Dossier de presse de The Brooks

Je sors ou je reste

Ann-Lovely Étienne, Journal 24h, 30 novembre 2016

Album à écouter: Pain & Bliss

Le groupe The Brooks lance l'album électrisant Pain & Bliss. Ces huit musiciens se sont réunis grâce à leur amour commun pour la musique funk et soul. Impossible de ne pas taper du pied ou bouger la tête, lorsqu'on écoute les mélodies authentiques de grooves funky et de vrai soul!

 

CRITIQUE

Thérèse Parisien, Le Québec Maintenant, 98,5 FM, 29 novembre 2016

http://www.985fm.ca/

 

Entrevue avec The Brooks : Un son à maturité

Camille P. Parent, Sors-tu, 29 novembre 2016

La formation funk montréalaise The Brooks lance son second long jeu ce mardi soir au Théâtre Plaza et on nous propose un album plus mature, où musique, membres et même pochette sont à point. Sors-tu.ca a rencontré le bassiste Alexandre Lapointe pour tout savoir.

Ils ont connu un bon succès avec leur premier opus Adult Entertainment, et ils arrivent maintenant avec l’album Pain & Bliss, qu’ils disent beaucoup plus personnel. C’est le petit nouveau du groupe qui écrit les textes, le groupe à la base se voulant instrumental. Le petit nouveau, c’est le très grand Alan Prater, celui qui était tromboniste pour The Jacksons et choriste pour Michael Jackson sur la tournée Thriller. « Alan a sa manière d’écrire. Sur le premier album, on avait un morceau qui s’appelait Bloody Hell qui était vraiment axé sur ce qui se passait dans le ghetto. Alan a vraiment un background impressionnant. Pour le nouvel album, ce qu’il a à dire est peut-être un peu moins politique. C’est plus axé sur la femme, sur l’échange mère-fils. Justement, il y a une chanson qui s’appelle Mama qui se veut un hommage à sa mère. »

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L’album Pain & Bliss connait déjà une réponse favorable dans l’entourage du groupe. « Ce que j’ai aimé de la réponse de nos proches qui ont entendu l’album en production, c’est que ç’a maturé. Le fait d’écrire à huit maintenant, il y a plus de touches personnelles. Exemple, avec Dan Thouin et ses synthétiseurs, on développe un peu l’électro sans être électro non plus. »

Rêve d’enfant

La pochette elle-même fait toute la différence du premier album. Le premier avait un look beaucoup plus épuré, sérieux par l’utilisation de la photographie. À son opposé, Pain & Bliss est éclatant, aux allures plus world, plus coloré.

La pochette a été réalisée par Lemy, un artiste bien connu pour ses oeuvres sur disque. « C’est un rêve de garçon! On est des grands fans de Fela Kuti, le père du afro-beat. On a toujours trippé sur ses pochettes de vinyles. On s’est dit « pourquoi qu’on n’essaierait pas de contacter Lemy, celui qui faisait ça? » On n’a jamais eu de nouvelles. Donc on a continué nos recherches, on a demandé à John Londono qui avait fait notre première pochette, c’est un photographe d’ici. On avait monté un concept pour finalement recevoir un courriel de Lemy. On s’est rendu compte qu’on écrivait à la mauvaise adresse ! À partir de là, tout a déboulé super rapidement. »

Lemy s’est fait donné carte blanche pour la création. « Tout ce qu’il voulait voir, c’était des images du groupe. On lui a envoyé des teasers vidéo, même l’album au complet. Il nous écrivait : ‘Mes doigts me chatouillent, j’ai plein d’inspiration ! Il n’y a rien de numérique, c’est tout peint à la main pendant qu’il écoutait notre album. »

Ça donne un résultat éclaté et c’était en plein ce que recherchait la formation. »Il fallait le laisser aller. On lui a parlé de nos influences, donc ça, mélangé à ce qu’il entendait, c’est ce qui, selon moi, a donné les couleurs très éclatées. »

Toute qu’une brochette

D’abord un quatuor, The Brooks est aujourd’hui une groupe de huit musiciens accomplis. « Le band a commencé avec Marc Bell, le percussionniste, Maxime Bellavance (Beat Market), le drummer, Philippe Look, le guitariste, et moi à la basse. On est tous des chums de longue date. Marc est propriétaire d’un studio qui s’appelle les Troublemakers. Ils ont fait Jason Bajada, Bran Van 3000, même Lauryn Hill. On va toujours faire nos albums aux Troublemakers. Daniel Thouin s’est ensuite greffé au groupe. C’est un claviériste et musicien incroyable. Sebastien Grenier s’est joint à nous avec son saxophone. Puis, Hichem Khalfa à la trompette. Et finalement Alan Prater à la voix. »

