Dossier de presse de Raton Lover

ENTREVUE

Sébastien Boucher, Planète Horizon, CFVD 95,5 FM, 21 février 2017

http://www.fm95.ca/

 

 

De la ville à la forêt

Yves Leclerc, Le Journal de Montréal, 18 février 2017

Après avoir enregistré un premier ­album dans un studio aménagé dans un stationnement intérieur, la ­formation québécoise folk-rock ­Raton Lover s’est retrouvée sur le bord d’un lac pour son deuxième disque intitulé Le Sens du vent. Un changement de décor et d’ambiance qui a favorisé l’arrivée de nouvelles couleurs sonores.

Simon Lachance, chanteur et guitariste, explique que le premier album de Raton Lover, lancé en 2014, était teinté par des tonalités plus urbaines et indie-rock.

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«Pour Le Sens du vent, on a travaillé au Studio Wild sur le bord du lac Bernard à St-Zénon dans Lanaudière. C’est en ­pleine nature et il fallait faire 45 minutes de “trail” pour s’y rendre», a-t-il indiqué, lors d’un entretien.

Le musicien explique que l’endroit a amené le groupe à jouer plus relaxe, ­même si la formation a un son plus rock sur les planches.

Éric Blanchard (guitares), Frédérick Desroches (claviers), Simon Guénard (guitares), Simon Lachance (voix et ­guitares) et Martin Plante (basse) ont choisi d’aller à contre-courant des tendances actuelles avec des chansons qui respirent et qui ne sont pas surchargées d’arrangements.

«On voulait un album qui respire, l’fun à écouter et où tu peux monter le son sans que ça devienne déplaisant», a ­indiqué Simon Lachance.

La majorité des pièces que l’on retrouve sur Le Sens du vent ont été écrites et «testées» tout au long d’une tournée au Québec et au Nouveau-Brunswick qui s’est déroulée sur 45 jours.

«On avait amené un mini-kit de ­sonorisation nous permettant de ­“jammer” dans les salons et sur les ­galeries des hôtels. On travaillait comme si nous étions dans notre local de ­pratique», a-t-il dit.

Se serrer les coudes

Raton Lover a fait appel à Danny ­Placard pour la réalisation de cette ­nouvelle collection de chansons.

«Danny aime les choses vraies, sans masque et sans artifice. Nous sommes une gang de “téteux” pas possible ­lorsqu’on travaille sur nos chansons et il a amené une approche minimaliste qu’on a beaucoup appréciée. Il nous a ­aidés à retrouver l’énergie et l’étincelle du “live”en studio», a-t-il expliqué.

Les membres du quintette ont favorisé un travail de groupe, en opposition à un bricolage sonore effectué en studio.

La plupart des chansons du Sens du vent, ont été enregistrées avec des musiciens jouant ensemble dans une même pièce.

Les titres parlent d’isolement, d’esprit de fraternité, de tolérance, d’amours brisés, heureux et fraternels et de ­l’importance de se serrer les coudes dans les moments difficiles.

«Il y a une “vibe” assez générale ­autour d’un désir de lâcher prise dans toutes sortes de situations», a ­mentionné Simon Lachance.

Les membres de Raton Lover, qui ont un penchant pour la musique des ­années 60 et 70, sont conscients qu’ils sont assez éloignés de ce que Simon ­Lachance a appelé le son du mois.

«C’est un album qu’on a fait à notre goût et c’est grisant de voir les réactions et découvrir des gens qui aiment ça», a-t-il laissé tomber.

►Raton Lover est en spectacle le 18 février au Baril Roulant à Val-David et le 24 février à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts, lors des Week-ends de la chanson Québecor.

►Toutes les dates des concerts sont en ligne sur ratonlover.com.

 

Raton Lover, lancement de Le sens du vent, District Saint-Joseph, 14 février 2017

Jacques Boivin, Écoutedonc.ca, 20 février 2017

En plein jour de la Saint-Valentin (et en pleine Bourse Rideau), le groupe de Québec Raton Lover a lancé publiquement son deuxième album Le sens du vent (album qu’on n’a pas trop détesté, d’ailleurs…). Le District Saint-Joseph était plein de fans et d’amis et le coeur était à la fête! Toujours guidés par leur mascotte Bruno Savard, nos amis ratons ont offert une prestation sympathique, montrant que comme promis, leurs chansons sonnaient aussi bien sur scène que sur disque.

Ça a commencé fort avec Pawné ton âme, qui malgré son début tout en douceur, gagne rapidement en intensité. Le photographe avait des frissons! Après avoir joué quelques autres chansons de l’album, le groupe a invité quelques amis à monter sur scène pour chanter quelques chansons, notamment Éric Dion (Dans l’Shed), Antoine Lachance (qui a chanté Les yeux fermés), Samuele (qui a profité de l’occasion pour faire faire une petite chorégraphie aux gars) et Pierre Guitard!

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Tout le monde était ben, ben, ben content de retrouver leurs amis qui aiment frencher des Françaises. Le show s’est terminé dans la foule, sur Le divan des coeurs brisés. Maintenant, on veut un show complet!

Voici quelques photos de la soirée :

 

MENTION

Sylvain Ménard, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 17 février 2017

http://www.985fm.ca/

 

CRITIQUE

Marie-Claude Doyle, Échos vedettes, 16 février 2017

Raton Lover: Le sens du vent

De par sa pochette épurée. la formation Raton Lover joue la carte de la simplicité, tant dans le contenant que dans le contenu, avec ce deuxième album réalisé par Dany Placard. À son folk-rock bien dosé s'ajoute un brin de country qui se marie à merveille à tout ça. On sent tout le côté sauvage à travers les textes empreints d'authenticité, dans lesquels il est notamment question d'individualisme et d'isolement. Le band tire un peu ses racines d'artistes tels que Louis-Jean Cormier et Zébulon.

 

Raton Lover enflamme les coeurs avec son lancement d'album: Le sens du vent

Marie-Josée Boucher, Info-culture, 15 février 2017

À la St-Valentin, un groupe de Québec, au nom prédestiné de « Raton Lover » a ravivé les flammes de tous et chacun avec leur lancement-spectacle dans la très belle salle du District St-Joseph.

Raton Lover dont l’album vient de sortir vendredi dernier n’a eu que des critiques positives, mais je vous le dis, c’est un groupe de gars qu’il faut voir sur scène pour leur belle énergie communicative. Un feu roulant de chansons avec en plus des invités surprises.

Musiciens

Simon Lachance : chanteur, parolier, percussions, guitare acoustique

Martin Plante : basse électrique

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Simon Guénard : guitare électrique

Frédérick Desroches : claviers

Éric Blanchard : lap steel, guitare électrique

Ce soir, le groupe a joué quelques pièces de leur album en commençant par « Pawné ton âme » suivi par  « Tu penses trop, et Le sens du vent » et Simon a invité le premier invité Éric Dion, un gaspésien (Dans l’shed) suivi d’Antoine Lachance pour une de ses chansons. Puis le trip de gars s’est poursuivi avec une invitée surprise : Samuele qui a interprété « Le matin » en faisant même une petite chorégraphie avec les ratons qui l’accompagnaient. Comme dernier invité : Pierre Guitard et Julie Doucet qui l’accompagnait au clavier. Wow ! Vraiment un show de gang et d’amis heureux de se retrouver. La chimie était au rendez-vous et tous s’amusait ferme.

Les remerciements : Tout le monde y a passé, les relations de presse, la sonorisation avec Pierre Rémillard, et la mise en scène par Jipé Dalpé etc. sans oublier la maman raton : France Lafleur.

Le lancement s’est poursuivi avec l’histoire derrière la chanson « Mister Wright ». Un voisin qui n’aimait pas le rock et qui était venu se plaindre que le groupe jouait trop fort. Juste pour prouver qu’ils sont capables de jouer plus fort, le groupe s’est mis à jouer en malade pour nous. Wow ! Quelle atmosphère ! Ils ont enchainé avec l’entrainante « Frencher des Françaises ».

INCROYABLE : Un rappel pour un lancement

Pour leur retour, c’était vraiment spécial, les ratons lover ont été au milieu des spectateurs et ont chanté leur chanson feu de camp « Le divan des cœurs brisés » d’une façon acoustique avec les gens qui tapaient des mains. Wow ! Quel beau lancement !

Parlons maintenant de l’album

On aime ce 2e opus aux accents folk-rock qui permet quelques incursions dans le country et le progressif. On sait que l’album a été créé en partie sur la route et a été réalisé par Dany Placard, enregistré live au Studio Wild et mixé de façon analogique par Pierre Rémillard.

Un son recherché, sans maquillage, où l’on ressent vraiment les sentiments transmis que ce soit avec des chansons comme « Pawné ton âme », les rifts se mélangeant avec l’impression d’entendre les instruments musicaux pleurer parce qu’on n’est pas bien, la même chose avec « Un autre que moi » ou les riffs de guitares témoignent de la douleur, mais rassurez-vous, d’autres musiques sont beaucoup plus légères comme « Frencher des Françaises ».

Les textes nous parlent de grands espaces, liberté, d’accepter les choses comme elles sont, de ne pas s’en faire trop avec la vie, mais aussi d’isolement, de la douleur de se faire remplacer par un autre.

INVITÉS SPÉCIAUX

Éric Dion (du duo gaspésien Dans l’shed)      

http://danslshed.com/

Antoine Lachance

Il sera à Montréal en lumières avant de quitter pour plusieurs spectacles en Europe

http://www.antoinelachance.com/

Néo Brunswickois Pierre Guitard

http://www.agencewade.com/pierre-guitard

Samuele 

https://samuelemusique.com

Vidéoclip

Après avoir lancé récemment l’extrait-titre Le sens du vent, Raton Lover en présente le tout nouveau clip réalisé par Sébastien Corriveau.

https://www.youtube.com/watch?v=Y3bSy-TG3w4&feature=youtu.be

Le groupe présentera sa nouvelle tournée à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick en 2017. La formation s’arrêtera à Montréal le 24 février à la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts, dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor.

SPECTACLES:

17 février 2017 Saint-Casimir • La Taverne

18 février 2017 Val-David • Le Baril Roulant

24 février 2017 Montréal • Salle Claude-Léveillée

31 mars 2017 L’Isle Verte • Bistro-Bar

1 avril 2017 Moncton N.B • Université de Moncton

6 avril 2017 Matane • La Mansarde

7 avril 2017 Sept-Îles • Cégep de Sept-Îles

http://www.ratonlover.com/

Reportage photos  BOURSE RIDEAU 2017 par Lise Breton

https://www.flickr.com/photos/48796411@N07/albums/72157680149573145

Crédit photos : Lise Breton

 

ENTREVUE

Mickaël Bergeron, Québec réveille!, CKIA 88,3 FM, 14 février 2017

http://ckiafm.org/

 

Je sors où je reste?

Ariane Labrèche, Journal 24h, 13 février 2017

Album: Le sens du vent

Originaire de Québec, le groupe Raton Lover puise son inspiration dans la musique des années 1960-1970. Rappelant tout de suite les Beatles, leurs morceaux sont toutefois foncièrement québécois et abordent l'individualisme, l'isolement et les grands espaces. Le groupe prend en maturité avec ce deuxième opus folk, rock et même country. À écouter!

 

 

CRITIQUE

Geneviève Bouchard, Journal Le Soleil, 11 février 2017

(Québec) CRITIQUE / Un peu plus de deux ans après un premier effort, la formation de Québec Raton Lover revient à l'avant-plan avec un deuxième album qui lui fait faire un bon pas en avant.

Si la pièce-titre Le sens du vent nous laissait entendre une maturité plus affirmée, il semble que le tournant s'effectue sous nos yeux (ou plutôt dans nos oreilles) sur cette collection polarisée, entre les titres plus légers offerts en ouverture et les chansons plus introspectives - et de facture souvent plus libre - qui s'imposent en fin de parcours.

Friand de sonorités rétro, le quintette (épaulé de Dany Placard à la réalisation) ne boude pas son plaisir et insuffle à ses créations une belle chaleur en misant sur les choeurs et sur des accents de lap steel qui traversent l'ensemble.

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Raton Lover est à son meilleur sur la deuxième moitié du disque, alors que la plume du chanteur et parolier Simon Lachance s'affine et que le groupe assume avec un plaisir évident ses envies de rock progressif.

Lancement au District Saint-Joseph mardi dès 17h.

 

CRITIQUE

Olivier Dénommée, Critique de salon, 11 février 2017

Fondé à Québec, le groupe pop-rock Raton lover s’était fait remarquer dès son premier opus éponyme, voilà deux ans et demi. Ses fans – et la critique – attendaient patiemment une suite, pour voir dans quelle direction le groupe pourrait aller. Fidèle à son nom, Raton lover mélange une énergie rock’n’roll et des moments plus langoureux dans son deuxième album, Le sens du vent.

