: il faut être une force pour eux.» 

«Je suis plus centrée dans ma vie aujourd'hui. Peut-être que je ne suis pas faite uniquement pour être une artiste. Je ne suis pas un bourreau de travail et je ne me suis jamais sentie confiante à 100 % comme artiste. Il manquait quelque chose dans ma vie.»

Si elle a fait appel à des connaissances pour lui écrire la moitié des chansons de son album, c'est aussi, avoue-t-elle, qu'elle veut tirer profit de la popularité de ces artistes, qui sont pour la plupart mieux connus qu'elle.

«Habituellement, quand quelqu'un écrit une très bonne chanson, il la donne à Rihanna ou il la garde pour lui-même. Mais ces six chansons que j'ai choisies, les artistes m'avaient vraiment en tête quand ils les ont écrites. Le meilleur exemple est sans doute Rufus, qui a écrit une chanson pour mon fils Francis. Il aimait tellement sa chanson qu'il m'a dit qu'il la chanterait lui-même si je n'en voulais pas.»

Une autobiographie

Récemment, Martha a également consacré beaucoup de temps à la rédaction de son autobiographie intitulée Stories I Might Regret Telling You.

«Tous ceux qui font des disques écrivent des livres ces jours-ci parce que les disques ne se vendent plus, explique-t-elle. Mais le mien est différent parce que je ne suis pas énormément célèbre ni très vieille. C'est l'histoire d'une femme qui a trimé pour réussir.»

En lisant l'autobiographie de ses tantes Anna et Jane McGarrigle, elle a retenu qu'il n'était pas nécessaire de blesser qui que ce soit quand on écrit un livre.

«Mais comme l'indique le titre de mon livre, je suis toujours sur un fil et peut-être que je vais en dire trop. C'est probablement pourquoi j'ai obtenu le contrat du livre. Je vais sûrement couper quelques ponts dans ce livre, mais je suppose que ce sont des ponts que je serai heureuse de couper.»

Martha Wainwright chantera les chansons de son nouvel album en ouverture de M pour Montréal, ce soir au Théâtre Rialto. Joe Grass et Groenland la précéderont sur scène.

 

ENTREVUE

Laura Casella, Global news, Global, 15 novembre 2016

http://globalnews.ca

 

ENTREVUE

Joanne Vrakas et Derick Fage, Breakfast Television, City TV, 15 novembre 2016

http://www.btmontreal.ca/

 

CRITIQUE

Patricia Tadros, Première Heure, ICI Radio-Canada Première Québec, 15 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

Martha Wainwright croit que c'est aux artistes de remplacer Leonard Cohen

Dominique Cambron-Goulet, Journal Métro, 14 novembre 2016

La chanteuse folk Martha Wainwright était jeudi à l’enregistrement de Tout le monde en parle – diffusée le dimanche suivant – lorsque la nouvelle de la mort de Leonard Cohen a été rendue publique. La disparition du légendaire Montréalais a été soulignée sobrement sur le plateau.

L’animateur Guy A Lepage a offert ses condoléances à Mme Wainwright, qui connaît bien la famille Cohen. «Merci beaucoup, a-t-elle répondu. On les connaît depuis longtemps.» Le frère de l’artiste, Rufus Wainwright, a en effet eu un enfant avec la fille de Leonard Cohen, Lorca, mais ils ne forment pas un couple. Rufus était déjà marié à Jorn Weisbrodt à la naissance de Viva Katherine Wainwright Cohen, en 2011.

Martha Wainwritgh s’est évidemment désolée de la perte d’une légende vivante, mais a dit que c’était aux artistes de prendre la place laissée vacante par la mort de Leonard Cohen. «Quand on a des living legends, ça nous fait peur quand ils ne sont plus là, a-t-elle confié. On doit les remplacer. Ça, c’est notre job.»

 

TLMEP: pour un instant de grâce

Richard Therrien, La Presse, 14 novembre 2016

Serge Fiori dans notre télé, avec le bassiste d'Harmonium, Louis Valois, c'est un événement. Le voir s'esclaffer, les yeux allumés, revivre les années d'Harmonium, avait quelque chose de grisant, hier soir, à Tout le monde en parle. Un beau, très beau moment de télé.

Et pourtant, Fiori n'était pas obligé. Il a fait peu d'apparitions pour son dernier album et il en a vendu 120 000 exemplaires. Une condition neurologique, qui lui fait perdre sa concentration, l'empêche de remonter sur scène et de donner des entrevues devant public. Guy A. a bien fait d'insister.

En remontant dans les souvenirs, on prenait conscience, encore une fois, de la puissance de l'oeuvre du groupe. Très rieur, Serge Fiori a raconté l'élaboration de L'heptade autour du chiffre sept, alors qu'il avait 24 ans. L'oeuvre, qu'on a remixée pour ses 40 ans, est sortie le jour de l'élection du Parti québécois, en 1976. En spectacle ce soir-là, le groupe avait installé une télé sur la scène pour suivre les résultats. La soirée a été bonne.

«Je suis un petit Italien de Montréal qui a le Québec dans le coeur», a déclaré Serge Fiori.

Un peu plus et l'odeur de pot transperçait l'écran. Pourtant, ils n'en fumaient pas «sur la job». Inutile, les spectateurs fournissaient la boucane, pas besoin d'en produire sur la scène.

Safia Nolin s'est caché les yeux avec ses mains après avoir réentendu ses remerciements. Mais elle ne regrette rien de ce qu'elle a dit ou porté le soir de l'ADISQ. Quand elle a traité sa soeur de «grosse conne», «c'était juste de l'amour». «On se dit des affaires ben plus trash que ça ensemble», a confié la révélation de l'année.

La chanteuse s'attendait à ce que les gens réagissent, mais jamais à ce point. Elle va se souvenir toute sa vie de la journée du 31 octobre, où elle a épluché les messages violents à son intention, dont celui d'une dame, à 2 h 08 du matin, qui la considérait comme «une honte pour les femmes». Au sujet des critiques dans les journaux, Safia Nolin n'y est pas allée de main morte avec Nathalie Petrowski, à qui elle conseille de réorienter sa carrière vers la fiction jeunesse. La chroniqueuse de La Presse n'a pourtant pas été la plus sévère à son endroit, loin de là.

Safia n'allait certainement pas s'empêcher de pousser quelques jurons.

«C'est comme si j'avais fumé un esti de gros batte», a-t-elle affirmé au sujet de sa rencontre surréaliste avec Céline Dion, après le gala de l'ADISQ.

L'ex-entrepreneur Lino Zambito, qui en est à la moitié de sa peine à purger dans la collectivité, en a contre le Parti libéral du Québec, à qui il reproche de nier systématiquement ses fautes avant de finir par les admettre. Celui qui règle ses comptes dans le livre Le témoin raconte notamment que Marc Bibeau, ancien grand argentier du PLQ, n'avait eu qu'un appel à faire pour faire débloquer un de ses projets qui stagnait. L'avocat de M. Bibeau a démenti cette information.

M. Zambito affirme qu'il dit la vérité et qu'il a en sa possession tous les documents pour le prouver. «Quand vous dites la vérité, y a pas personne qui va vous poursuivre», dit-il. Même l'actuelle mairesse de Boisbriand, Marlène Cordato, qu'il accuse de collusion? «Moi, je souhaite qu'elle me poursuive. Je vais la mettre en boîte.»

Les extraits du nouvel album de Martha Wainwright, Goodnight City, donnaient vraiment envie de se précipiter pour l'acheter. L'inspirante artiste, qui venait d'aller chanter chez Jimmy Fallon, portait un collant «Fuck the president!», elle qui a longtemps vécu à New York, avant de revenir s'installer à Montréal. Elle était dans la salle de rédaction du New York Times le soir des élections, avec des journalistes «complètement en choc». Martha a très brièvement réagi au décès de Leonard Cohen, qu'on a appris durant l'enregistrement de l'émission. «Il doit être remplacé, et c'est ça notre job», a-t-elle dit, rappelant que son frère avait eu un enfant avec la fille de Cohen.

Le portrait brossé par Charles-Philippe David et l'éditorialiste de La Presse Alexandre Sirois de l'avenir des États-Unis, avec l'élection de Donald Trump, est déprimant et sombre. Une victoire qu'auraient pu changer à peine 63 000 personnes de trois États qu'a perdus Hillary Clinton, rappelle M. David. Beaucoup de «si» quand on parle de ce que l'imprévisible Trump veut faire des États-Unis. Alexandre Sirois pense que le retour de l'interdiction de l'avortement serait la goutte de trop et soulèverait une révolte dans le pays. Le duo croit que le système d'assurance maladie ne survivra pas et craint que les grandes ententes commerciales non plus. Président de l'Observatoire sur les États-Unis, Charles-Philippe David a insisté sur l'importance du pouvoir dont bénéficiera Trump, une domination qu'on n'a pas vue en 90 ans chez les républicains. «Nos enfants vont-ils parler d'Obama comme un intermède dans l'histoire?», s'est-il demandé.

Le skateboarder Pierre-Luc Gagnon n'est pas habitué aux ovations dans sa propre province, comme celle qu'il a reçue hier. Célèbre aux États-Unis, où il a déménagé en 2000, il déplore que les médias québécois ne couvrent pas son sport. Un sport, le skate? «Plus qu'un sport, c'est un mode de vie. Une façon de penser, de s'habiller», dit-il.

Gagnon, 36 ans, a toujours reçu le soutien de ses parents. Son père lui a construit une rampe et a ouvert un parc de planche à roulettes. Une blessure à la hanche, un ligament au genou déchiré, une jambe et un poignet fracturés, mais surtout 21 médailles aux X Games. «Ça m'a gardé en dehors du trouble toute ma vie», affirme celui qui dit aussi ne jamais fumer de pot avant les compétitions, contrairement à la réputation des adeptes du skate. PLG a commencé avec une commandite de 250 $ par mois en début de carrière, il accumule aujourd'hui les millions. Même ses boxers sont commandités, foi de Martha Wainwright, qui a voulu vérifier!

 

 

ENTREVUE

Guy A. Lepage, Tout le monde en parle, ICI Radio-Canada Télé, 13 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca

 

 

Homebody: Martha Wainwright finds her place on new disc Goodnight City

T'Cha Dunlevy, The Montreal Gazette, 12 novembre 2016

Martha Wainwright breezed into the room wearing grey coveralls, which she explained were recently used for a video shoot. She had just driven in from the country and hadn’t had time to shower, she apologized, “so I put on perfume instead.”

It was Monday morning, but that Wainwright sense of humour was up and at ’em. We were on the second floor of the Outremont triplex once shared by Wainwright, her late mother, Kate McGarrigle, and brother Rufus.

The last time I interviewed her here, Wainwright occupied the ground floor, McGarrigle was on the second and her brother had the top. But life has moved on. McGarrigle passed away from cancer in 2010, and Rufus has been based out of Toronto and, before that, upstate New York with husband Jorn Weisbrodt. Wainwright, her husband and musical collaborator Brad Albetta and their two boys now inhabit the top two floors. The first floor has been sold as a condo.

“It was a lot of building for me,” Wainwright said, “and I needed the money. They’re worth a lot more than they used to be, these places in Outremont. So that was helpful.”

Wainwright is a Montrealer again. She always has been, in spirit, and in the hearts of the legions of Montreal fans who follow her and the Wainwright-McGarrigle clan with utter devotion. But she and her family have settled in and can now call Montreal home for real.

“I moved back about three years ago to have our second child,” Wainwright said. “Now the kids are in school and daycare. It’s been a very domestic time, reclaiming this space, finally getting over Kate’s death and moving away from that into the next (era) of my family, letting those wounds heal and restarting in a way.

“It’s been nice to surround myself with family because I really needed to do that. Having been in New York for over 15 years, I really wanted to come home, to be close to my aunts and cousins, whom I’ve always been very close to, and also reconnecting to a lot of girlfriends who I went to school with, who have kids the same age. There’s a real community in Montreal. It’s a good city for young children, in particular. It’s really comforting.”

Family is a central theme on Martha’s new album, Goodnight City, dedicated to her sons, Francis Valentine, 2, and Arcangelo, 6 — “almost three and 7,” she said. Francis Valentine is the subject of two songs: the breezy, folky Franci and the pristine piano ballad Francis, written by Rufus; while Arcangelo gets one, the mystical Window. The esoteric lark Before the Children Came Along traces the evolution of her relationship with Albetta. And the gently soaring Traveller is an ode to her mother.

But while there’s an intimate side to the collection, it’s also an outward-looking affair. Six of the 12 songs were written by or with other people. British singer-songwriter Beth Orton contributed the stark Alexandria, about her daughter; Canadian author Michael Ondaatje offered the poem that became the exquisitely theatrical Piano Music, with help from pianist Thomas Bartlett; indie artist Merrill Garbus, of tUnE-yArDs added groovy gem Take the Reins; Irish singer-songwriter Glen Hansard helped out on the hymn-like One of Us; while Anna McGarrigle and Martha’s cousin Lily Lanken collaborated on the moody, bilingual Look Into My Eyes.

The decision to work with other songwriters came about as a matter of practicality. It had been four years since Martha’s last record. It was time for a new one, but she didn’t have enough material.

“The idea to ask other people to write songs for me came up as a way to get the record out sooner,” she said. “I was able to choose from a lot of songs and pick the best ones for me, that made sense and sounded like I had written them.

“I’m really trying to fuse me as a songwriter and me as just a singer, which is something I’ve always done — sing other people’s songs. So in a way, this is the most representative record of who I am as an artist.”

Goodnight City is a statement of maturity, made by a woman who has been in the trenches, lived on the edge and is now settling into something more serene.

Opener Around the Bend provides a link between past and present, Wainwright’s dazzling voice cascading over wry lyrics about her once wild ways. “There are things I’ve seen and done / That I would not wish on anyone,” she sings, followed soon after by: “I used to do a lot of blow / now I only do the show.”

The song, like the album, is a mix of autobiography and creative license. Wainwright doesn’t hit the town as much as she used to, though she recounts a story about a recent late night out with a friend, drinking at Mile-End hangout Cagibi then dancing down the street and around the corner at Kabinet. Old habits die hard.

“I think (the songs) are a little more theatrical, for lack of a better word,” she said. “They’re not so personal. It’s easier, maybe a way of protecting myself. There are songs about my kids … but when you’re writing about your kids, you’re slightly more positive than when writing about adults who might have upset you in some way. You’re more protective of what they’re going to think — eventually they’ll be aware of it and you don’t want to hurt them.”

Unlike, say, when she rattled off Bloody Mother F—ing A–hole, directed at her father Loudon Wainwright III. That song appeared on Martha’s self-titled 2005 debut, released when she was 28. Wainwright felt like a late-bloomer at the time, emerging from the shadow of big brother Rufus, whose career was in full swing. Now 40, she still has trouble accepting her career at face value.

“If life is a race, I’ve been behind for a long time,” she says. “For the first time now, I feel like I’m getting somewhere closer to the front. I think I’ve struggled — my perception is that I’ve struggled. I don’t know if that’s correct. My tendency is to think of it as failure but I don’t think that’s how everyone perceives it. It’s (a feeling of) not being good enough, or selling enough records. There are some moments of success but it’s always about trying to keep up or make it better. Now I don’t think of it that way. I just want to do it.”

It’s not easy coming from such a rich musical lineage, against which one can’t help but compare oneself, and be compared.

“I feel like I’ve been in the music business for 60 years,” Wainwright said, “because I carry my parents’ careers on my back, too. When I started, there was already their legacy, which you think of as your own legacy; but it’s not really my legacy. I wish I had written those songs, but I didn’t, though I now own some of them, which is a weird feeling. When your mother dies, you get her publishing if she was smart enough not to sign it away.”

Family ties run deep. Last fall at this time, Wainwright and half-sister Lucy Wainwright Roche launched an album of twisted lullabies as the Wainwright Sisters. In July, they holed up for a three-night stint at Théâtre du nouveau monde as part of the Montreal International Jazz Festival.

Now as she prepares to tour for Goodnight City, Wainwright must ponder how to balance life and work in her new reality.

“I’m about to go out on the road,” she said, “kinda go back to who I was before. The trick will be to find the balance, of how to do both. Sometimes I’ll bring the kids on the road, sometimes I’ll go without them. We’ll have to figure that all out.”

Shows in Montreal, New York, Toronto and Stratford, Ont., are planned in November. The new year will bring tours of Australia, Europe, the U.K. and the rest of Canada, along with possibilities in South America and Japan.

