Dossier de presse de PopdeJam

Popdejam: Vive la musique québécoise

Stéphane Morneau, Journal Métro, 8 mars 2017

Je me sens un peu mal de vous en parler sur le tard comme ça, je m’en excuse, ce n’est pas parce que je n’étais pas déjà sous le charme de l’émission musicale Pop de jam.

D’abord diffusée à MusiquePlus, l’émission est présentement relayée le dimanche soir sur V et c’est aussi disponible en ligne sur le Noovo.ca et, crois-moi, tu veux aller regarder ça.

Maintenant – en boucle – souvent.

J’aime tout de cette émission à la formule simple, mais tellement efficace.

Deux artistes de la relève musicale québécoise rencontrent une grande pointure de notre patrimoine et revisitent des chansons devant l’auteur d’origine.

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On discute de musique, de la démarche, de l’architecture des chansons en plus du patrimoine derrière, de la réception par le public, de l’influence.

J’ai de la difficulté à l’expliquer, mais mes poils se dressent devant certaines des performances.

Pensons à Antoine Corriveau qui reprend Corridor de Laurence Jalbert, ou Tire le coyote qui revisite Patrick Norman.

Un album est d’ailleurs paru avec quelques-unes des reprises et je vous le recommande chaudement, il tourne en haute rotation dans mon téléphone depuis des semaines déjà.

Je m’explique mal pourquoi la télévision musicale ne connaît pas plus de succès. À l’exception de La Voix et des grosses télé-réalités, on peine à mettre en ondes de la musique sur nos écrans. Il y a des irréductibles comme Belle et bum et En direct de l’univers, mais les concepts ne misent pas forcément sur la découverte et l’exploration musicale.

Ici, c’est tout le contraire. C’est un «trip de gang» à l’écran, un jam doublé d’une rencontre entre les générations.

Les nostalgiques y trouveront leur compte, les amateurs de musique plus récente, ceux qui aiment l’émotion à l’écran, même la vedette de karaoké qui sommeille en vous applaudira de joie.

C’est du plaisir à l’écran, pourquoi s’en priver?

 

CRITIQUE

Manu Rangachari, Life in Québec Magazine, Mars 2017

The motto of the 2015 MusiquePlus show Popdejam may not have been precisely "Everything old is new again," but it could have been "Everything old can be reinvented." The show paired legends of Québécois pop with emerging artists, who then covered hot songs from the past. The resulting album presents the best from the show.

In the hands of former Star Académie winner Stéphanie Lapointe, "Animal" is transformed from France D'Amour's sex-and-rock power ballad to something reminiscent of Duffy, and Claude Bégin gives Mitsou's "Les Chinois" the one-man-band troubadour treatment. Indeed, a recurring theme of the album is the stripping down and simplification of brash synth-heavy hits from the '80's. The album could easily have lent itself to self-indulgent nostlagia, but instead creates sounds that are fresh to ears old and new. Popdejam is strong evidence that Je me souviens is more than just a license place slogan in Québec.

 

CRITIQUE

Alexe-Sandra Daignault, Magazine Dernière Heure, 24 février 2017

Popdejam Collectif

À l’automne 2015, MusiquePlus nous proposait de découvrir des artistes (plus ou moins) émergents en les invitant à réinventer de grands classiques québécois. Grâce à l’émission Popdejam, on a ainsi pu entendre Stéphanie Lapointe nous chanter une version sensuelle et dépouillée d’Animal (France D’Amour) et Claude Bégin transformer Les Chinois (Mitsou) en véritable succès folk. Au fil de ses huit titres, l’album Popdejam redonne tout leur lustre à certaines des chansons les plus kitsch de notre répertoire, leur insuflant une musicalité et une couleur modernes avec un sérieux inattendu. Grâce à la voix profonde d’Antoine

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Corriveau (Corridor, Laurence Jalbert), à la douceur joyeuse de Karim Ouellet (Si fragile, Luc De Larochellière) et à la délicate ambiance électro de Geoffroy (Ce soir l’amour est dans

tes yeux, Martine St-Clair), Popdejam réussit l’impossible en sortant ces hits des boîtes à karaoké pour les remettre au goût du jour, nous donnant envie de les réécouter encore et encore.

 

CRITIQUE

Luc Denoncourt, Magazine Allô Vedettes, 23 février 2017

Coup de coeur

Les téléspectateurs ont pu découvrir la série Popdejam sur les ondes de Musique Plus à l'automne 2015. Au cours de cette saison, plusieurs artistes de la scène émergente sont venu reprendre des classiques de la chanson pop. Après les avoir mis à leur sauce, ils devaient les présenter devant l'interprète original. On peut entendre Claude Bégin interpréter du Mitsou, Philippe Brach faire du Jean-Pierre Ferland ou Antoine Corriveau qui chante Laurence Jalbert.

Un bijou de projet!

