Dossier de presse de Raton Lover

 

Raton Lover en spectacle à la St-Pancrace

Karine Boivin-Fortier, Journal Le Manic, 21 octobre 2016

Baie-Comeau – Sur scène pour la première fois à Baie-Comeau à la microbrasserie St-Pancrace le 22 octobre à 21 h 30, le groupe Raton Lover entend séduire les spectateurs avec son côté « rock 70s ».

« Ce qu’on aime, quand on est sur la route, c’est de faire des adaptations. Sur disque, on sonne plus chanson québécoise, mais en […] on veut que ça bouge. On essaie de faire la meilleure musique possible dans chaque contexte », affirme le chanteur du groupe, Simon Lachance.

Les membres du groupe ont bien hâte de monter sur scène à Baie-Comeau, d’autant qu’il s’agit de la ville natale d’Éric Blanchard, guitariste, et que la mère de Simon en est également originaire. « On est super content de venir jouer à la microbrasserie. Ça faisait quelques années qu’on avait envie de venir jouer ici », indique-t-il.

[ • • • ]

Le vent dans les voiles

Avec 45 jours de tournée cet été, dont un passage au Festival d’été de Québec et une prestation en France, Raton Lover a le vent dans les voiles. « C’était vraiment . Je me considère chanceux de vivre ça avec les , […] que ça se passe aussi bien », révèle le chanteur

Le groupe prépare d’ailleurs son deuxième album, dont un premier extrait, , a commencé à jouer à la radio. Un deuxième simple, , sera lancé le mois prochain sur vinyle 45 tours, comme autrefois. « Comme on a un son vieillot, on en a profité pour sortir nos sur vinyle 45 tours », note Simon Lachance.

Enregistré au studio Wild, sis au bord d’un lac « à 45 minutes de la route », dans Lanaudière, ce nouveau disque promet « une sonorité des grands espaces. » Sonorité que Raton Lover souhaite amener sur son album puisqu’« on joue beaucoup dans l’Est-du-Québec, on fait beaucoup de route parce que c’est ce qui nous inspire. » Sortie prévue de l’album : février 2017.

Histoires de filles

Les chansons du premier album parlaient beaucoup d’histoires de filles. Sur le deuxième, affirme Simon Lachance, on ratissera plus large. « Par exemple, , c’est unequi a l’air rigolote à la base. Mais c’est une vision de notre monde de réseaux sociaux et d’ordinateurs. […] C’est une image pour montrer qu’on s’isole », explique-t-il.

L’amour reste toutefois un thème très présent, mais qui cache des sujets sous-jacents. « On se sert de l’amour pour illustrer des choses au niveau social. […] L’amour, c’est large. On ne parle pas juste de l’amour homme – femme. Ça peut être l’amour entre frères… L’importance de se serrer les coudes, la place des gens importants pour nous », précise Simon.

 

Raton Lover au piano de Limoilou dans la rue: Quand le charme opère

Jessica Lebbe, Mon Limoilou, 6 septembre 2016

Raton Lover a offert une prestation généreuse et enjouée pendant 30 minutes pour ouvrir le jam autour du piano vendredi dernier à 18 h. Alors que la performance surprise avait été annoncée sur les réseaux sociaux seulement quelques heures auparavant, le groupe est parvenu à retenir de nombreux passants, tombés sous le charme.

Les ratons dans la rue

« On adore ça jouer dans la rue ! Ce côté non officiel des choses où on se dit ok, on rencontre des gens et on se présente maintenant. C’est parti  ! » affirme Simon Lachance, chanteur, clavier et batteur de Raton Lover.

« Le fait qu’on ne peut jamais prévoir ce qui va se passer avec le va-et-vient des gens. C’est une surprise à chaque instant », ajoute Frédérick Desroches, batteur et clavier du groupe.

[ • • • ]

« La rue, c’est un peu l’habitat naturel du raton aussi », surenchérit Martin Plante, bassiste et voix.

Déjà invitée à jouer aux balconvilles de Limoilou en musique en 2014, c’était la deuxième fois que la formation de Québec se produisait entre la 7e et la 8e Rue. « C’est d’autant plus drôle parce que les deux fois où on a performé à Limoilou, c’était en face de chez Fred, le batteur », raconte Simon Lachance. Ironie du sort ou pas, les ratons à la fois romantiques et agressivement rock,tant dans leur musique que dans leurs paroles, ont réussi à séduire tous les publics.

Un rock multigénérationnel

En formule « mini-rock » – entendez par là une formule plus intime, semi-électrique semi-acoustique -, les Raton Lover pourront se vanter d’avoir vu des enfants se dandiner avec conviction, des habitants des balcons avoisinants sortir pour les écouter, des autos ralentir pour mieux les entendre, une passante avoir un coup de cœur pour le bassiste, des passants leur glisser des pourboires… Il s’en est passé des choses en 30 minutes !

Le groupe, qui célèbre bientôt le premier anniversaire de son album éponyme, a profité de cette belle ambiance pour mettre en avant l’interactivité de ses nouvelles chansons. Les spectateurs ont ainsi pu fredonner tous en chœur « Pourquoi qu’on le fait pas dans mon char ? » ou répondre à l’unisson « s’ils aimaient ça le rock’n’roll » pour « Mr Wright ». Le piano de Limoilou dans la rue étant à la disposition de Raton Lover pour le jam, le public a ainsi pu apprécier Les retailles du plancher et Tant pis. Les cinq garçons ont aussi offert une reprise judicieuse et efficace de The Weight du groupe canadien The Band.

Tournage de leur prochain vidéoclip… à Limoilou

Raton Lover a élu quartier général à Limoilou en choisissant de tourner son deuxième vidéoclip, cette fin de semaine, dans l’atelier de l’artiste-pochoiriste MC Grou. C’est d’ailleurs elle qui a créé le visuel du raton laveur, mascotte du groupe faisant également office de pochette du premier album. Pour ce nouveau vidéo réalisé par Sébastien Corriveau, Tant pis s’est imposée naturellement :

Certaines radios ont fait part de leur intérêt pour diffuser cette chanson sur leurs ondes. Alors on s’est dit tant qu’à l’entendre plus souvent, autant la mettre en images aussi. Ça adonne bien, car ça parle de changement de saison, de l’automne qui s’en vient… », explique Simon Lachance.

Les internautes devraient pouvoir voir le résultat sur YouTube d’ici la fin septembre.

Des spectacles à guetter

Après avoir écumé les festivals cet été comme celui de la chanson de Tadoussac ou encore celui du bout du monde (FMBM) à Gaspé, Raton Lover ne chômera pas en cette fin d’année 2015.

Si vous les avez manqués lors de l’ouverture du jam à Limoilou, sachez qu’ils joueront au Show de la rentrée, le mercredi 9 septembre, sur la terrasse du Pub universitaire de l’Université Laval (Pavillon Desjardins).

Le groupe sera aussi en première partie de Zébulon lors de son passage au Théâtre Granada à Sherbrooke le 17 octobre prochain. Raton Lover fera enfin un tour à Moncton et en Gaspésie cet automne avant de retrouver Québec pour son dernier spectacle de l’année 2015, courant novembre au Cercle. La date exacte sera annoncée sous peu.

