Dossier de presse d'Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski, de l'ombre à la lumière

Victor-Léon Cardinal, TVA Nouvelles, 1 novembre 2019

Figure emblématique de la musique néoclassique au Québec, la pianiste Alexandra Stréliski a le don de toucher le coeur des gens par le biais de ses compositions. Un an après la sortie de son deuxième album, «Inscape», certifié disque d'or, l'artiste se confie sur sa vie et son parcours.

Jointe au téléphone à Amsterdam, où elle était de passage dans le cadre de sa tournée européenne, Alexandra Stréliski se dit choyée de pouvoir maintenant vivre de sa musique. Après avoir vécu une période sombre il y a trois ans, l’artiste prend aujourd’hui la vie du bon côté et se réalise pleinement à travers son métier.

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«Peu avant la sortie d’¨Inscape¨, j’ai vécu une période de ma vie où j’avais perdu tous mes repères. Je me suis séparée, j’ai vécu un ¨burnout¨ ainsi qu’un déménagement. Heureusement, le temps m’a aidée à m’en sortir. J’ai suivi plusieurs thérapies, dont des traitements d’acupuncture et d’ostéopathie. J’ai aussi pris du temps pour moi. Je constate à présent que ma nouvelle vie a sur moi un effet thérapeutique. Grâce à mon métier, j’ai récemment pu surmonter mes peurs de faire de la scène et de prendre l’avion. Je n’ai plus peur non plus de me montrer vulnérable. En surpassant ainsi nos limites, on devient à la fois plus forts et plus heureux.»

Le piano dans la peau

Depuis sa tendre enfance, Alexandra Stréliski a l’habitude d’exprimer ses émotions au piano.

«C’est à six ans que j’ai manifesté mon désir d’apprendre à jouer d’un instrument. Le compositeur François Dompierre, qui est un ami de mon père, lui avait conseillé à l’époque de me mettre au piano. C’est ainsi que la musique est entrée dans ma vie. Toute petite, j’improvisais déjà. Au fil des ans, mon piano est devenu mon meilleur ami. J’exprime d’ailleurs mieux mes émotions en musique qu’avec des mots.»

Un coup de pouce de Marc-André Grondin

À la suite d’études en musique classique et quelques premiers contrats en publicité, la jeune femme lance en 2010, dans l’anonymat du grand public, son premier album, «Pianoscope».

«De fil en aiguille, les pièces de cet album se sont rendues aux oreilles du comédien Marc-André Grondin. C’est lui qui a ensuite fait connaître ma musique au réalisateur Jean-Marc Vallée. Ce dernier a immédiatement eu un coup de coeur pour ce que je fais et il m’a contactée. C’est ainsi que ma pièce ¨Prélude¨ s’est retrouvée, en 2013, sur la trame sonore de son film ¨Dallas Buyers Club¨. Depuis ce temps, j’ai travaillé avec Jean-Marc sur son film ¨Demolition¨, en 2016, ainsi que sur la série télé ¨Big Little Lies¨, sortie en 2017. À travers ces collaborations, nous sommes devenus amis. Je vais même parfois souper chez lui.»

Du talent dans la famille

Menant une carrière dans l’oeil du public, Alexandra Stréliski se dit chanceuse de pouvoir partager sa réalité avec sa soeur, l’humoriste et auteure Léa Stréliski, qui vient de publier un livre intitulé «La vie n’est pas une course».

«On s’entend très bien, ma soeur et moi. On a un peu le même parcours, mais on a pris des chemins différents. Elle fait de l’humour, et moi, de la musique. Nous avons aussi un grand frère qui évolue dans le milieu du marketing numérique. Nous avons de la famille en France, car notre père est Français, d’origine polonaise et hollandaise. J’ai d’ailleurs passé tout mon primaire en France.»

Poursuivant actuellement la tournée de son album «Inscape» ici et en Europe, Alexandra Stéliski compte bien se tenir occupée dans les prochaines années.

«J’aimerais beaucoup composer à nouveau de la musique de film. De plus, j’aimerais un jour donner des spectacles avec d’autres musiciens qui m’accompagneraient sur scène. D’ici là, j’envisage de prendre une pause l’été prochain, dans un chalet, afin de composer de la nouvelle musique.»

 

ENTREVUE

Infoman, ICI Radio Canada, 31 octobre 2019

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Après avoir conquis les Oscars, elle se produit à Nyon

Sophie Erbrich, La côte, 30 octobre 2019

La pianiste néoclassique Alexandra Stréliski sort son nouvel album «Inscape». Des paysages intérieurs intimes et minimalistes à découvrir au temple de Nyon.

L’Usine à Gaz accueille au temple de Nyon, vendredi, la pianiste franco-québécoise Alexandra Stréliski. Une artiste qui fait partie des rares femmes à évoluer dans le style néoclassique. A la suite de son premier disque «Pianoscope», la compositrice-interprète a été révélée au public via le film «Dallas Buyers Club» et la bande-annonce de la série «Big little Lies». À la cérémonie des Oscars 2014, son expression musicale a conquis le public par sa profondeur et le minimalisme de son jeu.

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Vendredi, Alexandra Stréliski présentera son nouvel album «Inscape», du label Secret City Records, qui atteint en ce moment au Québec le sommet des ventes. La musique d’«Inscape», mot-valise pour dire à la fois «landscape» et «interior» est donc à comprendre comme la traversée de paysages intérieurs. «Un piano seul, c’est très vulnérable», révèle Alexandra Stréliski. Une vulnérabilité à fleur de touches donc, pour une soirée intime, visuelle et poétique en perspective.

 

ENTREVUE

Pénélope, ICI Radio Canada, 30 octobre 2019

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ENTREVUE

Paul Arcand, Puisqu'il faut se lever, 98.5 fm, 29 octobre 2019

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Des artistes s’élèvent contre les géants du web

Radio Canada, 29 octobre 2019

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Au lendemain de la sortie de Pierre Lapointe, plusieurs artistes se sont positionnés en faveur d’une nouvelle réglementation. En entrevue à l’émission 24/60 sur ICI RDI, la compositrice Alexandra Stréliski et le même Michel Rivard ont défendu l’idée d’imposer les multinationales.

L'auteur-compositeur-interprète a reconnu que les plateformes numériques sont « d’une utilité extraordinaire ». Je sais que les créateurs ne sont pas payés comme ils le devraient. C’est ça le problème à régler. On a besoin de l’aide des gouvernements. Ceux qui doivent mettre leur culotte pour affronter les multinationales sur les impôts. Je suis totalement d’accord, a-t-il dit.

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Il est normal que « le consommateur paie pour de la musique d’une manière ou d’une autre », a ajouté Michel Rivard, qui estime par ailleurs que Pierre Lapointe est un « très bon ambassadeur pour la cause ».

De son côté, Alexandra Stréliski affirme que sans les plateformes numériques, elle n’existerait pas. Cependant, elle ajoute : Nous ne sommes pas les seuls à avoir ce problème-là. C’est un problème international et c’est sûr que le gouvernement doit protéger les gens, les commerçants, les artisans. C’est leur job.

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ENTREVUE

Patrick Lagacé, Le Québec maintenant, 98.5 fm, 28 octobre 2019

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ENTREVUE

Anne-Marie Dussault, RDI, 28 octobre 2019

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Gala de l’ADISQ 2019 : les coups de cœur musicaux des lauréats

Luc Weil-Brenner, iHeart Radio, 28 octobre 2019

Patrick Langlois a eu la chance de rencontrer les lauréats du 41e Gala de l’ADISQ, hier soir, afin de leur demander quels étaient leurs coups de cœur musicaux de la dernière année.

Récipiendaire des Félix Interprète féminine de l’année et Album de l’année - Pop, Cœur de Pirate a avoué écouter en boucle le nouvel album de Patrick Watson. Son coup de cœur de l’année? Sarahmée qui nous a offert une performance de feu, hier soir, lors du Gala.

Élu Interprète masculin de l’année, Loud craque de son côté pour Les Louanges (Album de l’année - Alternatif et Album de l’année - Choix de la critique) et en particulier pour la chanson Tercel.

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Les favoris de Louis-José Houde, qui s’est illustré pour une 14e fois à l’animation du Gala de l’ADISQ? Les Louanges, Alexandra Stréliski, Ingrid St-Pierre, Salomé Leclerc, Ariane Moffatt et Guillaume Beauregard.

Pour Fred Pellerin, gagnant de l’Album de l’année - Folk, Alexandra Stréliski est aussi devenue une incontournable, lui qui nous a révélé avoir le privilège de recevoir ses nouvelles pièces musicales en primeur!

Lauréat du Spectacle de l'année - Auteur, Compositeur, Interprète, Michel Rivard a beaucoup écouté Elisapie et Philémon Cimon, pour ne nommer que ceux-là.

Alexandra Stréliski (Révélation de l’année, Auteur ou compositeur de l'année et Album de l’année - Instrumental) craque quant à elle pour le nouvel album de Jean Leloup, un artiste unique qu’elle a beaucoup écouté lorsqu’elle était plus jeune.

Roxane Bruneau, qui a mérité le Félix de la Chanson de l’année avec Des p’tits bouts de toi, a un coup de cœur pour les 2Frères. L'auteure-compositrice-interprète affirme d’ailleurs écouter beaucoup la radio qui, selon elle, est au cœur de son succès.

Finalement, les membres de Bleu Jeans Bleu (Groupe ou duo de l’année) et d’Alaclair Ensemble (Album de l’année - Rap) optent sans hésiter pour Les Louanges!

Pour découvrir la liste complète des gagnants du 41e Gala de l’ADISQ et du Premier Gala de l’ADISQ, rendez-vous ici.

 

ENTREVUE

Rebecca Makonnen, On dira ce qu'on voudra, 28 octobre 2019

ADISQ : Alexandra Stréliski en appelle à la douceur et au calme

« Je suis sur un nuage. Je ne réalise pas encore ce qu'il m'arrive. » Alexandra Stréliski, qui a remporté deux Félix lors du Gala de l'ADISQ dimanche soir, flotte toujours quelques mètres au-dessus du sol. La talentueuse pianiste est ravie que le Québec s'intéresse davantage à la musique instrumentale, car pour elle, « de la musique, c'est de la musique » et le défi, « c'est d'exprimer une voix qui résonne chez les gens ».

C’est rendu un besoin, d’avoir de la douceur et du calme. - Alexandra Stréliski

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Gala de l'ADISQ 2019 : les gagnants sont...

Tabarnak!, 28 octobre 2019

Le Gala de l’ADISQ 2019 se déroulait hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, à Montréal. Découvrez les lauréats de cette 41e cérémonie. 

Après avoir remporté le Félix de l'Album instrumental de l'année pour INSCAPE dimanche dernier lors du Premier Gala, la pianiste néo-classique Alexandra Stréliski a raflé deux nouvelles statuettes : Révélation de l’année et Auteure ou compositrice de l’année.

Cœur de Pirate est elle aussi repartie avec deux Félix : Album pop de l’année pour son plus récent album En cas de tempête, ce jardin sera fermé et Interprète féminine de l’année.

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Loud a été élu Interprète masculin de l’année, une première pour un rappeur, et c’est le quatuor Bleu Jeans Bleu (nommé pour la première fois au Gala de l’ADISQ) qui a été sacré Groupe de l’année.

Doublement primé lors du Premier Gala de l’ADISQ dimanche dernier en raflant le prix de l’Album alternatif de l’année et de l’Album - Choix de la critique, Vincent Roberge alias Les Louanges est reparti bredouille hier soir tout comme Hubert Lenoir, couronné Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec au Premier Gala.

Découvrez tous les lauréats du Gala de l’ADISQ 2019 :

Révélation de l’année : Alexandra Stréliski

Interprète féminine de l’année : Cœur de Pirate

Interprète masculin de l’année : Loud

Groupe ou duo de l’année : Bleu Jeans Bleu

Artiste autochtone de l’année : Florent Vollant

Auteur(e) ou Compositeur(rice) de l’année : Alexandra Stréliski pour INSCAPE

Album de l’année - Adulte contemporain : À Jamais de Ginette Reno

Album de l’année - Folk : Après de Fred Pellerin

Album de l’année - Pop : En cas de tempête, ce jardin sera fermé de Cœur de Pirate

Album de l’année - Rap : Le sens des paroles d’Alaclair Ensemble

Spectacle de l’année - Auteur-compositeur-interprète : L’origine de mes espèces de Michel Rivard

Chanson de l’année : Des p’tits bouts de toi de Roxane Bruneau

 

41e Gala de l’ADISQ: grande soirée pour Coeur de Pirate et Alexandra Stréliski

Cédric Bélanger, 7 jours, 28 octobre 2019

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Et de trois pour Stréliski  

Les autres grandes gagnantes de la soirée ont été Coeur de pirate, sacrée interprète féminine de l’année et récipiendaire du Félix de l’album pop, et Alexandra Stréliski. En plus d’être nommée à juste titre révélation de la dernière année, la pianiste, qui a fait tout un tabac avec son album INSCAPE, a réalisé un exploit en devant la première artiste instrumentale à remporter le convoité Félix de l’auteure ou compositrice de l’année.    

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«Je suis partie de loin pour me rendre là, d’une période très sombre. Je veux dire aux gens qui vivent des périodes difficiles que le brouillard peut se dissiper, de ne pas hésiter à demander de l’aide et garder espoir parce qu’on peut avoir de belles surprises», a dit celle qui termine sa semaine de l’ADISQ avec trois Félix.  

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Gala de l’ADISQ : Cœur de pirate et Alexandra Stréliski au sommet

Josée Lapointe, La Presse, 28 octobre 2019

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Une entrée fracassante

La pianiste et compositrice néo-classique Alexandra Stréliski, dont c’étaient les premières sélections à l’ADISQ, a remporté deux statuettes pour son premier album Inscape. D’abord celui de la révélation de l’année, où elle était en lice avec Les Louanges, Sarahmée, Jérôme 50 et Lou-Adriane Cassidy. « Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur », a-t-elle dit, surprise. Son étonnement a été complet lorsqu’elle a reçu plus tard le prix de l’auteure ou compositrice devant Les Louanges, Ariane Moffatt, Salomé Leclerc et Koriass. « Je le partage avec eux », a-t-elle dit, expliquant comment elle est partie de loin pour arriver à cet album. « Je veux dire à ceux pour qui ça va mal que le brouillard peut se dissiper. » Alexandra Stréliski devient la cinquième femme à remporter le plus prestigieux des trophées de l’ADISQ. C’est aussi la première fois qu’il est remporté pour de la musique instrumentale.

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Sorties - Mode et beauté

Mathilde Recly, Bible urbaine, 28 octobre 2019

Gala de l’ADISQ 2019: revivez le glamour et l’ébullition du tapis rouge!

Prêt.e.s à vous introduire parmi les VIP?

Crédit photo : Emmanuel Gagné

Ce dimanche 27 octobre, les stars se sont déplacées en nombre à la Place des Arts pour fouler le tapis rouge du Gala de l'ADISQ 2019! Entre Coeur de pirate, Koriass, Sarahmée, Patrick Watson, Alexandra Stréliski, Hubert Lenoir, Pierre Lapointe ou encore Charlotte Cardin, le gratin de la musique québécoise a défilé avec beaucoup d'enthousiasme pour célébrer l'évènement annuel incontournable de l'industrie musicale! Allez, on vous invite à faire une petite incursion parmi les artistes. Prêt.e.s à prendre la pose?

 

ADISQ: les plus beaux looks du tapis rouge

Châtelaine, 28 octobre 2019

Les stars de la musique québécoise ont foulé le tapis rouge du gala de l’ADISQ et Châtelaine y était!

L’édition 2019 du gala de l’ADISQ a mis en valeur toute la diversité de la musique québécoise. Les prestations allaient du rap au pop, en passant par l’instrumental et l’alternatif. Des vétérans de la chanson étaient entourés de jeunes de la génération montante. Une place toute spéciale a été faite aux artistes autochtones. Les femmes étaient présentes dans presque toutes les catégories. Un arc-en-ciel bien représentatif de la grande variété du paysage culturel québécois.

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Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski a accompli tout un tour du chapeau. Après être repartie avec le Félix de l’Album instrumental lors du Premier gala de l’ADISQ mercredi, elle a remporté ceux de la Révélation et de l’Auteure ou compositrice de l’année.

