Dossier de presse de Michel Normandeau

Mademoiselle de Paris à la Place des Arts

Patrick Voyer, La Revue - Info 07, 19 avril 2012

Depuis que Michel Normandeau (ex-Harmonium) a présenté pour la première fois son spectacle musical Mademoiselle de Paris, il vit un conte de fée. Après le Théâtre de l'Île et quelques spectacles corporatifs, le voilà parti avec ses comparses pour la Place des Arts.

Michel a été invité dans la petite salle de la Place des Arts pour offrir, mercredi prochain, son magnifique spectacle basé sur les aventures de son grand-père à Paris. Une touchante histoire aux chansons immortelles et à la morale renversante.

Michel, Cendrine Despax (violon), Claude Naubert (guitare et direction musicale) et Daniel Bériault (basse et flûte) joueront devant quelques diffuseurs possiblement intéressés à programmer le show s'ils impressionnent suffisamment, comme ils ont d'ailleurs fait au Théâtre de l'Île. En fait, partout où le quatuor se produit!

 

Michel Normandeau à la Place des Arts

Rosanne Brais, Showbizz.net, 17 avril 2012

C’est lors des Week-ends de la chanson Quebecor que le conte musical «Mademoiselle de Paris» de Michel Normandeau sera enfin présenté sur la scène montréalaise, au Studio-théâtre de la Place des Arts, le 25 avril prochain.

L’ancien membre fondateur du groupe Harmonium remonte sur scène, accordéon en mains, accompagné de ses musiciens qui comptent Daniel Berriault (basse et flûte traversière), Claude Naubert (guitares) et Cendrine Despax (violon).

Après une série de 24 spectacles consécutifs à Gatineau en 2011, et ce en affichant chaque soir complet, l’auteur-compositeur-interprète est prêt à monter sur la scène montréalaise, afin d’y présenter une multitude de mélodies de la Ville Lumière, datant des années 20, 30, 50 et 70. Le tout enjolivé de parcelles de la vie de son grand-père.

 

Michel Normandeau reprend du service

Jean-François Brassard, Échos Vedettes, 10 au 16 mars 2012

Quiconque n'a pas vu Michel Normandeau depuis ses beaux jours avec Harmonium risquerait de le croiser sur le trottoir sans le reconnaître. La barbe et le cheveu long ont depuis longtemps été rasés, et il faut au journaliste un certain temps avant que son oeil ne s'y fasse. Après des décennies loin du studio et de la scène, celui qui a depuis pris sa retraite avec un album solo, Mademoiselle de Paris. À l'accordéon, s'il vous plaît!

Le parcours de Michel Normandeau est pour le moins singulier. Membre fondateur d'Harmonium avec Serge Fiori et Louis Valois, il a quitté le groupe en pleine gloire, après le légendaire spectacle du 26 juin 1976 sur le mont Royal. «Après trois albums, on était rendus à un tournant. Le trip était terminé et chacun est parti faire sa vie. Louis a ouvert un studio, Serge a travaillé avec Richard Séguin et je suis allé m'établir à Gatineau.» Jouer, un premier album solo, est sorti en 1979, mais a fait chou blanc.

À 62 ans, Michel Normandeau est tout sauf nostalgique. Lorsqu'on aborde cette époque, on a l'impression qu'il parle de son expérience au sein d'Harmonium comme s'il s'agissat de quelqu'un d'autre. Le détachement complet. Il reconnaît cependant: «Ça a été très intense. Le contexte social était particulier. Être musicien au Québec dans les années 70, c'était une vraie chance! Après le show sur la montagne, je me suis dit que ce serait difficile d'aspirer à autant d'intensité.» Fin de l'épisode Harmonium. Il n'a plus de contacts avec ses anciens potes. De toute évidence, son départ du groupe a été houleux et il n'est pas trop intéressé à aborder le sujet.

En hommage à son grand-père

Au début des années 80, Michel Normandeau déménageait ses pénates dans l'Outaouais, qu'il n'allait plus quitter. Après s'être fait oublier de la scène musaicale, il devenait consultant au secteur culturel de Patrimoine Canada, afin de travailler au développementet à la mise sur pied d'un programme d'aide à l'industrie du disque. «Durant un an et demi, je me suis promené à travers le Canada pour connaître les besoins de chacun. Ça a débouché sur le programme Musicaction, qui a super bien marché et qui est encore en vigueur. Chaque fois que je vois le logo de Musicaction sur un album, je ressens une fierté.»

L'année suivante, Normandeau se remettait à l'accordéon, lui qui en jouait pour le plaisir à l'époque d'Harmonium, et décidait de joindre l'utile à l'agréable. «De fil en aiguille, j'ai commencé à faire du bénévolat dans les centres pour personnes âgées de la région de l'Outaouais. Je leur jouais des airs qu'ils aimaient à l'accordéon. Parallèlement, je leur parlais de mon grand-père, que j'ai beaucoup aimé et qui a toujours été important dans ma vie. Petit à petit, le spectaclea pris de l'étoffe et il est devenu ni plus ni moins qu'un conte musical.»