 

Stéréo #LaFab: la sélection musicale de février

La Fabrique culturelle, 16 février 2017

Nos escapades à travers le Québec nous font découvrir des tas d’artistes, dont beaucoup dans le domaine de la musique. Et, on vous le dit, ce n’est pas le talent ni les excellents albums qui manquent. C’est pourquoi une fois par mois, nous vous offrons une sélection musicale qui vous gardera vissé à vos écouteurs. Vers d’oreille assurés!

De la musique qui «poppe»

Amateurs de succès pop, ce disque est pour vous. Rappelez-vous de vos performances vocales sur Animal de France D’Amour ou encore sur Ce soir l’amour est dans tes yeux de Martine Saint-Clair. Écoutez ces versions revisitées par des Geoffroy et des Stéphanie Lapointe, entre autres. Du gros bonbon.

 

Popdejam: Reprises à gogo

Cyril Schreiber, Chéri(e) j'arrive, CHYZ 94,3 FM, 5 février 2017

C’est sur l’étiquette Simone Records que paraît, en ce début d’année, une compilation des meilleures reprises de Pop de jam, émission d’abord diffusée en 2015 sur Musique Plus puis reprise actuellement sur V les dimanches à 22 heures (et sur Internet). Le concept est simple : à chaque épisode, un grand nom de la chanson québécoise rencontre deux artistes de la nouvelle génération et découvre comment l’un de ses titres a été repris.

Huit titres composent cet album numérique assez uniforme malgré les arrangements tantôt acoustiques, tantôt électroniques de ces chansons qu’on aime parfois sans oser (se) l’avouer. Les moments forts ? Philippe B, déjà friand d’américanité, qui reprend Sur la route de Pierre Flynn, Antoine Corriveau, qui offre une reprise décalée et atmosphérique du Corridor de Laurence Jalbert (le mariage le plus improbable et pourtant peut-être le plus réussi), Karim Ouellet et sa version légèrement plus enjouée de Si fragile de Luc De Larochellière, et Philippe Brach qui, rare incursion dans les années 1970, offre une reprise mettant les claviers à l’avant-plan sur Le chat du café des artistes (Jean-Pierre Ferland), avec la belle complicité de Laura Sauvage/Vivianne Roy des Hay Babies.

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Les autres titres sont loin d’être vilains à entendre et offrent chacun quelque chose d’unique, de spécial. Stéphanie Lapointe adoucit un peu l’Animal de France d’Amour avec l’aide du guitariste Joseph Marchand, Geoffroy, peut-être l’artiste le plus jeune et méconnu du lot, livre une version funky du grand fait d’armes de Martine St-Clair, Ce soir l’amour est dans tes yeux (bien loin de la reprise acoustique de Louis-Jean Cormier), tandis que Claude Bégin s’est attaqué aux Chinois de Mitsou avec la complicité des cuivres des gars de Valaire. Enfin, pour clôre le bal, Peter Henry Phillips (aka Pilou) reprend Joe Bocan, Repartir à zéro, dans une version très Alexandre Désilets – c’est un compliment.

Ce beau projet s’inscrit dans une tendance lourde, celle des reprises de succès des années 1980 et 1990 par de jeunes chanteurs actuels. Le paradoxe du phénomène vient cependant du double discours énervant sur ces chansons, qualifiées souvent de ringardes dans leur forme première mais traitées en chef-d’œuvre une fois passées le filtre contemporain – le cas Safia Nolin et son mini-album de reprises en est un exemple étincelant. Il manque peut-être juste un peu de recul…

 

Mes découvertes de janvier

Marie-Claude Caron, Mélomane multidisciplinaire, 4 février 2017

Janvier est terminé. Voici mes coups de coeur littéraire, télévisuel et musical de ce premier mois.

Popdejam – Artistes variés

Cet album est une compilation des meilleurs moments de l’émission Pop de Jam qui était diffusée sur les ondes de MusiquePlus. La maison de disque Simone Records est derrière ce projet. On y retrouve de superbes reprises de chansons de France D’Amour (Animal par Stéphanie Lapointe), de Mitsou (Les Chinois par Claude Bégin), de Jean-Pierre Ferland (Le chat du café des artistes par Philippe Brach), de Laurence Jalbert (Corridor par Antoine Corriveau), de Martine St-Clair (Ce soir l’amour est dans tes yeux par Geoffroy), de Joe Bocan (Repartir à zéro par Peter Henry Phillips), de Luc de Larochelière (Si fragile par Karim Ouellet) et de Pierre Flynn (Sur la route par Philippe B). C’est une compilation originale et qui revisite merveilleusement bien ces chansons. On peut revoir les premiers épisodes ici!

 

Critique: Popdejam

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 2 février 2017

Musiqueplus n’a que de musique le nom depuis quelques années. C’est dommage, très dommage. La plate-forme qui jadis était une vitrine sur la musique alternative mondiale s’est engouffrée dans le merveilleux monde des téléréalités et comme celles-ci, a perdu tout contenu pertinent. Dans les derniers soubresauts intéressants, l’émission Popdejam était une belle petite pépite d’or. Le concept était simple, on invitait deux artistes de la relève à reprendre une chanson d’un artiste établi qui est lui aussi présent.

