Dossier de presse de The Barr Brothers

Les vidéoclips marquants du mois de février 2018 - Sélection vidéo

François Valenti, Caisse de son, 28 février 2018

20 clips à voir ou revoir! À l’affût de toutes les formes de sorties musicales, l’équipe de caissedeson vous présente à chaque mois, une sélection de vidéoclips qui ont marqué les dernières semaines. À découvrir ce mois-ci, les clips de Philippe Brach, Eminem, Portugal The Man, Kendrick Lamar, Carnage & Steve Aoki, MGMT, The Barr Brothers, Mara Tremblay, Mononc’ Serge, Suuns, Muse, James Vincent McMorrow et plus! Voici notre sélection des clips les plus marquants pour le mois de février!

The Barr Brothers – You Would Have to Lose Your Mind

1er février

Un captivant clip du groupe The Barr Brothers mettant en vedette la danseuse contemporaine Brittney Canda qui passe par toutes les émotions jusqu’à en perdre la tête dans cette vidéo pour You Would Have to Lose Your Mind.

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The Barr Brothers à la croisée des chemins

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 17 février 2018

Ça bouge chez les Barr Brothers. Au terme de près d’une décennie de collaboration musicale, la harpiste Sarah Pagé a décidé à la fin 2017 de quitter le navire piloté par les Montréalais d’adoption Brad et Andrew Barr. Mais pour les frangins et leurs complices, la vie — et la musique — continue. L’album Queens of the Breakers encore tout chaud, ils reviennent d’une tournée européenne et ont repris la route au Québec. Alors que sa formation est attendue à l’Impérial vendredi prochain, le chanteur et guitariste Brad Barr a répondu aux questions du Soleil sur cette période de transition.

Q Comment avez-vous vécu le départ de Sarah Pagé?

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R Elle était une si grande partie de notre identité musicale et de la manière avec laquelle nous avons construit notre son. Ça nous a certainement rendus nerveux de savoir ce qui sortirait de nous après ça, surtout qu’elle est partie au milieu de la tournée. Nous savions qu’elle commençait à sentir le besoin d’avoir plus de temps pour sa propre musique et son propre espace. La route, la tournée, être dans un groupe, ce n’est pas ce que tout le monde veut faire toute sa vie. Nous la comprenons et nous la soutenons totalement. Mais oui, nous étions plutôt nerveux en décembre quand nous avons appris que nous repartirions sur la route sans elle. 

Q Comment ces premiers concerts se sont-ils passés?

R Finalement, nous avons fait des spectacles pendant notre dernière tournée au Royaume-Uni qu’on peut citer parmi nos préférés depuis toujours. Je ne dirai pas que nous ne nous sommes pas ennuyés d’elle, parce qu’elle nous a certainement manqué. Mais ça nous a rassurés sur le fait que le groupe peut continuer sans elle. Lisa Moore, la femme de notre bassiste, est venue avec nous. Elle sera aussi là à Québec. Elle joue d’une variété d’instruments et c’est une excellente chanteuse. Elle couvre pas mal de terrain et fait un super travail pour représenter beaucoup de ce que Sarah a donné au groupe. 

Q Il y a donc toujours une touche féminine chez les Barr Brothers... 

R C’est une question qui a été soulevée. J’ai toujours apprécié l’aspect féminin de ce groupe, mais on peut se demander jusqu’à quel point c’est important. Si nous trouvons quelqu’un qui va vraiment bien avec le groupe, mais que c’est un homme, est-ce que ça nous dérangerait? Il y a plusieurs questions encore en suspens. Quand nous avons démarré ce groupe, Andrew et moi savions que c’est ce que nous voulions faire pour le reste de notre vie. Très naturellement, d’autres musiciens vont et viennent et nous sommes préparés à ça. En fait, nous pouvons être surpris que Sarah soit restée avec nous aussi longtemps. Elle a été tenace. Ce n’était pas toujours facile pour elle. Juste d’amener son instrument au volume auquel nous jouons et de trouver des manières de jouer de la musique qui n’est pas classique, ce n’était pas évident.

Q Songez-vous travailler avec un autre harpiste?

R La question a été posée, bien sûr. Mais pour moi, la présence de la harpe dans les Barr Brothers tenait plus de la présence de Sarah, de la musicienne qu’elle est, que de la harpe comme instrument. Je n’avais jamais planifié de jouer dans un groupe avec une harpe. C’est simplement arrivé parce qu’entre Sarah et moi, ç’a cliqué au niveau musical et qu’elle a été intéressée à explorer tout ça. Je suis certain qu’il y a d’autres harpistes qui pourraient connecter avec nous de cette manière, mais en ce moment, nous ne sommes pas certains. Nous prendrons une petite pause en mars. Nous méditerons sur ce que nous ferons ensuite. Il y a tant de possibilités qui s’offrent à nous. Nous avons parlé d’épurer les choses et de faire de la musique en duo… Je pense que ce qui risque d’arriver, c’est que le groupe va envisager les choses de projet en projet et va changer et s’adapter selon la musique que nous écrirons.

Q Vous avez dû vous adapter rapidement, lors du dernier Festival d’été de Québec, quand vos collaborateurs Bassekou Kouyaté et Amy Sacko ont été refoulés à la frontière. Comment avez-vous vécu ce spectacle?

R Ç’a sans aucun doute été l’un des points forts de l’année 2017. Ç’a été un autre exemple où soudainement, il faut rebrasser les affaires. Nous avions deux ou trois spectacles de prévus avec ces grands musiciens du Mali. À la dernière minute, leur visa leur a été refusé. Nous avons appelé à la rescousse notre ami Mamadou Koita, qui vient du Burkina Faso et qui a joué avec nous à plusieurs reprises. Il était venu en studio pour le dernier album, il nous a aidés pour la chanson Kompromat. C’est vraiment un gars super et un grand musicien. Il a à son tour invité son ami Sadio Sissoko. Ç’a été un de ces moments où nous avons dû nous fier à notre instinct. Nous n’avons pas pu répéter beaucoup, mais ç’a été vraiment le fun. Je pense que plusieurs s’attendaient à ce que ce soit un désastre. On a eu un jour pour préparer ce spectacle. Je ne sais pas si c’est parce que nous nous attendions à faire beaucoup d’erreurs, mais nous avons été vraiment heureux du résultat. Juste d’entendre ces gars jouer sur des chansons que nous connaissions si bien, de les sentir leur insuffler une vie, ç’a été un sentiment magnifique!

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Qui : The Barr Brothers (Helena Deland en première partie)

Quand : 23 février à 20h

Où : Impérial

Billets : 33 $

Info : imperialbell.com

 

ENTREVUE

Terry DiMonte, Mornings Rock, 8 février 2018

https://www.facebook.com

 

The Barr Brothers se réinventent en duo

Benoit LeBlanc, Courrier Laval, 9 février 2018

SPECTACLE. Après le départ de la harpiste Sarah Pagé le 18 décembre dernier, les frères Andrew et Brad Barr ont vite retrouvé de nouveaux repères pour continuer la tournée entourant Queen of the Breakers, leur album sorti en octobre 2017.

Avec elle, ils formaient un trio ayant animé la scène musicale Indie montréalaise depuis une décennie.

« En quelque part, j'essaie de suivre les méandres de mon subconscient à travers la musique et les paroles des chansons. » - Brad Barr

« Sarah a donné 100 % de sa personne à ce projet durant 10 ans, c'est beaucoup, de confier un Brad Barr serein. Elle avait envie maintenant de nouvelles collaborations et incursions en solo. » 

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Il reste que la harpiste aura laissé son empreinte sur le troisième opus des Barr Brothers depuis leur installation en sol montréalais en 2005 et la création officielle du groupe l'année suivante.

« Le son de Queen of the Breakers est très habité par les découvertes de Sarah à la harpe, précise Brad, le chanteur et guitariste du groupe. Elle a apporté des textures et sonorités très ambiantes aux chansons. »

OPUS BIEN FICELÉ

«Avec le disque précédent, Sleeping Operator, nous avons tous réalisé à quel point la musique que l'on compose doit être le fun, parce que tu vas la jouer durant les prochaines années et reconnecter avec elle tout au long de ta carrière, de continuer Brad Barr. C'est important de pouvoir te réapproprier et réinventer les pièces. C'est pourquoi nous avons pris notre temps.»

L'arrivée de la paternité, Brad étant devenu le papa d'un petit garçon qui a aujourd'hui trois ans et demi, a changé le processus d'écriture du musicien.

«Ça m'a pris un certain temps pour m'adapter à un nouvel horaire, mentionne-t-il. Le bébé m'a sorti de la petite contemplation philosophique de mon nombril et ramené à l'essentiel de la vie. Ç'a donné une approche beaucoup plus adolescente où nous avons joué selon notre envie du moment, que ce soit du blues, heavy ou complètement déjanté.»

Cette démarche donne un superbe album aux ambiances rehaussées toujours appuyées par le fond rythmique folk et blues des frères Barr et leurs comparses. Leurs clins d'œil à la musique nord-africaine sont néanmoins toujours présents bien que plus discrets que par le passé.

Sur scène, le public lavallois retrouvera une solide formation de cinq musiciens qui revient tout juste d'Europe. Une petite pause suivra les quelques dates de prestations dans la Belle Province, avant de retourner vers le vieux continent puis la Californie durant la saison estivale.

The Barr Brothers seront en spectacle le mardi 20 février, à 19h, à la salle André-Mathieu (475, boulevard de l'Avenir). Information: 450 667-2040.

 

L'aperçu culturel de Marie-Claude Veilleux

Marie-Claude Veilleux, Par ici l'info, 12 février 2018

Les Barr Brothers sont de passage dans la région. Le groupe sera en spectacle le 16 février à la Maison des arts de Drummondville et au Théâtre Granada à Sherbrooke le lendemain.

 

Musique: The Barr Brothers

La Presse +, Frédéric Murphy, 8 février 2018

OÙ ? 
Dans différentes villes du Québec
QUAND ? 
Du 9 au 24 février
Groupe pivot de la scène montréalaise, The Barr Brothers rayonne maintenant bien au-delà de nos frontières – il s’est produit à guichets fermés à l’Union Chapel de Londres il y a quelques jours. Les frères Brad et Andrew Barr et la harpiste Sarah Pagé reviennent au bercail et entament demain à Terrebonne une tournée qui passera par plusieurs villes du Québec. Il faut voir ces musiciens habités et accomplis sur scène pour prendre la pleine mesure de leur talent.

 

ENTREVUE

Alexandra Dupuis, La renverse, CFAK, 7 février 2018

https://cfak883.usherbrooke.ca

 

The Barr Brothers dévoile le vidéoclip de you would have to lose your mind

Sors-tu?.ca, 1er février 2018

Depuis la sortie de l’album Queens of the Breakers en octobre dernier, You Would Have to Lose Your Mind s’est illustrée comme l’une des pièces phares les plus marquantes de l’oeuvre. La formation montréalaise dévoile en exclusivité le vidéoclip tout en émotion et en délicatesse qui l’accompagne.

 
Perdre la tête en 6 minutes et 30 secondes. C’est ce que réussit à reproduire avec brio le réalisateur Vincent René-Lortie (qui a aussi réalisé le clip de It Came to Me de The Barr Brothers). Pour mettre un visage à la folie, The Barr Brothers a fait appel à la danseuse contemporaine Brittany Canda qui vit une réelle descente aux enfers durant le court laps de temps que lui accorde You Would Have to Lose Your Mind.
 
À l’aide de la danse, dans une version locale que ce que propose Sia dans ses vidéoclips, on traverse avec la danseuse un tollé d’émotions jusqu’à voir celle-ci complètement perdre la tête. Dans une juxtaposition de noirceur et de clarté, on voit évoluer la jeune femme dans l’univers familier d’un salon et d’une cuisine qui appartiennent visiblement à un chalet typique sur le bord d’un lac.

 

SUR LES PLANCHES: The Barr Brothers débarquent à Terrebonne

Le trait d'union, Journal La Revue, 23 janvier 2018

Ils ont enregistré leur premier album dans un studio maison situé dans une chaufferie de Montréal en 2011. Cet album les a menés à jouer à «Letterman». Deux fois en tête d'affiche du Festival International de Jazz de Montréal, le groupe a offert des concerts à guichets fermés entre autres à New York, à San Francisco, à Los Angeles, à Boston, à Toronto et à Vancouver. Après le succès fulgurant de leur album «Sleeping Operator», The Barr Brothers reviennent avec un nouvel album, «Queens of the Breakers», accompagné d'une nouvelle tournée. Et Terrebonne en fait partie! Un coup de cœur de la programmation à venir le 9 février à 20 h au Théâtre du Vieux-Terrebonne.

 

7 bonnes raisons d'aller voir The Barr Brothers en concert

Le canal auditif, 22 décembre 2017

The Barr Brothers seront à la salle André-Mathieu le 20 février prochain. C'est un excellent cadeau de Noël pour ceux habitant dans la grande région métropolitaine. On se demandait quel était le meilleur argument pour vous convaincre. Puis, on s'est rendu compte que ce qu'ils font le mieux, c'est jouer de la musique. Voici donc 7 chansons qui valent le détour sur scène.

LORD I JUST CAN'T KEEP FROM CRYIN'

Sur leur premier album, les Barr Brothers nous envoyaient cette délicieuse toune de blues rock bien tournée.

YOU WOULD HAVE TO LOSE YOUR MIND

Ce premier simple de Queens of the Breakers se lance dans une montée magnifique et ça fonctionne aussi en live. En plus, c'est Marie-Pierre Arthur à la basse.

BEGGARS IN THE MORNING

Cette magnifique rencontre s'est très bien passée. Ça démontre aussi encore une fois à quel point The  Barr Brothers sont en contrôle lorsqu'ils s'exécutent en direct. 

HALF CRAZY

Cette captation sur scène au Métropolis (devenu le MTELUS) est non seulement très bien réalisée par Nicolas Gouin, mais en plus, elle est d'un psychédélisme léger magnifiquement déployé. 

COME IN THE WATER

Ce genre de chanson qui berce tout en plongeant dans des émotions authentiques a fait la réputation de la formation.  Ici, on en voit une captation des capables de KEXP à Seattle.

KOMPROMAT

Issue de Queens of the Breakers, cette chanson fort réussie a été captée au studio Breakglass en novembre. C'est encore mieux en direct!

SONG THAT I HEARD

The Barr Brothers vous laisseront sans doute submergé d'une certaine beauté inexplicable. Song That I Heard est certainement l'une des chansons qui atteint le mieux ce but.

 

 

Les meilleurs albums de 2017 - Groupes anglophones made in Canada

François Valenti, Caissedeson.com, 19 décembre 2017

Seconde partie des meilleurs albums de l’année dans la catégorie des groupes anglophones, et cette fois-ci, on se penche sur les formations canadiennes. Plusieurs bons albums au Canada en 2017 dont ceux des groupes Death From Above, Mother Mother, Danko Jones, Broken Social Scene, Whitehorse, Fake Shark, The Wooden Sky, Alvvays et le groupe The New Pornographers qui a attiré l’attention de la presse internationale et qui se retrouve dans la plupart des revues de l’année 2017. Évidemment, le Québec nous propose aussi une forte représentation musicale avec une scène québécoise et montréalaise toujours florissante. La variété est au rendez-vous avec un bel éventail de genres passant des groupes comme The Franklin Electric, The Barr Brothers, Blood and Glass aux formations plus entrainantes comme Arcade Fire, Wolf Parade le groupe de Saguenay As One Man.

 

Les albums d'ici qu'on a écoutés en boucle

Blogue.artv.ca, 18 décembre 2017

THE BARR BROTHERS : QUEENS OF THE BREAKERS (SECRET CITY RECORDS)

Le trio, composé des frères Brad et Andrew Barr, originaires du Rhode Island, et de Sarah Pagé, nous revient avec cet enivrant troisième opus, qui succède à Sleeping Operator (2014). Passionnés de folk et de blues, vous serez émerveillés par ses guitares acoustiques ou électriques valsant avec la harpe. En une écoute, on sait que cet album nous habitera longtemps, voire à pérennité. Du grand folk-rock, toujours aussi viscéralement porté par la douce voix de Brad.

 

7 spectacles à ne pas manquer sur la scène de [CO]MOTION

Le canal auditif, 11 décembre 2017

THE BARR BROTHERS (20 FÉVRIER)

En octobre dernier, The Barr Brothers lançait son troisième album, titré Queens of the Breakers, qui s’est taillé une place dans plusieurs palmarès de fin d’année. La formation montréalaise fera un arrêt par la salle André-Mathieu en février 2018. On a très hâte de voir les nouvelles compositions sur scène. Plus rock, elles risquent de donner des moments hauts en couleur.