Mais, si on compare au son du premier album, on est vraiment ailleurs. Le côté americana est plus assumé et le mix est sensiblement différent, créant une toute autre expérience. L’album démarre avec Tu penses trop, justement plutôt folk-rock, mettant bien de l’avant les textes de Simon Lachance. Le hic, c’est que les paroles ne sont pas d’un si grand intérêt, malgré la portion un peu philosophique du refrain. L’effet est au moins plus réussi sur la suivante, Sans lendemains, beaucoup plus ballade. On réalisera que la plupart des chansons mieux ficelées de l’opus opteront pour la douceur. Nous y reviendrons.

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Un des singles qui annonçaient la sortie de l’album est Frencher des Françaises. Un refrain qui atteint son peak avec «frencher des Françaises», c’est drôle, surtout que si on n’avait pas vu le titre, on n’aurait pas vu venir ce développement. Mais répéter la même chose à chaque refrain, sans autre développement, ça devient lourd. Surtout qu’on le répète pas moins de quatre fois d’affilée à la fin. Pourquoi cette fixation sur les Françaises? Il aurait été plus drôle de faire une évolution ou une variante dans les paroles, comme «séduire une Anglaise», ou «caresser une Italienne», mettons. S’ensuit Mister Wright qui, malgré son rythme accrocheur, fait l’erreur du jeu de mot facile entre Wright (Right) et Wrong.

On change complètement de registre, revenant au lent (et un peu lourd) folk-country de la chanson-titre Le sens du vent. Cette lourdeur est encore plus remarquable sur Pawné ton âme, qui surprend mais de la bonne façon. Parmi les chansons plus rock, Des hauts des bas puis Traverser novembre figure parmi les incontournables de la seconde moitié de l’opus avant de revenir à la douceur pour clore l’album : Un autre que moi frappe fort, avant de finir avec Le divan des cœurs brisés, qui offre une mélodie intéressante sur une guitare folk toute simple, mais trop souvent répétée. Il ne suffit pas de rajouter des voix par-dessus à la fin pour changer par magie ce qu’on chante. L’idée est bonne, mais elle tombe légèrement à plat ce coup-ci.

L’écoute laisse des sentiments plutôt mitigés. On a droit à deux énergies très différentes, mais qui ne se complètent pas toujours si bien. Aussi, les textes ne sont pas d’une grande profondeur, ce qui s’entend surtout dans les pistes qu’on fait passer pour des chansons à textes. Il reste au moins quelques chansons plus intéressantes dans cet album finalement plutôt léger, qui fera probablement plus de bien à l’approche de l’été qu’en plein mois de février.

À écouter : Le sens du vent, Traverser novembre, Un autre que moi

6,9/10

 

CRITIQUE

Geneviève Bouchard, Journal Le Droit, 11 février 2017

(Québec) CRITIQUE / Un peu plus de deux ans après un premier effort, la formation de Québec Raton Lover revient à l'avant-plan avec un deuxième album qui lui fait faire un bon pas en avant.

Si la pièce-titre Le sens du vent nous laissait entendre une maturité plus affirmée, il semble que le tournant s'effectue sous nos yeux (ou plutôt dans nos oreilles) sur cette collection polarisée, entre les titres plus légers offerts en ouverture et les chansons plus introspectives - et de facture souvent plus libre - qui s'imposent en fin de parcours.

Friand de sonorités rétro, le quintette (épaulé de Dany Placard à la réalisation) ne boude pas son plaisir et insuffle à ses créations une belle chaleur en misant sur les choeurs et sur des accents de lap steel qui traversent l'ensemble.

Raton Lover est à son meilleur sur la deuxième moitié du disque, alors que la plume du chanteur et parolier Simon Lachance s'affine et que le groupe assume avec un plaisir évident ses envies de rock progressif.

 

MENTION

Martin Labrosse et Catherine-Chantale Boivin, RDI Matin Week-End, ICI RDI, 11 février 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

CRITIQUE

Geneviève Bouchard, Journal La Tribune, 11 février 2017

(Québec) CRITIQUE / Un peu plus de deux ans après un premier effort, la formation de Québec Raton Lover revient à l'avant-plan avec un deuxième album qui lui fait faire un bon pas en avant.

Si la pièce-titre Le sens du vent nous laissait entendre une maturité plus affirmée, il semble que le tournant s'effectue sous nos yeux (ou plutôt dans nos oreilles) sur cette collection polarisée, entre les titres plus légers offerts en ouverture et les chansons plus introspectives - et de facture souvent plus libre - qui s'imposent en fin de parcours.

Friand de sonorités rétro, le quintette (épaulé de Dany Placard à la réalisation) ne boude pas son plaisir et insuffle à ses créations une belle chaleur en misant sur les choeurs et sur des accents de lap steel qui traversent l'ensemble.

Raton Lover est à son meilleur sur la deuxième moitié du disque, alors que la plume du chanteur et parolier Simon Lachance s'affine et que le groupe assume avec un plaisir évident ses envies de rock progressif.

 

MENTION

Patricia Tadros, Première heure, ICI Radio-Canada Première Québec, 10 février 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

CRITIQUE

Jacques Boivin, Écoutedonc.ca, 10 février 2017

Le groupe de Québec Raton Lover lance aujourd’hui un deuxième album intitulé Le sens du vent. Digne successeur du premier (homonyme), ce nouvel opus montre la belle évolution de la formation inspirée par le courant americana. Les fans de la première heure retrouveront une formule gagnante : des mélodies simples, mais accrocheuses, sans tomber dans le racolage, un son live qui se rapproche de ce que le groupe livre en spectacle et des sonorités qui peuvent rappeler aussi bien Les Colocs que Wilco.

Réalisé par le chevronné Dany Placard et enregistré au très chic studio Wild, Le sens du vent propose dix chansons folk-rock aux textures variées. La séquence des chansons a été pensée en fonction d’une sortie en vinyle : si la première moitié présente le côté givré (et résolument pop) de la formation, enchaînant les refrains accrocheurs et les rythmes entraînants, l’éventuel côté B nous présente une version plus introspective de Raton Lover tout en demeurant fichtrement accessible.

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Accessible, entre autres, parce que Simon Lachance, qui écrit les paroles, utilise les mots du quotidien pour raconter des histoires auxquelles on peut facilement s’identifier tout en n’ayant pas peur d’utiliser quelques métaphores. Par exemple, pour Tu penses trop, même si la situation n’est pas nécessairement la même que dans la chanson, on connaît tous quelqu’un qui a besoin de lâcher prise et à qui on a envie de chanter :

Je pense que tu penses trop

So let go, let go

Le temps fait si bien les choses

Les gars de Raton Lover sont de grands fans de rock à la sauce alt-country. Sans lendemain fait souvent penser à du Dawes dans sa mélodie et dans sa façon de raconter une histoire.

Ça ne les empêche pas de tripper parfois sur du bon vieux rock and roll, comme ils le font sur Frencher des françaises (qu’on connaissait déjà assez bien) et Mister Wright (un rock endiablé – et un brin rebelle – qui donne le goût de danser en faisant du air guitar sur les solos à Guénard!). C’est là qu’on voit que Raton Lover, c’est pas juste Simon Lachance et ses paroles, c’est aussi un méchant travail d’équipe à la musique : en plus de Lachance, il y a Martin Plante à la basse, Simon Guénard et Éric Blanchard aux guitares et Frédérick Desroches à la batterie et aux claviers. Une affaire de famille, qu’ils disent…

Comme je le disais plus tôt, la deuxième partie de l’album est beaucoup plus douce et introspective. On s’envole avec la pièce titre, on écoute attentivement Lachance chanter doucement sur Pawne ton âme, qui prend un peu plus tard une tournure très… karkwa-esque (c’est un compliment, les gars), on se surprend à penser que si Beau dommage avait eu un duo de guitar heroes, ça pourrait sonner comme Un autre que moi, où Lachance nous montre en même temps son côté le plus vulnérable.

Le sens du vent, c’est un peu comme si Raton Lover avait ajouté un paquet d’outils à son coffre et qu’avec ces outils, il avait agrandi son shack pour en faire une maison qu’on a envie d’habiter à l’année. Une maison où y’aura toujours une place pour toé sur le divan des coeurs brisés.

Un album de road-trip, un album qui s’écoute attentivement ou qui s’entend en faisant la vaisselle. Un album qui ne suit pas vraiment les modes et qui se fonde sur des assises universelles et pas mal intemporelles. Un album que vous pouvez aimer avec votre grand-mère sans vous sentir quétaine. De nos jours, dans un milieu surspécialisé où on a l’impression que les musiciens s’adressent à trois ou quatre fans à la fois, voir un band faire de la musique rassembleuse sans tomber dans la rime facile ou la recette éculée (vous savez de qui je parle), ça fait du bien.

Chapeau, les ratons.

Raton Lover lance son album au District Saint-Joseph le 14 février prochain à 17 h. Un paquet d’invités viendra chanter la pomme au public en compagnie du groupe. Vous êtes les bienvenus!

 

La douce rage du Raton Lover

François Marchesseault, ICI Musique, 10 février 2017

Dès les premières notes de Tu penses trop, pièce qui ouvre Le sens du vent, deuxième album de la formation Raton Lover (prononcé loveur), réalisé par Dany Placard, on sait que le moment à venir sera agréable. Le quintette de la Vieille Capitale arrive avec sa manière, son propre folk rock.

Car bien souvent, aujourd’hui, les sons, les voix et les genres finissent par s’entremêler, et même ce qui est neuf semble parfois avoir déjà été porté.

C’est donc avec grand bonheur que l’on découvre la couleur musicale de Raton Lover.

Non, le groupe ne réinvente pas la roue, mais il arrive à créer un original son folk rock, parfois country, en faisant les choses simplement, sans se prendre trop au sérieux. C’est peut-être ce qui fait son charme. Sur l’entraînante Frencher des Françaises, une brillante et efficace ligne de guitare porte le texte à la fois loufoque et tout à fait lucide sur le désir de vivre le moment présent : « Au cinquième café, j’ai l’estomac qui gronde / L’impression de m’être mis la tête dans le micro-onde / Devant mon fil de nouvelles, mon moral s’écroule / J’me sens comme un ermite au beau milieu d’une foule / Je tends la main dans le vide entre deux statuts insipides / Je voudrais enfin goûter au vrai présent ».

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Certaines pièces ont une sonorité pop, sans jamais donner l’impression d’être confectionnées dans un moule pour plaire à tout prix. De toute évidence, la formation s’amuse à créer et à donner différentes directions à ses chansons. Sur la très belle Pawné ton âme, on passe de la ballade voix et guitare acoustique à la chanson rock pour revenir à la toute fin sur le « finger-picking » du début.

La chimie entre les cinq membres du groupe est évidente. Leur rock et leurs textes sont bien servis par la voix du chanteur, Simon Lachance.

L’album s’écoute d’un seul trait et l’on ne pense jamais à passer une piste. C’est habilement construit, intelligent, à la fois drôle et émouvant. Le disque se termine avec la chanson Le divan des cœurs brisés. Une ballade, à nouveau, un brin comique. On écoute les paroles. On rigole avec eux. Mais les gars installent (volontairement?) le vieux truc qui consiste à ouvrir le cœur par le rire. Alors à la toute fin de la pièce, quand les garçons de Raton Lover se mettent à chanter le refrain en chœur en tapant dans les mains : « Y’aura toujours une place pour toi / Sur le divan des cœurs brisés / Pis si tu veux rester, prends le divan des cœurs brisés », c’est comme rien, on craque.

Regardez le clip réalisé par Sébastien Corriveau pour la pièce Le sens du vent, tirée de ce tout nouvel album de Raton Lover :

 

 

CRITIQUE

Mathieu Horth-Gagnon, Journal Métro, 10 février 2017

Sans prétention, mais des plus agréable, le deuxième album de Raton Lover, Le sens du vent, mérite d’être écouté (plus d’une fois à part ça). Le rock, parfois folk, parfois country, souvent inspiré des années 1960, du quintette de Québec sème un peu de bonheur avec chaque chanson. Des pièces comme Frencher des Françaises et Mister Wright ne peuvent que nous étamper un gros sourire dans face. Pawné ton âme, intime et grandiose tout à la fois, vaut également le détour. Le groupe lancera son album à Montréal le 24 février à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts.

 

CONCOURS

Les méconnus, 10 février 2017

http://lesmeconnus.net

 

Raton Lover présente son second album, Le sens du vent, en magasin et en ligne, le vendredi 10 février 2017

Marie-Josée Boucher, Info-culture, 10 février 2017

Sur cet opus aux accents folk-rock, Raton Lover se permet quelques incursions dans le country et le progressif. Le sens du vent propose un son à la fois large et sans artifices, évoquant les grands espaces et portant une réflexion sur l’individualisme et l’isolement.

En évolution constante depuis son premier album, un éponyme lancé en 2014, Raton Lover présente de nouvelles chansons romantiques, charnelles et parfois plus incisives. Les textes prônent la fraternité, l’union et laissent entrevoir une certaine sagesse inspirée par les femmes, la route et l’éloignement.

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Réalisé par Dany Placard, ce deuxième opus a été créé sur la route, enregistré live au Studio Wild et mixé de façon analogique par Pierre Rémillard.