Au départ, Michel Normandeau n'avait aucune stratégie et encore moins d'attentes. Il est le premier surpris de l'ampleur qu'a pris le projet qu allait porter le nom de Mademoiselle de Paris. Il n'était pas au bout de ses surprises. En septembre et octobre 2011, entouré de trois musiciens, il a donné pas moins de 24 spectacles à guichets fermés au Théâtre de Île, une salle de 120 places. «Ça m'a fait drôle de renouer avec la scène... J'avais le trac! Je l'ai encore, d'ailleurs.»

Du spectacle a été tiré un disque enregistré en studio. D'abord offert en salle, il l'est désormais chez les disquaires. On retrouve sur Mademoiselle de Paris, interprétées en versions instrumentales, des chansons françaises de la première moitiédu XXe siècle en plus de - eh oui! - Vert d'Harmonium.

 

Le retour inattendu de Michel Normandeau

Marc-André Joanisse, Le Droit, 6 mars 2012

Le disque Mademoiselle de Paris a été lancé la semaine dernière

Il y a 20 ans, Michel Normandeau ne songeait pas à un retour sur disque. Même pas il y a dix ans. Encore moins, il y a cinq ans.

C'était hier. C'était jadis.

Les choses ont changé. Drastiquement changé. Son nom est sur la jaquette d'un disque, Mademoiselle de Paris, où le musicien-chanteur a troqué sa guitare et sa voix pour l'accordéon.

Un retour inattendu, même chez ses proches. Tout a commencé dans les mois suivant sa retraite, en 2006.

«Je n'avais pas touché à un instrument de musique depuis 25 ans avant de sortir mon accordéon,a-t-il raconté. J'avais du temps et je voulais faire du bénévolat.»

De là, la brillante idée de faire le tour des foyers de personnes âgées de l'Outaouais et de proposer des airs de la vieille chanson française tout en racontant des souvenirs de son grand-père.

«J'en ai répertorié une cinquantaine dans Internet et j,ai fait le tour de la région. Je me suis retrouvé devant des groupes variant de 5 à 15 personnes. Les gens étaient attentifs et moi, j'ai repris goût à la musique.»

L'idée a fait son petit bonhomme de chemin, à l'image de toutes les bonnes idées. En 2009, Michel Normandeau s'est retrouvé au Café des artistes du secteur Buckingham.

«Je devais faire deux soirs et j'en ai finalement fait huit. C'est à partir de ce moment-là que je me suis rendu compte qu'il y avait quelque chose là. Je n'en revenais pas. J'avais donn7eacute; mon dernier spectacle solo, 1980, soit peu de temps après mon départ d'Harmonium. Dans ma tête, c'était terminé.»

Théâtre de l'Île

Oh, cétait loin d'être terminé. Encore une fois, le temps, ce cher temps, a bien fait les choses. À l'automne 2011, normandeau et ses musiciens ont fait 24 soirs à guichets fermés au Théâtre de l'Île. Ce n'est pas tout, il a écoulé 1 000 exemplaires du premier tirage de Mademoiselle de Paris, uniquement au théâtre municipal.

«Plus on donnait de spectacles, et plus je me rendais compte que ça dépassait mes espérances. J'ai envoyé un exemplaire de mon disque à un de mes amis, Georges Tremblay. Un soir, il s'est pointé au Théâtre de l'Île et il a capté notre spectacle avant de le montrer aux dirigeants de La Tribu, qui ont accepté de distribuer le disque.»

Mieux, le groupe est à concocter une tournée pour Mihcel Normandeau et ses musiciens, Cendrine Despax, Claude Naubert et Daniel Bériault, prévue cet automne.

«Tout s'est fait de façon naturelle. Oui, je suis un peu fébrile. J'ai 62 ans et il m'arrive une aventure complètement folle.»

Le disque, lancé la semaine dernière, regroupe 18 pièces musicales, inspirées par le grand-père du musicien.

Un homme fascinant. J'étais jeune quand mon père est décédé et il l'a remplacé. Un merveilleux conteur. Il est né en 1900 et il est décédé en 1995. Il a vécu le XXe siècle en entier. Mais, un jour, un incident est survenu entre lui et moii et on a été quelques années sans se voir ni se parler. On s'est réconcilié en 1974, aprés le deuxième spectacle d'Harmonium à la Place des arts quand il est venu me voir dans les coulisses. On peut parler de retrouvailles importantes.»

On lit les titres de Mademoiselle de Paris et on s'arrête à la 17e plage, Vert. Il s'agit bel et bien de la chanson tirée du deuxième album d'Harmonium, Si on avait besoin d'une cinquième saison.

La suggestion de l'inclure dans le disque a été celle de la directrce artistique du Théâtre de l'Île, Sylvie Dufour. «Je n'y avais jamais songé, mais elle m'a convaincu en me précisant qu'il manquait une décennie dans mon histoire, celle des années 1970. J'ai travaillé pendant un mois à trouver une rythmique à cette chanson. Je l'ai finalement découverte, un soir chez Claude Naubert.»

 

Michel Normandeau: le charme surranné des parfums du passé

Daniel Labonté, Blogue: Harmonium - Un fan parmi tant d'autres, 3 mars 2012

Michel Normandeau est comme la dernière soirée des Oscars, il est en mode nostalgie. Est-ce un pur hasard ? J’entends Neil Chotem me dire outre-tombe : Il n’y a pas de hasard ! Ce ne serait donc pas donc pas une coïncidence ces clins d’oeil nostalgiques tout autour. La conjoncture des astres est enlignée ainsi, comme elle a pu l’être lors de la création de L’heptade. Car rien ne laissait présager un retour sur disque pour l’auteur de Pour un instant, installé dans la région de l’Outaouais depuis plus de trente ans.

