Dossier de presse de The Barr Brothers

Planète Hommes - Leurs buzz: tout ce qui va leur plaire

Laurie Dupont et Karine Vilder, Magazine Véro, Noël 2017

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Après avoir frappé fort avec l’excellent Sleeping Operator, la formation montréalaise The Barr Brothers continue de nous charmer en lançant son troisième opus. Planant, feutré et captivant de la première à la dernière piste, Queens of the Breakers n’en fait pas trop mais vise juste, en nous laissant une empreinte durable de ses mélodies. À inscrire à l’agenda: le groupe s’arrêtera à Québec (L’Impérial Bell) et à Montréal (Métropolis), les 23 et 24 novembre prochains.

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Le mur du son: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Benoit Bilodeau, L'Éveil, 2 novembre 2017

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Barr Brothers

Queens of the Breakers

[http://thebarrbrothers.com]

Secret City Records

Formé des frères américains Brad et Andrew Barr, et de la harpiste canadienne Sarah Pagé, le groupe Barr Brothers, basé à Montréal, s’attire beaucoup d’éloges depuis la sortie de son plus récent album, un quatrième en carrière, incluant à ce palmarès un EP. Déjà que son folk marqué par des sons de drones avait séduit le public à ce jour, voilà que les premiers extraits de ce nouvel album ont été encensés par NPR, BBC, CBC et plusieurs autres. Sur les ondes de la BBC, Radcliffe & Maconie ont dévoilé en première pièce You Would Have to Lose Your Mind, tandis que Lauren Laverne a affirmé que c’était une de ses chansons préférées de l’année. Cette pièce, en particulier, cumule déjà plus d’un million d’écoutes combinées en ligne. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a été «#1» trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu sa plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis. Le trio, qui n’est pas sans rappeler les Simon & Garfunkel, y propose 11 titres d’une instrumentation de grande qualité, alternant douceur et rythme, ajoutés à de jolies harmonies vocales. Ce qu’il sera possible de voir et d’entendre ici même à Saint-Eustache puisque le groupe sera en spectacle le 18 février prochain à la salle Le Zénith.

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Le mur du son: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Benoit Bilodeau, Nord Info, 2 novembre 2017

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Barr Brothers

Queens of the Breakers

[http://thebarrbrothers.com]

Secret City Records

Formé des frères américains Brad et Andrew Barr, et de la harpiste canadienne Sarah Pagé, le groupe Barr Brothers, basé à Montréal, s’attire beaucoup d’éloges depuis la sortie de son plus récent album, un quatrième en carrière, incluant à ce palmarès un EP. Déjà que son folk marqué par des sons de drones avait séduit le public à ce jour, voilà que les premiers extraits de ce nouvel album ont été encensés par NPR, BBC, CBC et plusieurs autres. Sur les ondes de la BBC, Radcliffe & Maconie ont dévoilé en première pièce You Would Have to Lose Your Mind, tandis que Lauren Laverne a affirmé que c’était une de ses chansons préférées de l’année. Cette pièce, en particulier, cumule déjà plus d’un million d’écoutes combinées en ligne. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a été «#1» trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu sa plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis. Le trio, qui n’est pas sans rappeler les Simon & Garfunkel, y propose 11 titres d’une instrumentation de grande qualité, alternant douceur et rythme, ajoutés à de jolies harmonies vocales. Ce qu’il sera possible de voir et d’entendre ici même à Saint-Eustache puisque le groupe sera en spectacle le 18 février prochain à la salle Le Zénith.

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Les Barr Brothers dévoilent le premier vidéoclip du tout nouvel album Queen of the Breakers

Arts & culture, 2 novembre 2017

Aujourd’hui, les Barr Brothers ont lancé le premier vidéoclip de leur nouvel album Queens of the Breakers (en vente maintenant via Secret City Records) qui a reçu les éloges du public et de la presse. Le vidéoclip combine le blues entraînant et enflammé de It Came to Me à des images d’une course déchaînée et salissante de tondeuses à gazon aux confins du Québec rural. Le son et l’image s’y accordent parfaitement.

Le vidéoclip a été filmé dans une foire agricole centenaire à Shigawake, au Québec (population : 300). Bien qu’elle soit située à 12 heures de Montréal, la foire attire des milliers de personnes chaque année. Plusieurs s’y rendent spécifiquement pour assister à la portion musicale de la foire : un festival de musique s’y étant greffé il y a maintenant neuf ans, à l’initiative de l’épouse du batteur Andrew Barr, Meghan Clinton, elle-même originaire de cette ville éloignée. Les Barr Brothers se sont déjà produits plusieurs fois en spectacle à Shigawake. Cette année, ils y ont emmené un cinéaste, qui a tourné des images avec une caméra Super 8. Les images de course de tondeuses dans la boue sont un complément parfait au son déchaîné de It Came to Me. Le vidéoclip qui en résulte offre au spectateur une expérience boueuse, impitoyable et excitante. En regardant cette course, on ne peut s’empêcher de se sentir maculé de boue, avec l’odeur de l’alcool et de la fumée de bois accrochée dans l’air humide.

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« Pour nous et pour tout le monde là-bas [le festival de musique] est devenu le party de l’été… Cette année, lorsque j’ai su que le réalisateur du vidéoclip, Vincent, viendrait à la foire pour tourner quelques images, je l’ai appelé et je lui ai demandé d’apporter de bonnes caméras et un poncho de pluie… Vincent a fouillé un peu partout, se liant d’amitié avec le public de la foire et capturant certains des moments absurdes et des collisions harmonieuses entre différents mondes qui ne semblent pouvoir se produire qu’à Shigawake. » – Andrew Barr

Queens of the Breakers a reçu des éloges de Paste (8.7/10), Under the Radar, Magnet, Q Magazine, Exclaim!, et plusieurs autres. La pièce titre a été dévoilée en primeur par NPR Music, qui l’a décrite comme une illustration parfaite du souci du détail du groupe, avec des résultats mémorables. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a déjà été #1 trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu la plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis.

Regardez les Barr Brothers jouer la chanson Queens of the Breakers avec Marie-Pierre Arthur d’une session avec ICI Musique.

Formé des frères Brad et Andrew Barr, et de la harpiste Sarah Pagé, The Barr Brothers se lanceront dans une importante tournée internationale le mois prochain qui commencera par une série de spectacles en Europe avec The War On Drugs, suivie de la plus grande tournée nord-américaine du groupe à ce jour.

SPECTACLES AU QUÉBEC:

24 novembre 2017

Montréal CA • MTelus

9 février 2018

Terrebonne CA • Théâtre du Vieux-Terrebonne

15 février 2018

L’Assomption CA • Théâtre Hector-Charland

16 février 2018

Drummondville CA • Maison des Arts

17 février 2018

Sherbrooke CA • Théâtre Granada

18 février 2018

St-Eustache CA • Le Zénith

20 février 2018

Laval CA • Salle André-Mathieu

21 février 2018

St-Jérôme CA • Théâtre Gilles-Vigneault

22 février 2018

Gatineau CA • Théâtre du Musée Canadien de l’Histoire

23 février 2018

Québec CA • Impérial de Québec

24 février 2018

St-Hyacinthe CA • Centre des Arts Juliette Lassonde

Pour connaître toutes les dates, consultez le site TheBarrBrothers.com

The Barr Brothers

Queens of the Breakers tire son nom de The Breakers, un manoir Vanderbilt surplombant la côte rocheuse près de Newport, au Rhode Island. Lorsqu’il était adolescent, Brad faisait partie d’un groupe d’amis espiègles qui se rendaient à Newport vêtus des vêtements de leurs mères afin de provoquer les touristes. La chanson porte à réflexion, évoquant un groupe d’amis très proches, mais qui se sont éventuellement perdus de vue; un souvenir brumeux rappelant le film The Tree Of Life de Terrence Malick.

« D’une sincérité et d’une profondeur admirables, le nouveau cru des Barr Brothers s’écoutera inlassablement tout l’hiver ★★★★ » – Rolling Stone France

« Un disque absolument somptueux ★★★★ » – VOIR

« ★★★★ » – Q Magazine

« 9/10 » – Exclaim!

« Magnifique » – Brooklyn Vegan

« Busy without ever feeling overcrowded, its liquid acoustics following the soft contours of Brad’s vocals to telling effect » – Uncut

« Shimmering vocal harmonies and a rolling undercurrent of acoustic/electric guitar and harp bring the brothers’ summer memories to life – it’s a remarkably visual album in this way. » – Magnet Magazine

« Meticulous dream-weaving » – Mojo

Écoutez, commandez et téléchargez Queens of the Breakers en suivant ce lien.

 

The Barr Brothers: la cabane rock au Canada

Louise-Camille Bouttier, Rolling Stone, 1er novembre 2017

Les Barr Brothers n’ont pas la panoplie blues mais ont la musique dans la peau. Les deux frérots Andrew et Brad, accompagnés de leur fidèle acolyte Sarah Pagé à la harpe, sillonnent actuellement les routes de l’Europe. Dans leurs cartons, un troisième album sorti un certain vendredi 13 (octobre). Signe de chance pour le trio audacieux qui a construit son dernier album sur des improvisations. Arrivés en studio les mains vides, les Barr Brothers sont repartis, riches de nouvelles expériences humaines et musicales, un album dans la poche.

Trois ans après un Sleeping Operator encensé par la critique, ce Queens of the Breakers propose un voyage au pays de la musique libérée et libératrice. Accompagnées des textes poétiques de Brad Barr, les harmonies se faufilent tranquillement dans nos esprits pour atteindre nos coeurs de mélomanes. L’alliance – étonnamment délicate – entre une harpe soyeuse et fragile et une guitare parfois lourde offre un bel aperçu du talent de ce groupe dont tout le monde connaît l’histoire mais que chacun redécouvre au gré des albums.

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Un esprit rock’n’roll indie que l’on retrouve dans le clip, surprenant, de « It Came to Me » que nous vous proposons de découvrir en exclusivité. Germée dans l’esprit créatif d’Andrew Barr, l’idée du clip a été réalisée par Vincent dans un cadre pour le moins typique : le Shigawake Fair & Music Festival. Géré par Meghan, l’épouse d’Andrew, le festival accueille depuis de nombreuses années des artistes venus des quatre coins du monde, tous rassemblés à l’occasion d’une foire agricole d’un autre genre. Un cadre idéal pour un clip drôle et attachant, véritable bol d’air québécois.