“It’s important for me now to survive if not succeed in the music business,” Wainwright said. “I have people who depend on me, and I want to make sure they’re going to be alright.”

Martha Wainwright‘s album Goodnight City is out now. She performs Nov. 16 at the Rialto Theatre as part of M for Montreal, with Groenland and Joe Grass. Tickets cost $32 in advance, $38 at the door. For tickets, visit mformontreal.com

 

 

CRITIQUE

Nicolas Houle, Le Soleil, 12 novembre 2016

CRITIQUE / Martha Wainwright est une chanteuse née - bon sang ne saurait mentir. Elle a le don de livrer son matériel avec une intensité, une aisance et un indéniable abandon.

On peut le constater une fois de plus sur Goodnight City, son quatrième album solo.

Réunissant à moitié du matériel signé de sa propre main et à moitié des compositions écrites pour elle par des artistes aussi établis que son frérot, Rufus Wainwright, Beth Orton ou encore l'écrivain Michael Ondaatje, Goodnight City est, de prime abord, un album folk, qui célèbre les différentes facettes de Martha, de la mère à l'amoureuse.

S'il compte des moments forts (Traveller, Around the Bend) et assurément sensibles (One of Us, Piano Music), l'album s'égare aussi dans des directions discutables, comme le registre punk/new wave de So Down, le chant maniéré adopté sur Alexandria ou encore les teintes électro funky de Take the Reins.

Ces détours ne sont pas inintéressants, mais en font un album un peu échevelé, avec quelques baisses de régime.

 

   

La renaissance de Martha Wainwright

Bruno Lapointe, Le Journal de Montréal, 12 novembre 2016

Quelques mois après son 40e anniversaire, Martha Wainwright tourne le dos à sa «jeunesse folle» avec l’album Goodnight City. La chanteuse s’y dévoile sous un nouveau jour, résolument plus sereine et positive. «C’est un nouveau départ pour moi», explique-t-elle.

«À mes débuts, j’étais la jeune femme agressive, déçue, en ­colère. Mais aujourd’hui, je ne me suis jamais sentie aussi confiante, aussi confortable et bien dans ma peau», explique Martha ­Wainwright au bout du fil, d’une voix calme et posée.

La chanteuse se serait-elle assagie en soufflant sa quarantième bougie, en mai dernier?

«Oui... et non», plaisante-t-elle.

«La plupart des soirs, je suis au lit à 21 h. Mais, de temps en temps, on peut me voir danser jusqu’à quatre heures du matin ou sortir prendre un verre de vin avec mes amis», poursuit la ­chanteuse avant d’éclater de rire.

Les mots de Rufus

Sur Goodnight City, dans les bacs depuis hier, on peut ainsi enten­dre­­ Martha Wainwright chanter sa nouvelle réalité de mère­­ de famille, d’épouse et de sœur. Tous des thèmes qui ont inspiré la chanteuse et les différents auteurs auxquels elle a fait appel pour construire son nouvel opus.

Pour la première fois de sa carrière, la chanteuse y a endisqué une chanson écrite et composée par son frère, Rufus Wainwright.

«Je lui ai demandé de m’écrire une chanson sur mesure, qui parlait de moi, qui parlait pour moi. Et il a vraiment bien compris la tâche. On peut vraiment dire que c’est la fusion parfaite de nous deux. Et je crois que, en chantant ses mots pour la première fois, j’ai ouvert une nouvelle porte. J’aimerais bien faire un album où je reprends ses chansons», ­explique-t-elle.

De l’anglais au français

En entrevue, Martha Wainwright­­ insiste pour parler français. Elle emprunte par moments­­ la langue de Shakespeare à quelques occasions, l’instant d’un mot, d’une phrase ou d’une ­expression. Mais celle qui est née à Montréal revient toujours au français.

Sur son dernier album, Goodnight­­ City, elle fait l’inverse. Toutes les pièces sont en anglais, à l’exception de quelques passages­­ de Look Into my Eyes. La chanteuse n’écarte pas la possibilité­­ d’un jour écrire une chanson, voire un album complet, entièrement en français.

Mais elle prend son temps, ­préférant y aller étape par étape.

«J’ai déjà traduit certaines de mes chansons dans le passé pour la série Trauma, mais c’est une langue tellement difficile. Je crois que je devrais commencer par co-écrire en français avec quelqu’un qui s’y connaît mieux que moi. Après, on verra. Je ne dis pas non», avance-t-elle timidement.

►L’album Goodnight City est en vente maintenant. Martha Wainwright­­ sera en spectacle au Théâtre Rialto le 16 novembre.

 

La vie après la mort

Philippe Papineau et Guillaume Bourgault-Côté, Le Devoir, 12 novembre 2016

Drapeaux en berne, mélange de profond respect et de recueillement partout. Les hommages ont afflué du monde entier vendredi pour célébrer l’immense héritage artistique laissé par Leonard Cohen. 

Le poète et chanteur montréalais est décédé lundi à Los Angeles. Il a été inhumé discrètement jeudi dans sa ville natale, peu avant que les médias apprennent son décès. M. Cohen repose désormais au cimetière juif Shaar Hashomayim, sur les versants du mont Royal.

La vague d’émotion déclenchée par la disparition de ce géant des lettres et de la musique a touché plusieurs milieux : politique, culturel, juif… Le grand public aussi. Bien sûr, des centaines de Montréalais ont assuré une vigile à relais devant sa maison de pierre grise du parc du Portugal. Cohen, admiré dans le silence — et quelques refrains.

Et que laisse l’homme dans le sillage d’une carrière littéraire de 60 ans ? Mille choses, ont répondu au Devoir (ou sur Twitter) plusieurs artistes. Tour d’horizon d’un gigantesque coup de chapeau collectif, qui dit qu’après la mort, il y aura encore de la vie pour l’oeuvre Cohen.

La montagne. Pour le légendaire chanteur Peter Gabriel, « quiconque regarde une page blanche et tente d’écrire une chanson s’assoit dans l’ombre de la montagne qu’était Leonard Cohen ». 

La quête de lumière. « Ce matin, le contraste entre son décès et l’élection de Donald Trump m’a sauté au visage, confie Thomas Hellman, auteur-compositeur-interprète (ACI) montréalais. Nous avons d’un côté cet archétype du pire. Et de l’autre, cet homme qui quitte la planète après avoir laissé une grande oeuvre et l’histoire d’une vie guidée par une quête du dépassement de soi, de lumière, de sens, de la beauté. Pour moi, sa mort arrive à un moment opportun. Il laisse une autre image de l’humanité. Je vois ça comme une lueur d’espoir. » 

La force des mots dans la musique. « Sa force de poète n’a pas été modifiée pour accommoder la chanson,remarque Jim Corcoran, homme de chansons et d’animation. Sa chanson est demeurée poétique et intacte, ses musiques sont d’une simplicité et d’une accessibilité extraordinaires, ses mélodies sont inoubliables et savoureuses. Il y en a peu qui peuvent réussir à avoir une densité lyrique avec une musique aussi belle. Lui nous a dit que la poésie peut être à la fois pure, profonde et populaire. » 

Le littéraire. « C’est à travers les mots que Cohen nous aide à voir le monde d’une manière différente, dit Thomas Hellman. Il était véritablement littéraire. Indéniablement et profondément. Il a poussé jusqu’au bout l’exploration des liens entre littérature et musique. »

La force des mots, tout court. Pour l’artiste Lewis Furey, « c’est vraiment incroyable qu’un chanteur populaire ait le talent, les moyens techniques d’écrire d’une manière si claire et que les gens aient envie d’apprendre ses textes par coeur et de les réciter dans leur chaumière, dans leur bain, comme une prière ou un psaume ».

L’intemporalité. Jim Corcoran, encore : « Il n’a jamais été au goût du jour, donc il ne va pas crever avec le goût du jour. À quelques exceptions près, son oeuvre passera à travers le temps. Et puis, l’obscurité dans sa poésie permet au texte de durer longtemps. Quand un texte est clair et n’a qu’un sens, on s’en lasse plus vite. »

Le mentor. « J’avais 17 ou 18 ans,se rappelle Lewis Furey, voisin de quartier. C’était un poète connu, mais il n’avait pas fait de disque. J’ai trouvé son numéro et je l’ai appelé pour lui dire que je faisais moi aussi des poèmes et que j’aimerais qu’il les lise et me dise ce qu’il en pensait. Il m’a donné rendez-vous au Bistro, rue de la Montagne [un endroit que fréquentait aussi un autre ami de Cohen, Pierre Elliott Trudeau]. »

« On s’est assis sur la terrasse, je lui ai donné mes poèmes, je pensais que ce serait tout, mais non : il a commandé deux cafés et il a commencé à les lire devant moi. Et ensuite, on a parlé pendant une heure… Avec les jeunes, il était d’une générosité incroyable. J’ai commencé à le fréquenter avec d’autres, on allait chez lui et on s’assoyait autour de la table de cuisine. Il nous servait du thé et on parlait des poèmes. Il a toujours eu un côté maître, comme un maître zen. »

Le mentor, bis. Martha Wainwright jouait de la guitare en bas de chez Cohen — c’est l’amie de sa fille Lorca. « Dans l’après-midi, il est venu me voir et il a dit qu’il avait beaucoup aimé écouter, qu’il était impressionné par ce que je faisais. Il m’avait écouté à travers le plancher. Il m’a dit de faire attention avec les patrons des compagnies de disques, de conserver les droits de mes chansons. » 

L’honnêteté. « Il a été honnête dans son art du début à la fin,estime le biographe de Cohen, Ira Nadel. Ses chansons, ses paroles, sa poésie n’ont jamais été fausses. Il vivait ce qu’il écrivait et comprenait ce qu’il disait. Le public le sentait. Il chantait sans fard, toujours d’une manière directe, que ce soit pour chanter la joie ou le désespoir. » 

Le chemin de carrière. « Il y a dans son parcours de vie une espèce de droiture, mais avec des ratés et des arrêts qui font en sorte qu’au bout du chemin, ça impose… une oeuvre, en fait, exprime l’ACI Vincent Vallières. Peu importe ce que tu fais dans la vie, tu vis dans le moment, à essayer de maintenir une place, un statut. Et puis, quand tu regardes Cohen, tu réalises qu’il faut voir plus largement. Ça ramène à l’essentiel. » 

La voix sacrée. « Son chant était presque murmuré,dit John Zeppetelli, conservateur en chef du Musée d’art contemporain de Montréal, où une grande exposition inspirée de l’oeuvre de Cohen se tiendra à la fin 2017. Il avait cette voix pleine de sagesse et d’autorité, une voix sacrée qui portait ses préoccupations spirituelles. »

En quelques mots. « Complètement unique et impossible à imiter », pense Nick Cave.

En un mot. « Irremplaçable », selon Elton John.

 

 

CRITIQUE

André Péloquin, Le Journal de Montréal, 12 novembre 2016

Goodnight City

Bien qu’heureux que l’artiste revienne finalement à ses propres chansons après avoir collaboré à moult projets de membres de sa famille, la satisfaction aura été de courte durée à l’écoute de cette nouvelle œuvre qui n’est pas à la hauteur de la grande Martha Wainwright. L’avalanche de pièces décousues (Take The Reins) et de pétards mouillés (So Down) rend l’appréciation de cet album particulièrement ardue.

 

ENTREVUE

Christine Long, CTV News, 11 novembre 2016

http://montreal.ctvnews.ca/

 

ENTREVUE

Catherine Perrin, Médium Large, ICI Radio-Canada Première, 11 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca

 

Tourner la page

Ariane Labrèche, Journal 24h, 11 novembre 2016

L’artiste montréalaise Martha Wainwright viendra présenter son dernier album, à M pour Montréal. Entre la quarantaine et la maternité, la chanteuse semble avoir trouvé la paix à l’aube d’un nouveau chapitre de sa vie.

Les chansons de Martha Wainwright ont toujours été teintées d’une certaine noirceur.

«Quand j’ai sorti mon premier album, j’étais une jeune fille de 28 ans fâchée contre la vie, re‐ late-t-elle. J’ai trouvé ma voix à travers cette colère.»

11 ans plus tard, la jeune musicienne tempétueuse est devenue une artiste beaucoup plus douce.

«Je viens d’avoir 40 ans, j’ai des enfants... Je me détourne de ma jeunesse et je regarde moins vers moi-même, mais plus sur le monde», lance-telle.

Si l’ambiance a changé, les sujets aussi. «J’ai écrit plusieurs chansons à mes enfants, des chan‐ sons d’amour. Ils sont petits! Je veux les protéger et les pièces que je leur dédie sont empreintes de cette softness, de cet amour inconditionnel», explique la chanteuse.

Mille styles assumés

Martha Wainwright a toujours peiné à se conformer à un moule musical spécifique.

«J’ai toujours joué avec plusieurs styles, mais je ne me suis jamais laissé aller là-dedans, car

les gens veulent des albums encadrés et précis, sans confusion», souligne-telle.

Avec Goodnight City, l’artiste a plongé tête première dans une exploration sonore diversifiée. «Plusieurs de mes chansons ont été écrites avec un autre artiste et je voulais qu’on entende leur

influence, que ce soit presque comme des duos», explique la musicienne.

Ce processus créatif, inédit dans le parcours de l’artiste montréalaise, a représenté pour elle

un grand défi. «J’ai écrit une chanson, Look Into My Eyes, avec ma tante Anna McGarrigle et ma cousine, Lily Ranken, note-t-elle. Je n’avais jamais fait ça, j’avais trop peur, même avec la famille que j’ai! Je peux chanter devant les autres, mais je compose souvent seule avec ma guitare, car je suis vraiment gênée. Je commence à être capable de travailler avec les autres, ça s’en vient».

La grande tradition musicale de la famille WainwrightMcGarrigle se poursuivra-t- elle à en‐ fants?

Histoire de famille

«Je ne voulais pas avant. On veut toujours que nos enfants aient plus de stabilité, avoue la chanteuse. Mais récemment, j’ai fait un concert avec Rufus à New York et je l’entendais répéter dans sa loge alors que je me maquillais dans la mienne et je me suis dit que ce serait vraiment dommage que ça se perde. It’s kind of cool! »

Martha Wainwright lancera son album le 16 novembre prochain au Théâtre Rialto, à 19 h.

 

CRITIQUE

Dutch Bickell, Canadian Beats, 11 novembre 2016

Martha Wainwright is one of the most iconic and recognizable voices in Canadian music. A musical purebred born to singer Loudon Wainwright III and Canadian folk artist Kate McGarrigle. Recording and releasing music for almost two solid decades, Wainwright has just released her latest full length studio album, Goodnight City. With fourteen strong tracks, Goodnight City is a combination of everything Martha Wainwright, and then some. Writing more than half the album by herself Wainwright was able to showcase her songwriting skills, parallel to her exceptional vocals including the albums lead single, “Around The Bend.”

Wainwright collaborated with some of the industry’s best writers and producers to ensure that Goodnight City had some strong music to offer. Recorded in Montreal, Wainwright commented on creating the album and being able to connect through each track; “Because these writers know me and because I was able to personalize these songs by changing things here and there, I made them feel as if I wrote them myself. Somehow they wonderfully reflect my life and I am so thankful to the other artists for writing them.”

Goodnight City kicks off with the lead single “Around The Bend.” Instantly captivating, “Around The Bend” is raw and honest. With its lyrics touching on everything from drug use, to personal growth, you can hear the truth within each note that Wainwright effortlessly delivers. With its delicate arrangement coupled with Wainwrights vocals, “Around The Bend” quickly became one of my personal favorites on the album.

Shifting seamlessly from track to track, Goodnight City is full of creative tracks, and showcases of Wainwright’s talents. Each track becomes its own unique listening experience. From “Franci” to “Francis” and everything in between, Goodnight City is some of Wainwright’s best musical work to date. The album contains hair raising and downright emotional vocal performances; “Traveller,” “Alexandria,” and “One of Us” come to mind as some of my personal favorites on this album.

Goodnight City is full of musical gems. Each track leaves something for everyone. Mixed with modern-day-folk and groovy retro vibes, the arrangements on this album are organic and original. Produced by Thomas Bartlett and Brad Albetta, Wainwright touched on recording the album and being in the studio; “Making Goodnight City was the most fun I’ve had in a long time. Thomas (keys), Brad (electric/bass), Phil Melanson (drums), and I would sit in a circle and work out arrangements for these vividly different and very good songs. Recording them live with very few overdubs the focus remains on the integrity of the song and our ability to play together as a band. It was often exhilarating and sometimes for me, who was the most out of practice, quite exhausting. My fingers bled, my voice got sore but we pushed through to get to the sound of oneness which I think is achieved on this record.”