En fait, cela a commencé en 2006, je venais de prendre ma retraite, confie-t-il avec la même ferveur que celle du conteur qu’il est devenu. Je voulais faire du bénévolat. Et je me suis mis à jouer de l’accordéon, instrument que je n’avais pas touché depuis des années.

Justement, c’est curieux, l’instrument dont tu jouais le plus souvent c’est la guitare non ? Si je te disais que je me suis débarrassée de toutes mes guitares… Tu veux dire les guitares que tu utilisais à l’époque de Harmonium ? J’ai donné la guitare Martin que j’avais acheté à New York à mon neveu. Et les autres, je les ai vendues, parce que je ne les utilisais pas, mais pas du tout. Je ne crois pas que le neveu va s’en séparer de sitôt, qu’en pensez-vous ?

Il faut dire aussi que tu avais une manière assez spéciale de jouer de la guitare. C’était drôle de voir les fans s’approcher de la scène et essayer d’apprendre les accords. J’étais un gaucher qui jouait sur une guitare de droitier, sans changer l’ordre des cordes. Il y en a comme ça, en tout cas, moi j’ai appris de cette manière. Mais tu ne faisais pas de solo ? Non, c’est Serge qui faisait les solos.

Mais l’accordéon, est-ce comme la bicyclette, cela ne se perd pas comme on dit ? Pas du tout, j’ai dû suivre des cours, d’ailleurs j’en suis encore. Et ces temps-ci, j’en joue deux heures par jour. J’ai d’ailleurs ressorti mes cahiers de cours, les tous premiers que j’ai suivi en 1961. Cela demande de la discipline, crois-moi.

Et tout cela, c’est la faute de ton grand-père maternel ! Ben, c’est que je me suis mis à raconter sa vie, entre les pièces instrumentales que je présentais dans les petites résidences pour personnes âgées. Je voulais faire les petites maisons de retraite, parce qu’elles n’offrent pas d’activités comme les plus grandes. Et parler de mon grand-père les a captivés. J’y allais seul, parfois avec d’autres musiciens, mais j’ai élaboré petit à petit un concept, celui du conte musical Mademoiselle de Paris, une certaine Victorine. Comme mon grand-père est né en 1900 et qu’il est mort à 95 ans, c’est tout le siècle dernier que je faisais revivre à travers lui.

Mais, qu’est-ce qu’il avait de particulier ce grand-père ? Il a beaucoup voyagé. Il faut voir le spectacle. Je peux pas tout raconter. Il faut que j’en garde un peu pour ceux qui vont venir voir le spectacle. Mais disons que lorsque je parlais de lui, la réceptivité était incroyable. Un soir que j’avais été invité chez un ami pour une fête, je m’attendais à faire de la musique de fond, sans qu’on s’intéresse trop à moi. Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’on m’avait écouté sans dire un mot pendant une heure et demie. Et quand j’ai invité ma mère et deux de mes tantes à assister au spectacle, elles se tenaient la main durant le spectacle. J’ai eu le sentiment d’avoir touché quelque chose d’intense.

L’intérêt grandissant pour ces musiques et ses histoires, les événements font boule de neige. On l’invite à faire le Café des artistes à Buckingham deux soirs. Il va en faire sept. À l’automne 2010, il reçoit une autre invitation, celle de faire le Théâtre de l’île de Gatineau qui peut contenir 119 places. Il va y tenir l’affiche pendant 24 soirs. J’aurais pu en faire plus, mais j’ai préféré arrêter.

Idem pour un album qu’il édite en quantité limitée et qu’il vend lors de ses spectacles. J’étais en train d’écouler tranquillement les 1250 copies de mon premier tirage, quand Claude Larivée de la compagnie de disque La tribu.ca m’a offert de me joindre à son étiquette La factrie. J’ai donc retravaillé l’album. C’est là qu’arrive la Valse à 80. Claude voulait quelque chose de mon premier album solo.

Et pourquoi la Valse à 80 plus particulièrement ? Tu trouves l’explication dans mon spectacle. Elle a son rôle à jouer dans l’histoire. Et la question qui tue, pourquoi as-tu choisi de reprendre Vert plutôt que d’autres chansons de Harmonium qui aurait pu s’intégrer à ton histoire, je pense à Vieilles courroies entre autres ? D’abord, je me suis mis à parler non seulement de mon grand-père mais de moi aussi. C’est à travers mon grand-père que je me suis mis à parler de moi dans mon spectacle, mais j’avais occulté dans ce voyage dans le temps, toute une décennie. Et dans les chansons de Harmonium, celle qui s’est intégrée le mieux est Vert.

Quand j’ai repris Vert, je me suis dit : Ça y est ! Je l’ai ! J’ai appelé Claude Naubert et je suis allé lui faire entendre. Ce qui est drôle, c’est que Daniel Barriault, celui qui joue de la flûte sur cette reprise, est un fan de Pierre Daigneault. Il a eu le goût d’apprendre la flûte traversière, suite à l’écoute des Cinq saisons.

