Dossier de presse de Patrick Norman

Entrevue

Sylvain Ménard, 98,5 FM, 2 janvier 2015

Partie 1

Partie 2

 

Patrick Norman

Patrick Delisle-Crevier, 7 jours, 14 novembre 2014

Votre nouvel album se nomme Après la tombée du rideau. Pourquoi ce titre?

C’est d’abord une chanson de l’album écrite par mon bon ami Bourbon Gauthier. Cette chanson parle de mon alter ego Yvon Éthier. L’homme que je suis quand Patrick Norman n’est pas sur scène, après la tombée du rideau. Un homme qui a toujours su se faire petit pour laisser la place au chanteur. C’est très Dr. Jekyll et Mr. Hyde mon affaire!

Que dire de ce 29e album?

Il représente simplement la somme de qui je suis aujourd’hui, 30 ans après le succès de Quand on est en amour et 45 ans après le début de ma carrière. Avec ce disque, j’explore plusieurs pans musicaux avec des collaborateurs de talent, dont Bourbon Gauthier, Francine Raymond, Nelson Minville et plusieurs autres. J’ai aussi eu un beau coup de cœur pour Samuel Joly, le réalisateur de l’album, qui a donné à ma musique un son nouveau.

De quoi aviez-vous envie de parler avec ce disque?

J’ai l’impression que tout va très mal dans le monde; j’ai eu envie de faire des chansons d’amour et de bonheur. Des textes qui laissent croire à l’idée d’un monde meilleur. J’aime chanter des chansons positives qui permettent d’oublier un peu.

Qui est Patrick Norman en 2014?

C’est un homme heureux et comblé qui est très excité par ce nouvel album, dont il est très fier. En 2015, ce sera la tournée, et je vais retrouver le public avec mes nouvelles chansons... et j’ai très hâte. Ça va bouger.

Avec le recul, quel regard portez-vous sur vos plus grands succès?

Je les porte tous encore en moi et ils sont toujours d’actualité. Jamais je ne vais me lasser de les chanter.

 

Entrevue

Émilie Perreault, Artv studio, ici artv, 5 novembre 2014

www.ici.artv.ca

 

Patrick Norman présente : Après la tombée du rideau

Miriam Vézina, Québecspot Média, 30 octobre 2014

En début de soirée, Patrick Norman a déclaré que « faire un lancement, c’est quelque chose de spécial et énervant ». Après 15 ans sans lancement proprement dit, la grande figure du country a fait les choses en grand ce jeudi 30 octobre au National. En plus d’inviter son public gratuitement à fêter l’occasion avec lui, le spectacle était retransmis en direct sur Internet.

Après la tombée du rideau est le 29e album en carrière de Patrick Norman. Au travers de celui-ci, l’artiste survole l’étendue de ses 45 ans de carrière grâce à une dizaine de compositions originales. Ce nouvel opus est bien différent des autres. Contrairement à son habitude, Patrick a confié l’écriture de certains textes à d’autres compositeurs, dont Bourbon Gautier, Francine Raymond et Nelson Minville. Paul Daraîche est épaté par le résultat, mais pas surpris. « Il a choisi des plus jeunes, d’autres auteurs-compositeurs. Ce n’est vraiment pas comme d’habitude. Mais c’est très bon, comme toujours! Il a osé aller sur un autre chemin et à son âge c’est quelque chose! », s’est esclaffé celui qui est son complice depuis maintenant plus de 40 ans.

Le spectacle a attiré une grande foule au National, et le public n’a pas été déçu de sa soirée. Dès les premières chansons, Patrick Norman a su imposer son style bien personnel et son énergie débordante. Le chanteur était entouré de 9 musiciens et la soirée était une véritable fête où tout le monde dansait, chantait et souriait allègrement, autant sur scène que dans la salle. Présente comme amie et admiratrice, la chanteuse acadienne Lisa LeBlanc n’aurait manqué ce lancement pour rien au monde : « Pat, je l’ai rencontré quand on a fait Pour l’amour du country il y a deux ans. C’est comme un vétéran, une présence très forte dans la musique au Québec et dans le country. Je connais bien son band, qui est un band de fou, et j’ai hâte de voir ce que ça va donner le mélange des deux! »

Durant la soirée, Patrick Norman a présenté l’intégralité de son nouvel album. Le public a pu y découvrir de nouveaux titres qui deviendront probablement de grands succès, tels Viens danser, Quand elle laisse tomber ses cheveux et Tous nos départs. Un autre titre a particulièrement attiré l’attention des spectateurs, la chanson Tout simplement. À ce sujet, le chanteur a souligné que la musique c’est une passion, mais c’est aussi une affaire de famille : « Cette chanson, je suis très fier de la faire. Ça fait longtemps qu’elle a été écrite, et elle a été écrite par ma fille, Isabelle. Le message, c’est tout simplement de lâcher prise, de vivre heureux ».

Ce nouvel album réinvente complètement le style de l’artiste, son country, grâce à des sonorités un peu plus jazz, parfois un peu plus planantes. Autant le public actuel de Patrick Norman que les nouvelles oreilles y trouveront leur plaisir grâce à la voix puissante du chanteur, ses textes émouvants et son plaisir contagieux : « J’ai eu du fun comme un gamin et j’espère que ça sera le cas pour vous aussi! », a-t-il déclaré.

Les spectacles pour Après la tombée du rideau débuteront en février prochain et l’album est maintenant disponible. Pour plus d’informations sur l’artiste : www.patricknorman.ca

 

Entrevue

Véronique Cloutier, Le Véro Show, Rythme FM, 29 octobre 2014

www.rythmefm.com

 

Patrick Norman célèbre en grand 45 ans de carrière

Valérie Roberts, En Vedette, 29 octobre 2014

Le 29e disque de Patrick Norman est désormais disponible dans les magasins et en téléchargement… Et oui, vous avez bien lu, c’est un 29e disque en carrière qu’il nous offre!

C’est donc en nous gâtant avec Après la tombée du rideau que l’un des chanteurs chouchous du Québec souligne son 45e anniversaire de carrière. Et pour l’occasion, il a décidé de réinventer son style.

Pour se faire, il s’est entouré de jeunes musiciens de talent comme le claviériste François Lafontaine, Marie-Pierre Arthur et Marilou, pour ne nommer que ceux-là. Il lancera ce nouvel opus ce jeudi, le 30 octobre, avec une prestation où il nous offrira toutes les pièces du disque.

