Dossier de presse d'Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski nous partage une douce pièce de piano

François Charron, Le Reflet, 5 mai 2020

DEPUIS LE DÉBUT DU CONFINEMENT, NOUS AVONS LA CHANCE D’AVOIR EU DROIT À PLUSIEURS MORCEAUX DE LA PIANISTE QUÉBÉCOISE ALEXANDRA STRÉLISKI QU’ELLE PUBLIE VIA SA PAGE FACEBOOK.

Venant d’une artiste tant aimée de ses pairs et avec une carrière aussi impressionnante que la sienne, ça fait toujours plaisir.

La pièce qu’elle nous partage cette semaine est tout en douceur, idéale quand on veut prendre un petit moment pour soi, se recentrer et respirer un peu.

Cette fois-ci, elle le dédie à tous les enseignants qui sont à la veille d’un retour en classe incertain, mais qui, en temps normal, accompagnent nos enfants à longueur d’année et leur montrent à être des humains qui se tiennent debout.

 

ENTREVUE

Tout un matin, ICI Radio Canada, 4 mai 2020

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Le confinement en musique: la liste de La Tribune

Isabelle Pion, La Tribune, 25 avril 2020

À l’image de nombreux citoyens, plusieurs journalistes de La Tribune ont choisi la musique comme refuge afin de traverser la crise actuelle. Voici quelques-unes de leurs suggestions, regroupées en différents thèmes et états d’âme propres à cette période de confinement.

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Plus tôt

Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski a cette capacité incroyable de nous faire plonger en nous, et, je le jurerais, de nous rappeler, parfois, de respirer… tout simplement. Ces jours-ci, la pianiste apparaît parfois sur notre fil Facebook, afin de mettre un peu de couleurs dans nos journées. Voilà une artiste qui, comme le dirait la journaliste Émilie Perrault, fait « œuvre utile ».

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La musique comme baume

Gabriel Beauchemin, Journal de Métro, 24 avril 2020

LES SUGGESTIONS DE GABRIEL BEAUCHEMIN   

INSCAPE - Alexandra Stréliski   

La pianiste Alexandra Stréliski offre avec INSCAPE un deuxième album en carrière d’une grande élégance et d’une simplicité parfois bouleversante, où la force et la vulnérabilité s’y rencontrent doucement. On se laisse tout simplement porter par ces onze pièces pour piano qui allègent en cette période angoissée, comme on pourrait prendre une longue marche en forêt et ainsi mettre le monde sur pause.   

 

La musique comme baume

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 24 avril 2020

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INSCAPE - Alexandra Stréliski   

La pianiste Alexandra Stréliski offre avec INSCAPE un deuxième album en carrière d’une grande élégance et d’une simplicité parfois bouleversante, où la force et la vulnérabilité s’y rencontrent doucement. On se laisse tout simplement porter par ces onze pièces pour piano qui allègent en cette période angoissée, comme on pourrait prendre une longue marche en forêt et ainsi mettre le monde sur pause.   

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15 chansons apaisantes pour du télétravail efficace

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 18 avril 2020

Plus tôt - Alexandra Stréliski 

Raphaël Gendron-Martin : Allô Sandra! On commence? Quand on parle de musique idéale pour travailler à la maison, je crois qu’on peut difficilement oublier Alexandra Stréliski. Quand j’ai besoin de me concentrer, je reviens très régulièrement à ses morceaux tout en douceur qui semblent avoir été créés spécialement pour le télétravail!    

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MENTION

Les suppléants, Télé Québec, 13 avril 2020

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MENTION

Eugénie Lépine-Blondeau, Tout un matin, ICI Radio Canada, 7 avril 2020

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Hervieux, Stréliski et des rappeurs avec l’OSM

Alexandre Vigneault, La Presse, 10 mars 2020

Trois concerts inédits composent la prochaine série — la neuvième — OSM POP. Si les rendez-vous avec Marc Hervieux et Alexandra Stréliski semblent couler de source, le troisième est plus audacieux : l’OSM tentera de s’accorder avec la crème des rappeurs d’ici.

Rien ne semble plus étranger que de mélanger rap et musique symphonique. On a pourtant vu au fil des ans quelques expériences en ce sens : notamment Loco Locass, en 2007, aux Francos, et IAM, l’an dernier, avec l’OSM, qui a suscité un tel engouement qu’une supplémentaire avait été ajoutée. Ceci explique peut-être cela : en janvier 2021, l’OSM refait le coup, mais avec Alaclair Ensemble, Dead Obies, Koriass et FouKi.

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Les gars de Dead Obies avec un orchestre symphonique ? On n’y aurait pas pensé spontanément. La cheffe Dina Gilbert, reconnue pour son énergie et sa polyvalence, sera au pupitre et devra vraisemblablement gérer pas mal de trafic à ses côtés ! Deux représentations du concert Hip-Hop Symphonique sont prévues les 19 et 20 janvier 2021.

La série 2020-2021 commence les 18 et 19 septembre avec une « carte blanche » à Marc Hervieux. Le ténor a choisi de s’entourer des chanteuses Annie Villeneuve, Brigitte Boisjoli, Geneviève Leclerc, Stéphanie Bédard, Debbie Lynch-White et France Castel. Ses trois filles — Loïane, Cloé et Maxime — le rejoindront aussi sur scène pour l’occasion, une première pour la petite famille. Simon Leclerc dirigera l’orchestre pour cette soirée « aux plus grands titres de la chanson populaire ».

Le troisième et dernier concert de la série met en vedette la pianiste Alexandra Stréliski, dont la carrière est en orbite. La matière de ses albums Pianoscope et Inscape sera magnifiée pour ces rencontres prévues les 6 et 7 avril 2021. Les billets pour les concerts seront en vente dès mercredi, à midi.

 

Dans la bulle d’Alexandra Stréliski: un extraordinaire moment de douceur musicale

Émilie Morin, Le Quotidien, 6 mars 2020

Les quelque 700 spectateurs réunis au Théâtre Banque Nationale ont eu droit à un moment de douceur musicale de toute beauté, jeudi soir, alors qu’Alexandra Stréliski était de passage à Chicoutimi à l’occasion de sa tournée pour l’album Inscape.

Un piano, un voile, quelques lumières : c’est tout ce dont Stréliski a besoin pour créer son univers.

D’abord séparée du public par un voile, elle laisse les spectateurs assister à ce qui se déroule dans son monde. « J’suis cachée », dit-elle en entrant sur scène. Blague ou pas ? Difficile à dire, puisque le voile, après une chanson, s’écarte, s’apparentant désormais aux rideaux qui encadrent la scène. C’est l’artiste qui se met en scène, et qui nous convie au spectacle.

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Dans les rares moments où Alexandra Stréliski s’adresse à son public, elle fait preuve de beaucoup d’humour, déclenchant des rires à plusieurs occasions.

La compositrice-interprète se dévoile, littéralement ; quand le voile tombe, sous des applaudissements et des cris, on sent qu’on fait notre entrée dans la bulle d’Alexandra Stréliski, qu’on a désormais un accès privilégié à sa création. Le spectacle est plus qu’un concert de piano ; c’est une œuvre artistique en soi, et il est étonnant de constater à quel point une musique sans paroles réussit à en dire long, à transmettre un message.

Nombre de ceux qui étaient présents au Théâtre Banque Nationale jeudi soir connaissaient et admiraient probablement déjà Stréliski. Sa musique, qu’on la connaisse ou non, continue de venir nous chercher. Elle suscite une émotion vive, une beauté pleine de tristesse, qui rend mélancolique. Le concert est comme un temps de pause, un instant propice à penser, à se perdre dans ses réflexions. Comme si Stréliski disait « voici mon univers », tout en nous offrant un moment pour explorer le nôtre. Sa musique est celle du cinéma ; pas pour rien que Jean-Marc Vallée l’a utilisée dans Dallas Buyers Club et Big Little Lies, entre autres.

Dans les rares moments où Alexandra Stréliski s’adresse à son public, elle fait preuve de beaucoup d’humour, déclenchant des rires à plusieurs occasions. « Je sais que souvent, dans les spectacles de piano, les gens ont peur de bouger, mais vous pouvez bouger, vous moucher, tousser même. On peut prendre des moments pour tousser si vous voulez », indique-t-elle, entre deux chansons. Mentionnant qu’elle sait à quel point ça peut « avoir l’air quétaine, parce que tout le monde dit ça », elle ajoute qu’elle avait très hâte de venir au Saguenay, s’étant fait dire que « ça rockait », ici.

Alexandra Stréliski n’est peut-être pas rockeuse au premier sens du terme, mais quand on voit qu’elle réussit à intéresser une foule aussi importante à la musique néo-classique, on a envie de lui dire qu’elle aussi, elle « rock ».

 

ENTREVUE

C'est jamais pareil, ICI Radio Canada, 5 mars 2020

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ENTREVUE

Téléjournal Saguenay-Lac-Saint-Jean, ICI Radio Canada, 5 mars 2020

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Accès privilégié à l’univers d’Alexandra Stréliski

Claudia Collard, L'écho de Frontenac, 3 mars 2020

Envoûtement. C’est ce qui vient à l’esprit au sortir du spectacle Inscape d’Alexandra Stréliski. Un accès au monde secret de cette pianiste néoclassique qui cartonne partout où elle passe. Un voyage où les émotions se transposent en paysages intérieurs, où la mise en scène est soigneusement orchestrée, optimisant l’écoute de sa musique alliant force, douceur et authenticité.

C’est légèrement dissimulée derrière un voile que l’artiste a accueilli le public dans son univers mélodique, le soir du 21 février à la Salle Montignac. Un voyage qui a servi d’écran à d’habiles projections, transposant en quelque sorte l’Inscape, le paysage intérieur d’Alexandra Stréliski. Un horizon trouble par moments, symbolisant sa traversée du désert, avec tout ce qu’elle comporte d’insécurité et d’envie irrésistible de traverser ce pont vers l’inconnu.

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La musique d’Alexandra est belle, d’une beauté qui transcende les frontières, qui s’élève bien au-delà du simple descriptif de style. La musicienne possède aussi cette beauté, cette unicité, sorte de force tranquille couplée à une douceur immuable. Cette pianiste au look de rockeuse brise d’une certaine façon les conventions, ce qui la place au rang d’une classe à part. Une classe aux antipodes du snobisme, en tous points humaniste.

