Dossier de presse de Samuele

Samuele et Laurence Castera réunis pour un dernier 5 à 7

Hebdo Rive-Nord, 20 novembre 2017

Honnête, assurée et généreuse, Samuele propose une poésie puissante et un jeu de guitare maîtrisé. L’artiste fait rire, pleurer et réfléchir sur une trame sonore de folk tissé de blues et de «stoner rock». Mêlant le «spoken word» à la chanson, l’artiste présentera les pièces de son premier album «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent», paru en avril 2017.

De son côté, Laurence Castera est un jeune auteur-compositeur-interprète originaire de Saint-Philibert, en Beauce. Sa musique oscille entre folk, pop et musique plus alternative, parfois même planante, le tout joliment ficelé par des textes imagés. Son premier album solo ayant pour titre «Le bruit des mots» est disponible depuis le 17 février dernier sous l’étiquette Coyote Records. (RCD)

Billets: 10$ - Théâtre Hector-Charland, 450 589-9198 #5 ou hector-charland.com et aramusique.org.

 

#CCF17: Samuele et Julie Aubé

Mélissa Thibodeau, Mattv.ca, 10 novembre 2017

Les univers musicaux de Samuele et de Julie Aubé semblent peut-être éloignés l’un de l’autre, mais ils se complétaient bien, mercredi soir à La Sala Rossa, dans le cadre du Coup de coeur francophone. De plus, on avait permis à la musique de dépasser les murs du son, alors que des interprètes avaient pris place sur la scène afin de traduire la musique et les mots en langue des signes québécoise.

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Samuele

De la force tranquille et plutôt introvertie de Julie Aubé, on passe à la force engagée de Samuele. Il y avait de la brillance dans l’air et je ne parle pas seulement des costumes de scène! Samuele offre sa poésie intime sur fond rock and folk teinté de blues où les chansons se mêlent au spoken word. On s’accroche à ses mots, ses anecdotes. Elle est naturelle sur la scène et elle ose s’engager là où plusieurs sont plutôt frileux.

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D’ailleurs, c’est peut-être grâce à cette ouverture que l’on a approché Samuele pour lui proposer que ce concert soit entièrement interprété en langage des signes afin que des personnes malentendantes ou atteintes de surdité puissent avoir elles aussi l’expérience du concert. D’ailleurs, le plus récent vidéoclip de Samuele, La révolte, avait été interprété en langue des signes québécoise. Les interprètes dans la vidéo, Annick Morisson et Marie-France Sabourin, ont également pris part au concert de mercredi; elles ont traduit les mots et la musique de Samuele à tour de rôle, et parfois ensemble.

Samuele et les musiciens qui l’accompagnent se sont donnés à fond : Jean-Sébastien Brault-Labbé (batterie et réalisateur de l’album), Alexandre Pépin (basse et contrebasse), Julie Miron (guitares), Gabrielle Smith (cuivres) et Elizabeth Rogers (cuivres). Soulignons que le fils de Samuele, Maël, à la clarinette, partageait la scène avec sa mère pour la toute première fois. Un fait que la principale intéressée nous a avoué avec grande fierté. Samuele sera sur la route à plusieurs reprises cet hiver ainsi que le printemps prochain. Pour en connaître davantage sur cette artiste : samuelemusique.com.

 

CCF 2017: Julie Aubé et Samuele

Raphaëlle Thibault-Vanasse, Le Canal auditif, 9 novembre 2017

Hier soir, avait lieu le spectacle de Samuele et de Julie Aubé à la Sala Rossa. Un bien agréable soirée mettant en vedette deux artistes qui se complétaient bien. En arrivant dans la salle, on y croise quelques personnes sourdes muettes, en plus d’interprètes sur scène. Une belle initiative de Samuele, qui avait le désir d’inclure à son spectacle cette communauté trop souvent oubliée par la société.

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L’AUTHENTICITÉ DE SAMUELE

Samuele foule les planches de la Sala Rossa vers les 21 heures avec un groupe de sept personnes (contrebasse, batterie, guitare, basse, clarinette, trompette, saxophone). Chacun d’entre eux avait des brillants un peu partout sur le visage et sur le costume. Une démarche inspirée de Lady Gaga, selon Samuele. On dit oui! Voilà qu’on entend Le Matin (mon chandail préféré) où le ukulélé occupe une belle place de prédilection. Le mariage entre ce petit instrument et le reste est tout simplement magnifique. On accède à une sensibilité de l’artiste et une proximité vive. Ce qui frappe chez cet auteure-compositrice-interprète est sa franche poésie et son côté rassembleur à travers les chansons qui incitent le public à changer le monde, un petit pas à la fois. L’artiste nous explique quelques notions sur l’engagement social. Ça se poursuit avec La Révolte, titre qu’on peut retrouver sur le nouvel album Les Filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Un aspect militant se fait ressentir par la performance. Et c’est tant mieux! Malheureusement, Samuele a été victime de quelques problèmes techiques (buzz ambiant) facilement retournés à son avantage. Les interventions étaient bien cocasses, en plus de nous livrer quelques réflexions sur le consentement, selon les derniers sujets d’actualité. Parions que certains ont réfléchi à de multiples reprises ce soir là, sous les lumières tamisées de la Sala.

 

Coup de coeur francophone | Samuele + Julie Aubé

Pascal Deslauriers, Boulimique de musique, 9 novembre 2017

Le récipiendaire du Festival International de la Chanson de Granby de 2016 débarque sur scène arborant un chapeau à la manière de Jean Leloup ou d’Antoine Corriveau avec l’air déterminé à vouloir mettre le feu aux planches. L’artiste est vite rejoint par ses six musiciens portant costumes à brillants, comprenant une section de cuivres dans lequel figure son fils à la clarinette, pour présenter du nouveau matériel. Audacieux choix de casser de nouvelles compositions pour le Coup de Cœur Francophone!

D’entrée de jeu, le public semble autant composé de quinquagénaires que d’un auditoire dans la jeune vingtaine. Les chemises aux motifs à carreaux abondent pour faire écho à la simplicité que dégage l’univers de l’artiste. Pour ajouter à l’expérience et être d’autant plus inclusive, principe au cœur des préoccupations de l’artiste originaire du quartier Hochelaga; une interprétation des paroles de chansons en langage des signes. Une magnifique initiative retrouvée tout au long du spectacle.

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La Sala Rossa, salle affublée d’une électricité défaillante depuis toujours, cause un fuzz énorme dans les haut-parleurs, chose que l’équipement récemment acquis ne peut palier au modelage de l’acoustique qui doit être revu et corrigé. Sans même sourciller sur la sono discutable, signature du modeste lieu de diffusion, elle se moque gentiment des fantômes de l’endroit en guise d’entrée en la matière, sans affecter l’éloquence de ses interventions qui ponctuent habilement ce nouveau spectacle. Preuve de plus qu’elle a une aisance peu commune devant public et une maîtrise d’elle-même qui font certainement l’envie de bons nombres d’artistes. Sans être tout à fait rodé, on note davantage de dynamisme au niveau de la mise en scène de cette nouvelle mouture, où le plaisir partagé avec ses musiciens se répercute sur le degré d’enthousiasme du public.

Samuele est reconnue pour ses prises de positions, elle fait une allocution sur la reprise du pouvoir populaire est nécessaire, surtout maintenant qu’un nouveau parti vient d’être prendre les rênes de la marie de Montréal. Elle fait aussi allusion au mouvement #metoo avec un discours sur le consentement, l’enthousiasme et les choix éclairés. Elle n’en est pas à ses premières armes au niveau du ton dénonciateur, comme elle le relate avec son expérience aux Francouvertes en 2013 et son point de vue sur les événements autour du Printemps Érable, où on lui dit que ce n’est pas l’endroit pour parler de ce sujet, ce qui lui a probablement coûté la finale. Qu’importe, comme elle le dit si bien; elle est encore là avec ses propos plus virulents que jamais, mais elle s’interroge à savoir que si la scène n’est pas une tribune adéquate pour s’exprimer, alors où est le bon endroit pour le faire?

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ENTREVUE ET PERFORMANCE

Marie-Gabrielle Ménard, Le retour, CIBL, 6 novembre 2017

Facebook Live

 

ENTREVUE

Kévin Breton et Clotilde Seille, M La Vie, Canal M, la radio de Vues et Voix, 6 novembre 2017

https://canalm.vuesetvoix.com

 

Samuele, l'insoumise

Nicolas Pelletier, Rreverb, 3 novembre 2017

Cette jeune auteure-compositrice-interprète qui pointe son nez dans le paysage musical québécois a du caractère et n’a certainement pas la langue de bois. Chanteuse et guitariste québécoise Samuele Mandeville frappe avec ses mots dès les premières secondes de son tout premier album au titre évocateur de ses positions: “Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent”. Et vlan!

En effet, Égalité de papier est un véritable manifeste féministe moderne. Trois minutes et demie de spoken word dicté que tous devraient écouter au moins une fois dans leur vie. Samuele y lance des perles telles:

Sans cesse bombardées par le même refrain. 

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Si t’es pas bonne à marier, fille, t’es bonne à rien. 

Surveille ton poids, surveille ton langage et répond « oui, papa » et reste bien sage. 

Les filles sages servent à décorer les salons. 

Les plus jeunes et jolies servent à vendre le savon 

Celui qui mousse, mousse, mousse la libido des acheteurs de bonbons. 

Le prochain qui me dit : « mais le sexe vends ! » reçoit mon poing au menton.

Si sa musique n’est pas aussi originale que celle de Salomé Leclerc ou de Klo Pelgag, Samuele a tout à fait sa place parmi cette gang de nouveaux talents féminins par sa singularité et ses opinions. Samuele trace son chemin avec caractère et talent.

À tous ceux qui m’ont déjà dit que je joue « aussi bien qu’un garçon », je vous emmerde. 

Je joue aussi bien que le nombre d’heures que j’ai consacrées à ma passion. 

Et puis de toute façon. 

Je joue comme une fille. 

Je joue bien, je joue fort. 

Et je ne m’excuse pas de prendre le décor.

ajoute-elle plus loin.

“Les filles sages…” regroupe des morceaux aux allures variés: La sortie est un peu folk punk à la Mademoiselle K, alors que la suivante Coeur de tôle est plus près de Pascale Picard, rock, affirmé mais accessible. Dactylo est plus poétique folk sur le paradoxe amour/haine des relations qui se déchirent. Tous les blues est une puissante chanson d’amour déchu qui rappelle Lisa Leblanc par son coup de poing musical lancé au coeur. La pétillante blonde aux yeux clairs y lance des flashs à la Desjardins à travers ses vers forts et imagés.

Paru en avril 2017, l’album de Samuele inclut Jean-Sébastien Breault-Labbé à la batterie et à la réalisation, Alex Pépin à la basse et prise de son, Julie Miron aux guitares et arrangements, Gabrielle Smith à la clarinette, flûte et sax et Elizabeth Rogers à la trompette.

Lauréate du Festival de la chanson de Granby en 2016, maman à un jeune âge, queer affirmée et fille du regretté Gaston Mandeville, Samuele a déjà pas mal de vécu. Ses deux premiers EP, “Le goût de rien” (2011) et “Z’album” (2015) n’avaient pas vraiment fonctionné. Ce sont les Francouvertes qui la lancent vraiment en 2016. «Quand j’ai commencé à faire de la musique, je n’avais pas envie d’être la fille de… Aujourd’hui, ce n’est plus un problème parce que j’ai assez de personnalité pour ne pas être la fille de personne” dira-t-elle à Marie-Claude Doyle dans une entrevue publiée sur le site de TVA Nouvelles en mai dernier.

Non, Samuele n’a plus besoin de rien d’autre que de son prénom et de sa verve pour faire son chemin et aller là où elle le veut (car on se doute qu’elle ne veut pas du parcours des filles sages!). On la suivra, jusqu’en enfer s’il le faut!

samuele les filles sages

SAMUELE

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

(InTempo, 2017)

-Genre: chanson francophone engagée

-Dans le même genre que Mademoiselle K, Lisa Leblanc, Richard Desjardins

Écoute et achat sur la page BandCamp de l’artiste

Lien vers la page Facebook de l’artiste

Lien vers la chaîne YouTube de l’artiste

 

MENTION

Katerine Verebely, Gravel le matin, ICI Première, 2 novembre 2017

http://ici.radio-canada.ca

 

Sur le tapis rouge du gala de l'ADISQ 2017

Journal Métro, 30 octobre 2017

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Gala ADISQ 2017: voyez toutes nos photos du tapis rouge!

Huffington Post Québec, 30 octobre 2017

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Un tapis rouge plutôt sobre dans l'ensemble pour le superbe 39e Gala de l'ADISQ (PHOTOS)

Nicolas Abou, Nightlife , 30 octobre 2017

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Le tapis rouge

Marissa Groguhé, La Presse+, 30 octobre 2017

 

39e Gala de l’ADISQ : Samuele dit bienvenue aux réfugiés

Marie-Josée Roy, Huffington Post Québec, 30 octobre 2017

Vidéo

Nous vous la présentions dimanche dans un long portrait où elle détaillait elle-même ses valeurs militantes. Le 39e Gala de l'ADISQ était alors sur le point de débuter, et Samuele y était finaliste dans la catégorie de la Révélation de l'année. L'auteure-compositrice n'a finalement pas enlevé les lauriers, qui sont plutôt allés au jeune Émile Bilodeau.

Mais Samuele n'a néanmoins pas loupé son occasion d'utiliser cette tribune d'un soir à bon escient, de transmettre un message qu'elle juge important. Ses musiciens et elle l'ont fait tout en douceur, au moyen de chandails noirs faits sur mesure, où était inscrit, en jaune: «Réfugiés Bienvenue» et, en plus petites lettres: «Emmenez vos familles». Un appel à l'union clair et sans équivoque.

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«Je ne comprends pas qu'on n'ait pas envie d'accueillir des gens qui n'ont plus de maison, a martelé Samuele, sans s'emporter. Je ne comprends pas qu'une personne puisse être considérée comme illégale. Pour moi, ça ne fait pas de sens. Il y a aussi toute une problématique par rapport aux enfants qui habitent déjà ici et qui ne peuvent pas avoir accès à une éducation publique et gratuite, parce que leurs parents sont illégaux.»

«Je pense que cette peur, cette colère dirigée vers l'autre, vers les gens qui sont différents, est mal dirigée. Je pense que les gens ont l'impression de perdre leur confort et ont l'impression que ce sont les nouveaux arrivants qui le leur volent. Mais ce ne sont pas les nouveaux arrivants qui volent les acquis à la population, c'est le gouvernement...»

Samuele avait l'intention de répéter son propos à la caméra si elle devait aller chercher un trophée, dimanche. Ses troupes et elle ont également distribué, à qui voulait bien le prendre, avant et pendant le gala, un petit dépliant portant sur la notion de consentement au sens large, un sujet on ne peut plus d'actualité par les temps qui courent. Le document, que Samuele désigne comme un «zine», peut également être consulté sur son site web et sera aussi accessible lors de son prochain concert à Montréal, à la Sala Rossa, le 8 novembre.

Anxiogène

Sur une note personnelle, quel bilan trace Samuele de sa jeune carrière jusqu'à maintenant?

«Si je n'avais pas le support moral de ces trois personnes-là, je ne pourrais pas faire cette job-là, a-t-elle reconnu en désignant ses musiciens. C'est terriblement anxiogène! Mais j'adore ça. Une fois que je suis sur la scène, j'oublie tout le reste, j'ai vraiment beaucoup de plaisir...»

 

Gala de l'ADISQ: les plus belles images du tapis rouge!

96,9 CKOI, 30 octobre 2017

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ENTREVUE

Katherine Verebely, Gravel le matin, ICI Premiere, 30 octobre 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Le tapis rouge du Gala de l'ADISQ 2017!

En Vedettes, 29 octobre 2017

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Samuele va où elle veut et dit ce qu'elle veut

Marie-Josée Roy, Huffington Post Québec, 29 octobre 2017

Vidéo

Samuele ne semblait pas nécessairement à l'aise comme un poisson dans l'eau sur le tapis rouge du Premier Gala de l'ADISQ, jeudi dernier, et elle l'avouait sans ambages. Mais son allergie aux mondanités n'a d'égal que sa volonté d'avancer et, ce faisant, de repousser et transcender les barrières. Questionnez-la sur les causes qui lui tiennent à cœur, causez-lui égalité, diversité et justice sociale, et vous verrez s'exprimer toute sa fronde et son caractère.

C'est d'ailleurs ce que la jeune auteure-compositrice-interprète clame haut et fort dans le titre de son très solide premier opus, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, lancé en avril dernier. Cette première collection originale s'est inclinée devant celle de Klô Pelgag, L'Étoile Thoracique, dans la catégorie Album de l'année – Alternatif au Premier Gala, mais pourrait valoir à Samuele le convoité trophée de la Révélation de l'année à la grand-messe de l'ADISQ, ce soir.

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La compétition est féroce avec, côtoyant son nom, les Émile Bilodeau, Saratoga, Alexe Gaudreault et autres KNLO qui ont aussi émergé dans la dernière année, mais l'industrie et le public ont néanmoins fait les yeux doux à Samuele depuis sa victoire au Festival international de la chanson de Granby, en 2016.

Depuis, elle s'est offert la scène principale des FrancoFolies au début de l'été, et son spectacle avec Julie Aubé (des Hay Babies, qui proposait récemment un premier effort solo), à la Sala Rossa, le 8 novembre, est l'un des gros morceaux de la programmation de Coup de cœur francophone. D'ailleurs, on a là une preuve du souci de l'autre de Samuele : cette prestation sera traduite en temps réel en langue des signes québécoise (LSQ) sur scène, au bénéfice des malentendants. Ses yeux brillent lorsqu'elle en parle.

Sa propre identité

Auparavant, elle était passée par les Francouvertes en 2015, où elle avait dévoilé une dizaine de pièces gravées sur Z'Album, une première carte de visite. Car il y a fort longtemps, depuis l'adolescence en fait, que Samuele transpose ses états d'âme en musique. Pour créer, elle s'isole dans le bois, loin du tapage médiatique qui vrombit beaucoup autour d'elle depuis sa victoire à Granby et qui, avoue-t-elle, même s'il lui plait, la déconcentre parfois de son objectif premier, la chanson.

Avec Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, la jeune trentenaire a l'impression d'avoir trouvé le son qui lui convient et la définit bien, qu'elle juge «entre deux mondes».

«Sur une scène underground, je trouve que j'ai un son trop commercial, mais je ne suis pas complètement commerciale non plus, explique celle qui gratte guitare et ukulélé. Il a fallu que je fasse la paix avec ça. Je ne trouvais pas ça cool, d'avoir des refrains catchy. Mais c'est la musique qui sort de moi, que j'ai envie de faire. J'ai arrêté de me poser des questions et je l'ai seulement fait, et je pense que ça reflète qui je suis.»

La réception qui a suivi la sortie de ce projet aux multiples directions musicales – elle se fait parfois pop, folk, rock et même souvent blues —, a été «au-delà de [ses] attentes», s'enorgueillit-elle sans prétention. Son premier extrait, La sortie, a entre autres beaucoup joué à la radio.

«C'est quand même très accessible, mais on tire toujours un peu vers la gauche. Je ne me suis pas demandé comment ç'allait être reçu quand je l'ai fait. J'ai reçu des témoignages vraiment le fun, très larges, de gens avec plein de backgrounds différents.»

Artistiquement, Samuele considère s'être affranchie du parcours de son père, le regretté Gaston Mandeville. Ce n'est d'ailleurs pas tout le monde qui sait qu'elle est la fille de la voix du Vieux du bas du fleuve. Son spectacle aux FrancoFolies a eu lieu le 16 juin, date du 20e anniversaire du décès de son papa.

«Je suis arrivée au point où personne ne fait d'ombre à personne, jauge-t-elle. J'ai ma propre identité, et je suis vraiment fière de ce que mon père a fait. Il est encore là, en quelque part. Son énergie m'habite encore, et les gens qui l'ont rencontré me parlent de lui.»

ADN militant

Déterminée, qu'on disait. La plume revendicatrice, mais jamais agressive de Samuele aborde universellement des thèmes qui prennent racine dans ses propres préoccupations. Elle jase d'amour, mais pas de celui avec un «grand A» ou de celui qui existe encore. Maman d'un garçon d'une dizaine d'années, elle trace une distinction très nette entre l'artiste et la mère en elle, laquelle ne l'inspire pas tellement à l'écriture de textes.

Dans La révolte, écrite pendant la grève étudiante de 2012, elle martèle ce besoin de se battre pour ce qu'elle estime juste et important.

«J'ai toujours été militante, expose Samuele. Pour moi, la prise de parole, c'est quotidien. Depuis l'adolescence. Mes premières prises de conscience, c'était par rapport aux dynamiques économiques Nord-Sud. Je me suis rendu compte qu'il y avait une oppression, que notre mode de vie et notre confort dépendaient de l'oppression que d'autres vivaient, et ça m'enrageait énormément. J'ai eu besoin de poser des actions pour changer les choses depuis que je suis gamine. C'a toujours été dans mon ADN de faire ça.»

Elle s'autoproclame féministe en tout temps. Ça s'entend dans La sortie, mais aussi dans Égalité de papier, un échantillon de spoken word pour le moins percutant qui ouvre Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Ce n'est pas un hasard. Dans cette réflexion rédigée il y a cinq ans, avant que le féminisme ne redevienne un enjeu débattu sur nos tribunes, Samuele exprime brillamment, dans des mots coup-de-poing, les murs auxquels se butent les femmes, encore aujourd'hui.

«J'ai choisi de l'inclure parce que c'est ce qui déclenche le plus de conversations. Et je trouve que c'est important, en tant qu'artiste, d'aborder des sujets qui vont créer des conversations. J'ai l'ai mise en premier sur le disque parce que ça donne le ton, mais aussi parce que je trouve qu'une track parlée au milieu d'un album, ça casse un peu la groove.»

«J'ai rencontré des féministes radicales quand j'avais 17 ans, et j'ai vu la lumière, continue Samuele. Ce sont des choses auxquelles je réfléchis depuis, auxquelles je réfléchis tout le temps. Et ma pensée évolue. Si j'écrivais Égalité de papier aujourd'hui, je ne l'écrirais pas de la même façon qu'il y a cinq ans, même si le texte a encore de la valeur».

Changer les mœurs

Sexisme, racisme, homophobie : les observations de Samuele sont judicieuses. On gagne à l'écouter. Au début juin dernier, une pléiade de musiciennes se réunissaient et signaient une lettre ouverte dénonçant le sexisme dans les coulisses de l'industrie de la musique.

Samuele a participé aux discussions qui ont mené à la médiatisée missive, mais n'y a pas apposé son nom, soucieuse qu'elle aurait été d'apporter des solutions aux problèmes soulevés. Et d'y inclure les notions de réalités raciales et de diversité sexuelle, aussi. Car elle l'affirme haut et fort et en devient intarissable, ces problèmes sont bel et bien présents, «dans la société québécoise en général et dans l'industrie en particulier».

«Il y a un phénomène qui existe : on apprend que les choses sont bien ou mal, détaille Samuele. On nous apprend qu'être raciste et sexiste, c'est mal, et que, quand on est une personne bien, on n'est ni sexiste, ni raciste. Parce que les gens ont de bonnes intentions, ils ne réalisent pas. Moi, c'est ce dont j'ai envie de parler : tu peux être une bonne personne et contribuer aux problèmes de racisme et de sexisme. C'est important de remettre ces choses-là en question, parce que c'est tellement imbriqué! Quand on y pense, historiquement, c'était hier que les femmes ne pouvaient pas avoir de compte en banque, sans l'autorisation de leur mari. Dans l'inconscient collectif, c'est encore très, très ancré. Même avec les meilleures intentions, même si on en prend conscience, les gens ont quand même des comportements problématiques. Et le problème vient du fait que, quand on signale à une personne ces comportements problématiques, celle-ci ne s'arrête qu'au fait qu'elle avait de bonnes intentions, et le travail de fond ne se fait pas toujours. C'est là qu'on est rendus, à se dire que les bonnes intentions, ce n'est pas assez. Le problème est systémique, et si on veut faire des changements, ils doivent être radicaux. Pas extrémistes ; radicaux. Aller à la racine du problème. Comprendre que le racisme et le sexisme font partie du système.»

Elle se dit néanmoins optimiste, contente qu'un dialogue social ait été ouvert sur ces cruciales questions. Rome ne s'est pas bâtie en un jour.

«Le changement existe, il est déjà en branle. Mais changer les mœurs, c'est quelque chose qui est très, très long. Que la conversation ait lieu, c'est déjà un premier changement.»

 

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Hollywood PQ, 29 octobre 2017

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Le tapis rouge du gala de l'ADISQ 2017

Divertissement, 29 octobre 2017

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Coup de coeur francophone en huit suggestions

Vanessa Guimond et Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 28 octobre 2017

Rendez-vous des amoureux de la musique en français de tous les genres, d'ici et d'ailleurs, le festival Coup de coeur francophone prendra d'assaut 19 scènes de la métropole, à compter de jeudi. Parmi les quelque 120 artistes qui seront de la partie, en voici huit qui ont retenu notre attention.

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Révélée au grand public après avoir remporté le Festival de la chanson de Granby en 2016, l'auteure-compositrice-interprète Samuele a des choses à dire et elle se sert de ses chansons et sa poésie pour passer ses appels à l'ouverture. Vous avez peut-être déjà entendu sa chanson La sortie à la radio, pièce qui se retrouve sur son disque Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, paru au printemps. À écouter: La révolte.

Le 8 novembre à 20h, à la Sala Rossa

 

Qui sont les révélations de l'année?

Journal de Montréal, 28 octobre 2017

Ils sont les nouveaux visages du paysage musical québécois qui se sont le plus démarqués. Voici un coup d'oeil sur les cinq artistes de tous horizons qui ont une chance d'être consacrés révélation de l'année

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Après un foisonnant parcours musical sur les scènes montréalaises, la reconnaissance sourit à Samuele. Grande gagnante du Festival international de la chanson de Granby en 2016, elle se distingue par son propos social engagé sur son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, un bouquet de pièces saisissantes qui annoncent ses couleurs folk, rock, blues.

 

ENTREVUE

Catherine Duranceau, Les Weekend de Catherine, M103,5, 28 octobre 2017

http://www.m1035fm.com

 

Son concert traduit en langue des signes

Vanessa Guimond, Journal de Montréal, 25 octobre 2017

Convaincue que ses spectacles doivent être accessibles au plus grand nombre, l’auteure-compositrice-interprète Samuele a fait traduire en langue des signes québécoise (LSQ) les pièces qu’elle interprétera lors de son prochain concert à Montréal, événement qui sera présenté à la Sala Rossa le 8 novembre.

C’est une rencontre marquante avec l’une de ses admiratrices sourdes, qui a eu lieu après la présentation d’un concert, en juin dernier, qui l’a convaincue de mettre en branle ce projet de traduction.

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« Elle m’a dit que les personnes sourdes et malentendantes aimeraient pouvoir profiter de mes spectacles, a expliqué la musicienne en entrevue. C’est certain qu’on est souvent bloqué par les budgets de production, mais je me suis dit que d’engager une personne pour interpréter, ce n’était pas irréaliste. »

Et pourquoi ne pas simplement faire défiler les paroles de ses chansons sur un écran, durant ses spectacles ?

« On m’a dit que les gens qui ont appris la LSQ ne savent pas toujours lire et écrire le français, a expliqué l’artiste. Il y a donc quelque chose de plus inclusif dans le fait qu’il y ait quelqu’un qui traduise avec des gestes à nos côtés, sur scène. »

Rareté

Les recherches visant à trouver l’interprète qui allait l’accompagner sur scène ont été plus ardues que prévu. En effet, Samuele a rapidement constaté que ce type de service était rarement offert dans le milieu culturel.

« Il y a des organismes qui existent, qui peuvent t’accompagner pour un rendez-vous chez le médecin, par exemple, mais en culture, il y a seulement Spectacle interface qui fait de la traduction en théâtre et en humour », a-t-elle souligné.