Il y a quelques mois, Safia Nolin a fait paraître un album de reprises et j’avais noté que certains choix étaient douteux. On peut nommer ici la très mal écrite Calvaire de La Chicane. Popdejam avait évité les pièges des chansons mal écrites. Au point où, des chansons qu’on considérait quétaines ou encore vides s’avèraient beaucoup plus pertinentes que l’on pensait. Il faut dire qu’on a fait appel à des artistes de qualité, qui évoluent à l’extérieur des grands cercles de la pop délavée. Cela redonne une vie intéressante à ces mélodies et ces textes qui méritent une pérennité assurée.

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Vous voulez un exemple? Parlons de Ce soir l’amour est dans tes yeux de Martine St-Clair. J’ai toujours considéré la chanson comme une pièce dégoulinante d’amour à la guimauve. Et pourtant, soudain, les accords mineurs et l’approche plus mélancolique de Geoffroy m’ont obligé à réviser le texte. Tout d’un coup, on voit les choses sous un nouvel angle. Le refrain à lui seul est empreint de fragilité et d’anxiété : « Ce soir l’amour est dans tes yeux/Mais demain matin m’aimerais-tu un peu? » On se retrouve dans une relation beaucoup moins saine et qui n’a rien à voir avec l’amour chevaleresque.

 

Vous voulez une bonne dose d’émotion à faire lever le poil sur les bras? Vous vous souvenez de Corridor de Laurence Jalbert? Antoine Corriveau sait plonger dans ce qu’il y a de plus noir de l’âme humaine et il le fait encore avec brio, accompagné par Marianne Houle au violoncelle. C’est d’une puissance et d’un désarroi magnifique. Lorsque l’harmonica entre en jeu, c’est instantané, les poils se dressent et restent bien tendus pour les quelques secondes qui suivent.

Il n’y a tout simplement pas de pièces ennuyantes sur ce premier volume. On y retrouve Philippe B qui reprend Sur la route de Pierre Flynn avec un flegme magnifique, Claude Bégin qui a tout compris de Mitsou et sa chanson Les Chinois, Peter Henry Philips offre une version magnifique de Repartir à zéro de Joe Bocan, Philippe Brach et sa version inquiétante et quasi psychédélique de Le chat du café des artistes de Jean-Pierre Ferland. On y trouve aussi la version touchante d’Animal de France d’Amour par Stéphanie Lapointe ou Si fragile de Luc de la Rochelière reprise habilement par Karim Ouellet.

Toutes les chansons sur Popdejam offrent une relecture intelligente, intéressante et touchante de ces classiques québécois. Leur approche pour la plupart assez simple et décharnée rend justice à ces textes qui méritent d’être chantés pendant plusieurs années encore.

MA NOTE: 7/10

 

Popdejam

Volume 1

Simone Records

33 minutes

 

Popdejam: des classiques québécois dépoussiérés par la relève

Gille Lévesque, Journal Hebdo Rive-Nord, 30 janvier 2017

Si vous regardez MusiquePlus de façon assidue, vous savez probablement qu'une série musicale connue sous le nom de Popdejam y a été diffusée à l'automne 2015. Cette même série est rediffusée sur les ondes de V Télé depuis le 22 janvier dernier.

Simone Records, en collaboration avec Parce Que Films, a eu la bonne idée de nous proposer une compilation des pièces marquantes de cette série. L'album en question est disponible depuis une semaine.

Cette série a la particularité de mettre en vedette des artistes de la relève qui réinventent ou donnent de nouvelles couleurs à des pièces québécoises connues du grand public.

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La transformation est intéressante, voire surprenante. Nous sommes tombés sous le charme de ces nouvelles interprétations dès la première écoute des huit pièces d'une trop courte durée de 33 minutes.

Malgré sa voix fragile, Stéphanie Lapointe s'attaque d'entrée de jeu à Animal, de France D'Amour. Suit une interprétation fort réussie de Philippe B avec la pièce Sur la route, de Pierre Flynn. Ça se poursuit avec un vieux succès de Martine St-Clair, Ce soir l'amour est dans tes yeux, que nous livre un jeune chanteur connu sous le nom de Geoffroy.

De son côté, Claude Bégin dépoussière à sa façon la pièce Les Chinois, de Mitsou. On peut penser que Laurence Jalbert a pour sa part apprécié l'interprétation d'Antoine Corriveau pour ce grand succès qu'elle a écrit il y a plusieurs années et qui a pour titre Corridor.

Les fans de Luc De Larochellière devraient aussi aimer la version de Si fragile livrée par Karim Ouellet. Suivent dans l'ordre Le chat du café des artistes, une pièce de Jean-Pierre Ferland interprétée par Philippe Brach, et Repartir à zéro, de Joe Bocan. Celle-ci met en vedette Peter Henry Phillips.

Voilà certes un album susceptible de vous plaire si vous vous intéressez à la relève. À en juger par les versions proposées, on peut vous dire qu'elle se porte plutôt bien.