Tu as donc rejoint Pierre Daigneault. Il devait être surpris d’avoir de tes nouvelles. Écoute ! Je n’avais pas parlé à Pierre Daigneault depuis 1976. C’est incroyable ! Tu avais vraiment tourné la page sur Harmonium. Quand je passe à autre chose, je passe à autre chose. C’est la même chose pour mes années au Patrimoine canadien. Je suis très fier de ce que j’ai accompli, que ce soit Musicaction, un programme d’aide à la production musicale, ou TV5, où je me suis rendu jusqu’en Afrique pour parler de développement international de la francophonie, tout comme Mademoiselle de Paris en ce moment. Je ne suis pas une personne avec un plan de carrière bien précis.

Il ne faut donc pas voir dans ce retour sur disque et sur scène, autre chose qu’une suite de rencontres et de circonstances qui l’ont amené là où il est. Et c’est tant mieux !

Maintenant, comme on est sur un blogue de fans, allons-y avec des questions de fans !

Est-ce vrai que les paroles de Vert font référence au premier rayon de soleil ou au dernier lorsqu’il se couche ? Je n’ai aucun souvenir de la création des paroles de Vert.

Sur quelle pièce peut-on t’entendre jouer du dulcimer ? C’est dans Histoire sans paroles, dans la deuxième partie, cet instrument existe en deux modèles, un sur pied et l’autre qu’on tient comme une harpe, moi c’était ni, ni l’autre. Je le prenais sur moi et j’utilisais un crayon à mines pour glisser sur les cordes.

Que fais-tu en dehors de ta musique ? Une fois par mois, j’anime une chronique à la radio de Radio-Canada à Ottawa sur la chanson française. J’ai fait beaucoup de recherche sur la chanson française du siècle dernier. Je suis même allé à Paris chercher des livres.

La création de la chanson Lumières est assez spéciale, peux-tu nous en parler ? J’avais une maison à Rougemont. Un soir d’été, Serge a sorti sa guitare, a commencé à en jouer sur le balcon. Pierre Labonté, l’éclairagiste de Harmonium, se trouvait à vivre chez moi et a eu l’idée de lui tendre un micro et d’enregistrer cette ébauche de chanson que Serge marmonnait, il n’y avait pas encore de paroles d’écrites. J’ai aperçu au loin une lumière et c’est là qu’on a pensé à Lumières de nuit. Ce ruban, je l’ai encore.

Est-ce que tu prenais beaucoup de temps à écrire une chanson ? Cela a prit six mois avant que l’on soit satisfait de Pour un instant. Mais quand je regarde le résultat, je me dis que cela en a valu la peine.

Utilises-tu le même accordéon qu’à l’époque de Harmonium ? C’est le même, un accordéon de marque Guerrini, mais j’aimerais bien en utiliser un d’un fabricant en Italie qui s’appelle Castel-Finaldo, qui donne des sons que je n’ai pas avec celui-ci. Un accordéon c’est très physique, c’est comme un poumon, pas facile d’en jouer.

Et quand pourra-t-on te voir dans le reste du Québec ? D’après moi, cela devrait déboucher en septembre prochain, mais je m’y consacre entièrement.

Et la question ultime que tous les fans se posent : C’EST POUR QUAND LA SORTIE DU COFFRET DVD ? Malheureusement, je n’en sais rien. J’ai entendu parler de ce projet, mais je me désintéresse totalement de où on en est rendu et pourquoi.

Enfin, aimes-tu ce blogue ? C’est vraiment bien ton blogue. Il y a beaucoup de travail là-dedans.

Voilà c’est terminé, en espérant que cette entrevue vous ait plu. Ceci dit, je vous laisse sur une version écourtée de la Cinquième saison jouée à l’accordéon et avec violon, comme pour le conte musical de Michel, mais sur l’album Hommage à Fiori. Manquerait juste la clarinette de Pierre Daigneault, on sait jamais…

 

 

Michel Normandeau: loin d'Harmonium

Jean-Christophe Laurence, La Presse, 18 février 2012

Jean-Christophe Laurence, La Tribune, 22 février 2012

On ne pourra pas accuser les anciens membres d'Harmonium de faire de la surexposition médiatique. Parlez-en à Serge Fiori, qui n'en finit plus de se laisser désirer. Et parlez-en à Michel Normandeau, qui fait un improbable retour sur disque... après un silence de plus de 30 ans.

«Je n'ai jamais eu l'impression d'être parti. Mais c'est vrai que j'avais complètement changé de vie», admet le principal intéressé, rencontré pour la promo de Mademoiselle de Paris.

Changé de vie? C'est le moins qu'on puisse dire.

Après son départ d'Harmonium et l'échec de son premier album, Michel Normandeau a quitté Montréal et abandonné la musique. C'était en 1980. Pendant 25 ans, il n'a pas touché un seul instrument. Ce qui ne l'a pas empêché d'évoluer dans le secteur culturel. Devenu haut fonctionnaire à Ottawa, l'ancien hippie a notamment participé à la création du programme Musicaction (aide financière pour les musiciens) avant de passer chez TV5, où il s'est occupé du développement international.