Ce n’est qu’après avoir trouvé le moyen de faire circuler son offre à travers divers groupes Facebook d’interprètes LSQ que Samuele a fait la rencontre d’Annick Morrisson et Marie-France Sabourin, duo qui se joindra à elle, le 8 novembre.

« Depuis qu’elles ont accepté de m’accompagner, nous sommes en contact régulièrement. Elles me posent beaucoup de questions par rapport à mes intentions derrière certaines phrases de mes chansons, pour être certaines de faire la bonne traduction, a-t-elle raconté. C’est vraiment une autre langue. En plus, comme je fais de la poésie, ce n’est pas toujours simple. »

Sur scène, Samuele et ses musiciens offriront une prestation d’une heure et quart durant laquelle ils interpréteront une quinzaine de morceaux.

« En plus, je parle beaucoup sur scène, a précisé l’artiste. Elles vont donc devoir traduire ce que je dis entre les tounes. C’est beaucoup de travail (voir autre texte). »

Même cachet

Pour leurs services, les interprètes recevront le même cachet que les autres musiciens présents aux côtés de la chanteuse, ce soir-là. Le travail effectué en amont, pour traduire les paroles, sera traité de la même façon que le temps investi par les musiciens pour apprendre les chansons, en vue d’un concert.

« Si on réussit à travailler ensemble, à long terme, elles vont finir par faire partie du groupe », a souligné Samuele, qui espère pouvoir répéter l’expérience le plus souvent possible.

« Je pense que rien ne peut être révolutionnaire si ce n’est pas accessible. C’est juste une question d’inclusion. Pour moi, chaque personne est importante et si on exclut des gens, on passe à côté de quelque chose. »

► Samuele présentera son concert traduit en LSQ le 8 novembre, à la Sala Rossa, dans le cadre du festival Coup de cœur francophone. Plus d’informations à l’adresse coupdecoeur.ca.

QUELQUES CHIFFRES

En 2012-2013, environ 4,6 millions de Canadiens de 20 à 79 ans connaissaient une perte auditive qui les empêchait d’entendre au niveau normal de la parole.

En 2012, 116 210 Québécois âgés de 15 ans et plus présentaient une incapacité liée à l’audition.

Environ 10 000 personnes, au Québec, connaissent la langue des signes québécoise.

Sources : Statistique Canada, l’Office des personnes handicapées du Québec et le Réseau québécois pour l’inclusion sociale des personnes sourdes et malentendantes

UN TRAVAIL COLOSSAL

Annick Morrisson et Marie-France Sabourin ont investi environ 150 heures dans la traduction des chansons que présentera Samuele, lors de son concert du 8 novembre.

Ce n’est donc pas un hasard si les interprètes ont préféré se partager la tâche et relever ce défi en duo.

« C’est beaucoup de travail. Un poème à interpréter, ce n’est pas comme une discussion entre deux personnes », a souligné Annick Morrisson en entrevue.

« On ne peut pas faire du mot pour mot, a ajouté Marie-France Sabourin. Nous devons y aller avec le sens des mots. En plus, quand on interprète une chanson, il faut que les signes coulent. »

« La langue des signes, c’est une langue à part entière, a rappelé sa complice. Il y a une structure, une grammaire, des expressions, des accents. En plus, dans notre cas, les émotions ne passent pas par la voix, elles passent par le corps. »

Par principe

En plus de la traduction des chansons qu’elles présenteront sur scène, les interprètes ont aussi investi plusieurs heures dans la préparation du tournage du vidéoclip de La révolte (dévoilé à la fin septembre), pièce qu’elles ont traduite à quatre mains.

« On ne le fait pas pour la paye, a souligné Annick. On le fait parce que ça nous tient à cœur. On veut que les messages de Samuele, qui écrit des textes incroyables, soient accessibles à la communauté (sourde et malentendante). »

« Les personnes sourdes devraient avoir accès à toutes les sphères de la vie, mais ce n’est pas le cas, a constaté Marie-France qui, comme sa collègue, estime que la culture devrait être accessible à tous. Je trouve ça dommage. »

 

ENTREVUE

Caroline Dubois, CKOI, 23 octobre 2017

http://www.ckoi.com

L'album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent de Samuele est sorti en avril dernier. Le 8 novembre, elle présentera à la Sala Rossa, dans le cadre de Coup de coeur francophone, un spectacle entièrement traduit en langage des signes. 

Féministe, engagée, fonceuse, originale, Samuele a du front et va où elle veut. Cette rencontre aurait pu durer trois heures! On parle de musique, de son amour pour son band, de sa passion pour l'écriture, de sa lutte contre les inégalités, de son désir de voir changer les comportements envers les femmes et la communauté LGBTQ, de son implication auprès de l'organisme GRIS-Montréal.

Je l'aimais déjà. Je l'aime encore plus! 

Écoutez l'entrevue complète ici! Ça inclut deux super perfos acoustiques interprétées avec son contre-bassiste Alex. 

 

ENTREVUE

Caroline Dubois, 98,5, 23 octobre 2017

http://www.985fm.ca

L'album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent de Samuele est sorti en avril dernier. Le 8 novembre, elle présentera à la Sala Rossa, dans le cadre de Coup de coeur francophone, un spectacle entièrement traduit en langage des signes. 

Féministe, engagée, fonceuse, originale, Samuele a du front et va où elle veut. Cette rencontre aurait pu durer trois heures! On parle de musique, de son amour pour son band, de sa passion pour l'écriture, de sa lutte contre les inégalités, de son désir de voir changer les comportements envers les femmes et la communauté LGBTQ, de son implication auprès de l'organisme GRIS-Montréal.

Je l'aimais déjà. Je l'aime encore plus! 

Écoutez l'entrevue complète ici! Ça inclut deux super perfos acoustiques interprétées avec son contre-bassiste Alex. 

 

PERFORMANCE

Belle et Bum, Télé-Québec, 21 octobre 2017

Facebook

http://belleetbum.telequebec.tv

 

ENTREVUE

Josée Bourassa, Facteur matinal, ICI Première, 19 octobre 2017

http://ici.radio-canada.ca

 

ENTREVUE

Chloé Patry-Robitaille et Guy Massé, Plaisir le matin, 101,9, 16 octobre 2017

http://plaisir1019.com

 

ENTREVUE

Luc Cauchon, 10 000 matins, 97,3, 16 octobre 2017

http://www.o973.ca/

 

PERFORMANCE

Concert SiriusXM, 10 octobre 2017

Youtube

 

ENTREVUE

Luc Markiw, Arrête ton char, Radio Campus Montpellier, 5 octobre 2017

http://www.radiocampusmontpellier.fr/

 

Un automne musicalement rafraîchissant au Carré 150

La Nouvelle Union, 3 octobre 2017

Samuele dépose une poésie intime et engagée sur un folk-rock à forte ascendance blues. Elle se produisait sur les scènes des bars underground de Montréal avant d’avoir l’âge légal d’y entrer. Accompagnée de ses complices musiciensEs, Samuele livre un spectacle désarmant d’honnêteté où se mélangent chansons et spoken word. En 2016, elle fut la grande lauréate de la 48e édition du Festival International de la Chanson de Granby.

 

Un magnifique clip traduit en LSQ pour «La révolte» de Samuele

La Bible urbaine, septembre 2017

Tourné «avec des peanuts» dans son salon, le récent vidéoclip de Samuele, pour sa chanson «La révolte», est simple et puissant. D’abord seule à la guitare, puis accompagnée de deux interprètes en LSQ (langue des signes québécoise), l’artiste engagée donne une toute nouvelle dimension à sa pièce avec ce cri du cœur pour l’accessibilité en culture. L’auteure-compositrice-interprète est partie à la recherche d’un(e) interprète en LSQ après une rencontre avec une personne sourde qui l’a sensibilisée à l’inaccessibilité des spectacles vivants pour les membres de la communauté sourde et malentendante. Sur sa page Facebook, l’artiste explique l’«aventure dans les méandres de l’absence de structure existante» qu’elle a vécue avant de finalement trouver deux interprètes qui ont accepté de traduire son spectacle. Le duo sera avec elle, sur scène, lors de sa prestation à Coup de cœur francophone le 8 novembre 2017 à La Sala Rossa.

 

Samuele signe La révolte

Info-Culture, 27 septembre 2017

Samuele, nommée au prochain Gala de l’ADISQ dans les catégories « Révélation de l’année » et « Album de l’année – Alternatif », présente La révolte, extrait tiré de son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

Après avoir été interpelée par une personne sourde sur l’inaccessibilité des spectacles à la communauté des personnes sourdes et malentendantes, et dans la poursuite d’une réflexion sur l’accessibilité, Samuele présentera un premier spectacle complètement traduit en LSQ ( Langue des signes québécoise) à la Sala Rossa le 8 novembre prochain dans le cadre du festival Coup de coeur francophone.

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« J’aime beaucoup l’idée de rendre ma poésie accessible au plus de gens possible » – Samuele

Comme préambule au spectacle et pour s’adresser directement à la communauté, le vidéoclip de La révolte met en vedette Annick Morrisson et Marie-France Sabourin (qui assureront la traduction du spectacle) dans une interprétation à quatre mains du texte de la chanson qui aborde la révolte d’un point de vue individuel et collectif.

 

Samuele Blends Blues and Folk with Indie and Rock

Mark Di Franco, The Link, 11 août 2017

Strumming a simple repetitive chord on a guitar is fine, but adding a few background instruments, some soft vocals and a few distortion pedals upgrades the melody to a different level altogether.

Montreal’s indie and rock musician Samuele aims to do that with her second album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Released April 2017, the album touches on several themes.

“There is no message behind the album, each song has a different meaning,” Samuele explained in French. “[But] the [main] message that I want to give to the people is to stop trying to please others and please yourself.”

Upon listening through it for the first time, it was difficult to grasp what kind of musical genre the album fell into. She stuck with the traditional indie and rock genre, but also managed to incorporate some layers of folk and blues.

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Her album opens with a poetic reading entitled “Égalité de papier,” where she recites the rules and necessities of what it is like to be a “wise and respectful girl.

“Watch your weight, watch your language, reply politely to your parents, [and] remember to stay wise,” Samuele recited in French. She explained the problems women tend to go through, but in the end she asserts that in face of this, they tend to remain strong and wise.

The poetic beginning could have used a raw acoustic guitar strum to add a ballad component to the song. This would could started the album on a better note. Her plain voice tone lacked emphasis.

No matter the style she presents in each of her tracks, Samuele finds a way to seamlessly blend her voice with each one. Her soft and relaxed voice tone synergizes with the distortion effect pedal to help variate each possible sound combination.

Her ability to do this really shines through in her ballad “Tous les blues,” where she shows off her blues and rock skills. The track focuses on themes of unrequited love, beginning with a laid back shuffling drum beat paired with a fuzz tone from the electric guitar, which added a touch of rock to the melody.

Samuele sang with a clear voice to the rhythm of the background instruments which makes it easier to interpret each lyric. This made the message in the song more powerful and apparent.

Perhaps Samuele’s electric guitar solo shouldn’t have been paralleled with one of the background guitarist’s chord progressions. Both played their instruments loudly with a fuzz tone, making it difficult to follow the melody.

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent concluded with a sorrowful melody called “La couleur de l’orage.” The track begins with her soft vocals and the raw sounds coming from the acoustic guitar.

Out of nowhere, the song enters a period of absolute silence for a solid eight minutes, until finally a laid back shuffling drum beat kicks in. Here, Samuele sings her love for the Montreal borough, Hochelaga. Although it’s true that lots of artists have moments of silence in their songs, eight minutes is perhaps a bit too long.

Samuele could have ended her album with her electrifying song, “Cours toujours.” Her muted and clean guitar tone accompanied by her soft vocals blends wonderfully with the drum’s laid back shuffling beat, leaving out any prolonged silences.

Despite all that,Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent is a good album to discover on a rainy Sunday afternoon with a warm drink, and nothing else but the shifting melodic notes of blues, folk, indie and rock music all at once.

Samuele // Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent // samuele.bandcamp.com

 

ENTREVUE

Luc Denoncourt, Allo Showbizz, CJSO 101,7 FM, 30 juillet 2017

http://www.cjso.ca/

 

Une prestation à voir aux Jeudis show

Nicolas Parent, Le Nord, 28 juillet 2017

L’auteure-compositrice-interprète montréalaise Samuele sera en prestation musicale au parc de Fontainebleau, le 10 août, à Blainville, dans le cadre de la série de spectacles des Jeudis show présentée un peu partout sur le territoire blainvillois, du 20 juillet au 17 août.

L’auteure-compositrice-interprète montréalaise Samuele sera en prestation musicale au parc de Fontainebleau, le 10 août, à Blainville, dans le cadre de la série de spectacles des Jeudis show présentée un peu partout sur le territoire blainvillois, du 20 juillet au 17 août.

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L’artiste a sorti un album, en avril dernier, et sa chanson La sortie tourne sur les postes de radio de la province. Gagnante de la 48e édition du Festival international de la chanson de Granby, elle a participé aux Week-ends de la chanson Québecor, à la Place des Arts, pour ensuite être conviée aux FrancoFolies de Montréal et au Festival de la chanson de Tadoussac. Malgré les tournées et le succès, le quotidien de Samuele reste le même. «Ma vie ne change pas tant. C’est mes amis qui m’entendent à la radio et qui me le disent. Ça me fait plaisir. J’attends le chèque!» , de dire l’artiste.

L’été s’annonce en effet chargé pour Samuele, mais elle a trouvé le temps pour se présenter à Blainville, avec son groupe, pour ainsi donner au public de la banlieue nord un spectacle de qualité. «Le but ultime d’un spectacle est de partager. Je parle beaucoup et chaque spectacle est différent. On rock et on fait du bruit. Nous avons beaucoup de plaisir à jouer sur scène et c’est contagieux» , mentionne Samuele.

De la poésie

Samuele joue aisément avec la guitare et les mots. Ses paroles sont inspirantes et bien ficelées, puisqu’elles poussent toujours vers la réflexion, dans la vie de tous les jours, le simple rire ou la tristesse. En utilisant la musique et les mots comme armes, l’artiste partage des tranches généreuses de son quotidien, avec honnêteté, mais parfois avec dureté. Pour elle, les expériences difficiles sont des sources d’inspiration idéales pour son art.

Cependant, il n’y a pas de recette magique à ses yeux. «L’inspiration vient des choses qui t’entourent, du quotidien. Je ne sais pas d’où vient mon inspiration. C’est quelque chose de magique et c’est une question philosophique qu’on pourrait débattre pendant longtemps. Ça prend du temps et de l’espace pour créer. Il y a un moment dédié à la création. Présentement, ce n’est pas le cas. Je suis en mode performance.»

Un mois, trois artistes

Le 3 août, Stéphanie Bédard, ex-participante de l’émission Star Académie, occupera l’espace du parc Marc-Aurèle-Fortin. Samuele et son groupe joueront le 10 août au parc de Fontainebleau. Les Jeudis show se termineront le 17 août, avec la présence Martin Deschamps au Parc équestre de Blainville.

Pour plus d’informations concernant les Jeudis show et les trois spectacles du mois d’août présentés en sol blainvillois, il suffit de visiter le [https://www.laurentides.com/fr/activites/les-jeudis-show-blainville-spectacles-gratuits] ou de contacter la Ville de Blainville au 450 434-5275.

 

Une soirée tout en contraste à place d'Youville

Sandra Godin, Journal de Québec, 08 juillet 2017

Entre le folk de Samuele, le bluegrass de Bernard Adamus, le rock métal instrumental du groupe français Lysistrata, et l'accordéon du louisianais Corey Ledet, la foule amassée au carré D'Youville a eu droit à une soirée musicale tout en contraste, vendredi, mais pas décevante du tout.

La soirée culminait de manière festive avec Bernard Adamus, dont le spectacle au FEQ a été aussi couru que le dernier, en 2015, au Pigeonnier. Entre temps, Adamus a lancé son 3e album Sorel Soviet So What et n'a cessé de tourner depuis, au quatre coins du Québec, depuis deux ans.

«C'est presque intimidant», a lancé le chanteur devant l'ampleur de la foule.

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Accueilli par d'irréductibles fidèles bruyants, il y avait de quoi festoyer et taper du pied avec ses cuivres, un banjo et une contrebasse, se promenant entre le folk blues et le bluegrass.

Entre les hymnes populaires Brun, une déjantée Rue Ontario et Hola les lolos, Adamus était sans filtre, comme d'habitude. «On a quelque chose en commun, on déteste Montréal», a-t-il lancé sans gêne.

Puis, après avoir demandé aux filles si elles allaient bien: «eh que je serais pas ben en Afghanistan avec des «full face» partout».

En fin de parcours, les musiciens se déchaînaient, le party était bien levé à Place d'Youville. Adamus lui-même dansait et ça ne semblait pas vouloir se terminer.

De belles découvertes

Avant Bernard Adamus, la programmation de la soirée était propice aux belles découvertes.

Accompagnée par trompette, clarinette, saxophone et contrebasse, la facture musicale de Samuele, nouvelle étoile montante, est singulière et fort intéressante. Artiste engagée et assumée, elle a récité quelques poèmes à saveur féministes entre les pièces de son album «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent».

La fougue de Lysistrata

On a été complètement séduit par Lysistrata, un «power» trio français dont la musique presque seulement instrumentale est complètement déjantée. Musiciens indociles et bêtes de scène fougueuses, jouant très près les uns des autres sur scène, ils ont abusé de leurs instruments vendredi, à l'occasion de leur premier concert en dehors de l'Europe.

Avec des titres de chansons comme Pantalonpantacourt, la petite foule leur a chaleureusement démontré son enthousiaste.

Puis, l'accordéoniste louisianais Corey Ledet et sa musique soul créole ensoleillée a eu l'effet d'un aimant: elle a attiré bien des curieux qui se sont mis à danser sous le ciel nuageux.

 

(FEQ) Compte rendu, 07 juillet 2017

Écoute donc ça, 08 juillet 2017

Deuxième journée complètement folle au Festival d’été de Québec! On a eu peur que la pluie s’installe pour de bon, mais non, elle n’est venue faire un petit tour que pour la prestation de Lydia Képinski (c’est mieux que la tempête de neige des Apéros FEQ en février, Lydia, c’est mieux). Sans plus attendre, voici notre compte rendu de la soirée.

Mr. Weather, L’Anti Bar et spectacles

L’Anti a eu le plaisir d’accueillir sur ses planches Mr. Weather, un jeune groupe prometteur de la scène locale donnant dans le rock prog / metal. Les quatre musiciens ont su attirer une foule appréciable et, ma foi, extrêmement enthousiaste malgré l’heure précoce du spectacle, prévu pour 17 h. Et les oreilles présentes n’ont certainement pas regretté d’être là!

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La fougue et le dynamisme intarissable du leader et chanteur, Gabriel Drolet-Pollock, ne peut passer sous silence lorsqu’on parle de Mr. Weather. Le beau grand chevelu,  soutenu par Thomas Vidal à la guitare, qui offre des solos ahurissants, Dominique Gaumond aux percussions – qui rend « toujours tout meilleur » aux dires du chanteur, et on est bien d’accord – et d’Alex Turcotte à la basse, a le don de faire lever et crier la foule, autant les adeptes que les nouveaux visages (et il y en avait pas mal). Visiblement reconnaissants, les gars ont remercié les gens présents plusieurs fois entre les chansons.

La chaleur a monté de plusieurs crans tout au long du spectacle, sans oublier la quantité de décibels, qui ont été à leur apogée vers la fin de la prestation lorsqu’ils nous ont offerts en exclusivité deux nouvelles chansons drôlement bien ficelées (malgré ce qu’ils ont voulu nous faire croire), soit Running from Hell et Wrong Side of the Gun. Ces deux titres sont, à mon avis, une superbe démonstration de leur évolution et des efforts investis au cours des trois dernières années.

Le groupe nous a également offert l’ensemble des titres de son premier opus Between Dreams & Reality, soit Between Dreams & Reality, Landscape, Heavy Duty, Mr. Weather, Life of Tears, The Hound, Kingdom, et la plutôt funky Fantasy en rappel. Merci d’avoir mis vos trippes sur la table et de nous avoir fait tripper avec vous. Gorgée! (Tatiana Picard)

The PepTides, Scène Hydro-Québec

Au premier coup d’œil, on se demande si les personnages de Salmigondis se sont lancés dans le showbiz. Beaucoup, beaucoup de couleur, des paillettes et du glitter. Mais dès les premières notes, c’est un voyage à Funkytown qui débute. Le band envoie un matériel original disco, soul, électro, un peu new wave ’80 où tout y est : wha wha, synthés et hi-hat. La formule à neuf, quatre musiciens et cinq voix, rappelle celle du Boogie Wonder Band où les chorégraphies, simples mais gagnantes, donnent le ton. Le point fort du show demeure les solides performances vocales du quintette, où la justesse retrouve la puissance.

Bref, le band d’Ottawa fait mentir la réputation de sa ville concernant l’esprit de party! (Christian St-Pierre)

Lydia Képinski, Scène Hydro-Québec

Dans cette soirée dédiée au prix que le FEQ a distribué dans différents festivals au cour de l’année, nous avions droit à deux représentantes de la nouvelle vague Girl Power québécoise. D’abord, la coup de cœur des Francouvertes a dompté la pluie, au point où on l’aurait cru tombée pour elle. Celle qui aime jouer la candeur pour nous qui, même si nous ne sommes pas dupes, jouons le jeu volontiers, était toute en voix pour livrer ses chansons pas aussi naïves qu’elles en ont l’air. Avec ses légères saveurs absurdes, son répertoire séduit et l’espièglerie de la chanteuse se fait sentir autant dans sa performance que dans sa relation très aisée avec le public, même si celui-ci n’était malheureusement pas très nombreux. Sensibilité, humeur bon enfant, sens aigu de la mélodie et esprit de scène, c’est ce que ça prend pour donner des airs tragiques au thème des Cités d’Or en ouverture de show. On la reverra sans nul doute au FEQ dans le futur! (Christian St-Pierre)

Plants and Animals, Scène Loto-Québec

Plants and Animals était de retour en ville, servant de prologue à cette soirée indie rock entièrement canadienne. La petite foule de courageux ayant défié la météo menaçante a assisté à une performance sans faille du groupe montréalais. Du début du spectacle avec la très pop-ish No Worries Gonna Find Us, au jam indie-prog de Faerie Dance en clôture, le groupe n’a laissé aucun temps mort venir casser le rythme. La foule attentive était conquise d’avance. Gros coup de coeur aussi pour les pièces Stay et Lightshow qui frappent toujours dans le mille. Le chanteur Warren Spicer fêtait d’ailleurs son anniversaire. On aurait sans aucune hésitation voulu lui donner en cadeau quelques minutes supplémentaires sur la scène du Pigeonnier! (Julien Baby-Cormier)

Samuele, Scène Hydro-Québec

Pour la suite de cette intense soirée au Carré D’Youville, c’était au tour de la Québécoise Samuele de livrer son folk rock tantôt romantique, tantôt grinçant. On a mis le paquet du côté de la chouchou du FEQ au Festival de la chanson de Granby, ajoutant même des brass pour le dernier droit du show. Les pièces étant musicalement déjà bien denses, cet ajout couronne une montée en puissance qui, mine de rien, donne encore plus de corps aux textes qui se veulent parfois percutants. Pour accompagner une telle intensité, la chanteuse a choisi de porter paillettes et apparats qui brillent, contrastant radicalement avec ses allures punk et ses mots mordants. Détail de troisième ordre, mais j’aimerais bien savoir pourquoi. Ceci dit, les textes déclamés sont solides, mais un peu moins de désinvolture serait la bienvenue lors des adresses au public. Somme toute, une jeune femme qui en jette autant ne peut que voir l’avenir d’un très bon œil. (Christian St-Pierre)

The New Pornographers, Scène Loto-Québec

Ce groupe phare de l’indie-rock canadien poursuivait cette soirée sur la scène Loto-Québec. Mené par Carl Newman et Neko Case (absente en tournée et remplacée par Kathryn Calder), il y avait longtemps qu’on n’avait pas vu le groupe à Québec, le groupe ayant présenté son album Electric Version au Capitole en 2003. Le concert s’est ouvert avec High Ticket Attractions, une pièce tirée du dernier album du septuor, particulièrement bien représenté dans la grille de chansons. Si le groupe est capable de mélodies accrocheuses, on sentait les membres sur le pilote automatique, enchainant les chansons qui au final finissent par être plutôt interchangeables. Il y a bien eu quelques moments de grâce, dont l’efficace Mass Romantic en fin de programme, mais la foule un peu indifférente attendait visiblement le plat de résistance. Aurait-on pu faire confiance à Plants & Animals pour nous mettre en appétit dans cette case horaire moins ingrate? (Julien Baby-Cormier)

Lysistrata, Scène Hydro-Québec

À leur arrivée sur la scène, on aurait dit des participants à Secondaire en spectacle avec leurs t-shirts et leurs barbes légères et follettes. Mais dès les premières salves… Putain (sont français après tout)! On aurait dit que les kids avaient envie de nous péter la gueule. Avec leur rock furieux, qui a des moments trash, des fois punks, voire même prog, ils en mettent pleins les oreilles et le torse. Bref, ça sonne et ça résonne. Beaucoup d’intensité et de virtuosité derrière leurs allures de geeks adolescents. Un pur power trio pesant et tight comme on les aime et on comprend pourquoi le FEQ les a trimbalés du Printemps de Bourges jusqu’au Carré d’Youville. Mon premier coup de cœur de ce 50e! (Christian St-Pierre)

Corey Ledet & His Zydeco Band, Scène Loto-Québec

Je vais être honnête, je ne m’attendais pas à ça. Quand on pense à un accordéoniste louisianais, on imagine, oui, le party, mais pas dirigé par une rock star. C’est pourtant l’allure qu’avait Corey Ledet aux commandes de son Zydeco Band. En fait, le zydeco est un style né des musiciens créoles de la Louisianne, proche de la musique cajun. Mais dans les mains de Ledet, on a droit à quelque chose de neuf qui mise sur une présence forte de la guitare électrique. Meneur de foule émérite, l’accordéoniste paraissait jouer devant 5 000 fans tellement il est habile avec le public. C’est un plaisir de voir un aussi bon entertainer donner un air de jeunesse à un instrument et un genre d’un autre temps. (Christian St-Pierre)

Wolf Parade, Scène Loto-Québec

Wolf Parade était de retour en ville pour une troisième fois supportant toujours son dernier EP, et surtout, testant quelques chansons à paraître sur le très attendu nouvel album. Le quatuor montréalovictorien prend visiblement beaucoup de plaisir à jouer sur scène, et ils sont solides. Les riffs quasi chirurgicaux de Dan Boeckner se fondent à merveille dans les lignes de clavier luxuriantes de Spencer Krug. Malgré un duo de nouveautés (celle chantée par Dan était particulièrement prometteuse), le groupe a surtout puisé dans ses deux premiers albums, ouvrant en force avec le duo You Are a Runner and I Am My Father’s Son / Fancy Claps. Ils ont enchaîné les pièces avec hargne et professionnalisme, au plus grand bonheur de la foule dispersée au Pigeonnier. Langage City a reçu un accueil très favorable, alors que la monstrueuse Kissing the Beehive a conclu le set principal de très belle façon, c’est-à-dire à coup de riffs assassins pendant plus de 12 minutes. Probablement que la foule aurait été plus imposante avec des têtes d’affiche différentes sur les autres scènes, mais ceux ayant choisi le rock auront reçu une solide dose de savoir-faire mélodique et scénique. Une performance sans bavure et sans artifice; tout pour le rock. (Julien Baby-Cormier)

Kendrick Lamar, Scène Bell

On sait que ce n’est pas dans le créneau du blogue, mais bon, parfois des billets VIP pour Kendrick Lamar tombent du ciel. La bonne chose à faire : les ramasser, fermer les yeux et aller dans la foule des plaines pour aller turn up. Sur une scène presque vide devant les Plaines presque pleines, Kendrick Lamar est arrivé comme un géant sur scène. Connaissant seulement son excellent album To Pimp a Butterfly j’ai été un peu déçu de constater qu’il a surtout interprété de titres de son nouveau répertoire, plus trap aux paroles basées sur le hustle et le money making. Le géant du rap était accompagné de deux musiciens qu’on n’a jamais pu voir en action, étant disposés au fond de l’immense scène Bell. Ce fut un spectacle vraiment impressionnant. Les projections très intéressantes derrière Kendrick apportaient vraiment une touche d’art à cette immense production industrialisée. On a bien dansé, on a essayé de chanter les quelques chansons qu’on connaissait, bref, une expérience cochée sur la liste, mais pas nécessairement à refaire. (Louis-Solem Perot)

Bernard Adamus, Scène Hydro-Québec

C’est au sympathique bum à Adamus que revenait la tâche de conclure le marathon de six shows à d’Youville, et c’est dans la bonne humeur que ça c’est passé, évidement. Flanqué de son fidèle et fort efficace band, il a enchaîné ses meilleurs morceaux pour les curieux, mais surtout pour les centaines de fans qui ne se sont pas fait prier pour chanter en chœur. Ça été, ça va de soi, de Brun (la couleur de l’amour), remâchée en bluegrass pour l’occasion. D’ailleurs, en plus du country et du blues, Adamus et ses hommes ont tapé aussi dans le manouche. Ce qui donne, au final, avec la voix éraillé du bum en chef et ses airs de « j’en ai rien à foutre », un show qui ressemble aux shots de Jameson qu’il s’envoie; une entrée forte en gueule, mais un assemblage somme toute fort raffiné. (Christian St-Pierre)

 

ENTREVUE

Jacques Boivin, Écoute donc ça, 07 juillet juillet 2017

http://ecoutedonc.ca/

 

ENTREVUE

Tanya Beaumont, Jamais comme tout le monde, CKRL 89,1 FM, 07 juillet 2017

https://soundcloud.com/

 

(FEQ) Nos choix du 7 juillet 2017

Écoute donc ça, 07 juillet 2017

On a eu une journée folle ce jeudi et vendredi semble être parti pour être aussi dément! Y’a tellement de choix, tellement de styles, on se demande comment on va faire pour tout voir.