 

The Barr Brothers à New York, 1er décembre 2017

Karina Tardif, Écoutedonc.ca, 9 décembre 2017

La salle ressemble un peu au MTELUS à Montréal. On est arrivé pour la première partie, Shannon Lay, chanteuse de Los Angeles au look punk, mais à la musique plus folk; une combinaison magique.

Devant une salle pleine, les membres du petit groupe de « chez nous » ont été accueillis comme de grandes vedettes. Sur scène, le groupe devient maître de son art et nous transporte littéralement dans un monde de rêve. Chaque chanson est encore mieux exécutée sur scène que sur l’album. La grande place que prend la harpe est tout à fait méritée, et j’adore écouter le son des doigts de Sarah Pagé qui gratte ce gigantesque instrument. On a même eu droit à un petit challenge entre la harpiste et Brad Barr, le chanteur. Bien que j’aurais aimé voir un peu plus d’enthousiasme dans le visage de Sarah, ce moment était privilégié.

La tournée s’arrêtera au Québec en février 2018, dont le 23 février à l’Impérial Bell Québec.

Je sais, la qualité des photos n’est pas top, mais vous comprendrez que je n’ai pas pu avoir un photographe d’ecoutedonc.ca avec moi…

 

Top: Nos 30 albums favoris de 2017

Valérien Thérien, VOIR, 7 décembre 2017

THE BARR BROTHERS

QUEENS OF THE BREAKERS

«Le groupe montréalais nous fait cadeau d’un disque absolument somptueux. Après une pause bien méritée, son troisième long jeu prouve que The Barr Brothers est en parfaite maîtrise de ses moyens.»

– Valérie Thérien

 

Palmarès 2017: les 50 meilleurs albums de l'année

François Marchessault, ICI Musique, 6 décembre 2017

The Barr Brothers – Queens of the Breakers

Dès les premières mesures de ce troisième album des Barr Brothers, on sait que l’on va entendre quelque chose d’important. Queens of the Breakers est un album dans une classe à part, à écouter dans son intégralité pour en saisir toutes les subtilités. Une œuvre maîtrisée, géniale et majeure.

 

Planète Hommes - Leurs buzz: tout ce qui va leur plaire

Laurie Dupont et Karine Vilder, Magazine Véro, Noël 2017

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Après avoir frappé fort avec l’excellent Sleeping Operator, la formation montréalaise The Barr Brothers continue de nous charmer en lançant son troisième opus. Planant, feutré et captivant de la première à la dernière piste, Queens of the Breakers n’en fait pas trop mais vise juste, en nous laissant une empreinte durable de ses mélodies. À inscrire à l’agenda: le groupe s’arrêtera à Québec (L’Impérial Bell) et à Montréal (Métropolis), les 23 et 24 novembre prochains.

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The Barr Brothers - Constant Craving

Nicolas Pelletier, RReverb, 27 novembre 2017

The Montreal band keeps on growing, musically and crowd-size speaking, as they release albums that are always better and stronger than the previous one. 10 years ago, they were a friendly indie folk combo in the local scene. Today, they are considered among Montreal’s greatest ambassadors on the international scene, with Patrick Watson and Half Moon Run. Yes, Arcade Fire are still in a class of their own, but the Barr Brothers are pretty much the new hip guys.

“Queens of the Breakers” is a strong album with lots of great moods. The record starts with Defibrillation, which features harmonies by Lucius, a song in The National’s style and continues with a smooth but dynamic folk song, Look Before it Changes, that sounds a bit like an acoustic version of Radiohead’s recent dreamy songs. The mood has been set.

After a third song that is still in the Appalachian folk tradition (Song That I Heard), the Barr Brothers take a more upbeat approach to Maybe Someday, that has a 60s feel through it, a bit à la Byrds or Buffalo Springfield. Then, things get way more intense with Kompromat, a haunting song where Brad’s broken voice brings tension over elegant strings, a bit like on Bob Dylan’s recent records.

This is the 3rd full-length album of the band led by Brad Barr (guitars, vocals) and his brother Andrew on drums – both born in Rhodes Island – with Montrealer Sarah Pagé on harp, who always brings a very nice classy touch to the brothers’ folk (You Would Have to Lose Your Mind).

The legend goes that they met because of Sarah’s harp work. “Soon after moving to Montreal, Brad heard the sounds of a harp through the bedroom wall of his new apartment. He went next door to introduce himself to Sarah Pagé, who was performing both in classical contexts and developing music with the songwriter Lhasa de Sela.” That is one great advantages to live in paper-thin walls of the Mile-End apartments!

This is one of the great albums of 2017, let alone one of the best Canadian records for a while, redefining the country’s musical landscape. These guys know how to handle a mood and write great songs. A must!

THE BARR BROTHERS

Queens of the Breakers

(Secret City, 2017)

-Genre: indie folk rock

-In the same style as The National, Patrick Watson, Daniel Lanois, Half Moon Run

Buy the album on Google Play

Follow the band via their Facebook page

Listen to videos on the label’s YouTube channel

 

Un public qui n'a d'yeux et d'oreilles que pour le trio The Barr Brothers au MTELUS

Vanessa Gallagher, Bible urbaine, 27 novembre 2017

Le groupe montréalais The Barr Brothers s'est servi des nouveaux aménagements du MTELUS pour offrir à la foule son troisième long jeu Queens of the Breakers. En choisissant un chemin parallèle à celui qu’elle avait déjà emprunté auparavant, la formation bien de chez nous a réussi à acquérir le respect d’un public qui, ce soir-là, n’avait d’yeux et d’oreilles que pour eux et ne demandait pas plus que cette chance de profiter d'un bon spectacle.

En plus d’un MTELUS gorgé d’admirateurs et de mélomanes, il régnait, en ce 25 novembre, une ambiance feutrée où planait l’attention convergente d’une foule allant droit vers la scène. Et lors du coup d’envoi, ils étaient nombreux à fouler les planches: les frères Barr (Andrew et Brad), pierres angulaires du groupe, Sarah Pagé, à la harpe, et plusieurs autres musiciens maniant le banjo, la trompette, le cor et autres. On a même eu la surprise d’avoir, parmi nous, la chanteuse et compositrice Marie-Pierre Arthur, qui tenait le rôle de choriste.

La prestation a débuté avec «Queens Of The Breakers», tout juste avant que la formation montréalaise enchaîne avec la délicieuse «Look Before It Changes». Tout autour, un décor minimaliste, et il n’en fallait pas plus, de toute façon, pour qu’on se concentre sur l’essentiel: leur performance et leur présence bien ancrée avec nous. Il était toutefois possible de remarquer l’agréable amélioration de la qualité globale du son. C’est perché à la mezzanine qu’il était à son zénith.

Les notes retentissantes jouées par chacun des musiciens perçaient directement notre peau, sans douleur. Vibrations, ondes-chocs et accords justes, l’immersion dans leur monde était fascinante.

Le groupe a poursuivi la soirée avec les pièces «Come In the Water» et «Maybe Someday». Malgré une adaptation nécessaire aux différents musiciens qui les accompagnaient selon leurs besoins, le trio était déjà plus posé que les années précédentes. En effet,  il y a quelque temps, le groupe semblait encore se chercher une place dans le milieu en se créant ici et là des pièces certes excellentes mais sans cohérence particulière. D’ailleurs, leur EP Alta Falls fut composé de plusieurs pièces qui n’avaient pas été incluses dans leur deuxième opus Sleeping Operator pour des questions de divergence de styles et de sens.

Autrement, le moment fort de la soirée fut sans équivoque l’introduction sans anicroche de la pièce «Half Crazy», qui avait propulsé les musiciens sur les bandes radiophoniques en 2014. C’est la symbiose presque surréelle entre le doigté d’Andrew sur sa guitare et l’agilité de Sarah Pagé avec sa harpe qui a signé cette performance sublime, avoisinant la bonne dizaine de minutes. D’ailleurs, et on est prêt à le parier: impossible de trouver quelqu’un dans la salle qui ne s’accordait pas avec cette affirmation!

Tous les yeux étaient rivés sur la scène, laquelle était à peine éclairée de quelques faisceaux de lumière. Les musiciens se donnaient alors la réplique sur des contretemps calculés au quart de tour.

La soirée s’est terminée sur une douce vague d’admiration. Enchaînant les deux pièces mythiques «Love Ain’t Enough» et «Beggar In the Morning», le groupe a su faire valser son public, au coude à coude, et au rythme délicat de leurs accords sonnants. C’est sans artifice qu’ils se sont livré à nous, dans une aisance déconcertante et juste assez suffisante pour s’avouer qu’un bon spectacle n’est pas toujours synonyme d’exubérance et de jeux de lumière laser.

Ce n’est que le début d’une nouvelle approche pour la formation montréalaise qui a certes le vent dans les voiles. C’était, somme toute, une belle soirée comme on aimerait en vivre davantage, mais sans discours ni rappel, le groupe enchaînant chanson après chanson. Qu’à cela ne tienne: les musiciens de The Barr Brothers auraient-ils réussi à trouver le modus operandi qui leur colle si bien à la peau? Car après tout, la simplicité a bien meilleur goût.

Un début de soirée tout en folk avec Beaver Sheppard

La première partie fut accordée à Beaver Sheppard, un musicien autodidacte originaire de Montréal, qui fait dans le folk dentelle se rapprochant quelquefois de Patrick Watson, mais en moins introverti. Le public déjà tout ouïe n’avait d’attention que pour ses doigts glissant agilement sur le manche de sa guitare. Enfilant les accords réconfortant les uns après les autres, il se livrait de façon transparente. Et même si sa prestation n’était pas à s’en décrocher la mâchoire, elle était suffisante pour que le public puisse admirer son art dans son entièreté.

 

Je sors à Montréal ou je reste chez nous?

Frédéric T. Muckle, Journal 24h, 24-26 novembre 2017

Après une tournée en Europe, le groupe montréalais est de passage à la salle de spectacles anciennement connue comme le Métropolis pour présenter à ses admirateurs de Montréal son nouvel album, Queen of the Breakers. Ce nouvel opus jouant notamment sur des sonorités folk et blues a été encensé par la critique depuis sa sortie en octobre dernier.

Vendredi au MTelus à 20h

 

The Barr Brothers au MTelus: une progression séduisante!

Serge Larivière, ARP Media, 26 novembre 2017

La formation montréalaise The Barr Brothers était de passage au MTelus pour livrer les chansons de son dernier album Queens Of The Breakers. Comme il le fait chaque fois, le groupe a su capter l’attention avec son folk-rock americana percutant.

Avec un MTelus bondé, Brad Barr et sa bande prouvent qu’ils sont au sommet de leur art avec ce spectacle de près de deux heures. C’est avec la chanson-titre du nouveau disque que le band a commencé son spectacle. Dès les premières notes, on avait une petite idée de la soirée à laquelle il fallait s’attendre.

Le public est attiré dans une atmosphère enveloppante et réconfortante grâce à la voix de Brad Barr. On se laisse aussi bercer par les notes de sa guitare. La symbiose entre sa voix et sa guitare est à couper le souffle et la foule est la première à en ressentir les effets bénéfiques.

De bonnes compositions

Si je croyais le groupe plus folk à ces débuts, il se révèle ici un peu plus rock. Le son de la harpiste Sarah Pagé vient donner une dimension mélodieuse à l’ensemble.

De bonnes chansons comme Half Crazy, Love Ain’t Enough, It Came To Me et Maybe Someday feront plaisir aux oreilles des mélomanes, mais également des spectateurs présents.

Toutefois, on peut reprocher la sonorité parfois déficiente du son où on n’entendait pas toujours les paroles.

Si vous les avez manqués vendredi, vous pouvez vous reprendre lundi, car ils seront à Toronto au Danforth Music Hall le 27 novembre. Sinon, c’est seulement en février 2018 que vous pourrez les voir au Québec.

 

Un retour à la maison

Martial Genest, Mattv.ca, 25 novembre 2017

Evenko et Greenland Productions présentaient The Barr Brothers au MTELUS le vendredi 24 novembre dernier. Ces Montréalais d’adoption effectuaient un petit retour à la maison avant de poursuivre leur tournée.

Beaver Sheppard était en première partie; et avec sa guitare acoustique et ses chansons de style folklorique, il donnait une atmosphère quasi intime d’une soirée près du feu. Celui-ci nous a avisés avant de débuter qu’il y avait un bon moment qu’il avait joué, et cela a semblé plus apparent lorsqu’il a demandé à un spectateur quelle heure il était à peine 20 minutes dans sa portion de 40. Difficile à savoir s’il blaguait ou non, car il a tout de même complété son set à la minute près.

L’arrivée du groupe The Barr Brothers sur la scène fut accueillie par des exclamations de joie de la foule. C’est un MTELUS bondé de fans de musique qui ont démontré au groupe l’amour qu’ils avaient pour eux, et le tout fut encore plus palpable lorsque que Brad Barr a dit « Home! » signifiant le retour de ceux-ci chez eux. L’interprétation du groupe était juste, et l’utilisation complète de la scène donnait aux spectateurs une bonne vue sur le spectacle, peu importe où l’on se trouvait dans la salle.

Le groupe sera au Danforth Music Hall de Toronto le lundi 27 novembre prochain, pour ensuite quitter vers les États-Unis, mais si vous avez manqué le spectacle de vendredi dernier, ils seront de retour au Québec en février 2018 en débutant une tournée locale avec le premier arrêt au théâtre du Vieux-Terrebonne, donc une excellente suggestion cadeau en ce temps des Fêtes. C’est un excellent spectacle, et il mérite grandement d’être vu et apprécié.

 

The Barr Brothers au MTelus | Caresse auditive

Victor Perrin, Sors-tu, 25 novembre 2017

Pour le lancement de leur troisième album « Queens Of The Breakers », The Barr Brothers faisaient escale à Montréal avant de rallier Toronto et le reste de l’Amérique du Nord. Au MTELUS, le groupe montréalais a subjugué le public dans un concert rempli d’émotion.

Artiste : The Barr Brothers

Date : 24 novembre 2017

Photographe : Nadia Davoli

Preuve de la popularité grandissante du groupe, la salle était pleine à craquer. Et si la sortie en 2014 de Sleeping Operator a fait évoluer musicalement le groupe le propulsant dans une tout autre dimension avec près de 60 millions d’écoute en streaming, une tournée internationale et des critiques élogieuses, son dernier album Queens of the Breakers est sûrement l’aboutissement de ce mariage de sonorités qui flirtent aux limites du folk, du blues, de l’Americana et du rock. Un disque acclamé qui sera entièrement joué durant ce généreux spectacle de deux heures après une première partie acoustique de Beaver Sheppard.

Une entame captivante

Bien que les Montréalais arrivent discrètement sur scène, l’entame du concert ne l’est pas. Queens Of The Breakers lance de la meilleure manière le concert avec ce rythme soutenu par un excellent Andrew Barr à la batterie. Quant à son frère Brad, encore timide avec sa voix au démarrage, il montre à l’inverse une passion certaine au moment où surviennent les premières notes de l’un de ses multiples solos à la guitare.

Puis survient la sublime Hideous Glorious où le public assiste à ce qui caractérise véritablement l’esprit relaxant vécu tout au long du concert. Le MTELUS résonne des toms martelés par Andrew qui enveloppent avec beauté les harmonies soutenues par la choriste Marie-Pierre Arthur. Sarah Pagé s’affirme ensuite à la harpe dont le son parfois saturé fait de cet instrument plus seulement un joyau de la musique classique mais aussi un instrument rock aux possibilités multiples. Démodé dit-on ?

Forte complicité sur scène

Puis la frénésie s’intensifie. Le public, bien attentif ce soir-là, applaudit chaleureusement le groupe avant que l’introduction de Come in the Water vienne poser les jalons de la réinterprétation constante des chansons. Plus rock, on peut déceler des similitudes à The War On Drugs, que The Barr Brothers accompagna ces dernières semaines en Europe. Une ambiance s’installe à l’instar du groupe américain, avec une forme de somnolence positive qui s’amplifie par les fines notes jouées au pedalsteel de Brett Lanier.

L’atmosphère folk apaisante se poursuit avec Even The Darkness Has Arms et Defribillation avant que le puissant riff introductif de Maybe Someday électrise la salle. Le trio original se complète à merveille comme sur Half Crazy. Portant mal son nom puisqu’une folie totale s’installe, le public ne peut qu’être excité par le dynamique duo de la harpe au son saturé de Pagé et du bottleneck qui caresse la guitare de Brad.