Suivre Raton Lover sur Facebook

Les jams autour du piano de Limoilou dans la rue ont lieu tous les vendredis de 19 h à 21 h jusqu’au 26 septembre.

 

Les visages de la scène locale: Raton Lover

Isabelle Porter, Le Devoir, 11 juillet 2016

En plus de son passage au Festival d’été, le groupe de rock franco de Québec Raton Lover est sur un bel élan cet été avec une première incursion sur la scène française et un album en préparation réalisé par Dany Placard.

En entrevue il y a quelques semaines, le chanteur Simon Lachance respirait le bonheur. « Le FEQ, pour les cinq gars du groupe, c’est un rêve de petit gars. […] J’avais 11 ans puis je me disais que quand j’allais être grand, j’allais jouer au Festival d’été ! D’ailleurs, je ne sais pas ce que je vais faire après, je commence à déprimer », lance-t-il, moqueur.

[ • • • ]

Le son de Raton Lover s’inspire beaucoup des Beatles, mais est très ancré dans le Québec grâce aux textes de Simon Lachance. Leur dernier extrait, Frencher des Françaises, a commencé à tourner à la radio. C’est rigolo et d’une écoute facile. On a hâte d’entendre le reste du contenu du deuxième album. 

« Je me considère comme extrêmement chanceux de pouvoir travailler avec de si bons musiciens et avec d’aussi bonnes personnes qui sont là pour rendre service à la musique », poursuit Lachance. « C’est la première fois que je vis une synergie aussi forte, où les individus sont chacun à leur place dans un naturel. »

Groupe soudé

Bien soudé, le groupe tire ses origines d’un trio constitué à Cégeps en spectacle par Lachance ainsi que Simon Guénard (guitare électrique) et Martin Plante (basse). Depuis le début du projet Raton Lover en 2011 se sont ajoutés Frédérick Desroches (claviers, batterie) et Martin Blanchard (lap steel, guitare).

 Simon Lachance raconte avoir eu un déclic lors d’une session d’enregistrement avec Dany Placard au Studio Wild. « À un moment donné, on a senti qu’on avait mis le doigt sur un son. C’est toujours difficile de mettre des mots sur ça… Je dirais qu’on est comme en train d’arriver tranquillement à fusionner notre côté pop sixties avec la touche de country qui était toujours un peu présente et le côté auteur-compositeur québécois. »

Dans les salles de spectacle

En attendant, le groupe écume les salles de spectacle avec plus d’une vingtaine de dates cet été au Québec, au Nouveau-Brunswick et tout récemment au Festival Pause Guitare à Albi, en France. Avec tout cela, le groupe a dû mettre au rancart ses traditionnelles « jam-sessions » de fin de soirée pendant le Festival au bar La Ninkasi.

« C’était pendant les onze soirs du Festival d’été, alors on se retrouvait autant avec des artistes de Québec que du festival. On a eu des jams de fou avec Heymoonshaker et Les Ogres de Barback qui sont débarqués quasiment toute la gang. »

 

La scène locale s'illustre à Québec

Isabelle Porter, Le Devoir, 2 juillet 2016

En l’espace de quelques années, le quartier Saint-Roch a gagné au moins trois salles de spectacles, une maison de disques majeure et des dizaines de nouveaux groupes. La scène locale de la capitale est en feu et ça paraît dans la programmation du Festival d’été.

« Il y a vraiment une effervescence, note le directeur de la programmation du Festival d’été, Louis Bellavance. Ç’a été une révélation depuis que je suis ici, et ça continue. » Avant d’être nommé au Festival en 2011, le programmateur oeuvrait au sein d’Evenko à Montréal. Il se rappelle encore son étonnement lorsque Pascale Picard s’est imposée dans l’industrie en 2007. « Ça m’avait frappé qu’elle vienne de Québec. Pour moi, c’était une anomalie. »

[ • • • ]

Or on n’en est plus là. De Karim Ouellet à Tire le Coyote, les révélations issues de la capitale se multiplient et le festival nous permettra d’en découvrir des dizaines d’autres cette année. Près de 40 artistes de la capitale sont au programme cette année. Du jamais vu.

Parce que le talent est là, souligne le bras droit de Louis Bellavance, Arnaud Cordier. « On ne fait pas du local pour faire du local, il y a de plus en plus de projets intéressants. » Et d’ajouter que, s’ils avaient eu de la place, ils auraient pu « facilement en “booker” une dizaine de plus ».

Histoire d’illustrer le phénomène, Le Devoir a réuni les musiciens de neuf de ces groupes pour une photo dans le quartier Saint-Roch, où la plupart résident et presque tous travaillent. Tous les jours durant le festival, le journal présentera un portrait d’au moins un de ces artistes à découvrir.

Le plus maquillé du groupe s’appelle Anatole. Révélé l’an dernier aux Francouvertes, cet androgyne provocateur se produira deux fois au Festival d’été. Comme la plupart des musiciens qui ont participé au reportage, il a plus d’un projet (également Mauves, dans son cas). Selon lui, « la scène locale n’a jamais été aussi vivante ». « Il n’y a pas si longtemps, les groupes qui roulaient ici se comptaient sur les doigts d’une main, et là, c’est vraiment effervescent. Il y a des nouveaux projets qui naissent à toutes les saisons. »

Surtout, ils sont de plus en plus nombreux à rester à Québec, note Benoît Pinette, du projet folk Tire le Coyote. À l’origine, le chanteur originaire de Sherbrooke s’est installé dans la capitale par amour et il se réjouit aujourd’hui de pouvoir y poursuivre sa carrière. « Le plus le fun, c’est que les artistes sentent qu’ils peuvent rester ici. Avant, on pensait qu’on était obligés d’aller à Montréal. »

En plus, la scène locale s’est ouverte et diversifiée, note King Abid, qui fait dans l’électro-reggae d’inspiration tunisienne. « Avant, c’était très axé sur le rock, la techno et la chanson française, mais maintenant, il y a plus de genres, plus d’immigrés, plus de couleurs qui s’ajoutent. Il y a une scène reggae à Québec, le hip-hop se porte à son mieux. C’est très vivant. »

Des lieux et un coup de pouce financier

Mais qu’est-ce qu’on a mis dans l’eau ? Comment l’expliquer ? D’abord par les salles, note Karim Ouellet. Après la fermeture du bar Le D’Auteuil il y a dix ans, les artistes moins commerciaux avaient de la difficulté à trouver des lieux pour se faire entendre. Jusqu’à ce que de nouveaux joueurs prennent le relais.

« Avec L’Anti, Le Cercle, Pantoum et Le District, c’est incroyable, explique Karim Ouellet. Maintenant, on a presque un spectacle par jour à Québec. » Et tout ça se passe dans le quartier Saint-Roch. « Ça va plus loin que la musique. Ç’a donné un nouveau visage culturel à Québec. »

Dans cet écosystème, Pantoum joue un rôle particulier. Plus underground que les autres, la salle présente tous les samedis des prestations de groupes de Québec ou d’ailleurs pour pas cher (10 $ l’entrée).

En plus, Pantoum sert de lieu de répétitions. « Tout le monde se connaît chez Pantoum, note Margaux Sauvé, du groupe électro-pop Ghostly Kisses. Je ne sais plus combien de groupes répètent là-bas. C’est très accessible, pas très cher et axé sur l’entraide. » 

Diplômée du conservatoire, cette violoniste a lancé Ghostly Kisses avec Dragos Chiriac il y a à peine un an. Leur pièce Such Words a fait un tabac sur Spotify avec plus d’un million de visionnements. Au Festival d’été, on pourra les entendre sur la scène Fibe, face au parlement.