Bien sûr, il y a des incontournables comme Kendrick Lamar, Anderson .Paak et cie. On ne vous en parlera pas, tout le monde l’a déjà fait, et on les appuie sans réserve. On va se concentrer sur ce que nous allons nous-mêmes couvrir!

Sans plus tarder, voici nos choix pour cette journée sacrément chargée!

The PepTides – Scène Hydro-Québec, 17 h

Ils ont remporté un prix FEQ au Ottawa Bluesfest avec leur pop déjantée qui laisse toute la place au néon et à un petit côté kitsch qui n’est pas du tout désagréable. Cinq chanteurs, quatre musiciens, The PepTides offrent un cocktail visuel et sonore aussi rafraîchissant que bigarré (selon les organisateurs). La formation ottavienne a lancé l’automne dernier un EP qui mélange la pop, la soul et le funk. Le genre de truc tout à fait contagieux. À découvrir.

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Lydia Képinski – Scène Hydro-Québec, 18 h

A-t-on besoin de vous parler en parler davantage? C’est Lydia Fuckin’ Kepinski! Finaliste à Granby et au Cabaret Festif de la relève 2016. Gagnante des Francouvertes 2017. Une des têtes d’affiche de notre propre fetedonc.ca en mai dernier! Une auteure-compositrice-interprète géniale et originale qui puise partout pour former une musique qui lui colle à la peau. Et qui nous charme à tout coup. On vous a assez prévenus, on vous attend au Carré!

Plants and Animals – Scène Loto-Québec, 19 h

Dans le genre soft-rock un peu seventies accompagné d’envolées de toutes sortes, il ne se fait guère mieux que Plants and Animals. Le dernier album de la bande à Warren Spicer intitulé Waltzed In From The Rumbling est un beau petit bijou. Demandez-le à Julien Baby-Cormier, notre collaborateur fan fini!

Dead Obies – Scène Bell, 19 h

Ils en ont fait du chemin depuis leur $ud $ale jusqu’à leur oeuvre d’art total Gesamtkunstwerk! Les nouveaux héros du rapqueb ont l’honneur d’ouvrir cette soirée hip-hop et de montrer que notre scène n’a rien à envier à celle de nos voisins du Sud. De vraies bêtes de scènes qui vont en mettre plein à vue aux visiteurs venus de partout!

Samuele – Scène Hydro-Québec, 19 h

Si vous n’avez pas encore entendu parler de l’auteure-compositrice-interprète Samuele, voici votre chance de faire connaissance. Cette jeune femme a de la verve, compose de magnifiques chansons dans les teintes folk-blues qui ne manquent pas de rythme, et sur scène, elle s’amuse follement. Ses chansons, qu’elles soient engagées ou personnelles, sauront vous séduire.

The New Pornographers – Scène Loto-Québec, 20 h

Le supergroupe de Vancouver, composé, entre autres, de Neko Case et Dan Bejar, propose une power-pop entraînante qui devrait mettre le party dans le Pigeonnier. Un beau rayon de soleil dans notre soirée!

Lysistrata – Scène Hydro-Québec, 20 h

Le jeune trio français a remporté le prix FEQ des Printemps de Bourges. De la musique instrumentale enjouée et un brin disjonctée qui devrait plaire aux amateurs de post-rock. Le genre de truc qu’on verrait bien passer au Pantoum un samedi soir de décembre.

Wolf Parade – Scène Loto-Québec, 21 h 20

La formation montréalaise indie rock est de retour sur les planches! On les a vus à Osheaga l’an dernier et la brève prestation était fort prometteuse. Dan Boeckner et sa bande savent préparer des p’tites tounes irrésistibles!

Bernard Adamus – Scène Hydro-Québec, 22 h

Adamus. Trois excellents albums. Des shows qui virent toujours en party, même si le grand Bernard s’est assagi avec l’âge. On embarque dans ses histoires, on pleure quand il est écorché vif, on sent le fond de tonne quand il raconte ses histoires de brosse. Qu’il fasse beau ou non, on va bien s’amuser!

 

ENTREVUE

Anne-J0sée Cameron et Marie Grégorie, Radio-Canada cet après-midi, ICI Radio-Canada Première, 07 juillet 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

La fille qui va où elle veut

Isabelle Authier, La Voix de l'Est, 06 juillet 2017

Grâce aux bourses du Festival de la chanson de Granby, à Musicaction et à la plateforme de sociofinancement Indiegogo, Samuele a pu compléter l’enregistrement de son premier album, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

GRANBY — Pendant qu’elle participait au Festival international de la chanson de Granby en août dernier, Samuele se déplaçait à travers la ville à califourchon sur une bicyclette turquoise. Un vélo qu’elle a rapporté chez elle à Montréal par la suite… et qu’elle a baptisé d’un nom particulier.

« Ben oui, je l’ai appelée Bowie! » lance, quand on lui demande si elle le possède toujours, celle qui est aussi repartie avec une pléthore de prix, dont la prestigieuse mention de lauréate 2016.

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À 30 ans, forte d’une expérience certaine dans le milieu de la musique — elle avait notamment un microalbum à son actif —, Samuele n’a jamais prétendu que le Festival allait changer sa vie. Avec le recul, elle n’a pas modifié son discours, même avec le titre de grande gagnante accrochée au cou.

« J’étais déjà sur une lancée, alors ça m’a donné un petit boost. Ça a aussi rendu mon projet plus légitime. Il y a clairement un intérêt médiatique que je n’avais pas avant. Disons que ça facilite les choses. »

LES FILLES SAGES...

Une partie des bourses du Festival lui a d’ailleurs permis de se rapprocher encore plus de son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où

elles veulent qu’elle avait entamé dans les mois précédant sa présence à Granby, grâce également à Musicaction et à la plateforme de sociofinancement Indiegogo.

Résultat : le CD a été officiellement présenté à la face du monde en avril dernier et offert en ligne et dans les magasins le lendemain.

Écrits entre 2012 et 2017, les douze pistes du disque reflètent le style singulier de Samuele, quelque part entre la chanson et le spoken word. La sortie, une des trois pièces qu’elle avait proposées au Festival, fait notamment partie de sa nouvelle offrande. « C’était très organique comme processus de création, sans thèmes particuliers. Il y est question de féminisme, de dépression, de suicide, de déceptions amoureuses... Les paroles ont beaucoup d’importance pour moi. Écrire, c’est la seule affaire que je fais toute seule. Pour la musique, c’est souvent avec mon band. »

Mais n’allez pas croire que le ton est déprimant pour autant, assure-t-elle. « La ligne directrice, c’est le groove. On a un bon son, on explore plein de choses. Ce n’est pas un album dansant, mais ce n’est pas déprimant. On a fait l’album qu’on voulait faire. »

Multi-instrumentiste, la jeune femme y joue de la guitare et de l’ukulélé. Se joignent à elle ses complices à la batterie, aux percussions, à la contrebasse, aux cuivres et aux guitares.

De son propre aveu, Samuele a consacré tellement de temps et d’énergie à ce disque qu’elle peine aujourd’hui à l’écouter. « J’ai une oreille très critique, je manque de recul. Mais je commence à avoir des commentaires de personnes qui l’ont entendu et c’est positif », se réjouit-elle.

 

ENTREVUE

Caroline Legault, C'est l'heure de 4 à 6, La radio allumée 103,3 FM, 06 juillet 2017

 

ENTREVUE

Julie Lupien, Le Blitz, CIAX 98,3 FM, 04 juillet 2017

http://ciaxfm.net/

 

ENTREVUE

CFAK 88,3 FM, 04 juillet 2017

https://cfak883.usherbrooke.ca/

 

ENTREVUE

Julie Rhéaume, Qulture, CKIA 88,3 FM, 03 juillet 2017

 

ENTREVUE

Aurore Davignon, Tabarnak, Equinoxe FM, 02 juillet 2017

http://www.equinoxefm.be/

 

ENTREVUE

Susy Turcotte, Sentiers Secrets, CKRL 89,1 FM, 01 juillet 2017

http://www.ckrl.qc.ca/

 

ENTREVUE ET PERFORMANCE

Jean-François Breau, Prise de son, ICI Radio-Canada Première, 29 juin 2017

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ENTREVUE

Nicolas Gagnon, Émission Musicale, 29 juin 2017

https://chme949.jimdo.com/

 

ENTREVUE

Sylvie L. Bergeron, Arts d'oeuvres, CFLX 95,5 FM, 28 juin 2017

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À Monctonc, avec Joey Robin Haché, Mehdi Cayenne et Samuele

Jean-François Breau et Éloi Painchaud, Prise de son, ICI Radio-Canada Premiére, 25 juin 2017

Prise de son est à Moncton pour sa première émission! Joey Robin Haché accueille Mehdi Cayenne d'Ottawa et Samuele de Montréal.

L'artiste acadien Joey Robin Haché est un vrai passionné de la chanson. Sa musique est du style folk rock ambient et sa voix nous rappelle la justesse vociférante de Dédé Fortin.

Mehdi Cayenne aborde la poésie à l'âge de six ans et tout comme Astérix, il tombe dedans. Aujourd'hui, il nous propose des chansons à saveur punk rock folk.

Samuele est de Montréal et depuis son adolescence, elle parcourt les bars « underground » de la ville pour y présenter ses textes. Sa plume est intime et engagée.

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Queer, ou l'éloge de la diversité sexuelle

Solveig Miller, ICI Radio-Canada, 23 juin 2017

« Bizarre », « étrange », « peu commun ». En anglais, le terme queer est d'abord péjoratif. Mais la communauté LGBTQ s'est maintenant approprié cette expression de manière à en faire un symbole d'autodétermination et de libération.

Samuele est une jeune artiste qui prend son envol après avoir décroché le grand prix au dernier Festival international de la chanson de Granby. Elle est la fille du poète Gaston Mandeville, musicien, chanteur et compositeur qui a été emporté par le cancer il y a 20 ans. À l’époque, Samuele n’en avait que 11.

Portrait de Samuele Mandeville en concert

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Samuele ne s'est jamais senti correspondre aux stéréotypes de l'identité traditionnelle.

Je n’ai jamais correspondu aux attentes et aux stéréotypes de ce qu’on attend de quelqu’un qui est assigné femme. Mais je n’ai pas non plus le désir de "transitionner" pour devenir un homme. Je me sens bien quelque part entre les deux.

Samuele Mandeville

Samuele s’est toujours sentie différente. « Pour moi, la découverte du queer, ça a été la découverte de moi-même. Tant pis pour les cadres trop stricts, je vais être qui je suis pour vrai. Partir de moi, pas de l’extérieur. »

« Toute notre socialisation est basée sur le fait qu’il y a deux genres distincts et complémentaires », explique Samuele. « Quand quelqu’un arrive et dit : "moi, je ne me sens pas bien là-dedans", ça rend généralement les gens très mal à l’aise. »

« L’identité, c’est quelque chose qui est complexe, qui est multiple. Mes chansons ne sont pas nécessairement queer. Personne dans mon band n’est queer. Personne dans mon entourage professionnel non plus. Et ce n’est vraiment pas un problème. »

Un curieux phénomène

Les universitaires tentent de comprendre et d’expliquer les revendications des personnes queers.

Portrait de Line Chamberland 

Line Chamberland, sociologue, titulaire Chaire de recherche sur l’homophobie, UQAM 

« Il y a les lesbiennes, les personnes trans, gaies, aromantiques, bisexuelles, des personnes non binaires, des pansexuels, des personnes au genre fluide, des demi-sexuels, des "gender queers", des asexuels. Là, je suis toute mélangée », affirme Line Chamberland, sociologue et titulaire de la Chaire de recherche sur l’homophobie à l’Université du Québec à Montréal.

« Queer, c’est un terme parapluie qui englobe toutes les identités qui se veulent d’une part contestataires, et qui se veulent aussi fluides, changeantes, ouvertes à de nouvelles définitions, ouvertes à une évolution dans le temps, qui n’excluent personne », précise-t-elle.

L'hétéro-queer

L'artiste musical Radiant Baby, Félix Mongeon, termine son doctorat en psychologie clinique. Il s’intéresse aux thérapies sexuelles.

Portrait de Félix Mongeon et de sa copine Lara.

Félix Mongeon alias Radiant Baby et sa copine Lara. Il termine son doctorat en psychologie clinique. Il s’intéresse aux thérapies sexuelles. Photo : Radio-Canada

Moi, je suis attiré par les femmes. J’aime pouvoir avoir le droit d’être moi-même et d’exprimer des aspects de mon identité qui ne correspondent pas aux normes strictes de la masculinité.

Felix Mongeon, psychologue et chanteur, alias Radiant Baby

Il ne se réclame pas du mouvement queer même s’il en adopte certains codes, notamment dans sa musique, en explorant la binarité identitaire.

« J’ai beaucoup de privilèges, étant un hétérosexuel, étant un homme, étant blanc », explique Félix Mongeon. Je n’ai pas été marginalisé. Je n’ai pas vécu des préjudices, comme d’autres groupes. C’est pour cela que je fais attention à ne pas prendre des identités politiques qui ne m’appartiennent pas. »

Sa copine Lara est très ouverte aux artistes queer, dont on peut trouver les oeuvres dans sa boutique du boulevard Saint-Laurent, la deuxième qu’elle vient d’ouvrir.

Dans l'air du temps

Pourquoi toutes ces questions de diversité sexuelle et de genre sont-elles dans l’actualité? Les réseaux sociaux favorisent l’expression individuelle et envahissent la vie privée. Mais pour les chercheurs, il faut aussi noter que l’adolescence se prolonge.

Le jeune va être dans une période, pendant peut-être 10 ou 15 ans, au cours de laquelle il va vivre des relations amoureuses, des relations sexuelles qui ne seront pas encore définitives, qui peuvent suivre plusieurs modèles.

Line Chamberland, sociologue, titulaire Chaire de recherche sur l’homophobie de l'UQAM

Samuele ajoute : « Je ne voulais plus vivre. Il fallait que les choses changent. Tout ce processus-là, comment je peux faire pour être bien, c’est un processus qui est difficile, mais qui est important. On dirait que j’ai plus envie d’être avec des gens qui ont passé par là aussi. »

Transexualité et vie de famille

Samuele fréquente la ferme Les champs qui chantent. Une coopérative qui produit pour la ville des paniers de légumes biologiques, mais aussi qui accueille toutes les différences.

Jenna Jacobs, 33 ans, est née en Alberta. « Ici, on a essayé de créer une place sécuritaire pour les membres qui ne s’identifient pas au mainstream. »

Sa conjointe, Eby Heller, a 40 ans, et est originaire de Chicago. « Je savais très jeune que j’étais bisexuelle, que j’étais attirée par tout le monde, que le genre n’importait pas dans mes attirances et dans mes préférences sexuelles. »

Toutes deux sont venues vivre au Québec pour leurs études universitaires et se sont installées à la ferme, dans les Laurentides.

Dès l’âge de quatre ans, Jenna se sentait mal dans sa peau. Toute sa vie sera un combat : elle n’accepte pas son corps de garçon. Elle dit avoir dû dévoiler son secret quand elle a rencontré Eby, il y a sept ans.

Portrait de Eby avec sa petite fille dans les bras

Eby Heller a accepté de vivre avec Jenna, transexuelle. 

Elle m’avait dit : "je suis en transition, il faut que tu sois d’accord avec cela. Et j’ai dit ok."

Eby Heller

La transition pour devenir femme est une très longue procédure qui comporte des traitements hormonaux et une chirurgie radicale.

Portrait de Jenna Jacobs

Jenna Jacobs n'a jamais accepté son corps de garçon.

Je suis identifiée comme une fille trans, une maman, une lesbienne, bisexuelle, trans, queer. Je n’aime pas quand on m’appelle "monsieur".

Jenna Jacobs

Avant sa transformation, Jenna a congelé son sperme, ce qui a permis au couple d’avoir deux enfants : Aude et Simone.

Accepter la différence

Depuis, Jenna ne craint plus le regard des autres. « Ma vie est plus facile, je suis contente. Eby acquiesce : « j’ai une stabilité extraordinaire avec Jenna, je sais qu’elle est toujours là pour moi. Oui, la vie est belle. »

« Ça ne nous fait pas peur de partager notre histoire parce que ce n’est pas si différent que cela », raconte Eby. « On aime nos enfants, on s’inquiète quand ils sont malades, on travaille fort. On veut le mieux pour nos voisins, je dirais que ça décrit probablement la majorité des personnes dans le monde. »

 

MENTION

Jean-François Côté, Découverte Musicales, ICI Saguenay-Lac-Saint-Jean, 23 juin 2017

Vidéo

 

ENTREVUE

Marie-Pierre Roy-Charbonneau et Marie-Claude Veilleux, Audio Fil, C'est pas trop tôt en Estrie, ICI Radio-Canada Première, 22 juin 2017

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FrancoFolies 2017: Samuele, Blondino, Karim Ouellet et Fishbach réssissent leurs paris

Camille P. Parent, Sors-Tu?.ca, 17 juin 2017

Le ciel était menaçant de pluie, mais Samuele, Blondino, Karim Ouellet et Fishbach ont fait oublier la météo à la foule par leur bonne humeur contagieuse. Les artistes étaient visiblement ravis que le public soit sorti, malgré les avertissements de Météomédia.

En plus, le pire qu’on ait vu, c’est quand il s’est mis à mouillasser. Rien de plus. Et la seule qui y ait vraiment goûté, c’est Samuele lors de son premier spectacle sur la gigantesque scène Bell. Elle était d’ailleurs très impressionnée d’y jouer, soulignant que de ses 15 ans à rouler sa bosse en musique, c’est la première fois que son projet se concrétise autant qu’en étant là.

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Comme d’habitude, elle nous a servi des messages d’amours et une sensibilisation sur la question des genres. C’est une des excellentes militantes queer qui utilise sa plateforme pour informer les gens.

Elle a réussi à bien remplir la très large scène. Elle avait invité une section de cuivre spécialement pour la soirée, soulignant que ce n’est que pour les événements exceptionnels comme celui-ci qu’elle pouvait le faire. Samuele sautillait et dansait d’un bout à l’autre de la scène au grand plaisir de la foule qui n’était pas énorme, mais qui semblait très heureuse de la découverte ou redécouverte.

Séduction impeccable

Le rendez-vous de Blondino à la Zone Coors Light était plus que bienvenu puisqu’il avait lieu sous la tente, protégé de la mouillasse. La chanteuse française en était à sa première visite chez nous grâce à l’invitation de Safia Nolin pour qui Blondino ouvrira samedi.

En plus d’un toit, la Zone Coors Light propose à la foule une ambiance cabaret avec des tables et des chandelles. Mais, les Québécois étant des Québécois, tout le monde s’assoyait ensemble à une table, sans joindre des groupes d’inconnus. Le résultat: le parterre semblait vide à cause des duos et trios qui occupaient les tables qui auraient pu prendre cinq personnes.

Malgré tout, Blondino a convaincu les passants de la rue Ste-Catherine de s’arrêter deux minutes pour écouter, et la foule a tranquillement grossi. Elle et ses musiciens nous ont présenté les titres de son album Jamais sans la nuit et l’électro-pop qui en émane n’a pu qu’acheter la foule présente.

Il a quand même fallu quelques morceaux à la chanteuse pour réellement se laisser aller, peut-être déstabilisée par la foule éparse, peut-être stressée des yeux de Safia Nolin sur elle dans la foule. En tout cas, elle a de quoi se laisser plus aller parce que ce qui est très solide sur album, l’est d’autant plus en live.

Karim et les curieux

Fidèle à lui-même, Karim Ouellet a fait déplacer une foule impressionnante. Il a même fait déplacer des invités de renom du milieu hip hop, à commencer par MHD en début de soirée, lui qui était la tête d’affiche du Métropolis quelques minutes plus tard.

Karim Ouellet a enchaîné ses pièces les plus entraînantes les unes après les autres, exagérant pour certaines les rythmes reggae, au plus grand plaisir de la foule qui se déhanchait. Lui qui a déjà conquis son public depuis des lustres pouvait habilement faire chanter sa foule, et rapidement, le plancher de la scène Bell lui chantait en retour le refrain simple de Marie-Jo, un moment particulièrement touchant de la soirée.

Bien qu’il nous ait surpris en début de spectacle avec la visite de MHD, celle de Sans Pression et Muzion était prévue au programme. Tout d’un coup, les festivaliers étaient replongés dans les années 2000. La foule était sans doute composée au deux-tiers de fans de Karim Ouellet et d’un tiers de curieux voulant voir comment les deux groupes phares du hip hop montréalais s’en sortirait. En tout cas, c’était pari réussi pour Karim Ouellet alors que la foule s’est enflammée.

Conquête frenchie

Un peu plus loin, le groupe Fishbach montait sur scène devant une foule étonnamment bien remplie. C’était étonnant considérant les nombreux « Hein, c’est ben bon! » et les « Sa voix est donc ben spéciale, j’aime ça! » qui se faisaient entendre à travers la foule, démasquant tous ceux qui la voyaient pour la première fois.

Le projet Fishbach a quelque chose de très français dans sa présentation (mis à part le fait que le groupe soit français, bien sûr). Les musiciens sont très dramatiques, se déplacent de mouvements calculés, et sont extrêmement expressifs, surtout la chanteuse à la tête de la formation. En plus, la voix particulière de la chanteuse est très singulière de la pop française.

Avant d’entonner le morceau À ta merci, chanson titre de son plus récent album, la chanteuse nous a confié que cet opus n’était pas encore disponible chez nous. Elle s’est donc dit à la merci du public québécois pour importer son répertoire ici. Avec le spectacle d’hier soir, elle peut être assurée que sa conquête est triomphante.

 

MENTION

Journal de Montréal, Édition du Vendredi, 16 juin 2017

 

Les Méconnues: Samuele, Queer en musique

Édith Paré-Roy, Les Méconnus, 16 juin 2017

Assez, c’est assez! Voilà l’expression qui pourrait résumer l’écœurantite aigüe que ressentent bon nombre de musiciennes québécoises en ce moment. Pour le rappel : au début de juin, 136 femmes (dont Lisa Leblanc, les sœurs Boulay, Safia Nolin et Mara Tremblay) ont fait savoir leur ras-le-bol dans une lettre diffusée sur les réseaux sociaux.

Les Femmes en musique (nom donné au collectif) pointent du doigt la sous-représentation des artistes féminines dans les festivals québécois : on compte moins de 30 % de femmes dans la programmation des Francofolies, du Festival de Jazz, du Festival Diapason à Laval et du Festival d’été de Québec. Et c’est sans parler du machisme du milieu musical, dans lequel le mansplaining (les explications données par des hommes de façon paternaliste sur des sujets que les femmes connaissent mieux ou autant qu’eux) et les commentaires sexistes sont plus souvent la règle que l’exception. Vous avez du mal à croire que l’égalité n’est toujours pas arrivée dans le monde soi-disant progressiste des artistes? Les sceptiques seront confondus : la dernière femme à avoir remporté le prix de l’auteur/e-compositeur/trice de l’ADISQ est Francine Raymond en 1993… et on est 2017, c’est-à-dire 24 ans plus tard!

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Le coup de gueule plus que nécessaire des Femmes en musique a fait réagir les médias et plusieurs actrices et acteurs de l’industrie musicale. Enfin! Et bravo! Si je salue leur excellente initiative, j’aurais aussi aimé qu’elles viennent à la défense de certaines femmes particulièrement vulnérables dans le milieu musical : celles qui vivent du racisme, de la transphobie et de la queerphobie, en plus du sexisme ordinaire.

J’ai rencontré Samuele, multi-instrumentiste ouvertement féministe et queer, pour lui demander son avis sur le collectif Femmes en musique (FEM). Nous avons jasé des grands « isme » (sexisme, féminisme, etc.) et de sa lutte personnelle contre les inégalités. Entre autres. Pour respecter sa remise en question de la binarité des genres, j’utilise le pronom neutre « ille » pour désigner Samuele et j’écris les adjectifs à la fois au masculin et au féminin.

Jasons antisexisme à l’Anticafé

L’endroit n’aurait pu être mieux choisi pour notre rencontre : l’Anticafé, un lieu hybride entre un appartement de hippies et un repaire d’anarchistes, où on paie 3 $ par heure pour du café et des biscuits à volonté et où on doit laver sa vaisselle avant de partir.