Hard work pays off, and Wainwright delivers a polished album that is sure to impress fans and earn Wainwright an even more loyal fan base. Wainwright will be performing in Montreal and Toronto this month to promote Goodnight City.

Goodnight City Track Listing:

Around the Bend

Franci

Traveller

Look into My Eyes

Before the Children Came Along

Window

Piano Music

Alexandria

So Down

One of Us

Take the Reins

Francis

Upcoming Tour Dates:

16 Nov – Rialto Theatre – Montreal, QC

23 Nov – Virgin Mobile Mod Club – Toronto, ON

24 Nov – Masonic Hall – Stratford, ON

 

ENTREVUE

Le National, ICI RDI, 10 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca

 

ENTREVUE

CBC News Montreal, CBC, 10 novembre 2016

http://www.cbc.ca

 

CRITIQUE

Rebecca Makonnen et Marc Cassivi, Esprit Critique, ICI ARTV, 10 novembre 2016

http://ici.tou.tv/

 

MENTION

Sébastien Diaz, Formule Diaz, Télé-Québec, 10 novembre 2016

http://zonevideo.telequebec.tv/

 

Les choix du 7 Jours

Magazine 7 Jours, 10 novembre 2016

À 40 ans, Martha Wainwright nous arrive avec un nouvel album rempli d'espoir et de lumière: Goodnight City. L'artiste qui a longtemps été une femme enragée, selon ses propres dires a adouci sa perception de la vie. Ce nouvel espoir est certainement nourri par la naissance de ses fils. Elle dédit d'ailleurs trois des chansons de l'album à Arcangelo (sept ans) et Francis Valentine (2 ans).

 

Martha Wainwright - Goodnight City : de solides chansons comme des classiques instantanés

Tony Tremblay, ICI Musique, 9 novembre 2016

Le talent débordant, l’originalité et l’intensité de l’artiste canado-américaine Martha Wainwright se confirment avec la parution du très beau et très solide Goodnight City, son quatrième album solo, dont les chansons se déploient comme autant de petits classiques instantanés. Tout simplement : wow !

Dès les premières notes d'Around the Bend, la première chanson et le premier extrait de cet album intense et poignant, on sait qu’on entre dans un univers personnel et remuant. Martha Wainwright a ici collaboré avec Thomas Bartlett (Sufjan Stevens) et son mari, le bassiste Brad Albetta, pour créer cet album où elle démontre toute l’étendue de ses talents non seulement de chanteuse, mais de mélodiste et de parolière (elle signe les textes de la moitié des chansons). Le ton est varié et soutenu : un peu folk, un peu pop, un peu rock. Wainwright est ici proche parente de Patti Smith, de Lou Reed, de Bob Dylan, de David Bowie et de Roger Waters, tout en étant absolument elle-même, totale, authentique. On a le goût de la suivre à chaque chanson, et c’est superbe.

Avec Goodnight City, Martha Wainwright marque un jalon important dans sa carrière, parce que les chansons de cet album sont toutes aussi extraordinaires les unes que les autres et parce que cet album est bouleversant de cohérence et d'humanité. À tout le moins, Goodnight City est sans aucun doute l’un des meilleurs parus cette année. Marquant et important. Mention spéciale pour les étonnantes chansons Around the Bend, Traveler, Look into My Eyes, One of Us.

MARTHA WAINWRIGHT – Goodnight City (Cadence Music) est lancé le 11 novembre 2016.

 

Martha Wainwright: Un pas de plus vers la sagesse

Élise Jetté, BRBR, 9 novembre 2016

Si Martha Wainwright a longtemps été animée par une vive impétuosité qui l’amenait à évoquer le tourment avec une immense exactitude, c’est aujourd’hui un regard plus sage qu’elle pose sur le monde qui l’entoure. Son nouvel album Goodnight City qui paraîtra le 11 novembre est le portrait d’une femme qui a tout appris ou presque et qui a trouvé ses racines. Conversation avec une femme en paix.

Photo de couverture : Martha Waingwright. Crédit : Carl Lessard.

« Ce nouvel album représente vraiment une autre partie de ma vie, confirme d’entrée de jeu la chanteuse de quarante ans. Mon premier album avait été une réflexion d’une jeune femme un peu fâchée, avec beaucoup de peine, de douleur. Un peu plus de 12 ans plus tard, je chante avec plus d’espoir et définitivement, beaucoup de joie. »

Auteure de la moitié des textes de l’album, elle jugeait nécessaire de faire appel à des collaborateurs significatifs pour la suite des choses. « Les autres chansons ont été écrites pour moi par des amis et de la famille pour que ce soit une vraie représentation de ce que je suis aujourd’hui en tant que femme », précise l’auteure.

LA FAMILLE EN AVANT-PLAN

Principalement tournée vers le récit autobiographique, l’artiste préserve son désir d’évoquer des histoires, tout en devenant plus subtile. « C’est moins exact que j’en avais l’habitude, soutient la maman. Je parle, évidemment, de la plus grande histoire de ma vie, mes enfants. Peut-être que je parle d’un changement de mode de vie, de dire au revoir à une vie plus folle et jeune et rentrer dans quelque chose de différent. »

Come Home To Mama (2012), le précédent opus de l’artiste s’échafaudait autour de la perte d’un parent, Kate McGarrigle, la mère de Martha, en l’occurrence. « On est toujours marqué par la mort d’un parent et il y avait beaucoup de peine dans cet album, dit Martha. Maintenant, ça fait presque six ans qu’elle est partie et je sens la renaissance, le nouveau chapitre. »

L'HEURE DES CHOIX

Et si les changements sont parfois difficiles, ils mènent souvent vers quelque chose de lumineux : « C’est toujours la même personne, mais elle est plus épanouie. J’ai plus de réussites dans ma vie maintenant, de confiance et de force aussi », précise-t-elle.

Décrits comme une extension d’elle-même, les artistes ayant contribué à l’album ont eu à se plier à l’état actuel de la musicienne pour qu’elle puisse ressentir tout ce qui est évoqué par la musique. « J’ai eu beaucoup de propositions et j’ai pu choisir les chansons qui auraient pu être de moi, soutient Martha. C’est plus éclectique. »

Parmi toutes les pièces, c’est Francis, écrite par son frère Rufus, qui atteint le plus le spectre de ses émotions. « C’est une chanson qui parle de mon fils, précise la chanteuse. Ça sonne beaucoup comme une chanson de Rufus, mais sortant de mon esprit, avec mes mots », énonce-t-elle, émue.

Musicalement, les pièces de Goodnight City laissent entendre l’aspect brut des enregistrements live (pour la plupart). « C’est la seule manière, pour moi, de conserver l’intensité des chansons, précise la musicienne. Je ne voulais pas qu’il y ait trop de production. Pour moi, ça sonne parfois comme si ça sortait d’un autre temps et c’est très bien comme ça. »

Très enthousiaste à l’idée de jouer à la maison, à Montréal, le 16 novembre, dans le cadre de M pour Montréal, la femme de musique envisage la tournée différemment aujourd’hui. « La carrière que j’ai est plus sérieuse, plus vraie, plus intense, plus internationale, mais en même temps, avec les deux enfants qui sont encore très petits, je ne pourrai pas me donner autant à ma musique que j’aurais pu le faire il y a cinq ou dix ans. La musique est un jeu pour moi », dit-elle.

Ayant fait très peu de concerts dans les dernières années, elle compte néanmoins en faire quelques-uns dans les prochains mois. « J’ai aussi la responsabilité de fournir une vie à mes enfants donc je ne peux pas être à 100 % partout en même temps, mais le plus possible, je veux les amener avec moi pour vivre ça avec eux. »

Martha Wainwright sera également en  concert à Toronto et Stratford les 23 et 24 novembre.

Goodnight City sera disponible partout dès vendredi.

 

ENTREVUE

Katerine Verebely, Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première, 8 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca

 

CRITIQUE

Stéphane Leclair, Médium Large, ICI Radio-Canada Première, 7 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca

 

ENTREVUE

Zachary Monson, Pause/Play, Stingray, 26 octobre 2016

Entrevue

Performance Around The Bend

Performance Traveler

 

Mention

Thérèse Parisien, Le Québec Maintenant, 98,5 FM, 18 octobre 2016

http://www.985fm.ca

 

Un trio de choc au Festival jazz et blues de Saguenay

Daniel Coté, Le Quotidien, 6 septembre 2016

Martha Wainwright, Stacey Kent et Jack Broadbent participeront à la 22e édition du Festival jazz et blues de Saguenay. Les deux chanteuses se produiront au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, les 5 et 8 avril, tandis que le bluesman aux mains d'argent chatouillera sa guitare slide le 5 avril, à l'hôtel Chicoutimi.

Peu de gens le connaissent dans la région, mais si vous jetez un oeil sur la performance qu'il a réalisée en 2014, dans le Red Light d'Amsterdam, vous comprendrez pourquoi le responsable des communications au festival, Jacques Dubé, est si enthousiaste à l'idée de l'accueillir pour la première fois.

«Ce guitariste britannique donne tout un numéro, seul sur la scène. Ce n'est pas pour rien que des millions de gens ont vu ses vidéos sur YouTube. C'est un phénomène. Partout où il passe, il se crée un gros buzz autour de lui», a-t-il mentionné au cours d'une entrevue accordée au Quotidien.

Martha Wainwright est plus familière. La fille de Loudon Wainwright III et Kate McGarrigle, également soeur de l'excellent Rufus, a effectué plusieurs incursions au Saguenay-Lac-Saint-Jean, de même qu'à Tadoussac, au cours des dix dernières années.

Cette fois, son spectacle s'appuiera sur l'album Goodnight City, dont la sortie est prévue pour le 11 novembre.

«Elle viendra avec son band», précise Jacques Dubé, qui anticipe une bonne foule à l'occasion de son passage au Théâtre Banque Nationale.

L'as dans la manche du festival, sa carte cachée, pourrait être Stacey Kent. Cette artiste à la voix ultra-douce, appuyée par de solides musiciens, dont son époux, le saxophoniste Jim Tomlinson, est devenue l'une des représentantes les plus appréciées de la bossa nova.

En juillet, par exemple, le New York Times évoquait son passage au célèbre Birdland en mettant en relief son approche intimiste. «Plus elle chante doucement, plus elle communique des émotions», a rapporté le journaliste Stephen Holden. Il a aussi comparé le jeu de Jim Tomlinson à celui de Stan Getz, la référence ultime en cette matière.

Ce qui ne gâte rien, c'est le fait que Stacey Kent aime aussi le répertoire francophone. La chanteuse originaire des États-Unis a déjà enregistré le succès tardif d'Henri Salvador, Jardin d'hiver, et profité de son passage au Birdland pour reprendre Ces petits riens, de Gainbourg. «Elle est vraiment bonne», résume Jacques Dubé.

Il signale que les billets donnant accès aux trois spectacles seront en vente mardi à 10h, via Diffusion Saguenay. C'est ce qui complétera l'offre en vue de l'édition 2017, du moins en ce qui touche le Théâtre Banque Nationale et l'hôtel Chicoutimi.

Stacey Kent, Jack Broadbent et Martha Wainwright rejoignent en effet Suzie Arioli, Ian Kelly, Michel Cusson et Gabriella sur la liste des invités. «Ça représente pas mal de billets, mais les ventes progressent de manière satisfaisante. Nous avons l'assurance que 2017 sera encore une grande édition», affirme Jacques Dubé.

 

Disques québécois : Un automne bien fourni

Steve Bergeron, La Tribune, 3 septembre 2016

Tout comme les feuilles mortes, les disques québécois se ramasseront à la pelle tout au long de l'automne. Difficile d'ailleurs de s'y retrouver devant une telle abondance (dont on ne saurait se plaindre), mais voici quand même, dans ce déferlement de musiques bien de chez nous, quelques-unes des principales sorties à surveiller avant les premières neiges. Notez que les dates de sortie sont sujettes à changement. 

Martha Wainwright - Goodnight City

Sortie le 11 novembre

Goodnight City fait suite à Come Home to Mama, le précédent album solo de Martha Wainwright, lancé en 2012, mais qui portait quand même une certaine pesanteur, malgré des critiques favorables. On nous annonce cette fois un retour aux sources, «à fleur de peau», avec des collaborations du frangin Rufus et de Michael Ondaatje, entre autres. Le premier extrait, Around the Bend, est effectivement de très bon augure. Les pièces ont été enregistrées en direct, avec très peu de retouches, pour conserver la pulsion originale. 

 

Prise de son: Tragically Hip et M pour Montréal

Émilie Côté, 31 août 2016

Perdu parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à l'affiche à Montréal? Chaque semaine, notre journaliste vous sert de guide.

The Tragically Hip prend les palmarès d'assaut

C'était à prévoir, et cela se confirme. Après son ultime spectacle, vu par près de 12 millions de personnes selon la CBC, The Tragically Hip s'illustre dans les palmarès de ventes d'albums.

Selon la firme Nielsen Soundscan, les 17 albums du groupe, dont le chanteur Gordon Downie est atteint d'un cancer du cerveau, se retrouvent dans le top 200 canadien du magazine Billboard. De ce nombre, quatre figurent parmi les 10 meilleurs vendeurs de la semaine.

Dans la presse étrangère, The Tragically Hip est décrit comme un fleuron musical canadien. La formation de Kingston a confirmé «l'identité culturelle» canadienne, selon The New York Times (et le premier ministre Justin Trudeau).

The Guardian a aussi consacré un long article à l'importance de The Tragically Hip au Canada.

Pour les médias étrangers, la bande de Gordon Downie est la preuve que le Canada anglais a une culture qui résiste à celle des États-Unis.

Festivals: À M pour Montréal

M pour Montréal a annoncé une première liste d'artistes qui se produiront devant le public montréalais et des délégués étrangers, notamment de XL Recordings et de NBCUniversal. Présences qui seront fort remarquées du 16 au 19 novembre: le groupe Hot Chip et Martha Wainwright, qui montera sur la scène du Rialto le 16 novembre, cinq jours après la sortie de son nouvel album Goodnight City. Aussi en vitrine, Moonface, projet solo de Spencer Krug de Wolf Parade, le mystérieux chanteur montréalais Bernardino Femminielli et une soirée de Poirier Migration Soundsystem avec Boogat et Sonido Pesa.

Sur scène: Kanye West

Le seul, l'unique, le talentueux et le controversé Kanye West se produira au Centre Bell vendredi soir dans le cadre de la tournée Saint Pablo suivant la sortie de son album septième album solo. Pour le coup d'envoi donné jeudi dernier, The New York Times a fait la critique d'un spectacle de deux heures donné sur des plateformes filmées sous plusieurs angles.

Sur scène: Klô Pelgag

Oui, des artistes restent à Montréal pendant que le FME bat son plein à Rouyn-Noranda. Au programme: un spectacle gratuit de Klô Pelgag et La Bronze au Quai de l'Horloge, samedi à 19 h 30, dans le cadre du festival YUL EAT. Rappelons que Klô Pelgag sortira son attendu nouvel album L'étoile thoracique le 4 novembre.

illeurs: En attendant le nouvel album de Bon Iver

Bon Iver a un public qui lui voue un culte. Avant-hier, les fidèles du projet de Justin Vernon ont pu entendre le nouvel extrait de son troisième album, 22, A Million, qui sortira le 30 septembre. La chanson 33 God réunit les caractères uniques à la musique de Bon Iver: une voix de falsetto, des harmonies modifiées avec Auto-Tune, une mélodie électroacoustique poignante et un texte existentiel qui porte sur la religion.

On a écouté: Drawing Room, Helena Deland

Nouvelle venue de Montréal, Helena Deland vient de lancer un EP réalisé par le talentueux Jesse Mac Cormack, qui lui a valu le mandat d'assurer la première partie de John Cale le 22 septembre au Rialto dans le cadre de Pop Montréal. Drawing Room réunit quatre puissantes chansons folk-rock aux beaux éclats de lumière étant donné la voix pure de son auteure-compositrice-interprète. Belle et grande découverte.