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ENTREVUE

Après-Gala de l'ADISQ, ICI Radio Canada, 27 octobre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Tapis rouge du Gala de l'ADISQ, ICI Radio Canada, 27 octobre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

ADISQ: la consécration pour Alexandra Stréliski

Ugo Giguère, La Presse, 27 octobre 2019

(Montréal) Les cinéphiles ont le bonheur d’apprécier ses mélodies depuis quelques années déjà, mais dimanche c’est tout le Québec qui a fait officiellement connaissance avec Alexandra Stréliski. La pianiste a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année au Gala de l’ADISQ.

En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année — instrumental, pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala présenté mercredi dernier.

Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté avec justesse qu’il ne faut pas « sous-estimer la force de la douceur ».

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« Si je suis devant vous, c’est surtout parce que je pense que ça a résonné dans vos cœurs et c’est à ça que je veux rendre hommage. C’est à vos cœurs, vos histoires, vos témoignages », a-t-elle ajouté.

Signe que le rap est devenu « le » genre musical incontournable de l’industrie, c’est à Loud, Fouki, Sarahmée, Souldia et Koriass qu’a été confié le numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ et ils n’ont pas manqué de mettre le feu dans la salle avant l’entrée en scène de l’animateur Louis-José Houde.

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Gala de l’ADISQ : le meilleur de la musique québécoise à l’honneur ce soir

Radio Canada, 27 octobre 2019

L’humoriste Louis-José Houde doit animer dimanche son quatorzième Gala de l’ADISQ consécutif, une soirée où le travail des artistes, artisans et artisanes de la musique québécoise sera récompensé.

Le maître de cérémonie a tenu à souligner la grande présence féminine dans les finalistes faisant partie de la sélection de l’ADISQ cette année. « C’est à peu près paritaire sur le plan des nominations », a-t-il expliqué en entrevue cette semaine à Radio-Canada.

Avant Le Premier Gala de l’ADISQ, qui a décerné mercredi des prix pour les meilleurs albums dans plusieurs genres n'étant pas représentés au gala principal, Alexandra Stréliski et Vincent Robert, alias Les Louanges, partaient favoris avec six nominations de chaque côté.

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Le jeune multi-instrumentiste originaire de Lévis est reparti de cette soirée avec deux Félix, soit celui de l’album de l’année (choix de la critique) et celui de l’album alternatif de l’année. Dimanche soir, il sera dans la course pour trois trophées : Chanson de l’année, Révélation de l’année et Auteur-compositeur ou auteure-compositrice de l’année.

La pianiste Alexandra Stréliski est également en nomination dans ces deux dernières catégories. Son album Inscape a déjà été désigné meilleur album instrumental de l’année mercredi soir.

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VIDÉO

La Presse, 27 octobre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Gala de l'ADISQ 2019: la consécration pour Alexandra Stréliski, Coeur de Pirate et Loud

Jean-François Vandeuren, Huffington Post, 27 octobre 2019

Ils ont respectivement mis la main sur les Félix de la révélation et des interprètes féminin et masculin de l'année...

Les cinéphiles ont le bonheur d’apprécier ses mélodies depuis quelques années déjà, mais dimanche c’est tout le Québec qui a fait officiellement connaissance avec Alexandra Stréliski. La pianiste a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année au Gala de l’ADISQ.

En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année (instrumental), pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala présenté mercredi dernier.

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Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté avec justesse qu’il ne faut pas «sous-estimer la force de la douceur».

«Si je suis devant vous, c’est surtout parce que je pense que ç’a résonné dans vos coeurs, et c’est à ça que je veux rendre hommage. C’est à vos coeurs, vos histoires, vos témoignages», a-t-elle ajouté.

Signe que le rap est devenu LE genre musical incontournable de l’industrie, c’est à Loud, Fouki, Sarahmée, Souldia et Koriass qu’a été confié le numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ et ils n’ont pas manqué de mettre le feu dans la salle avant l’entrée en scène de l’animateur Louis-José Houde.

L’humoriste, qui en était à sa 14e célébration annuelle du meilleur de la chanson et de la musique d’ici, a livré un monologue efficace comme il sait le faire en rappelant notamment aux artistes que les rares inconvénients du vedettariat québécois ne sont pas chers payés pour vivre de son art.

Le premier Félix de la soirée a été remis à Ginette Reno, pour son album À Jamais, sacré meilleur disque de l’année dans la catégorie Adulte contemporain.

La grande dame de la chanson a dit se sentir «comme une petite fille» en récupérant sa statuette.

Puis, le groupe Alaclair Ensemble a mis la main sur le prix de l’album rap de l’année. Une catégorie des plus relevées avec la présence de Loud, Fouki, Sarahmée et Souldia.

Coeur de Pirate a quitté la Place des Arts avec deux statuettes, dont celle de l’interprète féminine de l’année, alors que le pendant masculin du prix a été remis à Loud

Coup de gueule contre le «streaming»

Un gala de l’ADISQ ne serait pas complet sans au moins un coup de gueule politique. Cette année, c’est Pierre Lapointe qui a profité de sa tribune pour s’en prendre aux plateformes d’écoute en continu.

«On se fait voler depuis beaucoup trop d’années par des multinationales qui viennent faire de l’argent ici au Canada et qui sont comme par magie exemptes d’impôt», a lancé le chanteur dans une sortie virulente en faveur de meilleures redevances.

L’artiste a souligné que pour un million d’écoutes de sa chanson originale Je déteste ma vie sur Spotify, il n’aurait touché qu’un maigre 500 dollars.

Il a invité toutes les personnalités de l’industrie à se joindre à lui pour dénoncer le faible effort des géants du web dans le soutien aux créateurs.

Reconnaissance autochtone

Le vétéran de la chanson Florent Vollant a mérité le tout premier Félix de l’artiste autochtone de l’année.

«Soyez sans crainte, nous venons en amis, a-t-il dit pour dérider la foule avant de remercier l’ADISQ d’avoir créé cette catégorie qui allait de soi. Pas parce qu’on est Autochtones, mais parce qu’on est bons», a-t-il noté.

En coulisse, l’auteur-compositeur-interprète innu a reconnu que ce prix arrive à point pour les artistes autochtones.

«Pour que cette catégorie-là existe, ça prend du soutien. Maintenant, il faut instaurer l’aide qui vient avec», a réclamé Florent Vollant qui est touché par l’appui qu’il reçoit de la relève après plus de 40 ans de métier.

 

41e Gala de l’ADISQ: le rap québécois consacré

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, 27 octobre 2019

Le rap québécois a enfin la reconnaissance qu’il a longtemps désirée à l’ADISQ. Dix-sept ans après le coup d’éclat du collectif 83, Loud est devenu le premier rappeur de l’histoire à remporter le prestigieux Félix d’interprète masculin de l’année, dimanche soir, lors du 41e Gala de l’ADISQ.   

C’est la consécration pour l’artiste de 31 ans, qui couronne une autre année remplie de succès au cours de laquelle il a donné deux concerts au Centre Bell.   

«En principe, c’est un prix individuel, mais je tiens à le partager avec mes fidèles collaborateurs», a déclaré Loud, qui a été rejoint sur la scène par Ajust et Ruffsound.   

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Le rap québécois n’a jamais obtenu autant de visibilité lors du party annuel de la musique d’ici. Qui ont été les premiers à chanter? Cinq rappeurs : Loud, Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass. Remis en ondes pour la troisième année de suite, le Félix de l’album hip-hop de l’année a été décerné à Alaclair Ensemble. 

Tout un contraste avec le gala 2002, lorsqu’un groupe de rappeurs de Lévis s’était frayé un chemin jusqu’à la scène pour dénoncer l’absence du hip-hop au gala.   

Lapointe s’emporte  

Dimanche, c’est Pierre Lapointe qui a dénoncé. Dans une envolée enflammée qui rappelait celle de Luc Plamondon en 1983, il a imploré les gouvernements à taxer les géants du web. «Il en va de notre survie», a-t-il pesté.   

«Exigeons de nos gouvernements que la chanson et ses artisans soient enfin soutenus décemment», a renchéri Richard Séguin.   

À l’animation, Louis-José Houde a été à la hauteur du standard qu’il a lui-même établi depuis quatorze ans. Dès le départ, il est revenu sur les controverses du gala 2018 causées par Mario Pelchat et Hubert Lenoir.   

«Je ne peux pas croire que je commence le show en demandant de ne pas se rentrer le Félix quelque part», a lancé, en référence au Félix dans la gorge de Lenoir, l’humoriste qui a aussi souligné la mort de Musique Plus et ri de ce que FouKi exige dans sa loge avant chaque concert.   

Et de trois pour Stréliski  

Les autres grandes gagnantes de la soirée ont été Coeur de pirate, sacrée interprète féminine de l’année et récipiendaire du Félix de l’album pop, et Alexandra Stréliski. En plus d’être nommée à juste titre révélation de la dernière année, la pianiste, qui a fait tout un tabac avec son album INSCAPE, a réalisé un exploit en devant la première artiste instrumentale à remporter le convoité Félix de l’auteure ou compositrice de l’année.   

«Je suis partie de loin pour me rendre là, d’une période très sombre. Je veux dire aux gens qui vivent des périodes difficiles que le brouillard peut se dissiper, de ne pas hésiter à demander de l’aide et garder espoir parce qu’on peut avoir de belles surprises», a dit celle qui termine sa semaine de l’ADISQ avec trois Félix. 

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Les résultats du gala de l’ADISQ 2019

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 27 octobre 2019

Le 41e gala de l’ADISQ avait lieu le 27 octobre. Qui est reparti avec un statuette? Voici les résultats du gala.

Le 41e gala était animé encore cette année par l’humoriste Louis-Josée Houde. C’est Loud qui jeté les premières notes de ce 41e gala avec Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass qui est rentrée avec une tonne d’énergie. une preuve que le hip-hop est maintenant bien ancré dans les mœurs de l’ADISQ. Loud est reparti avec la satuette de de l’interprète de l’année. Est-ce qu’on parlera de son habillement comme on a fait grand cas de celui de Safia Nolin?

Louis-José Houde a ouvert le gala sur une joke de Mario Pelchat et en rappelant que c’est un gala de paillette et de champagne tiède. Que c’est pour avoir du plaisir! Il nous a aussi rappelé la mort de MusiquePlus et le vrai nom de Babu! David-Sébastien Bernier. Cœur de Pirate s’est aussi déguisé en cliché de rap des années 90 pour présenter la catégorie rap qui a été remportée par Alaclair Ensemble pour Le sens des paroles. Cœur de Pirate en a profité pour se sauver avec l’album pop de l’année et interprète féminine de l’année.

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En prestation, Marie-Mai a chanté Trahison sur ma peau dans une mise en scène qui rappelait Lady Gaga, Sia et Madonna dans un seul numéro. Nous avons eu aussi une performance d’Ariane Moffatt et Les Louanges en duo qui ont fait un mashup de plusieurs chansons de leurs répertoires respectifs. Elisapie et Alexandra Stréliski ont aussi joint leurs forces pour un duo touchant. D’ailleurs, Alexandra Stréliski est repartie avec deux statuettes, celles de Auteure ou compositrice de l’année et Révélation de l’année.

Fait inusité, la foule composée d’artistes a chanté Coton ouaté alors que Bleu Jeans Bleu a remporté la statuette de groupe de l’année.

Les Trois Accords ont chanté la sympathique Ouvre tes yeux Simon. Ginette Reno a aussi montée sur scène pour chanter avec une chorale en plus de se sauver avec la statuette pour album adulte contemporain de l’année.

Des messages à passer

Florent Vollant y est allé d’un discours passionné en faveur de l’ouverture à l’art autochtone. Il était accompagné sur scène par tous les nommés de la catégorie pour dire haut et fort que ceci n’était qu’un début. Pierre Lapointe (qui animait le premier gala) a fait un discours qui rappelle qu’il a fait seulement 500$ pour Je déteste ma vie qui a été écouté 1 millions de fois. Il a appellé à ce que les compagnies qui profitent des recettes de la musique paient des impôts ici pour qu’on puisse réinvestir dans le milieu.

 

Gala de l’ADISQ: les marginaux ripostent

Cédric Bélanger, Journal de Québec, 26 octobre 2019

Mario Pelchat ferait mieux de s’y faire. Les artistes émergents ou issus de ce qu’on appelle le champ gauche musical n’ont pas fini de triompher au gala de l’ADISQ. Après Klô Pelgag et Hubert Lenoir en 2018, c’est au tour d’Alexandra Stréliski et de Les Louanges de convoiter les prix les plus importants de la fête annuelle de la musique québécoise.

De quoi décontenancer encore plus Mario Pelchat. Le producteur et chanteur avait soulevé une controverse, l’an dernier, quand il avait affirmé que Guylaine Tanguay, et non Klô Pelgag, aurait dû gagner le Félix de l’interprète féminine de l’année. Il avait aussi déploré que l’académie préfère honorer les artistes marginaux au détriment des artistes populaires.

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La réponse de l’ADISQ? Dérouler son tapis rouge sous les pieds de deux artistes que personne ou presque n’avait sur son radar il y a 12 mois à peine.

Avec six nominations artistiques chacun, la pianiste Alexandra Stréliski et Vincent Roberge, le jeune Lévisien derrière le projet Les Louanges, partent grands favoris de la 41e remise des prix Félix. C’est même la première fois que les deux artistes ayant obtenu le plus de citations proviennent de la relève, a confirmé la productrice des galas de l’ADISQ, Julie Gariépy.

Ce n’est plus inaccessible

«On a fessé fort.» Au bout du fil, Alexandra Stréliski se réjouit de ses nominations tout en observant que l’ADISQ, depuis qu’elle a modifié ses règles de votation, a changé. Auparavant, quand elle regardait le gala dans son salon, avoir une place à ce gala lui semblait inaccessible pour une artiste comme elle.

«J’observais que c’était souvent Marie-Mai, et moins des artistes un peu plus champ gauche. [...] Je constate que l’industrie est en train de donner une très belle place à la musique instrumentale. En plus, je suis une femme. Je ne suis pas un cliché de ce qui est habituellement nommé à fond à l’ADISQ.»

En lice dans la catégorie révélation de l’année, la rappeuse Sarahmée applaudit le virage pris par l’ADISQ. «C’est une bonne chose. La musique évolue. Après, il faut que le reste suive. Si les institutions en place ne suivent pas, il y a un décalage. Mais c’est de mieux en mieux. La radio, c’est encore difficile, mais ça, c’est un autre sujet. On est persévérants. Et on les aura.»

La fin du clivage

Révélée en 2003 au gala de l’ADISQ grâce à son album Aquanaute, et en lice pour quatre Félix cette année, Ariane Moffatt estime que le clivage entre la musique alternative et la musique populaire tend à s’estomper.

«Quand j’ai commencé, on avait tendance à catégoriser davantage et donner plus de valeur artistique à la musique champ gauche. Aujourd’hui, les jeunes qu’on qualifierait d’alternatifs ont aussi envie de rejoindre le grand public», dit-elle en donnant justement en exemple Les Louanges et Hubert Lenoir.

«Ils ont faim, ils ont beaucoup d’ambition, et ce n’est pas une question de savoir si c’est pointu ou si c’est pop.»

Le défi de durer

Mais, parole de vieux sages que sont Ariane Moffatt et Richard Séguin, obtenir la reconnaissance de l’ADISQ ne garantit rien pour la suite des choses. «La grande préoccupation de tout le monde dans ce métier, ce n’est pas d’émerger, mais de durer», dit celui qui, à 67 ans, lorgne le Félix de l’album folk pour son Retour à Walden — Sur les pas de Thoreau.

La longévité, voilà ce qui fait la fierté d’Ariane Moffatt, heureuse de constater qu’elle est «encore dans les plus nommés et de sentir, presque 20 ans plus tard, qu’on reconnaît ma démarche».

Vingt ans de succès. C’est la grâce que se souhaitent certainement Alexandra Stréliski et Vincent Roberge.

 

Premier Gala de l'ADISQ: Les Louanges et Alexandra Stréliski récompensés

La Presse Canadienne, Huffington Post, 24 octobre 2019

Le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu dimanche soir prochain.

MONTRÉAL — Le premier Gala de l’ADISQ a permis la remise de 44 trophées Félix à des artistes, producteurs et professionnels de l’industrie de la musique mercredi soir à Montréal.