Le bagage d’Alan Prater est assez impressionnant, lui qui a côtoyé les plus grands. « Être dans une van avec Alan, c’est spécial. Quand t’as un huit heures de route à jaser et qu’il te parle de Quincy Jones ou Stevie Wonder ou Michael Jackson ou The Jacksons, pour nous c’est plus grand que nature. »

Chacun a sa petite vie de famille, chacun a ses projets en parallèle, mais chacun garde le band The Brooks comme une priorité. « Brooks va toujours passer en premier. C’est arrivé que, chacun, on se faisait proposer des projets qu’on devait refuser par ce que ça entrait en conflit avec un show ou un enregistrement qui était déjà cédulé. Notre priorité est vraiment le band. »

On pourrait penser que d’écrire à huit sur un album amènerait son lot de conflits. Alexandre Lapointe n’est pas d’accord, même s’il avoue qu’il ne voudrait pas le faire autrement. « On est tous des mélomanes, à la base. Je pense que quand t’es mélomane et que tu connais bien la musique, t’es capable de filtrer ce qui est de la musique bien faite et ce qui est moins bien fait. Nos influences se rejoignent beaucoup. »

Quelles sont-elles, ces dites influences? « Herby Hancock, Parliament, Funkadelic. C’est sûr qu’encore là, bien qu’on sache s’influencer, on cherche pas à reproduire, bien qu’on ne puisse plus rien réinventer en musique. On a un morceau sur l’album qui se veut un genre d’hommage qui s’appelle Funk Life. C’est un peu comme une ode à ces bands-là. »

Lancement au Plaza

Bien qu’ils soient huit têtes à penser les arrangements, des fois, The Brooks a besoin d’aide de tierces parties pour combler les besoins, comme des cordes ou des voix féminines. « On a eu des belles collaborations sur l’album. On a demandé au quatuor 4 Ailes de venir faire un tour sur le nouvel album, elles qui avaient participé au premier. Sinon, Kim Richardson et Marie-Christine Depestre qui sont venu faire des voix. C’est du monde de la famille! »

Pour le lancement au Théâtre Plaza, toute la famille justement sera présente. « Tout le monde va être là au lancement mardi. On est vraiment contents. En plus, on a la chance d’avoir au son Ben Favreau qui a travaillé pour Half Moon Run. Il a même embarqué son équipe d’Half Moon Run pour faire le son et les éclairages. »

Résidence presque permanente

Pour les fins connaisseurs et amateurs de The Brooks, il est su que la formation se produit tous les mercredis soirs au Dièse Onze. Il faut savoir que le spectacle de lancement et les soirées au célèbre bar jazz sont deux entités bien distinctes.

Ça fait maintenant trois ans que The Brooks est en résidence au Dièse Onze. Ce qui à la base était un contrat de trois mois est devenu une résidence quasi-permanente. « Cette place-là, c’est comme une place de répétition pour nous. On peut essayer du nouveau matériel. C’est comme du monde qui s’entraîne. Ce n’est pas de jams, par exemple. On fait soit nos chansons, soit des reprises, mais surtout on essaye autre chose. Refaire la même chose pendant trois ans, le monde se serait tanné. On se permet de sortir des terrains battus. […] Ça fait bientôt trois ans qu’on est là et on ne veut pas arrêter. »

Avec la sortie d’album débouchera évidemment une tournée. Les Brooks espèrent toutefois pouvoir explorer un autre coin de pays. « On adore passer par Québec, au FEQ, faire les Coups de Grâce de St-Prime ou le FME en Abitibi, mais on a aussi une mentalité un peu plus américaine. On est curieux de se dire « Conduire huit heures en Abitibi ou six heures à New York? » Pourquoi pas l’essayer. » Quoi qu’il en soit, on leur souhaite et on suivra ça de près assurément.

 

Fréquentations auditives: party funk avec The Brooks et un trip visuel de Tasseomancy

Valérie Thérien, Magazine Voir, 29 novembre 2016

Chaque semaine dans cette chronique, je vous offre mes conseils-concerts ainsi que les morceaux de musique à vous mettre dans les écouteurs immédiatement.

Qu’est-ce qu’on va voir? 

Décembre et janvier, c’est la grande saison morte de sorties de disques et de concerts, mais il y a toujours quand même plusieurs soirées intéressantes avant les Fêtes.