 

CRITIQUE

Valérie Thérien, Voir, novembre 2017

Le groupe montréalais nous fait cadeau d'un disque absolument somptueux. Après Sleeping Operator (2014), le EP Atlas (2015) et une pause bien méritée, son troisième long jeu prouve que The Barr Brothers est en parfaite maîtrise de ses moyens. Les guitares acoustiques ou électriques et la harpe de Sarah Pagé se font la cour, alors que la voix rassurante, tantôt éthérée, tantôt rugueuse, de Brad Barr nous chante des textes sensibles, parfois nostalgiques. Après un trio de pièces de folk alternatif délicieusement douces, le disque nous mène vers des titres plus énergiques, puis le groupe vire vers des musiques pop, sensuelles, mais aussi blues et très rock à la War on Drugs. Un disque d'une grande qualité qui devrait être magique sur scène.

 

The Barr Brothers: des airs de famille

Élise Jetté, Coup de pouce, novembre 2017

Plus de 10 ans se sont écoulés depuis l'arrivée en terre montréalaise des frères Andrew et Brad Barr. Intéressés par l'atmosphère artistique qui règne alors dans la ville, les musiciens originaires du Rhode Island font la connaissance de la harpiste Sarah Pagé, qui se joint à la formation musicale aux influences folk, rock et blues. Un premier album, en 2011, les mènera sur les routes d'Amérique, d'Europe et même du Japon; puis un deuxième (Sleeping Operator), en 2014, qui rencontrera aussi un succès critique. Ce mois-ci, ils nous proposent Queens of the Breakers, un troisième album, dont la réalisation a été notamment teintée par le rôle de père que les frères Barr ont embrassé au cours des dernières années. Un rôle, qui, estime Andrew, contribue à métamorphoser leur créativité:  « Avec la paternité, les choses simples deviennent excitantes à nouveau. C'est quelque chose qu'on a voulu montrer: à quel point ça implique de vivre de petites échecs, de faire les choses de la mauvaise manière des tonnes de fois pour ensuite finir par réussir de la bonne façon. » C'est la batterie d'Andrew qu'on entend en premier avec la pièce Defibrillation. La guitare puissante de son frère Brad y est quant à elle maniée de façon prodigieuse, tout en étant magnifiée par le son unique de la harpe de Sarah. La sortie de l'album, prévue le 13 octobre, s'accompagne d'une série de concerts un peu partout au Québec cet automne et à l'hiver. L'occasion parfaire d'aller à la rencontre de leur univers musical si particulier. 

Infos et dates de concerts: thebarrbrothers.com

 

Frères d'âme

Nicolas Tittley, Elle Québec, novembre 2017

Pour Andrew et Brad Barr, la musique a toujours été une affaire de famille. Ce n'est pas pour rien que les deux hommes ont choisi de faire carrière sous leur patronyme, un nom peu trompeur, car il laisse de coté un membre important des Barr Brothers, la harpiste et multi-instrumentiste Sarah Pagé, « musicienne exceptionnelle qui n'en finit plus de nous surprendre », explique Brad.

Sur Queens of the Breakers, la famille est partout: dans le rythme de Defibrillation, inspiré à Andrew par le bip du moniteur cardiaque entendu dans la chambre d'hôpital de leur mère, ou sur la pièce-titre, qui évoque leur jeunesse dans le Rhode Island. Il faut dire que Brad et Andrew sont tous deux devenus pères dans l'intervalle qui sépare Sleeping Operator de ce nouvel album. « Ce n'est pas une exagération de dire qu'avoir un enfant a complètement transformé ma manière de travailler, explique Brad. Premièrement, il était devenu presque impossible de suivre ma routine habituelle, soit de prendre quelques verres et d'écrire tard le soir. Mais surtout, ça change ma perspective; en me décollant de mon nombril, en me forçant à redécouvrir avec un regard neuf toutes les choses que je tenais pour acquises. »

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Le groupe, connu pour ses riches compositions folk atmosphériques traversées d'influences africaines, a été cette fois-ci motivé par un désir de simplicité et de retour à l'essentiel: « On voulait être moins ésotérique, ne pas se perdre dans des ponts interminables avec sept changements d'accords! » confirme Brad. L'une des pièces qui résument le mieux cette approche est sans doute Song That I Heard, un air folk rehaussé de cuivres qui est une chanson en hommage... aux chansons. « C'est une toune qui compte beaucoup pour moi: oui, elle parle du pouvoir transformateur de la musique, mais c'est aussi une déclaration d'amour à Montréal. Elle parle de l'importance que cette ville a eue pour nous, tant comme musiciens que comme personnes. » Une ville qu'on n'imagine plus sans ses Barr Brothers.

 

Les albums du mois: octobre 2017

Mathieu Aubre, URBANIA, 31 octobre 2017

L’automne n’est pas toujours la meilleure saison pour les sorties musicales. Alors que les maisons de disques s’efforcent bien souvent de lancer les projets de leurs artistes au printemps ou pendant la rentrée de septembre pour pouvoir se retrouver en nomination dans les galas de fin d’année ou en décembre pour le temps des Fêtes, octobre fait un peu figure de négligé du calendrier par moments.

Mais ça ne veut pas dire qu’il ne sort rien de bon non plus! Plusieurs artistes québécois se sont démarqués en criant ben fort comme Keith Kouna, en produisant une musique sensible comme les Barr Brothers ou en nous faisant bien danser comme Blue Hawaii, Jay Scott et Loud. Voici donc une liste des 5 albums du mois qu’on vous recommande fortement d’écouter entre deux partys d’Halloween. Bonus : les trois dernières suggestions peuvent aussi très bien s’intégrer à n’importe quelle playlist de party, Halloween ou pas. Parole de DJ!

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Queens of the Breakers – The Barr Brothers

Étiquette : Secret City Records

Après un premier album à tout casser et un second plus beige et destiné à la FM, le désormais trio montréalais a décidé de conjuguer les sons disparates de leur deux précédentes sorties sur Queens of the Breakers. Le résultat? Une indie-pop soignée, alliant des riffs de guitare très « rock canadien » dans l’essence, autant qu’une sensibilité folk et aérienne bien pensée.

C’est d’ailleurs étrangement cette disparité qui fait le succès de Queens of the Breakers. On y retrouve une belle variété sonore qui rythme bien l’album en soit. Reste que l’album n’est peut être pas aussi grand public, mais gageons que des pièces comme Kompromat sauront tout de même se trouver une place sur les ondes radiophoniques plus spécialisées.

 

Entre petites salles et grands stades

Daniel Côté, La Voix de l'Est, 28 octobre 2017

Ils viennent de sortir un album somptueux, Queens of the Breakers, et amorcent une tournée qui a pris des proportions inattendues. À travers une quinzaine de spectacles donnés au Québec, les hymnes folk des Barr Brothers résonneront dans leur pays d'origine, les États-Unis, ainsi que dans plusieurs stades européens, en première partie de leurs amis de War On Drugs.

« Nous ouvrirons une vingtaine de fois pour eux. C'est une proposition que nous ne pouvions pas refuser », a confié le batteur et claviériste Andrew Barr, cette semaine, en entrevue téléphonique. Certes, il sera grisant de se produire dans des villes comme Londres, Berlin et Amsterdam, mais l'idée de prendre la route dans leur patrie d'adoptie sourit également aux frères, ainsi qu'à la harpiste Sarah Pagé, l'autre membre du trio. 

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« Ce seront les meilleurs spectacles. Ici, les gens respectent la musique. Ils sont attentifs et répondent bien », affirme Andrew Barr, qui aime l'atmosphère des petites salles. Elles lui rappellent la Nouvelle-Angleterre où il a grandi, sa scène folk et aussi l'attrait qu'exercent à parler de sa mère qui, longtemps, fut l'assistante de la légendaire cordon bleu Julia Child.

« C'est cette femme qui a introduit de nouvelles façons de cuisiner chez nous, en misant sur les produits de la terre. La différence est qu'au Québec, on fait ça depuis toujours », affirme le musicien.

Revenant à la tournée, elle mobilisera cinq interprètes et comprendra des extraits de l'album précédent, Sleeping Operator, qui n'ont jamais été livrés sur scène. Il y aura aussi de larges tranches du nouvel opus, comme on s'en doute. 

« Ces chansons ne sont pas aussi faciles à interpréter qu'elles en ont l'air. Nous seront corrects, mais il y en a une qui nous a donné plus de trouble que les autres, Defibrilation. Sur le disque, on entend les deux filles du groupe Lucius, qui possèdent des voix incroyables. Nous avons finalement trouvé un moyen de résoudre le problème », raconte Andrew Barr.

Déprogrammés

Troisième album du groupe, Queen of the Breakers est le fruit de trois retraites fermées dans un chalet de Saint-Zénon, dans Lanaudière. Pour la première fois, les musiciens sont partis de rien pour élaborer leurs compositions. La dernière tournée ayant été extrêmement longue, ils ont ressenti le besoin de se déprogrammer, en quelque sorte. Juste pour voir ce qui arriverait.

« Sarah a exploré de nouveaux sons à la harpe, tandis que Brad s'est mis à jouer du rock comme nous le faisions dans notre jeunesse, relate Andrew Barr. J'ai été surpris, mais quand les chansons ont pris forme, j'ai constaté que plusieurs d'entre elles nous ramenaient au temps où nous avons grandi, tant à travers les textes que les arrangements. Il y a des harmonies vocales qui me font penser aux Everly Brothers, par exemple, un groupe que nous avons toujours admiré. »

Quelques titres sont plus musclés et le fait qu'ils cohabitent avec des choses plus délicates plaît au musicien. Lui qui a tant aimé les premiers classiques de Dylan, genre With God on Our Side, a aussi développé un goût pour le rock tel que pratiqué par les Stones et Led Zeppelin.

« Comme eux, nous pouvons jumeler une pièce rock à une autre comprenant des harmonies vocales ou de la guitare acoustique », fait observer Andrew Barr.

Ils ont commencé à étrenner la version scénique des nouvelles compositions, prélude en segment européen, l'affaire d'une dizaine de dates, avant que les Barr Brothers ne reprennent le fil de leur tournée québécoise.