L'ancien d'Harmonium a retrouvé la piqûre de la musique après sa retraite, en 2006.

Accordéon sous le bras, il a d'abord fait la tournée des résidences du troisième âge, avec son bagage de vieilles chansons françaises. «Je voulais faire du bénévolat», dit-il.

Puis l'affaire est devenue plus sérieuse. De fil en aiguille, le tour de chant est devenu un concert, qui s'est lui-même transformé en un «conte musical», basé sur la vie de son grand-père. Il a présenté son spectacle dans une petite salle de Buckingham, puis au Théâtre de l'Île à Gatineau. Le show a tellement bien marché que l'étiquette La Factrie (Charbonniers de l'enfer) lui a offert d'en faire un disque.

Pas de nostalgie

On comprendra, bien sûr, que Mademoiselle de Paris n'a rien à voir avec les Cinq saisons d'Harmonium. Aussi vrai qu'il a changé de vie, l'auteur de Pour un instant n'est plus du tout dans le son «prog-folk» et le trip ésotérique des sept niveaux de conscience. À l'exception de Vert et de Valse 80, deux rescapées de ses années «grano», l'album contient surtout des reprises de vieilles chansons françaises jouées à l'accordéon, comme Petite fleur, L'hymne au printemps, Froufrou et Sous le ciel de Paris.

La saveur nostalgique est indéniable. Mais les fans d'Harmonium achèteront-ils? Ça, c'est une autre histoire.

Michel Normandeau ne semble pas s'en faire. À 62 ans, toutes ses dents mais plus tous ses cheveux, le musicien a surtout voulu se faire plaisir. Il ne renie pas ses quatre années au sein d'Harmonium, au contraire. Mais au risque d'en décevoir certains, il se dit peu intéressé par ce qui concerne son ancien groupe. Parti de la formation en claquant la porte («une grosse prise de bec», lâche-t-il, visiblement peu enclin à aller dans le détail), le musicien n'a pratiquement gardé aucun contact avec ses anciens partenaires, sauf pour d'exceptionnelles raisons, comme cette atroce minisérie de 2003, où son personnage, tout particulièrement, n'était rien de moins que grotesque. De fait, il ne savait même pas que TVA préparait un coffret sur l'histoire de la formation (d'ailleurs, où en est-on avec ce projet, annoncé il y a bientôt trois ans) et vient tout juste d'apprendre que le bassiste Louis Valois se remettait d'un traitement de chimiothérapie.

«On est tous rendus ailleurs, dit-il, à la fois direct et diplomate. Chacun fait sa vie. On se parle par email quand il faut. C'est correct comme ça.»

Sur une autre note

Oui, il semble assez clair que son époque Harmonium lui est sortie par les oreilles. Et qu'il a encore un drôle de goût dans la bouche. Le fiasco de son album solo Jouer, en 1979, n'a sûrement pas aidé. Et encore moins cette critique assassine du Devoir, où Nathalie Petrowski l'avait comparé à un mollusque. «Les attentes étaient énormes, je ne pouvais que décevoir», dit-il en revenant sur cette période. «Le disque a couvert ses frais, mais je n'avais plus une cenne. Quand mon gérant m'a dit qu'il faudrait que je paye 5000$ pour partir en tournée, j'ai décidé de laisser faire.»

Michel Normandeau n'avait donné qu'un seul spectacle. C'était à Ottawa. Après le concert, il a rencontré une fille... et n'est jamais reparti, trop heureux de retrouver enfin l'anonymat, «loin du milieu musical montréalais» et du blues post-référendaire.

Trente ans plus tard, il y revient par une autre porte. Et un autre genre de musique. Il n'y avait pas d'attentes. Il ne pourra pas décevoir. Dates de concert à confirmer.

 

Album Mademoiselle de Paris: Michel Normandeau renoue avec l'accordéon

Pierre O.Nadeau, Journal de Québec, 15 février 2012

Quarante ans après la création du groupe Harmonium, le cofondateur Michel Normandeau refait surface… tout en accordéon!

C’est en 1972 que la rencontre entre Michel Normandeau et Serge Fiori allait aboutir à la grande aventure d’Harmonium.

Après cette épopée, qu’il a quittée avant terme, le musicien, à qui on doit Pour un instant, a vécu diverses expériences. Il s’est d’abord retrouvé associé dans un studio d’enregistrement; puis, à l’emploi de Patrimoine canadien, il participera à la mise sur pied de programmes de financement pour l’industrie du disque, comme Musicaction et Factor.

Durant les années 1990, il travaillera au développement international de la chaîne TV5, ce qui l’amènera à un long séjour de deux ans à Paris. « J’ai toujours adoré Paris », exulte le musicien qui ignorait alors que son amour pour la Ville Lumière allait l’amener à vivre une autre grande aventure – non préméditée : celle de la création d’un album consacré à des « chansons éternelles », recolorées en versions instrumentales, avec accordéon, cordes et guitares.

Les personnes âgées

« Je n’avais pas touché à l’accordéon depuis 25 ans… », raconte Michel Normandeau, qui, en 2006, renouait avec l’instrument pour le simple plaisir d’aller divertir bénévolement des personnes âgées en résidence, « surtout les petites résidences, qui ne recevaient jamais la visite de musiciens… », dit-il.