Fiche technique

Popdejam

Chansons: 8

Genre: pop, rock

À télécharger: Animal

 

CRITIQUE

René Homier-Roy, Culture club, ICI Radio-Canada Première, 29 janvier 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

CRITIQUE

Alice Côté Dupuis, La Bible urbaine, 29 janvier 2017

C’est à MusiquePlus, puis à V cet hiver que la série télévisée Popdejam a permis à une plus jeune génération de découvrir des grandes chansons du répertoire québécois, par l’entremise d’artistes de la relève qui sont invités à leur donner une nouvelle vie. Chacun à leur façon, les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes se sont approprié des mélodies chantées à l’origine par des Mitsou ou des France D’Amour, et le résultat, offert en numérique par Simone Records, est épatant.

C’est Stéphanie Lapointe qui ouvre le bal, avec une reprise toute dépouillée d’«Animal», de France D’Amour, qui met en valeur sa belle voix délicate, accompagnée des cordes graves d’une guitare électrique qui en fait moins que trop. Cette relecture qui passe du rock à la ballade toute simple est très réussie, et on apprécie déjà le concept de cette compilation originale.

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Puis, avec une instrumentation plus étoffée, Philippe B se fait entendre avec «Sur la route». Et même si son style de chant posé, parfois presque parlé, n’est pas très lointain de celui de Pierre Flynn, ce qui fait que rien ne détonne ni n’étonne dans cette reprise, il n’en demeure pas moins qu’elle est saisissante de beauté.

Geoffroy nous plonge quant à lui dans un univers à mille lieues de la «Ce soir l’amour est dans tes yeux» de Martine St-Clair, faisant résonner ses synthétiseurs et batterie électronique qui confèrent à la pièce un son très propre au jeune auteur-compositeur-interprète. Si on trouve dommage que Geoffroy n’ait pas su exploiter davantage sa belle voix, puisqu’il parle presque plus qu’il ne chante, on apprécie néanmoins son beau grain et la façon dont il a revisité la chanson.

Globalement, les reprises plus posées et dépouillées, pour la plupart, aident à mettre davantage l’accent sur les paroles des chansons, nous faisant redécouvrir certains textes marquants du répertoire québécois, et c’est ce qui arrive avec «Les chinois», qui nous est offerte avec de beaux cuivres, des percussions subtiles et une douce guitare acoustique ainsi que la voix chaleureuse de Claude Bégin, changeant complètement le registre et faisant rapidement oublier Mitsou.

On sent à la fois qu’Antoine Corriveau a amené la chanson dans son univers propre et en a fait sienne, mais aussi qu’il sort complètement de sa zone de confort dans la façon dont il chante. Après avoir pris le premier refrain de «Corridor» plus bas qu’il n’aurait dû (du moins, si l’on se fie à l’interprétation de Laurence Jalbert!), il étonne complètement en remontant à l’octave supérieure au second refrain et en poussant sa voix, qui n’a pourtant aucun mal à atteindre ces notes.

Le contraste est saisissant lorsque Karim Ouellet, de sa voix haute, commence à chanter du Luc de Larochellière, qui possède une voix grave et chaude. Mais la belle sensibilité dans la voix de Ouellet et les belles harmonies avec une voix féminine, qui viennent appuyer certains passages, confèrent à la reprise de la classique «Si fragile» une beauté particulière. On espère que Karim va l’adopter et continuer de l’interpréter en spectacle, car il se l’est bien appropriée tout en ne la dénaturant pas du tout, et elle lui sied bien.

On salue l’attribution de «Le chat du café des artistes» de Ferland, dont les propos collent à merveille à l’univers décalé de Philippe Brach, et il faut aussi souligner le travail de recherche de vérité qui a été effectué sur l’enregistrement de cette compilation. Rires, doigts qui glissent sur les cordes des guitares, bruits des pieds qui pèsent sur les boutons des nombreuses pédales pour aller chercher différents effets; tout est audible, dans cet album live to tape très authentique.

C’est finalement au très polyvalent Peter Henry Phillips qu’on a confié la tâche de clore cette compilation. Il est probablement celui, avec Geoffroy, qui a le plus fait la chanson sienne: un peu planant, guitares qui font bien sentir leur présence et voix si singulière… cette relecture de «Repartir à zéro» est un succès sur toute la ligne, et ce n’est pas pour rien qu’ils l’ont sélectionnée comme premier extrait promotionnel.

Cette réinterprétation de Joe Bocan est d’ailleurs un bon exemple de ce que doit être la série Popdejam: des artistes de la relève qui font découvrir sous un nouveau jour de grandes chansons, à leur façon. Certains osent plus que d’autres, mais au final, on a droit à de belles relectures toujours personnelles et senties, qui apportent un nouvel éclairage sur les paroles et les interprètes originaux.

 

Brach chante Ferland

Daniel Côté, Journal Le Quotidien, 28 janvier 2017

Philippe Brach vient de faire une apparition sur disque, la première depuis la sortie de l'album Portraits de famine. Elle consiste en une version très personnelle d'un classique de la chanson québécoise: Le chat du café des artistes. Créée en 2015, dans le cadre de l'émission de télévision Popdejam, elle lui a permis de rencontrer l'auteur, Jean-Pierre Ferland, tout en effectuant une rare excursion à l'extérieur de son répertoire à lui.