Mais si vous ne pouvez pas vous déplacer, pas de soucis, il a pensé à vous puisque le spectacle, mis en scène par Brigitte Poupart, sera diffusé en direct sur sa page Facebook dès 18h.

Réalisé par Samuel Joly, le disque Après la tombée du rideau a réunit des auteurs et des compositeurs autour de la musique folk country de Patrick Norman. Les pièces ont donc été écrites et composées par celui qui souligne ses 45 ans de carrière, mais aussi par Bourbon Gautier, Francine Raymond, Belson Minville, Yves Desbiens, sa fille Isabelle Éthier et Christian Péloquin.

 

Entrevue

Émilie Perreault, 98,5 FM, 29 octobre 2014

www.985fm.ca

 

Entrevue

Marina Orsini, Rouge FM, 28 octobre 2014

www.montreal.rougefm.ca

 

Entrevue

José Gaudet, Mario Tessier & Richard Turcotte, Les Grandes Gueules, NRJ 94,3 FM, 28 octobre 2014

www.montreal.radionrj.ca

 

Entrevue

Jean-François Baril, Chéli Sauvé-Castonguay & Alex Perron, Ça commence bien!, V Télé, 28 octobre 2014

www.vtele.ca

 

Entrevue

Catherine Perrin, Médium large, Ici Radio-Canada Première chaîne, 28 octobre 2014

www.ici.radio-canada.ca

 

PATRICK NORMAN LANCE SON 29E ALBUM : APRÈS LA TOMBÉE DU RIDEAU

Rythme Fm, 28 octobre 2014

L'album, Après la tombée du rideau, qui marque son 45e anniversaire de carrière, sera lancé ce jeudi avec une diffusion en direct sur le web, via la page Facebook de Patrick

Entouré de jeunes musiciens tels que François Lafontaine, Marie-Pierre Arthur, Richard Beaudet, Guillaume Doiron, Joe Grass, Daniel Hubert, Jean-Benoît Lasanté, François Plante, Marilou et Jocelyn Tellier, Patrick Norman réinvente son style, son folk, son country.

Patrick Norman soulignera ses 45 ans de carrière ce jeudi 30 octobre au National (1220, rue Ste-Catherine Est) à 17h et l'entrée est gratuite. Une prestation – mise en scène par Brigitte Poupart – incluant toutes les pièces de l’album sera présentée dès 18h et sera également diffusée en direct sur le web, via sa page Facebook.

 

«J'avais besoin de sang neuf»: Patrick Norman présente son 29e album (ENTREVUE)

Jean-François Cyr, Huffington Post, 28 octobre 2014

Patrick Norman est une sorte de monstre sacré dans le milieu de la musique québécoise. Pour preuve, des jeunes musiciens talentueux de la trempe de Joe Grass, François Plante, Jocelyn Tellier ou encore François Lafontaine ont collaboré avec l’homme de 68 ans pour mettre au monde un 29e album au country rafraichi intitulé Après la tombée du rideau. Rencontre.

Dans une chambre d’hôtel de la rue Berri, à Montréal, le mélodiste exceptionnel, l’homme au picking de feu, le payer, le champion du country délicat est entièrement là, avenant, énergique, convaincu. Il a par ailleurs laissé tomber son traditionnel bandeau pour présenter son étincelant crâne dégarni. Patrick Norman a la fougue d’un jeune homme de 30 ans.

Après les présentations d’usage, il s’assoit sur un divan brun-beige au carrelage un peu vétuste. Ça se poursuit, l’homme a les yeux qui brillent… Visiblement, il a bien hâte de proposer à ses amateurs le fruit de son travail, qui s’étend maintenant sur plus de 45 années. Pourquoi toute cette fébrilité? Ça s’explique en grande partie en raison du léger vent de changement. L’artiste a revampé la façade de son large répertoire, comme si le proprio avait rafistolé son édifice avec engouement. Pour y parvenir, Patrick Norman « s’est payé un trip » avec de jeunes talents qu’il surnomme affectueusement « les Cochons Sales ».

« J’étais rendu là. J’avais le goût d’aller ailleurs. J’ai commencé à travailler avec Sam (Samuel Joly, 28 ans, réalisateur du disque) v’là peut-être deux ans. On a fait un projet ensemble concernant une de mes pièces composées en anglais… Ce n’est pas sorti encore. Je ne sais pas quoi faire avec ce morceau. C’est très R’n’B (nous pourrons d’ailleurs entendre sur le iPhone de M. Norman la très jolie maquette). Du style d’Al Green. Ça peut ressembler un peu à l’esprit de la chanson On dépend l’un de l’autre du nouvel album, avec ses instrumentations rythmées (wurly, orgue, guitares, basse, batterie, percussions) et son saxophone baryton. En tout cas, Samuel m’a permis de rencontrer son entourage de créateurs… »

Aux dires de Patrick Norman, ces musiciens se connaissent et ça se sentait à l’enregistrement de l’album au studio Pierre Marchand. « Ils réalisent différents projets, Ils travaillent ensemble à l’occasion, ce sont des gars qui sont habitués de jouer ensemble. Ils ont une belle symbiose. Ils sont hot ! Tout a été joué en même temps durant le studio. Presque pas d’overdubs, c’était sur le moment. Toute la magie est là, dans ce noyau qui m’a fait capoter. »

« J’ai mis ma musique dans les mains de ces jeunes-là et j’ai eu beaucoup de fun, ajoute-t-il. Je leur ai dit de m’amener quelque part. Je voulais m’amuser. J’avais besoin de sang neuf. J’ai eu peur desfois, parce que je ne voulais juste pas perdre mon public. Mais pas grave, let’s go. Je pense qu’on a réussi à garder qui je suis tout en réussissant à élargir mon stock. »

Oser au naturel

En effet, Après la tombée du rideau est une proposition un brin plus audacieuse. Sans se dénaturer, Patrick Norman à fait de la place aux idées nouvelles, aux airs du temps. La voie est toujours balisée de drapeaux country (à commencer ce timbre de voix singulier qui évoque parfois le gospel), mais le genre est définitivement revigoré par des arrangements différents et légèrement plus énergiques, comme en fait foi la chanson-titre de l’album sur laquelle les instruments joués de manière délicate mettent en valeur le texte de son fidèle comparse Bourbon Gauthier.

La tombée du rideau, vraiment ?