Pas le temps de niaiser, je pose tout de suite la question qui me brûle les lèvres : « Pourquoi ne pas avoir signé la lettre? » Malgré son lendemain de veille, Samuele est bien réveillé.e et m’explique avec aplomb sa position sur le sujet : « J’ai choisi de ne pas signer la lettre pour plusieurs raisons. D’abord, j’avais un malaise avec le ton. Ce n’est pas ma parole ; je n’aurais pas formulé les choses comme ça. C’est trop white feminist pour moi, pas assez radical et pas assez inclusif. Il n’y avait pas de solutions qui étaient apportées. Ensuite, tellement de gens ont signé la lettre que je n’ai pas ressenti le besoin de le faire. »

Même si Samuele a certaines réserves par rapport à la lettre, ille se réjouit de l’initiative des FEM : « Je pense que la diversité des tactiques est vraiment importante. C’est pourquoi je n’ai pas envie de dénigrer cette démarche-là. Et je suis d’accord avec le contenu de la lettre, surtout quand elles disent qu’un des problèmes, c’est que ce sont des hommes en majorité qui sont les diffuseurs et les directeurs de programmation. »

Entre deux gorgées du café à volonté, je lui demande comment on pourrait lutter contre ce sexisme qui perdure dans l’industrie musicale. Par exemple, faudrait-il imposer des quotas de représentation dans les festivals? « Je ne suis pas sûr.e, mais je penche plus vers le oui. Peut-être qu’il faudrait créer la parité pour que les femmes occupent plus d’espace. Mais ce qui me semble le plus efficace comme démarche, c’est de créer des lieux non mixtes. Ce qui m’a le plus aidé.e à prendre ma place, c’est quand j’ai participé au Rock Camp [un camp musical pour filles]. J’ai eu l’occasion de partager du savoir avec d’autres femmes et de me sentir adéquat.e. Ça m’a donné confiance en moi et ça a changé la façon dont j’occupe l’espace maintenant. Il faut arrêter de s’excuser d’être là et il faut aussi que plus de femmes soient en position de décision. C’est de cette façon qu’on va occuper plus d’espace. »

Faire des vagues

Aussi intéressante que soit notre discussion, je me questionne à savoir si nous devrons l’avoir encore dans quelques années. N’est-il pas temps que l’égalité arrive une bonne fois pour toutes et qu’on puisse passer à un autre sujet? « Je pense que c’est un mouvement qui a commencé il y a longtemps et que ça ne finira jamais. C’est un cycle ; ça vient par vagues. Chaque fois, on avance un peu. Et chaque fois, on recule aussi un peu. Mais chaque fois, on gagne toujours un peu de terrain. En ce moment, on dirait qu’il y a le début d’une vague. »

Ce n’est pas parce que Samuele n’a pas signé la lettre qu’ille va regarder la vague sans se mouiller. Au contraire, ille a bien l’intention de continuer à « occuper l’espace de façon positive et affirmative ». Son militantisme passe également par les paroles de ses chansons, teintées par ses valeurs : « Mon œuvre elle-même est antisexiste, mais j’aborde certains thèmes par la bande et non pas de front. Ça ne m’intéresse pas de faire de la musique comme les Cowboys Fringants et d’avoir un refrain du genre “Le Québec est sexiste”. Par exemple, j’ai une nouvelle chanson dans laquelle j’aborde le thème du consentement. Mais ce n’est pas dit clairement ; c’est raconté dans une histoire, un peu comme le fait l’artiste Ani DiFranco. Pour les messages plus ouvertement politiques, je préfère utiliser la forme du spoken word, comme pour Égalité de papier [la première pièce de son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent]. »

Mlitant.e radical.e au visage de chérubin

Par un miracle que j’ai peine à comprendre, Samuele n’a reçu aucun message haineux depuis qu’ille fait carrière en musique. On sait pourtant que les haters sont loin d’être tendres envers les queer et les féministes d’habitude. On n’a qu’à penser au déluge d’insultes qui a submergé Safia Nolin au lendemain du gala de l’ADISQ l’année passée pour s’en convaincre. C’est tout le contraire pour Samuele : « Il y a des gens qui m’écrivent pour me remercier. Et la plupart des personnes qui m’apostrophent, c’est pour me donner de l’amour. 

Voyant mon incrédulité, l’artiste m’explique : « Les gens sont plus ouverts qu’ils le pensent à des sujets radicaux. Mais ça dépend de la façon dont on aborde la question. Je parle de non-binarité et de queer, mais les gens me lisent comme si j’étais une fille parce que j’ai un visage de chérubin et des petits cheveux blonds, même si moi je me vois plutôt comme un garçon de 14 ans! Donc, ma présentation et ma façon de m’exprimer ne sont pas menaçantes pour les gens. Je suis moins punk que je le pensais! J’utilise mon privilège pour pousser des idées. »

Samuele se réjouit de la réaction du grand public, qu’ille redoutait au début de sa carrière en musique : « Pour moi, ça a été très difficile de faire mon coming-out à moi-même et à ma famille à cause de mon désir de faire de la musique. Je savais que je ne pourrais pas rester dans le garde-robe publiquement comme musicien.ne si j’étais “out” dans ma vie privée. Ça m’effrayait énormément et ça a même retardé mon coming-out de plusieurs années. Je ne voulais pas être vu.e comme LA chanteuse lesbienne. C’est une étiquette lourde à porter. »

Réalisant du coup que je lui parle de son identité queer comme le font tous les journalistes, je lui demande s’ille veut changer de sujet, mais ille me rassure : « Finalement, ça me fait plaisir de parler du queer avec les journalistes et les gens. Ça fait partie de mon identité publique. C’est pertinent parce que le travail artistique, c’est justement de brasser des idées. Faire partie de la discussion publique, c’est un beau privilège. Et c’est vraiment extraordinaire d’avoir un espace pour parler d’autre chose que de la musique! La musique, ça m’allume. Mais plutôt que de parler de ma musique, je préfère que les gens l’écoutent. »

Parlant de sa musique, elle vaut vraiment la peine d’être écoutée! Allez faire un tour sur le site de Samuele ou à un de ses prochains spectacles aux Francofolies (16 juin), au parc Grenier à Verdun (le 27 juin), au Festival de la Chanson de Tadoussac (le 30 juin) ou au Festival d’été de Québec (le 6 juillet).

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Billy Spade, Ramon Lebrun, Riff Tabaracci, Dany Gallant, On prend toujours un micro pour la vie, CISM 89,3 FM, 14 juin 2017

 

CISM aux FrancoFolies, Jour 6: Look Sacré, Samuele, et plus encore!

CISM 89,3 FM, 14 juin 2017

Nous arrivons à mi-parcours des Francofolies, ouf ! Ce qui ne nous empêche pas de faire le plein d'invités en ce mercredi 14 juin.

Au programme de la tente CISM sur le site des Francofolies, encore de la radio en direct, et même dès 16h avec la bande d'On prend toujours un micro. Ceux-ci recevront Samuele en performance, ainsi que Brown et Look Sacré en entrevue. Autres invités, cette fois-ci au Palmarès spécialement animé par Jean-François Lusignan et Didier Leroux dès 18h : La conversion des sauvages ainsi que KNLO.

Dès 19h, place à la Série en marge, qui va une fois de plus faire du bruit avec Look Sacré !

Venez nous rendre visite coin Ste-Catherine/St-Urbain !

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Monique Giroux, Chants libres à Monique, Ici Musique 100,7 FM, 11 juin 2017

http://www.icimusique.ca/

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Patrick Masbourian, La route des 20, ICI Radio-Canada Première, 10 juin 2017

 

Ving-neuf suggestions pour les 29es FrancoFolies de Montréal

Philippe Rezzonico, ICI Radio-Canada, 8 juin 2017

Les FrancoFolies de Montréal sont en cours. Au lendemain du spectacle d'ouverture en plein air, il restera 10 jours de chansons francophones et de musique, en salle et sous les étoiles. Qui va-t-on voir? Mmm... Pour la 29e présentation de l'événement, on y va de 29 suggestions. 

Vendredi 9 juin

Katerine (théâtre Maisonneuve, 20 h) : L’auteur de l’emblématique Je vous emmerde a désormais 10 albums derrière lui. Son plus récent, Katerine, le film, sera le plat de résistance de ce spectacle présenté par l’ovni musical avec la pianiste Dana Ciocarlie. Pourquoi faut-il y aller? Parce qu’on n’a pas vu Philippe Katerine depuis son spectacle déjanté au Spectrum il y a de ça une bonne décennie.

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Philippe Katerine en concert en 2011

Paul Piché (scène Bell, 21 h) : Paul Piché a soufflé les bougies pour ses 40 ans de carrière au Centre Bell il y a quelques mois. Comme nous sommes toujours en 2017, il fait de même sur la place des Festivals. « Salle » comble assurée.

Mon Doux Saigneur (scène SiriusXM, 22 h) : Finaliste aux Francouvertes 2016, le chanteur-raconteur a fait les premières parties de Bernard Adamus, ce qui est logique pour un artiste qui verse dans le folk-rock qui remue aux accents de blues. À découvrir. Aussi en première partie de Klô Pelgag le 10 juin.

Sur ICI Musique :

Écoutez la webradio des FrancoFolies 2017

Quoi voir aux FrancoFolies 2017, selon Monique Giroux et Catherine Pogonat

Lary Kidd (scène urbaine, 23 h) : Lary Kidd, c’est le « Lary » de Loud Lary Ajust. Et s’il livre une prestation sans ses copains sur une scène extérieure, c’est pour présenter son disque solo Contrôle. Ça va faire mal.

Samedi 10 juin

Luc De Larochellière (L’Astral, 19 h) : Trois décennies après Amère America, le grand Luc nous présente Autre monde. Finalement, le monde a changé, mais le regard de l’auteur-compositeur-interprète reste éminemment lucide.

Klô Pelgag et l’Orchestre du Temple thoracique (théâtre Maisonneuve, 20 h) : Le disque L’étoile thoracique, qui sera interprété en entier pour l’occasion (j’adore ce concept), est présenté ici dans une forme orchestrale avec 29 humains sur scène. Concert unique.

Klô Pelgag en prestation

Peter Peter/Julien Doré (Métropolis, 21 h) : Le Québécois (Peter Peter), qui vit désormais en France en raison de son succès, et le Français (Julien Doré), qui vient chez nous et accumule les succès. Ça risque d’être l’un des programmes doubles les plus courus du festival.

Loud (scène urbaine, 23 h) : Ne faisons pas de jaloux... Loud, c’est le « Loud » de Loud Lary Ajust. Et lui aussi, il présente ses premières chansons individuelles avec le minidisque New Phone.

Dimanche 11 juin

Maritza (scène SiriusXM, 20 h) : On l’a connue au sein de Lisbonne Télégramme. Elle vole désormais de ses propres ailes et vient nous présenter son premier disque, Libérons-nous. Redécouverte.

On l’aime-tu! (scène Bell, 21 h) : Décidemment, c’est l’année Richard Desjardins. Après des reprises acclamées sur disque, voilà maintenant le spectacle hommage qui regroupe Avec pas d’casque, Bernard Adamus, Philippe B, Les sœurs Boulay, Safia Nolin, Yann Perreau, Keith Kouna, Émile Bilodeau, Klô Pelgag, Saratoga, Philippe Brach et Queen Ka. Ça fait beaucoup d’artistes d’univers différents pour en saluer un grand, inclassable.

Lundi 12 juin

Vianney (scène Bell, 18 h) : C’est la soirée où l’on espère du beau temps. Il n’y a que des spectacles en plein air. Remplir une salle un lundi s’avère trop problématique, semble-t-il… Vianney a été splendide sur une petite scène extérieure l’an dernier. En 2017, promotion, il sera sur la place des Festivals. Également en première partie de Vincent Delerm le 13 juin.

Vianney

Yann Perreau (scène Bell, 21 h) : Pas d’hésitation, courez voir Le fantastique des astres de Yann Perreau avec invités (Pierre Kwenders, Laurence Nerbonne, Philippe Brach). Rien à ajouter.

Mardi 13 juin

Vincent Delerm (théâtre Maisonneuve, 20 h) : La seule fois que le Français est venu présenter un spectacle à Montréal, il n’avait pas de cheveux blancs… C’était en 2003. Il y a une éternité. On n'hésite pas et on court l’entendre chanter les chansons du magnifique disque À présent.

Demain matin, Montréal m’attend (Théâtre du Nouveau Monde, 20 h) : L’œuvre littéraire de Michel Tremblay, la musique de François Dompierre et la mise en scène de René-Richard Cyr. Succès annoncé pour la recréation de la comédie musicale Demain matin, Montréal m’attend. Cinq représentations, du 13 au 17 juin.

Les Indiens (scène Ford, 23 h) : À un moment, ça prend quelqu’un pour frapper fort dans un festival. Avec leur stoner rock, Les Indiens sont tout désignés pour s’acquitter de cette tâche.

Mercredi 14 juin

Sally Folk (L’Astral, 19 h 30) : Congestion, en ce mercredi. Tout ce qui me tente est pratiquement à la même heure. Il faudra choisir. Pour commencer, Sally Folk. On ne se lasse pas de son allure, de ses chansons parlant d’hommes et de femmes d’aujourd’hui, le tout dans une enveloppe sonore que l’on associe à une autre époque. Au menu : Troisième acte, un album qui prouve qu’elle est là pour durer.

La chanteuse Sally Folk

Pierre Lapointe (Maison symphonique, 20 h) : Que seraient les FrancoFolies de Montréal sans une création de Pierre Lapointe concoctée spécifiquement pour le festival? Après Pépiphonique, Bleu, Rouge, Pierre Lapointe avec l’OM et Mutantès, voici Amour, délices et orgues. Comme d’habitude, on s’attend à tout. Quatre représentations, du 14 au 17 juin.

Louis-Jean Cormier/Martin Léon (théâtre Maisonneuve, 20 h) : Tiens… Louis-Jean Cormier en concert intimiste. Approche différente. Et retour de Martin Léon, que l’on n’a pas vu depuis un certain temps. Parions que chacun d’entre eux va jouer dans la prestation de l’autre.

Les Hay Babies (scène Ford, 20 h) : Mon Homesick Heart, chantait le trio de filles sur son premier disque. Cette fois, elles reviennent avec La 4ième dimension. Retour attendu et plaisir assuré.

Jeudi 15 juin

Fred Fortin (Club Soda, 19 h) : Si vous n’avez pas vu le spectacle Ultramarr de Fred Fortin, auteur et compositeur de l’année couronné à l’ADISQ l’an dernier, c’est votre chance. Et c’est décapant.

Thomas Fersen (théâtre Maisonneuve, 20 h) : Tellement absorbé par la relecture en plein air de La forêt des mal-aimés de Pierre Lapointe l’an dernier, je n’ai vu que la dernière demi-heure du concert intime de Thomas Fersen au Gesù. Heureusement, l’ami Thomas revient avec son nouveau disque, Un coup de queue de vache. Le ton est donné. Première partie : Marcie.

Thomas Fersen

MHD (Métropolis, 21 h) : Le jeune rappeur parisien a présenté deux spectacles extérieurs sur une scène modeste en 2016. Cette année, on ne lui offre rien de moins que deux soirs au Métropolis. MHD est désormais dans les ligues majeures en France… et au Québec. Ce n’est pas pour rien qu’il a attiré l’attention de Drake et de Madonna. Aussi le 16 juin.

Vendredi 16 juin

Samuele (scène Bell, 18 h) : Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent est le titre du premier disque de Samuele, la gagnante au Festival international de la chanson de Granby en 2016. Rien que pour ce titre, elle mérite que l’on soit des centaines devant la scène à 18 h.

Claude Dubois (théâtre Maisonneuve, 20 h) : Dubois en spectacle à Montréal? Ça fait longtemps, non? Il est vrai que l’on a parlé de lui pour toutes sortes de raisons, sauf pour sa musique, depuis un certain temps. C’est l’occasion idéale de renouer avec l’œuvre.

Claude Dubois et ses musiciens sur la scène

Claude Dubois Photo : Radio-Canada/Anne-Marie Parenteau

Chocolat (scène Ford, 23 h) : La bande à Jimmy Hunt, je devrais l’aimer rien que pour son appellation. Par simple gourmandise. Mais je l’aime aussi pour son rock qui s’imprègne de bien des sous-genres.

Samedi 17 juin

Dubmatique (scène Bell, 18 h) : Vous vous souvenez de Soul pleureur? Si oui, vous vous rappelez Dubmatique. Celui-ci reprend du service 25 ans après sa naissance. J’anticipe une très, très grosse foule en début de soirée, samedi.

Safia Nolin (théâtre Maisonneuve, 20 h) : Révélation de l’année à l’ADISQ, révélation de l’année à la SOCAN et lauréate du prix Félix-Leclerc 2016. La cour est pleine. Reste à voir comment Safia Nolin – excellente depuis des années dans de petites salles intimistes – va se comporter dans une salle de 1400 sièges. D’où, peut-être, la présence des Sœurs Boulay, de Boom Desjardins et de Pomme à ses côtés. Première partie : Blondino.

Daniel Bélanger en concert au Métropolis à Montréal le 30 mars 2017

Daniel Bélanger (salle Wilfrid-Pelletier, 20 h) : Mon spectacle de l’année francophone québécois jusqu’ici. Incontournable.

Alaclair Ensemble (scène Ford, 23 h) : L’an dernier, Alaclair Ensemble participait au spectacle d’ouverture des FrancoFolies. Cette année, la formation rap sera en concert extérieur en fin de parcours du festival. La fête est assurée.

Dimanche 18 juin

Vive Montréal! (scène Bell, 15 h 30) : Événement emblématique pour le 375e anniversaire de Montréal, ce spectacle collectif doit durer 9 heures! On commence dès 15 h 30 avec K.O.K.A, on enchaîne avec le grinçant Philippe Brach, on transpire avec Tiken Jah Fakoly, on s’éclate avec le collectif Louve (Arianne Moffatt, Marie-Pierre Arthur, Salomé Leclerc et un tas d’invitées), on met le feu avec IAM et on fait la fête avec Les Cowboys Fringants. Et on ira se coucher après ça …

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Julie Boulanger, La scène WKND, WKND 91,9 FM, 25 mai 2017

http://wknd.fm/

 

ENTREVUE

Susy Turcotte, Sentiers Secrets, CKRL 89,1 FM, 24 mai 2017

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Tanya Beaumont, Jamais comme tout le monde, CKRL 89,1 FM, 24 mai 2017

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Émilie Rioux, Chéri(e) j'arrive, CHYZ 94,3 FM, 24 mai 2017

 

ENTREVUE

Julie Rhéhaume, Qulture, CKIA 88,3 FM, 18 mai 2017

 

#Franco2017 - Des Trois accords au Cowboys Fringants en passant par 2Frères et Yann Perreau

Frédéric Lebeuf, Alternative Rock Press, 17 mai 2017

Le jeudi le 8 juin, Les Trois Accords donneront le coup d’envoi aux FrancoFolies de Montréal avec ses amis Dumas, Pierre Kwenders & Lydia Képinski. Dix jours après, un grand spectacle d’une durée de 9 heures mettant en vedette, entre autres, Les Cowboys Fringants, Iam, Philippe Brach et Louve – un spectacle conceptualisé par Ariane Moffatt – clôtureront la 29e édition du festival par excellence de la musique francophone.

Voici des entrevues réalisées avec plusieurs artistes présents lors du dévoilement de la programmation extérieure gratuite qui avait lieu le 16 mai à l’Esplanade de la Place des Arts.

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SAMUELE

Vendredi 16 juin à 18h sur la Scène Bell

Comment vous sentez-vous de jouer aux FrancoFolies pour la première fois?

« Je ne sais pas. Pour l’instant, je me sens un peu intimidée par la machine. L’idée de faire un spectacle dehors, ça me plait. Je suis juste contente de jouer mes tounes avec mon band ».

Quel est votre meilleur souvenir d’un show extérieur?

« Quand j’ai joué au Diapason l’année passée, il n’y avait pas beaucoup de gens. Fait que j’ai sauté en bas du stage et je me suis roulé en bas du stage avec ma guitare. C’était drôle ».

 

Les 7 surprises des spectacles extérieurs des Francofolies 2017

Andrée-Anne Brunet, Énergie le matin, Énergie 94,3 FM, 17 mai 2017

La programmation des concerts extérieurs gratuits des FrancoFolies de Montréal nous était dévoilée hier soir, dans une formule 5 à 7 au gros soleil, avec des hot-dogs, de la bière et des popsicles gratuits. Alors évidemment, comme absolument tout le monde présent, on n’a rien compris de l’allocution.

Vous n’auriez pas écouté non plus… (Laurent. Nous. Pardonnera.)

Sauf qu’une fois rentré au bureau, avec les documents de presse en poche, on dépliait joyeusement la programmation-mappemonde pour éplucher la panoplie et déceler quelques surprises parmi les shows plus prévisibles (ce qui n’est pas nécessairement toujours une mauvaise chose, comme on le soulignera au bas de l’article).

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Desjardins, on l’aime-tu !

Dimanche 11 juin – 21h – Place des Festivals

L’exercice sur disque nous a plu ; une nouvelle génération d’artistes qui réinterprètent des chansons marquantes du grand Richard Desjardins. Une version spectacle ? Ça ne pouvait pas être seulement au Festival d’été de Québec ! Les FrancoFolies peuvent tout aussi bien rassembler autant de talent sur une grande scène.

Donc Avec pas d’casque, Safia Nolin, Philippe B, Bernard Adamus, Les Soeurs Boulay, Yann Perreau, Keith Kouna, Koriass, Fred Fortin qui reprend Tu m’aimes-tu et le duo Philippe Brach / Klô Pelgag. En veux-tu des frissons ?

La scène « Nouvelle chanson » à 20h

Chaque soir à 20h, la Scène Sirius prend un volet « Nouvelle chanson », et en toute franchise, on connaît pas grand chose dans cette ligne du programme, à part Amylie, Maritza et Gustafson. Quelques recherches YouTube nous poussent à constater que les belles découvertes, ce sera sans doute là qu’on les fera. Des artistes comme le Belge d’origine congolaise Témé Tan (à ne pas confondre avec la grenouille japonaise qui sonne semblable), le projet électro Octave Noire et le duo bordelais néo-disco Bengale nous intriguent particulièrement.

La soirée Acadie Rock

Mercredi 14 juin – 21h – Place des Festivals

Tout ce que l’Acadie a de mieux à nous offrir depuis quelques années déjà , ça se retrouvera sur la même scène de la Place des Festivals par un mercredi soir sur Montréal. Petit clin d’oeil au festival du même nom (Acadie Rock), la soirée est organisée en partenariat avec le Congrès mondial acadien 2019, et on raconte que ce sera « le plus grand spectacle acadien jamais offert au Québec. »

Sous la direction artistique de Joseph Edgar, on pourra donc voir à l’oeuvre Lisa LeBlanc, Radio Radio (alors qu’on sait que les deux gars font plutôt leur chemin séparément ces temps-ci…), Les Hay Babies, Les Hôtesses d’Hilaire, Marie-Jo Thério, mais aussi des découvertes telles que Caroline Savoie, Menoncle Jason, Pierre Guitard et d’autres invités montreront de quel bois l’Acadie se chauffe !

VioleTT Pi solo

15 juin – 19h – Zone Coors Light

On avait vu VioleTT Pi et sa « chaise épeurante » au Verre Bouteille cet hiver, c’est-à-dire sa formule assis (d’où la chaise qui fait peur), acoustique, mais avec ses musiciens. Très cool. On croyait bien qu’un festival comme les Francos sauterait sur l’occasion pour saisir la formule et la présenter à sa manière cet été.

Mais là, solo. Juste Karl. « Je pense que j’ai un peu la chienne », nous a-t-il avoué entre deux bouchées de hot-dog. « Et pourtant, ça m’arrive souvent de jouer tout seul, pendant deux heures chez nous… »

En tout cas, nous, on a hâte de voir ça. Il l’avait fait brièvement en tant qu’ex des Francouvertes cet hiver. Ce sera assurément bon, et weird, et drôle, et touchant, et violent.

Laurence Nerbonne présente XO Deluxe

Jeudi 15 juin – 20h – Scène Ford

Tout juste après VioleTT Pi solo, Laurence Nerbonne, elle, sera tout sauf solo. Au contraire, elle s’offrira une relecture de son album XO avec des potes de luxe : Shash’U, Rymz, Yann Perreau, Jason Bajada et Lary Kidd.

Ça va assurément donner un show pimpé et varié à souhait.

Dubmatique

Samedi 17 juin 18h

Wait, what ?

Dubmatique est de retour, et les Francos nous les présentent dans la série Les Révélations Bell. Question de « révéler » à une nouvelle génération les racines du rap générique.

Donne-moi la force de comprendre ce choix de programmation, Francos…

Omnikrom

Vendredi 16 juin 23h – Scène urbaine

Aaaaah bon, là on jase ! Tant qu’à ramener un groupe rap du passé, Omnikrom risque davantage de péter la baraque.  C’est sans doute grâce à Fred Savard et Rebecca Makonnen qui les ont convaincus de faire un retour lors de l’émission spéciale de La Soirée est (encore) jeune à la Nuit Blanche.

Quoi qu’il en soit, 23h, c’est l’heure parfaite pour qu’on Danse la poutine !

Évidemment, ce ne sont là que nos quelques observations étonnées, mais les FrancoFolies proposeront également des concerts extérieurs gratuits de (prenez votre souffle) : Koriass, Tryo, Yann Perreau, Chocolat, Les Hay Babies, Antoine Corriveau, Alaclair Ensemble, Les Dales Hawerchuk, Louis-Philippe Gingras, Vulvets, Fuudge, Fishbach, Ponteix, Mon Doux Saigneur, Gab Paquet (pour vous mesdames!), Jacques Jacobus, Joe Rocca, Lary Kidd, Loud, La Carabine, Vianney, Samuele et environ une cinquantaine d’autres.

La soirée d’ouverture du 8 juin mettra en vedette Les Trois Accords, Dumas, Pierre Kwenders et Lydia Képinski.

La journée de clôture du 18 juin est pas mal bien remplie aussi. Détails par ici.

 

MENTION

Andrée-Anne Brunet, Énergie le matin, Énergie 94,3 FM, 17 mai 2017

http://www.iheartradio.ca/

 

Le Théâtre du Marais promet une saison époustouflante

Daniel Deslauriers, Journal L'information du Nord Saint-Agathe, 17 mai 2017

Il y en aura pour tous les goûts, l'année prochaine, au Théâtre du Marais de Val-Morin.

Au programme, chanson, musique, théâtre, blues, jeune public, humour, découverte et cinéma. De grands moments en perspective! "Une programmation riche et magnifique", constate le président du Théâtre, Pierre Deschênes.

Artistes invités

Parmi les artistes invités, Samuele, Matt Holubowski, Beyries, Sally Folk, Karim Ouellet, Philippe Brach, Karen Young, Coral Egan, Guy Bélanger, Alan Gerber, Paul Deslauriers et son band, André Sauvé, Boucar Diouf et Katherine Levac.

S'ajoutent à cette brochette unique les Safia Nolin, Patrice Michaud, Angèle Dubeau, Boucar Diouf, Élisapie Isaac, Jorane, Tire le coyote, Yves P. Pelletier et bien d'autres.

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On pourra découvrir la programmation complète, dès le 24 mai prochain, au moment de l'ouverture de la billetterie. Information et réservation au www.theatredumarais.com, au  819-322-1414 ou à la billetterie du Marais.

 

Les concerts à voir cette année aux Francofolies de Montréal

ICI Radio-Canada, 16 mai 2017

La programmation extérieure des FrancoFolies de Montréal a été dévoilée mardi. Paul Piché, Dubmatique Valérie Carpentier seront du festival, ainsi qu'un hommage à Richard Desjardins.

Comme d’habitude, l’événement comprend plus de 150 concerts. Notons le spectacle qui célébrera le 375e anniversaire de Montréal le 18 juin, Vive Montréal aux Francos, d'une durée de neuf heures, avec en vedette Les Cowboys Fringants, IAM, Louve, Tiken Jah Fakoly, Philippe Brach et K.O.K.A., et les concerts gratuits présentés chaque soir :

8 juin – Les Trois Accords, Dumas, Pierre Kwenders, Lydia Képinski

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9 juin – Paul Piché

10 juin – 2Frères

11 juin – Desjardins, on l’aime-tu! avec Safia Nolin, Philippe B, Fred Fortin et d’autres artistes

12 juin – Yann Perreau

13 juin – Bernard Adamus

14 juin – La soirée Acadie rock avec Radio Radio, Lisa LeBlanc et d’autres

15 juin – Tryo

16 juin – Karim Ouellet

17 juin – Koriass

Les retours

Deux groupes hip-hop seront de retour lors des FrancoFolies. Vingt ans après les succès La force de comprendre et Soul pleureur, Dubmatique se réincarnera le 17 juin.

Et le groupe Omnikrom remettra de l'avant son hip-hop électronique parfois grivois.

Les valeurs sûres

La populaire Valérie Carpentier (un disque d’or pour L’Été des orages) revient au festival le 9 juin, forte de son deuxième album Pour Rosie.

Pour l'amateur en manque de forts décibels, allez au concert des Dales Hawerchuk le même soir. Le petit dernier, Désavantage numérique, a vu le jour l’automne dernier.

Toujours le 9 juin, le rappeur Lary Kidd, ex-Loud Lary Ajust, présentera son premier album solo,Sur contrôle, aux FrancoFolies. Le 12 juin, la vedette française Vianney tentera de conquérir le cœur des Montréalais et des touristes sur place.