On demeure envoûté en quittant cet Inscape. Bouleversé par tant de beauté. Heureusement plusieurs en ont profité puisque l’événement a réuni près de 400 personnes, une première pour un spectacle de musique instrumentale dans l’histoire du Comité culturel Mégantic.

 

En français aux États-Unis

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 3 mars 2020

Patrick Watson dans This Is Us, Alexandra Stréliski dans Sharp Objects, Cœur de pirate dans A Simple Favor et Dead Obies dans Superfly. Les artistes québécois voient de plus en plus leurs chansons être utilisées dans des films ou séries aux États-Unis et cela peut avoir un impact réel sur leurs carrières.

Le 5 février dernier, dans un nouvel épisode de la populaire série américaine Riverdale, on pouvait y entendre une vingtaine de secondes de la pièce Rex du groupe montréalais Paupière.

« J’ai trouvé ça flatteur qu’on soit choisis, dit au Journal l’une des membres du trio, Julia Daigle. C’est une belle opportunité d’être dans une grosse série. On espère qu’il y a des gens qui l’ont remarqué. »

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Paupière aimerait voir grand pour des retombées à l’international, même s’il est encore trop tôt pour le savoir. D’autres artistes, eux, peuvent déjà confirmer l’impact qu’ont eu certaines synchronisations musicales [lorsqu’une œuvre musicale est utilisée dans une œuvre audiovisuelle] dans le passé.

C’est le cas de Patrick Watson et Alexandra Stréliski, tous deux maintenant signés chez Secret City Records. En 2007, alors que sa carrière était en pleine ascension, Watson avait connu un grand succès chez nos voisins du Sud grâce à la pièce The Great Escape judicieusement placée dans une scène très émouvante de la série Grey’s Anatomy.

« C’était la première synchro qu’on faisait à ce niveau, pour une grosse émission de télévision, mentionne Justin West, le fondateur de Secret City. À ce moment-là, je ne savais presque pas ce que c’était, une synchro ! (rires) »

L’impact pour Watson avait été immédiat à l’époque. « On avait eu entre 10 000 et 15 000 téléchargements aux États-Unis la semaine suivante, se souvient Justin West. Beaucoup de choses avaient bougé à ce moment-là. Il y a eu beaucoup d’intérêt d’autres étiquettes de disques en Europe ».

Onze ans plus tard, le musicien connaissait une autre synchronisation à succès avec la pièce To Build a Home, coécrite avec The Cinematic Orchestra, qui se retrouvait dans une scène-clé de la série This Is Us.

« Avant la diffusion de l’émission, la chanson avait 80 millions d’écoutes sur Spotify. Et un an après, elle était rendue à 200 millions », nous avait raconté Watson en entrevue il y a quelques mois.

L’aide de Jean-Marc Vallée

Pour Alexandra Stréliski, c’est sa collaboration avec Jean-Marc Vallée qui a tout commencé pour elle aux États-Unis. Le réalisateur a utilisé ses compositions au piano dans les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolion (2016), de même que dans la bande-annonce de la série Big Little Lies (2017) et la mini-série Sharp Objects (2018).

« L’album d’Alexandra est sorti à quelques mois de la diffusion de Sharp Objects sur HBO, indique Justin West. Et nous nous en sommes servis pour la promotion auprès des médias américains. [...] Il y a quelques mois, on a fait un showcase (concert-vitrine) avec Alexandra à Los Angeles. »

Secret City Records compte un employé à Los Angeles qui travaille à temps plein sur la synchronisation musicale. « C’est plus compétitif à ce niveau depuis quelques années, dit Justin West. Pour nous, c’est important d’avoir quelqu’un aux États-Unis qui peut rencontrer les superviseurs musicaux [personne qui combine la musique et les médias visuels] et les inviter à des événements ».

EN FRANÇAIS AUX ÉTATS

En 2018, la bande-annonce officielle du film américain A Simple Favor, qui mettait en vedette Anna Kendrick et Blake Lively, comprenait une chanson que les Québécois connaissent bien : Crier tout bas, de Cœur de pirate. Eh oui, une pièce en français !« Je ne sais trop pourquoi ils voulaient cette chanson exactement, mais on a fait beaucoup de démarchage notamment à Los Angeles », explique Carmel Scurti-Belley, ancienne responsable création et licences chez Dare To Care Éditions.

Grâce à ce placement, Cœur de pirate avait pu jouer à la première du film à New York, cette année-là. « Par la suite, on est retournés à Los Angeles faire un showcase devant différents intervenants reliés à Lions Gate [le producteur du film]. On a montré son travail d’autrice-compositrice autant en anglais qu’en français. »

Chez Dare To Care, une importance plus accrue est accordée à la synchronisation musicale depuis quelques années. Cœur de pirate est sans conteste l’artiste phare dans ce département pour la boîte. La chanteuse a vu ses pièces être utilisées aux États-Unis, en France et même pour une compagnie aérienne en Turquie !

Du côté de Third Side Music, la vice-présidente de la synchronisation pour le territoire du Canada Liana Tassone, travaille avec un catalogue de plus de 50 000 titres. Quatre de ses collègues travaillent à Los Angeles pour le marché américain et international. Ils ont réussi à placer entre autres la pièce Monnaie, du groupe rap Dead Obies, dans le film Superfly. Le duo Milk & Bone s’est lui aussi retrouvé dans la série Riverdale, avec sa pièce Natalie. 

« La synchro représente des opportunités pour les musiciens, fait remarquer Liana Tassone. Ça crée un revenu additionnel pour eux. Des fois, les ventes d’albums et les tournées ne sont pas toujours très fiables. C’est une autre opportunité. Ils adorent ça. »

PRODUCTEUR TRÈS SOLLICITÉ

Le nom d’Apashe ne vous dit peut-être rien, mais le producteur belge, qui habite à Montréal depuis 2011, a vu plusieurs de ses compositions être utilisées dans des publicités et autres productions étrangères. Parmi celles-ci, on compte les bandes-annonces des films Fast & Furious, Kingsmen II et John Wick II ainsi que des publicités pour Adidas, Budweiser et Sony.

« Il y a quelque chose d’assez cinématographique dans ma musique qui vient de la musique classique, explique John De Buck de son vrai nom. À chaque fois que quelqu’un cherche quelque chose d’un peu différent, qui mélange le classique avec d’autres styles, il tombe facilement sur ce que je fais. »

Le producteur trouve difficile d’évaluer les véritables répercussions de ces synchronisations sur sa carrière. « Mais quand je pense à la toute première campagne d’Adidas en 2014, elle a ouvert beaucoup de portes. Je n’avais aucune expérience là-dedans. Beaucoup de gens ont entendu ma musique et vu son potentiel dans des publicités. Après, il y a beaucoup de choses qui sont arrivées ».

Comment réagit-il quand il voit ses chansons collées aux images de certains films ou publicités ? « Ça leur donne une autre dimension, répond-il. Visuellement, ça ajoute quelque chose à la chanson et vice-versa. Je fais de la musique en imaginant plein de choses visuelles. Ça m’aide à composer. De savoir que quelqu’un l’utilise après pour des trucs cool, c’est comme si la toune prenait tout son sens à la fin ».

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ALEXANDRA STRÉLISKI

Films

Dallas Buyers Club

Demolition

Télé

Bande-annonce de Big Little Lies

Sharp Objects

Publicités

IBM

Center Parcs

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MENTION

Facteur Matinal, ICI Radio Canada, 28 février 2020

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Une envie de douceur

ISABELLE GABORIAULT, LA VOIX DE L'EST, 25 février 2020

CHRONIQUE / Elle peut jouer plus de 125 fonctions diverses. Pourtant, il y avait longtemps que je ne lui avais pas fait une petite place dans mes oreilles. Quoi ça? La musique!

Quand je dis «faire une place dans mes oreilles», c’est de prendre le temps de m’arrêter, de chausser mes écouteurs et de choisir avec soin ce qui me transportera.

Cette routine, je l’avais à l’adolescence. J’en ai usé des vinyles, des cassettes et des CD avant que la vie, qui file à un rythme fou, m’éloigne de cette joyeuse activité bienfaisante. Je pouvais passer des après-midis entiers ou des soirées complètes à tourner les postes de la radio ou à faire jouer en boucle les succès de mon dernier coup de cœur. Car il n’y a que de bons côtés à écouter de la musique. Toutes les études le disent. C’est une source de plaisir qui parvient à nous faire vivre toute la gamme des émotions. Elle permet de réduire le stress et l’anxiété. Elle atténue la douleur. Apaise les bébés. Favorise la mémoire et les fonctions cognitives. Plus encore : la musique peut jouer sur notre altruisme, nous aider à mieux apprendre et à développer notre créativité. Bref, on serait fou de s’en passer!

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C’est du moins ce que je me suis dit dernièrement quand j’ai renoué avec ce grand plaisir. Des fois, ça prend juste un déclic. Le mien est venu de deux belles découvertes. Celle d’un lieu, et ensuite celle d’un univers.

Il y a deux semaines, en plein après-midi où l’hiver agissait comme une couverture de laine au pied du mont Saint-Hilaire, j’ai été invitée par ma sœur et mon beau-frère à découvrir le Centre culturel de Beloeil. Une jolie petite salle chaleureuse qui propose une programmation tout aussi intéressante. À 16h, on avait rendez-vous avec la révélation de l’année, la pianiste Alexandra Stréliski.

Sérieusement, on devrait tous avoir une playlist «piano».

Elle s’arrête dans votre coin, Saguenay, Québec, Trois- Rivières, Sherbrooke, Ottawa ? Lâchez tout et allez vous faire bercer par ses compositions.

Parce que c’est exactement ça. Sa musique est un jeté douillet. Une douce doudou. J’ai gardé mon manteau tout le long du concert. Pas qu’il faisait froid dans le théâtre. Juste pour rester enveloppée. Au chaud. Confortable. J’ai lutté 1000 fois avec l’envie de m’étendre de tout mon long sur le banc libre à ma gauche, les jambes sur ma sœur de l’autre côté, mais je me suis retenue. Malgré tout, sachez qu’on peut être complètement soi à un concert de piano. C’est la pianiste elle-même qui nous l’a dit. Suffit juste de tousser en suivant le rythme, qu’elle a ajouté. Moi, j’ai souvent fermé les yeux. J’entendais mieux. Je vivais plus le moment.