« Non, ce n’est pas un symbole de la fin de ma carrière (rires). La chanson parle de mon alter ego, en fait. J’ai participé à une émission télé il y a quelques années. Je m’y suis ouvert sur toutes sortes de sujets. Parmi les invités, il y avait mon ami Bourbon Gauthier. On s’est mis à parler de Yvon Éthier, l’autre moi, celui qui a été tassé durant très longtemps par Patrick Norman… C’est après ce moment qu’il a décidé d’écrire une pièce dans laquelle Yvon Éthier s’exprime enfin. De là l’idée de la tombée du rideau. Ça parle juste de ma vie personnelle et non de la fin des opérations ! (Rires) Je fais annuellement une centaine de spectacles et ça fait quand même longtemps que ça dure. Je n’ai pas encore envie d’arrêter… »

À l’écoute de cet album en deux temps, à savoir les balades (Quand elle laisse tomber ses cheveux, Chanson pour Maxence, Je fais pleurer mes amis) et les morceaux plus entraînants (la populaire C’était l’été, Jamais t’auras ma peau, la souriante Babe), on réalise que le dernier disque de Norman est empreint de bonne humeur et de joie de vivre: « J’ai eu des moments difficiles, une extrême fatigue, des problèmes de santé, mais là, je me sens super bien. »

En salle

Quand un chanteur-guitariste de la trempe de Patrick Norman se dit heureux en musique et dans sa vie personnelle, on s’attend à le revoir monter sur les planches aux quatre coins du Québec pour partager ce qu’il sait faire de mieux depuis si longtemps.

« J’ai envie d’offrir ces nouvelles chansons sur scène. J’en suis fier. On travaille en ce moment sur le spectacle. D’ici là, il faut venir me voir au National pour le lancement. On va faire tout l’album. Je serai accompagné de neuf musiciens, toutes des personnes (Joe Grass sera toutefois remplacé par un autre très compétent guitariste montréalais, Rick Haworth) qui ont travaillé avec moi sur le disque. Je pense aussi envoyer quelques autres classiques dans tout ça », explique avec enthousiasme le chanteur de l’immortelle Quand on est en amour.

Avec Après la tombée du rideau, Patrick Norman est certes à la conquête d’un nouveau son, mais il lance aussi un appel à une sorte de nouvelle communion intergénérationnelle. Et ça fonctionne, tout simplement.

Patrick Norman offrira un spectacle-lancement le 30 octobre, au National.

 

Entrevue

Gino Chouinard & Marie-Christine Proulx, Salut Bonjour, TVA, 27 octobre 2014

www.tva.canoe.ca

 

Critique: Après la tombée du rideau, Patrick Norman

Sylvain Cormier, Le Devoir, 24 octobre 2014

Chanteur exceptionnel : c’est entendu. As du finger picking : on l’a dit souvent. Maîtrise et délicatesse, il a tout. L’excellence ferait presque oublier le gars qui, par deux fois, joua au sein de Fabuleux Élégants : le grégaire. Le « player », comme on dit entre musiciens. Et vient un moment où un « player » a besoin de « players » qui ont envie, comme lui, d’une nouvelle communion, tel Elvis en 1968 avec l’équipe d’élite de Chips Moman au studio American de Memphis. Norman chante et joue ses nouvelles beautés, et celles des Bourbon Gautier, Nelson Minville et cie, avec les meilleurs accompagnateurs de l’heure (ses « Cochons Sales »), et palpable est le bonheur des sessions avec Joe Grass et Joss Tellier aux guitares, Frank Lafontaine aux claviers, Richard Beaudet au saxo, Marie-Pierre Arthur aux choeurs, etc. Littéralement, on les entend s’écouter, s’étonner, se sourire. La palette du chanteur s’élargit, même s’ils s’adaptent à lui. Partage sans âge.

 

 

Le bonheur est dans la chanson

Cédric Bélanger, Le Journal de Montréal, 25 octobre 2014

Il a 66 ans, fête ses 45 ans de musique et les 30 ans de son grand succès Quand on est en amour en lançant son 29e album. Au-delà de tous ces chiffres qui célèbrent l’immensité de sa carrière, Patrick Norman assure qu’il n’a jamais été aussi heureux que maintenant.

«J’ai vécu de beaux moments dans ma carrière, mais je dois t’avouer que j’ai une excitation particulière», dit-il au bout du fil, en désignant

Après la tombée du rideau, un album qui sera mis en vente mardi prochain et sur lequel cohabitent le country et le blues.

Entouré d’une belle brochette d’artistes, dont Marie-Pierre Arthur, Marilou, François Lafontaine et Jocelyn Tellier, Patrick Norman a créé dans le «bonheur total» ce nouvel opus de 11 chansons.

«Cet album s’est fait dans le bonheur. Ça baignait dans l’huile. C’est vraiment une belle aventure qui a duré une semaine en studio. Il y a là-dessus des chansons récentes et d’autres qui ont été écrites il y a des dizaines d’années, comme Jamais t’auras ma peau, Babe, Tout simplement », confie celui qui affirme avoir chez lui des centaines de chansons qu’il n’a jamais présentées à personne.

La pièce-titre de l’album a une saveur particulière puisqu’elle s’adresse à Yvon Éthier, qui est le véritable nom de Patrick Norman et qui est quelqu’un «pour qui les éloges sont autant de fardeaux».

Autant de fardeaux, car le jeune Yvon Éthier, rappelle Norman, était un être très complexé.

«J’étais très timide, réservé, invisible, je ne me faisais pas des amis facilement. La musique m’a permis d’ouvrir toutes ces portes, d’être moins introverti et c’est ce qui m’a sauvé finalement», avoue Norman, humblement.

DE SNOBÉ À RESPECTÉ

Mais la musique, par le biais de son industrie, a aussi été dure à son endroit. Dans les années 1980, en plein coeur du succès fulgurant de

Quand on est en amour, il était de bon ton de se moquer de Patrick Norman, le chanteur issu des clubs. «Ce gros chanteur frisé», comme l’avait raillé Rock et Belles Oreilles dans une parodie.

«Ce qui me faisait le plus mal, c’est que ça faisait mal à mes proches, ma famille, ma mère et mon père. Ils n’avaient rien à voir là-dedans.» Patrick Norman observe que le snobisme dont il était victime a pris fin quand il est allé enregistrer un album à La Nouvelle-Orléans avec des musiciens de renommée internationale.