«C'est le genre de projet que je refuse, d'habitude, parce que je ne suis pas un interprète. Je l'ai donc pris comme un défi et j'ai produit une adaptation épurée, plus sombre, plus introspective que la pièce originale. Je l'avais choisie moi-même en me disant que celle-là, je pourrais l'incarner», a raconté l'artiste jeudi, lors d'une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

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Le concept de la série diffusée à l'origine par Musique Plus, reprise par V cet hiver, limitait à deux le nombre de musiciens pouvant accompagner chaque participant. C'est donc avec des gars du Lac, le bassiste Pierre-Olivier Gagnon et le claviériste Gabriel Desjardins, que Philippe Brach a préparé sa version du Chat. Élaborée une semaine avant l'enregistrement de l'émission, elle a été présentée au vétéran sous l'oeil des caméras, dans le contexte d'un «live» en studio.

«Ça a été une super journée et Jean-Pierre Ferland m'a raconté que la pièce parle d'un café que fréquentaient plein de poètes, des gens comme lui, comme Gilles Vigneault et Félix Leclerc. Il a été très gentil, mais au début de mon interprétation, on voit qu'il est semi-sûr. Ensuite, par contre, il a été charmé. Il a trippé ben raide», rapporte le chanteur.

Le défi, pour lui, consistait à tricoter des arrangements sans le secours des cordes et des cuivres figurant sur l'album Jaune, lesquels ont été remplacés par le synthétiseur. On remarque également que sa voix est différente, comparativement à ce que laissent voir ses compositions. Plus lisse. Plus maîtrisée. À croire que Pierre Lapointe lui avait prodigué des conseils.

Le même jour, l'autre artiste de la relève invitée à aborder le répertoire de Ferland, Laura Sauvage, a repris Quand on aime, on a toujours 20 ans. Puis, ce fut au tour de l'octogénaire de s'exécuter, ce qui lui a permis de démontrer que la forme, c'est d'abord un état d'esprit. «Il a présenté une version de feu de La musique, très différente de celle qu'on retrouve sur son disque», fait observer Philippe Brach.

Outre les souvenirs générés par cette belle rencontre, il reste neuf émissions diffusées le dimanche à 21h 45. S'y ajoute le disque Popdejam regroupant des pièces de Laurence Jalbert, France d'Amour, Mitsou, Pierre Flynn et Luc De Larochellière, entre autres, telles que revisitées par de jeunes pousses comme Stéphanie Lapointe, Karim Ouellet, Philippe B et Antoine Corriveau.

Deux mois au Pakistan, puis Terre-Neuve pour écrire

Philippe Brach avait le goût de respirer un air différent, après avoir donné 125 spectacles en l'espace d'un an. Grâce à son ami, le journaliste chicoutimien Jasmin Lavoie, il a trouvé la meilleure façon d'y arriver, en effectuant un séjour au Pakistan. C'est dans ce pays, plus spécifiquement dans la capitale Islamabad, que le chanteur atterrira au début d'avril.

« Je ne voulais pas aller dans une place où il y aurait plein de touristes et de Canadiens, explique-t-il. Je passerai deux mois là-bas et le but, c'est de clasher ben raide. On va faire des excursions de quatre ou cinq jours dans différentes régions et peut-être qu'on profitera des deux dernières semaines pour visiter le Kirghizistan, alors que Jasmin sera en vacances. C'est le genre de place où on sait qu'on ne retournera jamais. »

Pas du genre à éplucher les guides de voyages, ni à surfer méthodiquement sur la Toile pour apprivoiser une destination, Philippe Brach arrivera au Pakistan vierge de toute information sur ce pays. « Je ne me suis pas renseigné pantoute, ce qui correspond à ma façon de me dépayser. Je sais toutefois que Jasmin, qui est correspondant, a plein de contacts là-bas et qu'il a appris la langue », fait-il observer.

Bien sûr, le jeune homme ouvrira bien grand ses oreilles, histoire de s'imprégner des musiques créées par les Pakistanais. Il profitera également de son séjour pour voir comment vivent les gens, au jour le jour. Il y a peu de chances, toutefois, que ces expériences colorent ses prochaines pièces. « Comme je suis surstimulé, je n'écris pas en voyage. Je serai toutefois influencé, mais pas directement. Ça se fera de façon inconsciente », explique l'auteur de Si proche et si loin à la fois.

La composition de nouvelles chansons, ce sera sa priorité au retour. Vers la mi-mai, il compte louer un chalet pendant trois semaines, possiblement à Terre-Neuve, ce qui lui permettrait de faire le trajet en voiture. « Rouler longtemps, ça va m'aider à décanter. À l'heure actuelle, je n'ai pas grand chose d'écrit, juste des débuts de tounes, mais je suis confiant. Je veux entrer en studio à la fin de l'été et sortir un album en novembre », annonce Phillippe Brach.