Une caresse qui se poursuit plus calmement avec How the Heroine Dies, moment solennel où le micro ambiant au centre de la scène offre une harmonie complétée par la trompette d’Andy King, le saxophone d’Adam Kinnear et le cor français de Lyne Santamaria. The Song that I Heard vient elle aussi offrir un des moments les plus émouvants de ce concert, lorsque Brad et Sarah se partage le micro avant que Marie-Pierre Arthur se joigne au duo pour une voyage sans escale vers les étendues du Grand Ouest. L’évasion se poursuivra sur Ready for War, très Pink Floydienne dans sa manière de marier le down-tempo aux expressions vocales de Sarah Pagé.

Public enthousiaste

Avant de revenir pour un rappel intense, c’est Love Ain’t Enough qui conclut une première fois ce spectacle sublime. La montée en puissance du morceau caractérisée par la basse de Morgan Moore et la passion des deux frères rend ce moment exquis pour un public qui n’arrêtera pas d’applaudir. Les musiciens reviendront pour deux derniers titres avec l’apaisée Beggar in the Morning marquée par le banjo de Joe Grass et les harmonies vocales à la Crosby, Stills & Nash nourris par le rythme frappé au sol par tout le public du MTELUS. The Barr Brothers concluront leurs deux heures de performance par la très rock It Came to Me.

Un généreux spectacle qui représente finalement cette faculté parfaite qu’a le groupe d’exploiter (et surtout re-exploiter) leurs chansons originales. De longues improvisations qui ponctuaient parfois, avec une justesse déconcertante, les seize titres de ce concert grandement apprécié par le public montréalais… et ce malgré une balance de son parfois douteuse.

The Barr Brothers se prépare à partir en tournée aux Etats-Unis et au Canada dès le 27 novembre prochain pour accompagner la sortie de Queens of the Breakers. Et pour ceux qui auraient raté leurs multiples représentations au Québec le mois dernier, une session de rattrapage se fera à l’Impérial de Québec le 23 février 2018. À ne manquer sous aucun prétexte !

 

Les Barr Brothers présentent «Queens of the Breakers» au MTelus… et plus!

Sylvain Cormier, Le Devoir, 25 novembre 2017

Tout le nouvel album Queens of the Breakers. Avec une poignée de chansons connues et célébrées des autres albums. Et un chanteur folk en première partie. C’est le programme de ce spectacle des Barr Brothers qui n’en est pas tout à fait un tout en l’étant. Ce qu’on appelle désormais un lancement-spectacle. 

Il y a peu, au Club Soda pour la présentation d’Endorphine, on a pareillement obtenu le nouveau Daran intégralement, et plus. Il y a plein d’autres exemples. Mine de rien, ça devient la nouvelle manière de faire. Longtemps, j’ai cru qu’un public, même un public de fans très fans, ne pouvait absorber plus de six, sept nouvelles chansons lors d’un spectacle. C’était pour ça qu’il y avait des lancements pour le baptême de feu des bébés naissants : un contrat tacite nous liait à l’artiste nouveau parent. Ce n’était pas de lieu de la déclaration d’amour (ou de la désaffection) : on allait décider plus tard, chez soi. Et on se reverrait à la première médiatique, où le nouvel album serait « échantillonné » : pas question de désarçonner le client. À moins d’être Lou Reed ou David Byrne.

Il faut croire que les liens de confiance entre l’artiste et son public se sont resserrés. Les gens sont au MTelus ce vendredi soir en toute connaissance de cause. Ils veulent toutes les nouvelles chansons des Barr Brothers, quitte à perdre quelques-unes de leurs préférées dans le processus. C’est désormais attendu : pas de concession, pas de garde-fou, on lance tout d’un coup dans un spectacle-lancement. On vous suit, Brad Barr, Andrew Barr, Sarah Pagé : allez-y !

Par salves

Et ils y vont. Par salves. Quatre nouveautés pour commencer : la chanson-titre, Hideous Glorious Part 1 et 2, Look Before It Changes. Avec leurs musiciens d’appoint, c’est déjà très au point. Rien à roder, déjà le plaisir de jouer. Guitare, pedal steel et harpe ont trouvé leurs marques tout de suite, se complètent et se marient à la fois. C’est très précis et lousse en même temps : c’est le côté Grateful Dead des Barr Brothers. Hideous Glorious, avec sa longue intro, permet au groupe de se déposer : on a le temps.

L’arrangement est particulièrement prenant dans Look Before It Changes : modulations ambitieuses qui composent néanmoins un crescendo, sur tapis d’harmonies. Qui croirait que cette chanson commence seulement sa vie de chanson ? Le temps de se rappeler d’où l’on vient avec la soulful et enveloppante Come in the Water, jouxtée à Even the Darkness Has Arms (et son néo-bluegrass décanté des Appalaches), c’est reparti pour une autre salve de quatre pièces toutes neuves.

Personne n’y trouve à redire, bien au contraire. Les nouvelles arrivées sont reçues comme des amies en devenir. Dès l’intro de pedal steel intergalactique, You Would Have to Lose Your Mind a payé son ticket d’entrée : c’est hypnotique. Et le refrain s’entonne tout naturellement. Defibrillation, à base de beat un peu tribal, ne manque pas de… fébrilité : des choristes d’appoint viennent enrichir les harmonies. Maybe Someday est immédiatement gagnante : il y a des lignes de guitare auxquelles on ne résiste pas. Un peu Bowie dans le genre. C’est un compliment.

Ça alternera ainsi jusqu’à la fin : ce groupe n’est pas chiche. Donner moins que tout serait rater leur mission. Les nouvelles chansons et les anciennes se sont bel et bien rencontrées, en notre présence privilégiée. Reste à entendre ce qu’elles deviendront : ce n’est en effet que le début de l’aventure, un premier état des choses absolument probant, mais premier état néanmoins. Ces chansons déjà très en vie ne demandent qu’à grandir.

 

The Barr Brothers, at MTelus

RReverb, 24 novembre 2017

Based in Montreal, Quebec, Canada, the group consists of two brothers: drummer Andrew Barr and songwriter and guitar player Brad Barr, both from Providence, Rhode Island. The third core member is harpist Sarah Pagé. Other instrumentation and musicians are added on tour, as needed.

Brad and Andrew Barr moved to Montreal from Providence RI in 2005 after a decade of touring and recording as ⅔ of the trio, The Slip. That group was noted for its approach to long-form, live improvisation and was equally considered part of the jam band and experimental music scenes.

Soon after moving to Montreal, Brad heard the sounds of a harp through the bedroom wall of his new apartment. He went next door to introduce himself to Sarah Pagé, who was performing both in classical contexts and developing music with the songwriter Lhasa de Sela. Andrew also began performing with Lhasa. Soon the trio of Andrew, Brad and Sarah began performing Brad’s songs under the Barr Brothers name, building upon them with Malian rhythms, slide guitar, homemade percussion instruments, and influences from blues, Celtic and Appalachian folk traditions.

(text: Wikipedia)

 

MENTION

Catherine Richer, Le 15-18, ICI Première, 24 novembre 2017

http://ici.radio-canada.ca

 

The Barr Brothers, calling all outcasts

Kyle Mullin, Cult MTL, 23 novembre 2017

Before Brad and Andrew Barr formed one of Canada’s most acclaimed bands, before they were nominated for Junos and before they hit the road as an opening act for major U.S. acts like the War On Drugs — long before all that — Brad went on a guided tour of a historic Rhode Island mansion while dressed in drag. It was a during a formative period of his adolescence where he and his brother drifted apart for the first time, but one that inspired the title track off the new album that the two Barrs now play in their band night after night while on tour.

Yes, the title track off  their latest LP Queens of the Breakers is a coming of age story that is both intensely specific while also being broadly universal and accessible. Below, Brad shares the story of those formative moments that shape his songwriting to this day, how he and Andrew avoid sibling rivalry while sharing the stage and studio, along with how he’d survive the doom and gloom of the apocalypse.

Kyle Mullin: So I’ve heard the title track on your new album is a homage to the time you and your brother spent in the States when you were younger. Is that the case? If so how?

Brad Barr: It’s specifically an homage to friends I had when I was about 15. It was the first time in our lives that Andrew and I weren’t hanging out that much. Meanwhile, I was making the  kind of of friends that you go through a lot of “firsts” together with. First cigarettes. First joints, First concerts. First girlfriends. Andrew went through that, too, but around this particular time I was 14 and Andrew was 12, and the gap in our interests felt bigger than it ever had before.

So in writing that song, I just started thinking about these friends who helped shaped my life. I started writing this song as an homage to them, and “queens of the Breakers” jumped out at me as a phrase while writing the song. It wasn’t necessarily a name we had given ourselves or anything. But there was this time when we took psychedelics and went to the Breakers mansion in Newport, Rhode Island dressed in my friend’s mother’s clothing, and the grounds people gave us a tour of the mansion. We were just being weirdos, basically.

KM: Tell me more about what kind of weirdos you were.

BB: We were the kind of weirdos that I hope my own son becomes. Just good-natured but provocative people. We felt like weirdos just because we were musicians, we listened to the Grateful Dead and the Allman Brothers Band. Our hair was long and we liked to smoke weed. At that time most kids in our high school were playing football. But we felt freakier.

KM: Most of your fans have had similar experiences, no doubt. Have you ever shared that song’s backstory onstage, and then gotten funny stories or interesting responses?

BB: Not yet. But I’d like to think a lot of them have gone through it, or more interestingly are going through it at the moment. I don’t think we have tons of teenage fans, though, but I do meet a few of them here and there. In fact I’ve given guitar lessons to a couple of them, a couple of younger fans who feel like outcasts in their own high school, where their classmates are listening to, I don’t know what.

KM: Cardi B and Fetty Wap?

BB: (Laughs) Yeah! I guess grindcore or something like that. But the kids that feel like outcasts because they play the guitar and like Aerosmith, I love to meet them. I hope they eventually gleaning some confidence out of their choices.

KM: Who were the teachers that did that for you?

BB: I would actually say that those friends in Rhode Island were probably my biggest teachers. Just because I was very lucky to have a tight group of guys who, when I look back on it, were quality individuals with all kinds of interests. Some loved science, some knew how to survive in the woods. Others were musicians and writers. They taught me so much about trust and camaraderie.

I know it sounds corny, but music has always been the greatest teacher for me. It teaches you humility right away because if you want to improve at all, you have to accept that you’re at the beginning of some kind of journey, and in no way have all the answers, and never will.

KM: A moment ago you mentioned your friends that taught you so much, and how a few who knew survival skills. That reminds me of the line off the Queens of the Breakers song “Kompromat,”  about dragging a buffalo’s head through the street. It sounds so apocalyptic. Have you kept in touch with those friends, in case the end is nigh?

BB: Yes! One guy in particular, he’s all set up in the woods. If shit goes down, or I find myself carrying a buffalo head, I know who to look up. I love singing that line. But it just came out of a dream I had. There’s no meaning or metaphor that I fabricated for it, and I’m still trying to figure it out.

KM: I’d also like to ask you about your inspirations for the song “Defibrillation.” I’ve heard it all started when your mother had an accident and Andrew went to the hospital with her.

BB: That’s right. Mom had a spill. An innocuous fall. It was Christmas Day. We had all been hanging out in the house. Andrew went to the hospital with her. He said the neon fluorescent lights were on, it was late and he was open to something, or maybe it was just his drummer brains, but he heard this machine pulsing, and he registered it and thought about the beat and the resulting rhythms, and the next day he wrote a beat on the drums based on it. He told me about it, played it and sent me the recording. It just accessed something. I could put myself in his shoes, and what he was going through with our mom — who is fine — but it’s the kind of thing that gets you thinking about mortality. Suddenly you feel more aware of it.

The song I wrote on top of this beat— and this is the only time we’ve done this, where he’s sent me a rhythm and I wrote on top of it— I essentially wrote a future time capsule to my son, in hopes that something about me would be explained to him. I don’t know if I achieved that or kept that thread all the way through, but that’s my jumping off point. There’s a family theme in there, I guess.

KM: Did any other songs on Queens of the Breakers begin with something equally evocative that happened to you, and that you brought to Andrew to build on?

BB: Most of the time I’m charged with the lyric writing, and the songs’ structure. But for “The Song That I Heard,” which is the third track, for a long time it was the only song I had for the record. I knew it was going to serve some kind of purpose on the record. Lyrically, it guides me through my first years arriving in Montreal, spilling my wine all over the carpet and just figuring things out. It’s the kind of thing where you could just as easily burn it down as live inside of it. So that song was really personal in that sense.

And Andrew did a great job of helping produce that track, because I didn’t think he could do anything to it. I thought it just had to be an acoustic guitar and a voice. But he heard these horns coming in on it. I thought that was crazy. He saw it through though, and it gives you that feeling on the back of your neck, makes all the hairs stand up. So he produced it in a way that was masterful, I thought.

KM: When you talk about your brother that way, it make you sound like the exact opposite of the Gallaghers (laughs). So how do you avoid that dysfunction and complement each other instead?

BB: Let me hop out of the van for a minute, so that I can answer that question while not being in his company (laughs). So, the thing about playing in a band with your brother, it’s not that we don’t fight — we fight pretty often in fact, a couple of times a week. Working with him in the studio, it can get intense. And the time we fight the most is when we’re coming to the end of a record. He really likes to perfect things. And I’m less of a perfectionist, and more of a ballpark kind of guy — getting it close is good for me. That’s when we start picking on each other. But all we have to do is get it off our chests, and then move on pretty quick.

We snap at each other, but things resolve really quickly. There’s no grudges or resentments. If you have a problem, spit it out, deal with it and move on. That kind of thing informs the way the whole band works. Nobody can hold a grudge here. 

The Barr Brothers play with opener Beaver Sheppard at M Telus (59 Ste-Catherine E.) on Friday, Nov. 24, 8 p.m., $34

 

Le mur du son: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Benoit Bilodeau, La Concorde, 2 novembre 2017

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Barr Brothers

Queens of the Breakers

[http://thebarrbrothers.com]

Secret City Records

Formé des frères américains Brad et Andrew Barr, et de la harpiste canadienne Sarah Pagé, le groupe Barr Brothers, basé à Montréal, s’attire beaucoup d’éloges depuis la sortie de son plus récent album, un quatrième en carrière, incluant à ce palmarès un EP. Déjà que son folk marqué par des sons de drones avait séduit le public à ce jour, voilà que les premiers extraits de ce nouvel album ont été encensés par NPR, BBC, CBC et plusieurs autres. Sur les ondes de la BBC, Radcliffe & Maconie ont dévoilé en première pièce You Would Have to Lose Your Mind, tandis que Lauren Laverne a affirmé que c’était une de ses chansons préférées de l’année. Cette pièce, en particulier, cumule déjà plus d’un million d’écoutes combinées en ligne. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a été «#1» trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu sa plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis. Le trio, qui n’est pas sans rappeler les Simon & Garfunkel, y propose 11 titres d’une instrumentation de grande qualité, alternant douceur et rythme, ajoutés à de jolies harmonies vocales. Ce qu’il sera possible de voir et d’entendre ici même à Saint-Eustache puisque le groupe sera en spectacle le 18 février prochain à la salle Le Zénith.

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Le mur du son: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Benoit Bilodeau, L'Éveil, 2 novembre 2017

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Barr Brothers

Queens of the Breakers

[http://thebarrbrothers.com]

Secret City Records

Formé des frères américains Brad et Andrew Barr, et de la harpiste canadienne Sarah Pagé, le groupe Barr Brothers, basé à Montréal, s’attire beaucoup d’éloges depuis la sortie de son plus récent album, un quatrième en carrière, incluant à ce palmarès un EP. Déjà que son folk marqué par des sons de drones avait séduit le public à ce jour, voilà que les premiers extraits de ce nouvel album ont été encensés par NPR, BBC, CBC et plusieurs autres. Sur les ondes de la BBC, Radcliffe & Maconie ont dévoilé en première pièce You Would Have to Lose Your Mind, tandis que Lauren Laverne a affirmé que c’était une de ses chansons préférées de l’année. Cette pièce, en particulier, cumule déjà plus d’un million d’écoutes combinées en ligne. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a été «#1» trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu sa plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis. Le trio, qui n’est pas sans rappeler les Simon & Garfunkel, y propose 11 titres d’une instrumentation de grande qualité, alternant douceur et rythme, ajoutés à de jolies harmonies vocales. Ce qu’il sera possible de voir et d’entendre ici même à Saint-Eustache puisque le groupe sera en spectacle le 18 février prochain à la salle Le Zénith.