Ses œuvres, son interprétation, mais également sa personnalité attachante ont fait qu’en arrivant à la maison, j’ai tout de suite acheté son dernier album, Inscape. Ma pièce préférée, s’il fallait que je n’en choisisse qu’une seule, je dirais Burnout Fugue. Bon, ex aequo avec Par la fenêtre de Théo. À bien y penser, elles sont toute mes préférées. J’ai aussi découvert les morceaux de son premier album, Pianoscope. New York a ce petit quelque chose qui s’entend dans les pièces de Yann Tiersen, qui signe l’album Le fabuleux destin d’Amélie Poulain (ma meilleure ici!) Un univers que j’adore. Qui apaise tout en faisant voyager. De la musique de film. Rien de moins. À découvrir, si ce n’est déjà fait. Sérieusement, on devrait tous avoir une playlist «piano».

Ma rencontre avec Alexandra Stréliski a toutefois poussé mon désir de piano beaucoup plus loin que la playlist.

À ma sœur, qui enseigne à ma petite l’art de manier ce majestueux instrument, j’ai avoué avoir le goût de me mettre le nez dans ses livres. Commencer doucement. De façon autodidacte. Avec deux claviers dans le salon, les raisons d’évitement devront être béton. Elle m’a dit être prête à m’enseigner. Faut juste trouver du temps. La fameuse ritournelle. Mais plus j’en écoute, plus j’ai envie d’en jouer. Et ce n’est pas d’hier que j’en écoute. C’est un défi que je me lance. Qui sait, un jour, dans quelques années, peut-être que je lèverai la main quand, fidèle à son habitude, Alexandra Stréliski, ouvrira son rappel au public pour inviter un brave à venir jouer une de ces pièces. Vous, le piano, c’est dans vos cordes?

 

Musique - Alexandra Stréliski jouera aux Juno

Journal de Montréal, 20 février 2020

Alexandra Stréliski sera la seule artiste québécoise en prestation lors du gala télévisé des prix Juno, qui sera présenté le 15 mars prochain, à Saskatoon.

La pianiste montréalaise, sensation de l’heure sur la scène musicale québécoise depuis la sortie de son album INSCAPE, fera équipe avec l’artiste ontarien City and Colour.

Stréliski est en lice pour trois Juno : album de l’année, album instrumental de l’année et révélation de l’année.

La 49e édition des Juno sera animée par la jeune chanteuse Alessia Cara.

 

Alexandra Stréliski offrira une prestation aux Juno

La Presse, 19 février 2020

Toronto) La pianiste québécoise Alexandra Stréliski se joindra à Dallas Green de City and Colour lors d’une prestation sur la scène du gala des prix Juno, à Saskatoon.

La pianiste est en lice pour trois prix au gala, dont celui de l’album de l’année et de la révélation de l’année. Le projet de Dallas Green est nommé dans la catégorie de l’album adulte alternatif de l’année.

La chanteuse électro-pop autochtone Iskwé et l’artiste country Meghan Patrick offriront également une prestation sur scène, tout comme l’artiste R & B Ali Gatie et le groupe bluegrass Dead South.

La chanteuse à la retraite Anne Murray, qui détient le record du plus grand nombre de Juno gagnés avec 25 trophées, présentera l’intronisation de Jann Arden au Panthéon de la musique canadienne.

Le 49e gala des prix Juno sera diffusé à CBC depuis le Centre SaskTel de Saskatoon, le 15 mars. Il sera également disponible sur le site web de la société d’État.

 

MENTION

Catherine Beauchamp, 98,5 fm, 19 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Alexandra Stréliski, The Dead South et City and Colour monteront sur scène aux Junos

Radio Canada, 19 février 2020

La cérémonie des prix Juno aura lieu à Saskatoon le 15 mars prochain.

La pianiste québécoise Alexandra Stréliski est du nombre des artistes qui feront une prestation lors de la cérémonie des Junos, en mars prochain.

La pianiste québécoise Alexandra Stréliski, le chanteur de City and Colour, Dallas Green, et le groupe saskatchewanais The Dead South seront du nombre des artistes qui offriront une performance musicale lors de la cérémonie des Junos, qui récompensent les meilleures performances de la musique canadienne.

Ils se joindront ainsi au groupe d’artistes composé d’Ali Gatie, d'iskwē, de Meghan Patrick, d'Arden, de Daniel Caesar, de Lennon Stella, de The Glorious Sons et de Tory Lanez, sans oublier l’animatrice de la soirée, Alessia Cara.

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L’album Inscape, d’Alexandra Stréliski, est en lice dans deux catégories, soit celles de l’album de l’année et de l’album instrumental de l’année. La Québécoise est pour sa part en nomination pour le prix remis à la révolution de l’année chez les artistes.

Elle montera sur la scène pour offrir une prestation musicale en compagnie de Dallas Green, dont l’album A Pill for Loneliness est en nomination pour l’album alternatif adulte de l’année.

De son côté, le groupe The Dead South est en lice pour l’album de musique roots et traditionnelle de l’année avec son plus récent album Sugar and Joy.

La cérémonie des prix Juno aura lieu au SaskTel Centre, de Saskatoon, le 15 mars prochain.

Une semaine complète d’activités est également prévue à compter du 9 mars.

 

Alexandra Stréliski en prestation aux Juno

Le Soleil, 19 février 2020

La pianiste québécoise Alexandra Stréliski se joindra à Dallas Green de City and Colour lors d’une prestation sur la scène du gala des prix Juno, à Saskatoon.

La pianiste est en lice pour trois prix au gala, dont celui de l’album de l’année et de la révélation de l’année. 

Le projet de Dallas Green est nommé dans la catégorie de l’album adulte alternatif de l’année. 

La chanteuse électro-pop autochtone Iskwé et l’artiste country Meghan Patrick offriront également une prestation sur scène, tout comme l’artiste R&B Ali Gatie et le groupe bluegrass Dead South. 

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La chanteuse à la retraite Anne Murray, qui détient le record du plus grand nombre de Juno gagnés avec 25 trophées, présentera l’intronisation de Jann Arden au Panthéon de la musique canadienne. 

Le 49e gala des prix Juno sera diffusé à CBC depuis le Centre SaskTel de Saskatoon, le 15 mars. 

 

Concerts - Sorties

Éric Dumais, La bible urbaine, 15 février 2020

Il y a quelque temps déjà que la douceur de son plus récent album Inscape accompagne mes balades solitaires à travers la ville. À force de l’écouter en boucle comme un mantra, il m’est revenu en tête une jolie citation de Voltaire que j’ai toujours trouvée pleine de poésie: «la beauté plaît aux yeux, la douceur charme l’âme». Voilà qui, à mon sens, décrit à merveille l’univers d’Alexandra Stréliski, cette pianiste néo-classique que j’ai enfin eu le bonheur de croiser lors d’une soirée intime sous le signe de l’émotion pure au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

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En première partie: l’humour décomplexé de Léa Stréliski

«Sa musique, c’est un miracle. Un voyage au plus profond de notre cœur», nous a confié avec un léger trémolo dans la voix sa sœur aînée Léa Stréliski, qui a eu l’audace d’ouvrir la soirée avec un stand-up comique (!) d’une quinzaine de minutes devant les 1 400 spectateurs prêts à se laisser envoûter par la musique de la pianiste, sacrée Révélation de l’année au plus récent gala de l’ADISQ.

Je l’admets, je me sens un peu coupable. Car au moment où Alexandra Stréliski a annoncé sur sa page Facebook qu’elle avait lancé l’invitation à sa sœur humoriste, plus tôt cette semaine, j’avoue avoir été un peu surpris et sceptique qu’elle ait eu l’idée d’ajouter une pincée d’humour à un programme classique. Mais il faut la voir et l’entendre pour y croire:  avec sa drôle de dégaine – qu’on se le dise, elle parle un peu comme si elle était au bout de sa vie – et son naturel décomplexé, Léa Stréliski m’a (nous) a fait rire sans complexes.

Les sceptiques seront confondus, comme on dit.

Celle qui n’a pas du tout honte de jouer dans la cour de l’autodérision pour rendre un vibrant hommage à sa benjamine a lancé, au moment où on s’y attendait le moins, «Dans la famille, elle est Céline, je suis Claudette!». Je garde aussi en tête d’autres moments savoureux, dont sa lecture d’une chronique de Richard Martineau parue dans le Journal de Montréal, Les enragés, où le chroniqueur parle de la «méthode Stréliski», comme baume essentiel pour contrer la rage au volant. «Ma sœur LE calme!», elle a lancé. Ça, c’était bien envoyé, Léa.

Elle est fière de sa petite (grande) sœur, et ça paraît.

Puis, après un entracte d’une vingtaine de minutes, j’avais l’esprit un peu plus allégé et le corps plus détendu. J’allais bientôt avoir droit au moment que j’attendais tant.

Incursion dans le paysage intérieur d’Alexandra Stréliski

«Ma sœur ne vous a pas trop traumatisés?», a lancé Alexandra Stréliski, avec un sourire dans la voix, après avoir interprété quelques-unes de ses pièces derrière son instrument de prédilection. C’est avec la magnifique «Ellipse» qu’elle a ouvert le bal, une pièce qui fait belle figure au centre de son deuxième album, Inscape.

C’est que la pianiste et compositrice de 35 ans se fait un devoir, à l’instar de son contemporain Jean-Michel Blais, que j’aime tout autant, de démocratiser la musique classique pour que ce genre musical reste le plus accessible à tous. «J’ai juste pas envie que ce soit un récital de piano… Vous avez le droit de respirer et de tousser sur le beat», a-t-elle ajouté, un brin espiègle.

Plus la soirée avançait, et plus Alexandra Stréliski prenait ses aises.