Le sens du vent est illustré adroitement par une pochette au design épuré qui donne habilement le ton de ce nouveau disque. On doit le design graphique à Sarah Marcotte-Boislard, récipiendaire du Félix de la pochette de l’année 2015 (Les grandes artères de Louis-Jean Cormier), réalisé à partir d’une illustration de MC Grou, une artiste-peintre de Québec ayant collaboré avec Raton Lover dans le passé.

Après avoir lancé récemment l’extrait-titre Le sens du vent, Raton Lover en présente le tout nouveau clip réalisé par Sébastien Corriveau. Sortis de la ville pour aller se ressourcer et créer dans un petit chalet du Témiscouata, les gars font la rencontre d’un personnage coloré qui les fait sortir de leur zone de confort. Le groupe s’adonne à des activités de plein air dans de magnifiques paysages d’automne. On y perçoit l’esprit fraternel qui habite les membres du groupe alors qu’ils apprennent, entre autres, à bûcher du bois.

https://www.youtube.com/watch?v=Y3bSy-TG3w4&feature=youtu.be

L’album sera lancé à Québec le 14 février au District Saint-Joseph et le groupe présentera sa nouvelle tournée à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick en 2017. La formation s’arrêtera à Montréal le 24 février à la Salle Claude-Léveillée de la Place des Arts, dans le cadre des Week-Ends de la chanson Québecor.

 

SPECTACLES:

 

14 février 2017 Québec • District St-Joseph

17 février 2017 Saint-Casimir • La Taverne

18 février 2017 Val-David • Le Baril Roulant

24 février 2017 Montréal • Salle Claude-Léveillée

31 mars 2017 L’Isle Verte • Bistro-Bar

1 avril 2017 Moncton N.B • Université de Moncton

6 avril 2017 Matane • La Mansarde

7 avril 2017 Sept-Îles • Cégep de Sept-Îles

 

Raton Lover: du sérieux et du givré

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 9 février 2017

(Québec) Un côté plus givré, un côté plus sérieux. Avec son deuxième album, Le sens du vent, le groupe de Québec Raton Lover polarise ses énergies dans une pop-rock teintée d'influences sixties, d'élans progressifs et d'un esprit de communauté forgé tant sur les planches que sur la route.

Depuis la parution de son premier album, à l'automne 2014, Raton Lover n'a pas boudé les kilomètres à parcourir pour aller courtiser son public. Pour le groupe, qui a installé son quartier général à Charlesbourg, c'est pratiquement un engagement. «On est un band de shows, on prend la route et on va à la rencontre du monde. Et on y va coûte que coûte. Chacun des membres est vraiment impliqué dans le projet. C'est très motivant», confirme le chanteur et parolier Simon Lachance. «L'été dernier, on a passé 45 jours les cinq gars ensemble sur la route, reprend-il. Ça nous a permis de roder l'album en spectacles.»

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Ledit album, Le sens du vent, dans les bacs vendredi, est donc en partie né dans une camionnette de tournée. Et c'est ce qui explique, selon son auteur, les deux visages qu'il montre, entre la légèreté de l'extrait Frencher des Françaises et le côté plus grave des titres qui se déploient en fin de parcours, davantage teintés d'épreuves, de trahisons et de coeurs brisés. 

«Les chansons écrites sur la route sont souvent plus légères ou autobiographiques, évoque Lachance. Celles écrites hors tournée et hors contexte du groupe, elles sont souvent plus deep. On sent les deux influences. Et étant donné qu'on souhaite faire un vinyle, on a placé les pièces de sorte que les chansons plus légères se retrouvent sur la première face et que la face B soit un peu plus introspective.»

Les hasards et Placard

Depuis sa formation, le hasard a souvent souri à Raton Lover. Même le clin d'oeil un brin irrévérencieux accolé à son logo (où le raton semble brandir un doigt d'honneur) serait selon Simon Lachance dû à un léger accident avec le pochoir signé MC Grou... et que le groupe a finalement souhaité conserver. 

Le premier album de Raton Lover avait été réalisé par Éric Blanchard, désormais membre à part entière du groupe. La formation s'est donc tournée vers le chevronné Dany Placard pour mettre sa griffe sur ses nouvelles créations. Et là encore, le hasard a bien fait les choses pour le quintette. 

La rencontre avec le musicien saguenéen, Simon Lachance en parle comme d'une «scène de film». Il y a d'abord eu cette chanson de Placard entendue dans la camionnette, alors que les Ratons se rendaient à Montréal pour assister à un concert de Wilco. Puis cette envie folle d'un café exprimée par le guitariste Éric Blanchard en arrivant à la salle de spectacles.

«On n'a pas trouvé de café au bar, mais on a trouvé Dany Placard!» rigole Simon Lachance. Quelques semaines plus tard, une virée à la FrancoFête en Acadie a remis Dany Placard sur leur chemin. Le sort en était jeté pour cette nouvelle collaboration en studio.

«On voulait que ce soit le plus live possible, décrit Simon Lachance. Comme on est un band de scène, on a voulu rendre hommage à ça le plus possible. Dany Placard, c'est un disciple du live et d'un son pur qui ne sera pas nécessairement transformé à l'ordinateur. On avait un bon réalisateur avec lui.»

En famille

Dans la création des chansons, l'organisation de tournées ou la gestion du groupe lui-même, Simon Lachance décrit Raton Lover comme une famille. Rien de moins. «Il y a toute une philosophie derrière ça qui est plus grande que juste les cinq gars du band ou la musique qu'on fait, indique-t-il. On a des forces différentes, on a chacun notre rôle à jouer dans cette communauté. Et bien qu'on ne se considère pas tant comme un groupe engagé, on est de ceux qui pensent que le changement vient à petite échelle. Le fait de travailler en famille, en communauté, de se serrer les coudes, ça fait aussi partie de notre approche artistique.»

Dans cette optique, les gars de Raton Lover ont tenu à célébrer leur lancement d'album avec des artistes qu'ils ont côtoyés sur la route. Parmi les invités qui se joindront à eux mardi au District Saint-Joseph, Simon Lachance cite Éric Dion du duo gaspésien Dans l'shed, Antoine Lachance ou le Néo-Brunswickois Pierre Guitard.

«Pour nous, l'Acadie, ç'a été un méchant trip, évoque-t-il. Je pense que c'est un endroit où on ressent très fort l'esprit de communauté...»

 

Les choix du 7 jours

7 Jours, 9 février 2017

Raton Lover : Tourbillon rock

Quintette rock originaire de Québec, Raton Lover dévoile son deuxième album, Le sens du vent. Le groupe, dont la musique a été influencée autant par les Beatles que par Harmonium, a choisi le jour de la Saint-Valentin pour son lancement officiel, au District Saint-Joseph, dans la Vieille Capitale. Il sera aussi en spectacle à la salle Claude-Léveillée, à la Place des Arts, le 24 février, dans le cadre des Week-ends de la chanson Québécor.

 

Agenda culturel

Marie-Claude Doyle, Échos vedettes, 9 février 2017

24 février: Le quintette québécois Raton Lover, qui puise son inspiration dans le rock des années 1960 et 1970, s'amène à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts pour un spectacle intimiste et chaleureux. Pour découvrir ou redécouvrir leur pop-rock franco à saveur un brin country!

 

CRITIQUE

Nicolas Martin, Le réveil, ICI Radio-Canada Première Nouvelle-Écosse et T.-N.-L, 9 février 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Le groupe Raton Lover au Baril Roulant le 18 février

Daniel Deslauriers, Journal L'Information du Nord Sainte-Agathe, 9 février 2017

Le groupe Raton Lover sera au Baril Roulant de Val-David, le 18 février prochain, pour y présenter son deuxième album intitulé "Le sens du vent".

Le groupe tire ses racines du rock des années 1960 et 1970. La musique de Raton Lover dégage une énergie à la fois sauvage et attachante. Cette énergie prend vie dans les chansons qui arborent un côté "Raton" rock et incisif et un penchant "Lover" qui met en valeur la grande sensibilité de chacun des membres de la formation.

Fortement influencée par The Beatles et The Band, la musique de la formation est imprégnée aussi du son et de la plume de certains groupes québécois comme Les Colocs et Harmonium.

 

MENTION

Virginie Belleville, TV Hebdo, 9 février 2017

Le sens du vent, Raton Lover

Tirant ses racines du rock des années 1960 et 1970, fortement influencée par les Beatles et The Band, la musique de la formation est également imprégnée du son et de la plume de groupes québécois tels que Les Colocs et Harmonium.

 

ENTREVUE

Julie Rhéaume, Qulture, CKIA 88,3 FM, 9 février 2017

 

ENTREVUE

Tanya Beaumont, Jamais comme tout le monde, CKRL 89,1 FM, 8 février 2017

 

CRITIQUE

Frédéric Bussières, Poste d'écoute, 8 février 2017

Avec une « Face A » plus Rock et désinvolte et une « Face B » plus introspective et douce, Raton Lover démontre comment progresser dans la continuité. Avec une belle prose du quotidien mais se permettant aussi quelques forts jolies métaphores: « On peut changer de voile mais pas le sens du vent »; Raton Lover fait mouche. Mélodiquement aussi ils s’amusent avec leur ambivalence Country et Rock’n’Roll et leur plaisir devient rapidement contagieux. Le Sens du vent sent l’authenticité (saluons au passage la réalisation de Dany Placard) et se moque des courants actuels en se fondant sur des bases solides et intemporelles.

 

Un deuxième album pour Raton Lover

Charles Lalande, Journal Charlesbourg express, 7 février 2017

L’histoire de cinq musiciens de la Vieille Capitale

MUSIQUE. En 2006, après un franc succès à Cégeps en spectacle, Simon Lachance, Martin Plante et Simon Guénard ont poursuivi leur association en participant à divers projets. Huit ans plus tard, Frédérick Desrochers et Éric Blanchard joignent le clan pour former Raton Lover. Le début d’un trip de boys qui aboutit au lancement d’un deuxième album.

Initialement, Simon Lachance était batteur. Sa passion pour l’écriture des chansons le pousse à prendre le devant de la scène, devenant ainsi le chanteur et la tête d’affiche de la bande.

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Pendant un an, le trio initial s’est déconnecté du monde extérieur pour composer ce qui s’est avéré être leur premier disque. Pas de Facebook. Pas de téléphone. Une vraie cure, comme dans le temps!

«Pendant cette année-là, [Frédérick Desrochers] a joint le groupe. En 2014, nous avons lancé notre premier album à quatre, avec Éric [Blanchard] comme réalisateur. Puis, le 11 septembre 2014, nous l’avons invité dans le band et la magie a opéré, alors nous avons continué les cinq ensemble.»

Ces grands amateurs du rock des années 1960-1970 ont apporté de légères modifications à leur style musical. Leur deuxième album, qui sera lancé le 14 février, sera davantage folk-rock, avec une petite touche country : «Nous avons vraiment hâte de procéder au lancement au District Saint-Joseph. Ce sera gratuit et très inclusif, puisque nous avons quatre invités surprises avec nous.»

«Un rêve de petit gars»

Pendant plusieurs années, le groupe livrait une prestation tous les mardis, dans le bar Ninkasi, situé sur la Rue Saint-Jean. Lors du Festival d’été de Québec (FEQ), Raton Lover donnait un gros coup : 11 jours consécutifs, de 21 heures à 3 heures du matin. À l’occasion, certains artistes ou musiciens de renoms se joignaient à eux.

Le 11 juillet 2016, le quintette est monté sur la scène du Festival d’été de Québec (FEQ). La consécration d’un rêve de petit gars pour Simon Lachance, qui attendait ce moment depuis l’âge de 12 ans. «Il faisait super beau, la scène était belle. C’était plein. On a trippé, carrément.»

En consultant le calendrier, on remarque que des concerts sont prévus aux quatre coins du Québec, au Nouveau-Brunswick, et même en Europe.

«Nous aimons la route. Nous avons créé notre album en pleine nature. Sur le bord du fleuve, dans le bois, l’ambiance est détendue, ça nous permet de prendre du recul, c’est parfait pour la création.»

Chacun son rôle

Simon Lachance a vanté la chimie du groupe, une force de celui-ci. Cinq gars qui s’entendent «super bien». Cet été, ils ont sillonné le Québec pendant près de deux mois. 15 jours de tournée, puis 10 jours de repos, avant de repartir un mois complet.

«Nous nous considérons excessivement chanceux de s’entendre aussi bien. Je ne peux que faire le souhait que notre esprit de corps se poursuive encore longtemps.»

 

MEntion

Jean-Philippe Wauthier, La soirée est encore jeune, ICI Radio-Canada Première, 29 janvier 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

ENTREVUE

Jessica Lebbe, Bières et cultures, CKRL 89,1 FM, 27 janvier 2017

 

Raton Lover: Lancement de l'album Le sens du vent au District St-Joseph le 14 février et nouvel extrait

Marie-Josée Boucher, Info-culture, 23 janvier 2017

La formation originaire de la vieille Capitale, Raton Lover, s’apprête à dévoiler son deuxième album, Le sens du vent, le 14 février 2017 en formule 5 à 7 au District St-Joseph (240, rue St-Joseph E.).