Lancée cette année, cette scène gratuite (qui s’ajoute au square D’Youville) met l’accent sur les découvertes d’ici et d’ailleurs. Son acolyte Dragos Chiriac s’y produira deux fois parce que son autre groupe d’électro, Men I Trust, est aussi à l’affiche. Cet étudiant au doctorat en musicologie est associé à mille et un projets dans la capitale comme réalisateur.

Cet hiver, Men I Trust et Ghostly Kisses ont pu participer à la Canadian Music Week à Toronto, une précieuse occasion de se faire connaître par l’industrie.

Tout ça en bonne partie grâce à la Ville et à son programme Première Ovation qui subventionne des projets d’artistes locaux depuis 2008 avec le soutien du ministère de la Culture. Chaque année, entre 20 et 40 bourses sont décernées en musique.

Presque tous les artistes à qui nous avons parlé en ont bénéficié à un moment ou à un autre. « C’est un bon tremplin pour débuter », avance Maxine Maillet de LOS, un autre groupe attendu sur la scène Fibe, qui mêle pop, punk et rock garage. « Ça aide beaucoup les jeunes et les groupes locaux », ajoute-t-elle. 

En entrevue, les membres de son groupe disent quand même se méfier de l’étiquette « groupe local ». « On veut aller loin », insiste Maxine en soulignant qu’on donne parfois cette étiquette à ceux qui n’arrivent pas à percer ailleurs.

Une maison de disques clé 

Chose certaine, Karim Ouellet a fait la preuve qu’on pouvait rester à Québec tout en perçant à l’international. « Toute ma gang est à Québec, dit-il. Ma maison de disques, mon groupe. »

Sa maison de disques, c’est Coyote Records, un nouveau joueur-clé dans cette nouvelle dynamique. « Avec Coyote, on montre qu’on est capables de faire la job », résume Marc-André LeBon, bassiste du groupe reggae Jah I, qui est aussi ingénieur de son chez Coyote.

Fondée en 2014 par Raphael Perez à partir du petit label Abuzive Music, la maison est toutefois loin de se limiter aux talents de Québec et compte parmi ses artistes Alfa Rococo, Klô Pelkag et Stefie Shock. Mais sa présence dans la capitale contribue sans conteste à l’impression que les créateurs de Québec ont plus d’options qu’avant.

Bien sûr, Montréal a des atouts que Québec n’aura peut-être jamais, note le chanteur du groupe rock franco Raton Lover, Simon Lachance. « Il y a moins de publics à Québec. À Montréal, tu peux faire du rockabilly, avoir une scène de rockabilly et agir dans cette scène-là indépendamment des autres scènes. C’est peut-être un des inconvénients à Québec, dit-il. Mais c’est aussi, selon moi, un avantage. L’autre côté de la médaille, c’est que, quand tu veux faire de la musique à Québec, t’as pas le choix de toucher à tout pour gagner ta vie. » Surtout pour les groupes qui tournent beaucoup en région, dans l’Est notamment, la ville est plus centrale, ajoute-t-il.

Bien sûr, on aurait pu parler de plusieurs autres groupes de Québec, comme les nouveaux talents issus de l’école L’Ampli créée par la Ville en 2010 pour soutenir le talent local. Encore dans Saint-Roch. 

« Il y a une nouvelle génération qui se greffe au noyau actuel, conclut Anatole. Je suis persuadé que ça va continuer à se développer et à se diversifier. »

 

ENTREVUE Raton Lover

Valérie Vinet, EcouteDonc.ca, 30 juin 2016

Mardi passé au Knock-Out rue Saint-Joseph, le groupe Raton Lover a lancé son 45 tours sur lequel on peut entendre le single Frencher des Françaises qui tourne régulièrement sur les ondes des radios québécoises. Une trentaine de personnes ont assisté à la prestation 

mini-rock, très bien rodée soit-dit en passant, dans une ambiance intime et décontractée. À l’aube de leur départ pour une longue tournée estivale, les membres du groupe; Simon Lachance (voix, guitare et batterie), Simon Guénard (guitare), Eric Blanchard (guitare et lap steel guitare), Frédérick Desroches (claviers et batterie) et Martin Plante (voix et basse) m’ont accordé un entretien pendant lequel nous avons parlé de leur deuxième album en préparation, de leur participation au Festival Pause Guitare d’Albi en France et des spectacles à venir.

[ • • • ]

Un deuxième album teinté de grands espaces

Trois années s’écouleront entre le premier album homonyme paru au mois de septembre 2014 et celui que le groupe espère faire paraître en 2017. Juste assez de temps pour que les Ratons acquièrent une solide expérience en tant que musiciens de scène grâce aux nombreux concerts qu’ils ont donnés: « Plus on fait des shows, plus on est prêt en studio, plus on trippe et plus on peut aller loin dans les chansons », raconte Simon L. « Vu que le band a eu la chance de jouer beaucoup pendant ces dernières années, c’est sûr que lorsqu’on rentre en studio la pâte pogne plus vite, comme on dit ». Les trois dernières années auront donc servi à donner aux membres du groupe les outils nécessaires pour façonner une deuxième oeuvre qui se démarquera sans doute de la première. Mais à quel point?

Réalisé par Dany Placard au studio Wild qui se situe au milieu d’un paysage boréal spectaculaire, l’album qui verra le jour l’année prochaine sera définitivement teinté de grands espaces : « On a de grandes salles où l’on place des micros de manière à ce qu’on entende la salle résonner. C’est une chose qu’on ne faisait pas beaucoup sur le premier album qui est un peu moins large au niveau du spectre sonore », raconte Simon L. Parallèlement au son plus étoffé que le groupe a réussi à créer, le deuxième album sera plus uniforme que le premier : « Sur le premier album, il y avait des tounes dark pis il y avait des tounes de lumière. L’album était noir et blanc. C’était ça le concept, c’était ça l’effet qu’on cherchait à produire. Là, pour le deuxième, on voulait que les chansons aient une partie des deux à l’intérieur des textes et des mélodies », explique Simon L. Selon lui, les nouvelles chansons portent des nuances qui laissent l’auditeur choisir le chemin entre le côté obscur ou le côté lumineux de la Force. Par ailleurs, c’est l’écriture peaufinée et plus assumée de Simon L qui délimite la frontière entre le passé et le présent.  Ainsi, selon Éric, l’ensemble des chansons se rapproche davantage de la plume du chanteur : « Simon a vraiment beaucoup travaillé ses textes. Je dis pas que ses textes étaient pas bons avant, mais là je les trouve plus matures. (Dany) Placard l’a beaucoup épaulé dans le processus ». Simon G ajoute que les mélodies à paraître sur le deuxième album mettront en lumière les textes de Simon L qui a réussi à trouver une façon de dire les choses franchement sans toutefois tomber dans le mélodrame. Dans le même ordre d’idée, les membres du groupe qui se connaissent depuis longtemps, partagent les histoires racontées dans les chansons, ce qui a pour effet de créer un sens commun du vécu : « Les textes, c’est des affaires qu’on a vécu ensemble. Fait que quand tu les joues, tu vis plus ce qui se passe », dit Éric. L’unicité au sein du groupe n’est pas à remettre en question et a son rôle à jouer dans l’aboutissement d’un deuxième album plus homogène. Il faut cependant souligner que chaque membre possède différentes forces créatrices et que chacun a trouvé la place qui lui revient:     « On est plus conscient de notre rôle, les arrangements sont plus épurés et laisse plus transparaître la personnalité de chacun », affirme Simon G. 