Son agenda comprend aussi des spectacles, une nouvelle tournée qui, déjà, est en train de prendre forme. Elle débutera en février 2018 et comme l'artiste jongle avec différents projets, dont un qui touche le petit écran, le rythme sera un peu allégé, comparativement aux sorties générées par son dernier opus, Portraits de famine.

 

Le buffet: Geoffroy dans les pleurotes

Élise Jetté, Feu à volonté, 24 janvier 2017

Chaque lundi mardi, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

Simone Records et PARCE QUE FILMS présentent la compilation Popdejam, tirée de la série présentée à nouveau à V Télé depuis le 22 janvier 2017. Karim Ouellet reprend Luc De Larochellière, Claude Bégin chante Mitsou, Stéphanie Lapointe chante Animal de France D’Amour, Philippe Brach interprète Le chat du café des artistes et Antoine Corriveau fait sa version de Corridor de Laurence Jalbert. Des belles reprises pour ranimer des vieilles choses!

 

CRITIQUE

Émilie Perreault, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 23 janvier 2017

http://www.985fm.ca/

 

MENTION

Karyne Lefebvre, Dessine-moi un dimanche, 22 janvier 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

MENTION

Monique Giroux, Chants libres à Monique, ICI Musique, 22 janvier 2017

http://www.icimusique.ca/

 

CRITIQUE

Catherine Beauchamp, Week-End Extra, 98,5 FM, 22 janvier 2017

http://www.985fm.ca/

 

 

Le choc des générations

Bruno Lapointe et Vanessa Guimond, Le Journal de Montréal, 21 janvier 2017

De France D’Amour à Joe Bocan, en passant par Luc De Larochelière et Laurence Jalbert, les incontournables de la chanson québécoise s’offrent une nouvelle vie, gracieuseté d’artistes de la relève avec l’album Pop de jam.

Vous n’êtes pas familier avec le concept de Pop de jam? D’abord présentée sur les ondes de MusiquePlus à l’automne 2015, l’émission propose des rencontres avec deux artistes; le premier, bien établi, et le deuxième, de la relève. Le but de l’exercice: revisiter certaines des chansons les plus marquantes des dernières années.

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Ainsi, des artistes tels que France D’Amour, Mitsou, Laurence Jalbert et Luc De Larochellière ont «prêté» leur ­répertoire à Stéphanie Lapointe, Claude Bégin, Antoine Corriveau et Karim ­Ouellet le temps d’un épisode.

Disponible depuis hier, l’album du ­même nom réunit quelques-unes de ces reprises.

Inévitablement, entre les mains d’autres artistes, les chansons se révèlent sous un nouveau jour, empreintes de nuances bien différentes. Ainsi, en passant de France D’Amour à Stéphanie Lapointe, la pièce ­Animal devient le même hymne, mais aux sonorités bien plus suaves.

«Elle amène une sensualité à Animal. Moi, la façon dont je la faisais, c’était beaucoup plus cru. Elle, quand elle la fait, il y a une certaine retenue. Ça amène une autre facette à la chanson que j’ai ­beaucoup aimée», confie l’interprète originale­­.

France D’Amour avait tout de même des réticences avant de prendre part à ­l’expérience. En plus de la pièce Animal, son succès Vivante a été revisité par la ­formation Random Recipe sur les ondes de MusiquePlus.

«Il y avait une légère appréhension, dans le sens où c’est quand même une chanson que j’ai mise au monde. Il y avait certaines attentes, au niveau de la livraison, mais je dirais plus que c’était une vive ­curiosité», avance la chanteuse.

«Je ne tiens pas absolument à ce que mes chansons soient ­interprétées de la façon dont moi je les fais. Chaque artiste est unique dans sa façon de livrer quelque chose. Je ne pensais pas qu’ils allaient amener mes chansons aussi loin de leur habitat naturel. Ça m’a dépaysée, mais j’étais ravie», poursuit-elle.

«Sortir de sa zone de confort»

Pour Antoine Corriveau, sa reprise de la chanson Corridor (tirée du répertoire de Laurence Jalbert), lui a permis de s’aventurer en terrain inconnu, le poussant ­ainsi à «sortir de sa zone de confort».

«Je trouvais que c’était un beau défi, parce que je n’ai pas souvent fait de ­reprises, dans ma vie. Quand on le fait, souvent, on essaie de prendre une ­chanson qu’on aime et qu’on écoute en boucle. Dans ce cas-ci, on me disait qu’il fallait que je reprenne une chanson d’un artiste précis», explique-t-il.

L’auteur-compositeur-interprète qualifie cette expérience de «belle vitrine» qui donne au public un aperçu de la «bulle de création» dans laquelle il a pu travailler.

«C’est une façon de célébrer la musique qui permet de joindre un large public, grâce aux succès interprétés, mais en même temps, ça permettait de présenter au public des artistes un peu moins connus», conclut Antoine Corriveau.

L’album Pop de jam est présentement en vente. L’émission est rediffusée sur les ondes de V Télé dès demain, 22 h.