Sans s’y attendre, Michel Normandeau a la surprise de se retrouver en scène dans son patelin de l’Outaouais. Le public savoure ses interprétations musicales en quatuor de grand succès français, comme Sous le ciel de Paris, Sous les ponts de Paris, Valentine, Frou-Frou, Hymne à l’amour, Le temps des cerises… tous des airs qu’on retrouve sur son nouvel album Mademoiselle de Paris qui sera disponible dès mardi.

18 chansons éternelles

L’album, qui aligne 18 classiques, y va même d’un clin d’œil «Vert » à Harmonium.

« En spectacle, j’ai eu l’agréable surprise de voir les gens fredonner des paroles sur nos grands airs de la chanson française », nous dit le musicien, qui n’a pas cru nécessaire d’ajouter des paroles aux versions instrumentales de l’album.

Mais, en spectacle, au cours d’une éventuelle tournée du Québec, Michel Normandeau fera valoir son talent de conteur, en racontant des histoires reliées à son grand-père dans ce qu’il présentera comme un conte musical inspiré de Mademoiselle Paris.

 

Bouleversante Mademoiselle de Paris

Patrick Voyer, La Revue de Gatineau, 18 septembre 2011

Je reviens de voir ton spectacle au Théâtre de l'Île, en plein ensoleillé dimanche après-midi. Te dire… comment tu m'as touché avec Mademoiselle de Paris… Tellement, que je brise les conventions et t'écris cette «critique», qui ressemblera davantage à une lettre de remerciements. Ce que les grands sachems du journalisme en pensent, je m'en fous.

Ce n'est pas tous les jours qu'on assiste à un conte musical comme le tien. C'est rare qu'on se sente aussi près d'un artiste, qu'il nous est si familier. Malgré que la première et seule fois que nous nous sommes croisés, nous étions assez proches, tu te souviens.

Finale régionale de Cégep en spectacles il y a trois ou quatre ans, nous étions juges. Quelle chance j'avais : passer ma soirée avec le grand Michel Normandeau, membre-fondateur d'Harmonium, un de plus grands groupes de la courte histoire du Québec. Au fil de notre conversation, j'avais appris qu'après cette grande aventure progressive, tu avais pratiquement disparu des projecteurs et que tu venais de prendre ta retraite du gouvernement! Mais si tu as choisi il y a plusieurs années de prendre ça mollo musicalement, ton oreille, ton flair, ce soir-là, ont été magistraux ; ton coup de cœur, Pierre Giroux, l'a emporté. Et pas seulement à la finale régionale, mais à la nationale. Grâce à toi, car tu as fait pencher la balance pour ce talentueux guitariste, en connaisseur des cordes que tu es, ce jeune homme pourra suivre tes traces.

Et là, quelques années plus tard, nous nous recroisons au Théâtre de l'Île, le mercredi 14 septembre, pour le lancement du disque tiré du spectacle Mademoiselle de Paris que tu présentes… à ta grande surprise, armé de ton accordéon durant un mois! J'apprends alors de la bouche de ton directeur musical et guitariste, Claude Naubert, que tu as commencé ta carrière de musicien avec cet instrument folklorique, pas avec celui qui te rendra célèbre.

Nous jasons ensuite de la genèse de ton concept. Tu me racontes que tu as eu l'idée un jour d'aller jouer de la chanson bénévolement dans des résidences de personnes âgées pour ton et leur plaisir. Et tu m'apprends que de fil en aiguille, la réaction des gens était si forte, que tu as ressenti le besoin d'étoffer ton show. Tu te mets alors à partager les souvenirs de ton grand-père, dont tu tais le nom et qui est mort à 95 ans. Ce grand mélomane et amoureux de Paris, romantique devant l'éternel qui t'a marqué au fer rouge. Et un jour, celle qui deviendra ta metteure en scène, Sylvie Dufour, est si touchée par ta performance en quatuor qu'elle t'invite chez elle, au Théâtre de l'Île, afin que ce projet modeste devienne un conte sortant des sentiers balisés. Toi, tu n'es pas certain de comment tout cela va sortir, car tu es avant tout musicien, pas homme de théâtre ni conteur.

Je garde donc l'esprit ouvert grand comme la Tour Eiffel et te promets d'y être, d'aller t'entendre, toi et tes complices: le souriant Claude Naubert, Cendrine Despax (magnifique et encore si jeune violoniste) et le sympathique caméléon de la basse, Daniel Berriault. Ce que j'ai fait cet après-midi avec l'idée d'écouter de la chanson française saupoudrée d'anecdotes de ton grand-père… Car c'est ainsi que tu nous as présenté ton spectacle.

J'en ressors à peine, Michel, et Mademoiselle de Paris est tellement plus que ça! Te dire comment le mélomane en moi a été transporté et charmé, comment le passionné naïf que je suis a été ébranlé… Te dire…

Si c'était seulement la musique. Les classiques que vous interprétez avec tant de brio sont encore meilleurs sous votre coupe, car ils sont amenés de fantastique façon. Si tu avais peut-être peur au début de ton aura scénique, de la manière dont tu apporterais le ciment à cet édifice en compagnie de Sylvie Dufour, je peux t'assurer que tu t'en sors bien.