Entre temps, le groupe présente la pièce-titre Le sens du vent et en offre une version live acoustique. Tirant ses racines du rock des années 60 et 70, fortement influencée par les Beatles et The Band, la musique de la formation est également imprégnée du son et de la plume de groupes québécois tels que Les Colocs et Harmonium.

L’album sera disponible en ligne et en magasin dès le 10 février 2017.

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En préparation de ce second opus le groupe a précédemment offert les extraits Frencher des françaises et Traverser novembre.

Tirant ses racines du rock des années 60 et 70, fortement influencée par les Beatles et The Band, la musique de la formation est également imprégnée du son et de la plume de groupes québécois tels que Les Colocs et Harmonium. Leur premier album, un éponyme lancé en 2014, a permis au quintette de faire sa place sur les scènes d’envergure, incluant des performances au Festival d’été de Québec et au Festival Pause Guitare en France.

Le sens du vent

Empreinte de nostalgie pour les amitiés perdues, la pièce Le sens du vent traite d’un besoin de s’isoler pour mieux se recentrer.

On’n a vu passer des hivers?

On a porté nos rêves, traîné nos pierres?

Chacun son chemin, chacun ses plans?

On peut changer de voile? mais pas le sens du vent

Réalisé par Dany Placard et mixé par Pierre Rémillard, l’album Le sens du vent est illustré adroitement par une pochette au design épurée qui donne habilement le ton de ce nouveau disque. On doit le design graphique à Sarah Marcotte-Boislard, récipiendaire du Félix de la pochette de l’année 2015 (Les grandes artères de Louis-Jean Cormier), à partir d’une illustration de MC Grou. Cette dernière avait également réalisé l’image de raton laveur emblématique du groupe, pour la pochette du premier opus.

L’album sera disponible en ligne et en magasin dès le 10 février 2017. Le lancement aura lieu à Québec au District St-Joseph le 14 février 2017.

 

Raton Lover a récemment présenté la chanson Le sens du vent dans le cadre des capsules Dans L’Shed à Léon.

Album disponible en ligne et en magasin dès le 10 février 2017, précommande disponible sur iTunes

Lancement à Québec: District St-Joseph le 14 février 2017.

En spectacle à Montréal dans le cadre des Week-ends de la chanson Québecor à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts le vendredi 24 février 2017.

SPECTACLES:

14 février 2017? Québec • District St-Joseph

17 février 2017 ?Saint-Casimir • La Taverne

18 février 2017? Val-David • Le Baril Roulant

24 février 2017? Montréal • Salle Claude-Léveillée

31 mars 2017? L’Isle Verte • Bistro-Bar

1 avril 2017? Moncton N.B • Université de Moncton

6 avril 2017? Matane • La Mansarde

7 avril 2017 ?Sept-Îles • Salle Jean-Marc Dion

 

2017: Une autre année prometteuse

Jacques Boivin, Ecoutedonc.ca, 9 janvier 2017

Si 2016 a été un grand cru du côté des sorties d’albums et des spectacles présentés à Québec, 2017 ne devrait pas trop pâlir en comparaison.

Albums attendus

À Québec

Du côté francophone, Raton Lover lance un deuxième album le 14 février. Ceux qui ont eu la chance d’entendre les nouvelles pièces ont les yeux ronds comme des deux piastres depuis. Est-ce que la petite touche de Wilco qu’on entend tant dans leur concerts sera toujours présente? Nous sommes comme vous : impatients de le découvrir.

 

FrancoFête en Acadie: cinq tendances à suivre en 2017

Jean-Eétienne Sheehy, BRBR, 09 novembre 2016

Pour la première fois, le Tintin des Maritimes de BRBR s'est rendu à la FrancoFête en Acadie, un événement annuel de vitrines et de réseautage en français, qui se déroule à Moncton. Plutôt que de vous offrir un compte-rendu de chacune des dizaines de performances, l'heure est plutôt aux prédictions. Voici donc cinq tendances notées lors de cette dernière édition, à suivre en 2017.

Photo de couverture : Vincent Appelby - Toutes les photos sont de l'auteur et son téléphone intelligent.

5. LA FORMULE DUO

Il s'en est fait des duos qui se sont fait remarquer à travers les ans : Adam et Ève, Ding et Dong, KFC et Taco Bell. Selon les nombreuses vitrines de la FrancoFête, cette formule convient bien à de nombreux artistes, dont le folk intime de Saratoga, tel un baume sur les cœurs brisés des uns et une grosse colle pour les autres, rassemblés dans le Théâtre Capitol de Moncton.

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Un peu plus tard, le Montréalais Vincent Appelby a troqué les arrangements d'En Éveil, son premier disque, pour le caractère immédiat du two-piece guitare et batterie, meublé par un savant jeu de guitare et les harmonies de son batteur. Ce dernier repart de Moncton avec le titre d'une des plus belles découvertes effectuées par l'auteur de ces lignes.

4. À L'EXTÉRIEUR DU CIRCUIT OFFICIEL

Il y avait des longueurs, voire quelques malaises dans le circuit officiel des vitrines. En se tournant plutôt vers les Aft'heures du Grenier Musique, le public a eu droit à une solide programmation, où les Mathieu Bérubé, Chassepareil, Menoncle Jason et autres Simon Daniel sont ressortis du lot. Le tout dans un Plan B rempli à pleine capacité.

(NDLR : aux fins de transparence, l'auteur de ces lignes a participé à une vitrine lors des Aft'heures du Grenier Musique)

3. LES COLLABORATIONS

Joseph Edgar avec Les Païens, Saratoga avec Tire Le Coyote, Arthur Comeau avec George Belliveau — amenez-en des features ! En plus d'offrir une bonne dose de spontanéité, certaines de ces collaborations permettent d'ouvrir de nouvelles avenues créatives en Acadie.

2. LES REPRISES

Pourquoi se priver du plaisir primaire du classique rock, yinque parce qu'on chante en français ? C'est ce qu'a compris Raton Loveur qui a inséré le riff de Jessica des Allman Brothers dans sa vitrine au Plan B. La palme de la meilleure utilisation de cette technique revient toutefois à Bleu Jeans Bleu qui en plus d'avoir traduit Pretty Woman en Beau Brin de Femme, profite de la FrancoFête pour y aller d'une réinterprétation du solo de Nothing Else Matters de Metallica, sortie tout droit de nul part. Je suis preneur.

1. UNE CRISE DU SPECTACLE ? PLUTÔT UNE CRISE DE L'APPROCHE

Bien qu'il fut parfois difficile de s'y retrouver dans l'horaire lorsqu'il est question d'accessibilité pour le grand public, on ne peut que souhaiter que la popularité de certains événements, comme les Aft'heures ou le lancement du plus récent album des Païens dans un centre Aberdeen rempli de bord en bord, se poursuive l'an prochain.

L'absence des spectateurs est un sujet d'actualité en Acadie et la réponse à cette question ne sera pas trouvée du jour au lendemain. Visiblement, le public trippe sur les grands événements comme le lancement des Païens, où tout le grand Moncton, ou presque, fut présent. Pour la suite des choses, il est à se demander s'il serait plus efficace d'adapter nos propositions musicales pour de plus petites salles, où le public bénéficie de la proximité, tandis que l'artiste évite de jouer devant plus de sièges que de spectateurs.

La FrancoFête en Acadie n'offrira pas de solution immédiate, mais plutôt certaine pistes à suivre de près. À titre d'exemple, avec son nouveau matériel fait sur mesure pour les planchers de danse du Nouveau-Brunswick, George Belliveau n'aura aucune difficulté à remplir les salles de la province. Par contre, on peut se demander quelle place reste-t-il pour les artistes qui donnent dans la chanson, moins axée sur le caractère grand public. Il manque sûrement dans la région quelques endroits où jouer devant un public attentif, sans avoir à faire appel aux grands auditoriums. Autres absents de cette réflexion, à quelques exceptions : des groupes francophones qui arrivent à jouer assez fort pour enterrer les plus bavards (l'auteur de ces lignes en est parfois coupable), mais aussi, se faire remarquer de l'extérieur.

 

 

Raton Lover en spectacle à la St-Pancrace

Karine Boivin-Fortier, Journal Le Manic, 21 octobre 2016

Baie-Comeau – Sur scène pour la première fois à Baie-Comeau à la microbrasserie St-Pancrace le 22 octobre à 21 h 30, le groupe Raton Lover entend séduire les spectateurs avec son côté « rock 70s ».

« Ce qu’on aime, quand on est sur la route, c’est de faire des adaptations. Sur disque, on sonne plus chanson québécoise, mais en […] on veut que ça bouge. On essaie de faire la meilleure musique possible dans chaque contexte », affirme le chanteur du groupe, Simon Lachance.

Les membres du groupe ont bien hâte de monter sur scène à Baie-Comeau, d’autant qu’il s’agit de la ville natale d’Éric Blanchard, guitariste, et que la mère de Simon en est également originaire. « On est super content de venir jouer à la microbrasserie. Ça faisait quelques années qu’on avait envie de venir jouer ici », indique-t-il.

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Le vent dans les voiles

Avec 45 jours de tournée cet été, dont un passage au Festival d’été de Québec et une prestation en France, Raton Lover a le vent dans les voiles. « C’était vraiment . Je me considère chanceux de vivre ça avec les , […] que ça se passe aussi bien », révèle le chanteur

Le groupe prépare d’ailleurs son deuxième album, dont un premier extrait, , a commencé à jouer à la radio. Un deuxième simple, , sera lancé le mois prochain sur vinyle 45 tours, comme autrefois. « Comme on a un son vieillot, on en a profité pour sortir nos sur vinyle 45 tours », note Simon Lachance.

Enregistré au studio Wild, sis au bord d’un lac « à 45 minutes de la route », dans Lanaudière, ce nouveau disque promet « une sonorité des grands espaces. » Sonorité que Raton Lover souhaite amener sur son album puisqu’« on joue beaucoup dans l’Est-du-Québec, on fait beaucoup de route parce que c’est ce qui nous inspire. » Sortie prévue de l’album : février 2017.

Histoires de filles

Les chansons du premier album parlaient beaucoup d’histoires de filles. Sur le deuxième, affirme Simon Lachance, on ratissera plus large. « Par exemple, , c’est unequi a l’air rigolote à la base. Mais c’est une vision de notre monde de réseaux sociaux et d’ordinateurs. […] C’est une image pour montrer qu’on s’isole », explique-t-il.

L’amour reste toutefois un thème très présent, mais qui cache des sujets sous-jacents. « On se sert de l’amour pour illustrer des choses au niveau social. […] L’amour, c’est large. On ne parle pas juste de l’amour homme – femme. Ça peut être l’amour entre frères… L’importance de se serrer les coudes, la place des gens importants pour nous », précise Simon.

 

Raton Lover au piano de Limoilou dans la rue: Quand le charme opère

Jessica Lebbe, Mon Limoilou, 6 septembre 2016

Raton Lover a offert une prestation généreuse et enjouée pendant 30 minutes pour ouvrir le jam autour du piano vendredi dernier à 18 h. Alors que la performance surprise avait été annoncée sur les réseaux sociaux seulement quelques heures auparavant, le groupe est parvenu à retenir de nombreux passants, tombés sous le charme.

Les ratons dans la rue

« On adore ça jouer dans la rue ! Ce côté non officiel des choses où on se dit ok, on rencontre des gens et on se présente maintenant. C’est parti  ! » affirme Simon Lachance, chanteur, clavier et batteur de Raton Lover.

« Le fait qu’on ne peut jamais prévoir ce qui va se passer avec le va-et-vient des gens. C’est une surprise à chaque instant », ajoute Frédérick Desroches, batteur et clavier du groupe.

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« La rue, c’est un peu l’habitat naturel du raton aussi », surenchérit Martin Plante, bassiste et voix.

Déjà invitée à jouer aux balconvilles de Limoilou en musique en 2014, c’était la deuxième fois que la formation de Québec se produisait entre la 7e et la 8e Rue. « C’est d’autant plus drôle parce que les deux fois où on a performé à Limoilou, c’était en face de chez Fred, le batteur », raconte Simon Lachance. Ironie du sort ou pas, les ratons à la fois romantiques et agressivement rock,tant dans leur musique que dans leurs paroles, ont réussi à séduire tous les publics.

Un rock multigénérationnel

En formule « mini-rock » – entendez par là une formule plus intime, semi-électrique semi-acoustique -, les Raton Lover pourront se vanter d’avoir vu des enfants se dandiner avec conviction, des habitants des balcons avoisinants sortir pour les écouter, des autos ralentir pour mieux les entendre, une passante avoir un coup de cœur pour le bassiste, des passants leur glisser des pourboires… Il s’en est passé des choses en 30 minutes !