Ce soir à 20h au Théâtre Plaza, le groupe The Brooks lance son nouvel album, Pain and Bliss. Le collectif funk soul devrait mettre le feu à la piste de danse. Le prix d’entrée inclut un téléchargement de l’album.

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Ce vendredi, c’est l’ouverture de Noël dans le parc, événement festif et musical qui se déroule pendant presque tout le mois de décembre dans trois parcs montréalais. Le duo électro Beat Market et le trio rap Loco Locass sont en charge de vous faire bouger pour la soirée d’ouverture le 2 décembre. Programmation: noeldansleparc.com

À deux pas du métro Montmorency, la Salle André-Mathieu de Laval accueillera ce vendredi la pétillante Basia Bulat. La chanteuse canadienne établie à Montréal présentera les pièces entraînantes de son plus récent album Good Advice, finaliste au prix Polaris cette année. Infos ici.

Le samedi 3 décembre, le duo électronique berlinois Booka Shade propose un gros party au Club Soda pour célébrer les 10 ans de son album Movements. Le disque a été remixé et remastérisé récemment donc c’est une belle occasion de le redécouvrir.

Qu’est-ce qu’on écoute?

Le duo Tasseomancy est formé des soeurs Sari et Romy Lightman (Austra). Elles livraient tout récemment un nouvel album d’électropop artsy, Do Easy. Pour la vidéo de 29 Palms, elles se sont payé un trip de marionnettes!

Pale Lips, c’est un quatuor rock n’ roll all-girls inspiré par les Ramones, le punk, le glam et l’époque du fameux club CBGB. C’est direct au but et ça fonctionne à merveille. Le premier long jeu de la formation, Wanna Be Bad, est sorti en début de mois.

Qu’est-ce qui résonne?

J’ai visionné le deuxième long métrage d’Anne Émond, Les êtres chers, ce week-end. La musique y est assez présente et ajoute à la mélancolie de ce drame familial campé dans le Bas-Saint-Laurent. David, le personnage principal, est habité par cette douce chanson de Gilles Vigneault…

…alors que sa fille Laurence est inspirée par le grand Elliott Smith, parti beaucoup trop tôt.

 

CRITIQUE

Rebecca Makonnen, Fred Savard et Olivier Robillard-Laveaux, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio-Canada Première, 25 novembre 2016

http://ici.radio-canada.ca

 

CRITIQUE

Frédéric Bussières, Poste d'écoute, 25 novembre 2016

Pain and Bliss 7.5/10

Avec Pain and Bliss, The Brooks offre un nouveau jalon d’authenticité malgré des racines clairement « vintages ». Avec une pochette rappelant vaguement On the Corner de Miles Davis, The Brooks plonge de nouveau dans un univers Funk/Soul joyeux et hyper-entraînant. La voix d’Allan Prater résonne en nous avec force et agilité. Court, Pain and Bliss s’écouter avec chaleur et plaisir… renouvelable.

 

CRITIQUE

Émilie Perreault, Puisqu'il faut se lever, 98,5 FM, 24 novembre 2016

http://www.985fm.ca/

 

ENTREVUE

Étienne Champagne, Rythmologie, CISM 89,3 FM, 24 novembre 2016

 

The Brooks présente Pain & Bliss

LaMetropole.com, 23 novembre 2016

Regroupant les musiciens parmi les plus en demande à Montréal, le groupe The Brooks présente son second opus : Pain and Bliss. Le groove se propagera dès le 25 novembre, alors qu’il sera possible d’écouter les pistes de cet album aux rythmes endiablés. Pain and Bliss sera présenté en grande pompe à l’occasion d’un spectacle-lancement au Théâtre Plaza le 29 novembre prochain.

Né de l’amour commun de ses musiciens pour la musique funk et soul authentique, The Brooks a cumulé les bons coups cette année. Le groupe a électrisé le Centre Bell en assurant la première partie de The Doobie Brothers en plus de prendre part au plus récent Festival International de Jazz de Montréal, notamment en ouvrant pour Kool & The Gang à la Salle Wilfrid-Pelletier et à l’occasion d’un spectacle hommage au regretté Prince présenté au Métropolis.

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« Ce qui fait la force de The Brooks, c’est qu’on a une amitié tissée très serrée. On est une gang de chums, des mélomanes et on se challenge musicalement. » - Alexandre Lapointe

Le groupe rassemble les musiciens Maxime Bellavance (batterie), Alexandre Lapointe (basse), Marc-André Bellefleur (percussions), Philippe Look (guitare), Daniel Thouin (clavier), Sébastien Grenier (saxophone), Hichem Khalfa (trompette) et Alan Prater (voix).