«Les opinions avaient commencé à changer de sorte qu’aujourd’hui, c’est complètement le contraire. J’ai beaucoup de respect des médias et du milieu artistique à force d’être honnête dans ce que je fais et sans piler sur les pieds de personne.»

EN PLEINE FORME

Non seulement il est heureux et respecté, mais, en plus, ce grandpapa de six enfants (dont le dernier s’est même fait dédier la pièce

Chanson pour Maxence) est pétant de santé. Ça vaut la peine d’être souligné puisqu’il y a trois ans Patrick Norman avait dû subir des pontages coronariens.

Depuis, zéro complication, affirme-t-il. Que voilà une autre raison pour Norman de dire un grand merci à la vie.

«Je suis béni. Je fais le métier que j’adore. Je garde ma vie honorablement en faisant ce que j’aime le plus. Je fais une petite différence, si minime soit-elle, dans la vie de beaucoup de gens. Je fais partie des souvenirs d’enfance. Quarante-cinq ans de carrière, ce n’est pas rien.»

Et s’il n’en tient qu’à lui, cette carrière se poursuivra encore longtemps.

«Le mot “retraite” est barré de tous mes dictionnaires chez nous, blague-t-il. De toute façon, qu’est-ce que tu veux que je fasse dans une chaise berçante au foyer? Non, non, on fait de la musique et on a du fun.»

 

 

Patrick Norman: nouveau western moderne

Marie-Christine Blais, La Presse, 23 octobre 2014

Patrick Norman avec des musiciens associés à Karkwa, Fred Fortin, Plaster et compagnie? Des musiciens genre François Lafontaine, Jocelyn Tellier, François Plante, Marie-Pierre Arthur ou Joe Grass? Genre. Ensemble, ils ont enregistré le 29e album du gentleman-chanteur et guitariste country. Juste à temps pour marquer les 45 ans de carrière de Patrick Norman!

Le résultat? Un album totalement Patrick Norman et totalement dans l'air du temps, baptisé Après la tombée du rideau. C'est aussi le titre de la toute première chanson de l'album, magnifique, écrite par Bourbon Gautier, arrangée avec brio par la dizaine de musiciens et le réalisateur-batteur Samuel Joly (Samuel a 28 ans, Patrick, 68 ans) et interprétée avec ce timbre de voix inimitable, celui de Patrick Norman.

Une chanson écrite juste pour lui, qui parle de sa vie sur scène et de sa vie hors scène, dans des orchestrations qui évoquent le voyage et la route, mais aussi le ciel et l'infini au-dessus de la route.

C'est le claviériste François Lafontaine (Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Galaxie, etc.) qui résume le mieux l'affaire quand on lui demande pourquoi il a voulu travailler avec Patrick Norman: «Parce que c'est le fun d'essayer de casser les stéréotypes de la musique country, de travailler avec un artiste qui ose de nouvelles avenues musicales après 45 ans de carrière, d'être dans un studio à jouer de la musique (et à boire du vin!) avec des musiciens fabuleux. Et puis parce que c'est «f***ing PATRICK NORMAN!» »

Vraiment Norman

Oui, c'est, euh, «formidabling» Patrick Norman. Intègre. Vulnérable. Et résilient. Ses fans de longue date ne seront pas déçus par cet album country, les amateurs de musique en général non plus.

Comme il en a l'habitude, le chanteur-guitariste au «picking» fou fait côtoyer chansons d'amour et chansons de «soutien moral», avec juste plus de «oumf», de puissance, d'énergie, de «wave» et d'arrangements fouillés, qui vont du R&B au quasi-gospel, avec parfois des cuivres (incroyable Richard Beaudet!), parfois un harmonium, parfois des couleurs Beatles ou Vince Guaraldi!

«Je suis toujours porté à faire dans le dépouillé, explique le chanteur qui assume désormais fièrement son crâne chauve. Mais je suis un grand fan de Mark Knopfler (Dire Straits, Notting Hillbillies, etc.), qui fait des albums remplis d'atmosphère et de musiciens. Alors, j'ai eu envie, moi aussi, de me payer un vrai trip en studio avec de jeunes musiciens qui se boostent l'un et l'autre - c'est pas un hasard s'ils sont tous des réalisateurs, ces gars-là! Avec eux, j'ai vécu le paradis à un rythme d'enfer.»

Car Patrick Norman est heureux, c'est manifeste. On est loin du Patrick de 2011, celui qui avait enregistré l'album L'amour n'a pas d'adresse - «après mon burnout et avant mes trois pontages», pour reprendre ses mots.

Depuis, Patrick Norman a divorcé, rencontré un autre amour, retiré son bandana pour nous montrer son beau crâne nu, continué à donner des tas de spectacles. Et puis, il a sorti une de ses chansons à lui de ses tiroirs et a eu envie de l'enregistrer, juste pour voir: «Je doute toujours de mes chansons à moi. C'était une chanson en anglais, très rhythm'n'blues, très Al Green. Mon ami Bourbon [Gautier] m'a mis en contact avec Samuel, et on l'a enregistrée avec ses copains musiciens. Et ça sonnait, ma fille! Wow! Après ça, on en a enregistré deux autres, deux chansons de Nelson Minville, et ça marchait encore.»

L'une de ces dernières, C'était l'été, s'est carrément retrouvée au palmarès, pendant la belle saison! Ça n'était pas arrivé à Norman depuis La guitare de Jérémie, en 2000.

Dialogue intergénérationnel

La toute première chanson travaillée n'a finalement pas été retenue pour l'album: «Elle ne fittait pas dans l'ensemble, alors j'en ai mis une autre des miennes» (l'excellente et joyeuse Babe).

Car Patrick a décidé de continuer à travailler avec ces jeunes musiciens doués qui passent leur temps à se relancer dans la joie.

«Je suis habitué à faire mes affaires pas mal tout seul; je suis plutôt dans le mode "monologue". Avec eux, je suis passé en mode "dialogue"! Ça donne un disque très cinéma, très atmosphère, avec beaucoup de lumière...», détaille Patrick Norman.

Une lumière qui met particulièrement en valeur la voix de Norman: «Patrick, c'est vraiment un grand interprète, dit Bourbon Gautier [qui signe quatre chansons de l'album]. Quand j'ai entendu sa version de Je fais pleurer mes amis, eh bien, j'ai pleuré. Même si c'est moi qui ai écrit la chanson! C'est dire!» La journaliste a fait comme Gautier en entendant cette chanson.