Car même si elle était enfin de retour chez elle après une série de concerts l’ayant menée jusque sur le vieux continent, elle a avoué avoir eu le trac, plus tôt, dès son réveil. «J’avais comme l’impression que j’allais donner un concert de salon, mais avec 1 400 spectateurs!» Et si elle était autant nerveuse et fébrile, c’est bien parce que, pour elle, la Place des Arts est un lieu sacré. Sa première communion avec cette salle de spectacle date de 2013, année charnière où Laurent Saulnier l’a invitée à participer au prestigieux Festival International de Jazz de Montréal.

Plus elle ouvrait grandes les portes de son intériorité, et plus j’ai réalisé qu’Alexandra Stréliski était une artiste au grand cœur, près de ses émotions, et près de son public. L’espace d’une soirée, elle a su nous accueillir, en mots et en musique, dans ce paysage intérieur, cet inscape, qui représente en quelque sorte ce que les bouddhistes appellent le samsāra, ce cycle de la vie duquel les êtres qui n’ont pas encore atteint l’éveil sont pris.

Depuis Pianoscope, son premier album datant de 2010, elle en a vécu, des choses, cette Alexandra Stréliski. C’est en tout cas ce qu’elle a laissé entendre, lors qu’elle nous a confiés: J’ai frappé un mur; je me suis ramassé par terre».  En mode confidences, elle a souligné l’importance de ne pas renier son passé («sinon, mon show aurait été bien trop court!») et de tout mettre en œuvre pour atteindre ces points qui représentent en quelque sorte nos objectifs, nos idéaux.

«Aimez-vous donc tabar***! C’est ça, le néo-classique!»

Voilà, c’était dit. Et Stréliski, par cette affirmation, nous a confirmé qu’elle avait trouvé son amour propre, en plus d’atteindre son but ultime, devenir musicienne et en vivre.

Après nous avoir fait voyager à travers une odyssée musicale divisée en quatre chapitres, Alexandra Stréliski a invité sa sœur à revenir sur scène, cette fois pour chanter, en guise de rappel, une bonne fête à sa maman. Une façon toute «stréliskiesque» de clore ce moment spécial sous le signe de l’humour… et de l’envoûtement!

De cette soirée, je retiens la douceur et l’émotivité des mélodies jouées, mes favorites étant «Plus tôt», «Prélude», «Par la fenêtre de Théo» et «Burnout Fugue», qui m’ont à plusieurs reprises fait monter les larmes aux yeux.

Et jamais je n’oublierai cette voisine de siège qui a eu la merveilleuse idée, durant l’un des moments les plus envoûtants du concert, de se déballer une… gomme. Elle a poussé l’audace jusqu’à en offrir une à sa fille, qui a eu la bonne idée de décliner.

Vous vous en doutez, je l’ai remerciée silencieusement.

 

PERFORMANCE

Faire oeuvre utile, ICI Artv, 14 février 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

ENTREVUE ET PERFORMANCE

Ça finit bien la semaine, TVA, 14 février 2020

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L’armée d’amour d’Alexandra Stréliski

Josée Lapointe, La Presse, 14 février 2020

La pianiste et compositrice Alexandra Stréliski a livré sa musique pleine de douceur jeudi au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts devant une salle comble et conquise d’avance. Nous avons assisté à son spectacle générateur de grandes émotions, mais nous l’avons aussi suivie en coulisses pendant la journée.

L’arrivée

Il est 15 h 30 et Alexandra Stréliski vient d’arriver dans sa loge du Théâtre Maisonneuve, où elle s’est déjà produite en juillet 2019. « Ce matin, je me suis rendu compte que j’étais quand même nerveuse », confie la musicienne avant d’entrer dans la salle pour faire ses tests de son. Depuis huit mois, il s’en est passé des choses : le plein de Félix à l’ADISQ, dont celui de compositeur ou compositrice de l’année, trois nominations aux Juno, et beaucoup, beaucoup de concerts. « En ce moment, c’est trois spectacles par semaine. Alors on a une routine, une routine de gang aussi. Franck fait son soundcheck et il met toujours la même toune. Régina installe les tulles. Gaspard fait le mapping des éclairages. Pendant ce temps, en arrière, j’accroche mon linge. C’est à la fois assez pareil et assez lousse. »

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La préparation

Pas question de se présenter sur scène avec un piano pas à son goût. Alexandra Stréliski s’occupe des derniers ajustements de son instrument avec un technicien.

Le test de son est un peu plus ardu que d’habitude – « Des fois, ça nous prend juste 15 minutes ! » –, mais la pianiste est concentrée et sait ce qu’elle veut. Dès que ce sera terminé, vers 17 h, elle ira se reposer un peu. Manger ? Pas question. « J’ai un historique d’être malade avant les spectacles. Tellement que quand j’ai commencé, je me suis dit : ça va être comme ça, je vais être malade tout le temps, il faut que j’accepte ça. Heureusement que c’est passé, ça n’a plus rien à voir maintenant. C’était juste du trac, de l’anxiété. » Pas question de se présenter sur scène avec un piano pas à son goût, par contre. Elle retournera sur la scène un peu plus tard pour faire les derniers ajustements de son instrument avec un technicien.

À la maison

Alexandra Stréliski est montée sur des scènes partout au Québec et en Europe depuis un an, ce qui lui donne assurance et expérience. « En Europe, les publics sont différents, les langues, les salles… Ça garde groundée. Mais ça fait du bien de revenir à la maison, par contre, devant des gens qui me connaissent. » Elle ressent cependant un peu plus de nervosité qu’en juillet au même endroit. « En juillet, j’étais dans une vague, portée par un nouveau souffle. Je me disais : je fais ça dans la vie maintenant, des shows, go. Là, je suis plus installée, et je me demande si les gens ont plus d’attentes. En tout cas, j’ai juste à faire un bon show. Et ça, je sais comment. » Surtout que son concert est bien rodé, même si elle avoue aussi aimer improviser et faire des interventions parlées. « Je prends toujours 30 minutes avant le spectacle pour penser à ce que je vais dire. Je m’informe sur la ville où on joue pour dire quelque chose de sympathique. Mais je n’écris rien, et parfois, ça sort un peu tout croche ! Mais c’est ça aussi, du spectacle vivant. »

La « petite grande sœur »

« Dans la famille, Alexandra, c’est Céline, et moi, je suis clairement Claudette ! », s’est esclaffée l’humoriste Léa Stréliski, sœur aînée de la pianiste.

La pression est plus élevée aussi à cause de la présence de sa sœur aînée, l’humoriste Léa Stréliski, qui assure sa première partie pour l’occasion. « J’ai envie que ça se passe bien, alors je suis stressée pour elle ! C’est une nouveauté, on va faire quelque chose au rappel ensemble, alors c’est plus énervant, mais plus excitant. » À les voir s’amuser ensemble avant le spectacle, leur complicité est évidente, et pendant son numéro de 15 minutes en première partie, Léa rendra un hommage ému à sa sœur. « Moi, je sais par où elle est passée pour faire cette merveilleuse musique, j’étais là. C’est un voyage profond au bout de son cœur qu’elle a fait, et ça m’inspire », a dit la « petite grande sœur » après avoir entre autres raconté quelques souvenirs rigolos et comparé leurs deux carrières. « Dans la famille, Alexandra, c’est Céline, et moi, je suis clairement Claudette ! »

Relâcher les émotions

Environ une heure avant de monter sur scène, c’est le moment de se faire maquiller et coiffer. L’ambiance dans la loge est calme pendant qu’elle règle les derniers détails avec son agente, Emmanuelle Girard. La musique d’Alexandra Stréliski a touché le cœur du public et elle en est consciente. « J’entends souvent les gens pleurer pendant que je joue, raconte-t-elle. Au début, je trouvais ça chargé, mais je me dis que si ça leur fait du bien de pleurer… On est tellement pognés dans nos émotions, alors si on peut juste relâcher un peu, relâchons. Moi la première ! Avant je gardais tout en dedans. C’est pour ça que j’ai commencé à jouer du piano si jeune : pour trouver un vecteur pour ma sensibilité. » D’ailleurs, après chaque représentation, elle rencontre les spectateurs qui sont nombreux à vouloir lui parler. « C’est important de démocratiser la musique classique, ça fait partie de ma démarche. Aussi, les gens se déplacent, même en plein hiver… À Valleyfield vendredi, on s’est rendus malgré la neige, ça nous a pris deux heures ! Je me suis dit que les gens avaient bravé la tempête, qu’ils avaient payé, alors c’est la moindre des choses d’aller leur parler. »

Le public

Alexandra Stréliski joue à guichets fermés jeudi, et les billets se sont tous envolés depuis des mois déjà. Dans le public qu’on observe avant le spectacle, beaucoup de couples. « Je me suis dit que ça ferait une belle sortie pour la Saint-Valentin », nous dit Jean-Philippe Côté, 30 ans, accompagné de son amoureuse Pamela Robert. Il a découvert Alexandra Stréliski après être allé voir un autre pianiste montréalais en concert, Chilly Gonzales. « C’est un ami qui m’en a parlé. Je sais, c’est très différent comme musique. C’est plus calme, plus émotionnel. Mais le piano pour moi, c’est le plus beau des instruments, et qu’il soit joué par des artistes montréalais, ça me pousse à les découvrir. » On rencontre un autre tandem, Nathalie et sa fille Rose, 17 ans. « J’ai remarqué qu’il y a beaucoup de duos mère-fille ce soir », dit la maman, qui s’attend à verser une larme ou deux. « C’est calme, c’est beau », dit Rose. Suzie Lemieux, elle, raconte que la première fois qu’elle a entendu une pièce d’Alexandra Stréliski, elle a ressenti « une grosse flammèche ». « J’ai tout de suite acheté des billets, ça doit faire six mois, raconte la dame de 57 ans. Quand tu sais qu’un artiste va t’accompagner toute ta vie… C’est un coup de cœur profond. »

Le spectacle

La pianiste monte enfin sur scène vers 20 h 45, après la sympathique prestation de sa sœur Léa. Elle jouera toutes les pièces de son album Inscape, sorti il y a un peu plus d’un an, et aussi de son précédent, Pianoscope, qui lui a 10 ans déjà. « Il ne faut pas avoir peur de retourner dans le passé, explique-t-elle au public. Mais c’est aussi parce que le spectacle serait beaucoup trop court sinon ! » Alexandra Stréliski est pince-sans-rire et chacune de ses interventions est directe et punchée. Mais quand elle s’assied au piano pour dévoiler son « paysage intérieur », on pourrait entendre une mouche voler dans la salle. Divisé en quatre chapitres, le spectacle est un chemin qui va de la tourmente à l’apaisement, de la joie au spleen. La pianiste est inspirée et expressive, se lève parfois de son banc, le geste ample, le pied qui bouge, se retournant parfois pour regarder le public de face. Certains effets sont plus dramatiques, comme un rideau qui tombe soudainement ou un éclairage dru qui arrive de derrière le piano au niveau du sol, mais l’ensemble transmet surtout calme et douceur.