Dès les premières minutes, nous t'écoutons, car tu ne joues pas un rôle. Tu es le petit-fils de ton grand-père, celui qui a grandi absorbé par ses histoires d'avant et d'après guerre, ses péripéties musicales, familiales et amoureuses. Tu es encore touché par cet homme que «tu as tant aimé et qui t'a tant aimé en retour» (tu sauras de quel film est tirée cette superbe ligne) et nous le ressentons. Tu as vécu ses histoires et tu nous les transmets avec tant de délicatesse, d'humour et d'humilité, que le bouleversement est inévitable. Nous reprenons goût à la vie si nous la détestions, nous regagnons l'envie d'aimer, de rêver, d'apprécier chaque note et chaque minute que l'existence nous offre.

De penser que ton concept de départ soit devenu ce vibrant hommage à l'amour, à la musique et à la vie, est hallucinant. Je n'étais pas avec toi dans cette résidence de Buckingham lors de ton premier concert privé, mais je sais où j'étais cet après-midi. Et je m'en souviendrai longtemps.

Mademoiselle de Paris est sans contredit un point d'exclamation de cette rentrée culturelle à Gatineau et un des plus beaux spectacles de ces dernières années à avoir été conçu entièrement dans la région.

Merci, Michel Normandeau.

 

Un voyage au pays de la nostalgie

Maud Cucchi, Le Droit, 16 septembre 2011

Pari amplement gagné pour le conte musical de Michel Normandeau, mis en scène par Sylvie Dufour au théâtre de l'île. Les retrouvailles de l'ancien membre fondateur d'Harmonium avec son public, lors de la première mercredi soir de Mademoiselle de Paris, étaient aussi l'occasion de renouer avec un répertoire éminemment rétro. Voyage au siècle dernier, dans une Ville Lumière où les âmes fascinées goûtaient, toutes ouïes, à la douceur de vivre parisienne et s'enivraient au son de l'accordéon. Émotions et frissons garantis.

Entre les mains du musicien-conteur accordéoniste, l'instrument s'est étiré entre les générations, ondoyant entre les airs qui ont bercé la vie de son grand-père, cet "homme du siècle" né en 1900, et des compositions plus récentes de son cru. L'influence de l'un sur l'autre est prégnante et l'on s'abandonne sans résistance aux mélodies d'hier jouées avec beaucoup de dextérité et qui semblent toujours familières aujourd'hui.

Soin et sobriété

Jusqu'au 15 octobre, le petit théâtre municipal se met à nu. Pour Mademoiselle de Paris, il soulève son rideau et fait tomber le décor sur le charme habituellement caché de ses murs de pierres apparentes. Sans falbalas de titi parigot ni froufrou à la mode de Paname, la mise en scène de Sylvie Dufour reste habilement modeste ; une discrétion toute calculée pour ne rien perdre de l'ivresse des mots si poignants de Michel Normandeau. Bien plus poignants que le baiser à pleine bouche qui se glissa maladroitement dans les projections vidéos d'ambiance...

« Atmosphère, atmosphère... » de premiers gramophones grésillants, de bals musette et autres guinguettes, le quatuor, rejoint par Daniel Berriault (basse et flûte traversière), Claude Naubert (guitares) et Cendrine Despax (belle présence au violon qu'elle fait danser), exécute tout en finesse des arrangements simplifiés mais efficaces.

On se souvient de Mon amant de St-Jean, amorcé avec beaucoup de délicatesse à la guitare seule, de ces voix qui en choeur se sont élevées un trop bref instant et qu'on aurait volontiers voulu entendre pousser la chansonnette un peu plus, et aussi du bruitage impayable de l'avion à hélices au décollage vers le vieux continent, le tout enveloppé de la généreuse tendresse de Michel Normandeau.

Parce que la dextérité - encore fragile et d'autant plus touchante le soir de la première de l'accordéoniste -, consiste précisément à rendre hommage à la mémoire de nos grands-parents, avec une retenue, une simplicité loin de tout effet de style.

Et c'est véritablement dans les silences du conteur, maîtrisés au métronome, que se glisse toute une dimension émotionnelle, vivante et vibrante derrière le personnage du jeune amoureux, de sa douce Victorine et de leur double vie sous les toits de Paris au siècle dernier.

On repartira volontiers avec l'un des albums du spectacle sous le bras, histoire de prolonger chez soi ce doux voyage au pays de la nostalgie.

 

Mademoiselle de Paris prend racine au Théâtre de l'Île

Patrick Voyer, La Revue de Gatineau, 14 septembre 2011

C'est tout un conte de fée parisien que vit présentement l'ex-Harmonium Michel Normandeau...

Ce qui ne devait être qu"un simple projet musical à jouer dans les résidences de personnes âgées, a pris des proportions gigantesques pour lui.

«J'ai commencé ça il y a trois ans, bénévolemment, car je suis à la retraite du fédéral depuis 2006. À ma retraite, j'ai ressorti mon accordéon (son premier instrument, avant la guitare) et je me suis décidé à aller donner des spectacles dans de petits foyers, car les gros foyers ont des infrastructures pour ça», explique-t-il.