C'est Samuel Joly qui a suggéré que la pochette montre Patrick Norman «tel quel»: «Avec mes rides, mon parcours clairement inscrit sur mon visage: j'ai l'air vintage, hein?», dit avec humour celui qui se décrit également comme «un modèle 1946».

Chose certaine, tous les modèles, de 1946 à 1986 (et même plus récents), seront réunis sur la scène du National, rue Sainte-Catherine, le 30 octobre: Samuel, François, Marilou et les autres seront avec Patrick Norman pour le spectacle-lancement d'Après la tombée du rideau, qu'ils interpréteront dans son intégralité.

 

45 ans de carrière: un 29 album pour Patrick Norman

Agence QMI, TVA Nouvelles, 15 octobre 2014

Patrick Norman soulignera ses 45 ans de carrière en lançant un nouvel album à la fin du mois.

Après la tombée du rideau, son 29e opus, sera dévoilé au National, à Montréal, le 30 octobre prochain, lors d'un spectacle-lancement.

L'équipe de Patrick Norman a prévu un tapis rouge en bonne et due forme pour fêter en grand avec les admirateurs qui se faufileront à l'intérieur.

Les billets sont en vente sur le site de l'artiste (patricknorman.ca), qui propose de plus une photo officielle, un exemplaire d'Après la tombée du rideau, une consommation gratuite et la possibilité d'une rencontre au terme de la prestation.

C'est Samuel Joly qui a réalisé le disque contenant 11 chansons originales, dont le plus récent succès de Patrick Norman, la chanson C'était l'été.

 

45 ans de carrière pour Patrick Norman

Québec Spot Média, 15 octobre 2014

L’heure est aux célébrations pour Patrick Norman. 45 ans de carrière, ça se fête en grand! Pour souligner l’événement, Patrick offrira un nouvel album à ses fans; Après la tombée du rideau, son 29e album, dont le lancement aura lieu le 30 octobre prochain au National.

Le spectacle-lancement

Les fans sont conviés à une soirée toute spéciale: un tapis rouge, une photo officielle, le nouvel album Après la tombée du rideau, une consommation gratuite, une prestation live et la possibilité d’une rencontre avec ce chanteur et musicien de grand talent.

Les billets sont disponibles exclusivement sur le site web de Patrick. La prestation comportera l’intégralité de sa nouvelle galette ainsi que trois titres qui ont marqué sa carrière. Les détenteurs de billets auront la chance d’assister à cette soirée unique le 30 octobre au National (1220, rue Ste-Catherine Est) à 17h et la prestation sera à 18h.

L’album

Réalisé par Samuel Joly, Après la tombée du rideau survole l’étendue de sa carrière en 11 compositions originales. Il s’est notamment entouré de Marie-Pierre Arthur, Marilou, Richard Beaudet, Guillaume Doiron, Joe Grass, Daniel Hubert, François Lafontaine, Jean-Benoît Lasanté, François Plante et Jocelyn Tellier.

On y retrouve des clins d’oeil à ses albums précédents. La chanson Babe nous rappelle ses incursions dans la langue de Shakespeare pour, entre autres, l’album Only Love Sets You Free (1987) et Whispering Shadows (1994). La pièce instrumentale Chanson pour Maxence nous ramène en 1997 avec l’album Guitare qui consacre sa grande maîtrise de la six cordes. De plus, on peut y entendre une version revampée de Viens danser, tirée de l’album L’amour n’a pas d’adresse (2013).

L’album comprend aussi son plus récent succès radio C’était l’été qui a atteint le top 5 du palmarès des stations pop-adulte.

L’album Après la tombée du rideau est disponible en pré-vente dès maintenant sur iTunes et sera en magasin ainsi qu’en ligne à compter du 28 octobre.

 

45 ans de carrière pour Patrick Norman

Info-Culture.biz, 15 octobre 2014

L’heure est aux célébrations pour Patrick Norman. 45 ans de carrière, ça se fête en grand! Pour souligner l’événement, Patrick offrira un nouvel album à ses fans; Après la tombée du rideau, son 29e album, dont le lancement aura lieu le 30 octobre prochain au National.

Le spectacle-lancement

Les fans sont conviés à une soirée toute spéciale: un tapis rouge, une photo officielle, le nouvel album Après la tombée du rideau, une consommation gratuite, une prestation live et la possibilité d’une rencontre avec ce chanteur et musicien de grand talent.

Les billets sont disponibles exclusivement sur le site web de Patrick. La prestation comportera l’intégralité de sa nouvelle galette ainsi que trois titres qui ont marqué sa carrière. Les détenteurs de billets auront la chance d’assister à cette soirée unique le 30 octobre au National (1220, rue Ste-Catherine Est) à 17h et la prestation sera à 18h.

L’album

Réalisé par Samuel Joly, Après la tombée du rideau survole l’étendue de sa carrière en 11 compositions originales. Il s’est notamment entouré de Marie-Pierre Arthur, Marilou, Richard Beaudet, Guillaume Doiron, Joe Grass, Daniel Hubert, François Lafontaine, Jean-Benoît Lasanté, François Plante et Jocelyn Tellier.

On y retrouve des clins d’oeil à ses albums précédents. La chanson Babe nous rappelle ses incursions dans la langue de Shakespeare pour, entre autres, l’album Only Love Sets You Free (1987) et Whispering Shadows (1994). La pièce instrumentale Chanson pour Maxence nous ramène en 1997 avec l’album Guitare qui consacre sa grande maîtrise de la six cordes. De plus, on peut y entendre une version revampée de Viens danser, tirée de l’album L’amour n’a pas d’adresse (2013).

L’album comprend aussi son plus récent succès radio C’était l’été qui a atteint le top 5 du palmarès des stations pop-adulte.

L’album Après la tombée du rideau est disponible en pré-vente dès maintenant sur iTunes et sera en magasin ainsi qu’en ligne à compter du 28 octobre.

 

  
   
  

«La plus belle période de ma vie, c'est maintenant»

Danielle Ouimet, Le Lundi, 16 août 2013

À 66 ans, Patrick Norman a décidé de vivre sa vie au jour le jour, sans regrets et surtout sans attentes, si ce n'est de vivre le bonheur à l'état pur tout le temps. "Aujourd'hui" est son credo et, parmi les quatres étapes qu'il dit avoir traversées dans sa vie, la dernière est selon lui la plus belle, voire la plus sage. Moi, qui l'ai interviewé à plusieurs reprises, j'ai remarqué chez lui une envie de s'affirmer autrement, sans la peur du jugement, et ça lui va bien. Et ce besoin s'assumer la simplicité et le bonheur d'être ce qu'il est, sans jamais plus d'artifices, se manifeste même dans son look.