Le 14 juin, Les Hay Babies interpréteront leurs chansons folk rock acadiennes au public.

Laurence Nerbonne et ses amis Rymz, Lary Kidd, Shash’U, Yann Perreau et Jason Bajada envahiront le Quartier des spectacles le 15 juin.

Le groupe de rock garage psychédélique Chocolat sera au FrancoFolies le 16 juin, et Alaclair Ensemble avec son hip-hop le lendemain.

À découvrir si ce n'est déjà fait

Paul Kunigis et ses sonorités tziganes, klezmer et blues rock (11 juin), Laurence Castera (13 juin), Alpha Yaya Diallo (14 juin) et Sébastien Lacombe seront au festival.

Il faut aussi surveiller les prestations de Shauit, de Lubik (11 juin), d’Antoine Corrideau, de Guillaume Arsenault et de Samuele (16 juin).

Les FrancoFolies de Montréal auront lieu du 8 au 18 juin.

 

Les francos 2017: une programmation extérieure à faire tourner les têtes

Ismaël Houdassine, Huffpost Québec, 16 mai 2017

Plus de 150 spectacles sous la belle étoile et gratuits composent la programmation des prochains Francofolies. En conférence de presse mardi, les organisateurs ont dévoilé les détails de cette 29e édition avec plusieurs moments forts qui débuteront en fanfare le 8 juin pour se terminer le 18 juin lors d’un grand concert festif consacré au 375e de Montréal.

Les Francos s’ouvriront avec un spectacle des Trois Accords accompagnés sur scène de Dumas, Pierre Kwenders et Lydia Képinsky, la grande lauréate des dernières Francouvertes. Les jours suivants seront l’occasion d’accueillir les prestations de Paul Piché, 2Frères, Yann Perreau, Tryo, Karim Ouellet et Koriass.

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Un concert hommage sera également consacré à Paul Desjardins rassemblant une belle brochette d’artistes de chez nous composée de Safia Nolin, Bernard Adamus, Fred Fortin, Klô Pelgag, Philipe B et Les sœurs Boulay.

Une soirée spéciale Acadie sera également au menu. Une première pour le festival qui compte fêter l’événement avec les venues de talentueux ambassadeurs de la région: Radio Radio, Lisa Leblanc, Joseph Edgar, Les Hay Babies, Les Païens et beaucoup d’autres.

Du rap au reggae

Les Francos se poursuivront à travers des volets musicaux répartis sur plusieurs scènes du site. Des artistes rocks et pop à découvrir tels Sophie Pelletier, Sébastien Lacombe, Zaho, Pual Kunigis et Alpha Yaya Diallo animeront la place des Festivals.

Le hip-hop n’aura pas à rougir puisqu’une soirée lui sera entièrement dédiée. Dubmatique et Omnicrom y feront leur gros retour. Koriass, Sarahmée, Brown et Ataclair composent le reste de l’affiche. Du reggae autochtone (Shauit), de la country-folk (Baptiste W. Hamon), du R&B urbain (Joe Rocca) ou du grunge psychédélique (Fuudge), le festival continue d’honorer en version francophone tous les genres et les styles.

Parmi la liste des concerts à ne pas manquer, signalons ceux de Karim Ouellet, Valérie Carpentier, Vianney, Laurence Nerbonne, Chocolat, Paul Kunigis, Guillaume Arsenault, Samuele, Di Astronauts, Caballero & Jeanjass et Zaho.

Annoncée quelques jours plus tôt, l’arrivée en grande pompe du groupe IAM présent pour un concert unique de clôture dans le cadre du 375e et intitulée Vive Montréal aux Francos. Les célèbres Marseillais célèbreront les 20 ans de leur fameux album L’école du micro d’argent au cours d’une journée commémorative où viendront se produire Les Cowboys Fringants, Ariane Moffatt, l'Ivoirien Tiken Jah Fakoly. K.O.K.A. et Philippe Brach.

 

Prix Félix-Leclerc de la chanson 2017: Les dix finalistes sont connus

Edouard Guay, Magazine Voir, 16 mai 2017

Les dix artistes québécois en lice pour le Prix Félix-Leclerc de la chanson 2017 ont été dévoilés. Le nom du gagnant sera dévoilé lors de la 29e édition des FrancoFolies de Montréal. Les candidats sont Antoine Corriveau, Bernhari, Caroline Savoie, Émile Savoie, Klô Pelgag, Laurence Nerbonne, Mat Vezio, Philippe Brach, Samuele et Sarah Toussaint-Léveillé.

Depuis 1996, le Prix Félix-Leclerc de la chanson récompense annuellement un artiste québécois et un français et leur permet de se faire connaître outre-Atlantique. L’objectif est de maintenir les liens qui unissent les deux cultures et de faire rayonner les artistes émergents d’ici. Le lauréat du Québec sera donc invité aux Francofolies de La Rochelle, tandis que le gagnant de France ira à ceux de Montréal. Toutefois, les dix candidats en lice pour le Québec se produiront tous sur scène dans le cadre des Francofolies de Montréal cet été. La gagnante de l’année précédente, Safia Nolin, se produira quant à elle à La Rochelle en juillet.

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Un jury québécois et un jury français, composés de journalistes et de représentants de l’industrie musicale, choisiront les deux gagnants sur la base de plusieurs critères, notamment l’originalité, la qualité des textes et de la musique, la qualité d’interprétation et la démarche créative.

 

Prix Félix-Leclerc: Philippe Brach finaliste pour une 4e fois

Agence QMI, Le Journal de Montréal, 16 mai 2017

MONTRÉAL – Pour une quatrième année consécutive, Philippe Brach est l’un des 10 finalistes québécois en lice pour décrocher le prix Félix-Leclerc de la chanson. L’auteur-compositeur-interprète originaire de Chicoutimi tentera de mettre la main sur cet honneur pour la première fois.

L’artiste indie rock Bernhari voudra lui aussi transformer sa plus récente nomination – sa troisième consécutive – en victoire.

S’ils veulent succéder à Safia Nolin, choisie en 2016, les deux hommes devront cette année être préférés à Antoine Corriveau, Caroline Savoie, Émile Bilodeau, Klô Pelgag, Laurence Nerbonne, Mat Vezio, Samuele et Sarah Toussaint-Léveillé.

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En plus d’empocher 15 000 $, le gagnant ou la gagnante de cette année assurera notamment sa place au sein de la programmation des prochaines FrancoFolies de Montréal et des Francofolies de La Rochelle, en France, en 2018.

Le nom du lauréat 2017 sera révélé durant la 29e édition des FrancoFolies de Montréal, qui se tiendra du 8 au 18 juin.

Depuis sa création en 1996, le prix Félix-Leclerc de la chanson est attribué afin de stimuler la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, ainsi que la production et la diffusion de la chanson francophone.

Avant Safia Nolin, Salomé Leclerc (2015), Philémon Cimon (2014) et Karim Ouellet (2013) ont entre autres été primés.

 

Prix Félix-Leclerc: Philippe Brach finaliste pour une 4e fois

Agence QMI, TVA Nouvelles, 16 mai 2017

Pour une quatrième année consécutive, Philippe Brach est l’un des 10 finalistes québécois en lice pour décrocher le prix Félix-Leclerc de la chanson. L’auteur-compositeur-interprète originaire de Chicoutimi tentera de mettre la main sur cet honneur pour la première fois.

L’artiste indie rock Bernhari voudra lui aussi transformer sa plus récente nomination – sa troisième consécutive – en victoire.

S’ils veulent succéder à Safia Nolin, choisie en 2016, les deux hommes devront cette année être préférés à Antoine Corriveau, Caroline Savoie, Émile Bilodeau, Klô Pelgag, Laurence Nerbonne, Mat Vezio, Samuele et Sarah Toussaint-Léveillé.

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En plus d’empocher 15 000 $, le gagnant ou la gagnante de cette année assurera notamment sa place au sein de la programmation des prochaines FrancoFolies de Montréal et des Francofolies de La Rochelle, en France, en 2018.

Le nom du lauréat 2017 sera révélé durant la 29e édition des FrancoFolies de Montréal, qui se tiendra du 8 au 18 juin.

Depuis sa création en 1996, le prix Félix-Leclerc de la chanson est attribué afin de stimuler la création chez les jeunes auteurs-compositeurs-interprètes, ainsi que la production et la diffusion de la chanson francophone.

Avant Safia Nolin, Salomé Leclerc (2015), Philémon Cimon (2014) et Karim Ouellet (2013) ont entre autres été primés.

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Marie-Louise Arsenault, Plus on est de fous, plus on lit!, 12 mai 2017

http://ici.radio-canada.ca

 

CRITIQUE

Alexandre Provencher, Bible urbaine, 9 mai 2017

Indéniablement, Samuele est une artiste à découvrir. Sa poésie, sa musicalité et sa fougue ne font que s’entremêler dans cet album aux couleurs folk-rock, blues et indie sans complexe. Sans complexe, oui. La poète-musicienne se situe hors des standards; elle s’affirme haut et fort; elle prend sa place; elle revendique grâce à des textes engagés mais surtout au diapason des préoccupations, valeurs et réalités actuelles, qui parlent de l’amour et du désir comme nul autre. Ses douze compositions possèdent une trame narrative unique et sont soutenues par une musique dynamique. Un bien bel album que voilà!

L’opus s’ouvre sur un poème senti, intelligent, fort et imagé. Une véritable ode au féminisme. C’est une prise de position envers le féminisme mou, mais aussi à l’inaction et à la soumission. C’est une prise de bec aux images véhiculées à tous azimuts, aux boutades lancées ici et là que l’on pense inoffensives, mais finalement bien ancrées.

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«Allez souris! Tiens-toi droite! Surveille ton assiette, compte les calories de ta recette». Ce texte donne le ton à l’album de Samuele. Les textes qu’elle livre, telle une narration en continu, mettent de l’avant diverses revendications féminines fortes, dans un premier temps. Mais bien que ce féminisme soit le premier vecteur de son écriture, on le sent s’amoindrir à la deuxième chanson et revenir uniquement dans «La Révolte». La musicienne traite plus en profondeur de la désinvolture d’une amoureuse déçue et rêveuse. Ainsi, l’amertume et le désir se chevauchent dans les textes sagement réfléchis de l’auteure-compositrice-interprète.

En fait, disons-le, les textes sont magnifiques. C’est ce qui rend l’album aussi pertinent et intéressant à écouter, en boucle. Samuele, sans tabou, a le sens des mots et de leur musicalité, un peu comme les grands de la chanson.   

D’ailleurs, parlons-en de la musique. Accompagnée pour l’occasion de cinq musiciens, Samuele propose ici des styles et univers assez diversifiés: d’un rock quasi expérimental s’entremêlant avec le blues, avec «Tous les blues», au spoken word avec «Égalité de papier». Bien qu’inégales dans leur style et leur rythmique, ce qui se répercute à l’écoute, les douze compositions s’avèrent accrocheuses. La guitare est omniprésente: il s’agit presque d’une extension de la chanteuse. Ce faisant, elle s’en sert autant dans les mélodies les plus rock que dans les «ballades» plus tristes comme «Le Lest».

Parmi les compositions qui retiennent l’attention, la pièce «Compter sur ça» sort notamment du lot, de par sa tendresse et sa montée en puissance. On y remarque quelques influences de Louis-Jean Cormier, avec Le treizième étage, dans les rythmiques et les envolées de guitares. Puis, «La sortie» propose un texte qui met de l’avant l’autonomie, la suffisance et l’émancipation de l’héroïne, et ce, sous-tendue d’une mélodie énergique du début à la fin par la batterie et la guitare. Finalement, ne passez pas tout droit. Il y en a une petite cachée, «Hochelaga, mon amour», qui se trouve à la fin de l’album et qui s’avère un véritable ver d’oreille grâce au chœur qui chante à l’unisson son amour pour Hochelaga! On dirait un gros jam de salon.  

Avec Les filles sages vont au paradis, les autres où elles veulent, Samuele fait oublier ce slogan féministe des années 1970 et réussit à le faire sien. Écoutez ce nouvel album pour ces mots, sa poésie et sa musique.

 

ENTREVUE

Rebecca Makonnen, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio-Canada Première, 9 mai 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

Faire son propre chemin

Marie-Claude Doyle, Le Journal de Montréal, 6 mai 2017

Lauréate du Festival de la chanson de Granby, Samuele a parcouru tout un chemin pour en arriver là. Fière d’où elle est rendue, l’auteure-compositrice-interprète et la fille du regretté Gaston Mandeville vient de lancer son premier disque, «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent».

Samuele n’a rien de la fille sage qui veut à tout prix plaire aux autres. D’où le titre évocateur de son premier disque: «Les filles sages vont au paradis», les autres vont où elles veulent».

«Je pense qu’être sage, c’est répondre aux attentes des gens; et toutes les années où j’ai essayé de répondre à ces attentes, je n’ai rien fait d’extraordinaire. Le jour où je me suis détachée de ça, c’est là que j’ai trouvé qui j’étais et que j’ai commencé à m’éclater. J’ai envie de propager la bonne nouvelle qu’il faut être soi-même et arrêter de vouloir plaire, sinon ça ne sera pas le fun.»

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Surmonter l’échec

La vie lui a appris à forger sa personnalité en devenant la jeune maman d’un garçon, aujourd’hui âgé de 10 ans. «C’est compliqué de gérer la musique et d’être parent, mais ma mère est là et elle m’aide beaucoup, et mes amis aussi.»

À l’époque de son premier mini-album, «Le goût de rien», paru en 2011, l’auteure compositrice-interprète était mère de famille monoparentale, travaillait à temps plein et préparait son disque.

Elle s’est épuisée. «J’ai souvent fait des dépressions dans ma vie. Je l’aborde ouvertement sur mon album «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent». J’avais besoin de guérir du «Goût de rien» parce que c’était un échec. J’avais mis tout mon argent là-dedans, et ça n’avait pas décollé. J’avais envie de retourner en studio et de vivre une expérience positive, sans attente ni pression, et de faire l’album que j’avais envie de faire. C’est ce que j’ai fait avec «Z’album» (un mini-album sorti en 2015). Après ça, je suis passée aux Francouvertes, et les choses ont commencé à décoller.»

En 2016, elle a remporté le Festival international de la chanson de Granby. Puis, elle vient de sortir son premier disque aux sonorités folk-rock, blues et groovy, où elle mêle le «spoken word» à la chanson.  «Le «spoken word» est une façon d’aller plus loin dans mon expression.»

Son parcours l’entraînera d’ailleurs en Suisse, en Belgique et en France, en septembre prochain, pour une tournée de spectacles.

Un papa attentionné

Son père, Gaston Mandeville, est décédé d’un cancer des os le 16 juin 1997. Samuele avait 11 ans; elle en a 31 aujourd’hui. L’artiste garde de beaux souvenirs de son paternel. «Mon père travaillait dans son studio à la maison et, pour moi, son studio était comme un Disneyland. J’avais le droit de jouer de ses instruments et je le suivais en tournée durant l’été. Je tripais beaucoup. Pour le reste du monde, c’était un chanteur, mais pour moi, c’était un papa. J’étais très proche de mon père.»

S’affirmer en tant que queer

Toutefois, elle a choisi de faire carrière sans son patronyme. «Quand j’ai commencé à faire de la musique, je n’avais pas envie d’être la fille de... Aujourd’hui, ce n’est plus un problème parce que j’ai assez de personnalité pour ne pas être la fille de personne. Je suis très fière du parcours de mon père, mais je pense que je lui ressemble beaucoup et qu’il aurait fait pareil s’il avait été à ma place. Mon prénom, je l’aime beaucoup; il est très évocateur parce qu’il est non genré, et c’est mon vrai prénom», explique celle qui a décidé de vivre publiquement le fait qu’elle est queer.

«Ça m’a pris du temps avant de faire mon coming out parce qu’il n’y avait pas de modèle. Là, je me dis que j’ai l’occasion d’en être un. C’est dans ma nature d’être transparente et de partager les choses.»

A-t-elle l’âme d’une rebelle? «J’ai une force de caractère que mon père avait aussi. Il a toujours fait les choses à sa façon et avec beaucoup d’amour. J’ai un peu la même approche. Je réfléchis et je fais mes propres choix. Donc, oui, je suis rebelle!»

Revenant sur son passage aux «Francs-tireurs» en décembre dernier où il était question de queer, de pansexualité et de bisexualité, Samuele raconte: «Il y a beaucoup de gens qui m’ont dit qu’ils avaient regardé ça avec leur famille, leurs collègues ou autres et que ça avait déclenché une discussion.»

Samuele est d’ailleurs engagée auprès du GRIS-Montréal, un organisme qui démystifie l’homosexualité et la bisexualité dans les écoles. «Je vais dans les classes au secondaire et au cégep. J’ai un contact direct avec les jeunes et j’ai l’impression de faire une différence pour vrai.»

 

La fille de Gaston Mandeville lance son premier album: «J'étais très proche de mon père»

Marie-Claude Doyle, TVA Nouvelles, 6 mai 2017

Lauréate du Festival de la chanson de Granby, Samuele a parcouru tout un chemin pour en arriver là. Fière d’où elle est rendue, l’auteure-compositrice-interprète et la fille du regretté Gaston Mandeville vient de lancer son premier disque, «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent».

Samuele n’a rien de la fille sage qui veut à tout prix plaire aux autres. D’où le titre évocateur de son premier disque: «Les filles sages vont au paradis», les autres vont où elles veulent».

«Je pense qu’être sage, c’est répondre aux attentes des gens; et toutes les années où j’ai essayé de répondre à ces attentes, je n’ai rien fait d’extraordinaire. Le jour où je me suis détachée de ça, c’est là que j’ai trouvé qui j’étais et que j’ai commencé à m’éclater. J’ai envie de propager la bonne nouvelle qu’il faut être soi-même et arrêter de vouloir plaire, sinon ça ne sera pas le fun.»

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Surmonter l’échec

La vie lui a appris à forger sa personnalité en devenant la jeune maman d’un garçon, aujourd’hui âgé de 10 ans. «C’est compliqué de gérer la musique et d’être parent, mais ma mère est là et elle m’aide beaucoup, et mes amis aussi.»

À l’époque de son premier mini-album, «Le goût de rien», paru en 2011, l’auteure compositrice-interprète était mère de famille monoparentale, travaillait à temps plein et préparait son disque.

Elle s’est épuisée. «J’ai souvent fait des dépressions dans ma vie. Je l’aborde ouvertement sur mon album «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent». J’avais besoin de guérir du «Goût de rien» parce que c’était un échec. J’avais mis tout mon argent là-dedans, et ça n’avait pas décollé. J’avais envie de retourner en studio et de vivre une expérience positive, sans attente ni pression, et de faire l’album que j’avais envie de faire. C’est ce que j’ai fait avec «Z’album» (un mini-album sorti en 2015). Après ça, je suis passée aux Francouvertes, et les choses ont commencé à décoller.»

En 2016, elle a remporté le Festival international de la chanson de Granby. Puis, elle vient de sortir son premier disque aux sonorités folk-rock, blues et groovy, où elle mêle le «spoken word» à la chanson.  «Le «spoken word» est une façon d’aller plus loin dans mon expression.»

Son parcours l’entraînera d’ailleurs en Suisse, en Belgique et en France, en septembre prochain, pour une tournée de spectacles.

Un papa attentionné

Son père, Gaston Mandeville, est décédé d’un cancer des os le 16 juin 1997. Samuele avait 11 ans; elle en a 31 aujourd’hui. L’artiste garde de beaux souvenirs de son paternel. «Mon père travaillait dans son studio à la maison et, pour moi, son studio était comme un Disneyland. J’avais le droit de jouer de ses instruments et je le suivais en tournée durant l’été. Je tripais beaucoup. Pour le reste du monde, c’était un chanteur, mais pour moi, c’était un papa. J’étais très proche de mon père.»

S’affirmer en tant que queer

Toutefois, elle a choisi de faire carrière sans son patronyme. «Quand j’ai commencé à faire de la musique, je n’avais pas envie d’être la fille de... Aujourd’hui, ce n’est plus un problème parce que j’ai assez de personnalité pour ne pas être la fille de personne. Je suis très fière du parcours de mon père, mais je pense que je lui ressemble beaucoup et qu’il aurait fait pareil s’il avait été à ma place. Mon prénom, je l’aime beaucoup; il est très évocateur parce qu’il est non genré, et c’est mon vrai prénom», explique celle qui a décidé de vivre publiquement le fait qu’elle est queer.

«Ça m’a pris du temps avant de faire mon coming out parce qu’il n’y avait pas de modèle. Là, je me dis que j’ai l’occasion d’en être un. C’est dans ma nature d’être transparente et de partager les choses.»

A-t-elle l’âme d’une rebelle? «J’ai une force de caractère que mon père avait aussi. Il a toujours fait les choses à sa façon et avec beaucoup d’amour. J’ai un peu la même approche. Je réfléchis et je fais mes propres choix. Donc, oui, je suis rebelle!»

Revenant sur son passage aux «Francs-tireurs» en décembre dernier où il était question de queer, de pansexualité et de bisexualité, Samuele raconte: «Il y a beaucoup de gens qui m’ont dit qu’ils avaient regardé ça avec leur famille, leurs collègues ou autres et que ça avait déclenché une discussion.»

Samuele est d’ailleurs engagée auprès du GRIS-Montréal, un organisme qui démystifie l’homosexualité et la bisexualité dans les écoles. «Je vais dans les classes au secondaire et au cégep. J’ai un contact direct avec les jeunes et j’ai l’impression de faire une différence pour vrai.»

 

La fille de Gaston Mandeville lance son premier album: «J'étais très proche de mon père»

Marie-Claude Doyle, Échos Vedettes, 5 mai 2017

Lauréate du Festival de la chanson de Granby, Samuele a parcouru tout un chemin pour en arriver là. Fière d’où elle est rendue, l’auteure-compositrice-interprète et la fille du regretté Gaston Mandeville vient de lancer son premier disque, «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent».

Samuele n’a rien de la fille sage qui veut à tout prix plaire aux autres. D’où le titre évocateur de son premier disque: «Les filles sages vont au paradis», les autres vont où elles veulent».

«Je pense qu’être sage, c’est répondre aux attentes des gens; et toutes les années où j’ai essayé de répondre à ces attentes, je n’ai rien fait d’extraordinaire. Le jour où je me suis détachée de ça, c’est là que j’ai trouvé qui j’étais et que j’ai commencé à m’éclater. J’ai envie de propager la bonne nouvelle qu’il faut être soi-même et arrêter de vouloir plaire, sinon ça ne sera pas le fun.»

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Surmonter l’échec

La vie lui a appris à forger sa personnalité en devenant la jeune maman d’un garçon, aujourd’hui âgé de 10 ans. «C’est compliqué de gérer la musique et d’être parent, mais ma mère est là et elle m’aide beaucoup, et mes amis aussi.»

À l’époque de son premier mini-album, «Le goût de rien», paru en 2011, l’auteure compositrice-interprète était mère de famille monoparentale, travaillait à temps plein et préparait son disque.

Elle s’est épuisée. «J’ai souvent fait des dépressions dans ma vie. Je l’aborde ouvertement sur mon album «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent». J’avais besoin de guérir du «Goût de rien» parce que c’était un échec. J’avais mis tout mon argent là-dedans, et ça n’avait pas décollé. J’avais envie de retourner en studio et de vivre une expérience positive, sans attente ni pression, et de faire l’album que j’avais envie de faire. C’est ce que j’ai fait avec «Z’album» (un mini-album sorti en 2015). Après ça, je suis passée aux Francouvertes, et les choses ont commencé à décoller.»

En 2016, elle a remporté le Festival international de la chanson de Granby. Puis, elle vient de sortir son premier disque aux sonorités folk-rock, blues et groovy, où elle mêle le «spoken word» à la chanson.  «Le «spoken word» est une façon d’aller plus loin dans mon expression.»

Son parcours l’entraînera d’ailleurs en Suisse, en Belgique et en France, en septembre prochain, pour une tournée de spectacles.

Un papa attentionné

Son père, Gaston Mandeville, est décédé d’un cancer des os le 16 juin 1997. Samuele avait 11 ans; elle en a 31 aujourd’hui. L’artiste garde de beaux souvenirs de son paternel. «Mon père travaillait dans son studio à la maison et, pour moi, son studio était comme un Disneyland. J’avais le droit de jouer de ses instruments et je le suivais en tournée durant l’été. Je tripais beaucoup. Pour le reste du monde, c’était un chanteur, mais pour moi, c’était un papa. J’étais très proche de mon père.»

S’affirmer en tant que queer

Toutefois, elle a choisi de faire carrière sans son patronyme. «Quand j’ai commencé à faire de la musique, je n’avais pas envie d’être la fille de... Aujourd’hui, ce n’est plus un problème parce que j’ai assez de personnalité pour ne pas être la fille de personne. Je suis très fière du parcours de mon père, mais je pense que je lui ressemble beaucoup et qu’il aurait fait pareil s’il avait été à ma place. Mon prénom, je l’aime beaucoup; il est très évocateur parce qu’il est non genré, et c’est mon vrai prénom», explique celle qui a décidé de vivre publiquement le fait qu’elle est queer.

«Ça m’a pris du temps avant de faire mon coming out parce qu’il n’y avait pas de modèle. Là, je me dis que j’ai l’occasion d’en être un. C’est dans ma nature d’être transparente et de partager les choses.»

A-t-elle l’âme d’une rebelle? «J’ai une force de caractère que mon père avait aussi. Il a toujours fait les choses à sa façon et avec beaucoup d’amour. J’ai un peu la même approche. Je réfléchis et je fais mes propres choix. Donc, oui, je suis rebelle!»

Revenant sur son passage aux «Francs-tireurs» en décembre dernier où il était question de queer, de pansexualité et de bisexualité, Samuele raconte: «Il y a beaucoup de gens qui m’ont dit qu’ils avaient regardé ça avec leur famille, leurs collègues ou autres et que ça avait déclenché une discussion.»

Samuele est d’ailleurs engagée auprès du GRIS-Montréal, un organisme qui démystifie l’homosexualité et la bisexualité dans les écoles. «Je vais dans les classes au secondaire et au cégep. J’ai un contact direct avec les jeunes et j’ai l’impression de faire une différence pour vrai.»

 

CRITIQUE

Richard Dion, La Semaine, 5 mai 2017

Folk Rock Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent - Samuele

Féministe et fière de l'être, Samuele le prouve dans Égalité de papier, un texte parlé sur le discours égalitaire et la place réservée aux femmes dans la société. Elle propose sa poésie sur une musique folk rock puissante. Intempo

 

Folke-moi

Caroline Fortin, Magazine Châtelaine, mai 2017

Deux filles extras à voir sur scène ce printemps.

Samuele Ça commente par un slam de feu (Égalité de papier) et se termine par une douce pluie sur «Hochelag' à grandeur» (La couleur de l'orage). entre les deux, la gagnante de Granby 2016 séduit par la fougue de son premier album, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Le 28 avril à la Chasse-Galerie, à Lavaltrie ; le 29 avril au Zaricot, à Saint-Hyacinthe ; et le 24 mai au Sacrilège, à Québec. SamuelleMusique.com

 

« Par un manifeste féministe », mais...

Olivier Denommée, Le Courrier de Saint-Hyacinthe, 27 avril 2017

Le nom de l’auteure-compositrice-interprète Samuele circule de plus en plus à travers la province, elle qui s’est fait remarquer aux Francouvertes en 2015 et au Festival international de la chanson de Granby l’année suivante pour son folk-rock teinté de blues et particulièrement engagé. La voilà qui vient de lancer son premier album studio qu’elle fera découvrir le 29 avril au Zaricot.