De Gatineau à St-André-Avellin, le musicien se met à faire revivre les belles années de Paris et de la chanson française aux spectateurs. «De fil en aiguille, des gens ont entendu parler du show, un de mes amis m'a demandé d'aller faire le how chez lui et l,an dernier, j'ai décidé de le faire au Café des artistes de Buckingham. Je devais donner que deux soirs... j'en ai fait sept!» Michel Normandeau prend alors une pause pour analyser le parcours surprenant de son spectacle et, un beau soir à Chelsea lors d'une soirée privée, tout bascule.

il y avait dans la petite foule une certaine Sylvie Dufour, directrice artistique du Théâtre de l'Île, qui tombe sous le charme. Elle ne fait ni un ni deux et offre à Michel de mettre en scène ce si beau conte musical. C'est elle qui lui demandera aussi de coucher sur papier ce conte qu'il livrait à chaque soir, sans texte préparé. «Ça m'a forcé à structurer un peu plus l'histoire, avoue-t-il. Mais pour moi, ça demeure un conte.»

L'évolution

Au début, Michel Normandeau ne faisait que jouer des chansons françaisesen racontant quelques histoires, notamment sur les voyages de son grand-père, mais sans fil conducteur clair. Ce n'est qu'après quelques représentations qu'il se rend conpte que les histoires fascinent le public autant que la musique... Son grand-père prend donc une place prépondérante dans le show et Michel se rend compte qu'il a plus qu'un simple spectacle musical entre les mains. Son père est mort jeune et son grand-èrea pris une grande place dans sa vie. Il lui faisait des récits de ses voyages et ceux de Paris, ponctués d'une histoire d'amour, ont toujours été très présents dans sa mémoire. «Moi, je trouvais ça drôle qu,autre chose et c'était sans conséquence autre que faire plaisir aux gens âgés, confie Michel. Toutes les parties narrées du spectacle sont donc des souvenirs romancés. Il a puisé dans son imaginaire et a été inspiré par les réactions des gens. Il espère maintenant que ce vent d'enthousiasme qu'il porte avec par Cendrine Despax (violon), Claude Naubert (guitare et direction musicale) et Daniel Bériault (basse et flûte) continuera de souffler.

Un disque

Mademoiselle de Paris est non seulement devenu une production «théâtrale», mais aussi un album! Le disque contenant 18 chansons a été lancé ce midi, juste avant la première représentation de ce soir.

Le disque a été gravé en quantité limitée, donc numréroté, comme album souvenir. Des 23 chansons d'origine, 18 sont demeurées. Michel Normandeau s'est offert les services cet été d'une imposante équipe technique, dont le mixeur très en vue à Montréal, Éric Tessier. Le résultat, il en est heureux, respecte l'esprit du spectacle.

 

Paris, je t'aime

Jean-Thomas Tremblay, Voir, 8 septembre 2011

Enflammé, Michel Normandeau s'apprête à égayer la scène du Théâtre de l'Île au moyen de Mademoiselle de Paris, un conte inspiré des nombreuses péripéties parisiennes que lui a relatées son grand-père.

"Je suis un amoureux de Paris!" s’exclame Michel Normandeau, à mi-chemin d’un entretien au courant duquel il n’économisera pas les superlatifs pour traduire la passion qui l’habite. Cette ferveur n’est pas étrangère à celle qui animait son grand-père, un voyageur chevronné dont les souvenirs de voyages dans la capitale française ont fait l’objet de plusieurs confidences ayant modelé un lien privilégié entre les deux hommes. Mademoiselle de Paris, que met en scène Sylvie Dufour, dévoile la synthèse des échanges entre un Parisien de coeur et un jeune homme qui allait le devenir.

Révélé au public au sein de la légendaire formation Harmonium, le musicien a choisi de s’armer d’un accordéon afin d’attaquer de nouveau la scène, après plusieurs années passées à oeuvrer dans la fonction publique. "En quittant le fédéral, je cherchais à me lancer dans une activité bénévole. J’ai commencé à trimbaler mon instrument dans de petits foyers de 7 à 15 personnes âgées, et j’ai rapidement constaté l’intérêt que mon public portait aux histoires de mon grand-père", relate Michel Normandeau.

Après une menue représentation au Café des artistes de la Lièvre, à Buckingham, la direction du Théâtre de l’Île a manifesté son désir de transposer l’oeuvre dans un contexte plus ambitieux, bonifié de trois musiciens additionnels. Le créateur s’esclaffe: "Je n’avais jamais envisagé de présenter mon conte à cette échelle, mais je me suis dit: "Pourquoi pas?""

Michel Normandeau signe une chronique mensuelle sur la chanson française à l’émission Divines tentations, sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada. "Les récits de mon grand-père ont nourri mes interventions qui, elles, m’ont aidé à structurer mes recherches en vue de l’écriture du conte", explique l’artiste.

Une gestation organique, donc? "En quelque sorte", constate Michel Normandeau, qui lancera, quelques heures avant la première, un album inspiré du spectacle. Tirée à 1250 exemplaires numérotés, la galette s’annonce comme un incomparable agent de bord pour quiconque désire suivre l’audacieux créateur dans son périple.

 

Audio • Vidéo

98,5, Puisqu'il faut se lever (À partir de 9:00), 24 février 2012
http://www.985fm.ca/audioplayer

CHOI Radio X, Le Show du matin, 20 février 2012
http://rms.radiox.com/player

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