Le groupe, qui célèbre bientôt le premier anniversaire de son album éponyme, a profité de cette belle ambiance pour mettre en avant l’interactivité de ses nouvelles chansons. Les spectateurs ont ainsi pu fredonner tous en chœur « Pourquoi qu’on le fait pas dans mon char ? » ou répondre à l’unisson « s’ils aimaient ça le rock’n’roll » pour « Mr Wright ». Le piano de Limoilou dans la rue étant à la disposition de Raton Lover pour le jam, le public a ainsi pu apprécier Les retailles du plancher et Tant pis. Les cinq garçons ont aussi offert une reprise judicieuse et efficace de The Weight du groupe canadien The Band.

Tournage de leur prochain vidéoclip… à Limoilou

Raton Lover a élu quartier général à Limoilou en choisissant de tourner son deuxième vidéoclip, cette fin de semaine, dans l’atelier de l’artiste-pochoiriste MC Grou. C’est d’ailleurs elle qui a créé le visuel du raton laveur, mascotte du groupe faisant également office de pochette du premier album. Pour ce nouveau vidéo réalisé par Sébastien Corriveau, Tant pis s’est imposée naturellement :

Certaines radios ont fait part de leur intérêt pour diffuser cette chanson sur leurs ondes. Alors on s’est dit tant qu’à l’entendre plus souvent, autant la mettre en images aussi. Ça adonne bien, car ça parle de changement de saison, de l’automne qui s’en vient… », explique Simon Lachance.

Les internautes devraient pouvoir voir le résultat sur YouTube d’ici la fin septembre.

Des spectacles à guetter

Après avoir écumé les festivals cet été comme celui de la chanson de Tadoussac ou encore celui du bout du monde (FMBM) à Gaspé, Raton Lover ne chômera pas en cette fin d’année 2015.

Si vous les avez manqués lors de l’ouverture du jam à Limoilou, sachez qu’ils joueront au Show de la rentrée, le mercredi 9 septembre, sur la terrasse du Pub universitaire de l’Université Laval (Pavillon Desjardins).

Le groupe sera aussi en première partie de Zébulon lors de son passage au Théâtre Granada à Sherbrooke le 17 octobre prochain. Raton Lover fera enfin un tour à Moncton et en Gaspésie cet automne avant de retrouver Québec pour son dernier spectacle de l’année 2015, courant novembre au Cercle. La date exacte sera annoncée sous peu.

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Les jams autour du piano de Limoilou dans la rue ont lieu tous les vendredis de 19 h à 21 h jusqu’au 26 septembre.

 

Les visages de la scène locale: Raton Lover

Isabelle Porter, Le Devoir, 11 juillet 2016

En plus de son passage au Festival d’été, le groupe de rock franco de Québec Raton Lover est sur un bel élan cet été avec une première incursion sur la scène française et un album en préparation réalisé par Dany Placard.

En entrevue il y a quelques semaines, le chanteur Simon Lachance respirait le bonheur. « Le FEQ, pour les cinq gars du groupe, c’est un rêve de petit gars. […] J’avais 11 ans puis je me disais que quand j’allais être grand, j’allais jouer au Festival d’été ! D’ailleurs, je ne sais pas ce que je vais faire après, je commence à déprimer », lance-t-il, moqueur.

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Le son de Raton Lover s’inspire beaucoup des Beatles, mais est très ancré dans le Québec grâce aux textes de Simon Lachance. Leur dernier extrait, Frencher des Françaises, a commencé à tourner à la radio. C’est rigolo et d’une écoute facile. On a hâte d’entendre le reste du contenu du deuxième album. 

« Je me considère comme extrêmement chanceux de pouvoir travailler avec de si bons musiciens et avec d’aussi bonnes personnes qui sont là pour rendre service à la musique », poursuit Lachance. « C’est la première fois que je vis une synergie aussi forte, où les individus sont chacun à leur place dans un naturel. »

Groupe soudé

Bien soudé, le groupe tire ses origines d’un trio constitué à Cégeps en spectacle par Lachance ainsi que Simon Guénard (guitare électrique) et Martin Plante (basse). Depuis le début du projet Raton Lover en 2011 se sont ajoutés Frédérick Desroches (claviers, batterie) et Martin Blanchard (lap steel, guitare).

 Simon Lachance raconte avoir eu un déclic lors d’une session d’enregistrement avec Dany Placard au Studio Wild. « À un moment donné, on a senti qu’on avait mis le doigt sur un son. C’est toujours difficile de mettre des mots sur ça… Je dirais qu’on est comme en train d’arriver tranquillement à fusionner notre côté pop sixties avec la touche de country qui était toujours un peu présente et le côté auteur-compositeur québécois. »

Dans les salles de spectacle

En attendant, le groupe écume les salles de spectacle avec plus d’une vingtaine de dates cet été au Québec, au Nouveau-Brunswick et tout récemment au Festival Pause Guitare à Albi, en France. Avec tout cela, le groupe a dû mettre au rancart ses traditionnelles « jam-sessions » de fin de soirée pendant le Festival au bar La Ninkasi.

« C’était pendant les onze soirs du Festival d’été, alors on se retrouvait autant avec des artistes de Québec que du festival. On a eu des jams de fou avec Heymoonshaker et Les Ogres de Barback qui sont débarqués quasiment toute la gang. »

 

La scène locale s'illustre à Québec

Isabelle Porter, Le Devoir, 2 juillet 2016

En l’espace de quelques années, le quartier Saint-Roch a gagné au moins trois salles de spectacles, une maison de disques majeure et des dizaines de nouveaux groupes. La scène locale de la capitale est en feu et ça paraît dans la programmation du Festival d’été.

« Il y a vraiment une effervescence, note le directeur de la programmation du Festival d’été, Louis Bellavance. Ç’a été une révélation depuis que je suis ici, et ça continue. » Avant d’être nommé au Festival en 2011, le programmateur oeuvrait au sein d’Evenko à Montréal. Il se rappelle encore son étonnement lorsque Pascale Picard s’est imposée dans l’industrie en 2007. « Ça m’avait frappé qu’elle vienne de Québec. Pour moi, c’était une anomalie. »

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Or on n’en est plus là. De Karim Ouellet à Tire le Coyote, les révélations issues de la capitale se multiplient et le festival nous permettra d’en découvrir des dizaines d’autres cette année. Près de 40 artistes de la capitale sont au programme cette année. Du jamais vu.

Parce que le talent est là, souligne le bras droit de Louis Bellavance, Arnaud Cordier. « On ne fait pas du local pour faire du local, il y a de plus en plus de projets intéressants. » Et d’ajouter que, s’ils avaient eu de la place, ils auraient pu « facilement en “booker” une dizaine de plus ».

Histoire d’illustrer le phénomène, Le Devoir a réuni les musiciens de neuf de ces groupes pour une photo dans le quartier Saint-Roch, où la plupart résident et presque tous travaillent. Tous les jours durant le festival, le journal présentera un portrait d’au moins un de ces artistes à découvrir.

Le plus maquillé du groupe s’appelle Anatole. Révélé l’an dernier aux Francouvertes, cet androgyne provocateur se produira deux fois au Festival d’été. Comme la plupart des musiciens qui ont participé au reportage, il a plus d’un projet (également Mauves, dans son cas). Selon lui, « la scène locale n’a jamais été aussi vivante ». « Il n’y a pas si longtemps, les groupes qui roulaient ici se comptaient sur les doigts d’une main, et là, c’est vraiment effervescent. Il y a des nouveaux projets qui naissent à toutes les saisons. »

Surtout, ils sont de plus en plus nombreux à rester à Québec, note Benoît Pinette, du projet folk Tire le Coyote. À l’origine, le chanteur originaire de Sherbrooke s’est installé dans la capitale par amour et il se réjouit aujourd’hui de pouvoir y poursuivre sa carrière. « Le plus le fun, c’est que les artistes sentent qu’ils peuvent rester ici. Avant, on pensait qu’on était obligés d’aller à Montréal. »

En plus, la scène locale s’est ouverte et diversifiée, note King Abid, qui fait dans l’électro-reggae d’inspiration tunisienne. « Avant, c’était très axé sur le rock, la techno et la chanson française, mais maintenant, il y a plus de genres, plus d’immigrés, plus de couleurs qui s’ajoutent. Il y a une scène reggae à Québec, le hip-hop se porte à son mieux. C’est très vivant. »

Des lieux et un coup de pouce financier

Mais qu’est-ce qu’on a mis dans l’eau ? Comment l’expliquer ? D’abord par les salles, note Karim Ouellet. Après la fermeture du bar Le D’Auteuil il y a dix ans, les artistes moins commerciaux avaient de la difficulté à trouver des lieux pour se faire entendre. Jusqu’à ce que de nouveaux joueurs prennent le relais.

« Avec L’Anti, Le Cercle, Pantoum et Le District, c’est incroyable, explique Karim Ouellet. Maintenant, on a presque un spectacle par jour à Québec. » Et tout ça se passe dans le quartier Saint-Roch. « Ça va plus loin que la musique. Ç’a donné un nouveau visage culturel à Québec. »

Dans cet écosystème, Pantoum joue un rôle particulier. Plus underground que les autres, la salle présente tous les samedis des prestations de groupes de Québec ou d’ailleurs pour pas cher (10 $ l’entrée).

En plus, Pantoum sert de lieu de répétitions. « Tout le monde se connaît chez Pantoum, note Margaux Sauvé, du groupe électro-pop Ghostly Kisses. Je ne sais plus combien de groupes répètent là-bas. C’est très accessible, pas très cher et axé sur l’entraide. » 

Diplômée du conservatoire, cette violoniste a lancé Ghostly Kisses avec Dragos Chiriac il y a à peine un an. Leur pièce Such Words a fait un tabac sur Spotify avec plus d’un million de visionnements. Au Festival d’été, on pourra les entendre sur la scène Fibe, face au parlement.

Lancée cette année, cette scène gratuite (qui s’ajoute au square D’Youville) met l’accent sur les découvertes d’ici et d’ailleurs. Son acolyte Dragos Chiriac s’y produira deux fois parce que son autre groupe d’électro, Men I Trust, est aussi à l’affiche. Cet étudiant au doctorat en musicologie est associé à mille et un projets dans la capitale comme réalisateur.

Cet hiver, Men I Trust et Ghostly Kisses ont pu participer à la Canadian Music Week à Toronto, une précieuse occasion de se faire connaître par l’industrie.

Tout ça en bonne partie grâce à la Ville et à son programme Première Ovation qui subventionne des projets d’artistes locaux depuis 2008 avec le soutien du ministère de la Culture. Chaque année, entre 20 et 40 bourses sont décernées en musique.

Presque tous les artistes à qui nous avons parlé en ont bénéficié à un moment ou à un autre. « C’est un bon tremplin pour débuter », avance Maxine Maillet de LOS, un autre groupe attendu sur la scène Fibe, qui mêle pop, punk et rock garage. « Ça aide beaucoup les jeunes et les groupes locaux », ajoute-t-elle. 

En entrevue, les membres de son groupe disent quand même se méfier de l’étiquette « groupe local ». « On veut aller loin », insiste Maxine en soulignant qu’on donne parfois cette étiquette à ceux qui n’arrivent pas à percer ailleurs.

Une maison de disques clé 

Chose certaine, Karim Ouellet a fait la preuve qu’on pouvait rester à Québec tout en perçant à l’international. « Toute ma gang est à Québec, dit-il. Ma maison de disques, mon groupe. »

Sa maison de disques, c’est Coyote Records, un nouveau joueur-clé dans cette nouvelle dynamique. « Avec Coyote, on montre qu’on est capables de faire la job », résume Marc-André LeBon, bassiste du groupe reggae Jah I, qui est aussi ingénieur de son chez Coyote.

Fondée en 2014 par Raphael Perez à partir du petit label Abuzive Music, la maison est toutefois loin de se limiter aux talents de Québec et compte parmi ses artistes Alfa Rococo, Klô Pelkag et Stefie Shock. Mais sa présence dans la capitale contribue sans conteste à l’impression que les créateurs de Québec ont plus d’options qu’avant.

Bien sûr, Montréal a des atouts que Québec n’aura peut-être jamais, note le chanteur du groupe rock franco Raton Lover, Simon Lachance. « Il y a moins de publics à Québec. À Montréal, tu peux faire du rockabilly, avoir une scène de rockabilly et agir dans cette scène-là indépendamment des autres scènes. C’est peut-être un des inconvénients à Québec, dit-il. Mais c’est aussi, selon moi, un avantage. L’autre côté de la médaille, c’est que, quand tu veux faire de la musique à Québec, t’as pas le choix de toucher à tout pour gagner ta vie. » Surtout pour les groupes qui tournent beaucoup en région, dans l’Est notamment, la ville est plus centrale, ajoute-t-il.

Bien sûr, on aurait pu parler de plusieurs autres groupes de Québec, comme les nouveaux talents issus de l’école L’Ampli créée par la Ville en 2010 pour soutenir le talent local. Encore dans Saint-Roch. 