Patrick, quelle a été la plus belle période de ta vie?

J'ai vécu quatre périodes de ma vie jusqu'ici et j'ai eu du plaisir à vivre chacune d'elles. Même les années où j'étais dans la dèche, où j'ai crevé de faim et où j,ai souffert, je considère qu'elles étaient nécessaires à mon cheminement. Mais la plus belle période, c'est maintenant, parce que je récoltece que j'ai semé.

Et ça t'a donné une valeur "maîtresse" sans doute?

Au début, j'étais étonné de l'attention qu'on me portait. Je suis devenu très autocritique envers moi-même, ce qui m'a plongé dans une incertitude profonde, car il y avait de nombreux chanteurs talentueux autour de moi. Pendant ma première vie, j'ai dû apprendre qui j'étais et comment me faire une place dans ce métier-là. Plus tard, quand j'ai eu de la reconnaissance, que ce soit à la radio, à la télévision ou dans les journaux, et que j'ai gagné des prix dans les galas, que j'ai réussi à vndre certains disques jusqu'à 60 000 copies parce que j'avais beaucoup travaillé et fait des sacrifices pour y arriver, j'ai un peu  plus accpeté ma popularité. Mais, dans cette vie-là, quand je rentrais chez moi le soir, tout fin seul avec mes trophées à la main, je vivais une très grande solitude. J'ai même pensé me retirer. Ma troisième vie a été plus rétrospective. Je me suis dit: "Mais pourquoi briserais-tu cette magie-là?" Car c'était de la magie que de pouvoir apporter quelque chose dans la vie des gens à travers mes chansons. Les toucher dans des événements comme les mariages, les funérailles, les déclarations d'amour, les joies et les peines amoureuses, pour Noël et les fêtes importantes... ça m'a fait du bien. C'est là que j'ai pu accpeter qui j'étais devenu.

Et la quatrième?

Bien, c'est impossible pour moi d'arrêter maintenant. Ce métier, je dois le faire sentir bien: cen'est plus un choix. J'aime enfin totalement ce que je fais. Je suis conscient que j'aurais pu faire mieux, mais si ça apporte quelque chose aux autres, à moi, ça me le donne en triple. Je suis extrêmement chanceux d'être dans ce milieu.

Et ça n'est pas arrivé tout seul, cet amour que te porte le public?

C'est que je suis présent depuis si longtemps. Moi, ce qui me chagrine, c'est qu'aujourd'hui le succès est tellement rapide et éphémère pour la relève. Le public n'a jamais le temps de s'attacher à certains artistes, car le système les retire vite du circiot pour en mettre d'autres à leur place. Ils n'ont vraiment pas le temps de créer une relation avec le public. Moi, j'ai eu cette chance puisque je suis là depuis 44 ans! Je fais partie des familles en quelque sorte: mon auditoire est composé de grands-parents, de parents et de leurs enfants. Les gens viennent me donner des câlins à la fin de mes spectacles et me dire que je les ai aidés dans certaines situations grâce à ma musique. Ce n'est donné à tout le monde de vivre ça. Je n'ai pas le droit de me plaindre! Je suis tellement heureux!

Et pourtant, en ce moment, il n'y a jamais eu autant de talent chez les jeunes qui veulent réussir!

Oui, mais c'est une business avant tout. Ç'a toujours ça, remarque! Dans le fond, tu as beau avoir une grosse machine derrière toi, tu dois tout faire tout seul. Aujourd'hui, si tu es l'heureux élu, on te donne immédiatement la chance de voyager en limousine. On te fait faire tout de suite le Center Bell, et tu n,as rien prouvé encore! Elle est où la satisfaction? Le plaisir du travail accompli qui vient avec le temps, ça n'existe plus aujourd'hui. Quand j'étais jeune et que je désirais quelque chose, ma mère me disat: "Ramasse ton argent et va te l'acheter." Aujourd'hui, on peut tout avoir à crédit. Et on se tanne de nos gogosses et on n'a même pas fini de les payer. On oublie qu'il n'y a rien qui stimule autant le désir que de devoir attendre avant d'atteindre son but.

Le désir et l'attente... Ça me fait penser à la vie amoureuse. COmment va la tienne?

C'est un peu dur pour moi de parler de ça en ce moment... Par respect pour la femme qui a partagé ma vie pendant si longtemps, même si elle sait que j'ai quelqu'un de novueau dans ma vie, je préfère me faire discret. Une chose que je peux préciser, cependant, c'est qu'il y a tellement de gens qui vivent ensemble et qui ne sont pas heureux. On n'est pas obligés de vivre ensemble quand on s'aime! Mon ex-épouse, je l'ai toujours aimée et je l'aimerai toujours: ça ne me crée aucun malaise de l'affirmer. Mais maintenant, je suis dans une autre phase de ma vie. J'avais besoin de mon espace et je l'ai pris. Oui, j'ai une nouvelle copine que j'aime énormément. Elle est brillante et elle me fait rire. Je ne sais pas si ça va durer, mais dans le moment présent, je suis bien.

Crois-tu que ça va influencer ta musique?

Je ne crois pas... quoiqu'il y a de belles chansons créées dans la douleur... et aussi dans le bonheur. Je dois avouer que j'avais mis de côté la composition depuis quatre, cinq ans. Mais j'ai recommencé dernièrement et j'ai repris goût à faire de nouvelles choses. Daniel Bélanger, mon merveilleux gérant, m'a fait connaître une magnifique chanson de Nelson Minville qui s'appelle C'était l'été. Au début, je n'étais pas vendu à l'idée de la faire. Mais maintenant, c'est ma chanson préférée. Étrangement, c'est souvent comme ça que ça se passe pour beaucoup de mes chansons à succès. À la première audition, je suis rarement convaincu de leur pertinence.

Tu nages dans le bonheur au quotidien pour ton travail, la muse de la création est revenue, une nouvelle personne égaye tes jours...

Et je suis à nouveau grand-père, pour la sixième fois! C'est une petite fille. Je dis à mes petits-enfants de 23 et 26 ans: "Attendez donc un peu avant de me faire arrière-grand-père!" Je trouve que c'est un peu dur pour un modèe des années 1946.