On a écouté: E•MO•TION Side B, Carly Rae Jepsen

Il y a un an, nous écrivions qu'E•MO•TION proposait de la pop «de très bon goût». Avec son troisième album, Carly Rae Jepsen n'a pas connu le succès populaire qu'elle méritait, mais elle a su s'attirer des louanges dans des cercles d'estime. Un an plus tard, la chanteuse canadienne en sort le Side B, et la qualité demeure hautement supérieure à la moyenne, de la ballade Cry aux sonorités nocturnes de Higher.

Ici: Place au FME

Le Festival de musique émergente (FME) annonce la fin de l'été et le début de l'automne. Beaucoup d'artistes en profitent pour dévoiler en exclusivité leur album de la rentrée. Cette année, Groenland, Avec pas d'casque, Aliocha et We Are Wolves y seront avec de nouvelles chansons.

Le public pourra aussi voir METZ, Charlotte Cardin, Half Moon Run, Koriass, Plants and Animals, ainsi que Marie-Pierre Arthur avec Galaxie. À y découvrir: Black Legacy, le projet parallèle des musiciens de Patrick Watson, ainsi que de nombreux artistes français.

Sorties à suivre

Les frères cueilleurs, Alaclair Ensemble

Effets spéciaux, Avec pas d'casque

Springtime Devil, Les Deuxluxes

Yesteryears, Liza Melfi

My Woman, Angel Olsen

Going Going..., The Wedding Present

 

Première vague d'artistes dévoilés pour l'édition 2016 de M pour Montréal

Antoine Bordeleau, Voir, 30 août 2016

Du nombre, on note entre autre Martha Wainwright, Poirier et Ghostly Kisses.

Bien que l’on continue de se rattacher aux derniers instants d’été qu’il nous reste, il faut en venir à l’évidence : l’automne est à nos portes. Ce n’est pas qu’une mauvaise nouvelle, toutefois, puisqu’avec lui arrive le festival M pour Montréal. Tenu du 16 au 19 novembre prochain, l’événement vient tout juste de rendre disponible une première liste d’artistes invités.

Tel que mentionné plus tôt ce matin, la talentueuse Martha Wainwright y livrera les chansons de son nouvel album en soirée d’ouverture, le 16 novembre au Rialto, accompagnée d’invités non dévoilés. Autre soirée de marque, Poirier Migration Soundsystem présentera un concert où se joindront également Boogat et Sonido Pesao le 18 novembre au Club Soda.

Du côté britannique, le groovy bunch de Hot Chip présentera un DJ set le 19 novembre au Théâtre Fairmount. On note également au passage les noms de deux artistes de la capitale que l’on apprécie beaucoup au Voir, Ego Death et Ghostly Kisses. Trouvez ci-bas la liste complète des artistes dévoilés ainsi que des liens pour vous procurer des billets pour le festival.

LISTE COMPLÈTE DES ARTISTES DÉVOILÉS:

Martha Wainwright

Moonface

Poirier Migration Soundsystem

Boogat

Caspian

Michael Rault

The Appleseed Cast

Hot Chip DJ Set

Bernardino Femminielli

RYAN Playground

Sonido Pesao

Ghostly Kisses

Ego Death

SPECTACLES EN VENTE DÈS MAINTENANT:

Martha Wainwright + Invités

Théâtre Rialto – Mercredi 16 novembre

Billetterie

Moonface + Invités

Sala Rossa – Samedi 19 novembre

Billetterie

Poirier Migration Soundsystem + Boogat + Sonido Pesao

Club Soda – Vendredi 18 novembre

Billetterie

Caspian + The Appleseed Cast

Le Ritz P.D.B. – Samedi 19 novembre

Billetterie

Hot Chip DJ set + Invités

Théâtre Fairmount – Samedi 19 novembre

Billetterie

PASSES FESTIVAL ET BILLETS:

La passe festival est maintenant disponible au public au prix spécial de 100$ pour une durée limitée. Pour tous les détails, visitez le mpourmontreal.com. 

 

M pour Montréal 2016 : Martha Wainwright, Moonface, Boogat...

Mélissa Pelletier, Le Huffington Post Québec, 30 août 2016

Ça y est: M pour Montréal vient tout juste de dévoiler les premiers noms de sa 11e édition, qui se tiendra du 16 au 19 novembre prochains.

Alors, qui pourra-t-on voir à M pour Montréal cette année? En plus de Martha Wainwright qui viendra présenter son nouvel album Goodnight City en spectacle d'ouverture, les festivaliers auront droit à des spectacles de Moonface, Poirier Migration Soundsystem, Boogat, Caspian, Michael Rault, The Appleseed Cast, Hot Chip DJ Set, Bernardino Femminielli, RYAN Playground, Sonido Pesao, Ghostly Kisses et Ego Death.

Depuis 2006, le festival se fait un point d'honneur d'être un incontournable de l'industrie: artistes et travailleurs culturels se donnent chaque année rendez-vous pour développer leur réseau, avoir accès à de nouvelles opportunités ou tout simplement pour en apprendre toujours plus sur leur métier.

En plus d'être l'occasion de découvrir des artistes qui risquent de connaître une montée impressionnante, M pour Montréal permet à de nombreux intervenants du monde musical de se rencontrer autour de multiples activités.

La programmation complète sera dévoilée dans les prochaines semaines.

M pour Montréal, du 16 au 19 novembre 2016. Pour plus d'informations, c'est ici.

 

M pour Montréal 2016 : programmation partiellement dévoilée

Marc-André Mongrain, Sors-tu?, 30 août 2016

M pour Montréal commence à dévoiler quelques noms qui figureront à l’affiche de son 11e rendez-vous musical. Les gens de l’industrie et les adeptes de découvertes musicales seront conviés à prendre part aux festivités du 16 au 19 novembre 2016, dans divers lieux à Montréal.

C’est à Martha Wainwright que l’on a confié la soirée d’ouverture du festival au Théâtre Rialto le 16 novembre, soit quelques jours après la sortie de son nouvel album Goodnight City (prévu pour le 11 novembre).

Après avoir ravi les fans de Wolf Parade lors du comeback du groupe cette année, Spencer Krug reviendra au bercail une fois de plus, mais cette fois avec son projet solo Moonface, le samedi 19 novembre à la Sala Rossa. Parlant de retour, les Britanniques de Hot Chip viendront faire un DJ set à Montréal le même soir dans le cadre de M pour Montréal. C’est au Théâtre Fairmount pour Hot Chip.

De plus, Ghislain Poirier proposera son projet Poirier Migration Soundsystem avec Boogat et Sonido Pesao lors d’une soirée au Club Soda le vendredi 18 novembre. On compte aussi sur la présence des Américains post-rock Caspian et The Appleseed Cast au Bar Le Ritz P.D.B. le samedi 19 novembre.  L’excentrique songwriter canadien Michael Rault viendra aussi faire son tour. On ignore quel jour pour l’instant.

Des artistes underground d’ici comme Bernardino Femminielli, RYAN Playground, le groupe Sonido Pesao (dont les chanteurs, choriste et musiciens sont originaires du Québec, des Caraïbes et d’Amérique latine), le projet Ego Death (du musicien de Québec Joey Proteau) et Ghostly Kisses (qui compte sur un sapré succès sur Spotify en 2016) sont aussi à l’honneur.

Chaque année, M pour Montréal accueille plus de 200 délégués de partout à travers le monde pour quatre jours de vitrines musicales et de réseautage. Depuis maintenant onze ans, M pour Montréal permet ainsi le développement de carrières à l’international pour plusieurs artistes d’ici, du Canada et d’ailleurs.

D’ailleurs, les ateliers et conférences proposés par M pour Montréal sont souvent très pertinents, et ça semble parti pour être le cas une fois de plus cette année, alors qu’on confirme déjà la présence d’Imran Ahmed de XL Recordings, de Rebecca Rienks de NBC Universal et de Josh Roth de Superfly, la boîte derrière les festivals Bonnaroo et Outside Lands.

La passe festival (100$ pour une durée limitée) est maintenant disponible par ici.

 

Un premier extrait du nouvel album de Martha Wainwright

Antoine Bordeleau, Voir, 30 août 2016

Martha Wainwright se passe de présentation. Artiste couronnée d’un succès non-mitigé sur la scène internationale, l’auteure-compositrice-interprète annonce aujourd’hui la sortie de son prochain opus, Goodnight City, le 11 novembre prochain.

Puisqu’une telle annonce ne vient que très rarement seule, nous avons également droit à un tout premier extrait de ce nouvel album, sous la forme de la chanson Around the Bend, que voici :

Wainwright s’est enjoint les services de Thomas Bartlett (Sufjan Stevens, Glen Hansard), Brad Albetta, Angus & Julia Stone et Teddy Thompson pour réaliser ce nouveau disque, et s’est exprimé en ces termes sur sa création :

J’ai eu beaucoup de plaisir à créer Goodnight City. Thomas (clavier), Brad (guitare électrique et basse), Phil Melanson (batterie) et moi nous asseyions en cercle pour créer des arrangements pour ces excellentes chansons complètement différentes.

En enregistrant les pièces en direct, avec très peu de retouches, nous avons tenté de conserver le plus possible l’intégrité des chansons et la version créée par l’ensemble de musiciens jouant en simultané, explique Martha. C’était généralement euphorisant et parfois assez épuisant pour moi qui manquais de pratique.

Mes doigts saignaient et ma voix était enrouée, mais nous avons continué d’enregistrer pour conserver le son unique que l’on retrouve, à mon avis, sur cet album.

La chanteuse présentera les pièces de ce nouvel opus au public montréalais lors d’une performance au théâtre Rialto le 16 novembre prochain, dans le cadre du festival M pour Montréal.

 

Martha Wainwright

Magazine Nouveau Projet, août 2016

Fille de Loudon Wainwright III et de Kate McGarrigle, Martha Wainwright a grandi à Montréal et continue d’y passer une grande partie de son temps. Aussi à l’aise en anglais qu’en français (elle a interprété entre autres des chansons d’Édith Piaf), cette chanteuse et compositrice se produit régulièrement avec ses proches, notamment son frère Rufus et sa demi-sœur Lucy Wainwright-Roche. Son prochain album paraitra en novembre 2016.

 

ENTREVUE

Catherine Perrin, Médium large, ICI Radio-Canada Première, 1 août 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

Martha Wainwright: bohème sophistiquée

Claude André, Journal Métro, 1 août 2016

Après son frère Rufus l’an dernier, c’est l’artiste pop-folk Martha Wainwright qui présentera le concert de pré-ouverture du 25e Festival des Arts de Saint-Sauveur (FASS). Elle y distillera en exclusivité son prochain album Good Night City et, pour une seule fois, elle sera entourée de danseuses et de danseurs. Test du tourne-disque.

Jouer à Saint-Sauveur a pour vous une signification spéciale…

Oui. C’est le village natal de ma famille. Ma mère (Kate McGarrigle) et ses sœurs ont été élevées à cet endroit, tandis que mon frère et moi y avons passé nos fins de semaine, les fêtes de Noël, du Nouvel An, nos vacances d’été, etc. Nous n’allions pas souvent dans le village, mais le Festival nous a permis de créer des liens avec la communauté de Saint-Sauveur. De plus, la ville a inauguré l’an dernier, en face de l’église, la scène McGarrigle, du nom de ma mère et de ma tante.

Avez-vous participé au Festival l’an dernier?

Oui, et c’est un très bel événement. Comme c’est très souvent le cas lorsque Rufus ou moi sommes retenus pour un concert solo, on se retrouve l’un ou l’autre avec plein d’invités.

Vous avez enregistré un album hommage à Piaf. Quelle est pour vous la meilleure chanson française de tous les temps?

J’aime énormément chanter Dis quand reviendras-tu? de Barbara, dont j’adore la poésie. [Elle l’interprète dans le film Nuit #1 d’Anne Émond.] J’aime chanter des compositions d’autres femmes, et Barbara est très intéressante.

Quelle est, selon votre humeur, la meilleure chanson anglaise?

Brother, Can You Spare a Dime? [Paroles de Yip Harburg, musique de Jay Gorney, 1931.] Une chanson qui parle de la grande crise économique de 1929…

Question taquine: votre album préféré d’un membre de votre famille?

J’ai beaucoup, beaucoup apprécié Poses, le second album de mon frère [Rufus Wainwright], qui a d’ailleurs été enregistré à Montréal. Dans cet album, on perçoit vraiment à quel point c’est un chanteur incroyable, surtout sans la «deep wheel». (Rires)

Quelle chanson vous met de bonne humeur?

Don’t Get Me Wrong, par le groupe The Pretenders.

Inversement, quelle chanson préférez-vous écouter pour vous sentir triste?

La chanson de ma mère Go Leave. Elle parle du moment où mon père l’a quittée pour une autre femme. C’est une chanson vraiment triste. Dans l’enregistrement original, on entend à la fin une note qui fait «ting». Il s’agissait, de façon totalement imprévue, du son d’une larme de ma mère tombant sur la corde de sa guitare.

Un fantasme musical à réaliser?

J’ai toujours voulu faire un duo avec Bob Dylan et chanter avec lui une de ses «protested songs», mais il ne chante pas souvent avec d’autres. Je crois que nos voix se marieraient à merveille.

Un plaisir coupable? J’en ai plusieurs. Je regarde souvent la chaine de télévision CNN. En musique? Ah, ok, Shania Twain.

Votre chanteur québécois francophone préféré?

J’aime beaucoup Claude Léveillée. Il écrivait tellement bien. Les vieux pianos, wow.

Dernier coup de cœur?

C’était il y a deux jours! Il est rare de voir ou d’entendre quelque chose qui nous touche sans qu’on y ait été préparé. Ce fut le cas alors que j’étais sur la scène du Vancouver Folk Festival, où une artiste venue d’Irlande m’a véritablement happée. Elle s’appelle Lisa O’Neill et elle a déjà deux albums à son actif. L’une de ses chansons m’a touchée : Bobby D, qui parle de Bob Dylan.

Le moment le plus fort de votre carrière?

Il y a deux ans, à l’occasion du concert Kate Kids que nous avons présenté deux fois avec mon frère. C’était un show où nous avons repris des chansons de notre mère Kate et de notre père [Loudon Wainwright III] et interprétés des chansons l’un de l’autre ainsi qu’en duo. Nous avons vécu une véritable osmose. J’ai toujours souhaité que mes enfants empruntent une autre voie que la mienne, car la vie de musicien est très difficile, mais après les avoir vus en coulisse pendant ce concert, je me suis dit : «Ça serait vraiment dommage qu’ils ne perpétuent pas cette tradition familiale!»

Histoire de famille

Née en mai 1976, Martha Wainwright est la sœur du célèbre chanteur Rufus Wainwright.

• Les deux sont les enfants de Kate McGarrigle et de Loudon Wainwright III. Kate était membre d’un célèbre duo qu’elle formait avec sa sœur Anna, les Sœurs McGarrigle, tandis que Loudon Wainwright III lui, aussi chanteur folk, est le fils de Loudon Wainwright Snowden junior, écrivain et éditeur.

• Fait cocasse, sa femme, donc la mère de Loudon Wainwright III, se prénommait aussi Martha. À cette famille, on peut ajouter le nom de Lucy Wainwright Roche (34 ans), fille d’une autre union de Loudon Wainwright III, avec Suzzy Roche, qui est donc demi-sœur de Martha et Rufus!

 

Martha Wainwright et Louise Lecavalier au Festival des arts de Saint-Sauveur

Ismaël Houdassine, Le Huffington Post Québec, 1 août 2016

La 25e édition du Festival des arts de Saint-Sauveur (FASS) séduit les grands noms du milieu. Du 3 au 13 août, le rendez-vous estival de danse et de musique du Québec accueillera entre autres Martha Wainwright, Louise Lecavalier et Misty Copeland.

Cette année, c’est donc Martha Wainwright qui succède à son frère Rufus pour l’ouverture de l’événement. En compagnie de ses musiciens, la chanteuse pop fera découvrir les titres inédits de son nouvel album, le tout illustré d’une mise en scène signée par les chorégraphes Vanesa Garcia, Véronique Giasson, Sara Harton et Andrew Skeels.

Suivront la célèbre danseuse Louise Lecavalier et son partenaire Frédéric Tavernini, ainsi que Misty Copeland, première danseuse principale afro-américaine au prestigieux American Ballet Theatre. Quant au directeur artistique Guillaume Côté, aux commandes de la manifestation depuis l’an dernier, il effectuera un retour sur scène après sa convalescence aux côtés des danseurs du Ballet national du Canada.