 

Continuité

Alain Brunet, La Presse +, 23 octobre 2017

INDIE FOLK ROCK

Queens of the Breakers

The Barr Brothers

Secret City Records

Trois étoiles et demie

Les albums ayant marqué l’adolescence de Brad et Andrew Barr auraient constitué le terreau de Queens of the Breakers, troisième opus de la formation montréalaise. Le titre fait état de l’un de ces fameux manoirs de Newport, au Rhode Island, occupés par les grandes fortunes américaines du XIXe siècle et où Brad a naguère commis quelques espiègleries avec ses copains ados de Providence. Dans une interview réalisée par le collègue Philippe Renaud du Devoir, les frangins d’origine américaine citent Sticky Fingers des Rolling Stones, Wish You Were Here de Pink Floyd, On the Beach de Neil Young, Led Zeppelin III parmi les influences cruciales de cet album… Ajoutons à cette nomenclature le folk moderne de Simon & Garfunkel, le rock floridien de feu Tom Petty, le folklore subsaharien (la harpe de Sarah Pagé est effectivement traversée par le blues malien), les récents albums transculturels de Robert Plant. Cet opus démarre correctement, respecte les règles de l’art indie folk et ne devient vraiment intéressant qu’au milieu du périple, soit lorsque les rythmes s’alourdissent et ouvrent la porte à des arrangements un peu plus singuliers. Queens of the Breakers, en fait, s’avère davantage une expression de la continuité que de la haute inspiration à l’intérieur de ces paramètres indie folk rock. Voilà néanmoins un album sincère, créé dans l’enthousiasme et la rigueur, témoignant de la grande expertise des frères Barr et de Sarah Pagé sur leur territoire de prédilection. 

 

Les Barr Brothers ont pris leur temps

Yves Leclerc, Journal de Montréal, 21 octobre 2017

Les Barr Brothers ont mis plus de temps que prévu pour la création de leur nouvel album, Queens of the Breakers. Une façon de faire qui a permis au trio de prendre du recul et de réfléchir sur les idées travaillées en studio.

Chanteur et guitariste au sein du trio, Brad Barr indique qu’il n’avait pas autant de matériel sous la main, comparativement aux séances d’enregistrement des albums The Barr Brothers et Sleeping Operator, lancés respectivement en 2011 et 2014. Le musicien avait seulement quelques idées de chansons.

« Nous nous sommes réunis dans un petit chalet au début de l’année 2016, à Saint-Zénon, pour travailler ensemble, essayer des choses et voir ce que c’était pour donner. J’ai ensuite écouté tout ce qu’on a fait et identifié ce qui sonnait bien et ce qui nous avait procuré du plaisir. Et c’est à partir de ce matériel que j’ai pu écrire les nouvelles chansons », a-t-il fait remarquer, lors d’un entretien.

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Brad Barr est satisfait de cette nouvelle collection de chansons, lancée le 13 octobre denier, qui parle de deuil, de pardon et du passage à l’âge adulte. Le but, précise-t-il, était de construire quelque chose de nouveau et d’excitant en terme de sonorités.

« Ce sont des pièces que l’on va jouer durant deux ans et il faut s’assurer que tout le monde sera heureux de les jouer en spectacle. On a pu prendre du recul, réfléchir sur ce qu’on était en train de créer, et recommencer lorsque nous n’étions pas satisfaits », a-t-il fait remarquer.

Sur la route

Brad Barr, son frère Andrew et la harpiste et chanteuse Sarah Pagé ont aussi choisi de s’éloigner de toutes distractions avec des séances d’enregistrement qui se sont déroulées au Wild Studio dans Lanaudière.

« C’est dans le bois, près d’un lac, à deux heures et demie de Montréal. Nous étions conscients qu’il fallait creuser un peu plus pour ce nouvel album et ce n’est pas évident de faire ça à la maison et à travers les distractions du quotidien et la vie de famille. On voulait s’éloigner de tout ça et entrer en communion totale » , a indiqué Brad Barr.

La formation montréalaise s’envolera vers l’Europe pour une série de 17 spectacles en première partie du groupe américain The War on Drugs. Le groupe lancera ensuite, le 24 novembre, au M Telus, à Montréal, une tournée mondiale qui l’amènera au Québec, aux États-Unis et en Europe.

« Avec The War on Drugs, ça va être des concerts de 30 à 45 minutes. Ça va être bien, par la suite, de pouvoir jouer plus de nouvelles chansons et de ne pas avoir l’impression de sortir d’une boîte à surprises. Il y a beaucoup de matériel sur Queens of the Breakers qu’on n’a pas encore tenté de jouer. Sur la pièce titre, par exemple, il y a cinq guitares différentes et on ne sait pas trop ce que l’on va faire avec ça. Nous sommes en train de découvrir tout ça et c’est très excitant » a-t-il laissé tomber.

The Barr Brothers sera en ­spectacle le 24 novembre au M Telus, à ­Montréal, et le 23 février 2018 à l’Impérial Bell. Toutes les dates de la tournée sont en ligne à l’adresse thebarrbrothers.com.

 

Barr Brothers: Montreal band in full force on third album

Brendan Kelly, Montreal Gazette, 20 octobre 2017

Queens of the Breakers, the third album from the Barr Brothers, may well be their most accomplished, most ambitious set yet. But it didn’t come easy.

In a recent interview, the acclaimed Montreal band’s singer, guitarist and chief songwriter Brad Barr said the recording process was a mighty stressful time for him and his brother Andrew, who plays drums, percussion, keyboards and bass in the group. The trio is rounded out by harp player and vocalist Sarah Pagé.

Andrew became a father for the first time in March, just as they were working on Queens of the Breakers. To up the stress level, they were also renovating a duplex they had just bought together in Park Ex.

“Which sort of made the whole making of this record one of the more high pressure things I’ve ever tried to do,” Brad Barr said. “We had to finish the record, renovate the house, him getting ready to have a kid. All in the same couple of months.”

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The recording actually began a year earlier, in the spring of 2016, with the brothers and Pagé improvising together and the songs began taking shape that summer. In fact, Brad thought the album was pretty well finished by the fall but Andrew begged to differ.

It was the last recording sessions, early this year, when things got a little heavy.

“That’s pretty much when sh—got crazy,” said Brad. “We took occupancy of the house. The due date (for Andrew’s son) was I think March 7. So it was a scramble. We were smashing down walls, doing vocal overdubs, and Andrew was setting up the baby room. All at the same time.”

Brad said their breakthrough second album Sleeping Operator was also tough to record. The challenge this time was songwriting and he chalks that up to the fact that he also became a father. His son is three-and-a-half.

“The hardest part for me was the writing,” said Barr. “That took the longest. I chalked it up to having a kid. To suddenly not having the same amount of free time. To not have the same amount of space to make noise in. I used to write in my house, in my living room, at two in the morning. I couldn’t do that any more. Also for a little while, you’re not that interested in how you see the world. Your focus has shifted to this other person and your own existential situation suddenly becomes trite.”

He thinks the arrival of his son made this a more personal record, “a more nostalgic record, but not nostalgic in an escape kind of way. I really felt (tied) to these experiences from the seminal years of my life, when you’re 13 to 15 and you become independent. That felt therapeutic, to think about those people. I’d failed to acknowledge a lot of what had shaped me.

The title track Queens of the Breakers is pulled directly from Brad’s adolescence, about one strange day at The Breakers, a mansion on the coast in Newport, Rhode Island. The Barr family lived in Providence, about a half hour from Newport.

“One day, we went to the Breakers mansion, which was built by the Vanderbilts in the 1800s, sitting right on the ocean, hence the word The Breakers, and now it’s a museum,” said Brad. “We dressed up in our mothers’ clothing, dropped acid and did the tour (of the mansion). For me, it was like ‘Oh my God, I did that.’ It was a reminder that you should probably keep some room in your life for being freaky.”

Barr moved to Boston to study music at Berklee College and soon after started a band called The Slip with his brother. They often played in Montreal. One night, they were on stage at Le Swimming on St-Laurent Blvd. when the club caught on fire. Andrew met a waitress, Meghan Clinton, outside on the street and she eventually became his wife.

Andrew moved here to be with her, and Brad quickly followed suit. By 2005, they were both happily ensconced here.

“I’ve never had anywhere feel as much like home,” said Brad. “Providence is a great place to grow up, Boston is a cool place to learn and play music, but Montreal is the only place I’ve ever lived that feels like home.”

Queens of the Breakers features the rootsy singer-songwriter fare that has always been the Barr Brothers’ stock-in-trade, though there’s a more intense rocking feel to some of the songs.

“There’s no formula that we’ve stumbled upon yet to make this whole thing easier,” Brad said. “This one leaves a lot more space. I put less focus on the compositions and the arrangements and more focus on the sonic world and the lyrics. The compositions are really simple. Sometimes they’re just three chords. One of our biggest goals was to keep the delight factor high. The way I write and the instrumentation, it can run the risk of becoming mired down in seriousness. This one is a little more irreverent. It let the rock ’n’ roll we grew up on seep into it a little bit more and still try and twist that on its head whenever possible. We were a little less precious with this one.”

The Barr Brothers head to Europe to open on several dates for The War on Drugs, one of Brad’s favourite bands, then head back to tour North America, a road trip that kicks off at Metropolis Nov. 24.

AT A GLANCE

The Barr Brothers play MTelus Nov. 24. Tickets are available at evenko.ca

 

MENTION

Matthieu Lévesque, Échos Vedettes, 14 au 20 octobre 2017

Le thème de la famille est au coeur du nouvel opus de cette formation montréalaise. De retour après une longue pause de trois ans, les frères Brad et Andrew, qui sont tous les deux devenus pères au cours des dernières années, proposent une réflexion sur la vie de famille et sur son chez-soi dans un contexte de vie de tournée. L'immense talent de la harpiste Sarah Pagé, qui réinvente sans cesse l'utilisation de cet instrument, est mis en valeur sur cet album qui compte un collaboration avec le groupe new-yorkais Lucius.

 

Vidéo : Les Barr Brothers nous offrent Queens of the Breakers

François Lemay, ICI Musique, 18 octobre 2017

Le plus récent album des Barr Brothers, Queens of the Breakers, est une véritable réussite. Les membres du groupe étaient de passage au studio 12 à Radio-Canada le temps d’une captation vidéo de deux chansons que l’on retrouve sur cet album.

La première que nous vous offrons est la pièce-titre, Queens of the Breakers.

Vous avez jusqu'au 18 octobre pour écouter l'album.

 

Prise de son

Charles-Éric BLais-Poulin, La Presse+, 18 octobre 2017

Difficile de vous orienter parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal ? Notre journaliste vous sert de guide.