L’autre bord de la flaque

Le 7 et 8 juillet prochain, Raton Lover participera au Festival Pause Guitare d’Albi en France. D’ailleurs, Elton John, Louise Attaque, Joan Baez, La Bronze et Michel Fugain compteront parmi les têtes d’affiche. C’est donc une opportunité rêvée pour le groupe de Québec qui tentera de conquérir le territoire français avec son Rock bien à lui. Comment ces petits carnivores masqués ont-ils réussi à faire leur place dans un festival de cette ampleur? « On a eu la chance de se produire dans un showcase en Ontario devant des acheteurs de l’Ouest canadien et de l’Ontario surtout. Il y avait des gens de l’international aussi pour faire du repérage. On a croisé un monsieur super sympathique du nom d’Alain Navarro qui a bien kiffé ce qu’on faisait. C’est cette rencontre-là qui nous a menés au festival », explique Simon L. Les musiciens auront également la chance de montrer ce qu’ils ont dans le ventre à certains diffuseurs sur place, multipliant ainsi leur chance de se faire connaître du public franco-européen.

Authenticité, simplicité et réciprocité

Le groupe passera une bonne partie de l’été en tournée dans l’est du pays. Reconnu comme étant un Jam band qui brasse sur scène, Raton Lover livre la marchandise. « On a mis en ligne une vidéo qu’on a enregistrée l’hiver dernier au District Saint-Joseph dans le cadre des apéros du FEQ. Elle a été réalisée par Sébastien Corriveau qui a fait notre vidéoclip Tant pis. C’est un condensé de trois minutes de ce à quoi les gens peuvent s’attendre de nous », témoigne Martin «Anton» Plante. De plus, puisant dans les racines des années 60 et 70,  leur musique peut rejoindre un large public et c’est pourquoi qu’il n’est pas rare de voir de jeunes enfants accompagnés de leurs grands-parents parmi les spectateurs. C’est toutefois Frédérick qui résume bien la vibe qui transparaît en concert:    « J’aurais comme trois mots, peut-être un peu cheezy, pour définir nos spectacles. Il y a quand même une espèce d’authenticité, de simplicité et de réciprocité ». C’est-à-dire que les musiciens ne sont pas des personnages ; what you see is what you get. De plus,  ils restent très accessibles et sont toujours heureux de rencontrer les gens après les spectacles. Entre eux, ils s’écoutent et s’assurent que tous les membres du groupe soient biens et en mesure de communiquer à la foule leur plaisir à jouer ensemble. 

Tout semble débouler à une vitesse ébouriffante pour Raton Lover qui somme toute, garde les pieds sur terre devant son ascension dans l’industrie musicale du Québec. Dans ce contexte, il peut être difficile de ne pas nourrir les attentes vis-à-vis leur avenir, mais les gars partagent une manière de penser qui les cimente dans l’instant présent: « Il y a une chose importante avant tout; il faut profiter du moment qui est en avant de nous. On peut jamais savoir ce qui va arriver. C’est pour ça que dans le fond, ma philosophie que j’ai toujours appliquée, c’est qu’il ne faut jamais s’attendre à rien, parce qu’on ne sait jamais ce qui va arriver », témoigne Frédérick, qui selon les autres membres du groupe, est l’auteur derrière leur  leitmotiv Je m’attends à rien, comme ça j’ai toute!    «On est extrêmement chanceux de pouvoir faire ça. Il faut s’en rendre compte. Donc, quand même qu’il y a quelque chose qui fonctionne pas, il faut pas oublier qu’à la base on ne fait pas de chirurgie, on est quand même dans le divertissement ».

De vrais amateurs de musique, les sympathiques membres de Raton Lover se sont livrés au traditionnel questionnaire musical. Nous avons beaucoup ri.

Questionnaire musical

Quels sont vos deux albums classiques?

Éric Blanchard: Moi je les ai mes deux! Sky Blue Sky de Wilco et Acadie de Daniel Lanois.

Simon Guénard: Moi ce serait Electric Lady Land, la trilogie de Jimi Hendrix. Quel autre… Je sais pas, je vais y réfléchir.

Frédérick Déroches: C’est trop flou dans ma tête. Osti! C’est trop compliqué comme question! Je suis tellement éparpillé que j’ai pas d’album précis. Je passe d’un style à un autre. Pour moi, ça reste de la musique…

Simon Guénard: … DARK SIDE!

Tout le monde: AH! SHIT! OUIN!

Martin Plante: Depuis que je suis jeune, j’y reviens tout le temps; Blood Sugar Sex Magic des Red Hot Chili Peppers. Ça été une révélation! Sinon, toute l’oeuvre de Kenny G m’a beaucoup influencé. Mais sans blague, je suis déchiré entre Dark Side of the Moon de Pink Floyd et Abbey Road des Beatles. Les lignes de basse sont simples mais tellement efficaces.

Simon Lachance: Pour les grands classiques, je vais surement donner les mêmes réponses que les gars. Je vais dire plutôt les albums que j’ai beaucoup écoutés dans la dernière année qui ne sont pas nécessairement « mes classiques ». J’ai vraiment pogné un fix dernièrement sur l’album Pink Moon de Nick Drake. Mais plus proche de nous, l’album qu’on a beaucoup écouté dans la Van est The End of That de Plants and Animals.

Qu’est-ce que vous écoutez lorsque vous êtes sur la route?

MP: Sur la route, sincèrement, c’est souvent The War on Drugs qui joue.

VV: Quel album?

SL: Lost in the Dream.

EB: Sinon, le dernier album des Sheepdogs on l’a écouté quand même pas mal. Wilco.

MP: Wilco, on y revient toujours.

SL: Ryan Adams, Heartbraker. Je dirais en passant que c’est le fun que ton média soit écrit parce que les gens vont vraiment comprendre Ryan Adams et non Brian Adams!

MP: On a déjà écouté du Brian Adams sur la route, mais c’était la vidéo où il crie 24 fois «YEAH» en une minute!

SL: Il y a des albums qu’on ne peut pas passer sous silence. Soit Songs from the Big Pink ou The Band de The Band.

Qu’est-ce que vous écoutez quand vous êtes « in the mood for love » ?

EB: Moi, j’écoute les grenouilles.

VV: Ok. C’est cool… Me niaises-tu?

EB: Ah non, je niaise pas! J’écoute les grenouilles sur le bord du lac. Chez nous, à la maison, on entend des grenouilles.

VV: Ok, fait que le son des grenouilles,  ça te met dedans!

EB: Oui, ça me met dedans, c’est le cas de le dire… Pis après on se prend chacun une cigarette Popaye.

SL: J’y réfléchis… Il y a une toune sur Lost in the Dream de The War on Drugs dont je me suis promis que j’allais tester. Mais c’est pas encore faite… Mais c’est sûr que Barry White est un incontournable.