 

 

Nouveaux classiques

Virginie Landry, Journal Métro, 20 janvier 2017

Popdejam, émission diffusée à V dès dimanche, a pour mission de faire revivre de grands succès québécois avec les voix de la relève. Coup de cœur pour la reprise de Corridor, de Laurence Jalbert, par Antoine Corriveau. Sa version est sombre, tout en douceur, collée aux paroles. La version hyper contrastée de Si fragile, de Luc De Larochelière, par Karim Ouellet est aussi impressionnante. Cette pièce, qui réussit chaque fois à nous tirer une larme (vous aussi, non?), prend un tout autre sens sur cet album.

 

MENTION

Lisa-Marie Blais, Les infos, V, 20 janvier 2017

http://noovo.ca/

 

L'album collaboratif Pop de jam vient de sortir

GrandToronto.ca, 20 janvier 2017

Diffusée sur les ondes de V Télé à compter du dimanche 22 janvier 2017, l’excellente série Popdejam a le mandat de faire redécouvrir des légendes de la pop québécoise par l’entremise d’artistes de la relève qui, chacun à leur façon, s’approprie une chanson pour la réinventer et lui apposer de nouvelles couleurs.

Parmi les artistes qui se sont prêtés au jeu, Karim Ouellet reprend Luc De Larochellière, Claude Bégin réinterprète Mitsou, Stéphanie Lapointe calme l’Animal de France D’Amour, Philippe Brach devient Le chat du café des artistes et Antoine Corriveau prend le plus long Corridor.

Popdejam a reçu un accueil plus que favorable lors de sa première diffusion, sur les ondes de MusiquePlus à l’automne 2015.

 

CRITIQUE

Sabin Desmeules, Échos Vedettes, 19 janvier 2017

Le concept de l'émission Pop de Jam. à MusiquePlus, nous permet de découvrir des classiques repris par d'autres artistes. Le résultats est parfois surprenant et fait sortir des chanteurs de leur zone de confort. Aussi a-t-on pensé à offrir un album reprenant l'idée. On peut y entendre, notamment, la voix douce de Stéphanie Lapointe revisiter Animal, de France D'Amour. La chanson rock devient planante. Les Chinois de Mitsou, reprise par Claude Bégin, fait presque penser à de Jean Leloup. Et Karim Ouellet rend Si Fragile, de Luc De Larochellière, sensuelle. Il est intéressant de voir ce que peuvent devenir des chansons dans la bouche de quelqu'un d'autre!

 

MENTION

Thérèse Parisien, Le Québec maintenant, 98,5 FM, 18 janvier 2017

http://www.985fm.ca/

 

 

CRITIQUE

Julie-Jasmine Boudreau, Le RDI matin, ICI RDI, 18 janvier 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Pop de jam: retour vers le présent

François Lemay, ICI Musique, 18 janvier 2017

L’émission Pop de jam n’a malheureusement pas duré très longtemps. Diffusée sur les ondes de MusiquePlus en 2015, le concept était simple et efficace : une vedette établie rencontre deux artistes de la relève qui proposent chacun une reprise d’une chanson connue issue du répertoire de la vedette.

Finalement, les résultats sont assez surprenants, l’exercice nous permettant d’entendre avec des oreilles fraîches des chansons dont les arrangements nous paraissaient un peu (même beaucoup) surannés.

Sur les huit pièces proposées sur l’album, celles de Philippe B, interprétant Sur la route (Pierre Flynn), et d’Antoine Corriveau, qui reprend Corridor (Laurence Jalbert), se démarquent franchement du lot. On note aussi l’excellente interprétation vocale du Chat du café des artistes (Jean-Pierre Ferland) par Philippe Brach, qui s’approprie totalement les paroles. Par contre, on le sent se battre un peu avec les arrangements, qui font tout simplement abstraction de la section rythmique, si importante dans l’originale.

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En fait, cet album nous permet de faire à nouveau le point sur ce qui fait une bonne reprise ou pas. Trois critères semblent importants à respecter : une distance temporelle (on doit avoir un peu oublié l’originale), une distance critique (on s’interroge sur ce que l’on garde de l’originale) et, à la base, une bonne chanson. Est-ce que toutes les reprises que l’on trouve sur l’album respectent ces critères?

À vous de juger.

 

Popdejam: l'album

QuébecSpot Média, 18 janvier 2017

Simone Records, en collaboration avec PARCE QUE FILMS, présente la compilation Popdejam, un regroupement des pièces marquantes de la série télévisée musicale, disponible uniquement en ligne dès le 20 janvier 2017.

Diffusée sur les ondes de V Télé à compter du dimanche 22 janvier 2017, l’excellente série Popdejam a le mandat de faire redécouvrir des légendes de la pop québécoise par l’entremise d’artistes de la relève qui, chacun à leur façon, s’approprie une chanson pour la réinventer et lui apposer de nouvelles couleurs.