L'essentiel est de ne pas paraître son âge. Et là, j'apprends que tu t'apprêtes à retirer ton célèbre bandeau et à te présenter désormais tel que tu es, alors qu'avant on te demandait de changer ton look pour le métier. Pourquoi maintenant?

On m'a souvent dit que je devrais accepter le fait que j'ai une tête nue, que ça me donnerait une image "classe". J'ai toujours attendu le bon moment pour le faire et je pense que c'est le temps. Ce n'est pas une grosse affaire. C'est juste qu'on en a tellement parlé.

Pas une grosse affaire, mais qui en est devenue une puisque, à un moement donné, tout le monde ne parlait que de ça. Si je me souviens bien, tu es passé à une coiffure très frisée pendant un certain temps! Ça donnait un drôle d'effet.

J'ai commencé à perdre mes cheveux très jeune, ce qui fait qu'à 35 ans je n'avais plus rien sur la tête. Et, à cette époque, le bandeau n'était pas populaire. Il me restait la perruque. Si j'ai accepté de camoufler ma "réalité capillaire", c'est que, dans les années 60-70, le look du chanteur était presque aussi important que sa musique. Tout était régi par l'esthétisme. Ce sont ceux qui s'occupaient de moi qui m'encourageaient à trouver une solution.

Je me souviens très bien d'une période où même nous, les femmes, portions des perruques pour changer notre look ou avoir une chevelure plus volumineuse. Mais les perruques n'étaient pas trop au point pour les hommes à cette époque. Heureusement est arrivé la période du petit foulard!

Mais aujourd'hui, je me sens à l'aise d'abandonner mon badeau... mais je vais encore le porter aussi. Dans le fond, je n'aurais jamais dû embarquer là-dedans.

Ce disant, il retire ce fameux bandeau et soudain je remarque ce que je n'avais jamais vu avant: Patrick a fort jolis yeux! Entre-temps, un photographe amateur se présente à la terrasse des Enfants terribles où nous somes, à Outremont, et son gérant, qui est avec nous, lui dit: "Remets ton bandeau... On a promis l'exclusivité au Lundi: on va leur donner." Ça le fait rire.

Après cette grande exclusivité que tu nous accordes peux-tu nous mentionner d'autres choses qu'on ne connaît pas de toi?

Il paraît que je suis un amant extraordinaire! (Éclats de rires) J'ai un peu de difficulté à m'en trouver d'autres puisque la musique prend toute la place dans ma vie. Écrire, composer, être à la recherche de quelque chose de nouveau à travers une chanson, je carbure à ça! C'est ma passion. Je peux te dire que j'aime beaucoup aussi faire à manger. C'est pour moi une évasion. C'est un plaisir qui se rattache au fait de prendre le temps de vivre le moment présent! Ce qui est, à mon avis, une chose très difficile à faire.

C'est drôle, car cette difficulté à "prendre le temps" est à la base même de la création dans la composition musicale. Si, d'une part, les notes peuvent être influencées par ce que tu as aimé écouter avant sur le plan musical, et si, d'autre part, elles doivent être différentes pour ne pas copier ce qui existe déjà, je suppose alors que tout se fait au présent quand tu composes...

Ça fait 44 ans que je fais ce métier et, quand une mélodie m'arrive tout de suite dans la tête, j'en suis le premier étonné. Je suis même parfois ébahid'en être l'auteur. Je sais que je peux le faire et que j'ai fait de belles choses. Mais on dirait qu'au départ je fais des chansons d'abord pour mon seul plaisir. Donc, quand cette chanson est enfin finie et qu'elle touche quelqu'un qui me le dit chaleureusement, je suis souvent surpris. En d'autres mots, j'ai une petite tendance à ne pas en prendre le mérite.

Toi, tu as un défaut qui est un qualité! (Il me regarde comme s'il était étonné.) Tu as un "phrasé" qui est unique qui fait que, dans la bouche d'un autre, la même chanson devient totalement autre chose!

Et pourtant, c'est la base de l'interprétation. Là-dessus, je peux presque dire que je me considère comme un grand paresseux à côté d'un Michel Rivard. Je communique parfois avec Michel. Ce gars-là, c'est un moulin à paroles et à textes. Etque dire de Francis Cabrel? Ces deux compositeurs peuvent travailler des années sur une seule chanson. S'ils "accrochent" sur une phrase, ils veulent absolument régler le problème, ça devient une obsession. Moi, il faut que ça me vienne plus facilement.

Dirais-tu qu'écrire une chanson c'est à la fois utiliser ton quotidien et jouer d'un peu d'impudeur?

Oui et non. Je ne t'apprendrai rien en te disant que notre intérieur est vaste et qu'il n'a aucune barrière. C'est dans l'imaginaire que tu peux aller chercher de beaux textes, de belles phrases. L'autre jour, une phrase m'est venue à l'esprit: "Difficile de se rappeler, facile d'oublier." Je l'ai écrite sur un bout de papier. Ça pourrait devenir une chanson. Il y a des événements qui nous hantent parfois dans la vie, et cette phrase est liée à quelque chose que j'ai vécu il y a quelques temps. Il me serait facile de "tasser" l'émotion et d'oublier le bouleversement qu'elle suscite chez moi. Or, une belle chanson, c'est parfois le résultat des choses qui ne se sont jamais réglées.

Pour plus d'information sur Patrick Norman et connaître ses prochaines dates de spectacles: www.patricknorman.ca

 

Entrevue et prestation de C'était l'été

Pénélope McQuade, Pénélope, Ici Radio-Canada Télé, 12 août 2013

http://www.radio-canada.ca/emissions/penelope_mcquade/2013/document.asp?idDoc=307645#leplayer

 

Entrevue et prestation de C'était l'été

Jean-François Baril, Ça commence bien, V, 30 juillet 2013

http://vtele.ca/videos/ca-commence-bien/mardi-30-juillet-2013-entrevue-le-chanteur-patrick-norman_63881_63896.php

 

Un spectacle mémorable aux Festivités Western

Josiane Fortin, Enbeauce.com, 29 juillet 2013

La tête d’affiche des Festivités Western était en plein forme le samedi 27 juillet à l’aréna de St-Victor. Au grand plaisir du public, Patrick Norman a joué plusieurs de ses plus grands succès. En plus, il était accompagné de ses amis : Laurence Jalbert, Annie Blanchard et Mathieu Langevin. Ils alternaient sur la scène, créant une ambiance dynamique.