FD: Ah je mets pas de musique. C’est mieux! Ça fait trop marcher mon cerveau. La musique c’est plus comme des mathématiques dans ma tête.

MP: Let’s get it on de Marvin Gaye. En fait, pas mal d’affaires de Marvin Gaye. Pis I Love You Honeybear de Father John Misty.

Qu’est-ce que vous écoutez pour vous mettre « in the mood to rock »?

SL: En fait, on fait du Yoga Rock. Rick, notre entraîneur chef, nous fait faire la drill du Rock. Des fois, on répète les tounes, mais en chantant juste nos parties.

Quelle chanson aimeriez-vous qu’on joue à vos funérailles?

EB: Moi, ma chanson d’enterrement c’est The Maker de Daniel Lanois. Ça reflète ma spiritualité.

FD: Je pense que je vais écrire ma toune.

SL: Je dirais une chanson de Nick Drake.

MP: Le temps qu’il nous reste de Serge Reggiani. Ça laisse un beau message pour ceux qui sont vivants. 

Pour toutes informations en lien avec Raton Lover, visitez leur site Facebook

 

Les Raton Lover de passage dans l'Est

Xavier Lacroix, ICI Radio-Canada, 29 juin 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

La double invitation de Raton Lover

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 4 juin 2016

À lire le titre de la nouvelle chanson de ce groupe de Québec, on se dit qu'il assume plus que jamais son côté «Lover»...

À l'écoute, on comprend vite que les baisers mouillés promis ici se révèlent davantage une invitation à briser l'inertie, à lâcher les écrans et à sortir voir du pays (entre autres choses!).

Annonciateur d'un deuxième album prévu pour l'hiver 2017, Frencher des Françaises met la table doublement puisque la chanson est offerte en deux versions: un emballage plus pop en version numérique, des arrangements un peu plus pesants gravés sur vinyle.

Bien de son temps dans le langage, mais empruntant au passé dans la facture musicale, cette double fenêtre ouverte s'avère estivale et plutôt réjouissante.

[ • • • ]

Raton Lover lancera son 45 tours à l'occasion de la Fête de la musique, le 21 juin à 17h au disquaire Knock-Out. Et parmi son horaire de concerts estivaux, le groupe compte notamment une présence au Festival d'été, le 11 juillet à 20h, à la place de l'Assemblée-Nationale.

 

ENTREVUE

Expoze.TV, 29 février 2016

http://www.expoze.tv

 

 

Un apéro avec Raton Lover

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 25 février 2016

Aller jouer en France, c'est bien. Partager l'affiche d'un événement avec Elton John, Mika, Louise Attaque et Francis Cabrel, ce n'est pas trop mal non plus! Invitée en juillet au festival Pause guitare d'Albi, la formation de Québec Raton Lover peut se vanter de l'un comme de l'autre. Alors qu'il planche sur la création de son deuxième album, qui portera la griffe de Dany Placard à la réalisation, le groupe profitera, semble-t-il, de ses prochains passages sur scène pour casser ses nouvelles chansons. On risque donc d'entendre du neuf lors de sa participation à la série Apéro découverte du Festival d'été, jeudi à 17h30, au District Saint-Joseph, où le groupe tournera également un clip (entrée libre). Raton Lover doit aussi se produire à L'Anti le 10 avril, en première partie des Hôtesses D'Hilaire.

 

La double invitation de Raton Lover

Marie-Josée Boucher, Info-Culture.biz, 25 février 2016

Dans le cadre des Apéros Découverte du Festival d’été de Québec, nous avons renoué avec l’excellent band Raton Lover, ce jeudi 25 février au District St-Joseph pour du bon rock en français.

Les membres de Raton Lover ont la réputation de former un clan solide. Ensemble sur la route depuis déjà 10 ans au sein de différents projets musicaux, chacun d’entre eux dégage une belle énergie communicative et attachante. On compare leurs chansons au côté « Raton », pour leur côté rock et incisif, mais rassurez-vous, le groupe garde aussi son penchant « Lover » et plein de tendresse.

[ • • • ]

Un cinquième membre, Éric Blanchard, le réalisateur de l’album, s’est joint au quatuor de musiciens talentueux.

Ce soir, le groupe a débuté avec la très belle chanson « Average Guy » et a poursuivi en nous faisant entendre en grande primeur certaines pièces qui se retrouveront sur leur 2e album comme par exemple une chanson plûtot cocasse : « Frencher des françaises », ou certaines pièces de leur premier album comme «  Tant pis, Plus rien à faire ». Il y a eu aussi cette belle reprise de Pagliaro : « J’entends frapper »  chantée d’une façon dynamique.   L’attendrissante  « Le sens du vent » a été dédié à ceux qui les suivent le groupe depuis longtemps.

Pour leur chanson tendresse, Simon a parlé du bienfait de l’amour et du bon sexe pour résoudre la dépression saisonnière, et pourquoi pas enchainer avec « Pourquoi on le fait pas dans mon char » ou « Je t’hallucines » en référence à une fille qui te reste dans la tête.

En rappel, une chanson pour se défouler « T’es qui toé ? ». Simon a invité les gens à chanter avec lui, à taper des mains et à se rapprocher de la scène, ce que les gens n’ont pas hésité à faire pour un genre de défoulement collectif très joyeux et libérateur.

Anecdote : La mascotte-raton a été nommé Bruno Savard, le chef d’antenne de Radio-Canada, une inside joke du groupe, parce que monsieur Savard se mélangeait avec le nom du groupe.

QUOI DE NEUF ?

Après une année remplie de spectacles et de passages remarqués à La Francofête et à Contact Ontarois, Raton Lover s’attaque à la production de leur deuxième album qui sera réalisé par Dany Placard et enregistré par Pierre Rémillard au mythique Studio Wild. Le groupe fait maintenant partie de l’Écurie Scherzo Production (Daran, Catherine Durand, Kensico)

BONNE NOUVELLE

Raton Lover a été sélectionné pour la vitrine des Québecofolies 2016 et présentera leur spectacle lors du Festival Pause Guitare à Albi (France) qui se déroulera du 5 au 10 juillet 2016. http://www.pauseguitare.net

Musiciens :

Simon Lachance : Chanteur, batterie, guitare acoustique et percussions

Martin Plante : basse électrique

Simon Guénard : guitare électrique

Frédérick Desroches : clavier, piano, batterie

Éric Blanchard : guitare

Raton Lover annoncera tous les spectacles pour l’été 2016, en attendant :

2 avril, Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

10 avril, L’anti Bar Spectacles en première partie des Hôtesses d’Hilaire.

16 avril, Le Corsaire, Lévis.

 

Le vidéoclip artsy et subtilement sensuel de Raton Lover

Catherine Genest, Journal Voir, 15 octobre 2015

Raton Lover, c’est le projet de quatre musiciens super expérimentés de Québec. Des habitués des bars, des reprises rock et blues qui se sont lancés dans le vide avec un album de compos aux sonorités très seventies l’an dernier.

Ils ont fait équipe avec le réalisateur Sébastien Corriveau (collaborateur d’Odile DuPont) pour la mise en images de leur chanson Tant pis.

On peut y apprécier le travail de l’artiste visuelle limouloise MC Grou, vedette du court film et créatrice du logo des ratons.