« Il y a une nouvelle génération qui se greffe au noyau actuel, conclut Anatole. Je suis persuadé que ça va continuer à se développer et à se diversifier. »

 

ENTREVUE Raton Lover

Valérie Vinet, EcouteDonc.ca, 30 juin 2016

Mardi passé au Knock-Out rue Saint-Joseph, le groupe Raton Lover a lancé son 45 tours sur lequel on peut entendre le single Frencher des Françaises qui tourne régulièrement sur les ondes des radios québécoises. Une trentaine de personnes ont assisté à la prestation 

mini-rock, très bien rodée soit-dit en passant, dans une ambiance intime et décontractée. À l’aube de leur départ pour une longue tournée estivale, les membres du groupe; Simon Lachance (voix, guitare et batterie), Simon Guénard (guitare), Eric Blanchard (guitare et lap steel guitare), Frédérick Desroches (claviers et batterie) et Martin Plante (voix et basse) m’ont accordé un entretien pendant lequel nous avons parlé de leur deuxième album en préparation, de leur participation au Festival Pause Guitare d’Albi en France et des spectacles à venir.

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Un deuxième album teinté de grands espaces

Trois années s’écouleront entre le premier album homonyme paru au mois de septembre 2014 et celui que le groupe espère faire paraître en 2017. Juste assez de temps pour que les Ratons acquièrent une solide expérience en tant que musiciens de scène grâce aux nombreux concerts qu’ils ont donnés: « Plus on fait des shows, plus on est prêt en studio, plus on trippe et plus on peut aller loin dans les chansons », raconte Simon L. « Vu que le band a eu la chance de jouer beaucoup pendant ces dernières années, c’est sûr que lorsqu’on rentre en studio la pâte pogne plus vite, comme on dit ». Les trois dernières années auront donc servi à donner aux membres du groupe les outils nécessaires pour façonner une deuxième oeuvre qui se démarquera sans doute de la première. Mais à quel point?

Réalisé par Dany Placard au studio Wild qui se situe au milieu d’un paysage boréal spectaculaire, l’album qui verra le jour l’année prochaine sera définitivement teinté de grands espaces : « On a de grandes salles où l’on place des micros de manière à ce qu’on entende la salle résonner. C’est une chose qu’on ne faisait pas beaucoup sur le premier album qui est un peu moins large au niveau du spectre sonore », raconte Simon L. Parallèlement au son plus étoffé que le groupe a réussi à créer, le deuxième album sera plus uniforme que le premier : « Sur le premier album, il y avait des tounes dark pis il y avait des tounes de lumière. L’album était noir et blanc. C’était ça le concept, c’était ça l’effet qu’on cherchait à produire. Là, pour le deuxième, on voulait que les chansons aient une partie des deux à l’intérieur des textes et des mélodies », explique Simon L. Selon lui, les nouvelles chansons portent des nuances qui laissent l’auditeur choisir le chemin entre le côté obscur ou le côté lumineux de la Force. Par ailleurs, c’est l’écriture peaufinée et plus assumée de Simon L qui délimite la frontière entre le passé et le présent.  Ainsi, selon Éric, l’ensemble des chansons se rapproche davantage de la plume du chanteur : « Simon a vraiment beaucoup travaillé ses textes. Je dis pas que ses textes étaient pas bons avant, mais là je les trouve plus matures. (Dany) Placard l’a beaucoup épaulé dans le processus ». Simon G ajoute que les mélodies à paraître sur le deuxième album mettront en lumière les textes de Simon L qui a réussi à trouver une façon de dire les choses franchement sans toutefois tomber dans le mélodrame. Dans le même ordre d’idée, les membres du groupe qui se connaissent depuis longtemps, partagent les histoires racontées dans les chansons, ce qui a pour effet de créer un sens commun du vécu : « Les textes, c’est des affaires qu’on a vécu ensemble. Fait que quand tu les joues, tu vis plus ce qui se passe », dit Éric. L’unicité au sein du groupe n’est pas à remettre en question et a son rôle à jouer dans l’aboutissement d’un deuxième album plus homogène. Il faut cependant souligner que chaque membre possède différentes forces créatrices et que chacun a trouvé la place qui lui revient:     « On est plus conscient de notre rôle, les arrangements sont plus épurés et laisse plus transparaître la personnalité de chacun », affirme Simon G. 

L’autre bord de la flaque

Le 7 et 8 juillet prochain, Raton Lover participera au Festival Pause Guitare d’Albi en France. D’ailleurs, Elton John, Louise Attaque, Joan Baez, La Bronze et Michel Fugain compteront parmi les têtes d’affiche. C’est donc une opportunité rêvée pour le groupe de Québec qui tentera de conquérir le territoire français avec son Rock bien à lui. Comment ces petits carnivores masqués ont-ils réussi à faire leur place dans un festival de cette ampleur? « On a eu la chance de se produire dans un showcase en Ontario devant des acheteurs de l’Ouest canadien et de l’Ontario surtout. Il y avait des gens de l’international aussi pour faire du repérage. On a croisé un monsieur super sympathique du nom d’Alain Navarro qui a bien kiffé ce qu’on faisait. C’est cette rencontre-là qui nous a menés au festival », explique Simon L. Les musiciens auront également la chance de montrer ce qu’ils ont dans le ventre à certains diffuseurs sur place, multipliant ainsi leur chance de se faire connaître du public franco-européen.

Authenticité, simplicité et réciprocité

Le groupe passera une bonne partie de l’été en tournée dans l’est du pays. Reconnu comme étant un Jam band qui brasse sur scène, Raton Lover livre la marchandise. « On a mis en ligne une vidéo qu’on a enregistrée l’hiver dernier au District Saint-Joseph dans le cadre des apéros du FEQ. Elle a été réalisée par Sébastien Corriveau qui a fait notre vidéoclip Tant pis. C’est un condensé de trois minutes de ce à quoi les gens peuvent s’attendre de nous », témoigne Martin «Anton» Plante. De plus, puisant dans les racines des années 60 et 70,  leur musique peut rejoindre un large public et c’est pourquoi qu’il n’est pas rare de voir de jeunes enfants accompagnés de leurs grands-parents parmi les spectateurs. C’est toutefois Frédérick qui résume bien la vibe qui transparaît en concert:    « J’aurais comme trois mots, peut-être un peu cheezy, pour définir nos spectacles. Il y a quand même une espèce d’authenticité, de simplicité et de réciprocité ». C’est-à-dire que les musiciens ne sont pas des personnages ; what you see is what you get. De plus,  ils restent très accessibles et sont toujours heureux de rencontrer les gens après les spectacles. Entre eux, ils s’écoutent et s’assurent que tous les membres du groupe soient biens et en mesure de communiquer à la foule leur plaisir à jouer ensemble. 

Tout semble débouler à une vitesse ébouriffante pour Raton Lover qui somme toute, garde les pieds sur terre devant son ascension dans l’industrie musicale du Québec. Dans ce contexte, il peut être difficile de ne pas nourrir les attentes vis-à-vis leur avenir, mais les gars partagent une manière de penser qui les cimente dans l’instant présent: « Il y a une chose importante avant tout; il faut profiter du moment qui est en avant de nous. On peut jamais savoir ce qui va arriver. C’est pour ça que dans le fond, ma philosophie que j’ai toujours appliquée, c’est qu’il ne faut jamais s’attendre à rien, parce qu’on ne sait jamais ce qui va arriver », témoigne Frédérick, qui selon les autres membres du groupe, est l’auteur derrière leur  leitmotiv Je m’attends à rien, comme ça j’ai toute!    «On est extrêmement chanceux de pouvoir faire ça. Il faut s’en rendre compte. Donc, quand même qu’il y a quelque chose qui fonctionne pas, il faut pas oublier qu’à la base on ne fait pas de chirurgie, on est quand même dans le divertissement ».

De vrais amateurs de musique, les sympathiques membres de Raton Lover se sont livrés au traditionnel questionnaire musical. Nous avons beaucoup ri.

Questionnaire musical

Quels sont vos deux albums classiques?

Éric Blanchard: Moi je les ai mes deux! Sky Blue Sky de Wilco et Acadie de Daniel Lanois.

Simon Guénard: Moi ce serait Electric Lady Land, la trilogie de Jimi Hendrix. Quel autre… Je sais pas, je vais y réfléchir.

Frédérick Déroches: C’est trop flou dans ma tête. Osti! C’est trop compliqué comme question! Je suis tellement éparpillé que j’ai pas d’album précis. Je passe d’un style à un autre. Pour moi, ça reste de la musique…

Simon Guénard: … DARK SIDE!

Tout le monde: AH! SHIT! OUIN!

Martin Plante: Depuis que je suis jeune, j’y reviens tout le temps; Blood Sugar Sex Magic des Red Hot Chili Peppers. Ça été une révélation! Sinon, toute l’oeuvre de Kenny G m’a beaucoup influencé. Mais sans blague, je suis déchiré entre Dark Side of the Moon de Pink Floyd et Abbey Road des Beatles. Les lignes de basse sont simples mais tellement efficaces.

Simon Lachance: Pour les grands classiques, je vais surement donner les mêmes réponses que les gars. Je vais dire plutôt les albums que j’ai beaucoup écoutés dans la dernière année qui ne sont pas nécessairement « mes classiques ». J’ai vraiment pogné un fix dernièrement sur l’album Pink Moon de Nick Drake. Mais plus proche de nous, l’album qu’on a beaucoup écouté dans la Van est The End of That de Plants and Animals.

Qu’est-ce que vous écoutez lorsque vous êtes sur la route?

MP: Sur la route, sincèrement, c’est souvent The War on Drugs qui joue.

VV: Quel album?

SL: Lost in the Dream.

EB: Sinon, le dernier album des Sheepdogs on l’a écouté quand même pas mal. Wilco.

MP: Wilco, on y revient toujours.

SL: Ryan Adams, Heartbraker. Je dirais en passant que c’est le fun que ton média soit écrit parce que les gens vont vraiment comprendre Ryan Adams et non Brian Adams!

MP: On a déjà écouté du Brian Adams sur la route, mais c’était la vidéo où il crie 24 fois «YEAH» en une minute!

SL: Il y a des albums qu’on ne peut pas passer sous silence. Soit Songs from the Big Pink ou The Band de The Band.

Qu’est-ce que vous écoutez quand vous êtes « in the mood for love » ?

EB: Moi, j’écoute les grenouilles.

VV: Ok. C’est cool… Me niaises-tu?

EB: Ah non, je niaise pas! J’écoute les grenouilles sur le bord du lac. Chez nous, à la maison, on entend des grenouilles.

VV: Ok, fait que le son des grenouilles,  ça te met dedans!

EB: Oui, ça me met dedans, c’est le cas de le dire… Pis après on se prend chacun une cigarette Popaye.

SL: J’y réfléchis… Il y a une toune sur Lost in the Dream de The War on Drugs dont je me suis promis que j’allais tester. Mais c’est pas encore faite… Mais c’est sûr que Barry White est un incontournable.

FD: Ah je mets pas de musique. C’est mieux! Ça fait trop marcher mon cerveau. La musique c’est plus comme des mathématiques dans ma tête.

MP: Let’s get it on de Marvin Gaye. En fait, pas mal d’affaires de Marvin Gaye. Pis I Love You Honeybear de Father John Misty.

Qu’est-ce que vous écoutez pour vous mettre « in the mood to rock »?

SL: En fait, on fait du Yoga Rock. Rick, notre entraîneur chef, nous fait faire la drill du Rock. Des fois, on répète les tounes, mais en chantant juste nos parties.

Quelle chanson aimeriez-vous qu’on joue à vos funérailles?

EB: Moi, ma chanson d’enterrement c’est The Maker de Daniel Lanois. Ça reflète ma spiritualité.

FD: Je pense que je vais écrire ma toune.

SL: Je dirais une chanson de Nick Drake.

MP: Le temps qu’il nous reste de Serge Reggiani. Ça laisse un beau message pour ceux qui sont vivants. 

Pour toutes informations en lien avec Raton Lover, visitez leur site Facebook

 

Les Raton Lover de passage dans l'Est

Xavier Lacroix, ICI Radio-Canada, 29 juin 2016

http://ici.radio-canada.ca/

 

La double invitation de Raton Lover

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 4 juin 2016

À lire le titre de la nouvelle chanson de ce groupe de Québec, on se dit qu'il assume plus que jamais son côté «Lover»...

À l'écoute, on comprend vite que les baisers mouillés promis ici se révèlent davantage une invitation à briser l'inertie, à lâcher les écrans et à sortir voir du pays (entre autres choses!).

Annonciateur d'un deuxième album prévu pour l'hiver 2017, Frencher des Françaises met la table doublement puisque la chanson est offerte en deux versions: un emballage plus pop en version numérique, des arrangements un peu plus pesants gravés sur vinyle.

Bien de son temps dans le langage, mais empruntant au passé dans la facture musicale, cette double fenêtre ouverte s'avère estivale et plutôt réjouissante.

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Raton Lover lancera son 45 tours à l'occasion de la Fête de la musique, le 21 juin à 17h au disquaire Knock-Out. Et parmi son horaire de concerts estivaux, le groupe compte notamment une présence au Festival d'été, le 11 juillet à 20h, à la place de l'Assemblée-Nationale.