L’animation de la soirée de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a été assurée par Pierre Lapointe.

L’album de l’année en tant que meilleur vendeur a été décerné à Ginette Reno pour «À jamais». L’album rock de l’année est «Délivrance», d’Éric Lapointe.

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Dans d’autres catégories d’album de l’année, les gagnants ont été Paul Daraîche (country), Alexandra Stréliski (instrumental), Dominique Fils-Aimé (jazz), Les Louanges (alternatif), Jesse Mac Cormack (anglophone), Charles Richard-Hamelin, Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano (orchestre et grand ensemble), Andrew Wan, Charles Richard-Hamelin (soliste et petit ensemble), Millimetrik (musique électronique) et Le Vent du Nord et De Temps Antan (musique traditionnelle).

L’ADISQ a aussi rendu hommage à Hubert Lenoir pour avoir été l’artiste québécois de l’année ayant le plus rayonné hors Québec.  

«La Renarde, sur les traces de Pauline Julien» a été choisi spectacle de l’année dans la catégorie interprète. Le spectacle «Malade», de Simon Leblanc, a été récompensé en tant que spectacle d’humour de l’année alors que «Deception Bay», de Milk & Bone, a été le spectacle anglophone de l’année. 

Le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu dimanche soir prochain à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts; il sera animé par l’humoriste Louis-José Houde.

On remettra des prix Félix pour l’Interprète masculin de l’année, l’Interprète féminine de l’année et le Groupe de l’année, entre autres. La soirée permettra aussi à plusieurs artistes québécois de se produire sur scène.

 

Alexandra Stréliski: de l’ombre à la lumière

Échos Vedettes, Victor-Léon Cardinal, 24 octobre 2019

«Grâce à mon métier, j’ai pu surmonter mes peurs...»

FIGURE EMBLÉMATIQUE DE LA MUSIQUE NÉOCLASSIQUE AU QUÉBEC, LA PIANISTE ALEXANDRA STRÉLISKI A LE DON DE TOUCHER LE COEUR DES GENS PAR LE BIAIS DE SES COMPOSITIONS. UN AN APRÈS LA SORTIE DE SON DEUXIÈME ALBUM, INSCAPE, CERTIFIÉ DISQUE D’OR, L’ARTISTE SE CONFIE SUR SA VIE ET SON PARCOURS.

Jointe au téléphone à Amsterdam, où elle était de passage dans le cadre de sa tournée européenne, Alexandra Stréliski se dit choyée de pouvoir maintenant vivre de sa musique. Après avoir vécu une période sombre il y a trois ans, l’artiste prend aujourd’hui la vie du bon côté et se réalise pleinement à travers son métier. «Peu avant la sortie d’Inscape, j’ai vécu une période de ma vie où j’avais perdu tous mes repères. Je me suis séparée, j’ai vécu un burnout ainsi qu’un déménagement. Heureusement, le temps m’a aidée à m’en sortir. J’ai suivi plusieurs thérapies, dont des traitements d’acupuncture et d’ostéopathie. J’ai aussi pris du temps pour moi. Je constate à présent que ma nouvelle vie a sur moi un effet thérapeutique. Grâce à mon métier, j’ai récemment pu surmonter mes peurs de faire de la scène et de prendre l’avion. Je n’ai plus peur non plus de me montrer vulnérable. En surpassant ainsi nos limites, on devient à la fois plus forts et plus heureux.»

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LE PIANO DANS LA PEAU

Depuis sa tendre enfance, Alexandra Stréliski a l’habitude d’exprimer ses émotions au piano. «C’est à six ans que j’ai manifesté mon désir d’apprendre à jouer d’un instrument. Le compositeur François Dompierre, qui est un ami de mon père, lui avait conseillé à l’époque de me mettre au piano. C’est ainsi que la musique est entrée dans ma vie. Toute petite, j’improvisais déjà. Au fil des ans, mon piano est devenu mon meilleur ami. J’exprime d’ailleurs mieux mes émotions en musique qu’avec des mots.»

UN COUP DE POUCE DE MARC-ANDRÉ GRONDIN

À la suite d’études en musique classique et quelques premiers contrats en publicité, la jeune femme lance en 2010, dans l’anonymat du grand public, son premier album, Pianoscope. «De fil en aiguille, les pièces de cet album se sont rendues aux oreilles du comédien Marc-André Grondin. C’est lui qui a ensuite fait connaître ma musique au réalisateur Jean-Marc

Vallée. Ce dernier a immédiatement eu un coup de coeur pour ce que je fais et il m’a contactée. C’est ainsi que ma pièce Prélude s’est retrouvée, en 2013, sur la trame sonore de son film Dallas Buyers Club. Depuis ce temps, j’ai travaillé avec Jean-Marc sur son film Demolition, en 2016, ainsi que sur la série télé Big Little Lies, sortie en 2017. À travers ces collaborations, nous sommes devenus amis. Je vais même parfois souper chez lui.»

DU TALENT DANS LA FAMILLE

Menant une carrière dans l’oeil du public, Alexandra Stréliski se dit chanceuse de pouvoir partager sa réalité avec sa soeur, l’humoriste et auteure

Léa Stréliski, qui vient de publier un livre intitulé La vie n’est pas une course. «On s’entend très bien, ma soeur et moi. On a un peu le même parcours, mais on a pris des chemins différents. Elle fait de l’humour, et moi, de la musique. Nous avons aussi un grand frère qui évolue dans le milieu du marketing numérique. Nous avons de la famille en France, car notre père est Français, d’origine polonaise et hollandaise. J’ai d’ailleurs passé tout mon primaire en France.»

Poursuivant actuellement la tournée de son album Inscape ici et en Europe, Alexandra Stéliski compte bien se tenir occupée dans les prochaines années. «J’aimerais beaucoup composer à nouveau de la musique de film. De plus, j’aimerais un jour donner des spectacles avec d’autres musiciens qui m’accompagneraient sur scène. D’ici là, j’envisage de prendre une pause l’été prochain, dans un chalet, afin de composer de la nouvelle musique.»

 

Alexandra Stréliski: des sœurs artistes et complices

Marie-Josée R. Roy, Journal de Montréal, 24 octobre 2019

MONTRÉAL | La pianiste Alexandra Stréliski et sa sœur, l’humoriste Léa Stréliski, vivent simultanément de grands moments de fébrilité dans leur carrière. La première a vu son deuxième disque, Inscape, être nommé Album de l’année – Instrumental au Premier Gala de l’ADISQ, mercredi, tandis que la deuxième dévoile ces jours-ci son premier livre, La vie n’est pas une course.

«On partage beaucoup de trucs. Être artiste, c’est tout un métier, qui vient avec des défis que seuls les artistes peuvent vraiment comprendre. Moi, j’ai la chance de pouvoir partager ça avec ma sœur», s’est réjouie Alexandra Stréliski en entrevue.

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Celle qui pourrait être sacrée Révélation de l’année au Gala de l’ADISQ, dimanche, et qui se consacrera à ses tournées en Europe et au Québec dans la prochaine année, dit n’avoir pas encore lu l’ouvrage de sa frangine, qui est présentement en vente.

«J’attends le lancement, qui a lieu la semaine prochaine. Je m’en vais en Europe juste après, alors je vais lire ma sœur dans l’avion!»

 

ENTREVUE ET PRESTATION

La Fabrique culturelle, 23 octobre 2019

Sept fois en nomination à l'ADISQ (Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo) 2019 pour son deuxième album, intitulé Inscape, la pianiste Alexandra Stréliski interprète avec douceur l’une de ses pièces préférées, Ellipse.

Celle qui joue du piano depuis l’âge de 5 ans et qui rêvait d’une carrière de pianiste dès l’âge de 10 ans a rapidement atteint ses objectifs. Outre l’engouement pour ses compositions à l’international, l’artiste en musique instrumentale Alexandra Stréliski fait partie des deux artistes les plus nommés à l’ADISQ 2019: catégories Auteur-compositeur ou auteure-compositrice de l’année; Album de l’année — Choix de la critique; Album de l’année — Instrumental; Album de l’année — Meilleur vendeur; Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec; Révélation de l’année; et Pochette de l’album de l’année.

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Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques. Artiste d’origines française et canadienne ayant grandi entre Paris et Montréal, elle a fait ses débuts avec le disque Pianoscope (2010), mais a été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016), de Jean-Marc Vallée, et, plus récemment, au moyen de la bande-annonce de l’acclamée série Big Little Lies (HBO, 2017). (Source: site web de l’artiste)

[ Écoutez l'extrait ]

 

PREMIER GALA DE L’ADISQ 2019 | DÉBUT DE LA RÉCOLTE POUR LES LOUANGES

Marc-André Mongrain, Sors-tu.ca, 23 octobre 2019

Le Premier Gala de l’ADISQ 2019 se tenait ce mercredi soir au MTELUS à Montréal.

Trois doublés

Vincent Roberge, alias Les Louanges, a commencé sa récolte 2019 avec 2 trophées ce soir, et pas les moindres : Album de l’année – Choix de la critique, et Album de l’année – Alternatif. Artiste ayant récolté le plus de nominations cette année, le jeune homme est également en lice pour plusieurs prix dimanche soir au grand gala, dont Révélation de l’année, Auteur ou compositeur / Auteure ou compositrice de l’année et Chanson de l’année. Lequel préférerait-il gagné?  « Le musicien en moi dirait Auteur-compositeur, mais Révélation te permet plus de dire quelque chose, de passer un message. C’est un peu comme si on te nommait le Ti-Cul en chef, tu deviens un peu le représentant de quelque chose… » Ça promet pour dimanche.

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Parlant de doublés, grosse soirée aussi pour Ines Talbi et la gang du projet La Renarde, sur les traces de Pauline Julien qui a remporté le Félix du Spectacle de l’année – Interprète et celui de l’Album de l’année — Réinterprétation. « Je comprends rien, nous a confié Ines Talbi, visiblement sous le choc. En même temps, avec une équipe comme ça, je ne suis pas si surprise. Mais c’est quand même fou.»  Pour un projet qui se voulait d’abord et avant tout « un spectacle de célébration sans grande prétention », c’est assez impressionnant de le voir battre des grosses pointures comme Les Choristes, La Voix et Serge Fiori. « C’est mon bébé, mais ça prend tout un village pour monter quelque chose comme ça », a-t-elle ajouté pour faire rejaillir un peu de la gloire sur ses collègues qui l’entouraient lors de la remise du prix.

Charles Richard-Hamelin a également remporté deux prix mercredi soir dans les catégories de musique classique.

Parmi les plus souvent nommées pour les deux galas, Alexandra Stréliski a aussi récolté un premier Félix, celui pour l’Album instrumental de l’année. « Je sens qu’il y a une ouverture au Québec pour la musique néo-classique, exprime-t-elle peu après avoir remporté le prix. J’ai l’impression d’avoir simplement trouvé une craque pour accéder au mainstream, et tant mieux si ça ouvre des portes pour plus de diversité. Une culture diversifiée, c’est une culture en santé. »

Jesse Mac Cormack a pour sa part mis la main sur le Félix de l’Album anglophone de l’année. Homme de peu de mots, il a tout de même mis le doigt sur une expression qui dit tout : « c’est du vent dans les voiles ».

Alaclair Ensemble, qui a donné une prestation remarquable lors du gala, a pour sa part mis la main sur la statuette pour le Vidéoclip de l’année pour La Famille. Le réalisateur du vidéoclip, Georges-Edouard Duquette, était à leur côté lors de leur rencontre avec les médias, et vantait le travail d’équipe du collectif rap, qui amène « des tonnes d’idées » auxquelles il suffit ensuite de « mettre de l’ordre ».

« Le vidéoclip, c’est peut-être l’élément le plus important de notre carrière, c’est LE meilleur moyen de faire circuler notre musique, nous expliquait pour sa part Eman. Sans le clip de Ça que c’tait, on n’aurait jamais été aussi visible en France. »

Avec Elisapie, Ginette Reno, Dominique Fils-Aimé et Milk & Bone parmi les autres gagnantes, on peut dire que la gente féminine est mieux représentée que par certaines années passées…

Le plaisir se poursuit dimanche soir avec le Gala de l’ADISQ. Nous serons sur place pour vous dévoiler les gagnants en direct!

Les gagnants par catégorie

 

Album de l’année — Choix de la critique

Le sens des paroles — Alaclair Ensemble

ZayZay — FouKi

Les choses extérieures — Salomé Leclerc

La nuit est une panthère — Les Louanges – Gagnant

INSCAPE — Alexandra Stréliski

 

Album de l’année — Alternatif

Choses Sauvages — Choses Sauvages

La hiérarchill — Jérôme 50

Les choses extérieures — Salomé Leclerc

La nuit est une panthère — Les Louanges – Gagnant

C’est pas la qualité qui compte — Qualité Motel

 

Album de l’année — Autres langues

The Ballad of the Runaway Girl — Elisapie – Gagnante

Miwa EP — Nomadic Massive

Scott-Pien Picard — Scott-Pien Picard

La vraie nature – chansons par Pilou — Pilou

Mishta Meshkenu — Florent Vollant

 

Album de l’année — Meilleur vendeur

Délivrance — Éric Lapointe

Après — Fred Pellerin

À jamais — Ginette Reno – Gagnante

Survivant — Souldia

INSCAPE — Alexandra Stréliski

 

Vidéoclip de l’année

La famille — Alaclair Ensemble – Gagnants

Cinq à Sept — Koriass

La nuit est une panthère — Les Louanges

Nous après nous — Les Soeurs Boulay

Pour toi — Ariane Moffatt

Magasin à 1$ — Seba et Horg 

 

Album de l’année — Rock

Supernova — Caravane

Délivrance — Éric Lapointe – Gagnant

Ton corps est déjà froid — Pierre Lapointe et les Beaux Sans-Cœurs

Viens avec moi — Les Hôtesses d’Hilaire

Beaucoup de plaisir — Les Trois Accords

 

Spectacle de l’année — Interprète

La Renarde, sur les traces de Pauline Julien — Artistes Variés – Gagnants

Les Choristes — Artistes Variés

Notre-Dame de Paris — Artistes Variés

Signé Plamondon — Brigitte Boisjoli

Entre vous et nous — Marie Michèle Desrosiers, Marie-Élaine Thibert, Luce Dufault et Martine Saint-Clair

 

Album ou DVD de l’année — Jeunesse

La course des tuques — Artistes Variés – Gagnant

Kattam et ses Tam-Tams — Kattam

Dans l’Univers — Les Petites Tounes

Les livres des enfants du monde — Nicolas Noël

Berceuses sous la hotte — Marie Paquin

 

Album de l’année — Traditionnel

Territoires — Le Vent du Nord

Notre album solo — Le Vent du Nord et De Temps Antan – Gagnants

Chouïa — Les Grands Hurleurs

Portraits — Sophie & Fiachra+ André Marchand

Tentations — Yves Lambert Trio

 

Album de l’année — Jazz

Stay Tuned! — Dominique Fils-Aimé – Gagnante

Ground Midnight — James Gelfand Trio

Quintessence — Jazzlab Orchestra

Dreams and Other Stories — Josh Rager

Consecration — Rafael Zaldivar

 

Album de l’année — Instrumental

La disparition des lucioles — Philippe Brault

Reverie — Flying Hórses

Déconstruction — Sef Lemelin

INSCAPE — Alexandra Stréliski – Gagnante

Projections — Julie Thériault

 

Album de l’année — Réinterprétation

La Renarde, sur les traces de Pauline Julien — Artistes Variés – Gagnantes

La Voix 2019 — Artistes Variés

Serge Fiori, Seul Ensemble — Artistes Variés

Quand les hommes vivront d’amour — Les Prêtres

Que les fêtes commencent! — Guylaine Tanguay

 

Album de l’année — Musique électronique

Hotline Miami II EP (édition deluxe) — Das Mörtal

Working Class Woman (Instrumentals) — Marie Davidson

Make It Last Forever — Millimetrik- Gagnante

Superficial — Ouri

 

Album de l’année — Classique orchestre et grands ensembles

Requiem — Artistes variés

Ana Sokolovic : Sirènes — Ensemble contemporain de MTL (ECM+) et Véronique Lacroix