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Le mur du son: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Benoit Bilodeau, Nord Info, 2 novembre 2017

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Barr Brothers et Melanie De Biasio

Barr Brothers

Queens of the Breakers

[http://thebarrbrothers.com]

Secret City Records

Formé des frères américains Brad et Andrew Barr, et de la harpiste canadienne Sarah Pagé, le groupe Barr Brothers, basé à Montréal, s’attire beaucoup d’éloges depuis la sortie de son plus récent album, un quatrième en carrière, incluant à ce palmarès un EP. Déjà que son folk marqué par des sons de drones avait séduit le public à ce jour, voilà que les premiers extraits de ce nouvel album ont été encensés par NPR, BBC, CBC et plusieurs autres. Sur les ondes de la BBC, Radcliffe & Maconie ont dévoilé en première pièce You Would Have to Lose Your Mind, tandis que Lauren Laverne a affirmé que c’était une de ses chansons préférées de l’année. Cette pièce, en particulier, cumule déjà plus d’un million d’écoutes combinées en ligne. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a été «#1» trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu sa plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis. Le trio, qui n’est pas sans rappeler les Simon & Garfunkel, y propose 11 titres d’une instrumentation de grande qualité, alternant douceur et rythme, ajoutés à de jolies harmonies vocales. Ce qu’il sera possible de voir et d’entendre ici même à Saint-Eustache puisque le groupe sera en spectacle le 18 février prochain à la salle Le Zénith.

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Les Barr Brothers dévoilent le premier vidéoclip du tout nouvel album Queen of the Breakers

Arts & culture, 2 novembre 2017

Aujourd’hui, les Barr Brothers ont lancé le premier vidéoclip de leur nouvel album Queens of the Breakers (en vente maintenant via Secret City Records) qui a reçu les éloges du public et de la presse. Le vidéoclip combine le blues entraînant et enflammé de It Came to Me à des images d’une course déchaînée et salissante de tondeuses à gazon aux confins du Québec rural. Le son et l’image s’y accordent parfaitement.

Le vidéoclip a été filmé dans une foire agricole centenaire à Shigawake, au Québec (population : 300). Bien qu’elle soit située à 12 heures de Montréal, la foire attire des milliers de personnes chaque année. Plusieurs s’y rendent spécifiquement pour assister à la portion musicale de la foire : un festival de musique s’y étant greffé il y a maintenant neuf ans, à l’initiative de l’épouse du batteur Andrew Barr, Meghan Clinton, elle-même originaire de cette ville éloignée. Les Barr Brothers se sont déjà produits plusieurs fois en spectacle à Shigawake. Cette année, ils y ont emmené un cinéaste, qui a tourné des images avec une caméra Super 8. Les images de course de tondeuses dans la boue sont un complément parfait au son déchaîné de It Came to Me. Le vidéoclip qui en résulte offre au spectateur une expérience boueuse, impitoyable et excitante. En regardant cette course, on ne peut s’empêcher de se sentir maculé de boue, avec l’odeur de l’alcool et de la fumée de bois accrochée dans l’air humide.

« Pour nous et pour tout le monde là-bas [le festival de musique] est devenu le party de l’été… Cette année, lorsque j’ai su que le réalisateur du vidéoclip, Vincent, viendrait à la foire pour tourner quelques images, je l’ai appelé et je lui ai demandé d’apporter de bonnes caméras et un poncho de pluie… Vincent a fouillé un peu partout, se liant d’amitié avec le public de la foire et capturant certains des moments absurdes et des collisions harmonieuses entre différents mondes qui ne semblent pouvoir se produire qu’à Shigawake. » – Andrew Barr

Queens of the Breakers a reçu des éloges de Paste (8.7/10), Under the Radar, Magnet, Q Magazine, Exclaim!, et plusieurs autres. La pièce titre a été dévoilée en primeur par NPR Music, qui l’a décrite comme une illustration parfaite du souci du détail du groupe, avec des résultats mémorables. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a déjà été #1 trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu la plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis.

Regardez les Barr Brothers jouer la chanson Queens of the Breakers avec Marie-Pierre Arthur d’une session avec ICI Musique.

Formé des frères Brad et Andrew Barr, et de la harpiste Sarah Pagé, The Barr Brothers se lanceront dans une importante tournée internationale le mois prochain qui commencera par une série de spectacles en Europe avec The War On Drugs, suivie de la plus grande tournée nord-américaine du groupe à ce jour.

SPECTACLES AU QUÉBEC:

24 novembre 2017

Montréal CA • MTelus

9 février 2018

Terrebonne CA • Théâtre du Vieux-Terrebonne

15 février 2018

L’Assomption CA • Théâtre Hector-Charland

16 février 2018

Drummondville CA • Maison des Arts

17 février 2018

Sherbrooke CA • Théâtre Granada

18 février 2018

St-Eustache CA • Le Zénith

20 février 2018

Laval CA • Salle André-Mathieu

21 février 2018

St-Jérôme CA • Théâtre Gilles-Vigneault

22 février 2018

Gatineau CA • Théâtre du Musée Canadien de l’Histoire

23 février 2018

Québec CA • Impérial de Québec

24 février 2018

St-Hyacinthe CA • Centre des Arts Juliette Lassonde

Pour connaître toutes les dates, consultez le site TheBarrBrothers.com

The Barr Brothers

Queens of the Breakers tire son nom de The Breakers, un manoir Vanderbilt surplombant la côte rocheuse près de Newport, au Rhode Island. Lorsqu’il était adolescent, Brad faisait partie d’un groupe d’amis espiègles qui se rendaient à Newport vêtus des vêtements de leurs mères afin de provoquer les touristes. La chanson porte à réflexion, évoquant un groupe d’amis très proches, mais qui se sont éventuellement perdus de vue; un souvenir brumeux rappelant le film The Tree Of Life de Terrence Malick.

« D’une sincérité et d’une profondeur admirables, le nouveau cru des Barr Brothers s’écoutera inlassablement tout l’hiver ★★★★ » – Rolling Stone France

« Un disque absolument somptueux ★★★★ » – VOIR

« ★★★★ » – Q Magazine

« 9/10 » – Exclaim!

« Magnifique » – Brooklyn Vegan

« Busy without ever feeling overcrowded, its liquid acoustics following the soft contours of Brad’s vocals to telling effect » – Uncut

« Shimmering vocal harmonies and a rolling undercurrent of acoustic/electric guitar and harp bring the brothers’ summer memories to life – it’s a remarkably visual album in this way. » – Magnet Magazine

« Meticulous dream-weaving » – Mojo

Écoutez, commandez et téléchargez Queens of the Breakers en suivant ce lien.

 

CRITIQUE

Valérie Thérien, Voir, novembre 2017

Le groupe montréalais nous fait cadeau d'un disque absolument somptueux. Après Sleeping Operator (2014), le EP Atlas (2015) et une pause bien méritée, son troisième long jeu prouve que The Barr Brothers est en parfaite maîtrise de ses moyens. Les guitares acoustiques ou électriques et la harpe de Sarah Pagé se font la cour, alors que la voix rassurante, tantôt éthérée, tantôt rugueuse, de Brad Barr nous chante des textes sensibles, parfois nostalgiques. Après un trio de pièces de folk alternatif délicieusement douces, le disque nous mène vers des titres plus énergiques, puis le groupe vire vers des musiques pop, sensuelles, mais aussi blues et très rock à la War on Drugs. Un disque d'une grande qualité qui devrait être magique sur scène.

 

The Barr Brothers: des airs de famille

Élise Jetté, Coup de pouce, novembre 2017

Plus de 10 ans se sont écoulés depuis l'arrivée en terre montréalaise des frères Andrew et Brad Barr. Intéressés par l'atmosphère artistique qui règne alors dans la ville, les musiciens originaires du Rhode Island font la connaissance de la harpiste Sarah Pagé, qui se joint à la formation musicale aux influences folk, rock et blues. Un premier album, en 2011, les mènera sur les routes d'Amérique, d'Europe et même du Japon; puis un deuxième (Sleeping Operator), en 2014, qui rencontrera aussi un succès critique. Ce mois-ci, ils nous proposent Queens of the Breakers, un troisième album, dont la réalisation a été notamment teintée par le rôle de père que les frères Barr ont embrassé au cours des dernières années. Un rôle, qui, estime Andrew, contribue à métamorphoser leur créativité:  « Avec la paternité, les choses simples deviennent excitantes à nouveau. C'est quelque chose qu'on a voulu montrer: à quel point ça implique de vivre de petites échecs, de faire les choses de la mauvaise manière des tonnes de fois pour ensuite finir par réussir de la bonne façon. » C'est la batterie d'Andrew qu'on entend en premier avec la pièce Defibrillation. La guitare puissante de son frère Brad y est quant à elle maniée de façon prodigieuse, tout en étant magnifiée par le son unique de la harpe de Sarah. La sortie de l'album, prévue le 13 octobre, s'accompagne d'une série de concerts un peu partout au Québec cet automne et à l'hiver. L'occasion parfaire d'aller à la rencontre de leur univers musical si particulier. 

Infos et dates de concerts: thebarrbrothers.com

 

Frères d'âme

Nicolas Tittley, Elle Québec, novembre 2017

Pour Andrew et Brad Barr, la musique a toujours été une affaire de famille. Ce n'est pas pour rien que les deux hommes ont choisi de faire carrière sous leur patronyme, un nom peu trompeur, car il laisse de coté un membre important des Barr Brothers, la harpiste et multi-instrumentiste Sarah Pagé, « musicienne exceptionnelle qui n'en finit plus de nous surprendre », explique Brad.

Sur Queens of the Breakers, la famille est partout: dans le rythme de Defibrillation, inspiré à Andrew par le bip du moniteur cardiaque entendu dans la chambre d'hôpital de leur mère, ou sur la pièce-titre, qui évoque leur jeunesse dans le Rhode Island. Il faut dire que Brad et Andrew sont tous deux devenus pères dans l'intervalle qui sépare Sleeping Operator de ce nouvel album. « Ce n'est pas une exagération de dire qu'avoir un enfant a complètement transformé ma manière de travailler, explique Brad. Premièrement, il était devenu presque impossible de suivre ma routine habituelle, soit de prendre quelques verres et d'écrire tard le soir. Mais surtout, ça change ma perspective; en me décollant de mon nombril, en me forçant à redécouvrir avec un regard neuf toutes les choses que je tenais pour acquises. »

Le groupe, connu pour ses riches compositions folk atmosphériques traversées d'influences africaines, a été cette fois-ci motivé par un désir de simplicité et de retour à l'essentiel: « On voulait être moins ésotérique, ne pas se perdre dans des ponts interminables avec sept changements d'accords! » confirme Brad. L'une des pièces qui résument le mieux cette approche est sans doute Song That I Heard, un air folk rehaussé de cuivres qui est une chanson en hommage... aux chansons. « C'est une toune qui compte beaucoup pour moi: oui, elle parle du pouvoir transformateur de la musique, mais c'est aussi une déclaration d'amour à Montréal. Elle parle de l'importance que cette ville a eue pour nous, tant comme musiciens que comme personnes. » Une ville qu'on n'imagine plus sans ses Barr Brothers.

 

Review - The Barr Brothers

Emma Sloan, Canadian Beats, 31 octobre 2017

Album: Queens of the Breakers

Release Date: October 13, 2017

Genre: Roots/Rock

Montreal-based quartet The Barr Brothers are rocking airwaves this autumn with their newest release, Queens of the Breakers. A diverse, toe-tapping, semi-autobiographical romp, the eleven-track collection is an unapologetically emotional and mesmerizingly crafted slice of genre-bending fun.

Opening track “Defibrillation (feat. Lucius)” is a rumbling, slow-swaying foray into the album, an ever-building climb towards the chorus accented by husky vocals. Set to a background of deeply personal and well-detailed songwriting, “Defibrillation (feat. Lucius)” strikes an intensely wistful chord in listeners, its blend of percussion and toe-tapping downbeats melting together into an irresistibly compelling track. This atmospheric and intimate vibe is only enhanced in songs such as late-track “Hideous Glorious”, which, despite its near-jaunty overtones, still compels listeners to identify and become acutely invested in the stories these songs are spinning.

The result is a deeply individual, thoughtful, brilliantly crafted collection—one that should absolutely find a spot on your playlist this Fall.

 

Les albums du mois: octobre 2017

Mathieu Aubre, URBANIA, 31 octobre 2017

L’automne n’est pas toujours la meilleure saison pour les sorties musicales. Alors que les maisons de disques s’efforcent bien souvent de lancer les projets de leurs artistes au printemps ou pendant la rentrée de septembre pour pouvoir se retrouver en nomination dans les galas de fin d’année ou en décembre pour le temps des Fêtes, octobre fait un peu figure de négligé du calendrier par moments.

Mais ça ne veut pas dire qu’il ne sort rien de bon non plus! Plusieurs artistes québécois se sont démarqués en criant ben fort comme Keith Kouna, en produisant une musique sensible comme les Barr Brothers ou en nous faisant bien danser comme Blue Hawaii, Jay Scott et Loud. Voici donc une liste des 5 albums du mois qu’on vous recommande fortement d’écouter entre deux partys d’Halloween. Bonus : les trois dernières suggestions peuvent aussi très bien s’intégrer à n’importe quelle playlist de party, Halloween ou pas. Parole de DJ!

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Queens of the Breakers – The Barr Brothers

Étiquette : Secret City Records

Après un premier album à tout casser et un second plus beige et destiné à la FM, le désormais trio montréalais a décidé de conjuguer les sons disparates de leur deux précédentes sorties sur Queens of the Breakers. Le résultat? Une indie-pop soignée, alliant des riffs de guitare très « rock canadien » dans l’essence, autant qu’une sensibilité folk et aérienne bien pensée.

C’est d’ailleurs étrangement cette disparité qui fait le succès de Queens of the Breakers. On y retrouve une belle variété sonore qui rythme bien l’album en soit. Reste que l’album n’est peut être pas aussi grand public, mais gageons que des pièces comme Kompromat sauront tout de même se trouver une place sur les ondes radiophoniques plus spécialisées.

 

Entre petites salles et grands stades

Daniel Côté, La Voix de l'Est, 28 octobre 2017

Ils viennent de sortir un album somptueux, Queens of the Breakers, et amorcent une tournée qui a pris des proportions inattendues. À travers une quinzaine de spectacles donnés au Québec, les hymnes folk des Barr Brothers résonneront dans leur pays d'origine, les États-Unis, ainsi que dans plusieurs stades européens, en première partie de leurs amis de War On Drugs.

« Nous ouvrirons une vingtaine de fois pour eux. C'est une proposition que nous ne pouvions pas refuser », a confié le batteur et claviériste Andrew Barr, cette semaine, en entrevue téléphonique. Certes, il sera grisant de se produire dans des villes comme Londres, Berlin et Amsterdam, mais l'idée de prendre la route dans leur patrie d'adoptie sourit également aux frères, ainsi qu'à la harpiste Sarah Pagé, l'autre membre du trio. 

« Ce seront les meilleurs spectacles. Ici, les gens respectent la musique. Ils sont attentifs et répondent bien », affirme Andrew Barr, qui aime l'atmosphère des petites salles. Elles lui rappellent la Nouvelle-Angleterre où il a grandi, sa scène folk et aussi l'attrait qu'exercent à parler de sa mère qui, longtemps, fut l'assistante de la légendaire cordon bleu Julia Child.

« C'est cette femme qui a introduit de nouvelles façons de cuisiner chez nous, en misant sur les produits de la terre. La différence est qu'au Québec, on fait ça depuis toujours », affirme le musicien.

Revenant à la tournée, elle mobilisera cinq interprètes et comprendra des extraits de l'album précédent, Sleeping Operator, qui n'ont jamais été livrés sur scène. Il y aura aussi de larges tranches du nouvel opus, comme on s'en doute. 

« Ces chansons ne sont pas aussi faciles à interpréter qu'elles en ont l'air. Nous seront corrects, mais il y en a une qui nous a donné plus de trouble que les autres, Defibrilation. Sur le disque, on entend les deux filles du groupe Lucius, qui possèdent des voix incroyables. Nous avons finalement trouvé un moyen de résoudre le problème », raconte Andrew Barr.