Le titre de l’album, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, est à l’image d’une artiste militante et féministe qui n’a pas la langue dans sa poche. En entrevue, elle assure n’avoir fait « aucun compromis » quant à la direction de cet opus paru le 7 avril. « J’ai fait l’album que je voulais. Pour me décrire, on pourrait dire que je fais de la “chanson” stoner-rock-blues-fusion », lance-t-elle à la blague, ce qui se traduirait par un son lourd baignant quelque part entre le folk et le blues, avec la voix au premier plan. Malgré le titre engagé, Samuele assure que son album ne l’est pas, ou du moins pas entièrement. « Une ou deux chansons le sont, mais le reste est plus intime. Ce n’est pas un manifeste féministe à 100 %. » L’album démarre tout de même sur le poème en spoken word « Égalité de papier », présenté presque systématiquement en spectacle pour dénoncer la place de la femme dans une société encore patriarcale. D’autres titres, comme « La sortie » et « La révolte », écorcheront volontiers les travers de notre société.

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Le meilleur des deux mondes

La scène est le terrain de jeu de Samuele, et ça se voit : elle en profite pour éduquer son public sur des enjeux souvent incompris de la société, dont la transphobie. « J’ai de la facilité à en parler, et la plupart des spectateurs ont envie d’en apprendre plus. » Se considérant privilégiée d’avoir une telle tribune, elle admet avoir « le meilleur des deux mondes » lorsqu’elle peut faire de la musique avec une telle proximité et éduquer les gens en même temps.

Elle conserve d’ailleurs de bons souvenirs du Zaricot, où elle avait déjà joué en première partie des Hôtesses d’Hilaire. Cette fois, elle y retourne le samedi 29 avril dès 20 h pour son propre spectacle, accompagnée pour l’occasion de trois complices et musiciens.

 

CRITIQUE

Myriam Huard, Le canal auditif, 24 avril 2017

« Comment t’explique à une fille qu’elle est égale aux garçons, quand « jouer comme une fille » c’est d’échapper le ballon » – Égalité de papier

L’album de Samuele provoque déjà une certaine curiosité avec son titre Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, mais dès la première trame de son manifeste, Égalité de papier, nous tombons amoureux de sa poésie directe et engagée. Il s’agit du premier album officiel de cette jeune auteure-compositrice-interprète qui avait sorti un opus, il y a quelques années, intitulé : Z’album. Sa chanson Le goût de rien m’avait tout de suite séduite en 2011.

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Ce tout nouveau bijou musical a été réalisé par Jean-Sébastien Brault-Labbé qui y joue aussi la batterie, Julie Miron y gratte la guitare, Alex Pépin s’occupe la basse, la contrebasse et fait aussi la prise de son. Une équipe réduite qui prouve qu’on n’a pas besoin d‘avoir une dizaine de personnes pour créer un superbe album.

Nous y retrouvons son spoken word suivi de 11 chansons qui se promènent entre délicatesse et poésie, entre rock et blues. D’ailleurs, la pièce Tous les blues résonne comme un bass-drum dans le cœur d’une histoire amoureuse déchue. Un cœur noir qui se vide sur papier et qui s’invente un langage à lui seul. La chanson La révolte nous ramène au printemps érable 2012, ce moment où les carrés rouges se tenaient droit. Nous sentons la déception et la rage de Samuele à travers son histoire de cri de guerre et de roi qui s’effondre. On va se le dire, on aurait tous aimé gagner échec et mat cette année-là… Mais comme parfois, il faut choisir ses batailles, Samuele l’a fait en écrivant cet album avec un style anarchiste poli.

Samuele a un parcours très intéressant; déjà une habituée des bars depuis des années, elle a été demi-finaliste au Francouvertes 2015 et elle a remporté la finale du Festival international de la chanson de Granby l’an dernier. Je me souviens l’avoir vu au Quai des Brumes, il y a de ça plusieurs années et je me demandais alors pourquoi cette artiste n’avait pas encore son CD à vendre sur la table de marchandise. Depuis 2011, j’attends d’avoir son album et écouter cette voix chaude et envoutante encore et encore.

Samuele, merci de jouer comme une fille. De prendre le décor. Ne t’excuse jamais.

MA NOTE : 8/10

 

Samuele Mandeville

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

InTempo Musique

51 minutes

 

ENTREVUE

Martin Vanasse, Les malins, ICI Radio-Canada Première Gatineau, 21 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

ENTREVUE

Renée Germain, Martin Tremblay et Cynthia Plamondon, J'aime ça l'matin, Énergie 104,1 FM, 21 avril 2017

http://www.iheartradio.ca/

 

ENTREVUE

Eugénie Lépine-Blondeau, Les dessous féminins, CISM 89,3 FM, 21 avril 2017

 

CRITIQUE

André Péloquin, Journal 24h, 21 avril 2017

Coup de coeur : Samuele - Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Décidément, Samuele n’en finit plus d’étonner.

Après avoir obtenu le grand prix de l’édition 2016 du Festival international de la chanson de Granby, l’auteure-compositrice-interprète montréalaise ­propose un premier disque qui plaira autant aux fans du rock pop de Salomé Leclerc que des ballades de Safia Nolin (sans toutefois singer l’une ou l’autre).

Seule ombre: la pièce d’ouverture qui, malgré un ­discours engagé aussi juste qu’acéré, est déclamée en slam, ma kryptonite musicale. Bref, au-delà de ce frein bien personnel, Samuele va déjà loin dès son premier album.

 

ENTREVUE

Denis Ménard, Paroles et Musique, CHUO 89,1 FM, 20 avril 2017

http://chuo.fm/

 

Samuele n'a peut-être pas choisi le paradis, mais elle s'amuse quand même

Olivia Nguonly, Hebdo Rive-Nord, 19 avril 2017

MUSIQUE. Écouter la poésie engagée de Samuele, c'est accepter de se laisser guider par une fille qui n'a pas la plume dans sa poche, comme on dit. Avec Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, la multi-instrumentaliste livre un combat avec elle-même et avec toutes celles qui auront envie de la suivre. Elle sera en spectacle à Lavaltrie le 28 avril.

D'emblée, elle met les cartes sur table. « Je ne l'ai pas inventé, c'est un slogan féministe qui date des années soixante-dix », répond Samuele, interrogée sur le titre de l'album qu'elle lançait plus tôt ce mois-ci.

Pour la poétesse des temps modernes, les mots qu'elle a choisi d'apposer sur son nouvel opus sont synonymes d'une forme d'affranchissement de la femme. « Pour ma part, répondre aux attentes ne m'a rien donné. J'ai commencé à avoir du fun quand j'ai arrêté de m'excuser d'occuper l'espace. »

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Et l'espace, Samuele l'occupe en entier, comme elle l'a décidé, il y a deux ans, après s'être épuisée avec son boulot, sa musique et sa vie de famille. « Il fallait que ça change », décide-t-elle.

Puis, sont arrivées les Francouvertes en 2015, où l'artiste se rend jusqu'aux demi-finales, avant de remporter le Festival international de la chanson de Granby, l'année suivante.

Mais le choix de la musique ne s'est pas fait sans questionnements et incertitudes. « J'ai alors arrêté de m'excuser, ce qui n'est pas très féminin et pas non plus un modèle de mère idéale. J'ai vécu de la culpabilité », avoue la maman d'un jeune garçon.

La poésie comme outil

Au final, les textes intimistes et la musique tantôt folk-rock tantôt en vers parlés, l'ont emporté sur les angoisses de l'artiste qui a remporté le prix de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec de la Bourse Rideau en février dernier.

Tout a commencé à sept ans, quand la fillette a choisi d'adopter le genre poétique et le romantisme qui allait avec. Adolescente, elle avait plus que jamais besoin de canaliser ses émotions et l'écriture n'était jamais bien loin. « L'écriture, ça été ma ligne de vie. C'est mon outil le plus important. »

Des années plus tard, le féminisme de Samuele est aujourd'hui assumé: « Si tu demandes à 25 personnes ce que c'est d'être féministe, tu auras 25 réponses différentes. Pour moi, c'est un constat de l'inégalité entre les sexes et il faut que ça change. C'est la résistance. »

Quant à la poésie, elle y croit aussi plus que jamais. « La poésie est faite pour être récitée à voix haute. C'est la liberté absolue dans l'écriture, puisqu'on a pas besoin de servir une mélodie et que le message passe mieux en public », explique la musicienne.

Sur les planches de la Chasse-Galerie à Lavaltrie, Samuele a bien l'intention d'occuper le plus d'espace possible en compagnie de son acolyte, Alex.

Pour informations et achat: www.chasse-galerie.ca

 

Une plume intègre dans des arrangements bad ass

Jocelyn Legault, Alternative Rock Press, 18 avril 2017

Il y un an, un vendredi soir, l’artiste Samuele remportait le 48e Festival International de la chanson de Granby.

Celle qui est originaire de Montréal nous arrive avec son premier album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Ce sont 12 pièces qui naviguent dans un folk-rock corrosif avec quelques teintes de blues taciturne.

Samuele donne le ton a une plume crue et intègre dans ses arrangements bad ass. Elle nous surprend avec sa fougue et son caractère, beaucoup de caractère. L’artiste ne met pas de crémage sur ses chansons et met plutôt plein gaz sur sa verve piquante et renversante.

Voilà un premier disque qui n’est pas racoleur et qui fesse fort avec toute l’intégrité qu’elle se permet. Ça joue fort et ça shake le dedans. Si les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, une chose est sûre Samuele va où elle décide et ça lui réussit !

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ENFIN une artiste qui joue hors des sentiers battus qui me rappelle l’audace de PJ Harvey à une certaine époque.

Chansons coup de cœur :

Égalité de papier

La sortie

Coeur de tôle

Compter sur ça

Tous les blues

La révolte

La couleur de l’orage

 

CRITIQUE

Élise Jetté, BRBR, 17 avril 2017

Récipiendaire du prix de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec dans le cadre de la Bourse RIDEAU, Samuele prête sa plume à d’autres personnes et d’autres projets depuis longtemps, mais offre ce mois-ci ses mots à son propre public sous son propre nom, avec un premier album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

Coréalisé avec le percussionniste Jean-Sébastien Brault-Labbé, ce premier album compte également sur la collaboration des musiciens Alex Pépin, Julie Miron, Gabrielle Smith et Elizabeth Rogers.

En ouverture d’album, Samuele réussit à convaincre quiconque encore incertain par rapport au chemin qu’il nous reste à parcourir pour atteindre l’égalité homme-femme, que la bataille est loin d’être gagnée. Égalité de papier aborde ainsi l’objectification de la femme et les prouesses masculinistes pour nous faire croire que les droits des femmes ne sont plus bafoués. Un texte livré dans un spoken word senti et habile.

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Le single La sortie suit dans la même thématique, tout en intégrant un petit groove rock entraînant.

LES MOTS EN AVANT

Le titre de l’album évoquant en soi une large partie du propos percutant de l’auteure, on ne s’exclame pas d’étonnement devant les revendications qui s’enchaînent avec poésie. Je n’irais pas jusqu’à dire que la musique devient accessoire dans cette œuvre, mais la musicalité qui émane d’abord du texte nous suffit dans presque tous les cas. Les instruments, bien qu’essentiels à la présentation d’un produit bien fignolé, pourraient s’avérer facultatifs dans plusieurs cas. C’est souvent le texte qui prime.

Compter sur ça se distingue d'ailleurs par le fait que les cuivres imposants soutiennent l’intention dans le refrain.

Sans briser les moules, le blues sensuel de Samuele demeure efficace. C’est justement le cas de la chanson Tous les blues où elle clame, au désarroi « Y’a pas de rime assez riche pour parler de ta lumière. Si t’es OK avec la triche, j’invente un vocabulaire. J’t’écris des chansons d’amour que je te chanterai jamais. »

SENSIBLE AUSSI

Dans un folk plus dépouillé, Dactylo vient toucher à d’autres cordes de sensibilité. La mélodie de guitare et la voix acrobatique de Samuele nous interpellent rapidement sur ce texte poignant, voire bouleversant à certains instants, tant l’émotion transmise par la voix est juste : « Nous deux ça s’peut pas. On s’comprend juste pas. Nous deux ça s’peut pas. J’m’ennuie de tes bras. »

Sirène, qui tend un peu plus vers le spoken word que les chansons conventionnelles, traite habilement du désir de voyage, puis Le lest arrive un peu avant la fin comme une invitation à ralentir la cadence.

Toune d’hiver nous mène à La couleur de l’orage, une chanson enregistrée en plein air et durant laquelle on entend sans effort le bruit de la forêt et des oiseaux qui entourent l’artiste au moment de chanter la chanson devant les micros. Écrite pour un ami décédé, la pièce est touchante du début à la fin et l’ambiance sonore nous capte irrémédiablement à travers le texte toujours au point : « J’me dis que ton cœur a pris la forme des nuages, ta colère la couleur de l’orage. »

Peu d’auteurs-compositeurs-interprètes réussissent à porter des messages avec autant de clarté. Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent s’impose comme un passage nécessaire.

Date de sortie : 7 avril 2017. 

 

 

CRITIQUE

Yves Bergeras, Le Droit, 15 avril 2017

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, annonce Samuele en couverture de son troisième opus.

La Montréalaise fait évidemment partie de ces «autres», qui prennent leur liberté à bras le corps. Elle a ici choisi de «célébrer l'autodétermination», en dressant le portrait de femmes «en pleine possession de la narration de leur vie». D'un côté, des visages de «princesses autonomes», voyageuses (La sortie), impétueuses, fonceuses ou frondeuses... dont La révolte coule sur les joues, parfois. De l'autre, les rêveuses ; qui, souvent par amour, fendent ou fanent (fort belle Le lest). Entourée d'une bande à haute densité féminine : trois musiciennes (guitares, vents, trompette) et deux gars (piano, basse, contrebasse et batterie), Samuele signe 12 compositions pop-folk-presque rock, très joliment bluesées. Elle arrange et co-réalise. Et sa croustillance poétique devient maestria quand, sur le percutant slam Égalité de papier, Samuelle gronde en dénonçant la perpétuation des inégalités entre les sexes.

 

CRITIQUE

Yves Bergeras, Le Soleil, 15 avril 2017

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, annonce Samuele en couverture de son troisième opus.

La Montréalaise fait évidemment partie de ces «autres», qui prennent leur liberté à bras le corps. Elle a ici choisi de «célébrer l'autodétermination», en dressant le portrait de femmes «en pleine possession de la narration de leur vie». D'un côté, des visages de «princesses autonomes», voyageuses (La sortie), impétueuses, fonceuses ou frondeuses... dont La révolte coule sur les joues, parfois. De l'autre, les rêveuses ; qui, souvent par amour, fendent ou fanent (fort belle Le lest). Entourée d'une bande à haute densité féminine : trois musiciennes (guitares, vents, trompette) et deux gars (piano, basse, contrebasse et batterie), Samuele signe 12 compositions pop-folk-presque rock, très joliment bluesées. Elle arrange et co-réalise. Et sa croustillance poétique devient maestria quand, sur le percutant slam Égalité de papier, Samuelle gronde en dénonçant la perpétuation des inégalités entre les sexes.

 

CRITIQUE

Yves Bergeras, La Tribune, 15 avril 2017

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, annonce Samuele en couverture de son troisième opus.

La Montréalaise fait évidemment partie de ces «autres», qui prennent leur liberté à bras le corps. Elle a ici choisi de «célébrer l'autodétermination», en dressant le portrait de femmes «en pleine possession de la narration de leur vie». D'un côté, des visages de «princesses autonomes», voyageuses (La sortie), impétueuses, fonceuses ou frondeuses... dont La révolte coule sur les joues, parfois. De l'autre, les rêveuses ; qui, souvent par amour, fendent ou fanent (fort belle Le lest). Entourée d'une bande à haute densité féminine : trois musiciennes (guitares, vents, trompette) et deux gars (piano, basse, contrebasse et batterie), Samuele signe 12 compositions pop-folk-presque rock, très joliment bluesées. Elle arrange et co-réalise. Et sa croustillance poétique devient maestria quand, sur le percutant slam Égalité de papier, Samuelle gronde en dénonçant la perpétuation des inégalités entre les sexes.

 

CRITIQUE

Yves Bergeras, La voix de l'Est, 15 avril 2017

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, annonce Samuele en couverture de son troisième opus.

La Montréalaise fait évidemment partie de ces «autres», qui prennent leur liberté à bras le corps. Elle a ici choisi de «célébrer l'autodétermination», en dressant le portrait de femmes «en pleine possession de la narration de leur vie». D'un côté, des visages de «princesses autonomes», voyageuses (La sortie), impétueuses, fonceuses ou frondeuses... dont La révolte coule sur les joues, parfois. De l'autre, les rêveuses ; qui, souvent par amour, fendent ou fanent (fort belle Le lest). Entourée d'une bande à haute densité féminine : trois musiciennes (guitares, vents, trompette) et deux gars (piano, basse, contrebasse et batterie), Samuele signe 12 compositions pop-folk-presque rock, très joliment bluesées. Elle arrange et co-réalise. Et sa croustillance poétique devient maestria quand, sur le percutant slam Égalité de papier, Samuelle gronde en dénonçant la perpétuation des inégalités entre les sexes.

 

 

CRITIQUE

André Péloquin, Journal de Montréal, 14 avril 2017

Coup de coeur : Samuele - Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Décidément, Samuele n’en finit plus d’étonner.

Après avoir obtenu le grand prix de l’édition 2016 du Festival international de la chanson de Granby, l’auteure-compositrice-interprète montréalaise ­propose un premier disque qui plaira autant aux fans du rock pop de Salomé Leclerc que des ballades de Safia Nolin (sans toutefois singer l’une ou l’autre).

Seule ombre: la pièce d’ouverture qui, malgré un ­discours engagé aussi juste qu’acéré, est déclamée en slam, ma kryptonite musicale. Bref, au-delà de ce frein bien personnel, Samuele va déjà loin dès son premier album.

 

CRITIQUE

Jean-François Côté, Le Téléjournal, ICI Radio-Canada Télé Saguenay, 14 avril 2017

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CRITIQUE

Rachelle McDuff, Journal Métro, 14 avril 2017

Inspirant(E)

Samuele

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Note: 

Avec un titre comme Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, on s’attendait à un album militant aux textes forts. C’est exactement ce que livre l’auteure-compositrice- interprète et multi-instrumentiste montréalaise Samuele, qui a remporté le dernier Festival international de la chanson de Granby. Dans un style folk-rock badigeonné de spoken word, ille utilise sa plume acérée pour traiter de féminisme, de peine d’amour, de dépression sans jamais être déprimant. Avis aux intéressé(Es) : ille offrira un spectacle gratuit le 13 mai au parc Jean-Duceppe.

 

MENTION

Jean-François Côté, L'heure de pointe, ICI Radio-Canada Première Saguenay, 13 avril 2017

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Samuele : le goût de la liberté

Marie-Hélène Poitras, Paroles et musique, SOCAN, 12 avril 2017

La première fois où je suis entrée en contact avec l’univers de Samuele, c’était il y a 2 ans, à la demi-finale des Francouvertes. Sa chanson Pas toi, dans laquelle une mère tente d’expliquer à son jeune enfant, avec toute la délicatesse qui s’impose, que ce n’est pas lui que son père quitte, mais elle, m’avait jetée en bas de ma chaise. Je me souviens m’être dit que cette fille était une sorte de Lynda Lemay d’Hochelaga. Que cette chanson-là, qu’on peut entendre sur le mini-album Le goût de rien paru en 2011, était un grand texte.

SamueleJe l’ai croisée à quelques reprises par la suite à l’École Le Plateau, l’école primaire à vocation musicale où nos kids jouent ensemble dans l’orchestre des vents, section clarinettes. Lors des concerts d’élèves, on peut apercevoir la crinière blonde ébouriffée de Samuele dans la fenêtre en régie. J’ai su qu’elle travaillait au très cool Camp de rock pour filles, qui se donne l’été à la Sala Rossa. Bref, je m’intéresse au parcours de Samuele depuis un moment déjà, car je sens qu’elle a quelque chose de riche et d’unique à offrir. Il semble que le moment de l’offrande soit arrivé : son premier « album officiel » atterrit dans nos oreilles le 7 avril.

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Bien sûr, il y a eu quelques projets et de nombreuses chansons avant ça : deux démos en anglais sous le nom Starless Sky, un mini-album bilingue en 2011 (Le goût de rien) et le Z’album en 2015, qui de l’avis de l’artiste annonçait la naissance artistique de Samuele telle qu’on la rencontre aujourd’hui : « Après Le goût de rien, j’étais restée sur une mauvaise note. J’avais trouvé ça dur, j’étais prête à lâcher la chanson et j’ai décidé de faire le Z’album pour finir sur une belle expérience… Puis j’ai joué une couple de fois en femme-orchestre et j’ai retrouvé confiance. Lors d’un soundcheck, j’ai dit aux musiciens : soit le monde embarque, soit je m’en vais faire pousser des légumes dans une commune. »

Mais justement, le monde a embarqué. Samuele a remporté les grands honneurs au Festival international de la chanson Granby, ce qui lui a permis d’éponger les frais de mixage, de mastering, d’impression et de la promotion d’un album dont la conception et l’enregistrement étaient déjà passablement avancés. Entretemps, son identité d’artiste s’est précisée. L’ascendance blues vers laquelle tend son folk-rock est désormais beaucoup mieux intégrée au son et semble être là pour rester.

« C’est un groove qui est naturel pour moi, les riffs sont simples et ça part du ventre. Quand je fais de la musique, j’y vais au feeling, je suis dans mon corps, pas dans ma tête. Ces dernières années, à force de jouer ensemble, mes musiciens et moi, on est arrivés à préciser le son du band. »

Samuele jubile à l’idée de voir, un peu partout dans la ville, les affiches avec le titre de son album, un slogan féministe qui fait à la fois sourire et réfléchir. Une phrase saisissante : Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. À l’heure où certains commencent à se poser la question de la place des femmes en musique et de la reconnaissance accordée à leurs œuvres, on peut dire qu’elle arrive au bon moment avec une position forte, assumée et même revendiquée. L’album s’ouvre de façon audacieuse sur un discours féministe intitule Égalité de papier dans lequel on entend des phrases comme :

Compte avec moi le nombre d’élues à l’Assemblée.

Comment parler d’égalité quand ceux qui ont le pouvoir de décider si devrait ou pas naître un bébé n’ont jamais eu eux-mêmes le pouvoir d’en porter ?

Comment t’expliques à une fille qu’elle est égale aux garçons quand jouer « comme une fille » c’est d’échapper le ballon ?

Je joue aussi bien que le nombre d’heures que je consacre à ma passion et puis de toute façon, je joue comme une fille ; je joue bien, je joue fort et je ne m’excuse pas de prendre le décor.

Et Samuele pousse encore plus loin en faisant suivre ce discours inspiré par La sortie, superbe chanson d’autodétermination qui ramène en tête les notes de Cornflake Girl de Tori Amos. « Quand je la joue en show, je me crisse par terre au moment du solo de guitare ! » Samuele est libre et ça fait toujours du bien d’être devant une artiste qui a des ailes et de petites cornes.

La dernière fois que je l’ai vue en show, c’était lors des préliminaires de l’édition actuelle des Francouvertes, dans le cadre de la série « J’aime mes ex » présentée par la SOCAN. Entre deux chansons, avec la verve qu’on lui connaît, Samuele, qui est aussi intervenante dans les écoles secondaires via GRIS-Montréal (Groupe de recherche et d’intervention sociale), a démystifié toute la question de la pansexualité, du queer, de la transexualité et du polyamour sans que ce petit aparté important n’alourdisse sa perfo… Juste avant la fin de notre entrevue, elle m’apprend qu’il existe des pronoms neutres comme « ille » et « iel », qu’il y a plusieurs choses à l’essai en ce moment pour les personnes qui se définissent comme « non binaires ».

« Dire les choses et les expliquer, c’est dans ma nature. Rendre visible ce qui était invisible est un processus puissant ! » Tout comme sa musique, qui ouvre le printemps avec une force et une vigueur qui nous élèvent tous et toutes, les filles sages tout autant que les rebelles.

 

CRITIQUE

Caroline Filion, Écoutedonc.ca, 11 avril 2017

C’est le vendredi 7 avril qu’est paru le premier long jeu de Samuele Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. La jeune auteure-compositrice-interprète, que l’on a pu voir aux Francouvertes en 2015 et qui a remporté le Festival international de la chanson de Granby en 2016, signe un album de 12 pièces fort intéressantes.

Une belle découverte pour l’amatrice de musique folk en moi. J’ai découvert une artiste très nuancée, qui ne se limite pas dans l’exploitation de ses talents musicaux. Les chansons ont toutes des couleurs propres, ne se ressemblent pas nécessairement, mais conservent une belle cohérence.

Le titre évocateur de l’album fait sans aucun doute référence à l’ouvrage de Ute Ehrhardt «Les filles sages vont au ciel… et les autres où elles veulent» ou pourquoi la gentillesse ne mène à rien. À la description du livre on comprend immédiatement « Montrant par quels mécanismes elles s’interdisent de mener une existence épanouie et librement choisie, Ute Ehrhardt trace une voie royale pour sortir des schémas destructeurs » tout cela en parlant des pièges mentaux qui compliquent la vie des femmes.

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Elle nous agrippe tout de suite avec la première pièce, spoken word très engagé qui explique la raison du titre de l’album. Dans Égalité de papier, elle aborde le sujet de l’égalité de la femme dans la société contemporaine, qui a encore de la misère en enlever de la bouche la connotation péjorative de l’adjectif « comme une fille ». Étonnamment, ça teinte les autres chansons de l’album, mais les sujets ne sont pas tous dans l’optique d’émettre des propos aussi forts que ceux-là.

La sortie, qui se retrouvait sur son album Z’ALBUM paru en avril 2015 reste dans la tête et je me suis surpris à fredonner rapidement le refrain. La guitare électrique aux sons blues ajoute une belle profondeur à la mélodie. À la première écoute de l’album, j’ai accroché tout de suite. Les paroles sont en continuité avec la titre de l’album et la première pièce, mais elle y va d’image et de référence à la ruche des abeilles.

C’est la rythmique de batterie alliée à celle de la guitare qui séduit sur la pièce cœur de tôle alors que Cours toujours commence plus lentement, et graduellement augmente, ce qui est cruellement efficace avec le titre de la chanson.

On découvre autre chose sur Compter sur ça, alors qu’elle utilise le Ukulélé qui permet de voir ressortir sa voix très modulée et douce. Les instruments à vent sont également bien présents et complète merveilleusement la mélodie.

Dignes d’une chanson classique de blues, Tous les blues va chercher une émotivité et une mélancolie qui apparait moins sur les premières pièces. On découvre également une fragilité dans la voix de Samuele qui est vraiment prenante.

Dactylo, quant à elle, donne plus dans le folk doux alors qu’elle s’ennuie des bras de quelqu’un avec qui ça n’a visiblement ça ne peut pas fonctionné. J’y aime la belle sensibilité de sa voix. En ce qui concerne Le lest, au tempo de valse, la trompette y est magnifique et elle m’évoque un changement, alors que Toune d’hiver est sensuelle et parle plutôt de chaleur entre deux corps.

Dans La couleur de l’orage, c’est là qu’on découvre une Samuele à fleur de peau, très sensible. À sa suite, une chanson cachée se retrouve à 8 minutes 37 secondes (désolé de dévoiler le punch!) qui termine l’album sur une note plus joyeuse avec Hochelaga mon amour (j’ose croire que c’est ça le titre de la chanson!).

Il est indéniable que le long jeu de Samuele s’écoute à merveille de par ses mélodies folks rock et parfois même blues. Ses textes sont très imagés et démontrent une belle profondeur. On sent qu’elle a des opinions très féministes, mais elle les exprime de manière bien nuancée.

 

MENTION

Catherine Beauchamp, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 10 avril 2017

http://www.985fm.ca

 

 

Queer, féministe et fière de l'être

Hugo Pilon-Larose, La Presse +, 10 avril 2017

Après s’être illustrée aux 19es Francouvertes, à l’hiver 2015, Samuele a vu sa carrière décoller. Il était pourtant minuit moins une pour l’artiste qui réussissait à gagner sa vie entre la musique, les spectacles dans les bars et son entreprise maison de végépâté, qu’elle vendait à des boulangeries artisanales.