Parmi les artistes qui se sont prêtés au jeu, Karim Ouellet reprend Luc De Larochellière, Claude Bégin réinterprète Mitsou, Stéphanie Lapointe calme l’Animal de France D’Amour, Philippe Brach devient Le chat du café des artistes et Antoine Corriveau prend le plus long Corridor.

Popdejam a reçu un accueil plus que favorable lors de sa première diffusion, sur les ondes de MusiquePlus à l’automne 2015.

 

CRITIQUE

Olivier Dénommée, Critique de salon, 17 janvier 2017

Ceux qui ont suivi la série n’auront pas besoin d’explication : Popdejam, diffusée en 2015 sur Musique Plus, réalisait l’exploit de faire connaître des artistes de la scène émergente qui reprenaient des classiques de notre chanson. Juste avant les rediffusions à V Télé, une compilation des meilleures prestations paraît. Ce coup de marketing permet quand même de mettre de l’avant huit interprétations originales, dont certaines qui mériteraient de rester dans les annales.

La première à se faire entendre est Stéphanie Lapointe, reprenant Animal de France D’Amour. Déjà, on a des réserves quant à l’idée de la considérer comme une artiste émergente, et en plus la version minimaliste ne rend pas tout à fait justice à l’originale, même si la version donne un ton très différent à l’œuvre. Philippe B tente une approche similaire avec Sur la route de Pierre Flynn : sa version, très douce et proche du country, tranche énormément avec le gros rock de Flynn… pourtant, on y prend goût très rapidement.

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Il y a une espèce de mode ces dernières années : tout le monde reprend Ce soir l’amour est dans tes yeux de Martine St-Clair. Cette fois, c’est Geoffroy qui s’y attaque, proposant une relecture plus électro-pop, quoiqu’un peu statique. Les Chinois de Mitsou avait bien besoin d’être remise au goût du jour : merci à Claude Bégin pour cette reprise où on a délaissé les 1001 clichés de la version originale.

S’ensuivent des versions bien senties de Corridor (Laurence Jalbert) par Antoine Corriveau et de l’intemporelle Si fragile (Luc De Larochellière) par Karim Ouellet. Ce dernier est resté très sobre, malgré son talent pour la pop plus chargée. On aurait certainement voulu qu’il ose un peu plus dans sa reprise. Fait surprenant : il est excessivement rare de dire que le coloré Philippe Brach a réussi à faire une version moins flyée que l’originale. C’est pourtant ce qu’il fait avec Le chat du café des artistes de Jean-Pierre Ferland. Déjà, avec le nom, on s’attendait à quelque chose de particulier, et même si sa version est plutôt lugubre, elle demeure moins étrange que celle de Ferland. Dans ce cas-ci, ce n’est pas une mauvaise chose.

C’est Peter Henry Phillips qui a le mot de la fin, avec sa reprise de Repartir à zéro de Joe Bocan : ils offre une relecture folk planante, à des années lumières de la version de 1988. Personne n’a été surpris lorsque cette chanson a été retenue comme single promotionnel, tellement elle représente bien l’esprit de Popdejam : une façon de redécouvrir d’une toute autre façon une vieille chanson, et un artiste moins connu au passage.

Au fil de l’écoute des huit pistes, on réalise deux tendances : la première, c’est la domination masculine dans les interprétations… alors que les version originales étaient 5 fois sur 8 par des femmes. La seconde, c’est que tous les artistes, sans exception, ont livré des versions plus douces que les originales. Personne n’a pris de ballade pour la transformer en gros rock, mais a plutôt fait le contraire à plusieurs reprises. Évidemment, huit pistes, c’est bien peu pour représenter une émission complète, mais plus de variété dans la façon d’arranger les chansons aurait été gagnant. À moins qu’on veuille vraiment vendre l’album comme une compilation de chansons douces de la scène pop québécoise… Sinon, outre ces remarques, il faut reconnaître que c’est mission accomplie, et que les nostalgiques de l’émission devraient trouver leur bonheur ici.

À écouter : Sur la route, Corridor, Repartir à zéro

7,4/10

 

Peter Henry Phillips signe une touchante reprise de Repartir à zéro

Olivier Boisvert-Magnan, Voir, 4 avril novembre 2016

Enregistrée pour l’émission Popdejam, diffusée à MusiquePlus l’automne dernier, cette reprise nous fait redécouvrir le succès monstre de Joe Bocan, parue en 1988 sur son premier album homonyme. Dans la capsule vidéo ci-dessous, on peut d’ailleurs voir la chanteuse écouter la version finale de la reprise pour une première fois.

Ayant comme mission de «faire redécouvrir des légendes de la pop québécoise par l’entremise d’artistes de la relève», Popdejam immortalisera sa saison automnale avec une compilation. Le premier extrait de Peter Henry Phillips est disponible sur la page Bandcamp de l’émission.

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Une reprise similaire a pu être entendue dimanche soir à La Voix. Originaire de Québec, Amélie Nault a été grandement inspirée par cette version de Peter Henry Phillips, comme en témoigne un billet paru ce matin sur la page Facebook de sa mentor Ariane Moffatt.

 

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