Déprogrammés

Troisième album du groupe, Queen of the Breakers est le fruit de trois retraites fermées dans un chalet de Saint-Zénon, dans Lanaudière. Pour la première fois, les musiciens sont partis de rien pour élaborer leurs compositions. La dernière tournée ayant été extrêmement longue, ils ont ressenti le besoin de se déprogrammer, en quelque sorte. Juste pour voir ce qui arriverait.

« Sarah a exploré de nouveaux sons à la harpe, tandis que Brad s'est mis à jouer du rock comme nous le faisions dans notre jeunesse, relate Andrew Barr. J'ai été surpris, mais quand les chansons ont pris forme, j'ai constaté que plusieurs d'entre elles nous ramenaient au temps où nous avons grandi, tant à travers les textes que les arrangements. Il y a des harmonies vocales qui me font penser aux Everly Brothers, par exemple, un groupe que nous avons toujours admiré. »

Quelques titres sont plus musclés et le fait qu'ils cohabitent avec des choses plus délicates plaît au musicien. Lui qui a tant aimé les premiers classiques de Dylan, genre With God on Our Side, a aussi développé un goût pour le rock tel que pratiqué par les Stones et Led Zeppelin.

« Comme eux, nous pouvons jumeler une pièce rock à une autre comprenant des harmonies vocales ou de la guitare acoustique », fait observer Andrew Barr.

Ils ont commencé à étrenner la version scénique des nouvelles compositions, prélude en segment européen, l'affaire d'une dizaine de dates, avant que les Barr Brothers ne reprennent le fil de leur tournée québécoise.

 

Continuité

Alain Brunet, La Presse +, 23 octobre 2017

INDIE FOLK ROCK

Queens of the Breakers

The Barr Brothers

Secret City Records

Trois étoiles et demie

Les albums ayant marqué l’adolescence de Brad et Andrew Barr auraient constitué le terreau de Queens of the Breakers, troisième opus de la formation montréalaise. Le titre fait état de l’un de ces fameux manoirs de Newport, au Rhode Island, occupés par les grandes fortunes américaines du XIXe siècle et où Brad a naguère commis quelques espiègleries avec ses copains ados de Providence. Dans une interview réalisée par le collègue Philippe Renaud du Devoir, les frangins d’origine américaine citent Sticky Fingers des Rolling Stones, Wish You Were Here de Pink Floyd, On the Beach de Neil Young, Led Zeppelin III parmi les influences cruciales de cet album… Ajoutons à cette nomenclature le folk moderne de Simon & Garfunkel, le rock floridien de feu Tom Petty, le folklore subsaharien (la harpe de Sarah Pagé est effectivement traversée par le blues malien), les récents albums transculturels de Robert Plant. Cet opus démarre correctement, respecte les règles de l’art indie folk et ne devient vraiment intéressant qu’au milieu du périple, soit lorsque les rythmes s’alourdissent et ouvrent la porte à des arrangements un peu plus singuliers. Queens of the Breakers, en fait, s’avère davantage une expression de la continuité que de la haute inspiration à l’intérieur de ces paramètres indie folk rock. Voilà néanmoins un album sincère, créé dans l’enthousiasme et la rigueur, témoignant de la grande expertise des frères Barr et de Sarah Pagé sur leur territoire de prédilection. 

 

Les Barr Brothers ont pris leur temps

Yves Leclerc, Journal de Montréal, 21 octobre 2017

Les Barr Brothers ont mis plus de temps que prévu pour la création de leur nouvel album, Queens of the Breakers. Une façon de faire qui a permis au trio de prendre du recul et de réfléchir sur les idées travaillées en studio.

Chanteur et guitariste au sein du trio, Brad Barr indique qu’il n’avait pas autant de matériel sous la main, comparativement aux séances d’enregistrement des albums The Barr Brothers et Sleeping Operator, lancés respectivement en 2011 et 2014. Le musicien avait seulement quelques idées de chansons.

« Nous nous sommes réunis dans un petit chalet au début de l’année 2016, à Saint-Zénon, pour travailler ensemble, essayer des choses et voir ce que c’était pour donner. J’ai ensuite écouté tout ce qu’on a fait et identifié ce qui sonnait bien et ce qui nous avait procuré du plaisir. Et c’est à partir de ce matériel que j’ai pu écrire les nouvelles chansons », a-t-il fait remarquer, lors d’un entretien.

Brad Barr est satisfait de cette nouvelle collection de chansons, lancée le 13 octobre denier, qui parle de deuil, de pardon et du passage à l’âge adulte. Le but, précise-t-il, était de construire quelque chose de nouveau et d’excitant en terme de sonorités.

« Ce sont des pièces que l’on va jouer durant deux ans et il faut s’assurer que tout le monde sera heureux de les jouer en spectacle. On a pu prendre du recul, réfléchir sur ce qu’on était en train de créer, et recommencer lorsque nous n’étions pas satisfaits », a-t-il fait remarquer.

Sur la route

Brad Barr, son frère Andrew et la harpiste et chanteuse Sarah Pagé ont aussi choisi de s’éloigner de toutes distractions avec des séances d’enregistrement qui se sont déroulées au Wild Studio dans Lanaudière.

« C’est dans le bois, près d’un lac, à deux heures et demie de Montréal. Nous étions conscients qu’il fallait creuser un peu plus pour ce nouvel album et ce n’est pas évident de faire ça à la maison et à travers les distractions du quotidien et la vie de famille. On voulait s’éloigner de tout ça et entrer en communion totale » , a indiqué Brad Barr.

La formation montréalaise s’envolera vers l’Europe pour une série de 17 spectacles en première partie du groupe américain The War on Drugs. Le groupe lancera ensuite, le 24 novembre, au M Telus, à Montréal, une tournée mondiale qui l’amènera au Québec, aux États-Unis et en Europe.

« Avec The War on Drugs, ça va être des concerts de 30 à 45 minutes. Ça va être bien, par la suite, de pouvoir jouer plus de nouvelles chansons et de ne pas avoir l’impression de sortir d’une boîte à surprises. Il y a beaucoup de matériel sur Queens of the Breakers qu’on n’a pas encore tenté de jouer. Sur la pièce titre, par exemple, il y a cinq guitares différentes et on ne sait pas trop ce que l’on va faire avec ça. Nous sommes en train de découvrir tout ça et c’est très excitant » a-t-il laissé tomber.

The Barr Brothers sera en ­spectacle le 24 novembre au M Telus, à ­Montréal, et le 23 février 2018 à l’Impérial Bell. Toutes les dates de la tournée sont en ligne à l’adresse thebarrbrothers.com.

 

Barr Brothers: Montreal band in full force on third album

Brendan Kelly, Montreal Gazette, 20 octobre 2017

Queens of the Breakers, the third album from the Barr Brothers, may well be their most accomplished, most ambitious set yet. But it didn’t come easy.

In a recent interview, the acclaimed Montreal band’s singer, guitarist and chief songwriter Brad Barr said the recording process was a mighty stressful time for him and his brother Andrew, who plays drums, percussion, keyboards and bass in the group. The trio is rounded out by harp player and vocalist Sarah Pagé.

Andrew became a father for the first time in March, just as they were working on Queens of the Breakers. To up the stress level, they were also renovating a duplex they had just bought together in Park Ex.

“Which sort of made the whole making of this record one of the more high pressure things I’ve ever tried to do,” Brad Barr said. “We had to finish the record, renovate the house, him getting ready to have a kid. All in the same couple of months.”

The recording actually began a year earlier, in the spring of 2016, with the brothers and Pagé improvising together and the songs began taking shape that summer. In fact, Brad thought the album was pretty well finished by the fall but Andrew begged to differ.

It was the last recording sessions, early this year, when things got a little heavy.

“That’s pretty much when sh—got crazy,” said Brad. “We took occupancy of the house. The due date (for Andrew’s son) was I think March 7. So it was a scramble. We were smashing down walls, doing vocal overdubs, and Andrew was setting up the baby room. All at the same time.”

Brad said their breakthrough second album Sleeping Operator was also tough to record. The challenge this time was songwriting and he chalks that up to the fact that he also became a father. His son is three-and-a-half.

“The hardest part for me was the writing,” said Barr. “That took the longest. I chalked it up to having a kid. To suddenly not having the same amount of free time. To not have the same amount of space to make noise in. I used to write in my house, in my living room, at two in the morning. I couldn’t do that any more. Also for a little while, you’re not that interested in how you see the world. Your focus has shifted to this other person and your own existential situation suddenly becomes trite.”

He thinks the arrival of his son made this a more personal record, “a more nostalgic record, but not nostalgic in an escape kind of way. I really felt (tied) to these experiences from the seminal years of my life, when you’re 13 to 15 and you become independent. That felt therapeutic, to think about those people. I’d failed to acknowledge a lot of what had shaped me.

The title track Queens of the Breakers is pulled directly from Brad’s adolescence, about one strange day at The Breakers, a mansion on the coast in Newport, Rhode Island. The Barr family lived in Providence, about a half hour from Newport.

“One day, we went to the Breakers mansion, which was built by the Vanderbilts in the 1800s, sitting right on the ocean, hence the word The Breakers, and now it’s a museum,” said Brad. “We dressed up in our mothers’ clothing, dropped acid and did the tour (of the mansion). For me, it was like ‘Oh my God, I did that.’ It was a reminder that you should probably keep some room in your life for being freaky.”

Barr moved to Boston to study music at Berklee College and soon after started a band called The Slip with his brother. They often played in Montreal. One night, they were on stage at Le Swimming on St-Laurent Blvd. when the club caught on fire. Andrew met a waitress, Meghan Clinton, outside on the street and she eventually became his wife.

Andrew moved here to be with her, and Brad quickly followed suit. By 2005, they were both happily ensconced here.

“I’ve never had anywhere feel as much like home,” said Brad. “Providence is a great place to grow up, Boston is a cool place to learn and play music, but Montreal is the only place I’ve ever lived that feels like home.”

Queens of the Breakers features the rootsy singer-songwriter fare that has always been the Barr Brothers’ stock-in-trade, though there’s a more intense rocking feel to some of the songs.

“There’s no formula that we’ve stumbled upon yet to make this whole thing easier,” Brad said. “This one leaves a lot more space. I put less focus on the compositions and the arrangements and more focus on the sonic world and the lyrics. The compositions are really simple. Sometimes they’re just three chords. One of our biggest goals was to keep the delight factor high. The way I write and the instrumentation, it can run the risk of becoming mired down in seriousness. This one is a little more irreverent. It let the rock ’n’ roll we grew up on seep into it a little bit more and still try and twist that on its head whenever possible. We were a little less precious with this one.”

The Barr Brothers head to Europe to open on several dates for The War on Drugs, one of Brad’s favourite bands, then head back to tour North America, a road trip that kicks off at Metropolis Nov. 24.

AT A GLANCE

The Barr Brothers play MTelus Nov. 24. Tickets are available at evenko.ca

 

MENTION

Matthieu Lévesque, Échos Vedettes, 14 au 20 octobre 2017

Le thème de la famille est au coeur du nouvel opus de cette formation montréalaise. De retour après une longue pause de trois ans, les frères Brad et Andrew, qui sont tous les deux devenus pères au cours des dernières années, proposent une réflexion sur la vie de famille et sur son chez-soi dans un contexte de vie de tournée. L'immense talent de la harpiste Sarah Pagé, qui réinvente sans cesse l'utilisation de cet instrument, est mis en valeur sur cet album qui compte un collaboration avec le groupe new-yorkais Lucius.

 

Vidéo : Les Barr Brothers nous offrent Queens of the Breakers

François Lemay, ICI Musique, 18 octobre 2017

Le plus récent album des Barr Brothers, Queens of the Breakers, est une véritable réussite. Les membres du groupe étaient de passage au studio 12 à Radio-Canada le temps d’une captation vidéo de deux chansons que l’on retrouve sur cet album.

La première que nous vous offrons est la pièce-titre, Queens of the Breakers.

Vous avez jusqu'au 18 octobre pour écouter l'album.

 

Prise de son

Charles-Éric BLais-Poulin, La Presse+, 18 octobre 2017

Difficile de vous orienter parmi les nombreuses sorties de la semaine, les actualités musicales et les innombrables spectacles à Montréal ? Notre journaliste vous sert de guide.

À LA UNE

LE DOUX RÉVEIL DES BARR BROTHERS

Trois ans après la parution de Sleeping Operator, les Barr Brothers sortent de leur dormance avec Queens of the Breakers, qui collectionne les dithyrambes des deux côtés de l’Atlantique. 

L’ellipse a permis aux frères fondateurs, Andrew et Brad Barr, de vivre tous deux la paternité pour la première fois. « Composer était tout un défi, admet le chanteur, parolier et guitariste du quatuor devenu trio. J’ai dû trouver de nouveaux moments et de nouvelles façons d’écrire la musique. » 

Le temps qui fuit et ce qu’il échappe dans sa course soudent cette livraison folk-rock. La pièce-titre fait d’ailleurs référence à une résidence du Rhode Island, The Breakers, où les frangins enfilaient les vêtements de leur mère, puis sortaient dérider les touristes. 

La facture musicale, elle, est gorgée – mais pas engorgée – d’influences classiques et modernes : Bruce Springsteen, Paul Simon, les Stones ou The War on Drugs, avec qui les Barr Brothers partageront les routes européennes en novembre. La harpe ample et tragique de Sarah Pagé pèse plus que jamais sur l’authenticité du projet, façonné par de nombreux moments d’improvisation. Le nom du groupe ne fait-il pas une exclue ? « À voir comment sont allées les choses, j’aimerais parfois que nous ayons trouvé un nom plus inclusif », admet Brad.

[...]

 

 

The Barr Brothers: un troisième album finement mûri

Nicolas Houle, Le Soleil, 17 octobre 2017

Trois années ont filé depuis «Sleeping Operator», le second album des Barr Brothers. Trois ans durant lesquels Brad et Andrew Barr sont devenus pères et, avec leur complice, la harpiste Sarah Pagé, ont longuement mitonné cet autre bébé qu’est «Queens of The Breakers».

Certains d'entre-vous ont peut-être vu les Barr Brothers sur scène cet été, dans une aventure malienne. Queens of the Breakers a peu à voir avec cette proposition, si ce n'est un soupçon de world ici et là.

Ce nouvel enregistrement témoigne surtout d’une formation qui vieillit bien et qui déploie plus que jamais un univers sonore riche en cordes de toutes sortes -y compris vocales-, qui lui est propre. Le trio propose des titres folk (superbe Song That I Heard), des envolées davantage linéaires, voire hypnotiques (Kompromat), ainsi que des pièces aériennes prenant l’allure de crescendo, comme la superbe Defibrillation, avec Lucius, rehaussée d'effets électro, et l’excellente You Would Have To Lose Your Mind. 

Tout ça sans que le groupe n'oublie ses racines blues (savoureuse It Came To Me). L’offre est variée, certes, mais les Montréalais parviennent à unir le tout et, surtout, à viser juste sur chaque pièce. Un album dense, soigneusement construit, qu'on prend plaisir à écouter et à réécouter.

 

CRITIQUE: The Barr Brothers - Queens of the Breakers

Louis-Philippe Labrèche, Le Canal Auditif, 17 octobre 2017

The Barr Brothers jouit d’une bonne réputation, et ce, depuis leur album homonyme paru en 2011. Le trio de Brad et Andrew Barr complété par Sarah Pagé à la harpe, avait fait paraître un Sleeping Operator bien réussi en 2014. Depuis, plusieurs choses se sont passées : les frères Barr ont notamment joué sur l’excellent Ultramarr de Fred Fortin alors que Sarah Pagé a fait paraître Dose Curves en septembre dernier.

La formation arrive avec un Queens of the Breakers surprenant. On peut dire que c’est sans doute leur meilleur en carrière. Le principal point faible des deux sorties précédentes était le manque de vagues dans l’ensemble. Les pièces avaient un ton toujours assez doux qui manquait de moments d’excitations, lorsque collé les unes aux autres. Sur Queens of the Breakers, les vagues sont présentes tout comme de l’instrumentation de grande qualité, des mélodies poignantes, des moments musicaux magnifiques et une audace qui va bien au trio.

You Would Have to Lose Your Mind a été le premier simple que The Barr Brothers a fait paraître. En soi, c’est déjà un geste assez osé. La chanson est pleine d’une harpe aussi belle que répétitive qui nous pousse vers la transe. La guitare possède un son blues juste assez crotté pour faire plaisir, Brad chante une mélodie poignante avec une justesse qui frappe direct dans le mile. La formation invite aussi Lucius, un groupe de Brooklyn, à les rejoindre sur la superbe Defibrilation qui ouvre Queen of the Breakers. Les voix s’alternent et se complètent avec un naturel désarmant. La montée est aussi progressive que bien dessinée avant que le duo de Jess Wolfe et Holly Laessig nous percute avec la beauté dont elles seules sont les maîtresses et les gardiennes.