Émotion pure

« J’espère que ce spectacle vous permettra de décrocher, de relaxer, de respirer et de rêver un peu », a dit d’ailleurs Alexandra Stréliski au début de la soirée. C’est son but, elle le répète souvent, ajoutant aussi que c’est un spectacle « non conventionnel ». « Vous pouvez même tousser, mais sur le beat. » Plus sérieusement, elle dira plus tard combien il lui a fallu passer à travers bien des épreuves pour écrire ces pièces, et en terminant avec l’émouvante et lumineuse Nouveau départ, qui clôt d’ailleurs Inscape, elle rappellera combien il faut du courage pour recommencer. « Parfois, il faut une armée d’amour pour nous aider à nous relever. Et cette armée d’amour, pour moi, c’est vous. » La soirée se termine ainsi sur ce moment d’émotion pure et irrésistible, encore plus touchante lorsque Léa vient la rejoindre pour chanter bonne fête à leur maman, appuyées par une chorale de plusieurs centaines de personnes. Famille, chaleur, humour, talent et surtout sincérité : cette image restera certainement gravée dans le cœur des spectateurs, et donnera sûrement des munitions à cette nouvelle armée d’amour pour longtemps.

 

Je sors, je reste

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 13 février 2020

JE SORS :

Spectacle

Alexandra Stréliski

La pianiste Alexandra Stréliski sera en spectacle ce soir dans le cadre d’une supplémentaire au Théâtre Maisonneuve. La musicienne, s’étant d’abord fait connaître à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée, présentera notamment les pièces de son dernier album intitulé INSCAPE à travers lequel elle propose des pièces au piano bien mélodiques et planantes.    

Ce soir à 20h au Théâtre Maisonneuve – 175, rue Sainte-Catherine Ouest

 

ENTREVUE

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, TVA, 6 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, TVA, 6 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Faire oeuvre utile: Guylaine Tremblay et Louis-José Houde parmi les invités de la 2e saison

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 5 février 2020

C'est le 14 février prochain qu'on pourra enfin retrouver Émilie Perreault dans la superbe émission Faire oeuvre utile où elle va à la rencontre de gens dont la vie a été marquée au contact d'une oeuvre artistique. La première saison avait bouleversé de nombreux téléspectateurs avec les histoires inspirantes qui avaient été partagées et les échanges touchants entre un artiste et la personne dont la vie a été transformée par le travail du premier. La preuve indéniable que l'art peut changer des vies.

Pour cette deuxième saison de quatre épisodes d'une heure, l'émission promet toujours autant d'émotions. Elle débutera notamment en force avec David Goudreault et Guylaine Tremblay. Le premier rencontrera un jeune garçon dont la double leucémie a laissé des séquelles physiques, alors que la comédienne fera la connaissance d'une Uruguayenne qui a appris le français grâce à Unité 9.

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L'épisode du 21 février montrera une jeune danseuse devenue paraplégique qui racontera avoir réussi à garder espoir dans sa réadaptation grâce au spectacle Suivre la parade de Louis-José Houde. La dramaturge Alexia Bürger aura aidé un survivant de la tragédie du Lac-Mégantic à traverser son deuil grâce à sa pièce Les Hardings.

Par l'entremise de son personnage de Valérie dans Lâcher prise, Sophie Cadieux a permis de dépeindre une réalité bien présente dans notre société, soit le burn-out. Elle a, sans le savoir, aidé une femme à passer au travers de ce moment difficile, en plus de s'ouvrir à en parler. L'auteur-compositeur-interprète Benoit Pinette, plus connu sous son pseudonyme Tire le coyote, a permis à un homme de reprendre contact avec ses émotions grâce à la chanson Jeu vidéo. On les verra dans le troisième épisode.

Pour le dernier épisode, Denis Villeneuve ira à la rencontre d'un policier qui a été profondément transformé par le film Incendies. De son côté, la pianiste Alexandra Stréliski verra comment son album INSCAPE a aidé un jeune homme à traverser une année éprouvante.

La deuxième saison de Faire oeuvre utile débute le vendredi 14 février à 20h, sur ICI ARTV.

 

L'intuition d'Alexandra Stréliski

Benoit Ricard, Espace Théâtre, 31 janvier 2020

 

Trois nominations aux Juno pour Alexandra Stréliski

Journal de Montréal, 29 janvier 2020

Alexandra Stréliski continue de récolter les honneurs. Lauréate de trois Félix au dernier Gala de l’ADISQ, elle a appris hier qu’elle était en lice pour trois prix en vue de la remise des prix Juno, le grand gala de la musique canadienne qui aura lieu le 15 mars, à Saskatoon.

Révélée au grand public à l’automne 2018 grâce à son album Inscape, la pianiste québécoise lorgne deux prix majeurs : l’artiste révélation de l’année et le prestigieux Juno de l’album de l’année, qu’elle disputera à Alessia Cara, Bryan Adams, Michael Bublé et Nav. Elle est aussi nommée dans la catégorie du meilleur album instrumental.

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Parmi les autres Québécois cités, notons la lutte qui se dessine entre Fred Pellerin, Jean Leloup, Koriass, Les Louanges et Loud pour le Juno de l’album francophone de l’année. Trois clips québécois, ceux de Laurence Nerbonne, Sarahmée et Corridor, sont en nomination pour le meilleur vidéoclip.

Patrick Watson (deux), Half Moon Run, Leonard Cohen, Dominique Fils-Aimé et l’Orchestre symphonique de Montréal ont aussi obtenu des citations.

 

ENTREVUE

98,5 fm, 29 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Debout les comiques, CKOI 96,9 fm, 29 janvier 2020

 

Alexandra Stréliski obtient trois nominations au gala des prix Juno

Le Devoir, 28 janvier 2020

La pianiste québécoise Alexandra Stréliski est en lice pour trois prix au prochain gala des Juno, qui aura lieu le 15 mars.

Elle est nommée pour les Juno de l’album de l’année, de la révélation de l’année et de l’album instrumental de l’année, grâce à son opus Inscape.

Fred Pellerin (Après), Jean Leloup (L’étrange pays), Koriass (La nuit des longs couteaux), Les Louanges (La nuit est une panthère) et Loud (Tout ça pour ça) sont de leur côté en nomination pour le prix de l’album francophone de l’année.

Le Montréalais Patrick Watson pourrait quant à lui remporter les trophées de l’auteur-compositeur de l’année et de l’album adulte alternatif de l’année.

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La chanteuse Dominique Fils-Aimé fait aussi partie des Montréalais qui s’illustrent dans les nominations, grâce à une mention dans la catégorie de l’album jazz vocal de l’année, pour Stay Tuned !.

L’album posthume de Leonard Cohen, Thanks for the Dance, est en lice pour le prix de l’album adulte alternatif de l’année.

Alessia Cara à l’animation et favorite

La chanteuse Alessia Cara, de Brampton, en Ontario, animera la soirée des Juno, où elle fera également figure de favorite.

La jeune femme de 23 ans a obtenu six nominations, notamment celles de l’album de l’année, de l’artiste de l’année et de la chanson de l’année.

Elle pourra aussi gagner les trophées de l’album pop de l’année, de l’auteur-compositeur de l’année et du choix du public.

Le rappeur torontois Tory Lanez fait aussi partie des favoris, avec cinq nominations, notamment pour le prix de l’artiste de l’année. Bryan Adams, Jessie Reyez et Shawn Mendes se disputeront aussi le prix.

 

Alexandra Stréliski en lice dans 3 catégories aux prix Juno

ICI Radio Canada, 28 janvier 2020

Alexandra Stréliski brille comme seule artiste francophone nommée dans les catégories Album de l'année et Révélation de l'année aux prix Juno 2020, dont les nominations ont été annoncées mardi à Toronto.

Son album Inscape se retrouve également en lice dans la catégorie Album instrumental de l’année. Alexandra Stréliski, dont la musique est de style néoclassique, ne cache pas sa surprise devant sa popularité fulgurante.

Je suis très honorée et humble d’avoir une nomination pour l'album de l’année, avoue la pianiste et compositrice québécoise, nommée aux côtés d’Alessia Cara, Bryan Adams et Michael Bublé.

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Je ne m’attendais pas à avoir autant de résonance… que ma musique résonne autant dans le coeur des gens.

 Alexandra Stréliski, pianiste et compositrice

L’artiste a également remporté trois prix Félix au gala de l’ADISQ 2019.

Alexandra Stréliski estime que différents genres musicaux ont la capacité de toucher les gens.

De la musique, c’est de la musique. Pourquoi de la musique avec des mots plus que d’autres?

 Alexandra Stréliski, pianiste et compositrice

Les 49es prix Juno, qui récompensent l’excellence canadienne en musique, se tiendront le 15 mars prochain à Saskatoon.

 

Prix JUNO 2020: Alessia Cara mène avec 6 nominations, en plus d'animer la soirée!

Audrée Laurin, HollywoodPQ, 28 janvier 2020

Ce mardi, la liste complète des nominations pour la 49e édition des prix JUNO a été dévoilée, tout comme l'animateur de la soirée. On devrait plutôt dire animatrice, car c'est l'auteure-compositrice-interprète Alessia Cara qui tiendra ce rôle pour la toute première fois. L'artiste canadienne maintenant connue à l'internationale était très heureuse de pouvoir ajouter cette flèche à son arc.