Sibelius 1 — Orchestre Métropolitain, Yannick Nézet-Séguin

Chopin : concertos 1 et 2 — Charles Richard-Hamelin, Orchestres Symphonique de Montréal, Kent Nagano – Gagnant

Mathieu : concerto no.4 en mi mineur – Rachmaninov : Raphsodie sur un thème de Paganini, op. 43 — Jean-Philippe Sylvestre, Orchestre Métropolitain, Alain Trudel

 

Album de l’année — Anglophone

Working Class Woman — Marie Davidson

Window in the Sky — Alex Henry Foster

Matt Lang — Matt Lang

Now — Jesse Mac Cormack – Gagnant

Freewheelin’ Walking — The Brooks

 

Album de l’année — Classique soliste et petits ensembles

Gabriel Fauré : Intégrale des mélodies pour voix et piano — Artistes Variés

Schubert: Octuor en fa majeur, D. 803 — Les solistes de l’OSM

John Dowland : Lachrimea — Les Voix Humaines, Nigel North

Schubert : Winterreise — Philippe Sly, Le Chimera Project

Beethoven : Sonates pour violon et pour piano no.6, 7 et 8 — Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin – Gagnant

 

Album de l’année — Country

Pascal Allard — Pascal Allard

Ma maison favorite — Paul Daraîche – Gagnant

Quand qu’on s’est rencountry — La Famille Day

La fureur de vivre — Karo Laurendeau

Arrière-saison — Renée Martel

 

Spectacle de l’année — Anglophone

Britishow — Artistes Variés

La tournée 80s — Sylvain Cossette

Comrades — Elliot Maginot

Deception Bay — Milk & Bone – Gagnantes

Three Rivers — Jordan Officer

 

Album de l’année — Musique du monde

Zoubida — Ayrad

EMERIKA — King Abid

Zig Zag Zydeco Zoo — Le Winston Band

Kaleido Stropico — Roberto Lopez

Rapadou Kreyol — Wesli- Gagnant

 

Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec

Cœur de Pirate

Elisapie

Hubert Lenoir – Gagnant

Loud

Alexandra Stréliski

 

Spectacle de l’année — Humour

Du bruit dans le cosmos — Virginie Fortin

Malade — Simon Leblanc – Gagnant

Eh la la…! — Martin Matte

Faire le beau — P-A Méthot

Ça — André Sauvé

 

Galas de l'ADISQ: trois questions à cinq révélations

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 19 octobre 2019

Dans différentes sphères musicales, on peut dire qu’ils ont tous eu une grosse année. Au moment où l’ADISQ s’apprête à décerner ses trophées Félix — le 23 octobre pour le gala de l’industrie et le premier gala télévisé; le 27 octobre pour le grand gala —, «Le Soleil» a pris des nouvelles des jeunes artistes en lice pour le prix de la Révélation. Quatre sur cinq ont des racines dans la région, tous creusent un sillon qui leur est propre. Conversation avec la nouvelle garde de la musique québécoise.

Q Pouvez-vous résumer l’évolution que vous avez vécue dans la dernière année?

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Alexandra Stréliski : Ç’a été une évolution très rapide, énorme, inattendue. Je n’ai pas vu mon année passer. J’ai la chance de voyager beaucoup avec ma musique. En rajoutant du décalage horaire là-dedans, c’est difficile de sentir ce qui se passe vraiment. Quand je reviens au Québec, mes salles sont remplies. C’est comme si je prenais le pouls tranquillement de ce que c’est de faire ce métier à temps plein.

Jérôme 50 : Ç’a été le fun, parce que j’ai pu jouer les chansons de La hiérarchill, que j’ai écrites peut-être plus pour les jeunes, devant un public qui ne s’attendait pas à ça. J’ai eu la chance de jouer avant Marc Dupré, avant Cœur de pirate. Ç’a amené mon art à une place où je veux l’amener. Ç’a été une bonne année de propagation de mon message de chilleur à travers un Québec qui est assez différent d’une génération à l’autre.

Les Louanges : En quelques mots : «mets ça dans le tapis, pis on continue!» Ça va vite, c’est sûr. Je suis dans le jus depuis un an, ça n’arrête pas. En même temps, ça va, là. J’ai quand même l’impression que ça aurait pu pogner plus intense que ça. Là, le beat est bon, c’est progressif. On bâtit.

Lou-Adriane Cassidy : Ç’a été rapide et intense. C’est sûr que la sortie de mon album, ç’a été un accomplissement. Je faisais aussi beaucoup de spectacles avec Hubert [Lenoir] en même temps. Ç’a été une année somme toute houleuse et tripante.

 

Sarahmée : Ç’a été surtout d’écrire un album qui soit cohérent, qui reflète mes inspirations et qui soit complètement libre quant au contenu des paroles. Je pense qu’il y a eu une évolution par rapport à mon premier album en 2015. J’ai pris beaucoup de confiance, de maturité et d’authenticité par rapport à ma musique et à mon message. Tout ça a fait que les gens ont pu apprendre à me connaître grâce à cet album.

 

Q Un moment marquant de la dernière année?

Alexandra Stréliski : Il y en a eu plusieurs. Il y a eu des shows magiques. Le moment où je suis passée à Tout le monde en parle, ç’a comme explosé après ça. Le moment où j’ai reçu mon disque d’or, ç’a été symbolique. J’ai joué en Angleterre dans une cathédrale et c’était complètement grandiose.

Jérôme 50 : Le Festif. J’ai écrit la chanson Chaise musicale dans une optique summer. Le Festif a développé une scène flottante, donc on jouait sur l’eau. C’était super cool, il y avait plein de monde sur le party, il faisait beau. Pour moi, c’est ça, les vacances au Québec. Ç’a été vraiment magique.

Les Louanges : Sans hésiter, je dirais le Club Soda [aux Francos de Montréal]. C’était malade! C’était aussi la première fois que j’y retournais depuis la finale des Francouvertes. C’était pas mal cool d’y retourner pour faire mon propre show et que ce soit sold-out. C’était toute une soirée!

Lou-Adriane Cassidy : Je dirais mon spectacle à la Sala Rosa [à Montréal]. C’était comme mon lancement, ç’a été important pour moi. De voir les gens qui de plus en plus connaissent un peu les chansons, il y a quelque chose de magique et d’un peu irréel là-dedans.

Sarahmée : La Saint-Jean à Québec sur les plaines d’Abraham. Qu’une aussi grosse production me fasse confiance pour faire l’ouverture, ç’a été pour moi un gros challenge, mais surtout un beau moment dans ma carrière. Également, de participer au spectacle en tant que rappeuse, d’avoir eu cette place parmi tous les autres styles et tous les grands artistes qui jouent à cette fête, ç’a été un honneur.

Q Une chose que vous avez apprise sur l’industrie musicale dans la dernière année?

Alexandra Stréliski : L’industrie musicale est remplie de gens qui travaillent fort. Et pas toujours pour beaucoup de sous. Ce sont des passionnés, c’est une famille, surtout au Québec.

Jérôme 50 : J’ai appris qu’il ne faut pas avoir peur de dire ce qu’on pense. Quand j’ai lancé La hiérarchill, je n’étais pas sûr [de l’idée] d’inventer des mots ou de parler avec une naïveté à la limite qui est grave, comme dans [la chanson] Wéke n’Béke, où le message est un peu con en soi, même s’il cache quelque chose derrière. J’ai appris que de s’exprimer dans quelque chose qui peut être plus marginal, c’est une bonne chose.

Les Louanges : C’est drôle, parce que de l’extérieur, t’as l’impression que c’est toujours les Grammy! Une fois que t’es dedans, tu réalises que tout ça reste à échelle humaine. Il n’y a rien d’inatteignable, il n’y a rien d’impossible.

Lou-Adriane Cassidy : Que la vie de tournée, c’est quelque chose de moins magique qu’on pensait. Finalement, il y a quelque chose d’un peu routinier, presque au même titre qu’une autre job. C’est vraiment le fun, mais ça implique plus d’attente qu’on pense.

Sarahmée : Ça ne sert à rien de pousser, de pousser et d’aller trop vite. Même si on a de grands rêves, d’espoirs et de choses qu’on veut réaliser, il y a un moment pour tout. Ça fait partie du parcours de parfois se faire dire non. Mais quand c’est notre moment, il faut regarder derrière et voir qu’il y a une évolution.

Animé par Pierre Lapointe, le premier gala de l’ADISQ sera diffusé le 23 octobre à Télé-Québec. Louis-José Houde reprend la barre du gala du dimanche présenté le 27 octobre à ICI Radio-Canada Télé.

LES FORCES EN PRÉSENCE

Alexandra Stréliski

Pianiste, compositrice et nouvelle sensation du néo-classique, elle a vu son album Inscape recevoir une certification or et est écoutée par plus d’un million de personnes chaque mois sur la plateforme Spotify. Elle est nommée dans sept catégories aux galas de l’ADISQ, fait rare pour un projet instrumental. Elle se produira à L’Anglicane le 23 novembre.

Jérôme 50

Natif de L’Ancienne-Lorette, il est en lice dans deux catégories aux galas de l’ADISQ pour son album La hiérarchill. Dans un style chansonnier éclaté, il expose une philosophie qui va de l’amour du Québec à l’éloge du cannabis à la description d’une nouvelle révolution tranquille. Il a aussi revisité à sa manière le répertoire de chansons de camp de vacances. Il se produira à l’Impérial le 22 novembre.

Les Louanges

Avec son album La nuit est une panthère, qui métisse les genres en empruntant à la pop, au jazz et au hip-hop, le Lévisien d’origine a cumulé les honneurs cette année. Il a récemment fait paraître le minialbum Expansion Pack. Il trône au sommet du tableau des nominations de l’ADISQ avec neuf mentions. Il se produira à l’Impérial le 23 novembre (complet) et le 28 février 2020. 

Lou-Adriane Cassidy

Fille de musicienne, cette native de Québec puise autant dans la chanson française que dans des influences pop ou rock. Elle a fait paraître un premier album, C’est la fin du monde à tous les jours, qui lui vaut deux nominations à l’ADISQ. Elle se produira à L’Anglicane le 1er novembre. 

Sarahmée

Rappeuse active depuis 2009, elle cultive des textes affirmés sur un son alliant des influences hip-hop, pop et afro. Avec deux minialbums et deux albums complets au compteur, celle qui est aussi mannequin a retenu l’attention de l’ADISQ pour son récent Irréversible, paru au printemps.

 

Social Notes: A drop-it-like-it’s-hot social doubleheader

Jennifer Campbell, Montreal Gazette, 19 octobre 2019

[...]

Engrossing entertainment was the vibe from the moment the next level Urban Science Brass Band danced guests down the red carpet to neoclassical virtuoso Alexandra Stréliski’s compelling performance — accompanied by Maud St-Germain’s exquisite choreography of contemporary dancers Guillaume Michaud and Saskya Pauzé-Bégin — to singer/instrumentalist/pianoman extraordinaire Christian Marc Gendron’s equally mesmeric set. Like WOW. 

[...]

 

L’avantage d’être un auteur-compositeur

Marc Cassivi, La Presse, 19 octobre 2019

Il y a cinq instruments sur scène : une guitare électrique, une batterie, une basse, une flûte traversière et un tambourin. Le groupe de musique compte cinq musiciens : trois hommes et deux femmes. Si on vous demande d’associer chaque musicien à un instrument, il y a de fortes chances que vous fassiez l’équation guitare-batterie-basse : homme ; flûte-tambourin : femme.

Il y a plusieurs raisons à cela. Parce que l’histoire de la musique populaire regorge d’exemples où ces instruments sont ainsi traditionnellement « genrés ». Parce que par automatisme, notre cerveau fait des liens stéréotypés qui lui semblent les plus évidents. Et parce que nous avons tous des préjugés, qu’ils soient conscients ou inconscients.

[ • • • ]

L’exclusion involontaire est le plus répandu des préjugés inconscients. Un homme sera plus porté, par exemple, à privilégier et à récompenser ce qui lui est le plus familier, c’est-à-dire le travail d’un autre homme. 

On a une inclination naturelle vers ce que l’on connaît. C’est un réflexe humain. Mais ce réflexe n’est pas sans conséquence. Il contribue, qu’on le veuille ou non, à maintenir le statu quo. Et à favoriser ceux qui nous ressemblent, au détriment des autres.

Il y a deux ans, Klô Pelgag est devenue la première femme en près d’un quart de siècle à remporter le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année au gala de l’ADISQ. Il n’y a eu, dans toute l’histoire de la cérémonie, que quatre femmes lauréates de ce prestigieux prix : Diane Tell, Louise Forestier, Francine Raymond et Klô Pelgag.

Cela s’explique en partie par le fait que seulement le cinquième des auteurs-compositeurs qui soumettent leurs œuvres au gala de l’ADISQ, bon an, mal an, sont des femmes. Et que les membres votants du gala de l’ADISQ sont en majorité des hommes. Le contexte n’est pas très favorable aux auteures-compositrices. C’est la conclusion à laquelle on en vient après avoir lu le très éclairant reportage de ma collègue Josée Lapointe sur les femmes qui dominent cette année la catégorie reine du gala.

Une fois n’est pas coutume. Les trois auteures ou compositrices finalistes au gala de dimanche prochain, Ariane Moffatt, Salomé Leclerc et Alexandra Stréliski, restent l’exception qui confirme la règle. Ce n’est pourtant pas faute d’efforts et de volonté de la part de l’ADISQ de sensibiliser ses membres aux problèmes de disparité entre les sexes dans le milieu de la musique québécoise. L’ADISQ et son gala sont dirigés par des femmes qui ont visiblement à cœur les enjeux de parité.

« Le simple fait de voir des femmes majoritaires dans la catégorie phare du gala témoigne des progrès en cours », souligne notre chroniqueur.

La plus prestigieuse des catégories du gala est d’ailleurs officiellement désignée « auteur ou compositeur, auteure ou compositrice de l’année ». Sa féminisation n’est pas seulement un détail. La manière dont on nomme les choses a une influence sur la manière dont on les perçoit et, à terme, sur les décisions que l’on prend en ce qui les concerne.

Pourquoi ne célèbre-t-on pas davantage le talent des auteures et compositrices ? Ce n’est pas une question de mauvaise foi, comme le soulignent les artistes rencontrées par ma collègue, mais bien de sexisme involontaire. 

Les préjugés inconscients sont tenaces et les vieilles habitudes ne se changent pas du jour au lendemain en criant « ferrofluides-fleurs ».

Mais le simple fait de voir des femmes majoritaires dans la catégorie phare du gala (en compagnie des Louanges et de Koriass) — pour seulement la deuxième fois de son histoire — témoigne des progrès en cours. D’autant que d’autres femmes auraient pu s’y retrouver sans que quiconque sourcille : Safia Nolin, Elisapie ou encore Cœur de pirate, par exemple.

Cela dit, les trois auteures ou compositrices qui s’y trouvent n’ont pas volé leur place. Elles sont extrêmement talentueuses et ont offert certaines des œuvres les plus abouties et mémorables de la dernière année.

La pianiste Alexandra Stréliski a connu un succès phénoménal grâce aux pièces néoclassiques subtiles, sensibles et élégantes — à la sensibilité pop assumée — de son album INSCAPE. Les choses extérieures de Salomé Leclerc est une exploration sonore tout aussi envoûtante, à l’instar de l’hypnotique Nos révolutions. Pour en revenir aux préjugés inconscients, cette guitariste de grand talent joue sur son troisième album de tous les instruments ou presque…

Ariane Moffatt, elle-même une multi-instrumentiste accomplie, est finaliste pour la deuxième fois de sa carrière dans la catégorie grâce à Petites mains précieuses. Son sixième album de chansons originales alterne entre le calme et la tempête dansante, avec des clins d’œil aux sonorités des années 70. C’est un album fait de succès instantanés, comme l’irrésistible Pour toi. Que cette pépite ne soit pas finaliste au Félix de la Chanson de l’année me semble d’ailleurs un non-sens.

Ma prédiction pour le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année ? Les Louanges, dont le premier album, La nuit est une panthère, est lui aussi excellent. Je lui accorde bien sûr l’avantage de l’a priori positif réservé au candidat qui correspond le plus à la majorité des électeurs dans le choix du vainqueur. Mais peut-être aussi que je dis ça parce que je suis un homme…

 

Gala de l’ADISQ : face à la musique

Josée Lapointe, La Presse, 19 octobre 2019

Elles sont toutes trois finalistes comme auteure ou compositrice de l’année, la plus prestigieuse des catégories de l’ADISQ, où les femmes se font plus que rares depuis 40 ans. Un symbole fort pour trois artistes qui font changer les choses.