Les petites douceurs qui ont fait la réputation des Barr Brothers ne sont certainement pas non plus évacuées au complet. Song That I Heard câline les oreilles avec gentillesse et nuance. Mais ce n’est pas ce qui frappe sur Queens of the Breakers. Le trio nous surprend avec une chanson-titre rythmée, enjouée qui fait un peu penser à du R.E.M et autres grands de la chanson américaine. Tout ça en gardant entièrement leur personnalité. On doit lever notre chapeau. Tout ça avant que le gros blues crasse de It Came to Me fasse taper du pied avec entrain. On est aussi surpris par la direction que prend Kompromat et encore une fois, sa mélodie hyper efficace.

C’est un Queens of the Breakers totalement réussit pour The Barr Brothers. Le trio se réinvente sans gêne et les compositions qui en ressortent sont certaines de leurs plus réussies à date. Nous savions déjà que la bande était bourrée de talent, on constate maintenant qu’ils savent l’utiliser avec audace et intelligence. Ce n’est pas anodin de s’aventurer hors des sillons qu’on a déjà creusés derrière soi. Et le trio a osé.

MA NOTE: 8/10

The Barr Brothers

Queens of the Breakers

Secret City

51 minutes

 

CRITIQUE

Julie Jasmine Boudreau. RDI Matin, 16 octobre 2017

RDI Matin

 

CRITIQUE

Patricia Tadros, Première heure, ICI Radio-Canada Première, 16 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

CRITIQUE

Sonali Karnick, All in a Weekend, CBC, 15 octobre 2017

www.cbc.ca

 

CRITIQUE

Marc Cassivi et Rebecca Makonnen, Esprit critique, ARTV, 15 octobre 2017

ici.tou.tv

  

Un album prodigieux et euphorisant

Jocelyn Legault, ARP Media, 14 octobre 2017

C’est entre les murs de leur appartement que les frangins Brad  et Andrew ont découvert la harpiste Sarah Pagé, ex-collaboratrice de Lhasa de Sela qui se joint à des jam-sessions pour devenir The Barr Brothers.

Après 2 albums incroyables, le groupe nous revient avec son troisième opus Queens of The Breakers. L’album est composé de 11 pièces qui sillonnent des eaux folk rock imprégnées de nostalgie.

Le disque a été produit par le frère américain et mixé par Ryan Freeland au Stampede Origin Studio (Ray Lamontagne). On y découvre des souvenirs précieux de leur adolescence : premier contact avec la ville de Montréal et autres rêveries.

Le tout est transformé en mélodies éclatantes coulées dans un rock qui se situe entre Pink Floyd, The Rolling Stones, Led Zeppelin et Simon & Garfunkel. Aucun temps mort lors de l’écoute, mais des milliers de frissons grâce à la voix éthérée de Brad et à la harpe de Sarah Pagé.

The Barr Brothers continue son exploration musicale parfaite avec Queens of The Breakers, un album prodigieux et euphorisant.

Chansons coup de cœur :

Queens of The Breakers

It Came To Me

You would Have To Lose your mind

Song that I Heard

Ready for War

Maybe Someday

Kompromat

Look Before It Changes

 

L'album Queen of the Breakers des Barr Brothers disponible

QuébecSpot Média, 14 octobre 2017

Queens of the Breakers des Barr Brothers est disponible dès aujourd’hui via Secret City Records. Cet album éblouissant parle du pouvoir brut et élémentaire de la réflexion, du pardon, du deuil et du passage à l’âge adulte.

Le nouveau disque a déjà reçu énormément d’attention et d’éloges de la critique : 4 étoiles dans Q Magazine (Royaume-Uni) et Rolling Stone France, 9/10 dans Exclaim! (Canada). Les premiers extraits ont par ailleurs été encensés par NPR, BBC, CBC et plusieurs autres. Sur les ondes de la BBC, Radcliffe & Maconie ont dévoilé en première You Would Have to Lose Your Mind tandis que Lauren Laverne a affirmé que c’était une de ses chansons préférées de l’année. Cette pièce en particulier cumule déjà plus d’un million d’écoutes combinées en ligne. Bruce Warren de l’émission World Café sur NPR a diffusé en première Queens of the Breakers, la décrivant comme un exemple parfait de l’attention aux détails musicaux du groupe et des résultats mémorables de cette approche. Le premier extrait radio en Amérique du Nord, It Came to Me, a déjà été #1 trois fois sur le palmarès de CBC Radio2 au Canada, alors que la formation a connu sa plus forte entrée à la radio de son histoire aux États-Unis.

Formé des frères Brad et Andrew Barr, et de la harpiste Sarah Pagé, The Barr Brothers se lanceront dans une importante tournée internationale le mois prochain qui commencera par une série de spectacles en Europe avec The War On Drugs, suivie de la plus grande tournée nord-américaine du groupe à ce jour.

Queens of the Breakers tire son nom de The Breakers, un manoir Vanderbilt surplombant la côte rocheuse près de Newport, au Rhode Island. Lorsqu’il était adolescent, Brad faisait partie d’un groupe d’amis espiègles qui se rendaient à Newport vêtus des vêtements de leurs mères afin de provoquer les touristes. La chanson porte à réflexion, évoquant un groupe d’amis très proches, mais qui se sont éventuellement perdus de vue; un souvenir brumeux rappelant le film The Tree Of Life de Terrence Malick.

 

MENTION

Catherine Richer, 15-18, ICI Radio-Canada, Premiere, 13 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

Déjà vu

Carine Touma, Journal Métro, 13 octobre 2017

Dans son troisième opus, le trio montréalais s'éloigne du bon vieux folk americana avec des compositions bien ficelées, mais on a une étrange impression de déjà-vu trop souvent pendant l'écoute. Song That I Heard, sans doute le morceau le plus réussi, porte un titre un peu ironique tant la majorité des chansons sur l'album nous font penser à d'autres artistes (The Sadies, Radiohead, Springsteen et The War on Drugs, avec qui le groupe part en tournée d'ailleurs). Il semble que le trio a voulu en faire trop et explorer d'autres horizons, quitte à s'éloigner de son originalité et de sa simplicité efficace.

 

Au repère des Barr Brothers

Jean-François Cyr, HuffPost Québec, 13 octobre 2017

Dans une arrière-cour d'un duplex situé aux confins de Parc-Extension et du Mile-Ex : une petite table, quatre chaises et un seau contenant quelques cannettes d'eau pétillante aromatisée aux agrumes. Au milieu du décor, les frères Brad et Andrew. La raison de notre rencontre est fort simple : le groupe montréalais The Barr Brothers propose un troisième long jeu fastueux titré Queens of the Breakers.

Inspirés par les jours anciens des deux frangins américains (âgés de 40 et 42 ans), l'album est en quelque sorte un voyage dans leur jeunesse. C'est aussi un trip d'harmonies vocales soignées (Song That I Heard), de douces mélodies folk (Look Before It Changes) et d'arrangements rock rugueux (It Came To Me).

«Nous sommes allés au Wild Studio à Saint-Zénon pour créer l'album», affirme d'entrée de jeu Andrew avant que son frère ajoute que cet endroit a été synonyme de retraite paisible. «Le bâtiment est beau et la nature qui l'entoure est magnifique. Nous pouvions pêcher... S'éloigner de la ville et de nos responsabilités était une nécessité après les deux années de tournée associées à l'album Sleeping Operator (2014).»

«Sarah (Pagé, complète le groupe officiel) était aussi avec nous au studio. L'idée était d'expérimenter, de s'étendre et peut-être de faire des découvertes. Nous sommes allés à Saint-Zénon à deux reprises, en novembre 2015 et en février 2016.» Aux dires d'Andrew, le batteur, la moitié des chansons (Look Before It Changes, Maybe Someday, Queens of the Breakers, Hideous Glorious, You Would have To Lose Your Mind) du nouvel opus sont nées durant des sessions d'improvisation. Le reste s'est imbriqué par la suite aux textes et aux fragments musicaux composés par Brad, qui est également le chanteur et guitariste du groupe.

Le trio a également composé ou fignolé des pièces dans leur studio situé au coin de l'avenue du Parc et de la rue Villeneuve, à Montréal. «Le morceau Kompromat, par exemple, était au départ une proposition de 45 minutes. Nous l'avons réduit à son format final dans notre studio de Montréal. Pour l'enregistrer, nous sommes allés au Studio Mixart, à l'hiver dernier.»

L'enfance américaine

Questionné quant à la signification du titre de l'album, Brad raconte qu'elle prend sa source dans son enfance vécue au Rhode Island, aux États-Unis. «C'était d'abord le titre qui accompagnait une chanson du disque, qui évoque une période de ma jeunesse. The Breakers est un manoir situé à Newport, construit au XIXe siècle par la famille Vanderbilt, l'une des plus riches de l'époque en Amérique. Aujourd'hui, c'est un musée très populaire.

«Six amis et moi avions l'habitude de faire des choses assez étranges à l'adolescence, y compris des drogues psychédéliques. Nous enfilions des costumes féminins et allions dans le coin du manoir pour faire les fous, pour attirer l'attention. Dans mon esprit, Queens of the Breakers représente une bande d'amis qui tripent sur le domaine The Breakers. À ce moment, Andrew était juste un peu trop jeune pour être avec nous, mais il connaît bien l'histoire... C'est une période durant laquelle je vivais mes premières expériences en tant que personne indépendante. C'est aussi le temps des premiers shows rock... C'est une belle période.»

Un album personnel

Bien que Brad Barr ait ressassé des souvenirs du passé, la nostalgie n'a pas été un carburant important pour créer l'album, selon lui. C'est plutôt le thème de l'amitié qui a inspiré son écriture. À cet égard, le chanteur mentionne que ce disque renferme les chansons les plus personnelles qu'il ait écrites au cours de sa carrière.

«Ce saut dans le passé m'a forcé à prendre mon temps, car c'était plus difficile d'écrire. C'est comme si je n'arrivais pas saisir ce que je voulais raconter. Ultimement, il s'en dégage des thèmes plus près d'Andrew et moi : les racines, la famille, les copains, la maison...»

Defibrillation, par exemple, s'inspire d'un séjour inquiétant de leur mère à l'hôpital. « À la suite d'une chute, elle s'est mise à saigner, explique Brad. À l'époque, nous avions été inquiétés. Nous avons réalisé que notre mère prenait de l'âge, qu'elle était vulnérable. Cela a fait jaillir des sentiments nouveaux à propos de l'attachement et du vieillissement. Bien entendu, elle OK aujourd'hui.

«Bref, cette histoire m'a donné l'idée d'écrire une sorte de lettre à mon fils, qu'il pourrait lire quand il aura lui-même mon âge. Je tente de lui présenter qui je suis, en fait. Disons que c'est impressionniste.»

Ainsi, la parentalité a eu un impact sur le processus créatif de Queens of the Breakers. «Mon nouveau rôle de père a rendu la composition et l'écriture beaucoup plus difficile, avance Brad. Je ne peux plus m'asseoir sur le divan ou me coucher sur mon lit la nuit pour jouer de la guitare et inventer... Je dois trouver de nouveaux lieux et des moments plus adaptés à mon mode de vie familiale.»

Également père d'un bébé, Andrew renchérit : «C'est justement pour cette raison que nous sommes allés au Studio Wild. Il fallait prendre une dizaine de jours afin de retrouver un mode plus propice à la création.»

À cet instant, Brad continue la phrase de son frère...

«Ensuite, j'ai réalisé que j'étais moins intéressé par ce que j'avais à dire. Ma lecture du monde (sur la politique, la société, l'amour) n'avait plus d'importance face à cet enfant si vivant. De toute évidence, mon bébé a fait naître en moi de nouvelles préoccupations. Mon centre d'intérêt a changé. C'était donc nécessaire de me retrouver avec Andrew et Sarah pour retrouver mes anciens réflexes de musiciens...»

Une propension rock

Contrairement à Sleeping Operator, qui misait sur des arrangements essentiellement folk-blues, Queens of the Breakers ouvre la porte au genre rock. Celui qui habitait justement la jeunesse des deux frères. Outre la musique de Grateful Dead, «que les frérots écoutaient souvent avec un joint de cannabis aux lèvres, Andrew et Brad Barr ont laissé s'exprimer, consciemment ou non, les influences d'artistes qu'ils respectent beaucoup depuis des années : Led Zeppelin, The Rolling Stones, Tom Petty ou encore The War On Drugs.

Bien entendu, le folk demeure un style de prédilection. Les harmonies vocales aussi sont abondantes. Nous ne pourrions passer à côté de leur admiration pour le travail de Paul Simon (de Simon and Garfunkel), qui déteint sur quelques pièces, dont la belle Song That I Heard.

«Quand nous avons eu 20 ans, Paul Simon était l'un de nos artistes favoris», lance Andrew.

Vraiment, tout est dans tout.

D'ici à ce que le trio donne un spectacle au Mtelus de Montréal, le 24 novembre, la formation The Barr Brothers assurera la première partie de 16 concerts du groupe américain The War on Drugs, en Europe.

L'album Queens of the Breakers est disponible dès aujourd'hui via Secret City Records.

 

CRITIQUE

Fred Savard et Olivier Robillard-Laveaux, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio-Canada Premiere, 13 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

MENTION

Thérèse Parisien, Le Québec maintenant, 98,5, 13 octobre 2017

www.985fm.ca

 

The Barr Brothers: friser la perfection

François Lemay, ICI Musique, 13 octobre 2017

Il y a de ces albums qui, dès les premières notes, nous font savoir qu’ils sont à prendre au sérieux. C’est exactement l’impression que nous donne Queens of the Breakers, le troisième album des Barr Brothers. En fait, notre cœur est conquis dès les premières mesures de Defibrillation. Le reste de l’album ne vient que renchérir sur cette impression qu’on va entendre quelque chose d’important.

C’est une belle histoire que celle de la rencontre de ces frères américains Brad et Andrew, originaires du Rhode Island, avec la harpiste Sarah Pagé. Parce qu’il pouvait l’entendre pratiquer au travers le mur commun de leur appartement respectif, Brad est allé à la rencontre de la musicienne, ex-collaboratrice de Lhasa de Sela, intrigué par cet étrange son de harpe. Cela a été le début d’une belle collaboration musicale, qui est plus jolie à raconter, en tout cas, que si Sarah avait répondu à une petite annonce dans un journal culturel.

Bref, la coïncidence a porté ses fruits, puisque deux albums plus tard, ils travaillent toujours ensemble, tous les trois. Cette fois, pour ce magnifique album, le trio a décidé de sortir de sa zone de confort pour se retrouver dans un chalet pas très loin de Saint-Zénon, dans Lanaudière, pour de longues séances d’improvisations musicales parties de rien d’autre que du plaisir de faire de la musique ensemble, sans direction particulière. Or, les choses ont fini par s’imposer d’elles-mêmes et un des thèmes qui est ressorti de ces sessions est celui de la mémoire, au centre d’une quête personnelle motivée par la peur d’oublier ce qu’ils ont déjà été.

Cela s’est imposé comme motif dans la plupart des chansons, comme dans cette magnifique Song That I Heard, dans laquelle Brad raconte son arrivée à Montréal, cette ville dans laquelle est mort le Grand Antonio. Avec la mélodie et les harmonies vocales de cette chanson directement empruntées à Simon and Garfunkel, on sait, dès la première écoute, qu’on y reviendra plusieurs fois. Dans Queens of the Breakers, la pièce titre, il est plutôt question de la jeunesse plus lointaine des frères Barr, alors qu’ils racontent leur enfance dans le Rhode Island.

Honnêtement, on pourrait écouter les pièces une par une, mais il faut écouter en entier l’album pour en saisir toute la mesure et les subtilités, et surtout pour le plaisir de ressentir ce frisson musical qui se fait si rare. Aussi rare, en fait, que le sont les albums de ce calibre. Chapeau.