« C’est un incroyable honneur que de se faire demander d’animer la 49e édition annuelle des prix JUNO. Je suis vraiment très heureuse de faire partie de la plus importante célébration de la musique canadienne et j’ai bien hâte de voir ce que nos plus grands artistes nous réservent », a-t-elle déclaré par voie de communiqué. On comprend son excitation quand on pense au fait que la jeune chanteuse a remporté le prix JUNO Révélation de l'année en 2016 après avoir conquis en 2015 des millions de personnes avec son premier extrait Here, qui s'est par la suite retrouvé sur son album certifié platine Know-It-All.

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Depuis, Alessia Cara a continué son ascension, notamment avec les pièces How Far I'll Go du film d'animation Moana et Stay, chanté en collaboration avec le DJ Zedd. C'est certainement tout cela qui lui a valu d'être couronnée Best New Artist aux Grammys en 2018, faisant d'elle la première artiste née au Canada à remporter le titre. Cet été, elle a lancé le microalbum This Summer, qui contient l'excellente chanson October.

En plus d'animer la soirée des JUNO, Alessia est également en lice pour six prix. Elle est donc en tête des nominations, étant présente dans les catégories suivantes : JUNO du Choix du public, Single de l’année, Album de l’année, Artiste de l’année, Compositeur de l’année et Album pop de l’année.

Elle est toutefois suivie de près par Tory Lanez et ses cinq nominations pour Choix du public, Artiste de l’année, Enregistrement rap de l’année ainsi que deux mises en nomination dans la catégorie Enregistrement R&B/soul de l’année. Le rappeur a récemment sorti le clip Beauty in the Benz, une ode à l'acceptation de soi, avec la participation de Snoop Dog et dans lequel Alicia Keys apparaît.

On peut également se réjouir de la mise en nomination pour trois prix d'Alexandra Stréliski, qui était sortie gagnante du dernier Gala de l'ADISQ. La pianiste est en effet nommée pour Album de l’année, Révélation de l’année et Album instrumental de l’année grâce à son album INSCAPE.

Le chanteur rock Bryan Adams, qu'on pourra voir à l'International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu le 15 août prochain, a lui aussi décroché trois nominations, tout comme les artistes bülow, Loud Luxury, NAV et Shawn Mendes, qu'on a pu voir aux Grammys ce dimanche.

Patrick Watson, le groupe Walk Off The Earth, Michael Bublé, Lennon Stella et même le défunt Leonard Cohen sont en lice pour recevoir des prix. Pour la liste complète des nominations, dirigez-vous vers le site officiel des JUNO.

Par ailleurs, le public est invité à voter pour son finaliste favori dans le cadre du prix JUNO du Choix du public présenté par TD en se rendant sur le site, juste ici. Les nommés en lice pour ce prix sont Alessia Cara, Ali Gatie, Avril Lavigne, bbno$, Justin Bieber, Loud Luxury, NAV, Shawn Mendes, The Weeknd et Tory Lanez.

Les prix JUNO 2020 seront présentés le dimanche 15 mars prochain sur les ondes de CBC.

 

Prix Juno 2020 : Alexandra Stréliski, Loud et Patrick Watson parmi les finalistes

Radio Canada, 28 janvier 2020

Le 15 mars prochain, à Saskatoon, se dérouleront les 49es prix Juno, qui récompensent l’excellence canadienne en musique. Les nominations dans les différentes catégories ont été annoncées mardi à Toronto, et plusieurs artistes du Québec figurent parmi les finalistes, dont Alexandra Stréliski finaliste dans trois catégories.

L’animation de la soirée sera confiée à la chanteuse Alessa Cara, âgée de 23 ans seulement. La jeune vedette n’est pas étrangère aux Juno, elle qui a été couronnée révélation de l’année en 2016 et qui a remporté le prix Juno de l’album pop de l’année en 2017 pour Know-It-All.

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Parmi les artistes en nomination, on trouve la pianiste québécoise Alexandra Stréliski, en lice dans les catégories de la révélation de l’année, de l'album instrumental de l'année et de l'album de l’année pour son album Inscape.

Le Montréalais Patrick Watson est, quant à lui, finaliste dans la catégorie du compositeur de l’année pour les chansons Broken, Dream for Dreaming et Here Comes the River, tirées de son dernier album, Wave.

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ALEXANDRA STRÉLISKI, PATRICK WATSON ET JEAN LELOUP NOMMÉS AUX JUNO 2020

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 28 janvier 2020

Récompensée à plusieurs reprises au plus récent Gala de l’ADISQ, notamment dans les prestigieuses catégories de la révélation et de l’auteur.e, compositeur ou compositrice de l’année, Alexandra Stréliski tire également son épingle du jeu aux Juno, pendant canadien de la cérémonie annuelle de l’ADISQ. En plus d’être nommée pour l’album instrumental de l’année, ce qui n’est pas une grande surprise en soi, la pianiste montréalaise obtient aussi une mention dans les catégories de la révélation et de l’album de l’année. Dans cette dernière catégorie (l’une des plus importantes de la soirée), son deuxième album Inscape (paru à l’automne 2018) affronte ceux d’Alessia Cara, Bryan Adams, Michael Bublé et NAV.

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Patrick Watson fait aussi bonne figure en vue de ce gala récompensant le meilleur de la musique canadienne. Il obtient deux nominations : auteur/compositeur et album adulte alternatif de l’année. Dans cette dernière, son album Wave affronte notamment Thanks for the Dance, album posthume du légendaire Leonard Cohen.

Comme d’habitude, le Québec est surtout en vedette dans la catégorie de l’album francophone de l’année. Cette fois, la compétition se déroulera entre Fred Pellerin, Koriass, Les Louanges, Jean Leloup et Loud. Ces deux derniers ont d’ailleurs déjà remporté les honneurs dans cette nomination, respectivement en 2016 (pour À Paradis City) et en 2019 (pour Une année record).

D’autres artistes d’ici ont également réussi à se frayer une place dans les nombreuses catégories de ce gala, entre autres Dominique Fils-Aimé (album jazz vocal) et le Quatuor Molinari (album classique solo ou orchestre de chambre). Trois clips québécois concourent aussi pour le titre du clip de l’année : Bun Dem de Sarahmée, Back Off de Laurence Nerbonne et Topographe de Corridor.

 

Deux spectacles s’ajoutent chez Spect’Art

Journal le soir, 28 janvier 2020

Spect’Art Rimouski confirme deux spectacles de musique et de chanson à sa programmation automne 2020 avec la venue de la pianiste Alexandra Stréliski le jeudi 24 septembre 2020 et de l’auteur-compositeur-interprète Roch Voisine le jeudi 12 novembre 2020.

Les billets seront en vente au grand public le jeudi 6 février à 12 h au spectart.com (sans frais suppl.), au 418 724-0800 et à la billetterie (25 rue Saint-Germain Ouest).

-Alexandra Stréliski | « Inscape » Jeudi 24 septembre 2020 à 20 h | Salle DESJARDINS-TELUS

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Trois nominations pour Alexandra Stréliski aux prix Juno

Josée Lapointe, La Presse, 28 janvier 2020

La pianiste et compositrice néo-classique Alexandra Stréliski continue son ascension. Elle récolte trois sélections aux prix Juno, gala annuel de la musique canadienne dont les finalistes ont été annoncés mardi.

Sans surprise, son album INSCAPE figure dans la catégorie Album instrumental. Mais Alexandra Stréliski est aussi parmi les artistes en lice comme Révélation de l’année, alors que INSCAPE est finaliste comme Album de l’année aux côtés de ceux d’Alessia Cara, Bryan Adams, Michael Bublé et NAV.

Avec Hubert Lenoir l’an dernier et Céline Dion pour D’eux en 1996, c’est seulement la troisième fois qu’un artiste québécois francophone récolte trois sélections aux Juno.

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Jointe au téléphone en fin d’après-midi mardi, Alexandra Stréliski, qui venait d’assister à la conférence de presse des Juno à Toronto, était consciente de l’ampleur de l’exploit.

« Comme j’étais invitée à la conférence de presse, je me doutais que je serais en nomination pour Album instrumental. Mais Révélation ? Et Album de l’année ? C’est une grosse catégorie, ça », raconte-t-elle avec fébrilité et bonne humeur.

Je ne m’attendais à rien. Et puis là, ça commence, et c’est ma face qu’on voit en premier, parmi toutes les photos de tous les finalistes !

Une outsider

La pianiste québécoise est peu connue au Canada anglais, et n’a donné jusqu’à présent que quelques spectacles à Toronto. Les choses pourraient changer assez rapidement… « Ça devrait me faire connaître dans le marché canadien, mais aussi chez les Américains », analyse-t-elle.

Alexandra Stréliski est bien consciente d’être une outsider dans la liste des finalistes, et l’assume totalement. « Être marginale, c’est l’histoire de ma vie. À la conférence de presse, le monde avait l’air de se dire : mais c’est qui cette fille à lunettes avec trois nominations ? Mais j’avoue par ailleurs que moi, je n’avais aucune idée de qui est Alessia Cara. »

Il est également très rare qu’un album instrumental se retrouve dans la catégorie Album de l’année, ce qui prouve encore une fois que la musique d’Alexandra Stréliski continue de franchir les frontières — la pianiste a tout de même accumulé 80 millions d’écoutes en continu dans le monde.

« Ça me plaît aussi de briser les barrières de genre », dit la pianiste, qui ne s’attend pas à gagner de prix le soir du gala, mais qui admet avoir passé la dernière année à s’étonner elle-même.

C’est tellement gros que ça semble improbable. Mais en même temps, je ne m’attendais à rien à l’ADISQ et j’ai gagné trois Félix !

La musicienne, déjà fort occupée, le sera donc encore plus pendant les prochains mois, puisqu’elle vient aussi d’annoncer des supplémentaires à sa tournée québécoise. « J’en profite, mais ça va vite. Je suis fatiguée. Mais j’ai choisi cette carrière et je fais exactement ce que je voulais. »

Autres sélections québécoises

Parmi les Montréalais, notons la présence de Patrick Watson comme compositeur de l’année. Le nouveau disque du chanteur, Wave, figure également dans la catégorie Album adulte alternatif, avec A Blemish in the Great Light de Half Moon Run et le disque posthume de Leonard Cohen, Thanks for the Dance.