Inspiré par les plus grands de la soul (Stevie Wonder, Marvin Gaye, etc), The Brooks ne fait pas dans le pastiche.

« Nous n’essayons pas de recréer ce qui a déjà été fait. Plusieurs le font très bien, mais nous, on fait la musique qui nous vient instinctivement en essayant de faire notre place. » - Alexandre Lapointe

Pour la pochette de ce nouvel opus, le groupe a eu la chance de collaborer avec Lemi Ghariokwu, artiste de renom ayant créé entre autres des pochettes d’album pour Fela Kuti et Bob Marley. L’artiste nigérien s’est inspiré directement des pièces de l’album pour composer une illustration à l’esthétique distincte et intemporelle.

BILLETS DE SPECTACLE-LANCEMENT

Le public peut se procurer des billets pour le spectacle-lancement au coût de 10$ à la porte uniquement, le 29 novembre. Le billet inclut un téléchargement gratuit du nouvel album. 

The Brooks est en résidence à l’authentique club de jazz Diese Onze tous les mercredis dès 21h30. Ces spectacles sont généralement présentés à guichets fermés.

À PROPOS DE BROOKS

The Brooks rassemble huit musiciens de grand talent souhaitant ramener la bonne vieille musique, avec des influences contemporaines. Majoritairement pigistes, ils ont tous œuvré aux côtés d’artistes d’envergure : Maxime Bellavance (Beat Market, Yann Perreau), Alexandre Lapointe (Jason Bajada, Joel Campbell), Marc-André Bellefleur (Kroy, Ariane Brunet), Daniel Thouin (Fred Fortin, Yannick Rieu), Philippe Look (Yann Perreau), Sébastien Grenier (Marie-Christine Depestre, Martin Levac), Hichem Khalfa (Hichem Khalfa quatuor) et Alan Prater (Michael Jackson, The Jacksons).

THEBROOKSMUSIC.COM

 

Le secret funk le mieux gardé en ville

Émilie Côté, La Presse, 21 novembre 2016

Tous les lundis, La Presse présente un repaire culturel méconnu du grand public qui contribue à l’effervescence de la métropole.

Aujourd’hui : The Brooks au Dièse Onze

C’est quoi ?

Un groupe funk estimé des musiciens, qui met le feu au Dièse Onze tous les mercredis soir.

En quoi ça sort du cadre ?

Huit musiciens sur scène qui donnent trois sets en une soirée pour 8 $ : une aubaine motivée par l’amour de la musique.

Mercredi soir d’octobre au sous-sol d’un immeuble de la rue Saint-Denis, qui abrite le club de jazz Dièse Onze. Les huit membres du groupe The Brooks arrivent à tour de rôle en se commandant un plat. C’est leur rituel du mercredi soir, avant leur spectacle hebdomadaire qui attire les foules jusqu’aux petites heures du matin.

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Coût du billet : 8 $. Une aubaine pour assister au meilleur spectacle funk en ville. Ce soir-là se trouvaient parmi les spectateurs des touristes, des habitués, des gens de l’industrie et d’autres musiciens comme Jérôme Couture et Lisa LeBlanc.

Depuis un an, le groupe peut compter sur le dévouement de l’imprésario Fanny Bissonnette, qui gère aussi les carrières de Kroy et de Martin Perizzolo.

Depuis le dernier Festival de jazz – où The Brooks ont rendu un vibrant hommage à Prince au Métropolis et assuré la première partie de Kool & The Gang –, le groupe de huit musiciens émérites a le vent dans les voiles.

Surtout qu’il lance vendredi son deuxième album officiel, Pain & Bliss, qui est aussi son premier – non instrumental – avec le chanteur américain Alan Prater, qui figure notamment sur le plus récent album de Valaire.

Devant un plat de saumon, Alexandre Lapointe (qui a joué de la basse pour Nadja et Jason Bajada) nous raconte que c’est lors d’un voyage à Detroit que Maxime Bellavance (batterie), Marc Bell (percussions) et lui ont eu la piqûre funk en se retrouvant au milieu du studio A du musée Motown. 

« Nous sommes tous des musiciens pigistes, et ça faisait longtemps que nous voulions faire de la musique pour nous autres. Les dimanches soir, au lieu de jouer au hockey, on s’est mis à jammer. »

— Alexandre Lapointe

D’autres musiciens se sont ajoutés, si bien que The Brooks sont nés sans chanteur officiel – avant qu’Alan Prater se joigne à la bande et que le groupe se fasse offrir une résidence au Dièse Onze.