Outre la reine espagnole du flamenco Soledad Barrio et l’artiste israélienne Sharon Eyal, on pourra aussi compter sur la présence des danseurs new-yorkais d’origine portoricaine de la compagnie Arias. Ils présenteront leur nouvelle pièce Rather Lovely Thing dans laquelle est explorée la notion d’identité, bousculant au passage préjugés et stéréotypes sur les musiques de Chopin et de compositeurs contemporains comme Nico Muhly et Max Richter.

 

Gros plan sur la danse + Martha Wainwright au 25e Festival des arts de Saint-Sauveur

L'équipe web du Voir, Voir, 25 juillet 2016

Le Festival des Arts de Saint-Sauveur célébrera encore cette année les mouvements du corps humain et la musique sur scène à l’occasion de sa 25e édition. Bien établi dans la région des Laurentides, Le FASS est le seul festival dédié majoritairement à la danse dans tout le Canada.

Dès son ouverture le 3 août et jusqu’au 13 août, le festival propose de nombreux grands noms de la danse d’ici et d’ailleurs: la grande Louise Lecavalier (So Blue, 11 août) et Misty Copeland (La soirée des étoiles, 12 et 13 août) – première danseuse principale afro-américaine au prestigieux American Ballet Theatre – par exemple. Lors du 25e FASS, le directeur artistique aux commandes depuis l’an dernier Guillaume Côté effectuera un retour sur scène après sa convalescence, aux côtés de danseurs du Ballet national du Canada (10 août).

Si Rufus Wainwright avait ouvert le festival en musique l’an dernier, c’est maintenant au tour de sa soeur Martha Wainwright d’en faire tout autant cette année. Les liens entre Saint-Sauveur et la famille Wainwright sont forts puisque la mère des deux artistes, Kate McGarrigle, y a grandi. À l’occasion du concert de préouverture du 3 août, Martha Wainwright interprétera de nouvelles pièces tirées d’un album à venir et sera entourée par des danseurs de la relève montréalaise sur certaines chansons.

La troupe de flamenco ARIAS Company et l’Orchestre Métropolitain avec Yannick Nézet-Séguin seront également du 25e FASS.

 

La conciliation musique-famille de Martha

Philippe Papineau, Le Devoir, 25 juillet 2014

Martha Wainright n’a pas de nouvel album en poche et n’est pas en tournée, mais elle sera samedi en spectacle solo, sur le toit d’Ubisoft. Elle s’est entretenue avec Le Devoir au sujet de son humeur créative, teintée de son rôle de mère.

On dirait que tout est une question de famille dans la vie et dans la carrière de la chanteuse montréalaise Martha Wainwright. Fille de Loudon Wainwright III et de Kate McGarrigle, soeur cadette de Rufus Wainwright, la musicienne de 38 ans est elle-même mère de deux garçons, un état qui la fait réfléchir sur ses futures compositions. 

«Maintenant, tout a changé avec les enfants», se confie dans un bon français Martha Wainwright, elle qui est revenue s’installer à Montréal après avoir passé une quinzaine d’années à New York. «Si je vais en tournée, je veux amener les enfants avec moi si je peux. Maintenant j’aspire aussi à travailler pour eux.»

Son questionnement, alors qu’elle est en train de travailler sur de nouvelles compositions - elle en jouera quelques-unes sur le toit d’Ubisoft samedi -, est de jauger quelle place sa famille prendra dans sa musique. «C’est important de ne pas trop me perdre comme artiste dans la vie familiale. En même temps c’est ma responsabilité d’être vraie, et de m’exprimer d’une façon ouverte, dit-elle. C’est ça mon style, ma musique est une vraie expression de ma vie, y a pas un personnage, disons, qui est créé. Peut-être un peu dans le sens que quand je chante ou j’écris, je mets un peu plus d’agressivité, mais en vérité je m’exprime ouvertement. Mais c’est sûr que maintenant, dans mon trajet d’artiste, je porte ma famille avec moi sur mes épaules.»

Martha Wainwright, qui a récemment chanté les plaines d’Abraham lors de la fête nationale, précise que son prochain disque, prévu pour 2015, ne sera pas «un album d’enfants». Et cette réflexion personnelle lui fait du bien, la force à se renouveler, en quelque sorte. «On ne peut pas faire cinq, dix, quinze albums sur la même chose, il faut changer. Mes premiers albums, c’était un peu une histoire d’unrequited love [amour non réciproque], après ça, le début d’un mariage et les conflits. Là, on entre dans quelque chose d’autre, mais y a toujours des conflits, alors ça dérange pas. On ne va pas être en manque de conflits, hein !»

Mère et frère 

Celle qui a lancé en 2012 le disque Come Home to Mama a elle-même eu un bon exemple de mère musicienne, en Kate McGarrigle, pilier du folklore d’ici, malheureusement décédée en 2010. «Elle était mon mentor, confie Martha. Le fait que ma mère était une bonne mère, et aussi le fait qu’elle chantait, qu’elle avait ses disques et qu’elle était très respectée internationalement, moi ça m’a beaucoup touchée, et ça m’a beaucoup inspirée, parce que je voulais la même chose.»

Aussi, Martha est proche de son frère Rufus, qui connaît un grand succès un peu partout sur la planète avec sa pop mélodique et travaillée. Récemment, ce dernier a dit au magazine Hamptons qu’il trouvait que sa soeur était très douée, et peut-être même davantage que lui. Martha rigole au bout du fil. «Ouais ! Mon gérant m’a envoyé ça ! C’est un beau compliment.»

Les deux jouent ensemble de temps en temps, dont récemment dans un petit bar dans le désert californien. Ensemble, ils ont monté un spectacle intitulé Kate’s Kids. «Je pense qu’avec mon frère, la chose la plus remarquable c’est que c’est tellement différent ce qu’on fait. Quand on a fait ce concert en Californie, lui il faisait deux chansons, puis moi deux, et ainsi de suite, et on pouvait vraiment comparer. Mais si on a nos propres manières, je pense que ça fonctionne très bien ensemble, il y a une connexion génétique, quand on chante ensemble en particulier.» 

Mais est-ce qu’il y a de la compétition ? De la chicane ? C’est la famille après tout… «Moi je savais, étant la plus jeune, qu’il y avait beaucoup d’autres artistes dans la maison, et il me fallait trouver ma propre voie. C’est sûr que quand on était plus jeunes, c’était plus compétitif, à savoir qui allait avoir du succès. Là, on a nos propres carrières, je pense qu’on est confortables maintenant, finalement.»

 

 

Martha Wainwright - De retour à Montréal

Véronique Harvey, 24 heures, 25 juillet 2014

Se consacrant principalement à sa vie de famille cet été, Martha Wainwright a tout de même accepté d'offrir un concert unique et acoustique sur le toit de l'édifice emblématique d'Ubisoft, en plein coeur du Mile-End.

Samedi soir, sur le coup de 18h, Philémon Cimon réchauffera les 250 chanceux qui assisteront à ce concert intime, avant que ne monte sur scène la tête d'affiche de la série Unplugged sur le toit, curieuse de voir ce qui se passe sur cette "fameuse" toiture.

"Ça va être un spectalce en solo, moi et ma guitare, explique Martha, tout juste débarquée à Montréal, après quelques heures en raison des pluies diluviennes de mercredi matin. Je vais faire une rétrospective de ma carrière et quelques nouvelles pièces aussi. C'est un spectacle riche avec d'anciennes et de nouvelles chansons en version guitare/voix, en toute simplicité."

Consciente qu'un si petit auditoire peut parfois être intimidant pour un artiste, l'auteure-compositrice-interprète considère cette expérience des plus formatrices.

"Quand on fait des shows intimes, c'est un moment spécial où on partage directement avec le public, comme s'il entrait dans notre salon. Les gens peuvent voir tous nos petits défauts, alors il faut les accepter ou trouver une manière de les cacher", précise-t-elle avant d'éclater de rire.

Par amour pour le français

Alors que son fils aîné, Arcangelo, entrera à la maternelle en septembre, Martha Wainwright tenait à ce qu'il fasse ses premiers pas dans une école francophone. Ainsi, malgré les doutes de son mari (et producteur), Brad Albetta, la petite famille a récemment déménagé ses pénates dans la métropole.

"Je veux qu'il parle français et je ne peux pas lui apprendre parce que ce n'est pas ma langue maternelle, alors je tenais à ce qu'il aille à l'école en français, déclare-t-elle. De plus, Montréal est comme un petit quartier et il y a ma famille ici, mes tantes, mes cousins, alors c'est une ambiance très différente de New York. J'ai donc décidé de prendre le temps de respirer, de me calmer et de revenir à Montréal où la vie est plus sereine."

Révélation

Il y a quelques semaines, Rufus Wainwright affirmaait au magazine Hamptons que sa petite soeur avait autant sinon plus de talent que lui. Après plusieurs années de relations tendues avec son frère, Martha avoue avoir accueilli favorablement cette "révélation".

"Je pense que c'est un geste très chaleureux de sa part, poursuit-elle. Maintenant qu'on est plus vieux, on comprend qu'on n,est pas en concurrence. On a deux carrières très différentes. On vient juste de faire des shows ensemble en Californie, on a intutilé ça Kate's kids, et c'est très intéressant parce que c'est 50/50 et à la fin on combine nos voix ensemble. On est vraiment différents, mais ça fonctionne bien. Nos voix r'accordent et je crois que c'est génétique. Rufus réalise finalement que sa petite soeur est bonne, elle aussi."

En spectacle le 26 juillet, dès 18h, à la Terrasse du Toit Ubisoft (5480, rue St-Dominique)

À noter qu'Arthur H et la jeune sensation jazz Emma Frank seront sur ce même toit, le 6 septembre prochain, et qu'un autre grand nom sera dévoilé sous peu pour la prestation du 20 septembre, dans le cadre de Pop Montréal.

Unplugged - Sur le toit d'Ubisoft avec Martha Wainwright

Marie-Hélène Chartrand, 24 heures, 25 juillet 2014

Présentée par Bonsound Concerts en collaboration avec Ubisoft, Martha Wainwright donnera un concert dans l'ambiance unique qu'offre le toit de l'entreprise de jeux vidéo en plein coeur du Mile-End. la série de prestations prévoit également un concert d'Arthur H. le 6 septembre prochain.

Unplugged
Sur le Toit d'Ubisoft avec Martha Wainwright, 17h, 48,29$

 

Concerts intimes en hauteur

La Presse, 24 juillet 2014

Philémon Cimon et Martha Wainwright feront résonner leur musique dans les hauteurs du Mile End, samedi. Les deux chanteurs guitaristes lanceront la série de trois soirées acoustiques

Unplugged sur le toit d’Ubisoft, qui reprend du service pour la cinquième année. Cet été, la terrasse de l’édifice Ubisoft, qui offre une capacité de 250 personnes, accueillera deux autres spectacles en septembre. Les invités du deuxième concert sont déjà connus: le 6 septembre, le chant sensuel et raffiné d’Emma Frank devancera l’électro émotionnelle dépouillée du chanteur français Arthur H.

 

Martha Wainwright et Philémon Cimon

Denis Beaumont, Métro, 24 juillet 2014

Martha Wainwright donnera un de ses deux seuls concerts de l'été sur le toit d'Ubisoft, samedi. La première partie sera assurée par Philémon CImon. Ubisoft et Bonsound poursuivent leur association en présentant cette année une nouvelle série de concerts acoustiques sur le toit de l'entreprise de jeux vidéo, dans le Mile-End. Seulement 250 personnes pourront assister à ce spectacle, avec en toile de fond le panomara de la ville et le coucher de soleil.

Terrasse Ubisoft
5480, rue Saint-Dominique, 6e étage
Infos: bonsoundconcerts.com
Samedi à 18h (ouverture des portes à 17h)

 

Spectacle sur les plaines: plus de musique, moins de mots

 Josianne Desloges, Le Soleil, 24 juin 2014

(Québec) De beaux moments musicaux et de la franche camaraderie ont enveloppé la scène des plaines d'Abraham pour la fête nationale. Il semble toutefois que la nouvelle formule se cherche toujours un public.

Le spectacle mettant entre autres en vedette Bernard Adamus, Ariane Moffatt et Les Trois Accords était déjà bien amorcé quand on a commencé à sentir un peu de densité devant la scène. Disons que malgré l'ambiance joyeuse, on emploierait le mot party avec la même hésitation (petite, mais perceptible) que les artistes lorsqu'ils s'adressaient au public. Engourdi, celui-ci peinait à sortir de sa torpeur.

Dans la foulée du renouveau amorcé l'an dernier par les Cowboys fringants, qui avaient invité Plume Latraverse, Louis-Jean Cormier et Lisa LeBlanc à chauffer la scène avec eux, le spectacle 2014 laissait parler la musique. Un choix rafraîchissant, même si cela veut dire que les mots débordaient rarement des chansons.

Même pour le discours patriotique, qu'on a passé en vitesse au tout début de la soirée, ceux-ci semblaient manquer. Alors que l'an dernier, le texte rythmé et revendicateur de la dramaturge Anne-Marie Olivier fermait le spectacle de belle façon, cette année, la jeune comédienne Sophie Nélisse (Monsieur Lazhar, Les Parent) a lu un texte tiède et bref signé par un collectif d'auteurs qu'on n'a pas jugé bon de nommer.

Le véritable départ a été donné par Bernard Adamus, qui irradiait, arborant fièrement un gilet (brun) des Nordiques. On a eu la bonne idée de lui faire reprendre Attends-moi ti-gars, de Félix Leclerc. Pendant les chansons des Trois Accords, Adamus, Yann Perreau et Sylvain Séguin des Dales Hawerchuk s'amusaient ferme à jouer les choristes et les danseurs. Daniel Bélanger était aussi en grande forme, et ne s'est pas vexé outre mesure que la foule ait de la difficulté à entamer seule des passages de La folie en quatre.

Du côté des dames, Marie-Pierre Arthur et Ariane Moffatt se sont brillamment intégrées à la fête et ont elles aussi fait les choeurs au côté de Martha Wainwright. Celle-ci a été excellente en duo pour Mon corps, de Moffatt, mais semblait surfer sur une autre vague, beaucoup plus lente, lors de ses interprétations de Cheminant à la ville et Le coeur est un oiseau.

Pas évident de faire sa place dans un spectacle de la fête nationale du Québec lorsqu'on est un artiste anglophone, direz-vous. Mais tout comme Patrick Watson, Wainwright s'est prêtée à l'exercice avec tout son coeur, même si contrairement aux artistes francophones, ils n'ont pu chanter aucune de leurs compositions.

Watson a chanté une jolie version de Dixie, d'Harmonium, et a entonné les chansons de Charlebois, qui le regardait aller avec fierté et étonnement. L'instant d'une danse loufoque, un pont s'est formé entre les deux générations.

Toutefois, plus le spectacle avançait, plus on se disait qu'il y avait peut-être trop d'artistes sur la liste, au point que plusieurs semblaient laissés de côté et que la cohésion, pourtant très palpable lors de certaines pièces, était difficile à maintenir sur l'ensemble du spectacle.

Heureusement que la formule éculée d'une animation à thème et d'une série de pots-pourris en rang d'oignon semble bel et bien mise au rancart. Quoique... lors de son mot d'introduction en tant que porte-parole de la fête nationale, Normand Brathwaite a lancé qu'il aimerait bien revenir à l'animation l'an prochain. Reste à convaincre les spectateurs que le déplacement sur les Plaines en vaut la peine, malgré la diffusion télévisée le soir même, et à maintenir le cap.

 

Une fête nationale réussie sur les Plaines

ICI Radio-Canada, 24 juin 2014

Des dizaines de milliers de personnes ont envahi lundi soir les Plaines à l'occasion du traditionnel spectacle pour la fête nationale. L'événement a rassemblé Robert Charlebois, Ariane Moffatt, Patrick Watson, Martha Wainwright, Marie-Pierre Arthur, Les Trois Accords, Daniel Bélanger, Bernard Adamus, Yann Perreau et les Dales Hawerchuk. 

C'est la jeune comédienne Sophie Nélisse qui a ouvert le bal pour le traditionnel discours patriotique. Elle a rendu hommage à des Québécois s'étant démarqués cette année, comme Mylène Paquette, Ginette Reno et Dany Laferrière. L'artiste Bernard Adamus, qui a ouvert les festivités avec un classique de Félix Leclerc, Attends-moé ti-gars, le tout dans l'esprit des célébrations marquant le 100e anniversaire de naissance de l'artiste.