À LA UNE

LE DOUX RÉVEIL DES BARR BROTHERS

Trois ans après la parution de Sleeping Operator, les Barr Brothers sortent de leur dormance avec Queens of the Breakers, qui collectionne les dithyrambes des deux côtés de l’Atlantique. 

L’ellipse a permis aux frères fondateurs, Andrew et Brad Barr, de vivre tous deux la paternité pour la première fois. « Composer était tout un défi, admet le chanteur, parolier et guitariste du quatuor devenu trio. J’ai dû trouver de nouveaux moments et de nouvelles façons d’écrire la musique. » 

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Le temps qui fuit et ce qu’il échappe dans sa course soudent cette livraison folk-rock. La pièce-titre fait d’ailleurs référence à une résidence du Rhode Island, The Breakers, où les frangins enfilaient les vêtements de leur mère, puis sortaient dérider les touristes. 

La facture musicale, elle, est gorgée – mais pas engorgée – d’influences classiques et modernes : Bruce Springsteen, Paul Simon, les Stones ou The War on Drugs, avec qui les Barr Brothers partageront les routes européennes en novembre. La harpe ample et tragique de Sarah Pagé pèse plus que jamais sur l’authenticité du projet, façonné par de nombreux moments d’improvisation. Le nom du groupe ne fait-il pas une exclue ? « À voir comment sont allées les choses, j’aimerais parfois que nous ayons trouvé un nom plus inclusif », admet Brad.

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The Barr Brothers: un troisième album finement mûri

Nicolas Houle, Le Soleil, 17 octobre 2017

Trois années ont filé depuis «Sleeping Operator», le second album des Barr Brothers. Trois ans durant lesquels Brad et Andrew Barr sont devenus pères et, avec leur complice, la harpiste Sarah Pagé, ont longuement mitonné cet autre bébé qu’est «Queens of The Breakers».

Certains d'entre-vous ont peut-être vu les Barr Brothers sur scène cet été, dans une aventure malienne. Queens of the Breakers a peu à voir avec cette proposition, si ce n'est un soupçon de world ici et là.

Ce nouvel enregistrement témoigne surtout d’une formation qui vieillit bien et qui déploie plus que jamais un univers sonore riche en cordes de toutes sortes -y compris vocales-, qui lui est propre. Le trio propose des titres folk (superbe Song That I Heard), des envolées davantage linéaires, voire hypnotiques (Kompromat), ainsi que des pièces aériennes prenant l’allure de crescendo, comme la superbe Defibrillation, avec Lucius, rehaussée d'effets électro, et l’excellente You Would Have To Lose Your Mind. 

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Tout ça sans que le groupe n'oublie ses racines blues (savoureuse It Came To Me). L’offre est variée, certes, mais les Montréalais parviennent à unir le tout et, surtout, à viser juste sur chaque pièce. Un album dense, soigneusement construit, qu'on prend plaisir à écouter et à réécouter.

 

CRITIQUE: The Barr Brothers - Queens of the Breakers

Louis-Philippe Labrèche, Le Canal Auditif, 17 octobre 2017

The Barr Brothers jouit d’une bonne réputation, et ce, depuis leur album homonyme paru en 2011. Le trio de Brad et Andrew Barr complété par Sarah Pagé à la harpe, avait fait paraître un Sleeping Operator bien réussi en 2014. Depuis, plusieurs choses se sont passées : les frères Barr ont notamment joué sur l’excellent Ultramarr de Fred Fortin alors que Sarah Pagé a fait paraître Dose Curves en septembre dernier.

La formation arrive avec un Queens of the Breakers surprenant. On peut dire que c’est sans doute leur meilleur en carrière. Le principal point faible des deux sorties précédentes était le manque de vagues dans l’ensemble. Les pièces avaient un ton toujours assez doux qui manquait de moments d’excitations, lorsque collé les unes aux autres. Sur Queens of the Breakers, les vagues sont présentes tout comme de l’instrumentation de grande qualité, des mélodies poignantes, des moments musicaux magnifiques et une audace qui va bien au trio.

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You Would Have to Lose Your Mind a été le premier simple que The Barr Brothers a fait paraître. En soi, c’est déjà un geste assez osé. La chanson est pleine d’une harpe aussi belle que répétitive qui nous pousse vers la transe. La guitare possède un son blues juste assez crotté pour faire plaisir, Brad chante une mélodie poignante avec une justesse qui frappe direct dans le mile. La formation invite aussi Lucius, un groupe de Brooklyn, à les rejoindre sur la superbe Defibrilation qui ouvre Queen of the Breakers. Les voix s’alternent et se complètent avec un naturel désarmant. La montée est aussi progressive que bien dessinée avant que le duo de Jess Wolfe et Holly Laessig nous percute avec la beauté dont elles seules sont les maîtresses et les gardiennes.

Les petites douceurs qui ont fait la réputation des Barr Brothers ne sont certainement pas non plus évacuées au complet. Song That I Heard câline les oreilles avec gentillesse et nuance. Mais ce n’est pas ce qui frappe sur Queens of the Breakers. Le trio nous surprend avec une chanson-titre rythmée, enjouée qui fait un peu penser à du R.E.M et autres grands de la chanson américaine. Tout ça en gardant entièrement leur personnalité. On doit lever notre chapeau. Tout ça avant que le gros blues crasse de It Came to Me fasse taper du pied avec entrain. On est aussi surpris par la direction que prend Kompromat et encore une fois, sa mélodie hyper efficace.

C’est un Queens of the Breakers totalement réussit pour The Barr Brothers. Le trio se réinvente sans gêne et les compositions qui en ressortent sont certaines de leurs plus réussies à date. Nous savions déjà que la bande était bourrée de talent, on constate maintenant qu’ils savent l’utiliser avec audace et intelligence. Ce n’est pas anodin de s’aventurer hors des sillons qu’on a déjà creusés derrière soi. Et le trio a osé.

MA NOTE: 8/10

The Barr Brothers

Queens of the Breakers

Secret City

51 minutes

 

CRITIQUE

Julie Jasmine Boudreau. RDI Matin, 16 octobre 2017

RDI Matin

 

CRITIQUE

Patricia Tadros, Première heure, ICI Radio-Canada Première, 16 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

CRITIQUE

Sonali Karnick, All in a Weekend, CBC, 15 octobre 2017

www.cbc.ca

 

CRITIQUE

Marc Cassivi et Rebecca Makonnen, Esprit critique, ARTV, 15 octobre 2017

ici.tou.tv

  

Un album prodigieux et euphorisant

Jocelyn Legault, ARP Media, 14 octobre 2017

C’est entre les murs de leur appartement que les frangins Brad  et Andrew ont découvert la harpiste Sarah Pagé, ex-collaboratrice de Lhasa de Sela qui se joint à des jam-sessions pour devenir The Barr Brothers.

Après 2 albums incroyables, le groupe nous revient avec son troisième opus Queens of The Breakers. L’album est composé de 11 pièces qui sillonnent des eaux folk rock imprégnées de nostalgie.

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Le disque a été produit par le frère américain et mixé par Ryan Freeland au Stampede Origin Studio (Ray Lamontagne). On y découvre des souvenirs précieux de leur adolescence : premier contact avec la ville de Montréal et autres rêveries.

Le tout est transformé en mélodies éclatantes coulées dans un rock qui se situe entre Pink Floyd, The Rolling Stones, Led Zeppelin et Simon & Garfunkel. Aucun temps mort lors de l’écoute, mais des milliers de frissons grâce à la voix éthérée de Brad et à la harpe de Sarah Pagé.

The Barr Brothers continue son exploration musicale parfaite avec Queens of The Breakers, un album prodigieux et euphorisant.

Chansons coup de cœur :

Queens of The Breakers

It Came To Me

You would Have To Lose your mind

Song that I Heard

Ready for War

Maybe Someday

Kompromat

Look Before It Changes

 

MENTION

Catherine Richer, 15-18, ICI Radio-Canada, Premiere, 13 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

Déjà vu

Carine Touma, Journal Métro, 13 octobre 2017

Dans son troisième opus, le trio montréalais s'éloigne du bon vieux folk americana avec des compositions bien ficelées, mais on a une étrange impression de déjà-vu trop souvent pendant l'écoute. Song That I Heard, sans doute le morceau le plus réussi, porte un titre un peu ironique tant la majorité des chansons sur l'album nous font penser à d'autres artistes (The Sadies, Radiohead, Springsteen et The War on Drugs, avec qui le groupe part en tournée d'ailleurs). Il semble que le trio a voulu en faire trop et explorer d'autres horizons, quitte à s'éloigner de son originalité et de sa simplicité efficace.

 

Au repère des Barr Brothers

Jean-François Cyr, HuffPost Québec, 13 octobre 2017

Dans une arrière-cour d'un duplex situé aux confins de Parc-Extension et du Mile-Ex : une petite table, quatre chaises et un seau contenant quelques cannettes d'eau pétillante aromatisée aux agrumes. Au milieu du décor, les frères Brad et Andrew. La raison de notre rencontre est fort simple : le groupe montréalais The Barr Brothers propose un troisième long jeu fastueux titré Queens of the Breakers.

Inspirés par les jours anciens des deux frangins américains (âgés de 40 et 42 ans), l'album est en quelque sorte un voyage dans leur jeunesse. C'est aussi un trip d'harmonies vocales soignées (Song That I Heard), de douces mélodies folk (Look Before It Changes) et d'arrangements rock rugueux (It Came To Me).

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«Nous sommes allés au Wild Studio à Saint-Zénon pour créer l'album», affirme d'entrée de jeu Andrew avant que son frère ajoute que cet endroit a été synonyme de retraite paisible. «Le bâtiment est beau et la nature qui l'entoure est magnifique. Nous pouvions pêcher... S'éloigner de la ville et de nos responsabilités était une nécessité après les deux années de tournée associées à l'album Sleeping Operator (2014).»

«Sarah (Pagé, complète le groupe officiel) était aussi avec nous au studio. L'idée était d'expérimenter, de s'étendre et peut-être de faire des découvertes. Nous sommes allés à Saint-Zénon à deux reprises, en novembre 2015 et en février 2016.» Aux dires d'Andrew, le batteur, la moitié des chansons (Look Before It Changes, Maybe Someday, Queens of the Breakers, Hideous Glorious, You Would have To Lose Your Mind) du nouvel opus sont nées durant des sessions d'improvisation. Le reste s'est imbriqué par la suite aux textes et aux fragments musicaux composés par Brad, qui est également le chanteur et guitariste du groupe.