Raton Lover jouera au Cercle le 19 novembre prochain. En première partie? Ni plus ni moins que Mauves et le chanteur français Gael Faure. Billets en vente ici.

 

ENTREVUE avec Raton Lover

Webzine du Festival de la Chanson de Tadoussac, 19 mai 2015

Le groupe Raton Lover sera au Festival de la chanson de Tadoussac du 11 au 13 juin. Pour les connaître un peu mieux, nous sommes allés leur poser quelques questions!

Bonjour Raton Lover, merci d'avoir accepté cette petite entrevue. On va commencer par les présentations : Raton Lover, qui êtes-vous ? Comment vous est venue l'idée de ce nom de groupe?

L’idée du nom nous est venue en déconnant, au début le nom nous faisait tout simplement rire ! Ensuite, on a réalisé que l’animal totem nous collait vraiment à la peau et décrivait bien notre musique, un côté Raton plus rock et un côté Lover plus doux. 

Au final, à l'écoute de votre album Raton Lover, on peut se dire que vous êtes plus "Lover" que "Raton", non ?

[ • • • ]

Ironiquement, certaines critiques ont affirmé exactement le contraire ! Peut-être est-ce une question de point de vue ? Nous, on se voit à quelque part entre les deux. L’être humain est une « bebitte » assez complexe et remplie de contradictions ! C’est justement le contraste entre l’amour et la haine qui cohabitent en nous qu’on avait envie d’évoquer au tout au long de l’album. Parfois on a envie d’exploser, parfois on prendrait tout le monde dans nos bras et c’est ce que les chansons tentent d’illustrer.

Quelles sont vos influences musicales ?

Le rock québécois et la musique des années 70 en général.

Vous avez sorti une vidéo il y a quelques mois pour votre morceau "Les yeux fermés", pouvez-vous nous raconter sa réalisation ?

La chanson nous évoquait la route, les chemins qu’on croise, ceux qui nous séparent et ceux qui nous lient. On a donc fait appel à un de nos potes réalisateurs Benoit Le Rouzès Ménard à faire deux mille kilomètres de route en dix jours avec nous ! À peine revenus de notre tournée ROSEQ (Côte Nord et Gaspésie), on avait notre premier vidéoclip sous la forme d’un « road movie ».

De quoi vous inspirez-vous pour écrire vos chansons ?

On commence par se demander ce que nous évoque une mélodie donnée. Il y a toujours quelque chose d’assez intense qui se passe dans notre entourage ou dans nos vies qui nous ramène dans la « vibe » de cette mélodie. On construit là-dessus.

Qui est Marie ?

Marie, on la voit un peu partout. Marie, c’est la jolie fille aux yeux de biche qui t’arrache le coeur à vif d’une main d’acier. C’est celle pour qui tu reviens toujours en sachant très bien que tu ne devrais pas. C’est celle pour qui tu deviens masochiste d’aimer.

On sent de l'amertume dans le morceau "T'es qui toé", peut-on en savoir plus sur ce morceau ? De qui parle-t-il ?

Je crois que cette chanson perdrait un peu de son intérêt si elle évoquait la situation précise qui me l’a inspirée. "T’es qui toé" s’adresse à toute personne qui est tannée de se faire piler sur les pieds et qui désire s’affranchir et imposer ses limites une bonne fois pour toutes.

Êtes-vous déjà venus à Tadoussac ?

Oui, chaque année en tant que spectateurs ou vacanciers. On est venu jouer à l'Eauberge plusieurs fois et au sein de plusieurs projets musicaux. On y a même fêté le jour de l’an en 2011, c’était épique et mémorable, même si on en a perdu des petits bouttes…

Avez-vous des scènes francophones à nous recommander ? Vous écoutez quoi en ce moment ?

J’ai vu Daran récemment à Québec en duo avec une dessinatrice qui travaille à l’aide d’une tablette et d’un projecteur, franchement, c’est un show à voir ! Sinon, y’a tellement de bon spectacles auxquels on aimerait assister qu’on est sur le point de copier/coller la programmation du festival !

On écoute pas mal de trucs ces temps-ci, c’est certain qu’on garde toujours nos classiques comme The Band, The Beatles et Dire Straits pas très loin ! Dans ce qui s’est fait de plus récent, disons que la van du band a vibré pas mal au son du dernier de Jean Leloup qui nous a beaucoup marqués par sa grande profondeur et sa simplicité. On a aussi écouté en boucle Les Grandes Artères de Louis-Jean Cormier qu’on a particulièrement aimé pour ses sonorités, ses mélodies et ses arrangements à couper le souffle.

Festival de la Chanson de Tadoussac

Jeudi 11 juin 22h30 - Site Belle Gueule (Fjord)

Vendredi 12 juin 23h - Site Belle Gueule (Fjord)

Samedi 13 juin 23h - Site Belle Gueule (Fjord)

 

ENTREVUE

CHAI 101,9 FM, 14 avril 2015

http://www.1019fm.net/

 

Raton Lover entre pop sixties et rock pesant

Alexandre Courteau, ICI Musique, 2 décembre 2014

Raton Lover est un quatuor entièrement masculin de Québec. Le groupe, qui existe depuis huit ans, nous présente un premier album homonyme qui s'inscrit dans la tradition du rock québécois.

Comme une bonne vieille toune

L’album commence par Tant pis, une des meilleures chansons du disque. Le riff de guitare est accrocheur, la ligne de piano, rebondissante, on se croit tout de suite dans un succès des années 1970. J’ai instantanément pensé au disque Below the branches (2006) de l’artiste américain Kelley Stoltz, un superbe album resté dans l’ombre, mais dont la pop s’apparente à l’univers des Beach Boys et des Beatles. Ensuite arrive Feu de paille, dont les harmonies vocales sont riches, et voilà, le ton est donné. C’est agréablement rétro. Plus tard sur le disque, c’est aussi un brin country (Les yeux fermés) et, surprise, les deux dernières chansons sont un peu plus pesantes, plus rock (T'es qui toé? - Plus rien à faire).

[ • • • ]

Enfant du rock de chez nous

On sent que les musiciens ont beaucoup écouté la musique pop qui s’est faite ici. On entend les références (Offenback, Gilles Valiquette). En touchant un peu à toutes les époques, on peut dire que Raton Lover s’inscrit vraiment dans la tradition du rock québécois. Notez que c’est le batteur qui chante, ce qui est toujours surprenant. Amateurs de soft rock, de pop et de bonnes mélodies, ce disque est pour vous.

Raton Lover, c'est :

Simon Lachance : voix, batterie, guitare acoustique, percussions

Martin Plante : basse électrique, voix

Simon Guénard : guitare électrique, voix

Frédérick Desroches : claviers, piano, batterie

Éric Blanchard : guitare

Prochains spectacles de Raton Lover :

28 janvier à Port-Cartier

30 janvier à Sept-Îles

31 janvier à Matane

1er février à Sainte-Anne-des-Monts

3 février à Gaspé

4 février à Chandler

5 février à New Richmond

Raton Lover - Raton Lover - La bonne maison

 

Entrevue et prestation

Livetoune, La Fabrique culturelle, 3 avril 2016

http://www.lafabriqueculturelle.tv/

 

Raton Lover - Raton Lover

Alexandre Turcotte, BRBR, 2 décembre 2014

Le groupe Raton Lover, c’est vraiment pas un nom ordinaire. Voire même un peu kitsch. Je dirais même qu’il ne m’attirait pas du tout. Avec cette pochette… Un raton laveur... Mais j’ai donné une chance. J’ai fait jouer l’album et WOW, révélation! (Et ce n’est pas une blague.)