Ariane Moffatt arrive à la séance photo en « flashant » sa nouvelle guitare électrique à Salomé Leclerc. « C’est parce que c’est elle, la guitariste, pas moi ! », rigole la volubile chanteuse — les deux musiciennes se connaissent depuis longtemps et ont souvent collaboré. La pianiste néoclassique Alexandra Stréliski, qui cumule pas moins de sept citations cette année avec son album INSCAPE, en deuxième position après Les Louanges, est plutôt impressionnée d’être là. « Tout est si nouveau, ce n’est pas normal pour moi de me retrouver dans un shooting photo avec Ariane Moffatt. C’est allé très vite, mon ascension ! Et là je suis dans tout un power trio de femmes. Salomé, j’écoute sa musique depuis super longtemps. J’adore son âme, son art. » Ariane Moffatt aussi s’estime bien entourée. « Je suis fière d’être aux côtés de ces femmes pour qui j’ai énormément d’estime. Je suis contente que Salomé ait cette reconnaissance pour son travail, et pour Alexandra, qui est arrivée d’une super belle façon et qui remplit le cœur d’énormément de gens. »

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La présence féminine

C’est seulement la deuxième fois dans l’histoire de l’ADISQ que trois femmes sont citées en même temps comme auteure ou compositrice, une catégorie qui compte cinq finalistes. En fait, il y en a presque toujours eu une seule par année, et seules quatre femmes l’ont emporté en 40 ans. Reflet de la réalité, ou biais inconscient de la part des jurés ? « Je pense que c’est des réflexes ancrés bien loin, estime Alexandra Stréliski. Ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est vraiment culturel. » Ariane Moffatt avait été nommée pour Aquanaute, son premier album paru en 2002, mais jamais depuis, alors que Petites mains précieuses est son sixième disque. Elle penche aussi pour le biais inconscient.

Ariane Moffatt

Je n’ai jamais eu l’impression que j’aurais dû l’avoir ! Mais je crois qu’il y a une espèce d’a priori collectif qui donne plus de valeur à l’auteur masculin.

Ariane Moffatt

Ce qui expliquerait peut-être pourquoi des auteures-compositrices comme Ingrid St-Pierre, Catherine Durand ou Cœur de pirate, par exemple, n’ont même jamais figuré parmi les finalistes. Par contre, le chiffre d’une finaliste par année est cohérent avec les statistiques de l’ADISQ, précise la productrice exécutive du gala Julie Gariépy, puisque de 22 à 26 % de femmes sont éligibles dans cette catégorie, selon le recensement des albums inscrits. « Il ne faut pas oublier que le gala arrive en bout de course, rappelle la directrice générale de l’ADSIQ, Solange Drouin. On n’influence pas la production, on reçoit les produits quand ils sont terminés. »

L’année record

Salomé Leclerc, qui obtient sa première sélection comme auteure-compositrice avec son troisième album, Les choses extérieures, n’est pas surprise que trois femmes se trouvent dans cette catégorie.

Salomé Leclerc

Quand j’ai sorti mon album l’automne dernier, il y a eu en même temps une trâlée d’albums forts de femmes : Ariane, Alexandra, Elisapie, Safia, Pascale Picard… Les femmes ont été tellement présentes cette année que l’inverse m’aurait choquée.

Salomé Leclerc

Ariane Moffatt juge que l’ADISQ semble avoir entendu les doléances des femmes. « On l’a dit, y en a donc ben pas beaucoup qui ont été nommées, et pas beaucoup à travers le temps qui ont gagné. Je pense que c’était une super année de femmes, oui, mais aussi qu’en ce moment, il y a un petit ding ding qui fait ouvrir des œillères vers quelque chose de plus paritaire. » Ces préoccupations ont en effet percolé jusqu’au gala, dit Julie Gariépy. « Chacun doit être sensibilisé. » La victoire de Klô Pelgag il y a deux ans, 25 ans après Francine Raymond, a créé une véritable onde de choc, avoue-t-elle. « Quand elle l’a soulevé en recevant son prix, elle a mis le doigt sur quelque chose. J’avoue que c’est quelque chose qu’on n’avait pas remarqué. » « Et elle a bien fait de le dire ! », s’exclame Solange Drouin.

La catégorie

Pour les musiciennes, c’est clair, être nommées comme auteures-compositrices est une vraie consécration. « Le jour de l’annonce, je n’avais même pas remarqué que j’étais dedans tellement c’est surréel, raconte Salomé Leclerc. Il a fallu que le boss d’Audiogram vienne me voir pour que je m’en rende compte ! Quand tu passes les trois quarts de ton temps à faire ça toute seule, et que ce travail sur la matière première est reconnu, c’est le summum. » Même sentiment pour Ariane Moffatt. « Il n’y a pas de catégorie qui me fait le plus plaisir, car elle souligne ce travail qui est un travail d’artisan. Ma vie et ma pensée sont toujours occupées par la recherche de nouvelles chansons. C’est un métier qui ne vient pas avec un mode d’emploi. Être reconnue pour cette essence, il n’y a rien qui compte le plus. »

Les modèles

Plus il y aura de femmes musiciennes, et plus elles seront reconnues, plus il y aura de jeunes femmes qui sentiront qu’elles ont leur place dans ce milieu encore très masculin.

Alexandra Stréliski

Je suis heureuse si je peux être un modèle, surtout en piano, ça sort du cadre. Les jeunes filles voient des femmes dans le monde culturel et de la musique, et ça fait la job. Il faut juste être là, dans le fond.

Alexandra Stréliski

La compositrice estime qu’il n’y aura jamais trop de modèles féminins. « Une artiste comme Lhasa a été une inspiration énorme pour moi, par la manière dont elle menait sa carrière, par son âme brute. » Salomé Leclerc a aussi en tête l’image de femmes fortes « qui ont du chien » comme France D’Amour, Mara Tremblay, Ariane Moffatt ou la pionnière Diane Tell, « des artistes féminines qui nous poussent à nous dépasser et à arriver avec quelque chose d’authentique »… 

Aujourd’hui, avec un troisième album extrêmement solide pour lequel elle est finaliste aussi comme réalisatrice, Salomé Leclerc fait partie à son tour de ces musiciennes qui peuvent servir de modèle. « Quand une Mélodie Spear me dit que je l’ai inspirée, je suis fière de savoir qu’il y a un peu de moi en elle, de lui avoir apporté quelque chose juste en étant là et en travaillant sur ma carrière. » Elle raconte voir dans les différents concours et lieux de formation, comme Granby et Petite-Vallée, de jeunes auteures-compositrices avec des personnalités très fortes, ce qui est de bon augure pour la suite. « Elles sont rares, celles où je me dis : Ouain, c’est flat et générique. » Ariane Moffatt aussi accepte son rôle de modèle. « Tant mieux si on l’est par le contenu, par notre parcours et notre cheminement. C’est là-dessus que j’ai envie d’inspirer de jeunes musiciennes. »

Le Gala de l’ADISQ sera diffusé à ICI Radio-Canada Télé le 27 octobre, et le Premier Gala sera diffusé à Télé-Québec le 23 octobre.

 

DEUXIÈME VOLET DE REPRISES POUR SAFIA NOLIN

Clémence Roy-Darisse, La Rotonde, 19 octobre 2019

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Elle fait aussi la paire avec Alexan­dra Stré­liski, qu’elle a rencon­tré à En direct de l’uni­vers. Cette dernière l’ac­com­pagne au piano pour son cover de Tous les cris les S.O.S de ZAZ, une première pour l’ar­tiste qui chante habi­tuel­le­ment sur la guitare. « Je trouve que c’est une chan­son vrai­ment dark qu’on chante tous au karaoké », décrit Safia Nolin.

Selon elle, cet accom­pa­gne­ment au piano lui a permis d’al­ler plus loin; « c’est une autre sorte d’ex­plo­ra­tion, ça me pousse à aller dans des zones qui sont plus incon­nues pour moi ». 

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LA SEMAINE DE TOUTES LES MUSIQUES sur toutes les plateformes de RADIO-CANADA

L'initiative, 17 octobre 2019

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Du lundi 21 au vendredi 25 octobre, dans le cadre de sa nouvelle émission matinale, DÉJEUNER EN PAIX, diffusée de 7h à 8h30, Olivier Robillard-Laveaux soulignera un élément à surveiller, que ce soit l’animation de Pierre Lapointe de la 15e édition du Premier Gala de l’ADISQ ou la nomination d’Alexandra Stréliski dans la catégorie Auteur ou compositeur/Auteure ou compositrice. Qu’ont en commun Ginette Reno, Marie-Mai, Coeur de Pirate, Lara Fabian et Ariane Moffatt ? Elles sont toutes nommées dans la catégorie Interprète féminine de l’année et Catherine Pogonat leur rendra hommage de diverses façons à L’EFFET POGONAT de 8h30 à midi. Les auditeurs et internautes pourront aussi, dès le 21 octobre, tester leurs connaissances avec notre quiz sur les interprètes féminines de l’année dans l’histoire de l’ADISQ sur ICIMUSIQUE.ca. Pour sa part, Philippe Fehmiu attirera l’attention sur la nouvelle catégorie Artiste autochtone de l’année en faisant découvrir un artiste par jour à VI@FEHMIU de midi à 15 h. Il proposera aussi une chaîne de transmission au fil de laquelle les nommés partageront entre eux une réflexion importante de leur vie d’artiste : Florent Vollant partagera avec Elisapie, qui elle partagera à Shauit et ainsi de suite. Au diapason de ses goûts éclectiques, Alexandre Courteauprésentera les finalistes dans les catégories suivantes : Album de l’année alternatif (lundi), Album de l’année instrumental (mardi), Album de l’année folk (mercredi), Révélation de l’année (jeudi) et Auteur ou compositeur/Auteure ou compositrice (vendredi), à TELLEMENT COURTEAU de 15h à 17h30. Finalement, Myriam Fehmiu mettra aussi en valeur les artistes en nomination dans la catégorie Album rap de l’année à son émission RAPOPHONIE, le vendredi à 22h.

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Tout l’après-midi du 27 octobre, ICI MUSIQUE préparera ses auditeurs pour le gala du soir, les faisant passer de la nostalgie à la vitalité des artistes en nomination cette année. Connaissant sa passion sincère pour la chanson, mais surtout, pour les grandes voix, Jean-Sébastien Girardanimera de midi à 14h, une émission spéciale de JS TENDRESSE. Avec humour, émotion et légèreté, il présentera ses chansons coup de coeur qui ont ont marqué les palmarès et l’histoire du gala. Aussi en performance : les plus grands succès de Johanne Blouin, de Mario Pelchat et de Laurence Jalbert ainsi que des invités surprises qui ont pimenté les galas à différentes époques. Cette émission sera aussi en rappel sur ICI PREMIÈRE à 20h. Puis, à **PLUS QU’UN HIT AVECPHILIPPE de 14h à 16h*, Philippe Fehmiu soulignera les artistes qui ont fait briller le Québec à l’étranger alors que Monique Giroux recevra Michel Rivard, qui est en nomination cette année et qui l’était au tout premier Gala de l’ADISQ en 1979, Alexandra Stréliski pour ses multiples premières nominations dont Révélation de l’année, ainsi que Lou-Adriane Cassidy, nommée pour la première fois cette année, qui viendra pratiquer son discours de remerciement à CHANTSLIBRES À MONIQUE de 16h à 19h.

SUR ICI RADIO–CANADA PREMIÈRE

À l’émission ON DIRA CE QU’ON VOUDRA, animée par Rebecca Makonnen à 20h30, des artistes en nomination seront invités du lundi au jeudi à venir répéter leurs remerciements à son micro et parmi ceux-ci, Souldia le 22 octobre et Matiu le 23 octobre. Le lundi 28 octobre, Alexandra Stréliski sera invitée à dresser un bilan du gala. Puis, aux GRANDS ENTRETIENS à 21h, les auditeurs pourront se laisser tenter par des entrevues avec Émile Proulx-Cloutier (22 octobre), Ariane Moffatt (23 octobre), Serge Fiori (24 octobre) et Guylaine Tanguay (26 octobre). Le samedi 26 octobre, de 14 h à 16 h, René Homier-Roy recevra le chanteur Pierre Lapointe, qui animera pour la première fois le Premier Gala de l’ADISQ. Nabi-Alexandre Chartieret Sylvain Cormier proposeront leur Palmarès Chartier/Cormier 2019, dans lequel ils présenteront leurs coups de coeurs musicaux de la dernière année, une occasion pour eux de faire rayonner des artistes à découvrir.

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Alexandra Stréliski, de sensibilité et d’authenticité

Ali Dostie, Le Courrier du Sud, 16 octobre 2019

De la vulnérabilité que présente un piano, seul au beau milieu d’une scène, Alexandra Stréliski en tire une force. Celle de l’authenticité.

«Sur scène, je suis dans un rapport de force. Je suis ouverte et transparente. C’est ce que je suis, dans le beau et le laid. Je leur donne accès à moi, à ma sensibilité. C’est ce qu’on veut, ce qu’on cherche tous: l’authenticité, la vérité.»

Elle livre ainsi avec cette authenticité les pièces de Inscape, album paru en 2018 qui dresse les «paysages intérieurs» d’une crise existentielle qu’elle a traversée au début de la trentaine.

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«C’est sûr que c’est prenant émotivement, de toujours revisiter ces émotions. Mais ça change aussi. Tu peux t’en inspirer sans le revivre.»

En concert, ses interprétations varieront quelque peu de la forme finale de l’album, mais sans s’en éloigner. Un souci de l’artiste de donner au public des pièces qu’il s’est approprié.

Mais parce que «ça pourrait devenir plate de faire tout le temps pareil», Stréliski peut aussi se laisser aller à de l’improvisation, à l’aise avec ce saut dans le vide puisque c’est de cette manière qu’elle compose.

Elle se permet également de varier ses interactions avec le public, dépendamment surtout du pays où elle se produit, elle qui compte la Suisse, la France, l’Islande et l’Allemagne dans son calendrier de tournée.

Très attaché à l’étiquette des concerts classiques, le public européen respectera davantage la convention, par exemple, de ne pas applaudir. «Mais moi, j’haïs ça! Je leur dit: c’est un hybride.»

Au Québec, l’étiquette du classique est beaucoup moins connue. Un concert de Stréliski étant pour la majorité des spectateurs une première immersion dans le milieu du classique, elle trouve plus facilement de la place pour l’humour.

Sa place

Avec son deuxième opus  – Pianoscope, le premier –, Alexandra Stréliski a ravi le cœur à la fois de la critique et du public. Son album classé dans la catégorie néoclassique a atteint les 40 000 copies vendues en juillet. Sans compter les 52 millions d’écoutes en continu sur les plateformes numériques.

Sa participation à plusieurs projets du réalisateur Jean-Marc Vallée – les films Dallas Buyers Club, Demolition et les séries Big Little Lies et Sharp Objects – a donné un immense rayonnement à ses œuvres.

À l’ADISQ, elle a décroché sept nominations, dont auteure ou compositrice de l’année, révélation, album de l’année (choix de la critique) et album meilleur vendeur de l’année.

«L’industrie n’est pas toujours d’accord avec le choix du peuple. Je suis honorée [de ces nominations], c’est un beau symbole.»

Depuis la sortie de l’album en 2018, elle vit une année fort occupée, entre les tournées et les projets spéciaux. La journée de l’entrevue était l’une des rares où elle pouvait travailler de la maison.

Après cette année qui a passé très vite, Inscape a encore beaucoup à lui donner. Un album à court terme? Peut-être pas. Mais un album à venir, certainement. «De nouvelles riffs sortent de temps en temps.»

Les pieds dans ce tourbillon, cette situation n’a cependant rien qui lui rappelle son autre vie en tant que compositrice pour la publicité, qui l’a menée au burn-out.

«C’est complètement différent. Quand je travaillais pour des studios, je composais pour les autres. La pub, oui c’est l’fun, c’est plein de défis, mais in the end, c’est pour vendre un produit. Ça manquait de sens et c’est ce qui m’a fait crasher. Mais là je n’ai pas peur, je suis à ma place. J’exprime ma voix.»