Trois artistes montréalais se retrouvent aussi dans la catégorie Clip de l’année : Caraz pour Bun Dem de Sarahmée, Jonathan Robert pour Topographe de Corridor et Le GED pour Back Off de Laurence Nerbonne.

Le jazz montréalais fait aussi bonne figure : Dominique Fils-Aimé et Elizabeth Shepherd sont finalistes dans la catégorie Album de jazz vocal, alors que Jacques Kuba Séguin se retrouve du côté de l’Album jazz de l’année. En classique, on retrouve dans les différentes catégories l’Orchestre métropolitain, l’OSM (deux fois), le quatuor Molinari, Marina Thibeault et Marie-Ève Scarfone, ainsi qu’Ana Sokolovic.

Dans la catégorie Album francophone de l’année, cinq artistes se disputeront les honneurs : Fred Pellerin, Jean Leloup, Koriass, Les Louanges et Loud.

Le gala des Juno aura lieu le 15 mars à Saskatoon, et sera diffusé à la télévision de la CBC.

 

Que d’émotions au concert d’Alexandra Stréliski au Palace !

Camille Lacasse, La Voix de l'Est, 27 janvier 2020

LA VOIX DES LECTEURS / Vendredi, nous étions 900 personnes au Palace à encourager une merveilleuse artiste québécoise. Cette pianiste a conquis son auditoire en nous emmenant dans son univers musical.

Ce fut extraordinaire ! Elle nous a aussi adressé la parole avec quelques brins d’humour. Elle est sensible, vit et partage ses émotions à travers sa musique. Sa personnalité est attachante et sa musique très accessible.

Moi-même étant professeure de piano, j’ai depuis un an et demi essayé de faire découvrir les œuvres de cette artiste. J’ai même encouragé une quinzaine d’élèves à venir assister à ce spectacle. Dans le cadre d’un cours d’option plus piano que j’offre à Haute-Ville de Granby, j’ai fait faire une recherche sur cette pianiste à mes élèves et aussi montré une ou deux partitions à chacun... Vendredi, quatre d’entre eux sont venus avec moi assister au spectacle, espérant pouvoir remettre en main propre leur recherche à leur idole !

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Surprise ! Lors du rappel, la pianiste a demandé à son auditoire si quelqu’un savait jouer du piano et avait le goût de braver la scène... Tout de suite, j’ai regardé mon élève Louis-Philippe Gibson en lui disant, c’est ta chance... et on a crié son nom ! Il a interprété Interlude, une des œuvres de l’album Inscape d’Alexandra. La pianiste tapait du pied et tripait jusqu’à venir rajouter des notes dans les graves et les aigus pendant que Louis-Philippe jouait. Tout le monde criait et était heureux ! Cela a été un moment qu’on n’oubliera jamais.

À la fin du concert, nous avons eu la chance de la rencontrer, moi et mes quatre élèves de l’option piano et de lui montrer le fruit de notre recherche. Nous avons aussi fait signer nos volumes de piano et C.D. ainsi qu’un chandail sur lequel une élève a dessiné à la main le logo d’Alexandra Stréliski. Quelle soirée mémorable !

Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette artiste, j’espère vous avoir donné le goût de la découvrir.

Voici une photo souvenir (voir ci-haut). De gauche à droite : Alexandra Stréliski, Louis-Philippe Gibson, Alyana Labrie, Julien Langlois, Myriam Massé et moi-même, Camille Lacasse.

Depuis plusieurs années, je trouve triste de voir que les spectacles de musique classique n’ont pas toujours un gros auditoire, mais là, je peux être très fière de constater que cette compositrice de musique néo-classique fait salle comble presque partout où elle passe ! C’est encourageant pour nous les professeurs de musique d’avoir quelqu’un d’inspirant pour nos élèves qui sont la relève de demain.

 

ENTREVUE

Les grands entretiens, ICI Radio Canada, 22 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE ET PERFORMANCE

La semaine des 4 Julie, V, 20 janvier 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

«La semaine des 4 Julie»: les invités de la semaine prochaine

Camille Laurin-Desjardins, Huffpost, 17 janvier 2020

Des bons moments de télé sont à prévoir!

La semaine des 4 Julie commencera sa troisième semaine en force, en recevant lundi l’ex chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et son fils Alexis Brunelle-Duceppe, élu en octobre dernier comme député dans Lac-Saint-Jean. Ces derniers nous avaient offert un magnifique moment de télé, pendant la soirée électorale. La démone recevra également la pianiste Alexandra Stréliski, qui a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année au dernier gala de l’ADISQ, et l’humoriste Julien Lacroix.

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Mardi, le jeune humoriste Mathieu Dufour, ultra populaire sur les réseaux sociaux, viendra faire un tour sur le plateau de Julie Snyder. L’animatrice recevra également l’activiste américain Rob Greenfield et le populaire groupe de hip hop Alaclair ensemble. 

Mercredi, Julie Snyder rencontrera l’animatrice de L’amour est dans le pré, Marie-Ève Janvier, le comédien Pier-Luc Funk, ainsi que Yannick Bergeron, l’enseignant de chimie derrière les expériences du magazine Les Débrouillards.

Et pour clore la semaine, la pétillante animatrice recevra jeudi la comédienne Anne-Élisabeth Bossé, qui vient tout juste d’annoncer la production de son premier one-woman show. Ce sera également une émission sportive, puisque le nouvel état-major des Alouettes de Montréal, soit Danny Maciocia et Mario Cecchini, et l’attaquant du Canadien Jonathan Drouin seront également de la partie, en plus de l’animateur Paul Houde.

 

De nouveaux spectacles pour Alexandra Stréliski

Agence QMI, TVA Nouvelles, 15 janvier 2020

La pianiste Alexandra Stréliski continue de récolter les fruits de son acclamé album «Inscape» qui lui a déjà valu trois Félix au plus récent Gala de l'ADISQ.  

L'auteure-compositrice-interprète a annoncé, mercredi, plusieurs nouvelles dates de concert et ajouté des supplémentaires au Québec, dont une au Grand Théâtre de la Vieille Capitale le 28 novembre. Son calendrier 2020 est maintenant composé de quelque 40 rendez-vous un peu partout dans la province.  

Elle a déjà vu s'envoler les billets de plusieurs de ces rendez-vous, dont celui du 13 février au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal, et du Grand Théâtre de Québec le 25 mars.  

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Pour connaître toutes les dates prévues à son horaire: alexandrastreliski.com.  

Au cours de la dernière année, Alexandra Stréliski a été maintes fois encensée grâce à la parution de son deuxième disque qui a succédé à «Pianoscope» sorti en 2018.  

Il a également été possible d'entendre sa musique en écoutant la série de HBO «Sharp Objects» réalisée par Jean-Marc Vallée. 

 

Alexandra Stréliski se démarque

Émilie Côté, La Presse, 10 janvier 2020

À part Céline Dion, la pianiste Alexandra Stréliski est l’artiste québécoise qui s’est le plus distinguée en 2019, puisqu’elle a vendu 33 000 exemplaires de son album Inscape en 2019 (mais plus de 70 000 au total).

Au lendemain du Gala de l’ADISQ, l’écoute de sa musique a augmenté de 400 %, souligne la firme Nielsen dans son rapport annuel.

 

La consommation de musique en ligne au sommet en 2019

Émilie Côté, La Presse, 9 janvier 2020

Il ne s’est jamais autant consommé de musique en ligne au Canada, peut-on conclure du rapport annuel de la firme Nielsen Music/MRC Data dévoilé jeudi.

Les Canadiens ont écouté l’équivalent de 75,4 millions d’albums en 2019, une augmentation de 15 % par rapport à 2018.

Shawn Mendes et Céline Dion sont parmi les artistes les plus populaires. Or, la chanson la plus écoutée au Canada en 2019 est le tube country-rap Old Town Road de Lil Nas.

Dans son rapport, Nielsen souligne également que c’est l’année d’Alexandra Stréliski, puisque la pianiste montréalaise a vendu 33 000 exemplaires de son album Inscape en 2019 (mais plus de 70 000 au total). Au lendemain du Gala de l’ADISQ, l’écoute de sa musique a augmenté de 400 %.

Aux États-Unis et au Canada, l’album le plus populaire de 2019 est Hollywood’s Bleeding de Post Malone.

Plus de détails dans La Presse de vendredi.

 

De grands noms s’amènent au Patriote

Maxime Coursol, L'information du Nord, 6 janvier 2020

Le Théâtre Le Patriote annonce l’ajout de quatre nouveaux spectacles à sa programmation, dont l’artiste de hip-hop Loud, sacré interprète masculin de l’année au dernier Gala de l’ADISQ. C’est lui qui aura la chance de clore la saison 2020 de la nouvelle salle de spectacle. 

L’artiste foulera les planches de la scène mythique le samedi 19 décembre 2020 à 22h. Il viendra présenter un tout nouveau spectacle à grand déploiement, où mise en scène, effets vidéo et lumières seront au rendez-vous. Rappelons que Loud vient tout juste de revenir d’Europe où il a remporté un grand succès avec sa tournée baptisée « Une année record ».

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Une autre grosse pointure attendue au Patriote fraîchement rénové est Michel Rivard. Le chansonnier qui compte plus de 40 ans de carrière viendra le mercredi 25 novembre 2020 faire vibrer le théâtre avec le spectacle « L’Origine de mes espèces », où alternent chansons originales et monologues. Accompagné d’un seul musicien, il y raconte notamment le récit touchant de son enfance et aborde un sujet difficile: le fait que ses parents l’aient eu « par accident ». Le spectacle débutera à 20h.

Musique autochtone et néo-classique

Les deux autres spectacles annoncés concernent deux artistes musicaux qui ont connu une année 2019 faste. Le premier est celui de Matiu, un jeune auteur-compositeur-interprète autochtone. L’artiste originaire de Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, a remporté le prix du spectacle de l’année au Gala de musique autochtone Teweikan 2019. Il viendra présenter à Sainte-Agathe son premier album Petikat, le jeudi 3 décembre 2020 à 20h. Ayant à cœur de conscientiser le monde, il viendra raconter au public ce qu’il voit dehors, où se situe ce qu’il aime appeler l’indien 2.0

Enfin, le dimanche 13 décembre 2020 à 20h, la pianiste néo-classique Alexandra Stréliski sera de passage pour présenter au public le concert « Inscape », qui se veut à la fois intime et grandiose. La compositrice, qui a été portée aux nues pour son deuxième album de piano solo paru en 2018, invitera les spectateurs à voyager à travers ses souvenirs et ses émotions très personnelles. Le spectacle est construit comme une œuvre cinématographique mouvante dont le fil conducteur rappelle les différentes étapes d’un bouleversement de vie.