L’album homonyme débute avec le piano et le petit tempo accrocheur sur Tant pis. Puis, la voix de Simon Lachance se fait entendre, chaude, proche, personnelle. Il y a de la confiance et de la nonchalance dans l’ensemble. J’accroche. Feu de paille m’est tellement familière, je pense à Yann Perreau, je ne sais pas pourquoi. La voix? J’embarque.

La collègue Catherine Genest s’était entretenue avec la formation. Les gars ont du vécu, de l’expérience et beaucoup de background. Ils sont le houseband pour un bar de Québec et font une multitude de cover allant du rock au blues seventies. Enfant d’Harmonium, on ressent la parenté, la filiation francophone des deux groupes.

[ • • • ]

J’écoute en boucle. J’aime ça. Ce n’est pas parfait Raton Lover, mais c’est tellement prêt de moi, que j’ai l’impression de jammer avec les gars. Je pense que c’est là la réussite de l’album : totalement accessible. C’est moi qui chante à Marie? Ou ce sont des paroles que j’ai déjà dites? On n’est pas dans le lieu commun, non, ça serait trop facile. On est plutôt très près de la vérité, avec une simplicité désarmante et à peine perceptible.

La musique qu’ils nous offrent sert à merveille les paroles. Je les imagine avoir du fun en gang lorsque les mains s’enflamment sur le piano dans Les Retailles du Plancher. Je trip avec eux quand ça dérape. Étrangement, ça sent un peu la bière sur cet album là, je l’ai presque sur le bout des lèvres. C’est rock à souhait et j’aimerais être un des gars du band, oui, je l’avoue. Pas parce je suis pourris à la guitare et que ça ne paraîtrait pas, non, seulement parce qu’ils ont une certaine liberté merveilleuse et chaleureuse. Je m’emballe peut-être, mais c’est emballant et ça vient me chercher.

Quand c’est personnel (Ce soir, Les yeux Fermés), j’ai l’impression que c’est à moi que chante Simon Lachance. Ou plutôt, comme s’il mettait en voix ce que j’ai déjà vécu, qu’on a tous vécu.

 

ENTREVUE

Pierre Borduas, Histoires de chansons, ZIK.ca, 9 novembre 2014

Youtube

 

Prestation

Pierre Borduas, Perfo-ZIK, ZIK.ca, 8 novembre 2014

Prestation partie 1

Prestation partie 2

 

ENTREVUE et prestation

Gilles Payer, Catherine et Laurent, MAtv, 6 novembre 2014

http://matv.ca

 

Critique album : Raton Lover

Marc-André Mongrain, Sors-tu.ca, 3 novembre 2014

Un nouveau groupe de Québec surgit sur la scène pop-rock québécoise avec un nom mignon comme tout : Raton Lover. Sympathique mais sage, le jeune mammifère dépose ses premières traces sous la forme d’un album homonyme qui a ses forces (surtout musicales) et ses faiblesses (surtout lexicales), mais qui joue un peu trop de prudence pour marquer les esprits.

En tout cas, le nom dit vrai : ils sont « lovers » pas mal, les ratons.

Tout au long des neuf tounes, ça parle de filles, de chagrins d’amour, de coeurs brisés, de filles, de fidélité et d’infidélité, de vulnérabilité… Est-ce qu’on a dit de filles ?

[ • • • ]

D’entrée de jeu, sur la bondissante Tant pis, le chanteur se vante d’avoir résisté à la tentation de « goûter » à ces « belles d’été », façon un brin maladroite de dire à mamzelle que, heille, y’a plus d’une pomme dans le pommier, alors c’est vachement romantique de s’en tenir à une seule. Du grand courage dans les vergers.

Après cette célébration de la fidélité-qui-l’emporte-sur-la-variété (fruitée), le tout sur une musique relativement enjouée, le reste de l’album donne plutôt dans le mélancolique-soft, exprimé avec un brin de maladresse mais surtout une bonne dose de vulnérabilité et de sensibilité, il faut bien l’admettre.

Musicalement, ça se promène dans le large spectre du pop rock, quelque part entre Zébulon, Le Roi Poisson et Philippe Brach, en accrochant au passage un brin de country rock (Les Yeux fermés).

Il y a de la variété dans la musique, mais dans les niveaux de langue aussi. Les textes, qui sont principalement en français soutenu, se perdent parfois dans des élans plus jouaux, qui sonnent un peu faux et semblent sortir de nulle part. La chanson T’es qui toé? – la plus Marc-Déry du lot – en est un bon exemple.

Vu dans son ensemble, le résultat est un peu trop convenu et inégal pour être une réelle réussite. Mais pour un premier album, on nous démontre à tout le moins que certains des éléments (le chant et les guitares, surtout) sont en place pour que ça aboutisse à de la chanson plus solide un de ces jours. Un peu plus d’audace, d’originalité et de mordant propulseraient sans doute le groupe à un autre niveau. Au prochain album, peut-être ?

* Raton Lover sera en spectacle ce jeudi 6 novembre à 22h au Divan Orange, en première partie des Revenants, dans le cadre de Coup de coeur francophone.

 

Raton Lover: 10 questions et une photo

Journal Voir, 3 novembre 2014

Tout nouvellement formé, le quatuor masculin Raton lover nous arrive de Québec. Alliant sensibilité et rock des années 60-70, il nous livre un indie rock énergique et original, à la frontière entre l’ivresse des nuits urbaines et le calme paisible des après-midis de banlieue.

1. Pouvez-vous prendre une photo de l’endroit où vous êtes au moment où vous répondez à ce questionnaire (et la joindre)?

2. 2014, c’était comment?

Trop vite, on n’a rien vu aller!

3. Votre coup de cœur de 2014?  (toutes choses confondues)

Décidément… les vidéos de chats!

4. Quel artiste de la programmation de Coup de cœur francophone 2014 aimeriez-vous inviter à souper?

[ • • • ]

Phillippe Brach (et ses chats).

5. Qu’est-ce que vous lui feriez?

Eeeeeeuh, un cocktail de médicaments pour soigner les voix dans sa tête? Ça ou du pâté chinois, on n’est pas encore tout à fait fixé là-dessus.

6. Le top 3 des raisons pour lesquelles on devrait aller voir votre spectacle.

Il va y avoir des belles filles et des beaux garçons #lesrevenants.

Du rock et du country en français.

Vous devriez déjà être convaincu!

7. Est-ce que votre spectacle va commencer à l’heure?

À l’heure du rock? Bien sûr!

8. Quand vous parlez à la foule, c’est au « tu » ou au « vous »?

Au « vous ». Ceci dit, on trouve ça bin cool de se faire appeler «tu» par un artiste en spectacle, y’en a qui le font très bien, mais pas nous!

9. C’est quoi le hashtag (mot-clic) à utiliser pour votre spectacle?

#ratonlover

10. Est-ce que quelqu’un utilise vraiment l’expression mot-clic?

Pas nous en tout cas, excepté une fois … à Radio-Canada.