L'artiste de Montréal Martha Wainwright est montée sur scène pour interpréter Mon corps, en compagnie d'Ariane Moffatt. Elle était l'un des deux artistes anglophones, avec Patrick Watson, à monter sur scène lundi soir sur les plaines d'Abraham.

Devant une foulée rapidement conquise, Les Trois Accords sont ensuite montés sur scène pour entonner plusieurs de leurs succès, dont Tout nu sur la plage. C'est d'ailleurs durant leur passage sur scène qu'un traditionnel feu de joie a été allumé, lors de leur chanson Bamboula.

Les artistes et la foule ont réservé une surprise à Robert Charlebois en lui offrant une chanson pour lui souhaiter un joyeux anniversaire.

Un autre moment fort de la soirée est survenu lorsque Ariane Moffatt a partagé la scène avec son mentor, Daniel Bélanger, pour interpréter en duo la chanson Spoutnik.

Les Trois Accords sont revenus sur la scène pour chauffer les Plaines, vers 23 h, suivis des Dales Hawerchuk et de Rod Le Stod.

Aucun événement majeur n'est venu perturber les célébrations de la fête nationale. La police de Québec a procédé à moins de 20 arrestations lors de la soirée et de la nuit de la Saint-Jean-Baptiste. L'an dernier, 32 personnes avaient été arrêtées.

 

Une St-Jean réussie dans la Vieille-Capitale

Jean-François Desputeaux, QuébecSpot, 24 juin 2014

Hier soir, comme le veut la tradition, avait lieu sur les Plaines d’Abraham le grand spectacle de la Fête nationale du Québec. Pour cette édition 2014, on a pu voir sur scène Bernard Adamus, Ariane Moffatt, Daniel Bélanger, Patrick Watson, Martha Wainwright, Yann Perreau, Marie-Pierre Arthur, Les Trois Accords, Les Dales Hawerchuk et Robert Charlebois.

Ceux-ci ont interprété soit en solo, en duo ou en trio leurs plus grands succès ainsi que des classiques du répertoire québécois. Il m’a semblé que le site fut long à se remplir, mais dès 21 h, lors de la prononciation du discours patriotique par la jeune comédienne Sophie Nélisse, comme par magie il y avait foule. Des spectateurs déguisés portant fièrement les couleurs du Québec sous toutes ses formes. Nouveauté cette année, aucun animateur pour présenter les artistes, toutefois Normand Brathwaite est venu sur scène précisant qu’il agissait cette année en tant que porte-parole officiel et qu’il allait se joindre aux spectateurs pour fêter.

Sous de formidables éclairages, le spectacle bien rôdé est fluide, pas de temps d’attente entre les chansons; ça roule. C’est Bernard Adamus qui va ouvert le spectacle avec Attends-moi ti gars suivi de Daniel Bélanger que j’adore et qui chantera ma préférée La folie en quatre, il fut chaudement applaudit. Marie-Pierre Arthur a soulevé la foule avec sa fougue et sa voix magnifique. Ariane Moffatt a encore une fois séduit les spectateurs avec entre autres Mon corps en duo avec Martha Wainwright. Les Trois Accords feront comme disent nos cousins français « un carton » avec Tout nu sur la plage et Elle s’appelait Serge. Yann Perreau avec son énergie débordante a dansé, chanté, sauté et couru dans la foule au grand plaisir de celle-ci. Les Dales Hawerchuk ont enflammé le public au même moment que le grand feu de joie.

Un autre duo fort apprécié fut celui de Robert Charlebois et Patrick Watson avec les pièces Lindbergh et Frog Song. En passant c’était le 70e anniversaire de Robert Charlebois que la foule souligna en fredonnant « Gens du Pays » …coïncidence!

Pour clore ce festin musical, Robert a réuni sur scène tous les artistes participants qui se seront follement amusés en cette magnifique soirée d’été avec les nombreux fêtards qui les auront suivis sans relâche.

Bonne fête Québec!

 

Québec s'anime pour la fête nationale

Radio-Canada, 23 juin 2014

Des milliers de festivaliers convergent vers Québec pour célébrer la Fête nationale et assister au traditionnel spectacle sur les plaines d'Abraham, qui commencera à 21 h.

Le grand spectacle  réunira Robert Charlebois, Ariane Moffatt, Patrick Watson, Martha Wainwright, Marie-Pierre Arthur, Les Trois Accords, Daniel Bélanger, Bernard Adamus, Yann Perreau et les Dales Hawerchuk.

Cette année encore, les mesures de sécurité pour la fête sont présentes, mais elles sont sensiblement les mêmes que celles déployées l'année dernière.

Un périmètre festif incluant la Grande Allée, la colline Parlementaire et l'édifice du Parlement à Québec a été établi. Les festivaliers ne peivent entrer sur le site avec de l'alcool ou des feux d'artifice.

Déplacements facilités

Depuis 18 h, le Réseau de transport de la capitale (RTC) a augmenté le nombre d'autobus sur les parcours 7, 800 et 801 pour faciliter l'accès aux plaines d'Abraham pour les festivaliers.

Des navettes gratuites circulent également toutes les 30 minutes, jusqu'à 4 h du matin, entre la traverse Québec-Lévis et le Grand Théâtre.

Plus d'autobus seront en service la nuit également pour ramener les gens vers la banlieue.

Ouvert ou fermé mardi

À l'occasion de la fête nationale du Québec, tous les bureaux de la Ville de Québec et les bibliothèques seront fermés mardi.

Les services essentiels comme la police et la protection contre les incendies sont évidemment maintenus.

La collecte des ordures et des matières recyclables sera aussi maintenue selon l'horaire habituel.

Le stationnement sera gratuit devant les parcomètres et permis dans les zones normalement réservées aux résidents détenteurs de vignettes.

 

Fête nationale: les anglos débarquent

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 23 juin 2014

(Québec) Ce soir, parmi les artistes qui prendront part au spectacle de la fête nationale, deux Montréalais anglophones monteront sur la scène des plaines d'Abraham. Avec Patrick Watson, Martha Wainwright jouera ce rôle qui aurait pu être controversé il n'y a pas si longtemps. Elle l'assume pleinement, mais aborde quand même la situation avec une certaine délicatesse. «Je n'étais pas certaine de vouloir dire "you're a Frog" à Robert Charlebois... Je vais laisser ça à Patrick Watson. Lui, il est game de tout faire!» rigole la chanteuse, fille de la regrettée Kate McGarrigle et soeur de Rufus Wainwright. Entretien avec une anglophone francophile, qui est loin d'en être à sa première célébration de la Saint-Jean-Baptiste.

Q Qu'est-ce que la fête nationale représente pour vous?

R Je l'ai toujours célébrée quand j'étais adolescente. J'allais à l'école en français, mes amis étaient francophones. On fêtait sur la rue Saint-Viateur, où c'était plus international. Ce n'était pas une Saint-Jean qui appartenait seulement aux Québécois pure laine. Je me rappelle avoir été surprise et contente d'entendre La complainte pour Ste-Catherine dans les haut-parleurs. J'ai compris que c'était peut-être les soeurs McGarrigle qui ont forgé pour moi et mon frère cette habileté d'être acceptés par les francophones, même si on est des artistes anglophones, en principe.

Q Quel effet ça fait d'être invitée sur les plaines d'Abraham pour la Saint-Jean-Baptiste?

R Il y a quatre ans, on a pensé mon frère et moi qu'on était les premiers anglophones invités à la Saint-Jean à Montréal, quand on a fait un hommage à ma mère et aux soeurs McGarrigle. Ma tante Anna nous a rassurés en nous disant le contraire! Elles aussi ont fait la Saint-Jean! À Québec, avec Patrick Watson, ça fait deux anglophones... Mais c'est sûr qu'on va chanter en français! Pour moi, c'est un grand honneur d'être acceptée et d'être invitée à participer.

Q Croyez-vous qu'il aurait été si terrible que Patrick Watson ou vous-même chantiez l'une de vos pièces en anglais?

R On n'est pas prêts pour ça encore ici! (rires) Moi, quand je joue à Montréal, je joue en anglais et la plupart des spectateurs sont francophones. Je pense que le public est prêt, mais peut-être pas les organisateurs! (rires) Mais pour moi, ce n'était pas important de chanter en anglais.

Q Trouvez-vous qu'il est temps que les Québécois anglophones prennent plus de place dans les célébrations de la fête nationale?

R Pour moi, ce n'est pas une fête qui embrasse le multiculturalisme de la province. Ça met encore de l'avant la langue française et la culture québécoise. Et pourquoi pas? Je trouve ça bon, je trouve ça beau. Sur les plaines d'Abraham à Québec, qui est une ville plus francophone que Montréal, je suis certaine qu'il va y avoir beaucoup d'émotion.

Q En 2009, la présence de groupes anglophones à l'Autre Saint-Jean, à Mont-réal, avait soulevé un tollé. Plus récemment, il y a eu tout un débat concernant une hypothétique participation du groupe Arcade Fire à la fête nationale. Qu'avez-vous pensé de ces controverses?

R Il y a encore une polarisation entre les francophones et les anglophones. D'une part, je trouve dommage que ce soit difficile de connecter ces deux langues. Mais il reste que cette fête est liée à la culture francophone. Arcade Fire joue partout. S'ils ne sont pas à la Saint-Jean, ce n'est pas la fin du monde! Il y a des moments pour tout... Je suis pour qu'on accepte tout le monde, mais je ne suis pas politique là-dedans. Je ne suis pas d'une famille québécoise de souche, je ne peux pas débarquer avec une position si tranchée.

Q Le fait que la fête nationale soit toujours associée par plusieurs à la cause nationaliste crée-t-il un malaise chez vous?

R Quand j'avais 14 ou 15 ans et que j'allais au Collège Rachel, moi aussi, j'étais séparatiste. Et je le suis encore en quelque part... Vous pensez qu'on aime Harper? Non! Il y a de bonnes idées des deux côtés, je comprends les deux côtés. [...] La dernière élection va peut-être changer un peu le tempérament des gens à la Saint-Jean. J'ai réfléchi à ça. Je chante la chanson Le coeur est un oiseau de Richard Desjardins. Je l'ai déjà chantée dans mes concerts, mais j'ai quand même demandé à la metteure en scène si elle était sûre de vouloir que je chante cette chanson. C'est une pièce qui peut être vue d'un point de vue nationaliste, même si on n'a pas besoin de la voir comme ça non plus. Mais c'est certain que ça va influencer la manière avec laquelle je vais chanter. Je ne vais pas crier «liberté» à la Céline Dion... On va faire quelque chose de plus intérieur...

Note : Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Les Trois Accords, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur et les Dales Hawerchuk prennentpart dès 21h au spectacle de la fête nationale sur les Plaines. Les célébrations se poursuivent jusqu'à tard dans la nuit avec Les Trois Accords (23h30), Les Dales Hawerchuck (1h) et Rod Le Stod (2h30).

«Il ne faut pas capoter avec ça!»

Yann Perreau se décrit comme un souverainiste et un ardent défenseur de la langue française. Un engagement qui ne l'empêche pas de voir d'un bon oeil la présence de collègues anglophones au spectacle de la fête nationale. «Le Québec a été fondé par les autochtones, les Français et les Anglais. Ça serait malsain de dire qu'on veut un pays et qu'on veut juste parler en français, croit-il. Pour ce qui est d'inviter des anglophones dans ce spectacle-là, à la limite, je trouve qu'on est un peu en retard. C'est sûr qu'ils ont un pas à faire parce que la Saint-Jean-Baptiste, c'est quand même la fête des francophones. Mais Patrick et Martha parlent très bien français. Il ne faut pas capoter avec ça!»

 

Les Trois Accords en mode «relax» sur les plaines

Cédric Bélanger, Journal de Québec, 23 juin 2014

Un an après y avoir joué avec le 22e Régiment, une chorale et des meneuses de claque lors du Festival d’été, Les Trois Accords sont de retour sur les plaines d’Abraham ce soir pour célébrer la fête nationale. Foi du batteur Charles Dubreuil, la soirée sera «beaucoup plus relaxe» cette fois-ci.

Ce n’était pas évident, se rappelle le musicien, de s’exécuter dans un spectacle concept où tout est réglé au quart de tour comme celui qui avait été mis sur pied l’année dernière.

Un show moins rigide

«Ce sont des shows qui sont à 97 % pour le public. Sur scène, on n’a pas le temps d’avoir du fun. On pense seulement «fuck pas, fuck pas, fuck pas». Ça s’est bien passé l’an dernier, mais disons qu’on n’avait pas le temps de se regarder jouer», rigole Dubreuil.Les quatre gars des Trois Accords auront sûrement le temps de se regarder jouer ce soir, même en étant très occupés.

Ils s’exécuteront d’abord durant le show télévisé, aux côtés de Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur et Les Dales Hawerchuk.

Le concept du spectacle, encore une fois sans animateur, comme l’année dernière, sera moins rigide pour les artistes, prévoit Charles Dubreuil.

«Pour une fois, c’est la télé qui va s’ajuster aux artistes et non l’inverse. Je pense que ça va être un show pas mal rock and roll, et les gens n’auront même pas l’impression que c’est un show filmé. Ils vont voir un super bon show avec plein d’artistes qui ont le goût d’être là et qui ne sont pas stressés de dépasser de cinq secondes.»

En mode « rumble »

Une fois les caméras éteintes, vers 23 h 30, Les Trois Accords prendront possession de la grande scène pour y présenter la nouvelle version de leur spectacle qui fera le tour des festivals cet été. Les gars promettent «un host... de rumble pendant une heure et demie (sic)».

«Nous sommes dans la deuxième année de tournée de notre quatrième album, alors nous ne sommes pas en mode «on joue surtout du J’aime ta grand-mère». Nous sommes vraiment en mode greatest hits. Ça fait dix ans que le band existe. Nous aurons deux percussionnistes avec nous sur scène. On a monté un bon show de rock and roll et on a hâte de le montrer.»

 Le spectacle de la Fête nationale sera télédiffusé à partir de 21 h 30, sur Télé-Québec.

Après Les Trois Accords, Les Dales Hawerchuk (1 h du matin) et Rod le Stod (2 h 30) poursuivront la fête jusqu’au petit matin sur les plaines d’Abraham.

Un peu plus loin sur les plaines, dans le secteur de la tour Martello, aura lieu dès 20 h le désormais traditionnel Party clandestin de la Saint-Jean. Le menu sera copieux avec une trentaine d’artistes, dont Alaclair Ensemble, Bodh’aktan, Koriass, We Are Wolves et Lour Lary Ajust.

 

Fête nationale: surprises et collaborations inusitées

Ann Julie Larouche, Québec Hebdo, 22 juin 2014

Fête nationale du Québec sur les plaines d’Abraham

SAINT-JEAN-BAPTISTE – Éclectique, la Saint-Jean sur les Plaines ce 23 juin promet de faire cohabiter des textures musicales inusitées, en passant par un duo avec Robert Charlebois et Patrick Watson. «Exceptionnel », déclare l’organisation. La barre est montée.L’interprète Patrick Watson reste discret avec cette collaboration: «J’espère que ça va être bon, parce que tout le monde va se dire «c’est ça la surprise?», rigole-t-il. C’était ma première idée de collaborer avec Robert Charlebois. Il a une qualité très honnête dans la façon qu’il écrit, et je trouve ça vraiment touchant.»

Des chansons des années 1960 à aujourd’hui seront exploitées. «On est toujours nostalgique de la musique des années d’avant, qu’on trouve plus pure, plus authentique, moins formatée», mentionne l’auteure-compositrice-interprète, Ariane Moffatt, qui soutient qu’il y aura une emphase sur le répertoire des artistes présents.

L’événement propose la même formule que l’année passée, c’est-à-dire sans animateur. «Le spectacle est fait pour les gens sur les plaines, on fait place au spectacle, place à la musique», souligne le directeur général de la Fête nationale du Québec, Gilles Grondin. Son coup de cœur? «Patrick Watson et Robert Charlebois, ça risque d’être assez exceptionnel.»

«Ça va être stressant, déclare Bernard Adamus, qui interprètera quelques une de ses compositions. Je fais des festivals l’été, mais demain, ça va probablement être mon plus grand combat.»