 

Un théâtre d’émotions sur la scène culturelle en 2019

Jean Philippe Angers, Le Devoir, 27 décembre 2019

Quelle artiste a dit : « Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur » ? Quel autre a lancé : « On se fait voler depuis beaucoup trop d’années par des multinationales » ? Quelle chanteuse a mis fin à une aventure de 16 ans sur scène ? Voici le regard de La Presse canadienne sur l’année culturelle québécoise, qui fait la part belle aux voix féminines.​

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La révélation Stréliski

La musique néoclassique connaît un fort engouement au Québec depuis quelques années, comme en font foi notamment les succès d’Alexandra Stréliski et de Jean-Michel Blais. Fin octobre au gala de l’ADISQ, la notoriété d’Alexandra Stréliski au Québec s’est certainement agrandie, elle dont la pièce Prélude s’était retrouvée dans le film Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, ainsi qu’à la cérémonie des Oscar en 2014.

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La pianiste montréalaise a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année. En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année instrumental, pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala, présenté quelques jours plus tôt. Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté qu’il ne faut pas « sous-estimer la force de la douceur ».

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Retour sur la dernière année du showbiz québécois en 9 points

Jean Philippe Angers, Huffington Post, 26 décembre 2019

Quelle artiste a dit : « Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur » ? Quel autre a lancé : « On se fait voler depuis beaucoup trop d’années par des multinationales » ? Quelle chanteuse a mis fin à une aventure de 16 ans sur scène ? Voici le regard de La Presse canadienne sur l’année culturelle québécoise, qui fait la part belle aux voix féminines.​

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La révélation Stréliski

La musique néoclassique connaît un fort engouement au Québec depuis quelques années, comme en font foi notamment les succès d’Alexandra Stréliski et de Jean-Michel Blais. Fin octobre au gala de l’ADISQ, la notoriété d’Alexandra Stréliski au Québec s’est certainement agrandie, elle dont la pièce Prélude s’était retrouvée dans le film Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, ainsi qu’à la cérémonie des Oscar en 2014.

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La pianiste montréalaise a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année. En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année instrumental, pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala, présenté quelques jours plus tôt. Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté qu’il ne faut pas « sous-estimer la force de la douceur ».

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L’ANNÉE DE RÊVE D’ALEXANDRA STRÉLISKI

Josée Lapointe, La Presse +, 21 décembre 2019

La pianiste et compositrice néoclassique Alexandra Stréliski a connu une année de rêve dans la foulée de la sortie de son album Inscape, lancé à l’automne 2018. Elle nous en a raconté un petit bout.

SON MOMENT DE 2019

« Mon année est remplie de moments forts et de surprises. Mais si j’avais à choisir un moment, ce serait celui où j’ai gagné le Félix de la Révélation de l’année à l’ADISQ.

« Je n’attendais pas ce prix du tout. Et fait, je ne m’attendais à gagner aucun prix ce soir-là. J’étais certaine que ce serait Les Louanges qui allait gagner, alors quand ils ont dit mon nom, j’ai tout de suite pensé à lui. Je me suis dit “oh non, il va être déçu !” Pour vrai ! Alors oui, j’étais surprise, mais quand j’ai vu les gens autour qui avaient l’air contents pour moi, quand j’ai senti leur chaleur, j’ai su que c’était beau. 

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« Par contre, je ne m’en souviens pas de tout. Ça va à une vitesse hallucinante. Surtout que je faisais une perfo tout de suite après avoir reçu le prix. J’ai à peine eu le temps de réaliser ce qui venait de m’arriver que j’étais au piano. Puis, je suis retournée m’asseoir dans la salle, j’ai eu un deuxième prix [auteure ou compositrice de l’année], je suis remontée sur la scène, je suis allée dans la salle de presse, j’ai fait des entrevues, tout le monde voulait me parler. J’ai réussi à appeler ma mère seulement 24 heures après, imagine ! En fait, je ne me suis pas vraiment couchée, peut-être vers 6 h, et ensuite, j’ai donné des entrevues toute la journée.

« Advenant la possibilité que je gagne, j’avais réfléchi à quelque chose que j’aurais voulu dire. Je me suis souvenue d’une femme que je respecte beaucoup, une amie, une artiste, qui m’a déjà dit : “Tant qu’à avoir la parole, aussi bien dire quelque chose.” Moi, je voulais parler de santé mentale et de douceur. Alors quand j’ai dit qu’il ne fallait pas sous-estimer la force de la douceur, c’est vraiment ce qui est sorti spontanément. Ça va vite, un speech, mais je suis contente d’avoir réussi à dire des choses.

« Je n’ai pas tant profité du moment par contre, car après cet ouragan, je suis partie en Europe. Je suis revenue un mois après, et j’ai dit “ah c’est vrai !” en voyant mes Félix dans le salon ! Je viens juste de m’arrêter un peu pour des vacances, et je prends vraiment conscience de ce qui est arrivé. Pour moi, c’est un aboutissement, un symbole. Que tu gagnes ou pas, ce n’est pas grave, mais quand tu gagnes, c’est un symbole pour le travail derrière, les gens qui t’entourent. C’est un beau symbole doré. »

CE QUI L’ATTEND EN 2020

Sorti il y a à peine plus d’un an, Inscape est loin d’avoir terminé sa vie, rappelle Alexandra Stréliski. La pianiste fera donc encore beaucoup de tournée en 2020, autant au Québec qu’en Europe. « J’aimerais aussi faire des collaborations avec des artistes, comme avec Elisapie à l’ADISQ, ou avec Tire le Coyote plus tôt cette année. J’ai le goût de ça. Et peut-être un film aussi, même si je ne suis pas sûre que j’aurais le temps… Je ne sais pas ce qui s’en vient. Le reste, ça va être go with the flow. »

 

Overturn, d’Alexandra Stréliski

La Fabrique culturelle, 20 décembre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

La douce année d’Alexandra Stréliski

Benoit Valois-Nadeau, Journal Métro, 20 décembre 2019

Quarante mille albums vendus, trois Félix et une tournée qui fait salle comble partout où elle passe: l’année 2019 de la pianiste Alexandra Stréliski est faite de jalons importants, qui témoignent de la place qu’elle a su se tailler dans le cœur du public. Retour sur l’année pleine d’émotions de celle qui fait la promotion de la douceur sous toutes ses formes.

27 octobre 2019. Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Gala de l’ADISQ. Encore sonnée après avoir remporté son deuxième Félix de la soirée, Alexandra Stréliski se ressaisit et livre un discours inspiré. «Je suis partie de loin pour me rendre là. Je suis partie d’une période très sombre. Je veux dire aux gens qui vivent des moments difficiles que le brouillard peut se dissiper, et de ne pas hésiter à demander de l’aide, de garder espoir. Parce qu’on peut avoir de belles surprises sur ce qui nous attend après.»

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Ces quelques mots résument à merveille le récent parcours de la pianiste. Un brouillard, ou plutôt une crise existentielle, faite de doutes et de douleurs. Un espoir, celui de vivre de sa musique. Et plusieurs très belles surprises qui ont convergé lors des 12 derniers mois: un disque d’or pour Inscape, l’album né de sa traversée du désert, quelques trophées (Album instrumental de l’année, Révélation de l’année et Auteure-compositrice de l’année) et des spectacles partout sur la planète, de Reykjavik à Brossard.

Comme quoi, comme elle l’a si bien dit, toujours à l’ADISQ, «il ne faut jamais sous-estimer la force de la douceur». Métro est revenu sur cet annus mirabilis avec la pianiste de 34 ans.

Quel regard jetez-vous sur 2019?

2019, c’est un peu l’aboutissement d’un cheminement qui m’a amenée à me consacrer à ma musique à temps plein. C’est une grosse année symbolique, imposante, explosive. C’est allé très vite comme ascension. J’ai l’impression d’avoir été adoptée par l’industrie musicale et le public québécois, je ne sais pas ce qui est arrivé! J’ai vraiment lutté longtemps avant de faire de la musique à temps plein. Parce que ça me faisait peur, en fait. 2019, ç’a été une année tellement belle, qui me dit que j’ai fait les bons choix dans la vie.

Le plus étonnant, c’est que vous n’aviez pratiquement pas fait de concerts avant cette année…

J’ai commencé à faire des shows avec mon projet solo il y a un an et demi seulement. C’est vraiment peu. Je commence seulement à faire trois shows par semaine au Québec. Avant, j’étais un bébé. J’avais joué au FME, à Paris et après: boom! j’étais au Théâtre Outremont devant 900 personnes, puis au Théâtre Maisonneuve. J’ai été rapidement dans de grandes salles, ç’a demandé une adaptation rapide.

Ç’a été un apprentissage pour vous?

C’est sûr. Mais en même temps, j’ai été surprise de voir que ça marchait. Je me trouve plus à l’aise sur une scène que je le pensais. En fait, j’avais tellement peur de monter sur une scène… Maintenant, j’ai vraiment beaucoup de fun en concert. Ç’a été une surprise pour moi. Au début, c’est un peu comme si tout le monde me disait: «Ben oui, on le sait tous que t’es capable de sauter en parachute!» Moi je leur répondais: «Êtes-vous malade?» Finalement, on m’a poussée en bas de l’avion et j’ai découvert que j’étais capable.

Vous êtes devenue en 2019 une personnalité publique. On vous voit dans les médias et on vous reconnaît dans la rue. Comment vivez-vous avec ça?

Ça demande une adaptation également. Au début, je trouvais ça difficile, j’avais l’impression qu’on m’avait volé ma liberté. Mais maintenant, ça va. C’est comme habiter dans un village où la madame de l’épicerie te reconnait et te demande comment ça