Le trio a également composé ou fignolé des pièces dans leur studio situé au coin de l'avenue du Parc et de la rue Villeneuve, à Montréal. «Le morceau Kompromat, par exemple, était au départ une proposition de 45 minutes. Nous l'avons réduit à son format final dans notre studio de Montréal. Pour l'enregistrer, nous sommes allés au Studio Mixart, à l'hiver dernier.»

L'enfance américaine

Questionné quant à la signification du titre de l'album, Brad raconte qu'elle prend sa source dans son enfance vécue au Rhode Island, aux États-Unis. «C'était d'abord le titre qui accompagnait une chanson du disque, qui évoque une période de ma jeunesse. The Breakers est un manoir situé à Newport, construit au XIXe siècle par la famille Vanderbilt, l'une des plus riches de l'époque en Amérique. Aujourd'hui, c'est un musée très populaire.

«Six amis et moi avions l'habitude de faire des choses assez étranges à l'adolescence, y compris des drogues psychédéliques. Nous enfilions des costumes féminins et allions dans le coin du manoir pour faire les fous, pour attirer l'attention. Dans mon esprit, Queens of the Breakers représente une bande d'amis qui tripent sur le domaine The Breakers. À ce moment, Andrew était juste un peu trop jeune pour être avec nous, mais il connaît bien l'histoire... C'est une période durant laquelle je vivais mes premières expériences en tant que personne indépendante. C'est aussi le temps des premiers shows rock... C'est une belle période.»

Un album personnel

Bien que Brad Barr ait ressassé des souvenirs du passé, la nostalgie n'a pas été un carburant important pour créer l'album, selon lui. C'est plutôt le thème de l'amitié qui a inspiré son écriture. À cet égard, le chanteur mentionne que ce disque renferme les chansons les plus personnelles qu'il ait écrites au cours de sa carrière.

«Ce saut dans le passé m'a forcé à prendre mon temps, car c'était plus difficile d'écrire. C'est comme si je n'arrivais pas saisir ce que je voulais raconter. Ultimement, il s'en dégage des thèmes plus près d'Andrew et moi : les racines, la famille, les copains, la maison...»

Defibrillation, par exemple, s'inspire d'un séjour inquiétant de leur mère à l'hôpital. « À la suite d'une chute, elle s'est mise à saigner, explique Brad. À l'époque, nous avions été inquiétés. Nous avons réalisé que notre mère prenait de l'âge, qu'elle était vulnérable. Cela a fait jaillir des sentiments nouveaux à propos de l'attachement et du vieillissement. Bien entendu, elle OK aujourd'hui.

«Bref, cette histoire m'a donné l'idée d'écrire une sorte de lettre à mon fils, qu'il pourrait lire quand il aura lui-même mon âge. Je tente de lui présenter qui je suis, en fait. Disons que c'est impressionniste.»

Ainsi, la parentalité a eu un impact sur le processus créatif de Queens of the Breakers. «Mon nouveau rôle de père a rendu la composition et l'écriture beaucoup plus difficile, avance Brad. Je ne peux plus m'asseoir sur le divan ou me coucher sur mon lit la nuit pour jouer de la guitare et inventer... Je dois trouver de nouveaux lieux et des moments plus adaptés à mon mode de vie familiale.»

Également père d'un bébé, Andrew renchérit : «C'est justement pour cette raison que nous sommes allés au Studio Wild. Il fallait prendre une dizaine de jours afin de retrouver un mode plus propice à la création.»

À cet instant, Brad continue la phrase de son frère...

«Ensuite, j'ai réalisé que j'étais moins intéressé par ce que j'avais à dire. Ma lecture du monde (sur la politique, la société, l'amour) n'avait plus d'importance face à cet enfant si vivant. De toute évidence, mon bébé a fait naître en moi de nouvelles préoccupations. Mon centre d'intérêt a changé. C'était donc nécessaire de me retrouver avec Andrew et Sarah pour retrouver mes anciens réflexes de musiciens...»

Une propension rock

Contrairement à Sleeping Operator, qui misait sur des arrangements essentiellement folk-blues, Queens of the Breakers ouvre la porte au genre rock. Celui qui habitait justement la jeunesse des deux frères. Outre la musique de Grateful Dead, «que les frérots écoutaient souvent avec un joint de cannabis aux lèvres, Andrew et Brad Barr ont laissé s'exprimer, consciemment ou non, les influences d'artistes qu'ils respectent beaucoup depuis des années : Led Zeppelin, The Rolling Stones, Tom Petty ou encore The War On Drugs.

Bien entendu, le folk demeure un style de prédilection. Les harmonies vocales aussi sont abondantes. Nous ne pourrions passer à côté de leur admiration pour le travail de Paul Simon (de Simon and Garfunkel), qui déteint sur quelques pièces, dont la belle Song That I Heard.

«Quand nous avons eu 20 ans, Paul Simon était l'un de nos artistes favoris», lance Andrew.

Vraiment, tout est dans tout.

D'ici à ce que le trio donne un spectacle au Mtelus de Montréal, le 24 novembre, la formation The Barr Brothers assurera la première partie de 16 concerts du groupe américain The War on Drugs, en Europe.

L'album Queens of the Breakers est disponible dès aujourd'hui via Secret City Records.

 

CRITIQUE

Fred Savard et Olivier Robillard-Laveaux, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio-Canada Premiere, 13 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

MENTION

Thérèse Parisien, Le Québec maintenant, 98,5, 13 octobre 2017

www.985fm.ca

 

The Barr Brothers: friser la perfection

François Lemay, ICI Musique, 13 octobre 2017

Il y a de ces albums qui, dès les premières notes, nous font savoir qu’ils sont à prendre au sérieux. C’est exactement l’impression que nous donne Queens of the Breakers, le troisième album des Barr Brothers. En fait, notre cœur est conquis dès les premières mesures de Defibrillation. Le reste de l’album ne vient que renchérir sur cette impression qu’on va entendre quelque chose d’important.

C’est une belle histoire que celle de la rencontre de ces frères américains Brad et Andrew, originaires du Rhode Island, avec la harpiste Sarah Pagé. Parce qu’il pouvait l’entendre pratiquer au travers le mur commun de leur appartement respectif, Brad est allé à la rencontre de la musicienne, ex-collaboratrice de Lhasa de Sela, intrigué par cet étrange son de harpe. Cela a été le début d’une belle collaboration musicale, qui est plus jolie à raconter, en tout cas, que si Sarah avait répondu à une petite annonce dans un journal culturel.

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Bref, la coïncidence a porté ses fruits, puisque deux albums plus tard, ils travaillent toujours ensemble, tous les trois. Cette fois, pour ce magnifique album, le trio a décidé de sortir de sa zone de confort pour se retrouver dans un chalet pas très loin de Saint-Zénon, dans Lanaudière, pour de longues séances d’improvisations musicales parties de rien d’autre que du plaisir de faire de la musique ensemble, sans direction particulière. Or, les choses ont fini par s’imposer d’elles-mêmes et un des thèmes qui est ressorti de ces sessions est celui de la mémoire, au centre d’une quête personnelle motivée par la peur d’oublier ce qu’ils ont déjà été.

Cela s’est imposé comme motif dans la plupart des chansons, comme dans cette magnifique Song That I Heard, dans laquelle Brad raconte son arrivée à Montréal, cette ville dans laquelle est mort le Grand Antonio. Avec la mélodie et les harmonies vocales de cette chanson directement empruntées à Simon and Garfunkel, on sait, dès la première écoute, qu’on y reviendra plusieurs fois. Dans Queens of the Breakers, la pièce titre, il est plutôt question de la jeunesse plus lointaine des frères Barr, alors qu’ils racontent leur enfance dans le Rhode Island.

Honnêtement, on pourrait écouter les pièces une par une, mais il faut écouter en entier l’album pour en saisir toute la mesure et les subtilités, et surtout pour le plaisir de ressentir ce frisson musical qui se fait si rare. Aussi rare, en fait, que le sont les albums de ce calibre. Chapeau.

 

Nouveautés musicales du 13 octobre 2017

François Valenti, Caisse de son, 13 octobre 2017

Une autre immense liste de nouveautés cette semaine avec des sorties pour Beck, St. Vincent, P!nk, The Barr Brothers, Stars, Robert Plant, King Gizzard & The Lizard Wizard & Mild High Club,The Dirty Heads, Wu-Tang Clan, Gucci Mane, King Krule, The Pack A.D., Courtney Barnett & Kurt Vile, Marillion, le nouveau projet du chanteur Billy Corgan maintenant sous le nom de William Patrick Corgan, les bandes sonores des films Goodbye Christopher Robin, Rat Film et la musique composée par le chanteur Ian Kelly pour le film Innocent. Du côté francophone, des nouveaux disques de Félix Dyotte, Brigitte Boisjoli, Capitaine Révolte, Dan Bigras, Ours, Ludovick Bourgeois et plus!  Voici la liste complète des sorties musicales en ce vendredi 13 octobre 2017.

 

ENTREVUE ET CRITIQUE

Katherine Verebely, Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première, 10 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

MENTION

Formule Diaz, Télé-Québec, 9 octobre 2017

formulediaz.telequebec.tv

 

Les Barr Brothers, entre les petites salles et les stades

Daniel Côté, Le Quotidien, 7 octobre 2017

Ils viennent de sortir un album somptueux, Queens Of The Breakers, et amorcent une tournée qui a pris des proportions inattendues. À travers une quinzaine de spectacles donnés au Québec, en effet, les hymnes folk des Barr Brothers résonneront dans leur pays d’origine, les États-Unis, ainsi que dans plusieurs stades européens en première partie de leurs amis de War On Drugs.

« Nous ouvrirons une vingtaine de fois pour eux. C’est une proposition que nous ne pouvions pas refuser », a confié le batteur et claviériste Andrew Barr, mercredi, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Certes, il sera grisant de se produire dans des villes comme Londres, Berlin et Amsterdam, mais l’idée de prendre la route dans leur patrie d’adoption sourit également aux frères, ainsi qu’à la harpiste Sarah Pagé, l’autre membre du trio.

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« Ce seront les meilleurs spectacles. Ici, les gens respectent la musique. Ils sont attentifs et répondent bien », affirme Andrew Barr, qui aime l’atmosphère des petites salles. Elles lui rappellent la Nouvelle-Angleterre où il a grandi, sa scène folk et aussi l’attrait qu’exercent les choses vraies, ce qui l’amène à parler de sa mère qui, longtemps, fut l’assistante de la légendaire Julia Child.