Dans une marée de trentenaires, un des piliers de la Fête nationale, Daniel Bélanger, veut ajouter son grain musical. «Moi je fais comme les Russes en 1972, je suis venu apprendre comment fonctionnent les plus jeunes!»

Le spectacle de la Fête nationale du Québec sur les plaines d’Abraham se déroulera le 23 juin, à compter de 21h. Robert Charlebois, Yann Perrau, Martha Wainwright, les Trois Accords, Marie-Pierre Arthur, et les Dales Hawerchuk seront également de la fête.

 

Des Anglos sur les Plaines

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, Cahier Week-End, 21 juin 2014

Ça se produit tellement rarement que ça vaut la peine d'être souligné. Deux artistes anglophones, Patrick Watson et Martha Wainwright, participent au grand spectacle de la fête nationale sur les plaines d'Abraham, à Québec, lundi soir. 

Des mémoires d'homme, le célèbre party de la Saint-Jean sur les Plaines a depuis toujours été l'apanage des artistes québécois francophones. «Nous avons déjà eu dans un passé récent deux porte-parole, Judy Richards et Christopher Hall, qui sont d'origine anglophone. C'est la nouvelle réalité du Québec», soumet le directeur général du Mouvement national des Québécois, Gilles Grondin. Martha Wainwright croit se rappeler que sa mère et sa tante, Kate et Ann McGarrigle, ont pris part à la fête nationale sur les Plaines il y a quelques décennies. Mais, avoue-t-elle, «ça fait un bout de temps»«Si Patrick et moi y sommes, c'est certainement parce que nous avons été acceptés par les francophones. Quand je joue à Montréal, plus de la moitié du public parle français. C'est très généreux d'esprit qu'on me demande de faire ça», dit Wainwright. 

Perreault et Charlebois approuvent

Bien que le matériel soit presque exclusivement constitué de chansons en anglais, c,est en français que Watson et Wainwright pousseront la note sur les plaines d'Abraham. Leur présence au party des Plaines réjouit les autres artistes de la programmation, à commencer par Yann Perreau. «Ils font partie de la nouvelle vague de la musique au Québec. Je trouve ça tripant qu'ils aient accepté et qu'ils viennent chanter en français sur les Plaines. C'est une belle preuve d'ouverture de la part de Brigitte Poupart (la metteure en scène) d'avoir intégré tout ce monde-là. À la limite, ça fait longtemps que ça aurait dû se faire.» Le vétéran de la troupe, Robert Charlebois, est aussi enthousiaste. «C'est vrai que je ne suis pas du tout «nationaleux», dans le sens que je me fous qu'une chanson géniale soit en anglais ou en polonais. Mais la fête nationale, ce n'est pas la place pour faire des chansons en anglais. Alors, c'est fantastique d'avoir des copainsanglophones qui viennent chanter en français avec nous», lance Charlebois. 

Baptême des Plaines

Pour Martha Wainwright, ce sera aussi une première sur les Plaines, où elle n'a jamais chanté. «C'est un grand honneur d'avoir été choisie», dit celle qui partagera notamment la scène avec Ariane Moffatt et Marie-Pierre Arthur. «Nous aurons nos moments plus féminins. J'ai déjà chanté beaucoup avec Charlebois dans nos concerts de Noël. Mais je vais laisser ça à Patrick cette année. J'étais jalouse d'apprendre qu'il allait chanter avec lui, mais je comprends», dit Wainwright en riant. 

 

Le (vrai) party des plaines

Catherine Genest, Journal Voir, 19 juin 2014

Les plaines d’Abraham sont tellement vastes qu’elles peuvent accueillir deux gros partys en même temps, soit le clandestin et l’officiel. Ou, autrement dit, celui de la gang d’Envol et Macadam et celui du Mouvement national des Québécoises et Québécois.

Cette année, le traditionnel concert de la Fête nationale réunira des auteurs-compositeurs-interprètes d’expression française et anglaise. Un gros pas de l’avant vers la reconnaissance de l’apport culturel des familles souches anglophones qui ont, elles aussi, construit le Québec d’hier et d’aujourd’hui. Plus concrètement, c’est Patrick Watson et Martha Wainwright qui auront pour mandat de représenter les Anglo-Québécois. Deux grandes voix.

Parions toutefois que le show sera volé par Robert Charlebois et quelques-uns de ses hymnes patriotiques modernes qui seront simultanément repris par une trâlée de chansonniers inconnus dans les fêtes de village du grand Québec. «Si j’avais les ailes d’un ange, je partirais pour… Québec!»

Ils seront d’ailleurs franchement nombreux à traverser la 20 ou la 40 pour s’amuser sur la mythique scène des plaines. En ce sens, Ariane Moffatt fait partie de la copieuse brochette d’artistes montréalais invités au party qui commencera dès le coucher du soleil. Il y aura aussi Yann Perreau, Daniel Bélanger, la Gaspésienne Marie-Pierre Arthur et l’inclassable Bernard Adamus que certains fans se plaisent à décrire comme «le nouveau Plume». Chose certaine, vous aurez l’occasion d’en juger par vous-mêmes, dans un cadre quasi parfait.

À la tombée du rideau – et après que les caméras de Télé-Québec seront mises à off –, la relève sera assurée par Les Trois Accords qui offriront un spectacle d’une demi-heure. Une deuxième période de prolongation sera confiée aux Dales Hawerchuck qui risquent fort bien de scorer avec leur authentique rock du Lac. Puis, c’est Rod Le Stod (gagnant de Granby en 2012) qui achèvera les derniers fêtards à 2h30 du matin. Le couvre-feu municipal, ce soir-là, y’en aura pas. 

Dès 21h sur les Plaines d’Abraham (1210 avenue Georges V)

 

Les spectacles de la Fête nationale à travers le Québec, de Montréal à Rimouski (VIDÉO)

Huffington Post, 09 juin 2014

Où que vous soyez les 23 et 24 juin prochains, jour de la Fête nationale, la musique, les feux d’artifice et le bleu seront au rendez-vous!

Cette année, 23 villes accueillent des spectacles régionaux pour souligner la Saint-Jean. Le Huffington Post Québec fait ici une brève tournée des fêtes à travers la province :

Québec (Les plaines d’Abraham) – 23 JUIN

Dès 21 – Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Les Trois Accords, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur et les Dales Hawerchuk.

23 h 30 – Les Trois Accords

1 h 00 – Les Dales Hawerchuck

2 h 30 – Rod Le Stod

Montréal (Parc Maisonneuve) – 24 JUIN

Dès 20h45 - France D'Amour, Michel Rivard, Damien Robitaille, Daniel Boucher, Lisa Leblanc, Mara Tremblay, Pierre Flynn, Misteur Valaire, Cœur de Pirate et Boogat. Louis-José Houde à l’animation.

Laval (Centre de la nature) – 24 JUIN

21 h 00 – Éric Lapointe

Longueuil (Parc St-Mark) – 23 JUIN

19 h 45 – Jérôme Charlesbois

21 h 15 – Paul Piché

La Baie (Pyramide des Ha! Ha!) – 23 JUIN

20 h – Les Locataires, groupe hommage aux Colocs

22 h – La Bottine Souriante et feu de joie

Lévis (Parc Champigny) – 23 JUIN

18 h 45 – Guy Cardinal

19 h 45 – Rêve du diable et Pépé et sa Guitare

Mercier (Parc des Hirondelles) – 23 JUIN

19 h 30 – La belle et les bêtes

22 h 10 – Vincent Vallières

Rimouski (Parc Beauséjour) – 23 JUIN

22 h – 18 chanteurs et musiciens sur scène dont le groupe JAB le groupe CHUT, JEFFO et Fred Lebel

Gatineau (Terrain de la polyvalente Le Carrefour) – 23 JUIN

19 h – Michel Pagliaro et d'Offenbach

Saint-Jérôme (Parc de la Polyvalente Saint-Jérôme) – 23 JUIN

18 h – Serge Lachapelle

21 h – Kaïn

Saint-Jean-sur-Richelieu (Rue du Quai dans le Vieux-Saint-Jean) – 23 JUIN

20 h – Les Porn Flakes avec Luce Dufault, Radio Radio, Rémi Chassé et bien d’autres.

Sherbrooke (Parc Jacques-Cartier) – 23 JUIN

20 h – Le bal à l’huile (musique traditionnelle)

21 h 45 – Feu d’artifice et feu de joie

22 h 15 – Le groupe Vox Pop (musique des années 70 à aujourd’hui)

Tadoussac (Plage de la rue du Bord de l’Eau) – 23 JUIN

19 h 30 – Loco Locass

22 h – Marco et les torvis

 

Du 21 au 24 juin prochains: les 25 ans du festival Arts en fête

Benoît Bilodeau, Nord-Info et Voix des Milles-Iles, 13 juin 2014

Nous y voilà! Déjà!

Le festival Arts en fête célèbre cette année un quart de siècle d’existence ou, pour faire plus jeune si l’on veut, ses 25 ans. Et, comme c’est le cas chaque année depuis les tout débuts, c’est une programmation variée et festive que les organisateurs ont élaborée en prévision de cette 25e édition qui se déroulera autour du manoir Globensky, dans le Vieux-Saint-Eustache, les 21, 22, 23 et 24 juin prochains.

La programmation a été dévoilée fin mai par le président de la Corporation des fêtes de Saint-Eustache, Raymond Tessier, également conseiller municipal responsable des dossiers culturels à la Ville de Saint-Eustache, à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec la Société nationale des Québécoises et Québécoises, région Laurentides.

La première journée de cette 25e édition, le samedi 21 juin, mettra notamment en vedette ZaZoo et son Bluesband sur la Scène L’ÉVEIL, les poètes de Toulèsarts au Centre d’art La petite église, mais aussi de grands noms du blues qui seront réunis sur la Grande Scène Molson Coors. Ainsi, le guitariste Adam Karsh réchauffera la foule à compter de 21 h. Puis, après un feu d’artifice présenté dès 22 h, en collaboration avec la Caisse Desjardins de Saint-Eustache–Deux-Montagnes, l’harmoniciste Guy Bélanger recevra, à partir de 22 h 30, sur la même scène les Bob Walsh, Nanette Workman et Steve Hill pour un grand événement 100 % blues.

Les 25 ans du festival Arts en fête se poursuivront le lendemain, dimanche 22 juin, avec plusieurs activités en avant-midi et en après-midi, entre autres, avec la Troupe Fusion Danse et, sur la Scène L’ÉVEIL, le Grand Ensemble jazz de Saint-Eustache. En soirée, en plus de la Troupe de la Petite Comédie que l’on retrouvera au Centre d’art La petite église, les amateurs de musique pourront entendre successivement sur la Grande Scène le groupe Raffy, le rapper d’origine eustachoise Koriass, ainsi que la formation électro-jazz-hip-hop-rock Misteur Valaire.

La journée du lundi 23 juin ne sera pas sans intérêt puisque ce sera l’occasion de souligner la Fête nationale du Québec avec une cérémonie patriotique sur la Grande Scène, pendant que l’Eustachois Mathieu Vachon se produira au Centre d’art La petite église. Immédiatement après, des élèves de l’École de chant Danielle Pilon, ainsi que Patrice Simard, interprèteront sur la Grande Scène quelques chansons, puis ce sera l’occasion d’admirer, à partir de 21 h 45, un deuxième feu d’artifice, présenté à nouveau en collaboration avec la Caisse Desjardins de Saint-Eustache–Deux-Montagnes. La soirée se poursuivra avec la formation Ent’nouzôte et, à partir de minuit, avec Mr Nokturn qui fera danser les jeunes pour un bon moment.

Quatrième et dernière journée de festival Arts en fête, le mardi 24 juin débutera dès 9 h avec la Journée familiale Metro Plus Saint-Eustache et Sainte-Marthe-sur-le-Lac, avec plusieurs activités pour les jeunes, qui se dérouleront jusqu’à 17 h. Aussi, le Chœur des Îles de Saint-Eustache présentera un concert sur la Grande Scène dès midi, alors que les finissants de l’École nationale de l’humour se produiront à trois reprises (à 13 h, 16 h 30 et 20 h) au Centre d’art La petite église et que le chansonnier Yves Choquette sera sur la Scène L’ÉVEIL, sur le coup de 14 h.

En soirée, l’auteur-compositeur-interprète Jérôme Charlebois se retrouvera sur la Grande Scène, là même où son paternel Robert s’est produit à trois reprises en 25 ans, dont l’an dernier. Enfin, le groupe Premier ciel rendra hommage, comme il sait si bien le faire, aux chansons d’Harmonium, pour clore cette 25e édition.

Mais, ne l’oublions pas, le festival Arts en fête, c’est aussi beaucoup d’autres activités, comme la Course de canards Jean-Guy-Lefebvre et la Course de bateaux-dragons Jean-Claude-Langlois, au profit de la Fondation Sercan, les visites commentées au moulin Légaré, à l’église Saint-Eustache et dans les jardins de la maison Chénier-Sauvé, l’animation toujours bien festive de Josce Art et Musique devant la fontaine d’eau de la rue Saint-Eustache, ainsi que les expositions de peintres et d’artisans.

Notons, enfin, que le prix Hommage du festival Arts en fête a été remis cette année au rapper Koriass qui renouera avec sa ville d’adoption pour une deuxième fois en trois ans. Les organisateurs ont voulu souligner l’intéressant parcours de l’Eustachois connu sous le nom d’Emmanuel Dubois. Celui-ci a, de fait, vécu son enfance et son adolescence à Saint-Eustache à partir de l’âge de 9 ans, avant de quitter pour d’autres cieux à l’âge de 20 ans, il y a de cela une dizaine d’années.

Pour connaître plus en détail cette programmation des 25 ans du festival Arts en fête, il suffit de consulter le dépliant qui a été distribué ces derniers jours, également disponible dans plusieurs commerces et services municipaux de la Ville de Saint-Eustache. Il est aussi possible de prendre connaissance de cette programmation sur le [www.artsenfete.com].

 

Fête nationale sur les Plaines: Moffatt et Perreau répètent

Judith Plamondon, Journal de Montréal, 13 juin 2014

Quelques-uns des artistes qui prendront d’assaut les plaines d'Abraham le 23 juin prochain répétaient dans un studio montréalais, ce vendredi, en vue de ce grand spectacle de la Fête nationale.

Ariane Moffatt, Yann Perreau, Marie-Pierre Arthur, Martha Wainwright, Bernard Adamus et Les Dales Hawerchuk étaient du lot, entourés d’une dizaine de musiciens et de la metteure en scène Brigitte Poupart.

Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Les Trois Accords et Patrick Watson font aussi partie de la dizaine d’artistes qui partageront les planches à l’occasion de ce mythique rassemblement.

«Le spectacle propose une rétrospective en chansons des années 1960 à aujourd’hui, a dit Ariane Moffatt. Ce qui est trippant aussi, c’est qu’on a l’occasion de revisiter notre répertoire et d’interpréter certaines de nos pièces en duo avec d’autres artistes.»

C’est ainsi qu’Ariane proposera «Je veux tout» avec Bernard Adamus, puis elle se glissera derrière le clavier le temps d’interpréter «Dans un spoutnik» de Daniel Bélanger.

Charlebois et Watson en du

Autres collaborations qui risquent de provoquer des étincelles: Yann Perreau se joindra au groupe Les Trois Accords pour la dynamique Bamboula, alors que Patrick Watson et Robert Charlebois partageront le micro le temps d’une chanson.

Cet improbable duo intergénérationnel, «ça risque d’être un des moments forts du spectacle, croit Ariane Moffatt. Moi, si je ne faisais pas partie du "show", j’aimerais être là pour voir ça!»

Le spectacle fera aussi un clin d’œil à la gigue de 1 fois 5, cette troupe fortuite composée de Robert Charlebois, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Yvon Deschamps et Jean-Pierre Ferland.

«La gigue démarre au son de Passe-moé la puck des Colocs, a dit Yann Perreau. Ça se poursuit dans une cacophonie musicale mêlant Cauchemar de Charlebois, Cruel de Bélanger, La question à 100 piasses d’Adamus, puis ma chanson Qu'avez-vous fait de mon pays.»

Trio fémininSi la troupe promet de faire taper du pied les milliers de spectateurs qui envahiront les Plaines ce soir-là, quelques moments d’émotions viendront aussi ponctuer les festivités. En prêtant leur voix à une pièce des sœurs McGarrigle, Martha Wainwright, Marie-Pierre Arthur et Ariane Moffatt risquent d’émouvoir quelques admirateurs du défunt duo folk.