Imparfait

La musique de Stréliski, entre autres inspirée par la musique de films, est forte en images. Mais ces images, qui appartiennent surtout aux gens qui entendent ses œuvres, ne sont jamais la matière première d’une pièce.

Un état d’esprit, un «mood», serait davantage l’étincelle qui pousse Stréliski à s’asseoir devant le clavier et «observer ce qui sort».

«Les images, je les vois après, et ça vient naturellement. Je ne me dis pas: je vais faire une toune pour illustrer un garçon qui regarde par la fenêtre et voit défiler sa vie. J’écoute, et après… ah c’est drôle, je vois un garçon qui regarde par la fenêtre et voit défiler sa vie!» illustre-t-elle, dans un rire.

Même si sa musique révèle des influences populaires, la technique et la virtuosité acquises durant sa formation classique suivent encore la musicienne, qui se dit particulièrement proche du courant romantique.

«La formation classique, elle te drill un musicien!»

Mais l’idéal de perfection inhérent au classique ne fait pas partie de l’héritage qu’elle souhaite porter. À travers les douces et puissantes notes de Inscape se fait entendre le bruit des pédales ou encore celui des touches qu’enfonce la pianiste sur le piano droit de son enfance, qu’elle avait sorti de sa chambre pour le transporter jusqu’au studio d’enregistrement.

«Je voulais que ce soit imparfait. Parce que les humains sont imparfaits, parce que la vie est imparfaite. Parce que c’est plus authentique.»

Alexandra Stréliski est en concert à l’Étoile Banque nationale du Quartier DIX30 le 20 octobre.

 

Une PME de Magog qui gère de grands noms de la chanson québécoise

Dany Jacques, Le Reflet, 9 octobre 2019

MUSIQUE. Une petite entreprise de Magog, qui gère notamment les droits d’auteurs d’artistes québécois comme Gilles Vigneault et Marie Mai, a reçu le prix d’Éditeur de musique de l’année lors du 30e Gala de la SOCAN, tenu à Montréal le 22 septembre dernier.

La Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) a notamment choisi David Murphy et Cie pour souligner sa croissance depuis sa création à Montréal en 1997 et son arrivée à Magog en 2005.

La pianiste Alexandra Stréliski, dont la carrière a été propulsée dans plus de 20 pays suite à la publication de l’album «Inscape», est une autre cliente de l’entreprise magogoise ayant contribué à son rayonnement international.

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David Murphy et Cie est aussi l’éditeur qui déclare le plus de concerts par année au Canada, ce qui lui ouvre maintenant la porte au marché canadien.

Selon la directrice exécutive Mélanie Fuller, la compagnie joue un rôle complémentaire à celui de la SOCAN dans la perception des redevances dues aux artistes, peu importe l’endroit sur la planète ou le support utilisé pour diffuser une œuvre musicale et cinématographique. «Nous sommes comme un gardien et un vérificateur pour maximiser les revenus d’exploitation qui appartiennent à nos clients», explique-t-elle.

Mme Fuller est consciente du défi à relever pour les artistes et les entreprises comme la sienne pour les prochaines années. «Il est révolu le temps où on ne percevait des redevances qu’à la radio et à la télévision», spécifie-t-elle. Aujourd’hui avec le web, des œuvres sont diffusées sur différentes plateformes, comme iTunes et Spotify, aux quatre coins de la planète.»

Cette entreprise spécialisée dans la gestion de droits dans les domaines de la musique et de l’audiovisuel compte aujourd’hui sur une équipe composée de huit personnes.

La liste des clients de David Murphy et Cie est très variée en âge et en style. Outre Marie Mai et Vigneault, elle compte aussi sur Amélie Larocque, David Goudreault, François Cousineau, Gilles Vigneault, Richard Séguin, Renée Martel et Vincent Vallières.

 

Voir et entendre - Semaine du 25 septembre 2019

Nord info, 25 septembre 2019

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CLASSIQUE

Le vendredi 4 octobre, 20h, Théâtre Lionel-Groulx, Sainte-Thérèse: ALEXANDRA STRÉLISKI. Renseignements: 450 434-4006. [www.odyscene.com].

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MARIPIER MORIN ET VÉRONIQUE CLOUTIER ÉTAIENT SUBLIMES AU BAL DES LUMIÈRES

Karine Paradis, En Vedette, 19 septembre 2019

La pianiste Alexandra Stréliski est l’une des deux artistes (avec Les Louanges) ayant récolté le plus de nominations au Gala de l’ADISQ cette année, un grand accomplissement pour une artiste en musique instrumentale. Ses sept premières nominations à l’ADISQ pour son plus récent album certifié or Inscape ont été dévoilées mardi soir!

 

Je sors, je reste

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 18 septembre 2019

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Événement

Le Bal des lumières

Représentant l’un des événements de collecte de fonds en santé mentale les plus importants du Québec, le Bal des lumières, qui en sera cette année à sa troisième édition, invite le public à une soirée qui cherchera à démystifier les enjeux reliés à la santé mentale et à travers laquelle plusieurs personnalités de marque seront au rendez-vous, dont Valérie Plante, François Legault, Maripier Morin et plusieurs autres. La pianiste Alexandra Stréliski présentera également une performance au courant de la soirée.

Ce soir à partir de 18h au Centre Bell, 1909 avenue des Canadiens-de-Montréal

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ADISQ: Fred Pellerin en nomination pour l’album de l’année

Le Nouvelliste, 18 septembre 2019

MONTRÉAL — Le chanteur Les Louanges – alias Vincent Roberge – et la pianiste Alexandra Stréliski partiront favoris lors du prochain gala de l’ADISQ, dont les nominations étaient dévoilées mardi. La région serait à nouveau bien représentée lors de ce gala, alors que des artistes, des artisans ou des œuvres inspirés d’une grande chanteuse de la Mauricie récoltent six nominations.

Les Louanges obtient ainsi six nominations artistiques grâce à son album La nuit est une panthère, soit dans les catégories de l’album alternatif de l’année, de l’album de l’année (choix de la critique), de l’auteur ou compositeur de l’année, de la chanson de l’année, de la révélation de l’année et de la vidéo de l’année. Son projet artistique fait également l’objet de trois nominations industrielles.

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De son côté, Alexandra Stréliski s’illustre dans le même nombre de catégories artistiques: auteure ou compositrice de l’année, album de l’année (choix de la critique), album instrumental de l’année, album meilleur vendeur de l’année, artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec, et révélation de l’année. Son album INSCAPE obtient aussi une nomination industrielle.

Fred Pellerin est en nomination dans la catégorie Album de l’année (meilleur vendeur) avec son disque Après. De leur côté, la formation Les Grands Hurleurs est retenue dans la catégorie Album de l’année (traditionnel). La Renarde, sur les traces de Pauline Julien (chanteuse originaire de Trois-Rivières) d’artistes variées est en nomination dans la catégorie Spectacle de l’Année interprète). Sylvain Cossette se retrouve quant à lui en nomination avec La tournée 80s pour Spectacle de l’année (anglophone).

Lors du Gala de l’industrie, Culture Trois-Rivières a des chances de remporter le Félix de l’Équipe de diffusion de spectacle de l’année. Par ailleurs, Ines Talbi est en nomination dans la catégorie Mise en scène et scénographie de l’année pour le spectacle La Renarde, sur les traces de Pauline Julien.

Quatre catégories seront déterminées par le vote du public: interprètes masculin et féminin de l’année, groupe de l’année et chanson de l’année. Le vote est en cours et se poursuivra jusqu’au 17 octobre, 17 h, sur le site radio-canada.ca/adisq.

La catégorie de l’interprète féminine de l’année sera disputée par Coeur de pirate, Lara Fabian, Marie-Mai, Ariane Moffatt et Ginette Reno. Du côté des interprètes masculins, le trophée ira à Marc Dupré, Éric Lapointe, Hubert Lenoir, Loud ou Fred Pellerin.

Alaclair Ensemble, Bleu Jeans Bleu, Les Cowboys fringants, Les Trois Accords et 2Frères sont en lice dans la catégorie du groupe de l’année.

Pour ce qui est de la chanson de l’année, elle sera choisie parmi Léo Gagné de 2Frères, Tu trouveras la paix (pour Renée Claude) interprétée par des artistes variées, Des p’tits bouts de toi de Roxane Bruneau, Fous n’importe où de Charlotte Cardin & Cri, Dans la nuit de Coeur de pirate (avec Loud), Tout le monde de Corneille, La tempête de Marc Dupré, Pitou de Les Louanges, Ouvre tes yeux Simon! des Trois Accords, et Fallait y aller de Loud.

Louis-José Houde animera le gala de l’ADISQ pour une 14e année le dimanche 27 octobre, à 20 h.

 

Alexandra Stréliski parmi les favoris

Samuel Pradier, Journal de Montréal, 18 septembre 2019

En plus d’être en nomination pour la première fois, Les Louanges et Alexandra Stréliski partent favoris du prochain Gala de l’ADISQ, obtenant chacun six nominations artistiques. Un vent de fraîcheur semble d’ailleurs souffler sur le milieu de la musique québécoise, si l’on se fie à la liste des nominations dévoilée mardi après-midi, au Club Soda.

Le collectif Alaclair Ensemble, Loud, Cœur de pirate, Les Trois Accords et Ariane Moffatt font également partie des artistes qui obtiennent plus de quatre nominations. 

«C’est la première fois que les deux plus nommés sont des artistes de la relève, a analysé Julie Gariépy, productrice exécutive des Galas de l’ADISQ. Ça veut dire que le milieu est fragile, mais qu’il est très dynamique et qu’il crée encore beaucoup. Les jurys, qui ont déterminé ces nominations, ont envie de découvertes musicales.» 

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Grâce à son album La nuit est une panthère, Les Louanges se distingue dans les catégories Album alternatif, Album de l’année (choix de la critique), Auteur ou compositeur, Révélation et Vidéo, alors que Pitou est aussi en nomination pour la chanson de l’année. 

«Je n’ai pas encore de recul pour savoir ce que ça me fait, a avancé Vincent Roberge, alias Les louanges, quelques minutes après le dévoilement. J’imagine que ça me donne une coche de crédibilité en plus. Je ne pense pas avoir fait de compromis. J’avais envie que ce soit comestible, mais je ne me suis pas mis de barrière.» 

Même s’il travaille dans le milieu de la musique depuis quelques années, Les Louanges est dans la liste des nominations pour la première fois. «Je trouve le fun de me faire reconnaître pour quelque chose dont je suis fier. Ce qui m’importe, c’est d’avoir le respect de mes pairs; je pense que j’y suis un peu arrivé.» 

Nominations surprises

La pianiste Alexandra Stréliski était aussi surprise. «Je ne m’attendais pas à avoir autant de nominations. J’ai déjà eu une grosse tape dans le dos du public, avec un disque d’or. Les nominations à l’ADISQ, c’est une façon pour l’industrie de me dire que je fais partie de la famille.» 

Pour Alexandra Stréliski, qui a été citée dans les catégories Auteure ou compositrice, Album de l’année (choix de la critique), Album instrumental, Meilleur vendeur, Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec et Révélation, ces distinctions étaient d’autant plus improbables que sa proposition se démarque nettement du reste. 

«Voir un album instrumental être sélectionné autant de fois, c’est la première fois à ma connaissance. Je suis aussi la première femme issue de la musique instrumentale, j’en suis très fière. Je pense que les Québécois sont un public beaucoup plus ouvert qu’on pense.» 

Un milieu en effervescence

Le mouvement rap est aussi très bien représenté dans les nominations (cinq nominations artistiques pour Loud, quatre pour Alaclair Ensemble, trois pour Koriass...), ce qui semble correspondre à une évolution du marché. 

«Il y avait des soubresauts de la tendance rap dans les dernières années, a précisé Julie Gariépy. En 2019, c’est vraiment une consécration, autant dans les ventes, dans la notoriété que dans la curiosité qu’il suscite. On est très content de voir un peloton de tête comme celui-là, avec Ariane Moffatt qui est la doyenne des plus jeunes, et de voir aussi des artistes confirmés comme Michel Rivard et Ginette Reno les côtoyer.» 

La 41e édition du Gala de l’ADISQ se déroulera le dimanche 27 octobre, dès 20 h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, et sera diffusée en direct sur Radio-Canada. Louis-José Houde en assurera l’animation pour une 14e année consécutive. 

Le Premier Gala de l’ADISQ animé pour la première fois par Pierre Lapointe se tiendra au MTelus, le mercredi 23 octobre, dès 20 h, et sera diffusé sur les ondes de Télé-Québec. Les artisans du monde de la musique se retrouveront au gala de l’industrie, le 23 octobre, à compter de 17 h. 

LES PRINCIPALES NOMINATIONS : 

Interprète féminine de l’année :

Cœur de pirate 

Lara Fabian 

Marie-Mai 

Ariane Moffatt 

Ginette Reno 

Interprète masculin de l’année :

Marc Dupré 

Éric Lapointe 

Hubert Lenoir 

Loud 

Fred Pellerin 

Groupe ou duo de l’année :

2Frères 

Alaclair Ensemble 

Bleu Jeans Bleu 

Les Cowboys Fringants 

Les Trois Accords 

Chanson de l’année :

Léo Gagné, 2Frères (Amélie Larocque) 

Tu trouveras la paix (pour Renée Claude), Artistes variées (Stéphane Venne) 

Des p’tits bouts de toi, Roxane Bruneau (Roxane Bruneau) 

Fous n’importe où, Charlotte Cardin & Cri (Daniel Bélanger) 

Dans la nuit (avec Loud), Cœur de pirate (Béatrice Martin, Simon Cliche/Béatrice Martin) 

Tout le monde, Corneille (Corneille, Sofia de Medeiros/Corneille) 

La tempête, Marc Dupré (Marc Dupré, John Nathaniel, Amélie Larocque) 

Pitou, Les Louanges (Vincent Roberge/Vincent Roberge, Félix Petit) 

Ouvre tes yeux Simon! Les Trois Accords (Simon Proulx/Les Trois Accords) 

Fallait y aller, Loud (Loud/Ruffsound, Banx & Ranx, Ajust et Realmind)

 

GALA DE L’ADISQ 2019 : LES LOUANGES ET ALEXANDRA STRÉLISKI EN TÊTE DES NOMINATIONS

Olivier Boisvert-Magen, Voir.ca, 17 septembre 2019

Le dévoilement des nominations en vue du 41e Gala de l’ADISQ a lieu cet après-midi au Club Soda.

Avec respectivement neuf et sept nominations chacun, Les Louanges et Alexandra Stréliski mènent le bal. Le projet de l’auteur-compositeur-interprète Vincent Roberge et la pianiste néo-classique se disputeront d’ailleurs le très convoité Félix de la révélation de l’année aux côtés de Lou-Adriane Cassidy, Jérôme 50 et Sarahmée.

Encore une fois, le hip-hop a une belle place à l’ADISQ. En plus de faire partie du gala officiel pour une troisième année consécutive, la nomination de l’album rap de l’année verra s’affronter cinq artistes actuellement au sommet de leur carrière : Souldia, FouKi, Koriass, Alaclair Ensemble et Loud. D’ailleurs, ces trois derniers font partie des artistes les plus mentionnés pour la gala, recueillant respectivement sept, six et six nominations chacun.

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Coeur de pirate, Les Trois Accords, Salomé Leclerc, Ariane Moffatt, Michel Rivard, Hubert Lenoir (la vedette du gala de l’an dernier) et Elisapie font aussi bonne figure. Cette dernière a donc de fortes chance de remporter le tout premier Félix de l’artiste autochtone de l’année, pour lequel elle est en compétition aux côtés de Maten, Matiu, Shauit et Florent Vollant.

Animé par Louis-José Houde, le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu le dimanche 27 octobre, soit quatre jours après la tenue du Premier Gala animé par Pierre Lapointe et du Gala de l’industrie animé par Claudine Prévost.

 

ADISQ : Les Louanges et Alexandra Stréliski en tête des nominations

La Presse, 17 septembre 2019

Le chanteur Les Louanges — alias Vincent Roberge — et la pianiste Alexandra Stréliski partiront favoris lors du prochain gala de l’ADISQ, dont les nominations étaient dévoilées mardi.