« C’est cette femme qui a introduit de nouvelles façons de cuisiner chez nous, en misant sur les produits de la terre. La différence est qu’au Québec, on fait ça depuis toujours », affirme le musicien. Revenant à la tournée, elle mobilisera cinq interprètes et comprendra des extraits de l’album précédent, Sleeping Operator, qui n’ont jamais été livrés sur scène. Il y aura aussi de larges tranches du nouvel opus, comme on s’en doute.

« Ces chansons ne sont pas aussi faciles à interpréter qu’elles en ont l’air. Nous serons corrects, mais il y en a une qui nous a donné plus de trouble que les autres, Defibrillation. Sur le disque, on entend les deux filles du groupe Lucius, qui possèdent des voix incroyables. Nous avons finalement trouvé un moyen de résoudre le problème», raconte Andrew Barr.

Troisième album du groupe, Queens Of The Breakers est le fruit de trois retraites fermées dans un chalet de Saint-Zénon. Pour la première fois, les musiciens sont partis de rien pour élaborer leurs compositions. La dernière tournée ayant été extrêmement longue, ils ont ressenti le besoin de se déprogrammer, en quelque sorte. Juste pour voir ce qui arriverait.

« Sarah a exploré de nouveaux sons à la harpe, tandis que Brad s’est mis à jouer du rock comme nous le faisions dans notre jeunesse, relate Andrew Barr. J’ai été surpris, mais quand les chansons ont pris forme, j’ai constaté que plusieurs d’entre elles nous ramenaient au temps où nous avons grandi, tant à travers les textes que les arrangements. Il y a des harmonies vocales qui me font penser aux Everly Brothers, par exemple, un groupe que nous avons toujours admiré. »

Quelques titres sont plus musclés et le fait qu’ils cohabitent avec des choses plus délicates plaît au musicien. Lui qui a tant aimé les premiers classiques de Dylan, genre With God On Our Side, a aussi développé un goût pour le rock tel que pratiqué par les Stones et Led Zeppelin. « Comme eux, nous pouvons jumeler une pièce rock à une autre comprenant des harmonies vocales ou de la guitare acoustique », fait observer Andrew Barr.

C’est à Lavaltrie, les 17 et 18 octobre, que sera étrennée la version scénique des nouvelles compositions. Ensuite, le trio emménagera au Côté-Cour de Jonquière pour deux soirs, les 20 et 21 octobre. Ce sera le prélude au segment européen, l’affaire d’une dizaine de dates avant que les Barr Brothers ne reprennent le fil de leur tournée québécoise. Ils sont attendus le 23 novembre à l’Impérial de Québec.

 

 

La boussole musicale des Barr Brothers

Philippe Renaud, Le Devoir, 7 octobre 2017

Queen of the Breakers, troisième album des Barr Brothers, n’est pas un disque nostalgique, insiste Brad Barr avec cette manière douce et réfléchie qu’il a d’insister — il argumente comme il chante, Brad. Avec délicatesse. « Les souvenirs des albums qui ont marqué notre adolescence, à Andrew et moi, m’ont servi d’outils pour écrire les chansons. Je me sentais un peu coincé dans ma situation de nouveau papa : comment retrouver l’intérêt de composer à nouveau » avec un bébé dans les bras ? La solution : en se replongeant dans les chansons qui ont fait ce qu’ils sont, Brad, Andrew, Sarah Pagé, les Barr Brothers. Queens of the Breakers, c’est la boussole musicale du trio, qui pointe dans la direction à prendre.

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 « Une des meilleures manières de me réconcilier avec mon métier fut de revenir en arrière pour apprécier à nouveau la musique de ma jeunesse, poursuit Brad. C’était comme reprendre un chemin pour m’intéresser à nouveau à ce que j’avais à dire en chanson. […] Reconnaître ce qui nous a formés, musicalement, comprendre, chanter à propos de nos influences. Et en même temps reconnaître comment les collègues musiciens t’influencent aussi. » 

Les albums marquants des frères Barr, tous deux pères de jeunes enfants ? Chose certaine, Sticky Fingers des Rolling Stones, ça s’entend dans les moments plus rock de Queens of the Breakers. « J’aime bien la référence avec Sticky Fingers, reconnaît Brad. Ça, puis le troisième album de Led Zeppelin. Et Wish You Were Here de Pink Floyd. Ce sont des influences pour moi, pour tout le groupe aussi, même de manière subconsciente. Parce que ce sont des albums qui vont dans toutes sortes de directions musicales », à l’image de ce troisième album.

« L’autre jour, enchaîne Andrew, j’écoutais On the Beach [1974] de Neil Young, et ça m’a titillé : peut-être qu’on s’en va justement trop dans toutes sortes de directions ? Un disque comme ça, tu l’écoutes et on croirait entendre une seule chanson, quelque chose qui coule, une unité dans le ton. Or, la vérité, c’est que pas mal de disques avec lesquels on a grandi, comme le Led Zeppelin III, modulent beaucoup — ça passe de la ballade la plus douce au rock qui martèle. Et pour moi, ça a toujours eu du sens. » 

Direction rock

 Sur le précédent album, Sleeping Operator (2014), avec lequel les Barr Brothers ont tourné pendant plus de deux ans sans arrêt, « on prenait des virages stylistiques assez serrés, estime Brad. Ici, on y est allé plus impulsivement dans la direction du rock avec lequel on a grandi. Ça sonne parfois plus fort, plus incarné, peut-être même que ça tranche avec le côté calme auquel on nous associe généralement ? »

Queens of the Breakers s’ouvre sur Defibrillation et Look Before it Changes, deux chansons folk aux motifs rythmiques sophistiqués que n’aurait pas renié Sufjan Stevens, tiens. Puis arrive la superbe Song That I Heard, qui s’écoute comme un hommage à Simon Garfunkel. Une chanson que le groupe joue en concert depuis quelques années déjà. « Je suis fier de celle-là, abonde Brad. Les harmonies vocales, le texte, elle paraîtrait bien à côté des chansons de Paul Simon. »

Ça saute aux oreilles, il y a du Tom Petty aussi sur ce disque, dans la chanson titre, notamment. L’évocation du regretté rockeur américain fait soupirer les frères. Andrew : « Je te jure, son influence est partout dans notre musique. Sur la chanson Hideous Glorius, on fait référence à lui. » Brad enchaîne : « Si t’avais vu nos démos, on avait nommé les fichiers : “Petty”, “Petty 2”, “Petty 2 avec le couplet”… C’est sa manière si naturelle de trouver quelque chose qui fait du bien à jouer, comme plaquer un accord à la guitare, tout simplement. Ce serait un euphémisme de dire que nous sommes tristes. J’espérais encore avoir la chance un jour de lui serrer la main. »

La surprise de l’album survient en plein coeur et porte le titre Kompromat. Une chanson planante à laquelle collabore le Burkinabé Mamadou Koita, qui joue du n’goni, cette sorte de luth typique des musiques d’Afrique de l’Ouest. Ça lui donne un petit côté blues malien, et nous aurions pu nous attendre à reconnaître davantage de cette influence sur l’album puisque le groupe a invité des musiciens africains à monter un concert avec eux l’été dernier.

« Le spectacle au Festival d’été de Québec en juillet dernier est le meilleur que les Barr Brothers ont donné à ce jour » grâce à la collaboration avec Koita et avec le joueur de kora sénégalais Sadio Sissoko. « Des musiciens de ce calibre, pas besoin de répéter longtemps… Tu leur donnes la tonalité de la chanson, et ça décolle tout seul. Au moment de monter ce concert, notre album était déjà terminé ; c’est sûr qu’on va explorer ces musiques d’Afrique de l’Ouest, et aussi du Maroc, sur notre prochain album. »

L’Afrique dénominateur commun 

Comme Tom Petty et le troisième de Led Zep, la musique de ces régions africaines fait partie du code génétique du groupe. Le premier professeur de musique d’Andrew était Malien, abonde le batteur : « Quand nous étions jeunes au Rhode Island, un groupe de Maliens était venu s’installer à Providence. Notre père est dentiste, et il avait échangé des soins contre des leçons de batterie. Puis, à 19 ans, j’ai accompagné mon prof au Mali pour suivre encore plus de leçons. Cette musique nous accompagne depuis longtemps. » 

Soit dit en passant, c’est aussi l’amour de cette musique qui a soudé le trio, complété par la harpiste Sarah Pagé. « Les musiques d’Afrique sont en quelque sorte notre dénominateur commun, elles nous permettent de créer en improvisant, explique Brad. Sarah aussi aime ça — elle prend même des leçons de kora ! »

« Sur ce nouvel album, Sarah a développé un son plus expansif, insiste Brad. Lorsqu’on est arrivés au studio, quelque part dans la forêt, avec un lac devant, Sarah a d’abord branché sa harpe dans un ampli Leslie, avec plein de pédales d’effet, et elle a joué avec le son pendant une heure. Auparavant, on n’entendait que de petites notes de sa harpe dans nos chansons ; aujourd’hui, le son est énorme, enveloppant, comme un bourdon qui fait : wwooonnn… Les gens ne reconnaîtront même plus que c’est de la harpe sur certaines chansons. Sarah a changé le son du groupe, donné une forme à l’album. Musicalement, ça nous a ouverts à de nouvelles possibilités. »

 D’ici au concert que le trio donnera au Mtelus le 24 novembre prochain, The Barr Brothers assurera la première partie des concerts européens du groupe The War on Drugs cet automne.

Queens of the Breakers

The Barr Brothers, Secret City Records. Sortie le 13 octobre.

 

Les 10 albums à surveiller en octobre 2017

Louis-Philippe Labrèche, Le Canal Auditif, 2 octobre 2017

THE BARR BROTHERS – QUEENS OF BREAKERS (13 OCTOBRE)

La formation montréalaise The Barr Brothers est de retour à la mi-octobre avec l’attendu Queens of Breakers. À l’écoute des deux simples parus depuis l’annonce, la formation semble être un peu moins dans des atmosphères planantes. It Came to Me est un blues rock bien réussit alors que You Would Have to Lose Your Mind possède une mélodie franchement efficace. C’est très prometteur.