 

Nouveautés musicales du 13 octobre 2017

François Valenti, Caisse de son, 13 octobre 2017

Une autre immense liste de nouveautés cette semaine avec des sorties pour Beck, St. Vincent, P!nk, The Barr Brothers, Stars, Robert Plant, King Gizzard & The Lizard Wizard & Mild High Club,The Dirty Heads, Wu-Tang Clan, Gucci Mane, King Krule, The Pack A.D., Courtney Barnett & Kurt Vile, Marillion, le nouveau projet du chanteur Billy Corgan maintenant sous le nom de William Patrick Corgan, les bandes sonores des films Goodbye Christopher Robin, Rat Film et la musique composée par le chanteur Ian Kelly pour le film Innocent. Du côté francophone, des nouveaux disques de Félix Dyotte, Brigitte Boisjoli, Capitaine Révolte, Dan Bigras, Ours, Ludovick Bourgeois et plus!  Voici la liste complète des sorties musicales en ce vendredi 13 octobre 2017.

 

ENTREVUE ET CRITIQUE

Katherine Verebely, Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première, 10 octobre 2017

ici.radio-canada.ca

 

MENTION

Formule Diaz, Télé-Québec, 9 octobre 2017

formulediaz.telequebec.tv

 

Les Barr Brothers, entre les petites salles et les stades

Daniel Côté, Le Quotidien, 7 octobre 2017

Ils viennent de sortir un album somptueux, Queens Of The Breakers, et amorcent une tournée qui a pris des proportions inattendues. À travers une quinzaine de spectacles donnés au Québec, en effet, les hymnes folk des Barr Brothers résonneront dans leur pays d’origine, les États-Unis, ainsi que dans plusieurs stades européens en première partie de leurs amis de War On Drugs.

« Nous ouvrirons une vingtaine de fois pour eux. C’est une proposition que nous ne pouvions pas refuser », a confié le batteur et claviériste Andrew Barr, mercredi, à la faveur d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Certes, il sera grisant de se produire dans des villes comme Londres, Berlin et Amsterdam, mais l’idée de prendre la route dans leur patrie d’adoption sourit également aux frères, ainsi qu’à la harpiste Sarah Pagé, l’autre membre du trio.

« Ce seront les meilleurs spectacles. Ici, les gens respectent la musique. Ils sont attentifs et répondent bien », affirme Andrew Barr, qui aime l’atmosphère des petites salles. Elles lui rappellent la Nouvelle-Angleterre où il a grandi, sa scène folk et aussi l’attrait qu’exercent les choses vraies, ce qui l’amène à parler de sa mère qui, longtemps, fut l’assistante de la légendaire Julia Child.

« C’est cette femme qui a introduit de nouvelles façons de cuisiner chez nous, en misant sur les produits de la terre. La différence est qu’au Québec, on fait ça depuis toujours », affirme le musicien. Revenant à la tournée, elle mobilisera cinq interprètes et comprendra des extraits de l’album précédent, Sleeping Operator, qui n’ont jamais été livrés sur scène. Il y aura aussi de larges tranches du nouvel opus, comme on s’en doute.

« Ces chansons ne sont pas aussi faciles à interpréter qu’elles en ont l’air. Nous serons corrects, mais il y en a une qui nous a donné plus de trouble que les autres, Defibrillation. Sur le disque, on entend les deux filles du groupe Lucius, qui possèdent des voix incroyables. Nous avons finalement trouvé un moyen de résoudre le problème», raconte Andrew Barr.

Troisième album du groupe, Queens Of The Breakers est le fruit de trois retraites fermées dans un chalet de Saint-Zénon. Pour la première fois, les musiciens sont partis de rien pour élaborer leurs compositions. La dernière tournée ayant été extrêmement longue, ils ont ressenti le besoin de se déprogrammer, en quelque sorte. Juste pour voir ce qui arriverait.

« Sarah a exploré de nouveaux sons à la harpe, tandis que Brad s’est mis à jouer du rock comme nous le faisions dans notre jeunesse, relate Andrew Barr. J’ai été surpris, mais quand les chansons ont pris forme, j’ai constaté que plusieurs d’entre elles nous ramenaient au temps où nous avons grandi, tant à travers les textes que les arrangements. Il y a des harmonies vocales qui me font penser aux Everly Brothers, par exemple, un groupe que nous avons toujours admiré. »

Quelques titres sont plus musclés et le fait qu’ils cohabitent avec des choses plus délicates plaît au musicien. Lui qui a tant aimé les premiers classiques de Dylan, genre With God On Our Side, a aussi développé un goût pour le rock tel que pratiqué par les Stones et Led Zeppelin. « Comme eux, nous pouvons jumeler une pièce rock à une autre comprenant des harmonies vocales ou de la guitare acoustique », fait observer Andrew Barr.

C’est à Lavaltrie, les 17 et 18 octobre, que sera étrennée la version scénique des nouvelles compositions. Ensuite, le trio emménagera au Côté-Cour de Jonquière pour deux soirs, les 20 et 21 octobre. Ce sera le prélude au segment européen, l’affaire d’une dizaine de dates avant que les Barr Brothers ne reprennent le fil de leur tournée québécoise. Ils sont attendus le 23 novembre à l’Impérial de Québec.

 

 

La boussole musicale des Barr Brothers

Philippe Renaud, Le Devoir, 7 octobre 2017

Queen of the Breakers, troisième album des Barr Brothers, n’est pas un disque nostalgique, insiste Brad Barr avec cette manière douce et réfléchie qu’il a d’insister — il argumente comme il chante, Brad. Avec délicatesse. « Les souvenirs des albums qui ont marqué notre adolescence, à Andrew et moi, m’ont servi d’outils pour écrire les chansons. Je me sentais un peu coincé dans ma situation de nouveau papa : comment retrouver l’intérêt de composer à nouveau » avec un bébé dans les bras ? La solution : en se replongeant dans les chansons qui ont fait ce qu’ils sont, Brad, Andrew, Sarah Pagé, les Barr Brothers. Queens of the Breakers, c’est la boussole musicale du trio, qui pointe dans la direction à prendre.

 « Une des meilleures manières de me réconcilier avec mon métier fut de revenir en arrière pour apprécier à nouveau la musique de ma jeunesse, poursuit Brad. C’était comme reprendre un chemin pour m’intéresser à nouveau à ce que j’avais à dire en chanson. […] Reconnaître ce qui nous a formés, musicalement, comprendre, chanter à propos de nos influences. Et en même temps reconnaître comment les collègues musiciens t’influencent aussi. » 

Les albums marquants des frères Barr, tous deux pères de jeunes enfants ? Chose certaine, Sticky Fingers des Rolling Stones, ça s’entend dans les moments plus rock de Queens of the Breakers. « J’aime bien la référence avec Sticky Fingers, reconnaît Brad. Ça, puis le troisième album de Led Zeppelin. Et Wish You Were Here de Pink Floyd. Ce sont des influences pour moi, pour tout le groupe aussi, même de manière subconsciente. Parce que ce sont des albums qui vont dans toutes sortes de directions musicales », à l’image de ce troisième album.

« L’autre jour, enchaîne Andrew, j’écoutais On the Beach [1974] de Neil Young, et ça m’a titillé : peut-être qu’on s’en va justement trop dans toutes sortes de directions ? Un disque comme ça, tu l’écoutes et on croirait entendre une seule chanson, quelque chose qui coule, une unité dans le ton. Or, la vérité, c’est que pas mal de disques avec lesquels on a grandi, comme le Led Zeppelin III, modulent beaucoup — ça passe de la ballade la plus douce au rock qui martèle. Et pour moi, ça a toujours eu du sens. » 

Direction rock

 Sur le précédent album, Sleeping Operator (2014), avec lequel les Barr Brothers ont tourné pendant plus de deux ans sans arrêt, « on prenait des virages stylistiques assez serrés, estime Brad. Ici, on y est allé plus impulsivement dans la direction du rock avec lequel on a grandi. Ça sonne parfois plus fort, plus incarné, peut-être même que ça tranche avec le côté calme auquel on nous associe généralement ? »

Queens of the Breakers s’ouvre sur Defibrillation et Look Before it Changes, deux chansons folk aux motifs rythmiques sophistiqués que n’aurait pas renié Sufjan Stevens, tiens. Puis arrive la superbe Song That I Heard, qui s’écoute comme un hommage à Simon Garfunkel. Une chanson que le groupe joue en concert depuis quelques années déjà. « Je suis fier de celle-là, abonde Brad. Les harmonies vocales, le texte, elle paraîtrait bien à côté des chansons de Paul Simon. »

Ça saute aux oreilles, il y a du Tom Petty aussi sur ce disque, dans la chanson titre, notamment. L’évocation du regretté rockeur américain fait soupirer les frères. Andrew : « Je te jure, son influence est partout dans notre musique. Sur la chanson Hideous Glorius, on fait référence à lui. » Brad enchaîne : « Si t’avais vu nos démos, on avait nommé les fichiers : “Petty”, “Petty 2”, “Petty 2 avec le couplet”… C’est sa manière si naturelle de trouver quelque chose qui fait du bien à jouer, comme plaquer un accord à la guitare, tout simplement. Ce serait un euphémisme de dire que nous sommes tristes. J’espérais encore avoir la chance un jour de lui serrer la main. »

La surprise de l’album survient en plein coeur et porte le titre Kompromat. Une chanson planante à laquelle collabore le Burkinabé Mamadou Koita, qui joue du n’goni, cette sorte de luth typique des musiques d’Afrique de l’Ouest. Ça lui donne un petit côté blues malien, et nous aurions pu nous attendre à reconnaître davantage de cette influence sur l’album puisque le groupe a invité des musiciens africains à monter un concert avec eux l’été dernier.

« Le spectacle au Festival d’été de Québec en juillet dernier est le meilleur que les Barr Brothers ont donné à ce jour » grâce à la collaboration avec Koita et avec le joueur de kora sénégalais Sadio Sissoko. « Des musiciens de ce calibre, pas besoin de répéter longtemps… Tu leur donnes la tonalité de la chanson, et ça décolle tout seul. Au moment de monter ce concert, notre album était déjà terminé ; c’est sûr qu’on va explorer ces musiques d’Afrique de l’Ouest, et aussi du Maroc, sur notre prochain album. »

L’Afrique dénominateur commun 

Comme Tom Petty et le troisième de Led Zep, la musique de ces régions africaines fait partie du code génétique du groupe. Le premier professeur de musique d’Andrew était Malien, abonde le batteur : « Quand nous étions jeunes au Rhode Island, un groupe de Maliens était venu s’installer à Providence. Notre père est dentiste, et il avait échangé des soins contre des leçons de batterie. Puis, à 19 ans, j’ai accompagné mon prof au Mali pour suivre encore plus de leçons. Cette musique nous accompagne depuis longtemps. » 

Soit dit en passant, c’est aussi l’amour de cette musique qui a soudé le trio, complété par la harpiste Sarah Pagé. « Les musiques d’Afrique sont en quelque sorte notre dénominateur commun, elles nous permettent de créer en improvisant, explique Brad. Sarah aussi aime ça — elle prend même des leçons de kora ! »

« Sur ce nouvel album, Sarah a développé un son plus expansif, insiste Brad. Lorsqu’on est arrivés au studio, quelque part dans la forêt, avec un lac devant, Sarah a d’abord branché sa harpe dans un ampli Leslie, avec plein de pédales d’effet, et elle a joué avec le son pendant une heure. Auparavant, on n’entendait que de petites notes de sa harpe dans nos chansons ; aujourd’hui, le son est énorme, enveloppant, comme un bourdon qui fait : wwooonnn… Les gens ne reconnaîtront même plus que c’est de la harpe sur certaines chansons. Sarah a changé le son du groupe, donné une forme à l’album. Musicalement, ça nous a ouverts à de nouvelles possibilités. »

 D’ici au concert que le trio donnera au Mtelus le 24 novembre prochain, The Barr Brothers assurera la première partie des concerts européens du groupe The War on Drugs cet automne.

Queens of the Breakers

The Barr Brothers, Secret City Records. Sortie le 13 octobre.

 

Les 10 albums à surveiller en octobre 2017

Louis-Philippe Labrèche, Le Canal Auditif, 2 octobre 2017

THE BARR BROTHERS – QUEENS OF BREAKERS (13 OCTOBRE)

La formation montréalaise The Barr Brothers est de retour à la mi-octobre avec l’attendu Queens of Breakers. À l’écoute des deux simples parus depuis l’annonce, la formation semble être un peu moins dans des atmosphères planantes. It Came to Me est un blues rock bien réussit alors que You Would Have to Lose Your Mind possède une mélodie franchement efficace. C’est très prometteur.

[...]

 

Les Barr Brothers: Remonter la barre

Kerry Doole, Magazine SOCAN, 14 septembre 2017

Ils remontent la barre, c’est le cas de le dire. Comme on peut le constater en écoutant leur troisième album, Queens of The Breakers, qui vient de sortir, le trio montréalais des Barr Brothers n’a pas vraiment de signature identifiable. C’est un amalgame libre et éclectique de styles allant du rock au folk en passant par le blues et la musique du monde.

Pour l’auteur-compositeur-guitariste Brad Barr, principal architecte du son du groupe, « ces éléments sont tous filtrés par ma lentille kaléidoscopique, et c’est ce qui les relie les uns aux autres. C’est un fil conducteur ou un point centre qui est plus abstrait que ce avec quoi les Ramones travaillaient, par exemple.

« Dans mon apprentissage de musicien », explique-t-il, « je me suis ouvert à tout, qu’il s’agisse de straight-ahead bebop, de musique classique hindoustanie ou de punk rock.

« Pour moi, il y a un fil conducteur à travers la plus grande partie de cette démarche que bien des gens appelleraient le blues », continue-t-il. « J’utilise rarement ce mot vu qu’il renvoie à un style lié à l’Afrique et au Sud des États-Unis. Pour moi, c’est une sensibilité interculturelle qui existe dans de nombreuses musiques allant de la japonaise à la malienne en passant par la marocaine. C’est une sorte de transe pentatonique, un bourdon, et je sens que c’est là que bat le cœur de ma musique.

« Tout le monde a besoin de se centrer, quelque part. Je n’ai jamais été friand de musique vraiment progressive ou compliquée. Je suis toujours revenu à une forme réduite qui permet à l’improvisateur ou à l’auteur-compositeur de développer quelque chose en temps réel. »

Les autres membres du groupe sont son frère Andrew (à la batterie) et Sarah Page (à la harpe), et son musique est editée par Secret City Publishing. Leur premier album éponyme de 2011 et celui de 2014, Secret Operator, leur ont valu un succès critique international, le second opus ayant été une révélation avec plus de 60 millions d’écoutes, toutes diffusions confondues.

« Tu continues de la fredonner dans l’espoir qu’un bout de texte vienne orienter ta chanson. » – Brad Barr, des Barr Brothers

Brad explique que, en préparant Queens of the Breakers, « notre seul vrai objectif esthétique était de faire quelque chose d’un peu plus flottant que nos deux derniers albums, quelque chose qui donnerait moins l’impression d’être lesté ou trop contemplatif. »

Une démarche différente a été adoptée pour l’écriture du dernier album. « Pour les disques précédents, je me présentais toujours devant le band avec des chansons plus ou moins terminées », explique Barr. « Il s’agissait ensuite pour chacun d’appliquer ses impulsions à ces chansons-là. »

« Ici, nous nous y sommes vraiment pris en groupe, simplement en improvisant pendant un mois », poursuit-il. «  On avait trouvé un petit studio dans une cabane québécoise isolée et on improvisait pendant des semaines entières, 24 heures sur 24. Une bonne partie des sons de base de l’ADN des chansons en est sortie, et je m’en suis servi pour essayer de les présenter sous forme de chansons. »

« Cette démarche était plus ou moins l’inverse de celle de nos autres enregistrements. Je l’ai trouvée difficile parce j’étais habitué à commencer une chanson seul avec moi-même, en vase clos. Cette fois-ci, c’était ‘Bon, on a ce riff ou cette vibe, et il faut que je la décortique et qu’on arrive à chanter dessus.’ Ça peut être une mélodie qui te trotte dans la tête tandis que tu vaques à tes occupations quotidiennes. Tu continues de la fredonner dans l’espoir qu’un bout de texte vienne orienter ta chanson. »

Comme d’habitude, le groupe a invité d’autres interprètes et des choristes pour enrichir le son de l’enregistrement, mais Barr souligne que le gros du travail a été fait par le trio lui-même dans son studio.

« On voulait vérifier le son de cette musique », explique Barr. « Il était également important pour Sarah de redéfinir sa place. Depuis le dernier enregistrement, elle avait fait un immense pas en avant à la harpe au plan sonore, surtout grâce à la découverte de certaines techniques d’amplification du son. Elle était intéressée à voir ce que ça pourrait donner dans le contexte d’un trio. »

Il y a maintenant 12 ans que Brad et Andrew Barr sont venus s’installer à Montréal à partir des États-Unis. Ayant grandi au Rhode Island, ils vivaient à Boston au moment de la création de leur premier band, The Slip. Ils sont depuis devenus des membres populaires de la communauté musicale de Montréal et y ont planté de solides racines personnelles.