Les Louanges obtient ainsi six nominations artistiques grâce à son album La nuit est une panthère, soit dans les catégories de l’album alternatif de l’année, de l’album de l’année (choix de la critique), de l’auteur ou compositeur de l’année, de la chanson de l’année, de la révélation de l’année et de la vidéo de l’année. Son projet artistique fait également l’objet de trois nominations industrielles.

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Les Louanges (Vincent Roberge)

De son côté, Alexandra Stréliski s’illustre dans le même nombre de catégories artistiques : auteure ou compositrice de l’année, album de l’année (choix de la critique), album instrumental de l’année, album meilleur vendeur de l’année, artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec, et révélation de l’année. Son album INSCAPE obtient aussi une nomination industrielle.

Alexandra Stréliski

D’autres artistes ont aussi cumulé les nominations artistiques, notamment Loud (cinq nominations), Alaclair Ensemble (quatre nominations), Coeur de pirate (quatre nominations), Les Trois Accords (quatre nominations) et Ariane Moffatt (quatre nominations).

Quatre catégories seront déterminées par le vote du public : interprètes masculin et féminin de l’année, groupe de l’année et chanson de l’année. Le vote est en cours et se poursuivra jusqu’au 17 octobre, 17 h, sur le site radio-canada.ca/adisq.

La catégorie de l’interprète féminine de l’année sera disputée par Coeur de pirate, Lara Fabian, Marie-Mai, Ariane Moffatt et Ginette Reno. Du côté des interprètes masculins, le trophée ira à Marc Dupré, Éric Lapointe, Hubert Lenoir, Loud ou Fred Pellerin.

Alaclair Ensemble, Bleu Jeans Bleu, Les Cowboys fringants, Les Trois Accords et 2Frères sont en lice dans la catégorie du groupe de l’année.

Quelques membres d'Alaclair Ensemble

Pour ce qui est de la chanson de l’année, elle sera choisie parmi Léo Gagné de 2Frères, Tu trouveras la paix (pour Renée Claude) interprétée par des artistes variées, Des p’tits bouts de toi de Roxane Bruneau, Fous n’importe où de Charlotte Cardin & Cri, Dans la nuit de Coeur de pirate (avec Loud), Tout le monde de Corneille, La tempête de Marc Dupré, Pitou de Les Louanges, Ouvre tes yeux Simon ! des Trois Accords et Fallait y aller de Loud.

Louis-José Houde animera le gala de l’ADISQ pour une 14e année le dimanche 27 octobre, à 20 h. Pierre Lapointe animera auparavant le « Premier gala de l’ADISQ », le mercredi 23 octobre à 20 h. Cette soirée sera précédée du « Gala de l’industrie », animé par Claudine Prévost, à 17 h.

 

ENTREVUE

Catherine Brisson, Isabelle, 98,5, 15 août 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Louis-Jean Cormier, Table tournante, ICI Radio-Canada Première, 11 août 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE : ALEXANDRA STRÉLISKI – RENTRER AU BERCAIL

Jasmine Legendre, Urbania Musique, 25 juillet 2019

C’est à la belle étoile que Alexandra Stréliski offrait une performance au Festif! de Baie-Saint-Paul il y a quelques jours. Si son public est autant diversifié, c’est qu’elle sait rendre accessible un concert de piano alors qu’elle se positionne à cheval entre le classique et la pop.

Ses pièces accrocheuses font voyager sa musique à travers le monde, et on a eu la chance de la rencontrer lors de son passage dans les paysages de Charlevoix, région tout aussi majestueuse que ses compositions. 

Tu te promènes un peu partout à l’international actuellement, comment te sens-tu quand tu reviens à la maison?

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C’est la première fois que je joue à Baie-Saint-Paul. Mais revenir au Québec, c’est cool. Premièrement, la région ici est magnifique et le Festif!, ça rock. C’est une belle vibe. Il y a une grosse différence entre jouer ici et à l’international, parce que les gens ici me connaissent. Ils connaissent la musique. Ça arrive ailleurs dans le monde, mais ici c’est quand même massif. Mes shows au Québec sont à plus grand déploiement, il y a plus de monde, plus de gens qui m’arrêtent dans la rue. 

L’an prochain, je fais la tournée du Québec et ça me tente d’aller à la rencontre des gens. Je viens d’ici, c’est comme revenir à la maison.

Est-ce que tu vis bien avec les gens qui t’arrêtent dans la rue?

Ça dépend des jours. Y a des fois où j’aimerais plus passer inaperçue. T’sais quand t’as tes règles là… tu ne veux pas parler à personne (rires). Comme aujourd’hui, par exemple! C’est drôle. C’est un peu comme vivre dans un village. Tu t’en vas à l’épicerie pis Madame Monique te demande : « Pis, comment ça va? ». 

Vois-tu une différence chez ton public dans les différentes régions du Québec?

C’est sûr qu’à Montréal, il y a beaucoup de shows et les gens sont habitués de consommer la musique, mais c’est juste des humains. Je pense que le type de musique que je fais nous amène dans l’intériorité et il y a un fil conducteur là-dedans qui n’a rien à voir avec l’endroit où vivent les gens.

Est-ce que tu écris sur la route?

Je peux pas vraiment, j’ai pas de piano. J’écris parfois dans les soundchecks. Parfois j’ai des idées qui sortent là, ou dans des locaux de répètes. C’est plus difficile comme pianiste, tu peux pas seulement gratter ta guitare ou écrire des paroles dans un parking. 

Composer pour moi, c’est spontané. Je peux m’asseoir au piano à minuit avant d’aller me coucher et me rasseoir le lendemain matin avec le même riff. Ça sort quand ça a besoin de sortir. C’est souvent une émotion, une période de vie que je suis en train de traverser. C’est la vie, j’en ai besoin. J’ai besoin que ça sorte dans un piano. C’est comme ça!

Il va peut-être falloir que l’an prochain je me barre une période de création, parce que je pars en tournée au Québec.

Quand t’es sur une scène, seule avec ton piano, sens-tu une pression pour en donner beaucoup à la foule?

C’est certain que les gens sont plus silencieux. Mais moins tu en as sur scène, plus tu dois livrer une performance parce que tu es toute seule. 

J’ai des moments clés dans mon show où je sens davantage les gens. Toi et moi on est en face l’une de l’autre en ce moment et il y a une vibe. C’est la même chose avec mon public, mais c’est pas pareil partout dans le monde. Les gens n’ont pas le même comportement, n’ont pas la même vibe. Il y a des gens qui réagissent plus à l’humour, d’autres moins.

Il y a des publics qui sont très habitués aux conventions classiques, donc ils n’ont même pas le réflexe d’applaudir. Je dois donc leur dire, « applaudissez, c’est pas un récital ». Je leur dis souvent, parce que ça décontracte la foule.

J’ai un public varié, y a plein de gens qui n’ont jamais été voir un concert de piano de leur vie. Donc j’aime bien les accompagner là-dedans pour décloisonner le style.

Est-ce qu’il y a une place dans le monde que t’as particulièrement aimé?

J’ai vraiment aimé les Pays-Bas, Londres, Paris. Les plus froids c’était sans aucun doute les Anglais. Mais c’est pas tant qu’ils sont froids, c’est qu’ils sont conventionnels. Ils sont habitués à aller voir un récital de piano. Ça les sort moins de leur zone de confort que nous. Il y a beaucoup moins de gens au Québec qui écoutent de la musique classique qu’en Europe. Ils ont une histoire beaucoup plus lourde. 

Je m’attendais d’ailleurs jamais à vendre autant d’albums au Québec. Je m’étais pas fait d’attente à l’international. C’est sûr que je joue du piano, donc il n’y a pas de frontières. D’emblée on savait qu’on pourrait se promener. Je pense que c’est juste l’humanité. Ça parle aux émotions des gens.

Tu composes plus par inspiration qu’en suivant les conventions, comment tu penses que c’est perçu dans l’univers classique?

Je me doute qu’ils doivent me voir comme une artiste pop, parce que je ne fais pas du classique. Je n’ai pas de formes lourdes, mon langage harmonique musical est relativement simple. Pour un musicien classique je fais de la pop, pour un musicien pop je fais du classique.

Et moi je trouve que je suis entre les deux. Mon langage c’est le piano, mais j’écoute beaucoup de pop et de musique de film. C’est un mélange de ça.

On reste accroché à ma musique pour la mélodie et vu que j’ai écouté beaucoup de musique pop, je l’ai cette propension-là à faire des hooks. J’ai des thèmes dans mes mélodies. Et ça, je pense que c’est accrocheur. Mais en chanson c’est la même chose, tu ne vas pas nécessairement accrocher sur la chanson. Parfois tu vas accrocher sur la voix et probablement sur la mélodie.

Tu dis que les gens connaissent tes chansons, mais comment ça se manifeste s’ils ne peuvent pas chanter tes paroles?

Je les entends chuchoter au début d’une pièce « ah, ça c’est ma préférée ». C’est surtout après que je m’en rends compte. Les gens viennent me parler et me disent dans quel contexte ils écoutent mon album. Je réalise que ça accompagne le quotidien des gens.

Y a aussi des gens qui me livrent des témoignages assez deep : « mon enfant est né sur ton album », « mon père est mort sur ton album », des trucs comme ça. De grands évènements de vie et c’est vraiment touchant. Je reçois beaucoup de témoignages humains. 

Mais je ne compose pas pour ça. Je me concentre à créer la proposition la plus sincère, avec moi-même et de l’interpréter de la manière la plus sincère et la plus directe. Après, ça rejoint ou ça ne rejoint pas les gens.

Comment tu vois ta tournée à travers le Québec?

J’ai hâte. Il y a plein de places que je n’ai pas encore vues. Je redoute aussi, parce que je tourne en hiver. Ça risque d’être un peu intense, par moment, sur la route… Aller au Saguenay en hiver là (rires). Ça va faire changement. Parce que j’ai beaucoup voyagé.

 

ENTREVUE

Élise Jetté, Journal de Montréal, 24 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Le mur du son : Alexandra Stréliski – The Franklin Electric – Monkey House

Benoit Bilodeau, L'Éveil / Nord info, 23 juillet 2019

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Alexandra Stréliski, The Franklin Electric et Monkey House.

Alexandra Stréliski

Inscape

Secret City Records

Sorti au mois d’octobre dernier, le plus récent album de la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski fait parler de lui ces jours-ci. En effet, début juillet, Secret City Records a remis, lors de l’émission matinale Salut Bonjour, un disque d’or à la musicienne pour souligner les 40 000 copies vendues de ce plus récent opus qui n’en finit plus de s’attirer des éloges bien mérités. L’album a grimpé sur les palmarès de ventes de musique classique dans plus de 20 pays à travers le monde et il dépasse aujourd’hui les 52 millions d’écoutes en continu cumulées, surpassant déjà Pianoscope – le premier opus de Stréliski sorti huit ans plus tôt – qui cumule quant à lui 29 millions d’écoutes en continu. Une belle occasion, si ce n’est déjà fait, d’apprécier le talent d’Alexandra Stréliski, rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, sur les 11 pièces instrumentales qui composent cet album. En spectacle au Théâtre Lionel-Groulx le 14 octobre prochain et à la salle Le Zénith Promutuel Assurance le 1er mars prochain.

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ENTREVUE

Claudine Prévost, iHeartRadio Canada, 22 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

RENCONTRE AVEC ALEXANDRA STRÉLISKI

Anne Laguë, Blogue le Germain, 22 juillet 2019

Retenez bien son nom : Alexandra Stréliski. En 2014, c’est sur une de ses pièces que les acteurs Matthew McConnaughey et Jared Leto sont montés sur scène pour recevoir un oscar. Sur les diverses plateformes d’écoute en ligne, ses pièces cumulent plus de 15 millions d’écoutes.

La pianiste montréalaise vient de lancer Inscape, un second album fort attendu qui rappelle qu’après la pluie vient inévitablement le beau temps. Il y a quelques années, Alexandra Stéliski gagnait sa vie en composant des airs pour la publicité, une carrière stimulante, mais très exigeante. Ce rythme finirait malheureusement par la rattraper : en pleine dépression, elle a dû s’arrêter pour faire le point. « Je courais très vite, mais pour les autres, et c’est ce qui a fini par me brûler », se remémore celle dont les pièces ponctuent régulièrement les œuvres du réalisateur Jean-Marc Vallée. « J’ai eu besoin de ralentir et de me poser des questions. » De ce voyage intérieur est né tout d’abord un réalignement professionnel : elle compose désormais pour elle-même ou pour le cinéma, notamment avec Jean-Marc Vallée, une collaboration qui la réjouit.

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A ensuite jailli de ses doigts le lumineux Inscape, des pièces solos au piano, des airs apaisants qui brossent des paysages émotifs tantôt mélancoliques, tantôt remplis d’espoirs. « Le titre de l’album désigne ce point singulier qu’on a en nous. La composition a été un voyage vers ce point-là, pour me retrouver, explique-t-elle. Maintenant, ça va encore vite, mais dans une direction qui est la bonne et qui est la mienne. »

Les incontournables d'Alexandra : Café Larue & Fils, Harbin Dumpling, le resto est-asiatique Jiep Jiep et le parc Jarry.

 

Le Festif en cinq temps

Alexandre Shields, Le Devoir, 21 juillet 2019

La 10e édition du Festif de Baie-Saint-Paul bat son plein jusqu’à dimanche. Le Devoir est sur place pour rendre compte des moments forts de ce festival devenu un incontournable pour les festivaliers amateurs de musique, au coeur de l’été québécois. On vous présente ici cinq moments forts de la mouture 2019 du Festif.

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Le moment du recueillement

Alexandra Stréliski en concert nocturne intime

On aurait pu entendre voler un papillon de nuit durant la prestation d’Alexandra Stréliski, au début de la nuit de jeudi à vendredi. Moment de recueillement parfait, dans la nuit fraîche, pour les quelques dizaines de chanceux qui ont pu assister à sa prestation, seule au piano, sur une petite scène installée au milieu d’un bassin d’eau, dans la cour de l’hôtel Germain. Même recueillement d’ailleurs, et beau retour dans le temps, avec Luc De Larochellière, qui avait revisité quelques heures plus tôt l’intégral de son premier album, Amère America, sorti il y a plus de 30 ans.

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Le Festif! – 18 juillet 2019

Marie-Ève Fortier, Ecoutedonc.ca, 19 juillet 2019

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Alexandra Stréliski

On se sentait déjà privilégiés de pouvoir aller entendre la pianiste néo-classique originaire de Montréal qui parvient, lorsqu’elle passe à Québec, à remplir le Palais Montcalm deux fois plutôt qu’une. Mais quand on est arrivés au Jardins de François, sous la lueur des flambeaux, et qu’on s’est installés tout près d’un étang surplombé de projections visuelles, on a pogné d’quoi. Après quelques minutes assez frigorifiantes – il faut le dire, il faisait frette – Alexandra Stréliski s’est installée à son piano « aqueux ». Ensuite, ce ne fut que volutes contemplatives, qu’elles soient lyriques ou dramatiques. L’artiste jouait avec passion et bienveillance, même, accompagnée seulement par le doux bruit de l’eau qui coule. On a tous ainsi plongé au coeur d’« Inscape », ce paysage intérieur qui se faisait autant le sien que le nôtre. C’était une expérience qui transporte.

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Quatre sentiments qui décrivent bien la première journée du Festif!

Christian Labarre-Dufresne, HuffPost Québec, 19 juillet 2019

Une journée appartient déjà au passé dans cette 10e édition du Festif! de Baie-Saint-Paul et les attentes furent largement comblées.

Le jeudi se veut toujours une journée de hors-d’oeuvre puisque les spectacles commencent un peu plus tard et qu’il n’y a pas de concert de la série des «Imprévisibles». 

L’offre était tout de même très vaste si bien qu’il fallût malheureusement faire quelques choix déchirants. Mais, c’est ça la vie de festival, direz-vous, et vous avez bien raison!

Voici un résumé en quatre sentiments parmi les quelques centaines ressentis durant cette bonne soirée de musique en tous genres.

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SURPRISE

Pas d’«Imprévisibles», pas de surprises? Ce serait mal connaître les organisateurs du Festif!. 