Alan Prater a une feuille de route impressionnante. Né en Floride, il a vécu à New York et Los Angeles, et a notamment partagé la scène avec Michael Jackson. C’est l’amour qui l’a mené à Montréal.

« J’ai déménagé ici alors que je pensais aller vivre à Londres », raconte-t-il.

ADULÉS DE LEURS PAIRS

The Brooks s’attirent un très grand respect de leurs pairs. Des musiciens établis de tous les horizons font partie de leurs fidèles du mercredi soir. David Desrosiers, de Simple Plan, Fred Fortin, Olivier Langevin et sa bande de Galaxie, les membres de Half Moon Run, Ima, Marie-Pierre Arthur… sans compter Macha Grenon.

Le groupe reçoit aussi sur scène des amis-invités récurrents, dont Antoine Gratton et Alex McMahon (le réalisateur d’Alex Nevsky).

Des groupes en tournée à Montréal aboutissent aussi souvent au Dièse Onze après leur spectacle.

Jérôme Couture connaît bien – et depuis fort longtemps – le batteur Maxime Bellavance, qui a joué avec les Brigitte Boisjoli et Maxime Landry et qui a fondé le duo Beat Market. « C’est le meilleur à Montréal ! Il a joué sur mon premier album. »

« C’est ici que ça se passe. C’est le rassemblement des musiciens de Montréal. C’est roots, la vraie patente live avec du groove… C’est épique et cela fait du bien. »

— Jérôme Couture

Nous sommes en effet loin des galas officiels et de l’industrie musicale subventionnée. « C’est de la musique libérée qu’on entend ici. »

Miles Dupire, batteur d’Elephant Stone, doit assurer le conga ce soir-là en remplacement de Marc Bell. « Jouer avec The Brooks ? C’est malade. Les trois sets passent trop vite », dit-il.

Vers 21 h 30, le premier des trois sets du groupe commence au Dièse Onze. La salle se remplit devant les huit musiciens tassés comme des sardines sur la scène.

Plus la soirée avance, plus les esprits s’échauffent et les corps se délient (surtout ceux des deux dames lascives à l’avant). Lisa LeBlanc fait son arrivée. « Je vois enfin The Brooks pour la première fois. Depuis le temps qu’on m’en parle », nous dit-elle.

Vers 1 h du matin, la soirée est encore jeune, et The Brooks doivent encore jouer un set. Nous sortons du Dièse Onze et avons de la difficulté à croire que durant les trois heures précédentes, nous étions à Montréal et non pas dans un bar de Chicago.

UN NOUVEL ALBUM VENDREDI

Quelques jours plus tard, nous rencontrons The Brooks dans le studio des Productions TroubleMakers, où travaille Marc Bell. Le but : parler de l’album Pain & Bliss, qui sort vendredi et dont le spectacle-lancement aura lieu le 29 novembre au Théâtre Plaza. Y figurent les voix de Kim Richardson et Marie-Christine Depestre, ainsi que le quatuor 4Ailes. « Des membres de la famille », souligne le bassiste Alexandre Lapointe.

« Les gars, pensiez-vous que The Brooks allaient devenir un projet aussi sérieux ? »

« Non », répond le grand Daniel Thouin, qui a joué du clavier pour Yann Perreau, Daniel Bélanger, mais aussi pour Elvis Costello et Youssou N’Dour.

Si le groupe lance son deuxième album vendredi (« moins jammé que le premier », précise Marc Bell), c’est dans le but d’élargir son public et d’avoir une carte de visite pour tourner à l’extérieur de Montréal pendant des mois. Et même de pouvoir vivre de The Brooks.

« Quand Sharon Jones [NDLR : la chanteuse a succombé à un cancer vendredi] ou Charles Bradley viennent à Montréal, leurs salles sont pleines. Or, nous avons cela à Montréal aussi », fait valoir Alexandre Lapointe.

Le défi pour The Brooks : le nombre de têtes. Le mot d’ordre du groupe : les huit membres doivent jouer. Tant pis si le budget d’un festival ou d’une émission de télévision ne le permet pas.

« Tout le monde est important. Un gâteau sans farine, ça ne lève pas », illustre Maxime Bellavance.

Diffuseurs, vous voilà avertis.

QUI SONT THE BROOKS ?

Alan Prater : chanteur

Philippe Look : guitariste

Alexandre Lapointe : bassiste

Maxime Bellavance : batterie

Marc Bell : percussions

Hichem Khalfa : trompettiste

Sébastien Grenier : saxophoniste

Dan Thouin : claviériste

 

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