« Je sens maintenant que je peux dire que je suis de Montréal », affirme Barr. « Je suis allé encore plus loin en achetant une maison ici avec mon frère. On a tous les deux épousé une Canadienne et on a des enfants, donc je ne risque pas de retourner chez nous de sitôt! »

Ce qui ne l’empêche pas de songer plus souvent ces temps-ci aux troubles qui sévissent dans son pays d’origine. « C’est un sentiment qui commence à s’installer », explique-t-il. « Ça n’a pas été le cas pendant un certain temps alors que je baignais dans mon amour pour Montréal, pour la communauté dans laquelle je commençais à m’inscrire et pour la liberté de cette ville. »

Pour décrire l’impact de Montréal sur sa musique, Barr explique que « ça revient aux gens qu’on a rencontrés et aux musiciens avec qui on a joué. Des gens comme Patrick Watson et les membres de Plants and Animals. Il y a d’excellents alliés ici, des gens qui vous encouragent, et aussi des choses qui vous aident à aller de l’avant, à travailler, à rester motivés, à bien vous sentir et à vous épanouir en tant qu’artistes.

« Le vocabulaire et les œuvres de Leonard Cohen n’auraient probablement pas eu l’influence qu’ils ont sur moi si je n’étais pas venu m’installer à Montréal. C’est une majesté qui m’a profondément inspiré. »

Brad Barr mentionne également une autre inspiration, sa défunte amie Lhasa de Sela. « Pendant que j’écrivais la deuxième piste du nouvel album, ‘Look Before It Changes’, j’ai clairement ressenti l’effet qu’elle a sur moi. »

 

(VIDÉO) The Barr Brothers: annonce une tournée au Québec

Échos de Lévis, 7 septembre 2017

The Barr Brothers sont heureux de dévoiler une tournée de quinze dates au Québec qui débutera cet automne. Ces concerts s’ajoutent à la tournée internationale du groupe qui s’arrêtera dans plusieurs pays européens, au Canada et aux États-Unis, pour supporter la sortie de Queens of the Breakers.

Depuis son lancement au mois de juillet, le premier extrait It Came To Me a séduit plusieurs stations de radios dans divers pays, incluant l’Australie et la Belgique. Aux États-Unis, la pièce a fait une entrée fracassante sur les ondes radios, offrant au groupe son meilleur position de leur histoire sur les palmarès. Ainsi, l’album Queens of the Breakers, qui paraîtra le 13 octobre prochain sous l’étiquette Secret City Records, est déjà fortement attendu.

Le nouvel album voit le jour après la plus longue pause en vingt ans de carrière musicale de Brad et Andrew Barr. Tous deux sont devenus pères depuis la parution de Sleeping Operator en 2014. Pendant ce temps, Sarah Pagé a découvert de nouvelles façons de redéfinir complètement la harpe, ses sonorités et son rôle dans la musique moderne. Queens of the Breakers est né à partir d’une réflexion sur la signification actuelle des termes «maison» et «famille», dans un contexte de vie sur la route.

The Barr Brothers ont lancé en 2011 leur premier album, qui avait été enregistré dans une chaufferie à Montréal. Depuis, ils ont offert des performances à The Late Show (deux fois), à CBS This Morning Saturday, Canada AM, France Inter Le Nouveau Rendez-Vous, dans le cadre de plusieurs émissions de NPR, à KCRW Morning Becomes Eclectic, et plus encore. Ils ont partagé la scène avec The National, The War On Drugs, Patrick Watson, My Morning Jacket, Emmylou Harris et d’innombrables autres. Le groupe a été tête d’affiche au Festival International de Jazz de Montréal devant 40 000 personnes et a présenté des spectacles à guichets fermés dans des salles partout à travers le monde. Paru en 2014, Sleeping Operator a été un album déterminant, qui a permis à leurs chansons de jouer dans plus de 50 stations de radio Triple A aux États-Unis. Les trois extraits ont eu un important succès sur les chaînes de la radio BBC en Angleterre où le groupe a fait six performances sur différents programmes. L’album cumule plus de 60 millions d’écoutes combinées en ligne à ce jour.

TheBarrBrothers.com

 

The Barr Brothers: annonce une tournée au Québec

Info-Culture, 7 septembre 2017

The Barr Brothers sont heureux de dévoiler une tournée de quinze dates au Québec qui débutera cet automne. Ces concerts s’ajoutent à la tournée internationale du groupe qui s’arrêtera dans plusieurs pays européens, au Canada et aux États-Unis, pour supporter la sortie de Queens of the Breakers.

Depuis son lancement au mois de juillet, le premier extrait It Came To Me a séduit plusieurs stations de radios dans divers pays, incluant l’Australie et la Belgique. Aux États-Unis, la pièce a fait une entrée fracassante sur les ondes radios, offrant au groupe son meilleur position de leur histoire sur les palmarès. Ainsi, l’album Queens of the Breakers, qui paraîtra le 13 octobre prochain sous l’étiquette Secret City Records, est déjà fortement attendu.

Le nouvel album voit le jour après la plus longue pause en vingt ans de carrière musicale de Brad et Andrew Barr. Tous deux sont devenus pères depuis la parution de Sleeping Operator en 2014. Pendant ce temps, Sarah Pagé a découvert de nouvelles façons de redéfinir complètement la harpe, ses sonorités et son rôle dans la musique moderne. Queens of the Breakers est né à partir d’une réflexion sur la signification actuelle des termes «maison» et «famille», dans un contexte de vie sur la route.

The Barr Brothers ont lancé en 2011 leur premier album, qui avait été enregistré dans une chaufferie à Montréal. Depuis, ils ont offert des performances à The Late Show (deux fois), à CBS This Morning Saturday, Canada AM, France Inter Le Nouveau Rendez-Vous, dans le cadre de plusieurs émissions de NPR, à KCRW Morning Becomes Eclectic, et plus encore. Ils ont partagé la scène avec The National, The War On Drugs, Patrick Watson, My Morning Jacket, Emmylou Harris et d’innombrables autres. Le groupe a été tête d’affiche au Festival International de Jazz de Montréal devant 40?000 personnes et a présenté des spectacles à guichets fermés dans des salles partout à travers le monde. Paru en 2014, Sleeping Operator a été un album déterminant, qui a permis à leurs chansons de jouer dans plus de 50 stations de radio Triple A aux États-Unis. Les trois extraits ont eu un important succès sur les chaînes de la radio BBC en Angleterre où le groupe a fait six performances sur différents programmes. L’album cumule plus de 60 millions d’écoutes combinées en ligne à ce jour.

TheBarrBrothers.com

SPECTACLES:

17-18 octobre 2017

Lavaltrie • Chasse-Galerie

20-21 octobre 2017

Jonquière • Café-Théâtre Côté-Cour

23 novembre 2017

Québec • Impérial de Québec

24 novembre 2017

Montréal • Métropolis

9 février 2018

Terrebonne • Théâtre du Vieux-Terrebonne

15 février 2018

L’Assomption • Théâtre Hector-Charland

16 février 2018

Drummondville • Maison des Arts

17 février 2018

Sherbrooke • Théâtre Granada

18 février 2018

St-Eustache • Le Zénith

20 février 2018

Laval • Salle André-Mathieu

21 février 2018

St-Jérôme • Théâtre Gilles-Vigneault

22 février 2018

Gatineau • Théâtre du Musée Canadien de l’Histoire

24 février 2018

St-Hyacinthe • Centre des Arts Juliette Lassonde

 

Rentrée 2017: 30 albums qui rythmeront votre automne

Claudia Beaumont, ICI Musique, 25 août 2017

La rentrée n’est généralement pas le moment le plus excitant de l’année; elle rappelle la fin imminente de la belle saison, des terrasses et des agendas légers. Or, sur la planète musique, c’est l’inverse : on célèbre l’arrivée des nouveautés et on savoure!

Voici notre sélection d’albums à découvrir cet automne. Notez bien les dates, car la plupart d’entre eux seront offerts pour écoute sur notre site.

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The Barr Brothers : Queens of the Breakers

Sortie : 13 octobre

Les frères Barr (Brad et Andrew, guitare et batterie) et Sarah Pagé (harpe) nous invitent une fois de plus à errer dans leurs vastes contrées folk-blues. Une aventure en 11 chansons, qui aborderont les thèmes de la réflexion, du pardon, du deuil et du vieillissement. On n’en attendait pas moins d’eux.

Écoutez le premier extrait You Would Have to Lose Your Mind

 

The Barr Brothers dévoile des extraits de son troisième album

Edouard Guay, Voir, 2 août 2017

Trois ans après le succès de Sleeping Operator, le groupe montréalais, mené par Brad et Andrew Barr annonce la sortie prochaine de Queens of the Breakers, son troisième album studio. Deux extraits de cette nouvelle offrande sont d’ailleurs disponibles, histoire de nous faire patienter un peu.

Prévu pour le 13 octobre prochain sous l’étiquette Secret City, Queens of the Breakers sera à surveiller pour les amateurs de blues et de folk. La très rock et accrocheuse It Came to Me, lancée aujourd’hui, et l’apaisante You Would Have to Lose Your Mind sont deux extraits prometteurs.

Tous deux devenus pères après la sortie de Sleeping Operator, les frères Barr mettent fin à leur plus longue pause musicale en carrière pour lancer cet album, qu’ils annoncent autour de la réflexion, avec des thématiques sur le pardon, le deuil et le vieillissement. Enregistrées à Montréal et à St-Zénon, les onze pièces de Queens of the Breakers évoquent aussi les amitiés perdues et les aventures adolescentes.

Toujours accompagnés par la harpiste Sarah Pagé, le groupe partira en tournée pour promouvoir les nouvelles pièces, qui semblent osciller entre rock propulsif et folk dépouillé. Ils passeront par Québec (L’Impérial) le 23 novembre et par Montréal (Métropolis) le jour suivant. Les dates complètes de tournée sont disponibles ici.

 

MENTION

Julie St-Pierre, Puisqu'il faut se lever, 98,5, 2 août 2017

http://www.985fm.ca/

 

TLes 3 étoiles du 28 juillet 2017

Louis-Philippe Labrèche, Le Canal Auditif, 28 juillet 2017

THE BARR BROTHERS – YOU WOULD HAVE TO LOOSE YOUR MIND

Voilà une nouvelle qui va en réjouir plusieurs! The Barr Brothers lanceront Queen of the Breakers, leur nouvel album, le 13 octobre prochain. Le premier simple est la mélancolique et mélodieuse You Would Have to Loose Your Mind. On y retrouve la formation, mais avec un petit côté feutré et relax qu’on ne lui connaissait pas. Ça évoque un peu ce que fait The War On Drugs dans ses chansons les plus calmes. C’est très intéressant!

CONVERGE – I CAN TELL YOU ABOUT PAIN

On passe à quelque chose d’un peu plus violent, disons. Converge nous font le cadeau de deux chansons aussi agressives que d’habitudes. Les guitares de Kurt Ballou sont aussi nerveuses que bruyantes, Jacob Bannon est toujours aussi convaincant dans ses chants qui versent régulièrement dans le cri primal. Une belle nouveauté en attendant leur passage au Métropolis en compagnie de Neurosis mardi prochain!

MYRKUR – ULVINDE

Parmi les sorties intéressantes de l’automne, on retrouve la danoise Myrkur qui se spécialise dans le black métal avec ascendant d’harmonies vocales mystiques. Après le succès de M, paru en 2015, on attend de pied ferme le deuxième album de la jeune femme. À date, en comptant sur les simples parus, ça semble être une sortie qui se retrouvera dans les tops de fin d’année.

 

The Barr Brothers annonce la sortie de Queens of The Breakers

QuébecSpot Média, 24 juillet 2017

Le groupe dévoile les dates d’une tournée internationale, en concert à Montréal et Québec au mois de novembre.

La première pièce sur le nouvel album des Barr Brothers commence par un motif de batterie composé par Andrew Barr alors qu’il était assis dans une salle d’urgence, tenant la main d’un être cher. Assis sous les lumières fluorescentes, il observait deux moniteurs cardiaques battant la mesure de façon parfois synchronisée, parfois désynchronisée, s’harmonisant occasionnellement, mais étant destinés à tergiverser.

Queens of the Breakers, l’œuvre la plus accomplie des Barr Brothers à ce jour, représente une dynamique humaine similaire. L’album présente une collection de pièces qui évoquent le pouvoir brut et élémentaire de la réflexion, du pardon, du deuil et du vieillissement.

Ces 11 chansons retrouvent le groupe, formé des frères Brad (guitare) et Andrew Barr (batterie) et de Sarah Pagé (harpe), alors qu’ils s’aventurent encore plus loin dans leur fascinant périple d’exploration des limites du folk, du blues, du rock et de l’Americana créée au nord de la frontière américaine.

Le nouvel album voit le jour après la plus longue pause en 20 ans de carrière musicale de Brad et Andrew Barr. Tous deux sont devenus pères depuis la parution de Sleeping Operator en 2014. Pendant ce temps, Sarah a découvert de nouvelles façons de complètement redéfinir la harpe, ses sonorités et son rôle dans la musique moderne. Queens of the Breakers est né à partir d’une réflexion sur la signification actuelle des termes maison et famille, suite aux effets de la vie sur la route. La pièce titre fait référence aux aventures adolescentes des frères au Rhode Island, alors qu’avec une bande d’amis proches, ils descendaient vers la ville de Newport et le célèbre manoir industriel connu en tant que The Breakers, vêtus des vêtements de leur mère, afin de choquer les touristes. C’est un regard sur les amitiés qui s’évaporent dans le rétroviseur de la mémoire.

La musique des Barr Brothers est plus bouleversante que jamais lorsqu’ils maintiennent un équilibre entre la subtilité et les gestes grandioses, livrant des pièces ayant un impact immédiat, tout en révélant de fins détails enfouis profondément dans les arrangements. Defibrillation (feat. Lucius) cadre parfaitement avec cette définition, avec son rythme décalé à travers duquel est tissée une chanson folk envoûtante. Un des nombreux moments forts de l’album est You Would Have to Lose Your Mind, une puissante chanson qui évolue pendant 6 minutes à partir de basse ténébreuse, de mélodies néo-soul, de cordes étourdissantes et de harpe bondissante. Entre les mains de Sarah Pagé, la harpe devient un instrument entièrement différent, ses notes se courbant et s’étirant comme celles d’un synthétiseur. La tonitruante It Came to Me démarre avec une rafale de guitare électrique et une explosion de batterie propulsive. Le riff de guitare se lie rapidement à la harpe et au tambourin pour créer un mur de son ondulant.

The Barr Brothers ont lancé en 2011 leur premier album, qui avait été enregistré dans une chaufferie à Montréal. Depuis, ils ont offert des performances à The Late Show with David Letterman (deux fois), à CBS This Morning Saturday, CBC ‘q’, Canada AM, France Inter Le Nouveau Rendez-Vous, dans le cadre de plusieurs émissions de NPR, à KCRW Morning Becomes Eclectic, et plus encore. Ils ont partagé la scène avec The National, The War On Drugs, Patrick Watson, My Morning Jacket, Emmylou Harris et d’innombrables autres. Le groupe a été tête d’affiche au Festival international de jazz de Montréal devant 40 000 personnes et a présenté des spectacles à guichets fermés dans des salles partout à travers le monde. Paru en 2014, Sleeping Operator a été un album déterminant, qui a permis à leurs chansons de jouer dans plus de 50 stations de radio Triple A aux États-Unis. Les trois extraits ont eu un important succès sur les chaînes de la radio BBC en Angleterre où le groupe a fait six performances sur différents programmes. L’album cumule plus de 60 millions d’écoutes combinées en ligne à ce jour.

Queens of the Breakers a été enregistré par les ingénieurs de son Ryan Freeland (Milk Carton Kids, Ray LaMontagne, Bonnie Raitt) et Marcus Paquin (Arcade Fire, The National), à Montréal et à Saint-Zénon, au Québec.

Précommandez et sauvegardez l’album à l’avance dans votre bibliothèque via le site web du groupe: thebarrbrothers.com

Ne manquez pas le groupe en spectacle à Québec à l’Impérial Bell le 23 novembre et à Montréal au Métropolis le 24 novembre. Les billets sont en vente dès maintenant.

Crédit photo : Richmond Lam

 

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