Ce grand spectacle de la Fête nationale s’amorcera à 21 h sur les Plaines. À compter de 21 h 30, le concert sera télédiffusé sur les ondes de Télé-Québec.

 

Les spectacles de la Fête nationale à travers le Québec, de Montréal à Rimouski (VIDÉO)

Huffington Post, 06 juin 2014

Où que vous soyez les 23 et 24 juin prochains, jour de la Fête nationale, la musique, les feux d’artifice et le bleu seront au rendez-vous!

Cette année, 23 villes accueillent des spectacles régionaux pour souligner la Saint-Jean. Le Huffington Post Québec fait ici une brève tournée des fêtes à travers la province :

Québec (Les plaines d’Abraham) – 23 JUIN

Dès 21 – Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Les Trois Accords, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur et les Dales Hawerchuk.

23 h 30 – Les Trois Accords

1 h 00 – Les Dales Hawerchuck

2 h 30 – Rod Le Stod

Montréal (Parc Maisonneuve) – 24 JUIN

Dès 20h45 - France D'Amour, Michel Rivard, Damien Robitaille, Daniel Boucher, Lisa Leblanc, Mara Tremblay, Pierre Flynn, Misteur Valaire, Cœur de Pirate et Boogat. Louis-José Houde à l’animation.

Laval (Centre de la nature) – 24 JUIN

21 h 00 – Éric Lapointe

Longueuil (Parc St-Mark) – 23 JUIN

19 h 45 – Jérôme Charlesbois

21 h 15 – Paul Piché

La Baie (Pyramide des Ha! Ha!) – 23 JUIN

20 h – Les Locataires, groupe hommage aux Colocs

22 h – La Bottine Souriante et feu de joie

Lévis (Parc Champigny) – 23 JUIN

18 h 45 – Guy Cardinal

19 h 45 – Rêve du diable et Pépé et sa Guitare

Mercier (Parc des Hirondelles) – 23 JUIN

19 h 30 – La belle et les bêtes

22 h 10 – Vincent Vallières

Rimouski (Parc Beauséjour) – 23 JUIN

22 h – 18 chanteurs et musiciens sur scène dont le groupe JAB le groupe CHUT, JEFFO et Fred Lebel

Gatineau (Terrain de la polyvalente Le Carrefour) – 23 JUIN

19 h – Michel Pagliaro et d'Offenbach

Saint-Jérôme (Parc de la Polyvalente Saint-Jérôme) – 23 JUIN

18 h – Serge Lachapelle

21 h – Kaïn

Saint-Jean-sur-Richelieu (Rue du Quai dans le Vieux-Saint-Jean) – 23 JUIN

20 h – Les Porn Flakes avec Luce Dufault, Radio Radio, Rémi Chassé et bien d’autres.

Sherbrooke (Parc Jacques-Cartier) – 23 JUIN

20 h – Le bal à l’huile (musique traditionnelle)

21 h 45 – Feu d’artifice et feu de joie

22 h 15 – Le groupe Vox Pop (musique des années 70 à aujourd’hui)

Tadoussac (Plage de la rue du Bord de l’Eau) – 23 JUIN

19 h 30 – Loco Locass

22 h – Marco et les torvis

 

Fête nationale à Québec 2014 : découvrez les invités !

Laure Anne Lafrenière, Musique Plus, 16 mai 2014

Le 23 juin dès 21h, Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Les Trois Accords, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur, Rod le Stod et les Dales Hawerchuk célébreront la Fête nationale sur les plaines d'Abraham.

Également au menu : dès 17h, le parc de la Francophonie et la place George-V accueilleront la famille Painchaud, les Jarrets noirs et Bleu jeans bleu !

Pour plus d'information sur les festivités à Québec, consultez le site officiel des événements.

 

La Fête nationale du Québec : programmation dévoilée!

Québec Spot, 15 mai 2014

Le spectacle de la Fête nationale dans la Capitale

Chantons haut et fort : « Nous sommes LE Québec »

Le 23 juin 2014 sur les Plaines d’Abraham

Le mythique rassemblement de la Fête nationale du Québec sur les plaines d’Abraham du 23 juin promet de ne laisser personne indifférent! Ce sera une fête sous le thème de l’unification à travers la musique qui a marqué les dernières décennies de 1960 à aujourd’hui. Les artistes choisis pour l’événement ont d’ailleurs tous marqué l’imaginaire et la mémoire collective par une chanson emblématique. Ainsi, se relaieront sur scène dans un plaisir palpable: Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Les Trois Accords, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur et les Dales Hawerchuk.

« Les œuvres de ces artistes transcendent les frontières. Leurs succès aux quatre coins de la planète en témoignent. Nous sommes très fiers de les réunir à Québec pour la Fête nationale. Nous aurons droit à des duos et des trios étonnants et des retrouvailles émouvantes. C’est une véritable famille artistique qui se retrouvera sur scène l’espace d’une soirée. », lance Gilles Grondin, vice-président à la direction de la corporation La Fête nationale du Québec, chargée de coordonner l’événement national dans la Capitale.

Le spectacle débutera à 21 h et se poursuivra ensuite jusqu’à tard dans la nuit avec les groupes Les Trois Accords (23 h 30), Les Dales Hawerchuck (1 h) et Rod Le Stod (2 h 30).

Cette année encore, le spectacle sera diffusé à compter de 21 h 30, sur les ondes de nos fidèles partenaires médias soit, Télé-Québec, le réseau Rythme FM, le 96,9 CKOI Montréal et le 102,9 Souvenirs garantis à Québec.

« Le grand spectacle de la Fête nationale dans la Capitale est une vitrine exceptionnelle pour la ville de Québec et le Québec tout entier puisque sa production sera rediffusée sur tous les territoires desservis par TV5 Monde, le 25 juin », mentionne Luc Samama, président de la corporation.

L’édition 2014 du spectacle de la Fête nationale dans la Capitale sera livrée sous la direction musicale de Martin Pelland. Brigitte Poupart en assurera quant à elle la direction artistique, la production au contenu et la mise en scène qu’elle cosignera avec Daniel Laurin, réalisateur de ce spectacle télévisuel. Cet événement musical et télévisuel est une production de PR3 Médias, compagnie de production établie dans la ville de Québec.

Partenaires du Grand spectacle de la Fête nationale dans la Capitale

Cette grande fête sur les plaines d’Abraham ne pourrait avoir lieu sans le soutien indéfectible de précieux partenaires, dont le gouvernement du Québec et la Ville de Québec. Nous tenons aussi à remercier la SAQ et Québecor, pour leur implication à titre de partenaires au plan national, le Secrétariat de la Capitale-Nationale du Québec, Hydro-Québec, la brasserie Labatt, la Commission des champs de bataille nationaux, la Caisse de dépôt et placement du Québec et le Mouvement national des Québécoises et Québécois, coordonnateur de la Fête nationale depuis maintenant 30 ans.

Les organisateurs souhaitent aussi remercier plus particulièrement Loto-Québec, qui a accepté cette année encore d’être le Grand partenaire des festivités dans la Capitale, et Recyc-Québec, qui agira à titre de « Partenaire vert » pour cette édition 2014.

Le Journal de Québec s’associe également à la Fête en publiant le 21 juin prochain un cahier de programmation dévoilant les événements qui se tiendront dans la Capitale et dans tout l’est du Québec, les 23 et 24 juin.

Programmation complète : fetenationale.qc.ca

Facebook : www.facebook.com/LaFetenationaleduQuebec

Twitter : @fetenationale (mot-clic #fnqc2014)

 

Fête nationale dans la capitale: la musique qui rassemble

Raphaëlle Plante, La Presse, 15 mai 2014

(Québec) Robert Charlebois, Martha Wainwright et Yann Perreau chanteront ensemble la fierté d'être Québécois sur les plaines d'Abraham, le 23 juin, pour célébrer la Fête nationale.

Ils étaient plus d'une dizaine d'artistes réunis jeudi à Québec pour dévoiler la programmation des festivités de la Fête nationale dans la capitale, qui s'inscrit sous le thème de l'unification à travers la musique qui a marqué les dernières décennies, de 1960 à aujourd'hui.

«Comme l'a dit si bien Félix Leclerc, la chanson a unifié le Québec et nous pensons qu'elle continue de le faire» aujourd'hui, a souligné la directrice artistique du spectacle sur les Plaines, Brigitte Poupart, rappelant que cette année marquerait le 100e anniversaire de naissance du légendaire parolier québécois.

Daniel Bélanger, Ariane Moffatt, Les Trois Accords, Patrick Watson, Marie-Pierre Arthur, Bernard Adamus et les Dales Hawerchuk se relaieront également sur scène, à compter de 21h.

Ariane Moffatt s'est dite très heureuse de chanter à Québec avec «des amis dans la vie». «C'est un alignement d'artistes que j'adore. L'idée, c'est de faire des chansons que tout le monde peut chanter. On va évidemment jouer nos grands succès, mais pas nécessairement la version originale. On va mélanger les univers de chacun en réarrangeant les pièces», indique la chanteuse originaire de la capitale.

Après le spectacle télévisé, autour de 23h30, Les Trois Accords continueront de chauffer la scène des Plaines avec «beaucoup de folie et d'amour», ont-ils confié. Ils seront succédés par le groupe rock Les Dales Hawerchuk, puis par le rappeur Rod le Stod, qui clôturera les festivités peu avant l'aube.

Brathwaite porte-parole

Également présent hier à Québec, le porte-parole de la Fête nationale 2014, Normand Brathwaite, s'est remémoré la première fois qu'il a animé le spectacle dans la capitale. «Il y a de ça 15 ans je pense, il y avait eu un petit peu de monde qui avait cassé des affaires... et j'avais dit à ma mère que j'allais animer le spectacle l'année d'après. Elle m'a dit : "Non, non Normand, ils vont te faire mal. Chante pas Normand, si tu chantes ils vont mettre le feu!"

On a essayé de faire quelque chose de multiculturel. Ça a été ma première année sur les Plaines, ça a été un bonheur total. Les gens ont été super gentils, super accueillants», raconte Brathwaite.

L'animateur, qui a été à la barre de cinq spectacles dans la capitale et du même nombre dans la métropole, ne cache pas qu'il aimerait bien revenir à l'animation de la fête un jour.

«Je trouve ça le fun d'être porte-parole avant de peut-être revenir comme animateur», révèle-t-il, ne se disant cependant pas du tout déçu qu'il n'y ait pas d'animateur dans la formule mise de l'avant cette année. L'artiste indique qu'il devrait assister à la Fête nationale sur les Plaines, mais l'histoire ne dit pas s'il montera sur scène.

Fête familiale

La fête familiale est également de retour pour une troisième année aux abords de la Grande Allée. À compter de 14h, le 23 juin, jeux gonflables, maquillage, animation et tour d'escalade devraient ravir les enfants à la place George-V, tandis que des groupes se succéderont sur scène à compter de 17h au parc de la Francophonie. Petits et grands pourront s'initier à la danse folklorique sur la musique des Jarrets noirs, puis continuer à bouger avec les énergiques frères et soeur de la Famille Painchaud, à 20h, et les Bleu Jeans Bleu, à 22h.

Le Grand spectacle de la Fête nationale dans la capitale est présenté par le Mouvement national des Québécoises et Québécois (MNQ), qui coordonne la fête depuis 30 ans. Une équipe de porte-parole régionaux dévoilera prochainement les programmations locales. À Québec, c'est la comédienne Geneviève Rochette qui donnera le 2 juin les détails des festivités.

Programmation complète à fetenationale.qc.ca/capitale. Le spectacle sera diffusé en différé à Télé-Québec le 23 juin, à compter de 21h30, et rediffusé le lendemain à partir de 13h00. Le soir de l'événement, les internautes pourront aussi suivre la fête au www.telequebec.tv dès 21h30 ainsi qu'à la radio, au 102,9.

 

Télé-Québec présente le spectacle de la Fête nationale du Québec sur les Plaines d'Abraham le 23 juin 2014

Info-Culture.biz, 15 mai 2014

Tous les Québécois auront de quoi chanter haut et fort le 23 juin, puisque Télé-Québec diffusera le Grand spectacle de la Fête nationale dans la Capitale. Cette année, Les Trois Accords, Robert Charlebois, Ariane Moffatt, Daniel Bélanger, Patrick Watson, Martha Wainwright, Yann Perreau, Bernard Adamus, Les Dales Hawerchuk et Marie-Pierre Arthurpartageront la grande scène et entonneront ensemble des chansons francophones connues. Avec un plaisir palpable, ils présenteront des duos ou des trios tout à fait étonnants, des reprises particulièrement dansantes, ainsi que des moments émouvants. Chaque année, le spectacle sur les Plaines permet aux Québécois de vivre un moment musical mémorable, et 2014 ne fera pas exception. Place à la musique, place à la folie et place aux surprises!

Il y a quelques années, Félix Leclerc déclarait : « Chante, et le Québec ne mourra jamais. Chante en français, Québec, et tu ne mourras jamais. » La chanson nous a toujours unifiés. Notre langue est particulière, riche et précieuse, tout comme l’est notre musique. Et c’est exactement avec cette idée en tête que chanteront les artistes présents à Québec. Ensemble, ils nous rappelleront les paroles de Félix, qui aurait célébré ses cent ans cette année.

À la télé, sur le Web et sur Twitter

Le spectacle télévisé sera diffusé simultanément sur les ondes de Télé-Québec et sur son site Web, telequebec.tv, le 23 juin, dès 21 h 30. Nouveauté intéressante cette année : du twivage aura lieu lors du spectacle. (#FeteQc)

Le grand spectacle de la Fête nationale dans la Capitale est présenté par le Mouvement national des Québécoises et des Québécois (MNQ) <www.fetenationale.qc.ca>, et produit par PR3 Médias (Québec).

• Diffusion à la télévision et sur le site Web www.telequebec.tv : lundi 23 juin, à 21 h 30 

• Rediffusion à la télévision : mardi 24 juin, à 13 h

- See more at: http://info-culture.biz/2014/05/15/tele-quebec-presente-le-spectacle-de-la-fete-nationale-du-quebec-sur-les-plaines-dabraham-le-23-juin-2014/#.U4d70uZ5OFw

 

Une cuvée équilibrée

Yves Leclerc, Journal de Québec, 15 mai 2014

Robert Charlebois, Daniel Bélanger, Ariane Moffat, Les Trois Accords, Patrick Watson, Yann Perreau, Martha Wainwright, Bernard Adamus, Marie-Pierre Arthur et les Dales Hawerchuk seront les têtes d’affiches du spectacle de la fête nationale, le 23 juin, sur les plaines d’Abraham.

Une édition, sous la thématique Nous sommes LE Québec et qui, comme l’année dernière, se fera sans animateur.

Normand Bratwaite, qui a animé cinq fois la fête nationale sur les Plaines, agit, cette année, à titre de porte-parole. «Je suis flatté d’être associé à nouveau à cet événement. Je ne pouvais pas en être l’animateur toute ma vie», a-t-il fait remarquer, lors d’un entretien.

Watson en français

Patrick Watson et Martha Wainwright vivront une première Saint-Jean dans la Vieille Capitale.

Ces deux artistes, qui sont plus associés à la culture anglophone, vont chanter dans la langue de Molière. «C’est l’fun de chanter en français. J’ai très hâte», a laissé tomber Patrick Watson, qui avoue avoir été touché par cette invitation.

Même chose pour Martha Wainwright. «C’est un grand honneur», a-t-elle mentionné.

Même s’ils ont déjà joué sur les Plaines, Les 3 Accords avouent ne pas s’habituer à jouer devant autant de gens.

«C’est un spectacle de stade et c’est quelque chose qu’on ne fait pas souvent. On ne s’habitue pas. Il vente, il mouille, ce n’est jamais pareil», a lancé, avec humour, le guitariste Alexandre Parr.

Pour Bernard Adamus, habitué à des petites salles, cette participation représente une sorte de consécration.

«Je n’ai pas fait beaucoup de choses cette année, mais c’est un signe que je trouve mes assises et ma place. Ça me fait plaisir», a lancé celui qui avait été de la fête en 2011, sous la pluie.

Le spectacle débutera à 21 h et se poursuivra durant la nuit avec les prestations des Trois Accords, des Dales Hawerchuk et de Rod Le Stod. La portion de soir sera diffusée sur les ondes de Télé-Québec.

 

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