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Les Barr Brothers: Remonter la barre

Kerry Doole, Magazine SOCAN, 14 septembre 2017

Ils remontent la barre, c’est le cas de le dire. Comme on peut le constater en écoutant leur troisième album, Queens of The Breakers, qui vient de sortir, le trio montréalais des Barr Brothers n’a pas vraiment de signature identifiable. C’est un amalgame libre et éclectique de styles allant du rock au folk en passant par le blues et la musique du monde.

Pour l’auteur-compositeur-guitariste Brad Barr, principal architecte du son du groupe, « ces éléments sont tous filtrés par ma lentille kaléidoscopique, et c’est ce qui les relie les uns aux autres. C’est un fil conducteur ou un point centre qui est plus abstrait que ce avec quoi les Ramones travaillaient, par exemple.

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« Dans mon apprentissage de musicien », explique-t-il, « je me suis ouvert à tout, qu’il s’agisse de straight-ahead bebop, de musique classique hindoustanie ou de punk rock.

« Pour moi, il y a un fil conducteur à travers la plus grande partie de cette démarche que bien des gens appelleraient le blues », continue-t-il. « J’utilise rarement ce mot vu qu’il renvoie à un style lié à l’Afrique et au Sud des États-Unis. Pour moi, c’est une sensibilité interculturelle qui existe dans de nombreuses musiques allant de la japonaise à la malienne en passant par la marocaine. C’est une sorte de transe pentatonique, un bourdon, et je sens que c’est là que bat le cœur de ma musique.

« Tout le monde a besoin de se centrer, quelque part. Je n’ai jamais été friand de musique vraiment progressive ou compliquée. Je suis toujours revenu à une forme réduite qui permet à l’improvisateur ou à l’auteur-compositeur de développer quelque chose en temps réel. »

Les autres membres du groupe sont son frère Andrew (à la batterie) et Sarah Page (à la harpe), et son musique est editée par Secret City Publishing. Leur premier album éponyme de 2011 et celui de 2014, Secret Operator, leur ont valu un succès critique international, le second opus ayant été une révélation avec plus de 60 millions d’écoutes, toutes diffusions confondues.

« Tu continues de la fredonner dans l’espoir qu’un bout de texte vienne orienter ta chanson. » – Brad Barr, des Barr Brothers

Brad explique que, en préparant Queens of the Breakers, « notre seul vrai objectif esthétique était de faire quelque chose d’un peu plus flottant que nos deux derniers albums, quelque chose qui donnerait moins l’impression d’être lesté ou trop contemplatif. »

Une démarche différente a été adoptée pour l’écriture du dernier album. « Pour les disques précédents, je me présentais toujours devant le band avec des chansons plus ou moins terminées », explique Barr. « Il s’agissait ensuite pour chacun d’appliquer ses impulsions à ces chansons-là. »

« Ici, nous nous y sommes vraiment pris en groupe, simplement en improvisant pendant un mois », poursuit-il. «  On avait trouvé un petit studio dans une cabane québécoise isolée et on improvisait pendant des semaines entières, 24 heures sur 24. Une bonne partie des sons de base de l’ADN des chansons en est sortie, et je m’en suis servi pour essayer de les présenter sous forme de chansons. »

« Cette démarche était plus ou moins l’inverse de celle de nos autres enregistrements. Je l’ai trouvée difficile parce j’étais habitué à commencer une chanson seul avec moi-même, en vase clos. Cette fois-ci, c’était ‘Bon, on a ce riff ou cette vibe, et il faut que je la décortique et qu’on arrive à chanter dessus.’ Ça peut être une mélodie qui te trotte dans la tête tandis que tu vaques à tes occupations quotidiennes. Tu continues de la fredonner dans l’espoir qu’un bout de texte vienne orienter ta chanson. »

Comme d’habitude, le groupe a invité d’autres interprètes et des choristes pour enrichir le son de l’enregistrement, mais Barr souligne que le gros du travail a été fait par le trio lui-même dans son studio.

« On voulait vérifier le son de cette musique », explique Barr. « Il était également important pour Sarah de redéfinir sa place. Depuis le dernier enregistrement, elle avait fait un immense pas en avant à la harpe au plan sonore, surtout grâce à la découverte de certaines techniques d’amplification du son. Elle était intéressée à voir ce que ça pourrait donner dans le contexte d’un trio. »

Il y a maintenant 12 ans que Brad et Andrew Barr sont venus s’installer à Montréal à partir des États-Unis. Ayant grandi au Rhode Island, ils vivaient à Boston au moment de la création de leur premier band, The Slip. Ils sont depuis devenus des membres populaires de la communauté musicale de Montréal et y ont planté de solides racines personnelles.

« Je sens maintenant que je peux dire que je suis de Montréal », affirme Barr. « Je suis allé encore plus loin en achetant une maison ici avec mon frère. On a tous les deux épousé une Canadienne et on a des enfants, donc je ne risque pas de retourner chez nous de sitôt! »

Ce qui ne l’empêche pas de songer plus souvent ces temps-ci aux troubles qui sévissent dans son pays d’origine. « C’est un sentiment qui commence à s’installer », explique-t-il. « Ça n’a pas été le cas pendant un certain temps alors que je baignais dans mon amour pour Montréal, pour la communauté dans laquelle je commençais à m’inscrire et pour la liberté de cette ville. »

Pour décrire l’impact de Montréal sur sa musique, Barr explique que « ça revient aux gens qu’on a rencontrés et aux musiciens avec qui on a joué. Des gens comme Patrick Watson et les membres de Plants and Animals. Il y a d’excellents alliés ici, des gens qui vous encouragent, et aussi des choses qui vous aident à aller de l’avant, à travailler, à rester motivés, à bien vous sentir et à vous épanouir en tant qu’artistes.

« Le vocabulaire et les œuvres de Leonard Cohen n’auraient probablement pas eu l’influence qu’ils ont sur moi si je n’étais pas venu m’installer à Montréal. C’est une majesté qui m’a profondément inspiré. »

Brad Barr mentionne également une autre inspiration, sa défunte amie Lhasa de Sela. « Pendant que j’écrivais la deuxième piste du nouvel album, ‘Look Before It Changes’, j’ai clairement ressenti l’effet qu’elle a sur moi. »

 

(VIDÉO) The Barr Brothers: annonce une tournée au Québec

Échos de Lévis, 7 septembre 2017

The Barr Brothers sont heureux de dévoiler une tournée de quinze dates au Québec qui débutera cet automne. Ces concerts s’ajoutent à la tournée internationale du groupe qui s’arrêtera dans plusieurs pays européens, au Canada et aux États-Unis, pour supporter la sortie de Queens of the Breakers.

Depuis son lancement au mois de juillet, le premier extrait It Came To Me a séduit plusieurs stations de radios dans divers pays, incluant l’Australie et la Belgique. Aux États-Unis, la pièce a fait une entrée fracassante sur les ondes radios, offrant au groupe son meilleur position de leur histoire sur les palmarès. Ainsi, l’album Queens of the Breakers, qui paraîtra le 13 octobre prochain sous l’étiquette Secret City Records, est déjà fortement attendu.

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Le nouvel album voit le jour après la plus longue pause en vingt ans de carrière musicale de Brad et Andrew Barr. Tous deux sont devenus pères depuis la parution de Sleeping Operator en 2014. Pendant ce temps, Sarah Pagé a découvert de nouvelles façons de redéfinir complètement la harpe, ses sonorités et son rôle dans la musique moderne. Queens of the Breakers est né à partir d’une réflexion sur la signification actuelle des termes «maison» et «famille», dans un contexte de vie sur la route.

The Barr Brothers ont lancé en 2011 leur premier album, qui avait été enregistré dans une chaufferie à Montréal. Depuis, ils ont offert des performances à The Late Show (deux fois), à CBS This Morning Saturday, Canada AM, France Inter Le Nouveau Rendez-Vous, dans le cadre de plusieurs émissions de NPR, à KCRW Morning Becomes Eclectic, et plus encore. Ils ont partagé la scène avec The National, The War On Drugs, Patrick Watson, My Morning Jacket, Emmylou Harris et d’innombrables autres. Le groupe a été tête d’affiche au Festival International de Jazz de Montréal devant 40 000 personnes et a présenté des spectacles à guichets fermés dans des salles partout à travers le monde. Paru en 2014, Sleeping Operator a été un album déterminant, qui a permis à leurs chansons de jouer dans plus de 50 stations de radio Triple A aux États-Unis. Les trois extraits ont eu un important succès sur les chaînes de la radio BBC en Angleterre où le groupe a fait six performances sur différents programmes. L’album cumule plus de 60 millions d’écoutes combinées en ligne à ce jour.

TheBarrBrothers.com

 

The Barr Brothers: annonce une tournée au Québec

Info-Culture, 7 septembre 2017

The Barr Brothers sont heureux de dévoiler une tournée de quinze dates au Québec qui débutera cet automne. Ces concerts s’ajoutent à la tournée internationale du groupe qui s’arrêtera dans plusieurs pays européens, au Canada et aux États-Unis, pour supporter la sortie de Queens of the Breakers.

Depuis son lancement au mois de juillet, le premier extrait It Came To Me a séduit plusieurs stations de radios dans divers pays, incluant l’Australie et la Belgique. Aux États-Unis, la pièce a fait une entrée fracassante sur les ondes radios, offrant au groupe son meilleur position de leur histoire sur les palmarès. Ainsi, l’album Queens of the Breakers, qui paraîtra le 13 octobre prochain sous l’étiquette Secret City Records, est déjà fortement attendu.

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Le nouvel album voit le jour après la plus longue pause en vingt ans de carrière musicale de Brad et Andrew Barr. Tous deux sont devenus pères depuis la parution de Sleeping Operator en 2014. Pendant ce temps, Sarah Pagé a découvert de nouvelles façons de redéfinir complètement la harpe, ses sonorités et son rôle dans la musique moderne. Queens of the Breakers est né à partir d’une réflexion sur la signification actuelle des termes «maison» et «famille», dans un contexte de vie sur la route.

The Barr Brothers ont lancé en 2011 leur premier album, qui avait été enregistré dans une chaufferie à Montréal. Depuis, ils ont offert des performances à The Late Show (deux fois), à CBS This Morning Saturday, Canada AM, France Inter Le Nouveau Rendez-Vous, dans le cadre de plusieurs émissions de NPR, à KCRW Morning Becomes Eclectic, et plus encore. Ils ont partagé la scène avec The National, The War On Drugs, Patrick Watson, My Morning Jacket, Emmylou Harris et d’innombrables autres. Le groupe a été tête d’affiche au Festival International de Jazz de Montréal devant 40?000 personnes et a présenté des spectacles à guichets fermés dans des salles partout à travers le monde. Paru en 2014, Sleeping Operator a été un album déterminant, qui a permis à leurs chansons de jouer dans plus de 50 stations de radio Triple A aux États-Unis. Les trois extraits ont eu un important succès sur les chaînes de la radio BBC en Angleterre où le groupe a fait six performances sur différents programmes. L’album cumule plus de 60 millions d’écoutes combinées en ligne à ce jour.