11. Complètez la phrase suivante :  Ce sera un spectacle réussi, si… la vibe est bonne et qu’on a du fun!

12. Aviez-vous remarqué que le questionnaire s’intitule  « 10 questions » et que c’est la douzième?

Bof! C’est toujours comme ça les sondages…

13. L’espace suivant vous est laissé à des fins publicitaires.

C’est le moment de parler du groupe Les Revenants  avec qui on va partager la scène (on espère qu’ils ne mordent pas…). On a bien hâte de voir ça en show et de voir la bette de nos amis de Montréal!

RATON LOVER + LES REVENANTS

6 novembre 2014

22H00, DIVAN ORANGE

MONTREAL (QC)

 

Raton Lover : Se sortir de l'ombre

Catherine Genest, BRBR, 30 septembre 2014

Simon Lachance : « Plus tu chantes comme tu parles, plus c’est touchant. »

Ils ont fait leurs dents dans les bars, accompagné les autres (genre Keith Kouna) sur scène, appris avec Mélogramme au temps de MySpace et interprété les chansons des autres pour faires plaisir aux saoulons. Mais Simon Lachance, Martin Plante et le reste de la bande sont mûrs pour autre chose : un projet qui leur ressemble vraiment.

Ils nous ont donné rendez-vous à la Brûlerie St-Roch, à quatre ou cinq portes de La Ninkasi. Là-bas, ils servent de house band depuis des années, les soirs où les jams publics ont lieu. « C’est nous qui cassons la glace avec des covers de blues, de jazz, de rock. Il y a toute sorte de monde et, vers 2 h, des fois, c’est un peu n’importe quoi », rigole Martin. Pas de doute : les gars de Raton Lover sont comme des guerriers de la musique, habitués aux pires conditions et (qui sait?) peut-être aussi à être ignorés par leur public. Écriront-ils un jour une version contemporaine et franco du Piano Man de Billy Joel ? C’est fort probablement, mais on s’égare.

[ • • • ]

Deux choses sont sûres : ces deux gars-là gagnent leur vie avec la musique et ils se sont forgé une carapace bien épaisse en jouant dans les bars. Tous deux multi-instrumentistes, Simon et Martin se sont rencontrés il y a de ça fort longtemps, dans le temps où ils étudiaient la musique ensemble au Campus Notre-Dame-de-Foy. « On a vécu toutes sortes de choses ensemble, on a fait les 400 coups. Mais on ne s’était jamais posé la question : à quoi est-ce qu’on s’identifie musicalement? », explique Simon. La réponse à ça se traduit par les étiquettes pop rock et seventies jumelées à une attitude indie. Des qualificatifs qu’ils ont choisis eux-mêmes, des mots humbles pour ces quatre gars qui pourraient se présenter comme des « héritiers légitimes d’Harmonium », tellement le groupe de Fiori semble avoir laissé une empreinte indélébile sur eux. Rares sont les groupes qui chantent en français avec autant de sensibilité et de naturel de nos jours.

GROSSE GANG DE CHUMS

Le chanteur et l’auteur des textes, c’est Simon. D’ailleurs, c’est lui qui bricole la charpente des chansons. « On part avec une mélodie ou un accord et souvent je l’écris tout seul dans le salon. J’amène ça aux gars quand on jamme et après on brainstorme. Je leur demande à quoi la musique leur fait penser, le feeling que ça leur évoque et je pars avec ça pour écrire les chansons. » Un exercice qui peut sembler insécurisant, certes, mais qui soude le groupe. Le but de l’exercice, c’est de permettre à ses collègues de comprendre les chansons pour mieux les interpréter une fois sur scène.  Pour reprendre les mots de Martin, « y’a rien de pire qu’un band qui saute partout pendant une tune triste! »

L’esprit communautaire de Simon et des autres ne se limite pas à leur méthode de travail lorsqu’ils sont en mode création. L’amitié est au centre même de leurs vies et leurs proches leurs rendent bien, comme en témoigne cette anecdote de feu : «  Fred, notre batteur, est rentré à l’hôpital, quelques jours avant le lancement. C’est Pascal Denis de Whisky Legs, mon voisin et mon meilleur chum, qui l’a remplacé. Il a été game d’apprendre deux sets de 45 minutes en si peu de temps! » Et à Martin d’ajouter : « Ouin, mais je l’ai dépanné tellement souvent à la basse. Il m’en devait une! »

Raton Lover

(Album en vente maintenant)

Spectacles

15 octobre au Bar d'la Côte à Saint-Cyprien

16 octobre à Rimouski

23 octobre au Café Wazo du Cégep Sainte-Foy, Québec

 

Raton Lover : honnête

Geneviève Bouchard, La Tribune 21 septembre 2014

Est-ce un doigt d'honneur que nous brandit le raton laveur au dos de cette pochette? On dirait bien que oui...

Comme pour affirmer que derrière sa folk-pop aux apparences gentilles, la formation de Québec cache un certain mordant. Là-dessus, on doit lui donner raison. Outre une sympathique ode à la fidélité (Tant pis), les chansons de Raton Lover sont trempées dans les relations toxiques, s'inspirent de ruptures imminentes, de soif de calme après la tempête, de frustrations et d'envies revendicatrices.

Des thèmes qui ne sont pas toujours exploités avec la plus grande adresse (la cynique Feu de paille, notamment, propose un point de vue pour le moins éculé), ni la poésie la plus soignée (on fait vite le tour du refrain de T'es qui toé?). Ici, c'est plutôt la musique qui sauve la mise. Souvent accrocheuses, les mélodies alternent guitares chaleureuses et riffs plus pesants, offrant même un petit détour dans les références country.

Pas de grande révolution ni d'immense révélation, mais un premier album honnête qui ne rate pas sa cible trop souvent.

 

Disco Rama

Hani Ferland, La Tribune 9 septembre 2014

Raton Lover Raton Lover Disques Nomade Raton Lover. En partant, le nom du groupe séduit. La bonne nouvelle, c’est que leur premier album séduit, lui aussi. Après huit ans à tatillonner les scènes avec différentes formations, la petite meute masquée s’est regroupée pour offrir un disque solide. Petit côté voyou du raton, beau côté tendre du lover, le groupe réunit une parfaite symbiose entre rock de cuir et pause tendresse. Musicalement, Raton Lover oscille avec aisance entre la pop et l’indie; entre le rock et le folk. C’est un beau jeu d’orchestration où s’amènent en grande pompe piano et slide guitar pour des pièces comme Les yeux fermés . C’est un univers coulé dans le rock pur et dur pour Plus rien à faire, alors que Ça y’est tu pars a des échos du dernier album de Clément Jacques. Le titre Tant pis, lui, va jouer dans la cour des Beatles. Belle entrée en matière pour ce quatuor qui avoue s’inspirer autant de The Band que de Zébulon. On espère bien voir la bande des amis ratons à Sher- brooke pour la présentation de leurs jolies compositions.

 

Contact

info@natcorbeil.com
t. 514 244 7202
Facebook Twitter Rss
a. 1513a Sauvé Est, Montréal H2C 2A6

Facebook

Liste d'envoi

Recevez nos communiqués par courriel
Veuillez entrer une adresse courriel valide
Nom    E-mail 
Public Média

Mots-clés