 

ENTREVUE

Expoze.TV, 29 février 2016

http://www.expoze.tv

 

 

Un apéro avec Raton Lover

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 25 février 2016

Aller jouer en France, c'est bien. Partager l'affiche d'un événement avec Elton John, Mika, Louise Attaque et Francis Cabrel, ce n'est pas trop mal non plus! Invitée en juillet au festival Pause guitare d'Albi, la formation de Québec Raton Lover peut se vanter de l'un comme de l'autre. Alors qu'il planche sur la création de son deuxième album, qui portera la griffe de Dany Placard à la réalisation, le groupe profitera, semble-t-il, de ses prochains passages sur scène pour casser ses nouvelles chansons. On risque donc d'entendre du neuf lors de sa participation à la série Apéro découverte du Festival d'été, jeudi à 17h30, au District Saint-Joseph, où le groupe tournera également un clip (entrée libre). Raton Lover doit aussi se produire à L'Anti le 10 avril, en première partie des Hôtesses D'Hilaire.

 

La double invitation de Raton Lover

Marie-Josée Boucher, Info-Culture.biz, 25 février 2016

Dans le cadre des Apéros Découverte du Festival d’été de Québec, nous avons renoué avec l’excellent band Raton Lover, ce jeudi 25 février au District St-Joseph pour du bon rock en français.

Les membres de Raton Lover ont la réputation de former un clan solide. Ensemble sur la route depuis déjà 10 ans au sein de différents projets musicaux, chacun d’entre eux dégage une belle énergie communicative et attachante. On compare leurs chansons au côté « Raton », pour leur côté rock et incisif, mais rassurez-vous, le groupe garde aussi son penchant « Lover » et plein de tendresse.

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Un cinquième membre, Éric Blanchard, le réalisateur de l’album, s’est joint au quatuor de musiciens talentueux.

Ce soir, le groupe a débuté avec la très belle chanson « Average Guy » et a poursuivi en nous faisant entendre en grande primeur certaines pièces qui se retrouveront sur leur 2e album comme par exemple une chanson plûtot cocasse : « Frencher des françaises », ou certaines pièces de leur premier album comme «  Tant pis, Plus rien à faire ». Il y a eu aussi cette belle reprise de Pagliaro : « J’entends frapper »  chantée d’une façon dynamique.   L’attendrissante  « Le sens du vent » a été dédié à ceux qui les suivent le groupe depuis longtemps.

Pour leur chanson tendresse, Simon a parlé du bienfait de l’amour et du bon sexe pour résoudre la dépression saisonnière, et pourquoi pas enchainer avec « Pourquoi on le fait pas dans mon char » ou « Je t’hallucines » en référence à une fille qui te reste dans la tête.

En rappel, une chanson pour se défouler « T’es qui toé ? ». Simon a invité les gens à chanter avec lui, à taper des mains et à se rapprocher de la scène, ce que les gens n’ont pas hésité à faire pour un genre de défoulement collectif très joyeux et libérateur.

Anecdote : La mascotte-raton a été nommé Bruno Savard, le chef d’antenne de Radio-Canada, une inside joke du groupe, parce que monsieur Savard se mélangeait avec le nom du groupe.

QUOI DE NEUF ?

Après une année remplie de spectacles et de passages remarqués à La Francofête et à Contact Ontarois, Raton Lover s’attaque à la production de leur deuxième album qui sera réalisé par Dany Placard et enregistré par Pierre Rémillard au mythique Studio Wild. Le groupe fait maintenant partie de l’Écurie Scherzo Production (Daran, Catherine Durand, Kensico)

BONNE NOUVELLE

Raton Lover a été sélectionné pour la vitrine des Québecofolies 2016 et présentera leur spectacle lors du Festival Pause Guitare à Albi (France) qui se déroulera du 5 au 10 juillet 2016. http://www.pauseguitare.net

Musiciens :

Simon Lachance : Chanteur, batterie, guitare acoustique et percussions

Martin Plante : basse électrique

Simon Guénard : guitare électrique

Frédérick Desroches : clavier, piano, batterie

Éric Blanchard : guitare

Raton Lover annoncera tous les spectacles pour l’été 2016, en attendant :

2 avril, Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

10 avril, L’anti Bar Spectacles en première partie des Hôtesses d’Hilaire.

16 avril, Le Corsaire, Lévis.

 

Le vidéoclip artsy et subtilement sensuel de Raton Lover

Catherine Genest, Journal Voir, 15 octobre 2015

Raton Lover, c’est le projet de quatre musiciens super expérimentés de Québec. Des habitués des bars, des reprises rock et blues qui se sont lancés dans le vide avec un album de compos aux sonorités très seventies l’an dernier.

Ils ont fait équipe avec le réalisateur Sébastien Corriveau (collaborateur d’Odile DuPont) pour la mise en images de leur chanson Tant pis.

On peut y apprécier le travail de l’artiste visuelle limouloise MC Grou, vedette du court film et créatrice du logo des ratons.

Raton Lover jouera au Cercle le 19 novembre prochain. En première partie? Ni plus ni moins que Mauves et le chanteur français Gael Faure. Billets en vente ici.

 

ENTREVUE avec Raton Lover

Webzine du Festival de la Chanson de Tadoussac, 19 mai 2015

Le groupe Raton Lover sera au Festival de la chanson de Tadoussac du 11 au 13 juin. Pour les connaître un peu mieux, nous sommes allés leur poser quelques questions!

Bonjour Raton Lover, merci d'avoir accepté cette petite entrevue. On va commencer par les présentations : Raton Lover, qui êtes-vous ? Comment vous est venue l'idée de ce nom de groupe?

L’idée du nom nous est venue en déconnant, au début le nom nous faisait tout simplement rire ! Ensuite, on a réalisé que l’animal totem nous collait vraiment à la peau et décrivait bien notre musique, un côté Raton plus rock et un côté Lover plus doux. 

Au final, à l'écoute de votre album Raton Lover, on peut se dire que vous êtes plus "Lover" que "Raton", non ?

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Ironiquement, certaines critiques ont affirmé exactement le contraire ! Peut-être est-ce une question de point de vue ? Nous, on se voit à quelque part entre les deux. L’être humain est une « bebitte » assez complexe et remplie de contradictions ! C’est justement le contraste entre l’amour et la haine qui cohabitent en nous qu’on avait envie d’évoquer au tout au long de l’album. Parfois on a envie d’exploser, parfois on prendrait tout le monde dans nos bras et c’est ce que les chansons tentent d’illustrer.

Quelles sont vos influences musicales ?

Le rock québécois et la musique des années 70 en général.

Vous avez sorti une vidéo il y a quelques mois pour votre morceau "Les yeux fermés", pouvez-vous nous raconter sa réalisation ?

La chanson nous évoquait la route, les chemins qu’on croise, ceux qui nous séparent et ceux qui nous lient. On a donc fait appel à un de nos potes réalisateurs Benoit Le Rouzès Ménard à faire deux mille kilomètres de route en dix jours avec nous ! À peine revenus de notre tournée ROSEQ (Côte Nord et Gaspésie), on avait notre premier vidéoclip sous la forme d’un « road movie ».

De quoi vous inspirez-vous pour écrire vos chansons ?

On commence par se demander ce que nous évoque une mélodie donnée. Il y a toujours quelque chose d’assez intense qui se passe dans notre entourage ou dans nos vies qui nous ramène dans la « vibe » de cette mélodie. On construit là-dessus.

Qui est Marie ?

Marie, on la voit un peu partout. Marie, c’est la jolie fille aux yeux de biche qui t’arrache le coeur à vif d’une main d’acier. C’est celle pour qui tu reviens toujours en sachant très bien que tu ne devrais pas. C’est celle pour qui tu deviens masochiste d’aimer.

On sent de l'amertume dans le morceau "T'es qui toé", peut-on en savoir plus sur ce morceau ? De qui parle-t-il ?

Je crois que cette chanson perdrait un peu de son intérêt si elle évoquait la situation précise qui me l’a inspirée. "T’es qui toé" s’adresse à toute personne qui est tannée de se faire piler sur les pieds et qui désire s’affranchir et imposer ses limites une bonne fois pour toutes.

Êtes-vous déjà venus à Tadoussac ?

Oui, chaque année en tant que spectateurs ou vacanciers. On est venu jouer à l'Eauberge plusieurs fois et au sein de plusieurs projets musicaux. On y a même fêté le jour de l’an en 2011, c’était épique et mémorable, même si on en a perdu des petits bouttes…

Avez-vous des scènes francophones à nous recommander ? Vous écoutez quoi en ce moment ?

J’ai vu Daran récemment à Québec en duo avec une dessinatrice qui travaille à l’aide d’une tablette et d’un projecteur, franchement, c’est un show à voir ! Sinon, y’a tellement de bon spectacles auxquels on aimerait assister qu’on est sur le point de copier/coller la programmation du festival !

On écoute pas mal de trucs ces temps-ci, c’est certain qu’on garde toujours nos classiques comme The Band, The Beatles et Dire Straits pas très loin ! Dans ce qui s’est fait de plus récent, disons que la van du band a vibré pas mal au son du dernier de Jean Leloup qui nous a beaucoup marqués par sa grande profondeur et sa simplicité. On a aussi écouté en boucle Les Grandes Artères de Louis-Jean Cormier qu’on a particulièrement aimé pour ses sonorités, ses mélodies et ses arrangements à couper le souffle.

Festival de la Chanson de Tadoussac

Jeudi 11 juin 22h30 - Site Belle Gueule (Fjord)

Vendredi 12 juin 23h - Site Belle Gueule (Fjord)

Samedi 13 juin 23h - Site Belle Gueule (Fjord)

 

ENTREVUE

CHAI 101,9 FM, 14 avril 2015

http://www.1019fm.net/

 

Raton Lover entre pop sixties et rock pesant

Alexandre Courteau, ICI Musique, 2 décembre 2014

Raton Lover est un quatuor entièrement masculin de Québec. Le groupe, qui existe depuis huit ans, nous présente un premier album homonyme qui s'inscrit dans la tradition du rock québécois.

Comme une bonne vieille toune

L’album commence par Tant pis, une des meilleures chansons du disque. Le riff de guitare est accrocheur, la ligne de piano, rebondissante, on se croit tout de suite dans un succès des années 1970. J’ai instantanément pensé au disque Below the branches (2006) de l’artiste américain Kelley Stoltz, un superbe album resté dans l’ombre, mais dont la pop s’apparente à l’univers des Beach Boys et des Beatles. Ensuite arrive Feu de paille, dont les harmonies vocales sont riches, et voilà, le ton est donné. C’est agréablement rétro. Plus tard sur le disque, c’est aussi un brin country (Les yeux fermés) et, surprise, les deux dernières chansons sont un peu plus pesantes, plus rock (T'es qui toé? - Plus rien à faire).

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Enfant du rock de chez nous

On sent que les musiciens ont beaucoup écouté la musique pop qui s’est faite ici. On entend les références (Offenback, Gilles Valiquette). En touchant un peu à toutes les époques, on peut dire que Raton Lover s’inscrit vraiment dans la tradition du rock québécois. Notez que c’est le batteur qui chante, ce qui est toujours surprenant. Amateurs de soft rock, de pop et de bonnes mélodies, ce disque est pour vous.

Raton Lover, c'est :

Simon Lachance : voix, batterie, guitare acoustique, percussions

Martin Plante : basse électrique, voix

Simon Guénard : guitare électrique, voix

Frédérick Desroches : claviers, piano, batterie

Éric Blanchard : guitare

Prochains spectacles de Raton Lover :

28 janvier à Port-Cartier

30 janvier à Sept-Îles

31 janvier à Matane

1er février à Sainte-Anne-des-Monts

3 février à Gaspé

4 février à Chandler

5 février à New Richmond

Raton Lover - Raton Lover - La bonne maison

 

Entrevue et prestation

Livetoune, La Fabrique culturelle, 3 avril 2016

http://www.lafabriqueculturelle.tv/

 

Raton Lover - Raton Lover

Alexandre Turcotte, BRBR, 2 décembre 2014

Le groupe Raton Lover, c’est vraiment pas un nom ordinaire. Voire même un peu kitsch. Je dirais même qu’il ne m’attirait pas du tout. Avec cette pochette… Un raton laveur... Mais j’ai donné une chance. J’ai fait jouer l’album et WOW, révélation! (Et ce n’est pas une blague.)

L’album homonyme débute avec le piano et le petit tempo accrocheur sur Tant pis. Puis, la voix de Simon Lachance se fait entendre, chaude, proche, personnelle. Il y a de la confiance et de la nonchalance dans l’ensemble. J’accroche. Feu de paille m’est tellement familière, je pense à Yann Perreau, je ne sais pas pourquoi. La voix? J’embarque.

La collègue Catherine Genest s’était entretenue avec la formation. Les gars ont du vécu, de l’expérience et beaucoup de background. Ils sont le houseband pour un bar de Québec et font une multitude de cover allant du rock au blues seventies. Enfant d’Harmonium, on ressent la parenté, la filiation francophone des deux groupes.