TheBarrBrothers.com

SPECTACLES:

17-18 octobre 2017

Lavaltrie • Chasse-Galerie

20-21 octobre 2017

Jonquière • Café-Théâtre Côté-Cour

23 novembre 2017

Québec • Impérial de Québec

24 novembre 2017

Montréal • Métropolis

9 février 2018

Terrebonne • Théâtre du Vieux-Terrebonne

15 février 2018

L’Assomption • Théâtre Hector-Charland

16 février 2018

Drummondville • Maison des Arts

17 février 2018

Sherbrooke • Théâtre Granada

18 février 2018

St-Eustache • Le Zénith

20 février 2018

Laval • Salle André-Mathieu

21 février 2018

St-Jérôme • Théâtre Gilles-Vigneault

22 février 2018

Gatineau • Théâtre du Musée Canadien de l’Histoire

24 février 2018

St-Hyacinthe • Centre des Arts Juliette Lassonde

 

Rentrée 2017: 30 albums qui rythmeront votre automne

Claudia Beaumont, ICI Musique, 25 août 2017

La rentrée n’est généralement pas le moment le plus excitant de l’année; elle rappelle la fin imminente de la belle saison, des terrasses et des agendas légers. Or, sur la planète musique, c’est l’inverse : on célèbre l’arrivée des nouveautés et on savoure!

Voici notre sélection d’albums à découvrir cet automne. Notez bien les dates, car la plupart d’entre eux seront offerts pour écoute sur notre site.

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The Barr Brothers : Queens of the Breakers

Sortie : 13 octobre

Les frères Barr (Brad et Andrew, guitare et batterie) et Sarah Pagé (harpe) nous invitent une fois de plus à errer dans leurs vastes contrées folk-blues. Une aventure en 11 chansons, qui aborderont les thèmes de la réflexion, du pardon, du deuil et du vieillissement. On n’en attendait pas moins d’eux.

Écoutez le premier extrait You Would Have to Lose Your Mind

 

The Barr Brothers dévoile des extraits de son troisième album

Edouard Guay, Voir, 2 août 2017

Trois ans après le succès de Sleeping Operator, le groupe montréalais, mené par Brad et Andrew Barr annonce la sortie prochaine de Queens of the Breakers, son troisième album studio. Deux extraits de cette nouvelle offrande sont d’ailleurs disponibles, histoire de nous faire patienter un peu.

Prévu pour le 13 octobre prochain sous l’étiquette Secret City, Queens of the Breakers sera à surveiller pour les amateurs de blues et de folk. La très rock et accrocheuse It Came to Me, lancée aujourd’hui, et l’apaisante You Would Have to Lose Your Mind sont deux extraits prometteurs.

Tous deux devenus pères après la sortie de Sleeping Operator, les frères Barr mettent fin à leur plus longue pause musicale en carrière pour lancer cet album, qu’ils annoncent autour de la réflexion, avec des thématiques sur le pardon, le deuil et le vieillissement. Enregistrées à Montréal et à St-Zénon, les onze pièces de Queens of the Breakers évoquent aussi les amitiés perdues et les aventures adolescentes.

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Toujours accompagnés par la harpiste Sarah Pagé, le groupe partira en tournée pour promouvoir les nouvelles pièces, qui semblent osciller entre rock propulsif et folk dépouillé. Ils passeront par Québec (L’Impérial) le 23 novembre et par Montréal (Métropolis) le jour suivant. Les dates complètes de tournée sont disponibles ici.

 

MENTION

Julie St-Pierre, Puisqu'il faut se lever, 98,5, 2 août 2017

http://www.985fm.ca/

 

TLes 3 étoiles du 28 juillet 2017

Louis-Philippe Labrèche, Le Canal Auditif, 28 juillet 2017

THE BARR BROTHERS – YOU WOULD HAVE TO LOOSE YOUR MIND

Voilà une nouvelle qui va en réjouir plusieurs! The Barr Brothers lanceront Queen of the Breakers, leur nouvel album, le 13 octobre prochain. Le premier simple est la mélancolique et mélodieuse You Would Have to Loose Your Mind. On y retrouve la formation, mais avec un petit côté feutré et relax qu’on ne lui connaissait pas. Ça évoque un peu ce que fait The War On Drugs dans ses chansons les plus calmes. C’est très intéressant!

CONVERGE – I CAN TELL YOU ABOUT PAIN

On passe à quelque chose d’un peu plus violent, disons. Converge nous font le cadeau de deux chansons aussi agressives que d’habitudes. Les guitares de Kurt Ballou sont aussi nerveuses que bruyantes, Jacob Bannon est toujours aussi convaincant dans ses chants qui versent régulièrement dans le cri primal. Une belle nouveauté en attendant leur passage au Métropolis en compagnie de Neurosis mardi prochain!

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MYRKUR – ULVINDE

Parmi les sorties intéressantes de l’automne, on retrouve la danoise Myrkur qui se spécialise dans le black métal avec ascendant d’harmonies vocales mystiques. Après le succès de M, paru en 2015, on attend de pied ferme le deuxième album de la jeune femme. À date, en comptant sur les simples parus, ça semble être une sortie qui se retrouvera dans les tops de fin d’année.

 

The Barr Brothers annonce la sortie de Queens of The Breakers

QuébecSpot Média, 24 juillet 2017

Le groupe dévoile les dates d’une tournée internationale, en concert à Montréal et Québec au mois de novembre.

La première pièce sur le nouvel album des Barr Brothers commence par un motif de batterie composé par Andrew Barr alors qu’il était assis dans une salle d’urgence, tenant la main d’un être cher. Assis sous les lumières fluorescentes, il observait deux moniteurs cardiaques battant la mesure de façon parfois synchronisée, parfois désynchronisée, s’harmonisant occasionnellement, mais étant destinés à tergiverser.

Queens of the Breakers, l’œuvre la plus accomplie des Barr Brothers à ce jour, représente une dynamique humaine similaire. L’album présente une collection de pièces qui évoquent le pouvoir brut et élémentaire de la réflexion, du pardon, du deuil et du vieillissement.

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Ces 11 chansons retrouvent le groupe, formé des frères Brad (guitare) et Andrew Barr (batterie) et de Sarah Pagé (harpe), alors qu’ils s’aventurent encore plus loin dans leur fascinant périple d’exploration des limites du folk, du blues, du rock et de l’Americana créée au nord de la frontière américaine.

Le nouvel album voit le jour après la plus longue pause en 20 ans de carrière musicale de Brad et Andrew Barr. Tous deux sont devenus pères depuis la parution de Sleeping Operator en 2014. Pendant ce temps, Sarah a découvert de nouvelles façons de complètement redéfinir la harpe, ses sonorités et son rôle dans la musique moderne. Queens of the Breakers est né à partir d’une réflexion sur la signification actuelle des termes maison et famille, suite aux effets de la vie sur la route. La pièce titre fait référence aux aventures adolescentes des frères au Rhode Island, alors qu’avec une bande d’amis proches, ils descendaient vers la ville de Newport et le célèbre manoir industriel connu en tant que The Breakers, vêtus des vêtements de leur mère, afin de choquer les touristes. C’est un regard sur les amitiés qui s’évaporent dans le rétroviseur de la mémoire.

La musique des Barr Brothers est plus bouleversante que jamais lorsqu’ils maintiennent un équilibre entre la subtilité et les gestes grandioses, livrant des pièces ayant un impact immédiat, tout en révélant de fins détails enfouis profondément dans les arrangements. Defibrillation (feat. Lucius) cadre parfaitement avec cette définition, avec son rythme décalé à travers duquel est tissée une chanson folk envoûtante. Un des nombreux moments forts de l’album est You Would Have to Lose Your Mind, une puissante chanson qui évolue pendant 6 minutes à partir de basse ténébreuse, de mélodies néo-soul, de cordes étourdissantes et de harpe bondissante. Entre les mains de Sarah Pagé, la harpe devient un instrument entièrement différent, ses notes se courbant et s’étirant comme celles d’un synthétiseur. La tonitruante It Came to Me démarre avec une rafale de guitare électrique et une explosion de batterie propulsive. Le riff de guitare se lie rapidement à la harpe et au tambourin pour créer un mur de son ondulant.

The Barr Brothers ont lancé en 2011 leur premier album, qui avait été enregistré dans une chaufferie à Montréal. Depuis, ils ont offert des performances à The Late Show with David Letterman (deux fois), à CBS This Morning Saturday, CBC ‘q’, Canada AM, France Inter Le Nouveau Rendez-Vous, dans le cadre de plusieurs émissions de NPR, à KCRW Morning Becomes Eclectic, et plus encore. Ils ont partagé la scène avec The National, The War On Drugs, Patrick Watson, My Morning Jacket, Emmylou Harris et d’innombrables autres. Le groupe a été tête d’affiche au Festival international de jazz de Montréal devant 40 000 personnes et a présenté des spectacles à guichets fermés dans des salles partout à travers le monde. Paru en 2014, Sleeping Operator a été un album déterminant, qui a permis à leurs chansons de jouer dans plus de 50 stations de radio Triple A aux États-Unis. Les trois extraits ont eu un important succès sur les chaînes de la radio BBC en Angleterre où le groupe a fait six performances sur différents programmes. L’album cumule plus de 60 millions d’écoutes combinées en ligne à ce jour.

Queens of the Breakers a été enregistré par les ingénieurs de son Ryan Freeland (Milk Carton Kids, Ray LaMontagne, Bonnie Raitt) et Marcus Paquin (Arcade Fire, The National), à Montréal et à Saint-Zénon, au Québec.

Précommandez et sauvegardez l’album à l’avance dans votre bibliothèque via le site web du groupe: thebarrbrothers.com

Ne manquez pas le groupe en spectacle à Québec à l’Impérial Bell le 23 novembre et à Montréal au Métropolis le 24 novembre. Les billets sont en vente dès maintenant.

Crédit photo : Richmond Lam

 

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