Le nombre de billets vendus prouvent l’attrait indéfectible de ce chanteur country québécois. La section VIP affichait complet avec les 500 places occupées alors qu’il s’est vendu autant de billets à l’admission générale, portant l’auditoire à 1000 personnes.

Ce spectacle unique a été conçu spécifiquement pour les Festivités Western. Les fans ont eu la chance de chanter avec leur idole, qui a entre autre interprété L’hirondelle, Madame Rose, Elle s’en va, La guitare de Jérémie et bien entendu, son grand succès Quand on est en amour. La chanteuse Laurence Jalbert a aussi été très bien accueillie, en particulier avec son succès avec Au nom de la raison.

L'auteure-compositrice-interprète Annie Blanchard, qui a pris part à l'édition 2005 de Star Académie, était très fière d’interpréter son nouvel extrait, Place à l’amour, lancé il y a à peine deux mois. Elle a aussi chanté en duo Marcher vers le nord avec Laurence Jalbert. Annie Blanchard est en processus de création de son prochain album. Sa sortie est prévue en octobre 2013.

Mathieu Langevin est un artiste de la relève. Quelques-unes de ses reprises tournent dans les stations de radio, mais il travaille présentement sur un album original.

Sans surprise, ce magnifique spectacle s’est conclu avec une ovation et un rappel. Les artistes ont choisi d’interpréter Mile après mille comme dernière chanson.

Carolane Cloutier, participante à la populaire émission de télévision La Voix, assurait la première partie du spectacle.

Rencontrés sur place, les agents des artistes Vincent Beaulieu et Daniel Bélanger affirme tout deux souhaiter faire de ce spectacle exclusif une tournée.

 

Patrick Norman et ses amis aux Festivités Western de St-Victor

Beauce TV, 27 juillet 2013

http://www.beauce.tv/regarder.php?vId=4097

 

Entrevue

Toute la Beauce en parle, Cool FM 103,5, 26 juillet 2013

Partie 1 (à partir de 13 min.24):http://radiobeauce.dyndns.org:81/COOL.Fri.1645.mp3

Partie 2:http://radiobeauce.dyndns.org:81/COOL.Fri.1700.mp3

 

Entrevue et prestation de C'était l'été

Marc Hervieux et Marie-Josée Taillefer, Cap sur l'ét&eacute, Ici Radio-Canada Télé, 16 juillet 2013

http://www.radio-canada.ca/emissions/cap_sur_l_ete/2013/document.asp?idDoc=303527

 

Le sympathique Patrick Norman reçu comme un roi à la Seigneurie de l'Île d'Orléans

Marie-Josée Boucher, Info-Culture.biz, 7 juillet 2013

Pat le champion, surnommé ainsi par son petit fils de quatre ans, Raphaël, nous a fait passer un très beau 5 à 7 dans le lieu enchanteur de la Seigneurie de l’Île d’Orléans. Patrick Norman, malgré son petit rhume, guéri en partie par un certain remède miracle, nous a offert une très belle performance et nous a confié qu’il était à nouveau grand-papa pour une 6e fois.

Il a débuté son tour de chant par la très connu «Mille après mille», suivi d'une chanson composée par Nelson Mainville «C'était l'été» qui se retrouve présentement au palmarès radio. Patrick a ensuite sorti son côté comique en nous présentant Alexandre Allard, son homme à tout faire, son PDG des communications. Il a poursuivi avec de grands succès tels que « Le goût de toi, Mon cœur est à toi, Elle s’en va, L’hirondelle, La guitare de Jérémie, Lucille, j’ai oublié de vivre ».

Il nous a présenté ses musiciens talentueux qu'il surnomme affectueusement sa bande de voyous. John McDiarmid au clavier, François Frank Fortin à la batterie, Jean-Guy Grenier, à la guitare et à la basse. Il a remercié Brian Bc Graw à la sonorité. Il a dédié sa chanson «Demain» composée par Paul Daraîche à un couple parmi nous, qui fêtait son 67e anniversaire de mariage. 

Il a terminé sa prestation avec la chorale en plein air du public sur la très belle chanson « Quand on est en amour ». 

C’était une deuxième soirée réussi pour la première édition des Chants de  lavande.

 

Entrevue

Ève-Marie Lortie, Salut Bonjour, TVA, 4 juillet 2013

http://tva.canoe.ca/emissions/salutbonjour/chroniques/sb/entrevue/192196/patrick-norman

 

De Kevin Parent à Patrick Norman

Stéphane Bégin, Le Quotidien, 02 juillet 2013

Reconnu comme une région souverainiste, le Saguenay-Lac-Saint-Jean a tout de même profité de la Fête du Canada pour célébrer. Aux quatres coins de la région, des spectacles, des animations et des jeux pour les enfants ont marqué cette journée du 1er juillet 2013.

Tout au long d'un lundi ensoleillé, mais quelque peu embrouillé par la fumée des feux de forêt du Nord québécois, les citoyens ont pu s'amuser et surtout assister à des spectacles musicaux intéressants qui se sont terminés par des feux d'artifice. [...]

Un vétéran

Pendant ce temps à Jonquière, un vétéran de la scène musicale du Québec, Patrick Norman, a fait plaisir lui aussi à un peu plus de 7000 personnes à la place Nikitoutagan, dans le cadre de Jonquière en musique.

À 66 ans, Patrick Norman n'a rien perdu de son amour pour la musique et son public. Ce n'est pas parce qu'il se trouvait dans un spectacle gratuit qu'il était pour se laisser aller. L'homme a fait preuve d'un grand professionnalisme encore une fois.

Il a lancé sa soirée avec Mille après mille de Willie Lamothe avant d'enchaîner avec C'était l'été de Nelson Mainville.

«Avec cette chanson, c'est la première fois en 13 ans que je renoue avec le palmarès de la musique depuis La guitare de Jérémie», a exprimé le chanteur country.

Il a ensuite poursuivi sa soirée avec Le goût de toi et Lucille. «Et il n'y a rien de mieux qu'une chorale de 8000 personnes pour donner un spectacle.»

 

Contact

info@natcorbeil.com
t. 514 244 7202
Facebook Twitter Rss
a. 1513a Sauvé Est, Montréal H2C 2A6

Facebook

Liste d'envoi

Recevez nos communiqués par courriel
Veuillez entrer une adresse courriel valide
Nom    E-mail 
Public Média

Mots-clés