« En 2011, j’ai sorti de façon indépendante un EP, mais je me suis épuisée et je me suis tannée. Artistiquement, je me cherchais et je m’occupais aussi de mon garçon de 3 ans en même temps. Finalement, après avoir enregistré en studio, où j’ai d’ailleurs paniqué, je ne me reconnaissais pas. En le jouant dans les bars pour 5 $ par musicien, je trouvais que je mettais beaucoup d’énergie pour pas grand-chose », dit-elle.

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Aujourd’hui âgée de 30 ans, elle est excitée d’avoir enfin sorti, vendredi dernier, son premier album, accompagnée de son band formé de trois fidèles musiciens. Mais Samuele, est-ce un groupe ou une artiste solo ?

« C’est moi qui écris tous les textes, ce sont mes chansons et sur scène, c’est moi qui donne le spectacle. En studio, la dynamique est différente. Quand on monte les tounes, c’est vraiment un travail d’équipe », explique-t-elle.

DE L’ART QUEER ?

Queer et féministe, les amis de Samuele ne la désignent ni par un « elle » ou par un « il », mais bien « ille », l’équivalent francophone de ceux qui utilisent en anglais « they » (à la troisième personne du singulier) pour parler de ceux et celles dont l’identité de genre est fluide.

Dans son album, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, l’artiste n’utilise d’ailleurs jamais de pronom genré, afin que tout le monde soit inclus.

« Quand j’ai fait mon [coming-out queer], ça me gossait de n’entendre à la radio que des chansons de gars qui parlaient aux filles ou de filles qui parlaient aux gars. »

— Samuele

« Dans mes tounes, il n’y a pas de pronom pour que tout le monde puisse se les approprier », explique l’enfant du musicien Gaston Mandeville en entrevue à La Presse.

UN ALBUM INTIME ET REVENDICATEUR

Sur son album, Samuele revendique ses valeurs féministes et son identité queer. La chanson La sortie, dont un vidéoclip est sorti récemment sur YouTube, aborde notamment la question des doubles standards entre les hommes et les femmes.

« Être queer, c’est mon identité, mais je ne me lève pas tous les matins en me faisant un café queer. Je suis queer. Mon art l’est-il ? C’est une question rhétorique. Toute ma démarche part d’un désir de confronter les normes du genre. C’est féministe, c’est queer, c’est ce que je suis », dit-elle.

Les autres chansons de l’album ne traitent d’ailleurs pas exclusivement de questions féministes et d’identité de genre. L’amour, la dépression, le suicide et les manifestations sont d’autres thèmes qui trouvent aussi leur place.

« Mon album parle beaucoup de dépression, car mes dernières années ont été difficiles », explique-t-elle, alors que deux de ses amis se sont suicidés. « C’était difficile à vivre, alors c’était ma façon de gérer tout ça. Écrire des tounes. »

POP

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Samuele

Les Productions Subites

 

MENTION

Julie-Jasmine Boudreau, RDI Matin, RDI, 10 avril 2017

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Samuele: Les filles sages vont au paradis, les autres ont où elles veulent

Marie-Josée Boucher, Info-culture, 10 avril 2017

Un album qui frappe fort dès le premier extrait Égalité de papier, un spoken word frappant sur le discours égalitaire et la place réservée aux femmes dans la sphère sociale. Samuele qui réside à Hochelaga à Montréal n’a pas peur d’affirmer un discours de féministe engagé. À mes yeux, cette fille est un modèle et une inspiration pour la nouvelle génération de femmes. «  Une future Mme Casgrain ».

Samuele s’affirme sur tous les sujets que ce soit l’égalité des femmes, la solidarité féminine et l’autodétermination, le désir amoureux, l’impossibilité de vivre ensemble pour deux personnes, l’ennuie de l’autre, la révolte, le goût du voyage ou d’en entendre parler, et aussi de voyager en toute liberté.

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Elle nous propose une poésie intime, originale et authentique posée sur un folk-rock à forte ascendance blues avec des arrangements fabuleux, trompette, clarinette, et même chants d’oiseaux.

Son extrait «  La sortie » tourne déjà dans les radios. Un bon groove tout comme le reste de l’album d’ailleurs et une voix particulière, aérienne, et quelquefois mi-écorchée qui donne une couleur à tout ce qu’elle chante.

Coréalisé avec le percussionniste Jean-Sébastien Brault-Labbé, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent a bénéficié du talent des musiciens Alex Pépin, Julie Miron, Gabrielle Smith et Elizabeth Rogers.

En février dernier, dans le cadre de la Bourse RIDEAU, l’artiste s’est mérité le prix de l’Association des radiodiffuseurs communautaires du Québec pour ses textes, sa présence scénique et son charisme. On se souvient qu’elle avait aussi remporté les honneurs du Festival de la chanson de Granby.

Samuele présentera une tournée de spectacles au cours de l’été 2017, dont une participation au Festival d’été de Québec le 7 juillet prochain en première partie de Bernard Adamus à la place d’Youville.

 

MENTION

René Homier-Roy, Culture Club, ICI Radio-Canada Première, 9 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

MENTION

Catherine Beauchamp, Week-End Extra, 98,5 FM, 9 avril 2017

http://www.985fm.ca

 

MENTION

Karyne Lefebvre, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première, 98,5 FM, 9 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

MENTION

Andrée-Anne Brunet, Énergie le matin week-end, Énergie 94,3 FM, 9 avril 2017

 

MENTION

Catherine Chantal-Boivin, RDI Matin week-end, RDI, 9 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca

 

 

Samuele, la fille qui va où elle veut

Isabel Authier, Journal La voix de l'est, 8 avril 2017

Si la météo le permettait, et pour célébrer le printemps qu'elle aime tant, Samuele se promettait bien de se rendre au lancement montréalais de son premier album, cette semaine, sur la bicyclette turquoise qu'elle a rapportée du Festival international de la chanson de Granby il y a quelques mois.

« Ben oui, je l'ai appelée Bowie ! », lance-t-elle quand on lui demande si elle possède toujours ce vélo qui la transportait à travers Granby durant le Festival, en août dernier, et qu'elle a rapporté chez elle à Montréal. Cela et la pléthore de prix qui lui ont été décernés au terme de la compétition, dont la prestigieuse mention de lauréate 2016. 

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À 30 ans, forte d'une expérience certaine dans le milieu de la musique - elle avait notamment un mini-album à son actif -, Samuele n'a jamais prétendu que le Festival allait changer sa vie. Avec le recul, elle n'a pas modifié son discours, même avec le titre de grande gagnante accrochée au cou. 

« J'étais déjà sur une lancée, alors ça m'a donné un petit boost. Ça a aussi rendu mon projet plus légitime. Il y a clairement un intérêt médiatique que je n'avais pas avant. Disons que ça facilite les choses. »

Les filles sages... 

Une partie des bourses du Festival lui a d'ailleurs permis de se rapprocher encore plus de son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent qu'elle avait entamé dans les mois précédant sa présence à Granby, grâce également à Musicaction et à la plateforme de sociofinancement Indiegogo.

Résultat : le CD a été officiel-lement présenté à la face du monde jeudi au Lion d'or, et offert en ligne et dans les magasins- le lendemain. 

Écrits entre 2012 et 2017, les 12 pistes de Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent reflètent le style singulier de Samuele, quelque part entre la chanson et le spoken word.

La sortie, une des trois pièces qu'elle avait proposées au Festival, fait notamment partie de sa nouvelle offrande.

« C'était très organique comme processus de création, sans thèmes particuliers. Il y est question de féminisme, de dépression, de suicide, de déceptions amoureuses... Les paroles ont beaucoup d'importance pour moi. Écrire, c'est la seule affaire que je fais toute seule. Pour la musique, c'est souvent avec mon band. »

Mais n'allez pas croire que le ton est déprimant pour autant, assure-t-elle. « La ligne directrice, c'est le groove. On a un bon son, on explore plein de choses. Ce n'est pas un album dansant, mais ce n'est pas déprimant. On a fait l'album qu'on voulait faire. »

Multi-instrumentiste, la jeune femme y joue de la guitare et du ukulele. Se joignent à elle ses complices à la batterie, aux percussions, à la contrebasse, aux cuivres et aux guitares. 

De son propre aveu, Samuele a consacré tellement de temps et d'énergie à ce projet de disque qu'elle peine aujourd'hui à l'écouter. « J'ai une oreille très critique, je manque de recul. Mais je commence à avoir des commentaires de personnes qui l'ont entendu et c'est positif », se réjouit-elle.

Aucune tournée officielle n'est envisagée pour le moment. Pour la bonne et unique raison que Samuele n'en a fait qu'à sa tête. « L'album était fini et j'étais pressée de le sortir au printemps. J'aime cette saison, c'est comme une renaissance. »

Le temps a donc manqué pour organiser une tournée en bonne et due forme. L'auteure-compositrice-interprète assure néanmoins qu'on la verra sur scène un peu partout cet été. Elle fera également un saut en Europe à l'automne.

Avis aux intéressés en terminant : Samuele s'est fait plaisir sur cet album. Ne cessez pas l'écoute trop rapidement, vous pourriez rater la surprise finale...

 

 

Samuele, à la racine des choses

Sophie Chartier, Le Devoir, 8 avril 2017

La diversité sexuelle, l’identité queer et le féminisme sont des sujets à la mode qui jouissent d’une présence médiatique sans précédent. Tant mieux, croit Samuele, auteure-compositrice-interprète pansexuelle qui a fait paraître son album en partie sociofinancé Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent vendredi. Mais les modes passent et l’important est de suivre sa vérité. Rencontre avec une musicienne furieusement intègre.

Comment prendre sa place dans le monde, quand celui dans lequel on évolue impose des carcans ? Samuele, artiste queer de Montréal qui pond un blues rock aux paroles perçantes, le vit comme un processus en constante évolution. Si elle se fait plus souvent reconnaître pour l’intervention qu’elle a faite l’automne dernier à l’émission Les francs-tireurs que pour sa musique, elle dit mener une démarche artistique qu’elle veut 100 % authentique. Et sa connaissance de soi est au coeur de cette honnêteté artistique. 

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« J’ai arrêté de m’excuser, mais pas seulement dans ma vie artistique. Quand je suis devenue plus à l’aise avec mon identité et la place que je voulais prendre dans le monde, je l’ai aussi été sur scène. Tu te demandes si ce que [tu as] appris à faire, t’excuser et être discrète, est-ce que c’est vraiment ça que [tu as] envie de faire ? C’est à force d’y réfléchir que tu chemines », médite Samuele, l’oeil bleu ciel et la mèche blonde en pagaille sous son bonnet. 

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent s’ouvre sur Égalité de papier, une pièce de spoken word de trois minutes qui condamne sans ambages les injonctions à la beauté, à la soumission et au silence qui incombent aux femmes. Le titre de son album fait d’ailleurs béer les féministes. Pourtant, l’oeuvre n’est pas un disque politique, affirme son auteure. « Globalement, quand on fait quelque chose, on parle de nos expériences, répond-elle. Ne pas être un homme, ça implique une expérience qui est différente. Je suis quelqu’un qui a une approche radicale, dans le sens de [qui va à] la racine des choses. C’est moi, ce qui m’habite. J’imagine que je suis une personne politique, alors ça va transparaître dans ce que je fais. Mais je n’ai pas le désir d’être “l’artiste engagée”. C’est un terme qui me gosse parce que c’est une étiquette que les gens vont prendre quand ils endossent une cause, une fois. »

Mieux sur scène 

Le but de tout, que ce soit dans l’art ou dans les relations, est de devenir de meilleures personnes et d’améliorer notre environnement, poursuit Samuele. « Ce que je pensais il y a six mois n’est pas la même chose que je pense aujourd’hui. Ma réflexion continue. Pour moi, c’est ça, être une personne engagée, je m’engage dans “être une meilleure personne”. » 

La scène est son ring, l’endroit où elle vit l’intensité. « C’est là où je me sens à la fois à ma place et vraiment en danger. C’est là que je tripe pour vrai. » Musicienne intuitive, Samuele est adepte de la sensualité que permet le folk et le blues.

Ne pas être un homme, ça implique une expérience qui est différente. Je suis quelqu’un qui a une approche radicale, dans le sens de [qui va à] la racine des choses.

Samuele

Avec le temps, la scène a dépassé le simple cadre de sa prestation musicale. « J’ai appris à prendre le stage aussi. Je me suis rendu compte que les gens m’écoutent. J’en profite pour faire un peu d’éducation populaire. C’est quelque chose qui est important pour moi. » Impliquée dans l’organisme GRIS-Montréal, Samuele profite de l’attention qu’elle a en spectacle pour parler des sujets qui la touchent.

« J’ai une facilité à faire ça, synthétiser des concepts qui peuvent être ardus pour les porter aux autres, commente l’artiste. Il y a une chanson, par exemple, qui parle d’intimidation, elle m’a été inspirée par une personne non binaire qui vivait de l’intimidation. Sur scène, je prends le temps d’expliquer c’est quoi l’identité non binaire. C’est dans ma nature, l’envie d’expliquer aux gens. »

Si la scène est l’eldorado, comment voir l’étape qui précède ? Elle avoue candidement avoir des appréhensions sur l’enregistrement. Le studio est presque un passage obligé. « Oui, je me suis éclatée à faire [l’album], mais pour moi, c’est un prétexte pour arriver à faire des spectacles », dit-elle. Le disque est un objet trop figé. « Sur un CD, la fois où j’ai chanté la toune, c’est la fois où on l’a enregistrée et c’est comme ça qu’elle va être sur l’album. C’est comme ça que les gens vont l’écouter. Pour toujours. »

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Samuele, Indépendant

 

 

« J'ai envie d'être un modèle »

Cédric Bélanger, Le Journal de Montréal, 8 avril 2017

Avec son folk teinté de blues «qui part de mes hanches» et ses ­chansons engagées dans lesquelles elle brandit ses convictions ­féministes, Samuele ne risque pas de passer inaperçue, elle qui lance un premier album complet, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, moins d’un an après avoir remporté les grands honneurs du Festival de la chanson de Granby.

Déjà, l’abrasif single La sortie tourne à la radio, même dans des stations ­commerciales, s’étonne Samuele.

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Mais avant d’aller plus loin, petite pause pour répondre à une question qui chicote sûrement plusieurs lecteurs: qui est ­cette Samuele?

Fière résidente du quartier Hochelaga, auquel elle rend hommage avec la ­chanson Hochelaga, mon amour, Samuele est une maman monoparentale de 30 ans qui a lancé, en 2015, un album sur le web, intitulé Z’album, avant d’être remarquée aux Francouvertes et à Granby.

«J’ai eu mon premier band à 15 ans», rappelle celle qui a décidé il y a quelques années de tout miser sur la musique afin que sa carrière décolle.

«J’ai lâché mon travail pour m’y consacrer. J’étais rendue à un moment où si je voulais bien faire les choses, la musique devait être mon occupation principale.»

Un devoir de parler

Sur l’album, Samuele annonce ses ­couleurs avec Égalité de papier, une ­pièce au discours ­féministe affirmé.

«Les gens me parlent beaucoup de ce texte, confie-t-elle. À mes yeux, c’est un privilège et un devoir de partager ces choses-là, d’autant plus que j’ai une ­facilité à communiquer des idées. Ça ne me dérange pas d’être perçue comme une artiste féministe. De toute façon, je le suis. Ce n’est pas une insulte ni un ­problème. Au contraire, je pense que c’est inspirant de voir des femmes qui ­prennent leur place».

«Quand les gamines me disent qu’elles aiment ce que je fais, c’est là que ça prend tout son sens. Moi, j’ai grandi uniquement avec des modèles de gars. Dans les magazines de guitare, il y avait juste des gars. C’était dur de prendre ma place. ­Aujourd’hui, j’ai envie d’être un modèle, et c’est ce qui me pousse à faire carrière», ajoute Samuele.

« Le groove naturel »

Cela dit, Samuele ne semble pas être de celles qui se cassent la tête avec la vie. Quand on l’interroge sur l’origine du son folk et blues de ses chansons, elle répond que ça lui vient comme ça. «Un groove naturel qui part de mes hanches», dit-elle.

Idem pour sa carrière. Elle n’a pas de plans définis, préfère se laisser ­surprendre par le destin. «C’est quand tu t’y attends le moins que les choses sont le plus magiques. Je me sens simplement chanceuse que la musique soit mon ­travail.»

L’album Les filles sages vont au ­paradis, les autres vont où elles veulent est en vente depuis le 7 avril.

Samuele fera la première partie de Bernard Adamus, le 7 juillet, à la place d’Youville, dans le cadre du Festival d’été de Québec.

 

Samuele, la fille qui va où elle veut

Isabel Authier, Journal Le Soleil, 8 avril 2017

Si la météo le permettait, et pour célébrer le printemps qu'elle aime tant, Samuele se promettait bien de se rendre au lancement montréalais de son premier album, cette semaine, sur la bicyclette turquoise qu'elle a rapportée du Festival international de la chanson de Granby il y a quelques mois.

« Ben oui, je l'ai appelée Bowie ! », lance-t-elle quand on lui demande si elle possède toujours ce vélo qui la transportait à travers Granby durant le Festival, en août dernier, et qu'elle a rapporté chez elle à Montréal. Cela et la pléthore de prix qui lui ont été décernés au terme de la compétition, dont la prestigieuse mention de lauréate 2016. 

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À 30 ans, forte d'une expérience certaine dans le milieu de la musique - elle avait notamment un mini-album à son actif -, Samuele n'a jamais prétendu que le Festival allait changer sa vie. Avec le recul, elle n'a pas modifié son discours, même avec le titre de grande gagnante accrochée au cou. 

« J'étais déjà sur une lancée, alors ça m'a donné un petit boost. Ça a aussi rendu mon projet plus légitime. Il y a clairement un intérêt médiatique que je n'avais pas avant. Disons que ça facilite les choses. »

Les filles sages... 

Une partie des bourses du Festival lui a d'ailleurs permis de se rapprocher encore plus de son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent qu'elle avait entamé dans les mois précédant sa présence à Granby, grâce également à Musicaction et à la plateforme de sociofinancement Indiegogo.

Résultat : le CD a été officiel-lement présenté à la face du monde jeudi au Lion d'or, et offert en ligne et dans les magasins- le lendemain. 

Écrits entre 2012 et 2017, les 12 pistes de Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent reflètent le style singulier de Samuele, quelque part entre la chanson et le spoken word.

La sortie, une des trois pièces qu'elle avait proposées au Festival, fait notamment partie de sa nouvelle offrande.

« C'était très organique comme processus de création, sans thèmes particuliers. Il y est question de féminisme, de dépression, de suicide, de déceptions amoureuses... Les paroles ont beaucoup d'importance pour moi. Écrire, c'est la seule affaire que je fais toute seule. Pour la musique, c'est souvent avec mon band. »

Mais n'allez pas croire que le ton est déprimant pour autant, assure-t-elle. « La ligne directrice, c'est le groove. On a un bon son, on explore plein de choses. Ce n'est pas un album dansant, mais ce n'est pas déprimant. On a fait l'album qu'on voulait faire. »

Multi-instrumentiste, la jeune femme y joue de la guitare et du ukulele. Se joignent à elle ses complices à la batterie, aux percussions, à la contrebasse, aux cuivres et aux guitares. 

De son propre aveu, Samuele a consacré tellement de temps et d'énergie à ce projet de disque qu'elle peine aujourd'hui à l'écouter. « J'ai une oreille très critique, je manque de recul. Mais je commence à avoir des commentaires de personnes qui l'ont entendu et c'est positif », se réjouit-elle.

Aucune tournée officielle n'est envisagée pour le moment. Pour la bonne et unique raison que Samuele n'en a fait qu'à sa tête. « L'album était fini et j'étais pressée de le sortir au printemps. J'aime cette saison, c'est comme une renaissance. »

Le temps a donc manqué pour organiser une tournée en bonne et due forme. L'auteure-compositrice-interprète assure néanmoins qu'on la verra sur scène un peu partout cet été (notamment au Festival d’été de Québec). Elle fera également un saut en Europe à l'automne.

Avis aux intéressés en terminant : Samuele s'est fait plaisir sur cet album. Ne cessez pas l'écoute trop rapidement, vous pourriez rater la surprise finale...

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Catherine Perrin, Médium large, ICI Radio-Canada Première, 7 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

MENTION

Olivier Robillard-Laveaux, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio-Canada Première, 7 avril 2017

http://ici.radio-canada.ca/

 

ENTREVUE

Pierre Aucoin, L'oreille hardie, CFIM 92,7 FM, 7 avril 2017

http://cfim.ca/

 

CRITIQUE

Richard Dion, Musicomania, 7 avril 2017

Féministe et fière de l’être, l’auteure-compositrice et interprète québécoise montre rapidement ses couleurs avec « Égalité de papier », un texte parlé de plus de trois minutes sur le discours égalitaire et la place réservée aux femmes dans la société. Musicalement, Samuele propose un folk rock puissant à forte tendance blues. Sa poésie aux textes coups de poings ne laissera assurément personne indifférent. Elle traite de féminisme, de romantisme et d’amours impossibles, mais elle s’inspire aussi des manifestations étudiantes du printemps 2012 dans « La révolte ». Voici une artiste de grand talent à découvrir!

 

Je sors ou je reste

Ariane Labrèche, Journal 24h, 6 avril 2017

Concert : Samuele

Multi-instrumentiste de talent, très impliquée das la communauté LGBTQ, notamment avec le GRIS Montréal, ainsi que dans la vie culturelle du quartier Hochelaga-Maisonneuve, Samuele est une artiste décidément engagée. La musicienne lance ce soir son nouvel album, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, une offrande folk-rock teintée de blues. À voir! Ce soir à 20h, au cabaret Lion d'Or.

 

Musique

Virginie Belleville, TV Hebdo, 6 avril 2017

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent- Samuele. Multi-instrumentiste à la plume bien aiguisée, Samuele présente cet album mêlant le spoken word à la chanson. Cette artiste originale propose une poésie intime et engagée posée sur un folk-rock à forte ascendance blues.

 

 

Samuele: égalité de genre

Olivier Boivert-Magnen, Magazine Voir, 5 avril 2017

Sur son premier album, Samuele s’affiche sans détour avec un propos social intègre et bien articulé, résultat d’un foisonnant parcours musical dans les cercles militants montréalais.

«Sans cesse bombardée par le même refrain/Si t’es pas bonne à marier fille, t’es bonne à rien/Surveille ton poids, surveille ton langage/Réponds oui papa et reste bien sage», récite avec une fausse naïveté Samuele Mandeville sur le manifeste féministe Égalité de papier.

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Avec cette saisissante entrée en matière, l’auteure-compositrice-interprète hochelagaise met la table pour cet album judicieusement intitulé Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. «On voulait annoncer d’emblée nos couleurs», explique celle dont le prénom est aussi le nom du groupe. «C’est la pièce qui marque le plus les gens, celle sur laquelle j’ai le plus de feedback. J’avais pas tant envie de l’inclure, mais l’impact est tellement massif en show que j’avais pas le choix.»

Outre le manque évident de cohésion entre cette intro spoken word et le reste de la proposition folk aux accents rock et blues, la Montréalaise a hésité à intégrer cette chanson sur ce premier effort en raison de la vision étroite qu’elle sous-tend: «C’est pas un texte que je réécrirais de même… Si j’avais à parler de féminisme aujourd’hui, j’inclurais des notions de race, des notions de genre. En ce moment, c’est très binaire comme réflexion.»

Refusant les étiquettes, Samuele Mandeville préfère la fluidité des idées et des genres à la conformité. En constante ébullition dans ses réflexions et ses propos, elle dégage une certaine assurance qu’on devine radicale, mais aussi fragile. La façon dont elle parle du printemps érable, période d’agitation sociale au centre de sa chanson La révolte, en témoigne assurément. «J’ai tellement été déçue de comment ç’a fini. Ça m’a tellement fait de la peine», confie-t-elle. «L’affaire, c’est qu’en voyant tous ces gens descendre dans la rue, j’ai cru que quelque chose changerait pour vrai. J’y ai cru, à cette solidarité-là… Mais mon cœur s’est brisé, et j’en suis restée traumatisée. J’ai jamais eu autant peur pour ma vie qu’en voyant les policiers nous courir après durant les manifs de soir. Même que maintenant, quand j’entends un hélicoptère qui passe, j’ai une petite angoisse.»

Écrite il y a cinq ans, la pièce est donc alimentée par un sentiment de nostalgie, maintenant altéré par la froideur du retour à la réalité. Avec le recul, l’événement a toutefois eu des retombées positives dans la vie de la musicienne et intervenante au sein de GRIS-Montréal, un organisme communautaire qui tend à démystifier l’homosexualité et la bisexualité par la méthode du témoignage: «Je me suis rendu compte qu’aller dans des manifs, c’était moins pertinent qu’avant, et que j’avais un impact plus direct en allant parler de mon expérience directement aux jeunes. Au lieu d’aller contre des affaires, je construis quelque chose. De toute façon, me battre contre la grosse machine, ça m’épuise. Et quand je suis épuisée, je sers à rien.»

Cœur de tôle met bien en lumière ce sentiment d’abattement. En abordant l’affligeant manque d’énergie et de motivation qu’elle a subie durant une récente dépression, la multi-instrumentiste montre qu’elle peut aisément alterner entre la prise de parole collective et le récit intimiste.

L’importance du clan

Pour mettre en musique ses textes, Samuele Mandeville a pu compter sur le soutien indéfectible de son groupe, constitué du bassiste Alex Pépin, de la guitariste Julie Miron et du batteur Jean-Sébastien Brault-Labbé, également réalisateur de l’opus. Même si la chanteuse écrit tous ses textes et incarne à elle seule la formation, elle dit avoir besoin d’un clan pour évoluer: «On forme une équipe très forte. Surtout, on se donne le droit à l’échec, ce qui est essentiel, car la sécurité émotive est très importante pour moi. Si j’avais pas cette solidité-là, j’arriverais pas à faire cette job.»

Dernièrement, la musicienne a toutefois dû faire bande à part dans le cadre d’une tournée estivale en solo. Si l’exercice avait de quoi l’apeurer au départ, il s’est avéré particulièrement bénéfique. «Ç’a été très formateur comme expérience», raconte-t-elle. «Il y a bien des moments où je me suis ennuyée de mon band sur la route, mais une fois sur scène, j’étais capable de tout oublier et de créer un contact avec la foule. C’est comme si je devenais une version améliorée de moi-même.»

Tout de suite après cette mini-tournée, Samuele a su tirer son épingle du jeu au Festival international de la chanson de Granby. Au terme de trois semaines de formations, d’ateliers et de prestations, la chanteuse a remporté la finale. «C’que j’ai appris là-bas, c’est surtout à gérer le stress, mais c’est pas quelque chose que j’ai particulièrement trouvé agréable. Je crois pas que, dans la vie, on ait besoin de se mettre autant de pression sur les épaules pour se réaliser», juge celle qui, un an auparavant, avait atteint les demi-finales des Francouvertes. «Là, les concours, c’est fini! Même qu’à Granby, j’avais pas vraiment envie d’y aller. J’y suis allée parce que je me disais que c’était un bon move de carrière.»

Active sur les scènes de son quartier depuis plus d’une décennie, autant dans les petits bars qu’à travers les circuits autogérés et les initiatives militantes, la chanteuse a maintenant pris la décision de faire grandir son projet, au lieu d’uniquement prêcher aux convertis.

Un choix qui, encore maintenant, vient avec son lot de doutes: «Quand je suis revenue de Granby, je suis retournée jouer sur le même stage plein de bière, devant la gang d’anarchistes assis par terre. Sur le coup, je sentais que je les avais trahis… J’avais peur qu’on me dise que je suis une vendue, comme si demander d’être payée pour jouer de la musique, c’était pas bien. Maintenant, je sais que ce travail-là mérite des sous. Je sais aussi que faire de l’art un métier, c’est une drôle de combinaison. Je comprends qu’il y a peu de personnes qui le font, car c’est pas vraiment un match paisible.»