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J’écoute en boucle. J’aime ça. Ce n’est pas parfait Raton Lover, mais c’est tellement prêt de moi, que j’ai l’impression de jammer avec les gars. Je pense que c’est là la réussite de l’album : totalement accessible. C’est moi qui chante à Marie? Ou ce sont des paroles que j’ai déjà dites? On n’est pas dans le lieu commun, non, ça serait trop facile. On est plutôt très près de la vérité, avec une simplicité désarmante et à peine perceptible.

La musique qu’ils nous offrent sert à merveille les paroles. Je les imagine avoir du fun en gang lorsque les mains s’enflamment sur le piano dans Les Retailles du Plancher. Je trip avec eux quand ça dérape. Étrangement, ça sent un peu la bière sur cet album là, je l’ai presque sur le bout des lèvres. C’est rock à souhait et j’aimerais être un des gars du band, oui, je l’avoue. Pas parce je suis pourris à la guitare et que ça ne paraîtrait pas, non, seulement parce qu’ils ont une certaine liberté merveilleuse et chaleureuse. Je m’emballe peut-être, mais c’est emballant et ça vient me chercher.

Quand c’est personnel (Ce soir, Les yeux Fermés), j’ai l’impression que c’est à moi que chante Simon Lachance. Ou plutôt, comme s’il mettait en voix ce que j’ai déjà vécu, qu’on a tous vécu.

 

ENTREVUE

Pierre Borduas, Histoires de chansons, ZIK.ca, 9 novembre 2014

Youtube

 

Prestation

Pierre Borduas, Perfo-ZIK, ZIK.ca, 8 novembre 2014

Prestation partie 1

Prestation partie 2

 

ENTREVUE et prestation

Gilles Payer, Catherine et Laurent, MAtv, 6 novembre 2014

http://matv.ca

 

Critique album : Raton Lover

Marc-André Mongrain, Sors-tu.ca, 3 novembre 2014

Un nouveau groupe de Québec surgit sur la scène pop-rock québécoise avec un nom mignon comme tout : Raton Lover. Sympathique mais sage, le jeune mammifère dépose ses premières traces sous la forme d’un album homonyme qui a ses forces (surtout musicales) et ses faiblesses (surtout lexicales), mais qui joue un peu trop de prudence pour marquer les esprits.

En tout cas, le nom dit vrai : ils sont « lovers » pas mal, les ratons.

Tout au long des neuf tounes, ça parle de filles, de chagrins d’amour, de coeurs brisés, de filles, de fidélité et d’infidélité, de vulnérabilité… Est-ce qu’on a dit de filles ?

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D’entrée de jeu, sur la bondissante Tant pis, le chanteur se vante d’avoir résisté à la tentation de « goûter » à ces « belles d’été », façon un brin maladroite de dire à mamzelle que, heille, y’a plus d’une pomme dans le pommier, alors c’est vachement romantique de s’en tenir à une seule. Du grand courage dans les vergers.

Après cette célébration de la fidélité-qui-l’emporte-sur-la-variété (fruitée), le tout sur une musique relativement enjouée, le reste de l’album donne plutôt dans le mélancolique-soft, exprimé avec un brin de maladresse mais surtout une bonne dose de vulnérabilité et de sensibilité, il faut bien l’admettre.

Musicalement, ça se promène dans le large spectre du pop rock, quelque part entre Zébulon, Le Roi Poisson et Philippe Brach, en accrochant au passage un brin de country rock (Les Yeux fermés).

Il y a de la variété dans la musique, mais dans les niveaux de langue aussi. Les textes, qui sont principalement en français soutenu, se perdent parfois dans des élans plus jouaux, qui sonnent un peu faux et semblent sortir de nulle part. La chanson T’es qui toé? – la plus Marc-Déry du lot – en est un bon exemple.

Vu dans son ensemble, le résultat est un peu trop convenu et inégal pour être une réelle réussite. Mais pour un premier album, on nous démontre à tout le moins que certains des éléments (le chant et les guitares, surtout) sont en place pour que ça aboutisse à de la chanson plus solide un de ces jours. Un peu plus d’audace, d’originalité et de mordant propulseraient sans doute le groupe à un autre niveau. Au prochain album, peut-être ?

* Raton Lover sera en spectacle ce jeudi 6 novembre à 22h au Divan Orange, en première partie des Revenants, dans le cadre de Coup de coeur francophone.

 

Raton Lover: 10 questions et une photo

Journal Voir, 3 novembre 2014

Tout nouvellement formé, le quatuor masculin Raton lover nous arrive de Québec. Alliant sensibilité et rock des années 60-70, il nous livre un indie rock énergique et original, à la frontière entre l’ivresse des nuits urbaines et le calme paisible des après-midis de banlieue.

1. Pouvez-vous prendre une photo de l’endroit où vous êtes au moment où vous répondez à ce questionnaire (et la joindre)?

2. 2014, c’était comment?

Trop vite, on n’a rien vu aller!

3. Votre coup de cœur de 2014?  (toutes choses confondues)

Décidément… les vidéos de chats!

4. Quel artiste de la programmation de Coup de cœur francophone 2014 aimeriez-vous inviter à souper?

[ • • • ]

Phillippe Brach (et ses chats).

5. Qu’est-ce que vous lui feriez?

Eeeeeeuh, un cocktail de médicaments pour soigner les voix dans sa tête? Ça ou du pâté chinois, on n’est pas encore tout à fait fixé là-dessus.

6. Le top 3 des raisons pour lesquelles on devrait aller voir votre spectacle.

Il va y avoir des belles filles et des beaux garçons #lesrevenants.

Du rock et du country en français.

Vous devriez déjà être convaincu!

7. Est-ce que votre spectacle va commencer à l’heure?

À l’heure du rock? Bien sûr!

8. Quand vous parlez à la foule, c’est au « tu » ou au « vous »?

Au « vous ». Ceci dit, on trouve ça bin cool de se faire appeler «tu» par un artiste en spectacle, y’en a qui le font très bien, mais pas nous!

9. C’est quoi le hashtag (mot-clic) à utiliser pour votre spectacle?

#ratonlover

10. Est-ce que quelqu’un utilise vraiment l’expression mot-clic?

Pas nous en tout cas, excepté une fois … à Radio-Canada.

11. Complètez la phrase suivante :  Ce sera un spectacle réussi, si… la vibe est bonne et qu’on a du fun!

12. Aviez-vous remarqué que le questionnaire s’intitule  « 10 questions » et que c’est la douzième?

Bof! C’est toujours comme ça les sondages…

13. L’espace suivant vous est laissé à des fins publicitaires.

C’est le moment de parler du groupe Les Revenants  avec qui on va partager la scène (on espère qu’ils ne mordent pas…). On a bien hâte de voir ça en show et de voir la bette de nos amis de Montréal!

RATON LOVER + LES REVENANTS

6 novembre 2014

22H00, DIVAN ORANGE

MONTREAL (QC)

 

Raton Lover : Se sortir de l'ombre

Catherine Genest, BRBR, 30 septembre 2014

Simon Lachance : « Plus tu chantes comme tu parles, plus c’est touchant. »

Ils ont fait leurs dents dans les bars, accompagné les autres (genre Keith Kouna) sur scène, appris avec Mélogramme au temps de MySpace et interprété les chansons des autres pour faires plaisir aux saoulons. Mais Simon Lachance, Martin Plante et le reste de la bande sont mûrs pour autre chose : un projet qui leur ressemble vraiment.

Ils nous ont donné rendez-vous à la Brûlerie St-Roch, à quatre ou cinq portes de La Ninkasi. Là-bas, ils servent de house band depuis des années, les soirs où les jams publics ont lieu. « C’est nous qui cassons la glace avec des covers de blues, de jazz, de rock. Il y a toute sorte de monde et, vers 2 h, des fois, c’est un peu n’importe quoi », rigole Martin. Pas de doute : les gars de Raton Lover sont comme des guerriers de la musique, habitués aux pires conditions et (qui sait?) peut-être aussi à être ignorés par leur public. Écriront-ils un jour une version contemporaine et franco du Piano Man de Billy Joel ? C’est fort probablement, mais on s’égare.

[ • • • ]

Deux choses sont sûres : ces deux gars-là gagnent leur vie avec la musique et ils se sont forgé une carapace bien épaisse en jouant dans les bars. Tous deux multi-instrumentistes, Simon et Martin se sont rencontrés il y a de ça fort longtemps, dans le temps où ils étudiaient la musique ensemble au Campus Notre-Dame-de-Foy. « On a vécu toutes sortes de choses ensemble, on a fait les 400 coups. Mais on ne s’était jamais posé la question : à quoi est-ce qu’on s’identifie musicalement? », explique Simon. La réponse à ça se traduit par les étiquettes pop rock et seventies jumelées à une attitude indie. Des qualificatifs qu’ils ont choisis eux-mêmes, des mots humbles pour ces quatre gars qui pourraient se présenter comme des « héritiers légitimes d’Harmonium », tellement le groupe de Fiori semble avoir laissé une empreinte indélébile sur eux. Rares sont les groupes qui chantent en français avec autant de sensibilité et de naturel de nos jours.

GROSSE GANG DE CHUMS

Le chanteur et l’auteur des textes, c’est Simon. D’ailleurs, c’est lui qui bricole la charpente des chansons. « On part avec une mélodie ou un accord et souvent je l’écris tout seul dans le salon. J’amène ça aux gars quand on jamme et après on brainstorme. Je leur demande à quoi la musique leur fait penser, le feeling que ça leur évoque et je pars avec ça pour écrire les chansons. » Un exercice qui peut sembler insécurisant, certes, mais qui soude le groupe. Le but de l’exercice, c’est de permettre à ses collègues de comprendre les chansons pour mieux les interpréter une fois sur scène.  Pour reprendre les mots de Martin, « y’a rien de pire qu’un band qui saute partout pendant une tune triste! »

L’esprit communautaire de Simon et des autres ne se limite pas à leur méthode de travail lorsqu’ils sont en mode création. L’amitié est au centre même de leurs vies et leurs proches leurs rendent bien, comme en témoigne cette anecdote de feu : «  Fred, notre batteur, est rentré à l’hôpital, quelques jours avant le lancement. C’est Pascal Denis de Whisky Legs, mon voisin et mon meilleur chum, qui l’a remplacé. Il a été game d’apprendre deux sets de 45 minutes en si peu de temps! » Et à Martin d’ajouter : « Ouin, mais je l’ai dépanné tellement souvent à la basse. Il m’en devait une! »

Raton Lover

(Album en vente maintenant)

Spectacles

15 octobre au Bar d'la Côte à Saint-Cyprien

16 octobre à Rimouski

23 octobre au Café Wazo du Cégep Sainte-Foy, Québec

 

Raton Lover : honnête

Geneviève Bouchard, La Tribune 21 septembre 2014

Est-ce un doigt d'honneur que nous brandit le raton laveur au dos de cette pochette? On dirait bien que oui...

Comme pour affirmer que derrière sa folk-pop aux apparences gentilles, la formation de Québec cache un certain mordant. Là-dessus, on doit lui donner raison. Outre une sympathique ode à la fidélité (Tant pis), les chansons de Raton Lover sont trempées dans les relations toxiques, s'inspirent de ruptures imminentes, de soif de calme après la tempête, de frustrations et d'envies revendicatrices.

Des thèmes qui ne sont pas toujours exploités avec la plus grande adresse (la cynique Feu de paille, notamment, propose un point de vue pour le moins éculé), ni la poésie la plus soignée (on fait vite le tour du refrain de T'es qui toé?). Ici, c'est plutôt la musique qui sauve la mise. Souvent accrocheuses, les mélodies alternent guitares chaleureuses et riffs plus pesants, offrant même un petit détour dans les références country.

Pas de grande révolution ni d'immense révélation, mais un premier album honnête qui ne rate pas sa cible trop souvent.

 

Disco Rama

Hani Ferland, La Tribune 9 septembre 2014

Raton Lover Raton Lover Disques Nomade Raton Lover. En partant, le nom du groupe séduit. La bonne nouvelle, c’est que leur premier album séduit, lui aussi. Après huit ans à tatillonner les scènes avec différentes formations, la petite meute masquée s’est regroupée pour offrir un disque solide. Petit côté voyou du raton, beau côté tendre du lover, le groupe réunit une parfaite symbiose entre rock de cuir et pause tendresse. Musicalement, Raton Lover oscille avec aisance entre la pop et l’indie; entre le rock et le folk. C’est un beau jeu d’orchestration où s’amènent en grande pompe piano et slide guitar pour des pièces comme Les yeux fermés . C’est un univers coulé dans le rock pur et dur pour Plus rien à faire, alors que Ça y’est tu pars a des échos du dernier album de Clément Jacques. Le titre Tant pis, lui, va jouer dans la cour des Beatles. Belle entrée en matière pour ce quatuor qui avoue s’inspirer autant de The Band que de Zébulon. On espère bien voir la bande des amis ratons à Sher- brooke pour la présentation de leurs jolies compositions.

 

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