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent

Sortie le 7 avril 2017

Spectacle de lancement

6 avril, 20h au Lion d’or (Montréal)

 

MENTION

Thérèse Parisien, Le Québec maintenant, 98,5 FM, 5 avril 2017

http://www.985fm.ca

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Anne-Marie Kirouac, Le retour, CIBL 101,5 FM, 5 avril 2017

http://www.cibl1015.com/

 

To-Do List

CultMTL, 6 avril 2017

Local singer-songwriter Samuele launches her sophomore record Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent (a follow-up to the zine/album hybrid Z’album) with a free show at Lion d’Or. 1676 Ontario E., 8 p.m., free, all ages

 

10 albums à surveiller en avril 2017

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 3 avril 2017

Samuele - Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent (7 avril)

Samuele a connu une année 2016 assez folle : participation aux Francouvertes pour ensuite remporter le Festival de la chanson de Granby. Ces événements l’ont mené à l’enregistrement de son premier album qui fera découvrir cette jeune femme qui s’attaque à des questions de son temps : l’identité, l’égalité et les droits des minorités en société.

 

PRESTATION

Normand Brathwaite, Belle et Bum, T&eacuteèlé-Québec, 1er avril 2017

http://belleetbum.telequebec.tv/

 

Entretien avec l'auteure-compositrice Samuele

Mélina Soucy, Atuvu, 29 mars 2017

Samuele lancera son premier album, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, jeudi le 6 avril prochain au Cabaret Lion d’Or à 20h. Le spectacle sera gratuit et accessible à tous, permettant ainsi aux enfants et aux personnes à mobilité réduite de participer à cette soirée qui promet d’être haute en couleurs.

Savant amalgame de folk, de rock, de blues et de poésie, la musique de Samuele sait communiquer avec les âmes de son public. Son nouvel album au titre éponyme d’un slogan féministe, invite les gens à s’accepter comme ils sont. « Cette phrase-là, je la trouve vraiment percutante et importante. Elle dit que, dans la vie, être sage c’est essayer de répondre à des attentes et personnellement, essayer d’être sage ça m’a tellement tué l’âme. Me détacher des attentes ça m’a permis d’être moi-même », explique l’artiste, semi-finaliste aux Francouvertes de 2015, au sujet du nom de son album.

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À la fois revendicateur et personnel, il saura autant provoquer les réflexions sur les enjeux sociaux cruciaux qu’appliquer un baume sur vos angoisses par le lyrisme et le rythme de ses paroles. Le tout regroupe un ensemble de 12 compositions écrites à différents moments de la vie de la jeune femme. « Y a pas de thème. C’est sûr que je suis une personne féministe, alors forcément c’est un thème qui revient. Ce n’est pas un album complètement politique. Il y a des histoires plus personnelles et il y a des histoires plus politiques », précise-t-elle.

Le souci du détail dans la création de l’album se retrouve jusque sur la pochette de ce dernier. La musicienne raconte que lorsqu’elle produisait son mini Z’album (combinaison des mots « zine » et « album ») dans le salon de son amie Isa, la toile peinte par cette dernière l’a beaucoup inspirée. Elle a donc décidé de lui confier le design de la couverture, qui a reproduit cette toile pour l’album. « C’est tellement une toile que j’aime et une phrase que je trouve importante de diffuser » spécifie l’auteure-compositrice quant à ce choix artistique.

Grâce à la bourse qu’elle a gagné en étant lauréate du Festival international de la chanson de Granby en 2016, Samuele a pu s’offrir la liberté de « faire le lancement accessible qu’elle voulait ». Elle souligne que la plupart du temps elle n’a pas le contrôle sur grand-chose lorsqu’elle fait des shows. « L’accessibilité était essentielle pour moi, car je pense qu’une chose ne peut pas être radicale si elle n’est pas accessible », croit l’artiste. C’est pourquoi son lancement est gratuit et pour tout le monde.

Samuele vous invite donc à un show « trippant », où elle sera très généreuse de sa musique et de son temps. « Je vais prendre toute la liberté du monde à raconter tout ce que j’ai envie de raconter. J’aime ça créer un contact avec les gens et parler beaucoup. Comme je ne suis pas une première partie et que c’est ma gang je vais prendre le temps de partager pour vrai et ça va être l’fun. » affirme-t-elle avec enthousiasme.

Elle fait aussi partie du spectacle d'ouverture du festival Vue sur la Relève le 5 avril prochain à 20h au Théâtre Fairmount. L'artiste aura aussi son propre spectacle dans le cadre de ce festival, au Lion d'Or encore une fois, le 15 avril prochain.

 

Prise de son

Charles-Éric Blais-Poulin, La Presse +, 29 mars 2017

Perdu parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal ? Notre journaliste vous sert de guide.

Sorties d'albums: Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, de Samuele, le 7 avril

 

Une bouffée de printemps en quelques albums québécois

Mélissa Pelletier, Le Huffington Post Québec, 23 mars 2017

Difficile à croire avec toute cette neige, mais le printemps est bien à nos portes! Qu'est-ce qu'on écoute pour se mettre dans l'ambiance (et en attendant les bourgeons qui se font attendre)? Le Huffington Post Québec a pensé à vous : voici quelques albums québécois à «vous mettre sous l'oreille».

Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent - Samuele

6 avril

Une nouvelle sensation qui s'est illustrée aux Francouvertes 2015 : Samuele Après quelques années de travail, l'artiste et son band sont prêts à vous présenter le résultat : Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Gageons que l'auteure-compositrice-interprète, qui donne dans le folk, va encore nous surprendre avec sa jolie plume. Ça vous intéresse? Allez faire un tour au lancement le 6 avril prochain, au Lion d'Or!

 

Samuele présente la sortie

Marie-Josée Boucher, Info-culture.biz, 20 mars 2017

En préparation de son nouvel album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent qui sortira le 7 avril prochain, Samuele présente La sortie, un premier extrait percutant.

« Avec La sortie j’ai eu envie de célébrer l’autodétermination et la solidarité et de raconter des femmes en pleine possession de la narration de leur vie. » – Samuele

Il était une fois une princesse autonome

Qui vivait dans l’attente d’absolument personne

Sans télé, sans patron, sans mari et sans chaînes

Avait fait sa maison dans une ruche sans reine

Loin des princes charmants qui voudraient changer son nom

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Prenait amante ou amant, selon les saisons

Pas envie, pas le goût d’être la moitié d’un tout

Le binôme, voyez-vous, ça reste une question de goût

Samuele illustre ce premier extrait sous la forme d’un vidéoclip saisissant co-réalisé par Seb Miron. Ce dernier en signe également le montage.

« J’ai filmé mes amies en train d’être les personnes extraordinaires qu’elles sont et, avec Seb, on en a fait un clip à notre image. » – Samuele

À propos de Samuele

Auteure-compositrice-interpre?te, Samuele se produit de fac?on inde?pendante depuis 2002 et collabore à titre d’auteure, coauteure ou accompagnatrice à divers projets. Samuele s’est illustrée à l’occasion de diverses vitrines musicales, entre autres en tant que demi-finaliste des Francouvertes (2015) et lauréate du Festival international de la chanson de Granby (2016).

SPECTACLES:

25 mars 2017 Val-David • Baril roulant

06 avril 2017 Montréal • Lion d’or

08 avril 2017 Trois-Rivières • Zénob

28 avril 2017 Lavaltrie • Café culturel de la Chasse-Galerie

29 avril 2017 St-Hyacinthe • Le Zaricot

SamueleMusique.com

Crédit photo : Julia Marois

 

ENTREVUE

Éric Barrette, Info-réveil, ICI Radio-Canada Première Bas-St-Laurent, 17 mars 2017

http://ici.radio-canada.ca

 

Samuele présente un clip lo-fi pour La sortie

Antoine Bordeleau, Voir, 17 mars 2017

L’auteure-compositrice-interprète Samuele s’apprête à lancer son premier album complet en avril prochain. Histoire de paver la voie à cet opus initiateur, l’artiste dévoile aujourd’hui un vidéoclip, pour la chanson La sortie. La vidéo est une collection d’images un peu lo-fi filmées par Samuele elle-même, et montées par Seb Miron, où l’on peut voir ses amis vaquant à toutes sortes d’occupations. Elle décrit ainsi le processus : «J’ai filmé mes amiEs en train d’être les personnes extraordinaires qu’illes [sic] sont et, avec Seb, on en a fait un clip.»

 

PRESTATION

LiveToune, Plaque tournante, 14 mars 2017

http://livetoune.com/

 

L'amour dans la crétion: 5 artistes d'ici s'ouvrent le coeur!

Sylvain Chartier, Sorstu.ca, 7 février 2017

L’amour ; ce vecteur de création, ce sentiment si souvent recherché ou évité, cette sensation qui chatouille dans notre fond intérieur ou l’égratigne.  L’amour avec un grand «A» ou avec un petit, celui dont nous avons grandement besoin en ses temps ardus. Il y a celui qu’on baise et celui qu’on caresse. Celui qu’on partage ou bien qu’on garde pour soi.

À l’approche de la Saint-Valentin, laissons de côté son frère jumeau, l’amour capitaliste, et plongeons plutôt dans ce moment de grâce où les artistes se penchent sur une feuille de papier vide. On le sait, l’amour a depuis très longtemps, et encore aujourd’hui, inspiré des grands de ce monde. Dans un processus de création porte-t-il toujours le même masque? Est-il toujours vu de la même façon?

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On entend souvent que l’amour en chanson c’est quétaine. Cinq auteur(e)-compositeur(e)-interprètes nous ont raconté leur point de vue sur ce sujet. La question suivante à été posée à chacun(e) : Quelle est la place de l’amour dans votre création?

Samuele

J’aime mes guitares. Beaucoup. J’aime chacune d’entre elles pour sa façon unique de vibrer et de faire vibrer des choses en moi. Je les trouve tellement belles. De plus en plus belles à chaque fois. Je leur parle. Je les écoute. Je prends soin d’elles. Elles prennent soin de moi. On aime tellement chanter ensemble. Avec d’autres aussi.

Il y a des moments de magie des fois quand elles vibrent entre mes mains où je ressens les choses les plus grandioses de tout l’univers connu. C’est un peu comme sortir de prison à chaque fois. C’est ça pour moi l’amour et ça prends toute la place.

Chanson d’amour préférée

Nobody Really Cares If You Don’t Go to the Party, par Courtney Barnett

 

Samuele dans l'intimité de sa poésie

Nicolas Parent, Alt Rock Press, 31 janvier 2017

Le 28 janvier dernier, l’auteure-compositrice-interprète Samuele était à la salle Claude-Léveillée de la Place des Arts. Cette soirée se déroulait dans le cadre des Week-ends de la chanson Québécor. Deux éléments résument cette soirée : poésie et plantes vertes.

Samuele s’est présentée sur la scène avec son complice Alex Pépin, à la contrebasse. Somme toute, elle a offert un spectacle acoustique teinté d’une poésie authentique. Aussi, la grandeur de la pièce permettait à l’artiste d’être très proche de son public. Elle s’est permis de discuter et de rire à maintes reprises avec l’audience. À la fin du spectacle, les gens discutaient. On la trouvait drôle, spontanée et bien vivante.

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Samuele joue aisément avec la guitare et les mots. Ses paroles sont inspirantes et bien ficelée. Elles nous poussent toujours vers la réflexion, le rire ou la tristesse. En utilisant la musique, Samuele partage des tranches généreuses de son quotidien. Pour elle, les expériences difficiles sont des sources d’inspirations idéales pour son art.

Samuele : le genre, l’orientation et les plantes vertes

La jeune artiste s’est permis d’ouvrir une discussion à la moitié du spectacle. Elle s’est présentée en décrivant son orientation sexuelle et ses passe-temps. Elle a ensuite invité le public à lui poser des questions concernant ces sujets.

Il y avait des questions sur sa passion du vélo. Elle a ensuite partagé ses secrets concernant les plantes vertes. Il faut de l’eau et de la communication.

Samuele a 30 ans. Elle est pansexuelle et mère d’un jeune garçon. Une question est venue du public. Elle parlait ouvertement d’orientation et de genres. La chanson suivante s’inspirait justement de l’homophobie ambiant. Elle chantait une réponse claire au mépris des gens concernant son orientation et sa vision du genre.

Un album prochainement!

Samuele est une belle découverte. Elle est lauréate du Festival Vue sur la Relève et de la 48e édition du Festival International de la Chanson de Granby. Pendant le spectacle, elle parlait de la sortie de son prochain disque. Elle l’a enregistré avec son contrebassiste Alex Pépin et d’autres musiciens. Il devrait sortir très bientôt!

Pour en savoir plus : https://samuelemusique.com/

 

Portrait d'une artiste queer: Samuele, authentique

Patrick Brunette, Fugues, 26 janvier 2017

Comment présenter Samuele? En disant qu’elle est la lauréate de la dernière édition du Festival international de la chanson de Granby? Ou encore, en mentionnant qu’elle est la fille de Gaston Mandeville, ce grand auteur-compositeur-interprète décédé trop vite en 1997? À moins que je ne la présente comme queer qui a décidé de le vivre publiquement? Samuele, c’est tout ça à la fois… mais surtout plus. C’est une personne en perpétuelle quête d’authenticité. Portrait d’une artiste qui lancera, en avril prochain, un album au titre évocateur : Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent.

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Samuele me donne rendez-vous au Pourquoi Pas espresso bar, rue Amherst, tout près de son local de pratique où elle est à finaliser l’enregistrement de son album. « C’est mon café préféré! C’est la seule place où tu payes un surplus pour boire un café qui n’est pas vegan, fait avec du lait de vache! Dans les autres cafés, c’est l’inverse, on te fait payer un supplément pour l’avoir au lait de soya ou d’amande. » Elle avale une gorgée de son café et on aborde le premier sujet qui lui tient à cœur : son engagement auprès du GRIS-Montréal, cet organisme qui démystifie homosexualité et bisexualité dans les écoles.

« Un ami m’avait parlé du GRIS, mais j’avais entendu dire que c’était pas très queer-friendly. C’est pour cette raison que j’étais hésitante à y aller. Mais en novembre 2015, j’ai décidé de faire la formation pour devenir intervenante. Je me suis présentée comme queer, car je fréquentais une personne trans à ce moment-là. On m’a dit de ne pas me nommer comme ça devant les jeunes. Ça m’a vraiment fâchée qu’on me dise ça. On m’a expliqué que si je me disais « queer » dès mon entrée en classe, j’étais pour perdre les jeunes en partant. On m’a dit d’attendre que les étudiants posent des questions avant d’en parler. Ce qui fait que, dans les classes, je me présente comme bisexuelle et y’a presque toujours un moment où je suis capable de parler de pansexualité. Au début, j’étais frileuse car je pensais perdre mon identité mais c’est pas arrivé, car j’ai toujours l’occasion d’en parler. »

Par ici la sortie

Samuele est fière de son identité queer. En décembre dernier, on a pu la voir affronter les questions (pas toujours subtiles) de Richard Martineau, à l’émission Les Francs-tireurs, lors d’une table ronde sur le thème des identités et orientations sexuelles. « Si j’ai accepté de parler de la notion de queer à la télé, c’est parce que j’avais peur que des personnes pas radicales y aillent. Aussi, je sais qu’une de mes habiletés, c’est la vulgarisation. Y’a des gens qui m’ont écrit à la suite de mon passage pour me remercier d’avoir parlé de ça. Mais je dois avouer que j’ai trouvé ça difficile de ne pas savoir ce qui serait gardé au montage. Au bout du compte, je suis contente de l’avoir fait.»

Militante, féministe, Samuele a le regard franc d’une battante et le sourire généreux. À 30 ans, elle a travaillé fort pour arriver là où elle est en ce moment. À la veille de lancer son album, elle s’est questionnée à savoir si elle voulait mettre de l’avant publiquement son identité queer. « Y’a pas beaucoup de gens qui sont out en début de carrière. Les seules personnes à qui je pense c’est Xavier Dolan et Alex Perron. Les autres ont tendance à vouloir être établis avant de faire leur coming out. Moi, le message que ça m’envoyait, c’est qu’il fallait que je me camoufle si je voulais faire carrière. Ça, ça m’a beaucoup dérangée car c’est pas dans ma nature de me camoufler. J’ai fait fuck off et je vais être vraiment volubile à propos de ça, pis on verra.»

Samuele ne cache pas qu’au moment de faire son «coming out» auprès de ses proches, il y a 5 ans, elle avait d’autres priorités dans la vie. «Je suis devenue monoparentale à 22 ans. De 22 à 25 ans, j’avais un enfant en bas âge à m’occuper, en plus d’avoir un travail à temps plein.»

C’est à 26 ans qu’elle rencontre sa première blonde, qui, peu de temps après le début de leur relation, fait elle-même son coming out trans. « Ma blonde, c’était pas une femme, donc, je ne pouvais pas être lesbienne. Je me rappelle aussi que l’identité « lesbienne » ne me correspondait pas, c’était pas moi. J’étais encore parfois attirée par des hommes. C’est à travers un rock camp, un camp de rock pour filles, que j’ai découvert l’identité queer. Ça m’a libérée! Trouver la communauté queer, ça a validé mon existence. C’est la première identité avec laquelle j’ai été à l’aise, en m’affichant pansexuelle, j’avais pas besoin de me redéfinir si mes partenaires changent de genre. Queer, pansexuelle, c’est une liberté de ne pas avoir à choisir d’étiquette! »

Chanter encore

Née à Montréal en 1986, Samuele baigne depuis sa tendre enfance dans la musique. Elle m’apprend qu’elle est la fille de Gaston Mandeville, auteur-compositeur-interprète qui a marqué les années 80-90. «Mon père était reconnu, mais pas tant connu. Ça, ça me parle.» 

Si Samuele a décidé de se lancer en musique sans le patronyme de son père (décédé alors qu’elle n’avait que 11 ans), c’était pour se dissocier de lui en début de carrière, pour ne pas être « la fille de ». Aujourd’hui, elle ne cache pas l’admiration qu’elle a pour son père. Elle est même allée interpréter une de ses chansons à l’émission Belle et Bum, en décembre dernier. « Je me souviens, je devais avoir 4 ou 5 ans et je le suivais sur la route pour aller jouer dans les festivals. Je me rappelle du son de la basse qui résonne. On se couchait tard. Ce sont de beaux souvenirs de jeunesse. »

Pas étonnant que la petite Samuele de l’époque rêve de faire de la musique aussi. Et comme elle aime performer, elle s’installe devant ses toutous et fait du lip sync sur les chansons du groupe Niagara, son premier « gros crush ».

À 7 ans, elle écrit des poèmes. «Ça racontait quoi? Que la vie est un drame… même si elle ne l’était pas vraiment.  Pour moi, c’était très cool d’être mélodramatique. (rires)»

C’est à 15 ans qu’elle commence à jouer de la guitare. « J’avais de la misère à jouer les tounes des autres, alors j’ai commencé à écrire les miennes. À l’école, j’ai formé un band avec trois autres filles. On s’appelait Curve. On a fait un seul show. Moi, j’étais une petite punk avec un mohawk. » 

Adolescente, Samuele veut changer le monde, combattre les injustices. Elle va en Amérique centrale faire un peu de coopération internationale. Un séjour qui renforce sa conscience sociale, déjà bien éveillée. « Je suis très intolérante à l’injustice. J’avais envie de faire un métier qui ferait une différence positive. » 

Sa mère, une éducatrice en petite enfance, l’a encouragée à faire de la musique. Sauf au moment où Samuele lui annonce qu’elle arrête ses études après une demi-session de cégep. « Je le savais que l’école, c’était pas ma place. Je lui ai écrit une lettre que je lui ai laissée sur la table de la cuisine qui disait: Je lâche l’école. Je sais que tu seras pas contente mais je te promets qu’un jour tu seras fière de moi ».  La carrière de Samuele semble sur le point de connaître son envol. Gageons que sa mère aura de quoi être fière!

Aller là où elle veut

Les influences musicales de Samuele sont diverses. Mais son coup de cœur demeure Ani DiFranco, cette chanteuse américaine ouvertement bisexuelle. «Elle a une façon d’être politique qui me plaisait beaucoup  parce que très humaine, très intime. Il y a de l’authenticité dans sa personne. Elle a été mon premier modèle de femme. Elle a été déterminante dans ma vie. »

Samuele a un parcours impressionnant. En plus de jouer au sein d’une dizaine de groupes, elle s’est inscrite en 2010 au Festival Village en chanson de Petite-Vallée. Son expérience l’a amenée à produire un premier mini-album, « Le goût de rien », en 2011. Mais faire la promo, le booking et la vente des albums l’épuisent et elle décide d’abandonner la musique à ce moment. Le 16 juin 2013, elle remonte sur les planches, le temps d’un show qui lui redonne des ailes. «  C’était le soir d’anniversaire du décès de mon père, une journée sacrée pour moi. J’avais pas de band, alors je suis allée jouer seule, en femme-orchestre. Ça a été un show magique. Et à partir de ce moment-là, d’autres occasions se sont présentées à moi pour que je puisse jouer sans devoir me vendre. » 

Inspirée, elle lance un second EP en 2015, « Z’album », qu’elle fait parvenir aux Francouvertes, concours musical à Montréal. Au moment de faire les tests de son, Samuele se lance un ultimatum : «Soit que les gens aiment ou sinon, je m’en vais faire pousser des légumes dans le bois. J’étais en paix avec les deux options. Une chose est sûre : je n’avais plus envie de me vendre. Le show a super bien été. Je me suis rendue en finale. À partir du moment où j’ai arrêté de vouloir plaire, de me vendre, les gens ont trippé! » 

C’est sous l’insistance de son agente que Samuele s’inscrit au Festival de la chanson de Granby, l’année suivante. Elle remporte le grand prix, ce qui lui donne les moyens financiers de produire un «vrai» premier album qui sera lancé au printemps prochain.

Musicalement, elle qualifie son style de stoner-rock/blues-fusion. Une musique qui vibre dans les hanches, m’explique-t-elle. « Y’a de la guitare, des horns, c’est épique! Ça groove tout le temps! » Et de quoi sera-t-il question dans les chansons? « Ce sont des thèmes plutôt dark : les échecs amoureux, le suicide, la dépression.» 

Je fais un parallèle avec les chansons de Safia Nolin qui sont aussi très sombres. Samuele saisit la balle au rebond et ajoute : « Le succès de Safia me fait tellement du bien au cœur, c’est le triomphe de l’authenticité. Être soi-même. »

L’authenticité est au cœur de la démarche de Samuele. Le mot revient à plusieurs reprises pendant notre rencontre. C’est pas pour rien que son album portera le nom d’un slogan féministe : «Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent ». L’artiste se réjouit déjà à l’idée de voir cette citation affichée partout lorsque l’album sera lancé. Son désir? « Encourager les jeunes filles à être ce qu’elles ont envie d’être. Je veux défaire l’image voulant qu’une petite fille doive être sage et un petit gars, fort. »

Élevée en jouant au baseball tout en faisant du ballet classique, Samuele se dit chanceuse car chez elle, la phrase  « les filles peuvent pas faire ça! » ne s’est jamais fait entendre. « Enfant, j’ai pas eu à me battre contre les stéréotypes. Mais adolescente, j’ai essayé de correspondre aux standards. Moi, je n’étais pas bien dans ma féminité mais je pensais que c’était ça que je devais faire.  Aussi, je me suis battue contre ma propre homophobie intériorisée et ma propre misogynie intériorisée. Pour devenir moi-même, ça a été un gros combat. J’ai vécu beaucoup de honte. C’était pas confortable. Mais ça ne venait pas de ma famille immédiate, mais bien de la grande collectivité. Faire ce qu’on attend d’une fille, c’est pas mon truc. Je parle fort, j’occupe l’espace, j’aime ça tenir les rênes. C’est pas quelque chose qui est encouragé quand t’es une fille. » 

A-t-elle l’impression que ça évolue, que les mentalités changent? «Oui, c’est lent mais je sens que ça change. Mais je me fais encore dire « tu joues bien de la guitare ». Si j’étais un dude, on me dirait jamais ça. Je le sais que ça part d’une bonne intention mais quand on me dit ça, c’est parce qu’on s’attend pas à ce que moi et mon vagin on soit capable de faire des solos de guitare. Il y a encore des micro-agressions comme ça, mais je sens une volonté, une ouverture pour que ça s’améliore. » 6 Patrick Brunette

www.samuelemusique.com 

Son album  Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent sera disponible en avril.

28 janvier 2017, en spectacle à la salle Claude-Léveillée de la PDA.

Samuele aux Francs-tireurs : zonevideo.telequebec.tv

Samuele à Belle et Bum : zonevideo.telequebec.tv/ 

 

Samuele: un album pour avril 2017

Marie-Joséee Boucher, Info-culture, 23 janvier 2017

Multi-­instrumentiste à la plume bien aiguisée, Samuele annonce la sortie de l’album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent prévue pour avril 2017.

Mêlant avec assurance le spoken word à la chanson, l’artiste propose une poésie intime et engagée posée sur un folk-rock à forte ascendance blues.

Auteure-compositrice-interprète, Samuele se produit de façon indépendante depuis 2002 et collabore à titre d’auteure, co-auteure ou accompagnatrice à divers projets, en plus de s’impliquer activement dans la vie culturelle de son Hochelaga d’adoption.

Samuele s’est illustrée à l’occasion de diverses vitrines musicales, entre autres en tant que semi-finaliste des Francouvertes (2015) et lauréate du Festival international de la chanson de Granby (2016).

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L’album de Samuele sera en magasin et en ligne à compter du 7 avril prochain.

D’ici là Samuele présentera plusieurs spectacles dont une performance à la salle Claude-Léveillée de la Place des arts dans le cadre des Week-ends de la chanson Québecor le 28 janvier prochain.

SamueleMusique.com

SPECTACLES:

28 janvier 2017

Montréal • Salle Claude-Léveillée

02 février 2017

Montréal • Quai des brumes

14 février 2017

Québec • Vitrine Rideau au Petit-Champlain

17 mars 2017

Saint-Romuald • Vieux Bureau de Poste

28 avril 2017

Lavaltrie • Café culturel de la Chasse-Galerie

29 avril 2017

St-Hyacinthe • Le Zaricot

Crédit photo : Julia Marois

 

Mention

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 21 janvier 2017

Disques francophones à venir: Samuelle, Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent, 7 avril

 

Samuele: un album pour le 7 avril

Marie-Ève Lambert, La voix de l'Est, 19 janvier 2017

(Granby) La grande gagnante du Festival international de la chanson de Granby 2016 Samuele a annoncé jeudi la sortie de son album Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent. Son disque, enregistré en juin et financé grâce à la plateforme IndieGogo, sera disponible en magasin et en ligne à compter du 7 avril. L'auteure-compositrice-interprète y propose «une poésie intime et engagée posée sur un folk-rock à forte ascendance blues». Samuele se produit de façon indépendante depuis 2002 et s'est illustrée à plusieurs occasions, notamment aux Francouvertes et à Ma première place des arts avant d'être sacrée lauréate au FICG.

 

Le rock à elles part 2

Pascal Deslauriers, Longueur d'ondes, 19 janvier 2017

Samuele : plume paritaire

« Après plus d’un an à jongler entre monoparentalité, travail et musique, fatiguée de promouvoir des pièces que je n’avais pas le temps de fignoler avec un band que je n’avais plus les moyens de payer, j’ai abandonné la chanson, puis, sans attente, j’ai lentement renoué avec elle. » Les autoproductions du maxi Le goût de rien en 2011 et de Z’album (zine artisanal + album numérique) en 2015 ont forgé la réputation de l’artiste montréalaise. Après des spectacles qui laissent spectateurs pantois et critiques enthousiastes en chemin, séduisant le jury des Francouvertes 2015, raflant le grand prix au Festival de Granby en 2016, la chanteuse fait ses marques avec une approche folk-blues-rock combinée à une touche slam. Elle se démarque par sa verve rare, sa poésie audacieuse, sa fougueuse présence scénique et une authenticité peu commune. Récemment, ce talent assumé lançait une campagne de socio-financement pour réaliser son premier album complet, à surveiller prochainement.

 

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