C’est Chromeo qui avait le mandat de clore ce jeudi soir sur la scène principale du festival. Après que les quatre gars (on vous explique plus tard ce qui est arrivé au cinquième) de Qualité Motel eussent déguerpi en nous laissant sur Alegría, on devait patienter une vingtaine de minutes avant de voir le duo montréalais.

Mais ce n’était pas le temps d’aller se chercher une bière ou d’aller s’agglutiner en ligne pour une toilette chimique parce que l’intermède était assuré par Naya Ali. Du haut des marches métalliques qui longent le bâtiment à gauche de la scène, la prometteuse rappeuse a interprété quelques chansons.

La talentueuse artiste a de nouveau prouvé qu’elle n’a rien à envier aux grandes rappeuses internationales et son avenir semble rose si elle joue bien ses cartes.

Avec cette courte prestation, elle a certainement convaincu quelques festivaliers de se rendre à son spectacle complet qui avait lieu un plus tard en soirée. 

L’autre belle surprise que réservait le Festif! était au Hangar-29. Safia Nolin, armée de sa guitare, a comblé les festivaliers près du feu de camp. C’est l’anniversaire du Festif!, mais c’est lui qui distribue les cadeaux.

ENCHANTEMENT

L’un des spectacles les plus convoités de cette édition du Festif! était la prestation de la pianiste Alexandra Stréliski.

Le festival nous conviait au Jardin de François, un site jamais exploité jusqu’à présent par l’événement. Des flambeaux guidaient les gens sur le pavé jusqu’à l’endroit où le piano à queue avait été installé.

GALERIE PHOTO

Jour 1 du Festif! 2019

Située sur une plateforme au-dessus de l’eau, la compositrice montréalaise, qui a avoué être sous les effets du décalage horaire, a joué des morceaux de son plus récent album Inscape ainsi que quelques pièces de son opus précédent, Pianoscope.

Les effets lumineux et les mélodies envoûtantes ont complètement séduit la foule qui demeurait très silencieuse, trop même au goût de la pianiste. Mais personne ne voulait déranger la virtuose qui ne cesse de nous charmer par sa personnalité attachante et sa capacité à nous amener dans son imaginaire avec sa musique.

JUBILATION

Un sentiment qui revenait souvent en cette première journée, c’était le pur et simple bonheur d’être enfin au Festif!. «Maudit que je suis content(e) d’être à Baie-Saint-Paul» a été entendu au moins 2843 fois.

Devenu un incontournable parmi les festivals québécois en région, le Festif! a réussi à fidéliser une clientèle qui revient année après année. 

Les organisateurs connaissent bien les goûts de leurs festivaliers et avaient concocté une programmation pour que les gens se déhanchent en ce jeudi. C’est Les Louanges qui commençait le bal, lui qui fait partie de la courte liste pour le Prix Polaris pour son album La nuit est une panthère. Vincent Roberge, qui n’est âgé que de 23 ans, et sa bande nous ont fait monter à bord de leur Tercel ’96 (pièce que la foule connaissait presque par coeur d’ailleurs) pour une arrivée tout en douceur à Baie-Saint-Paul. 

Les gars de Qualité Motel (qui sont aussi les gars de Valaire) ont ensuite brassé la cabane. Qualité Motel, c’est un «DJ set» de luxe, il faut se le dire. En plus d’aligner les chansons de leur récent album C’est pas la qualité qui compte, les Sherbrookois ont envoyé bon nombre de succès québécois à la foule qui en redemandait.

Tour à tour, les milliers de personnes présentes ont chanté les refrains de I think of you de Gregory Charles, Party de gars de Mixmania, Parce qu’on vient de loin de Corneille et Sauvez mon âme de Luc De Larochellière qui était d’ailleurs en spectacle un peu plus tôt dans la journée dans le cadre du festival.

C'était un véritable party dans la foule pendant Qualité

Le refrain de la chanson Basilic (C’est pas du romarin, c’est du basilic) a été le moment fort du spectacle, peut-être même trop fort au goût de l’un des membres du groupe. À un moment, on se rend compte que le quintette n’est maintenant plus qu’un quatuor. 

«Drouin s’est pété la cheville solide», lance un des quatre membres restants de Qualité Motel. On souhaite un prompt rétablissement à Jonathan Drouin (ce n’est pas celui du Canadien, ne vous inquiétez pas les amateurs de hockey). 

Il y a peut-être eu d’autres blessures ailleurs sur les sites du Festif! puisque ça bougeait beaucoup devant Dead Obies, notamment sur la pièce Tony Hawk, un classique du groupe de rap québécois.

ÉPUISEMENT

Les amateurs de spectacles de fin de soirée sont comblés au Festif! puisque chaque nuit à 2h, le curé Armand Bégin accueille des artistes devant son garage.

C’est le groupe féminin Nobro qui concluait cette première journée de la 10e édition du festival. Le rock des quatre Montréalaises n’avait rien de doux et on a même pu apercevoir quelques personnes faire du bodysurfing. Bravo aux gens qui avaient encore de l’énergie à 2h30 du matin pour les transporter au bout de leurs bras.

Après ce défoulement collectif qui permettait de se réchauffer dans cette nuit froide, c’était l’heure d’aller recharger les batteries avec quelques heures de sommeil avant de nouvelles péripéties.

Le Festif! se poursuit jusqu’au 21 juillet. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Internet du festival.

 

Kevin Parent s’amuse dans la cour chez Kim - Le Gaspésien offre un spectacle-surprise au Festif!

Yves Leclerc, Journal de Québec, 19 juillet 2019

BAIE-ST-PAUL | Kim est ­chanceuse. Après avoir accueilli Vincent Vallières dans sa cour, en 2017, c’était au tour de Kevin Parent d’y offrir une prestation surprise. 

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Stréliski, la nuit

Un peu après minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, ­Alexandra Stréliski a offert une prestation magique d’une heure dans le ­Jardin de François.

Derrière un piano à queue, avec très peu d’éclairages et des ­projections qui se reflétaient dans un petit étang, la ­pianiste, ­totalement investie par sa musique, a joué la totalité de son album Inscape et quelques pièces de Pianoscope.

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Quelques étoiles, une presque pleine lune recouverte par un filtre nuageux et une foule de 500 noctambules attentifs. C’était un moment unique.

«C’est rare qu’on invite une ­pianiste solo dans un festival. Je me sens comme une rock star. Rock n’ roll», a-t-elle lancé en ­faisant ce qui semblait être le signe du «devil».

 

LES VEDETTES QUI ONT FAIT LE BUZZ

Sabin Desmeules, Échos Vedettes, 19 juillet 2019

ALEXANDRA STRÉLISKI

La pianiste montréalaise Alexandra Stréliski a reçu un disque d’or pour les 40 000 exemplaires vendus de son album Inscape. Ses pièces Interlude et Burnout Fugue font partie de la trame sonore de la saison 2 de Petits secrets, grands mensonges. 

 

Les suggestions du grand manitou du Festif!

Josianne Desloges, Le Soleil, 18 juillet 2019

Alors que Baie-Saint-Paul s’apprête à résonner aux sons joyeux du 10e Festif!, nous avons demandé à Clément Turgeon, son fondateur et directeur général, de nous pointer les groupes à découvrir et les incontournables de sa programmation.

Pour célébrer sa décennie d’existence, le festival a installé une scène flottante sur la rivière du Gouffre, où Jérôme 50 et Bleu Jeans Bleu joueront avant l’apéro. L’équipe a aussi développé une série «Bar clandestin» avec la Microbrasserie de Charlevoix : des prestations livrées devant 75 personnes, dans des lieux tenus secrets. Le Soleil sera sur place jusqu’à dimanche pour vous raconter les moments forts de cette édition anniversaire.

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3- Alexandra Stréliski

Jeudi à minuit, Jardin de François

«On présente Alexandra Stréliski dans un magnifique jardin public, devant l’hôtel Le Germain, au milieu de la nuit. Elle sera seule au piano et le concert inclura de la projection. Il y a un petit lac artificiel et la scène va partiellement aller sur l’eau. C’est la première fois que nous faisons un spectacle à cet endroit, ce sera vraiment unique.»

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Le Festif! 2019 : 10 spectacles à ne pas manquer

Alexandre Daneau, IHeart Radio, 10 juillet 2019

La première édition du festival Le Festif! a eu lieu en 2010, et depuis, l'évènement ne fait que progresser et gagner en momentum. Difficile de ne pas embarquer dans le buzz quand les festivités se déroulent dans l'un des plus beaux coins du Québec, que tout le village embarque et que la programmation est magique d'année en année!

Tu as envie de triper et de vivre une expérience inoubliable? Saute dans ta voiture avec une couple de chums et va faire un tour dans Charlevoix. Le Festif! c'est du 18 au 21 juillet c'est un truc de fou que tu ne veux surtout pas manquer!

Voici les 10 spectacles auxquels tu devras assister si tu vas dans le coin pour l'occasion, tu vas voir qu'il y en a vraiment pour tous les goûts:

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5. Alexandra Stréliski

Jeudi 18 juillet

La douceur, l'intelligence et surtout la somptuosité, voilà trois mots qui décrivent bien le travail de la super talentueuse Alexandra Stréliski. Sa musique, souvent utilisée à la télé et au cinéma, est tout simplement envoutante. Amène ta blonde ou ton chum et collez-vous!

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ENTREVUE

Franco Nuovo, Dessine-moi un été, ICI Radio-Canada Première, 6 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

De l’émotion livrée à l’état pur

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 5 juillet 2019

C’est une sorte de consécration qu’Alexandra Stréliski a vécue jeudi. Moins d’un an après la sortie de son deuxième album, le magnifique Inscape, la pianiste a joué dans un Théâtre Maisonneuve archi complet, jeudi soir, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.

Il y a à peine un an, le nom d’Alexandra Stréliski était inconnu du plus commun des mortels. Or, la sortie d’Inscape, en octobre – qui lui a valu jeudi un disque d’or pour 40 000 exemplaires vendus –, a tout changé pour la pianiste de 34 ans.

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Alexandra Stréliski a reçu un disque d’or, jeudi, pour avoir atteint les 40 000 exemplaires vendus avec son deuxième album en carrière, Inscape. L’album était paru huit ans après Pianoscope.

Le concert qu’elle donnait jeudi, dans le cadre du FIJM, affichait complet depuis plusieurs mois. En fait, c’est le même scénario qui se répète dans chacune des villes où la musicienne passe en tournée cette année. Tout est à guichets fermés.

Alors, est-ce que la « folie Stréliski » est pleinement justifiée en spectacle ? Dans l’ensemble, oui. Bien que généralement introvertie, la pianiste réussit à emmener les spectateurs dans son univers.

Quasi communion

D’abord, un souci judicieux a été apporté à la scénographie et aux éclairages. Au lieu de simplement retrouver la musicienne seule derrière son piano, on a eu la bonne idée d’ajouter de très belles projections sur des toiles, au début de la prestation. La musique de Stréliski, déjà très cinématographique, se retrouve ainsi magnifiée par les images et les éclairages.

En lever de rideau, Alexandra installe une ambiance de quasi-communion dans la salle. Le public, silencieux et attentif, écoute chacune des notes qui émanent de son piano. Entre les pièces, personne n’ose applaudir. Ça tombe bien, le premier chapitre du spectacle s’appelle The Quiet Voice (la voix silencieuse).

Sur la poignante Plus tôt, première pièce d’Inscape, c’est de l’émotion à l’état pur qui ressort de l’interprétation d’Alexandra. Aucunement froide, sa façon de jouer, souvent toute en douceur, s’avère bien touchante même si les versions live sont quasi identiques à celles des albums.

Au bout de quelques morceaux, la pianiste a pris le micro pour dire au public que la dernière fois qu’elle s’était retrouvée au Théâtre Maisonneuve, c’était pour un gala de publicité. « J’ai gagné pour un projet dont je ne me souvenais même pas ! » a-t-elle lancé, sous les rires du public. Touchante et drôle, cette Alexandra.

 

ENTREVUE

La matinale d'été, 5 juillet 2019

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CRITIQUE

Richard Terrien, Puisqu'il faut se lever avec Louis Lacroix, 98,5, 5 juillet 2019

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APRÈS LE TRIOMPHE EN LIGNE, LE MONDE PHYSIQUE

Alain Brunet, La Presse, 5 juillet 2019

Star en ligne du néoclassicisme avec plus de 52 millions d’écoutes en continu sur le web, la Montréalaise Alexandra Stréliski peut aussi savourer son triomphe dans le monde physique : disque d’or pour les 40 000 exemplaires vendus de son album Inscape (Secret City Records), sélection sur la liste préliminaire du prix Polaris 2019… et un Théâtre Maisonneuve à guichets fermés.

Hier soir, devant ses fans les plus fervents, la musicienne de 34 ans avait prévu quelques valeurs ajoutées pendant l’impeccable exécution de ses pièces originales : magnifiques projections au pied et au-dessus de son instrument, toile dressée derrière elle, vaguelettes de tissu à ses pieds, subtils éclairages.

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Rappelons que l’objet de ces compositions est de dépeindre ses paysages intérieurs. Ces paysages sont incarnés par des mélodies et harmonies consonantes, postromantiques, modernes, postminimalistes, très simples pour la plupart, très souvent repérables dans la forme chanson ou dans l’environnement audiovisuel – télévision ou cinéma.

Connues de tout un chacun, les trajectoires mélodiques et progressions d’accords de son œuvre encore jeune déclenchent des gammes d’émotions depuis leur conception… il y a plus d’un siècle. Consciemment ou non, Alexandra Stréliski a identifié ces puissants déclencheurs pour le grand public, se les est appropriés, les a ficelés à sa manière, les a intégrés à ses paysages intérieurs où pousse la fleur de peau, et que traversent des populations entières d’âmes sensibles.

 

Un disque d'or pour Alexandra Stréliski

Hollywood PQ, MSN Divertissement, 4 juillet 2019

La pianiste Alexandra Stréliski a conquis de nombreux fans au courant de la dernière année. Depuis le lancement de son album Inscape, elle a vu sa carrière exploser alors que ses compositions ont rejoint plus que jamais des mélomanes un peu partout au Québec et dans le monde. Ce matin, ses efforts ont été récompensés alors que Secret City Records lui a remis un disque d'or en direct de l'émission Salut Bonjour afin de souligner ses 40 000 copies vendues (au Canada seulement!).

« Après moins d'une année de vie, Inscape a atteint le statut de disque d'or! Merci énormément à mon équipe incroyable à Secret City Records d'avoir travaillé avec tant de cœur sur ce bébé », écrit l'artiste sur Instagram avant de remercier ceux qui l'entourent. « Mais, BIEN SÛR, merci aux oreilles et aux cœurs derrière ce succès, c'est-à-dire VOUS! Je me sens bénie », conclut-elle.

Alexandra Stréliski présentera plusieurs spectacles au courant des prochains mois.

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, 4 juillet 2019

 

Album «Inscape»: la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski reçoit un billet d'or

Agence QMI, TVA Nouvelles, 4 juillet 2019

À quelques heures de sa plus récente prestation au Festival international de jazz de Montréal, la pianiste et compositrice montréalaise Alexandra Stréliski a reçu, jeudi matin, un billet d'or soulignant la vente de 40 000 exemplaires au Canada de son deuxième album intitulé «Inscape».

L'artiste a accepté cet honneur sur le plateau du rendez-vous «Salut Bonjour» diffusé à TVA. Depuis sa sortie, son opus a généré plus de 52 millions d'écoutes en continu sur les différentes plateformes numériques.

Pour Alexandra Stréliski, l'obtention de ce billet d'or s'ajoute à plusieurs honneurs associés à l'effort «Inscape», dont son insertion au sein de la plus récente liste du prix Polaris et sa victoire aux Indie Awards de la Canadian Music Week, dans la catégorie du meilleur album de l'année.

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Sa musique a déjà été choisie pour étoffer la trame sonore des séries «Sharp Objects» («Sur ma peau») réalisée par Jean-Marc Vallée et «Big Little Lies 2» («Petits secrets, grands mensonges 2») pour laquelle ce dernier a notamment agi à titre de monteur.

L'agenda d'Alexandra Stréliski comprend de nombreuses dates au Québec avant la fin de l'année. Elle doit aussi se rendre en Europe afin de jouer dans des pays comme l'Islande, la Suisse et la France

 

La musique envoûtante d’Alexandra Stréliski

Carmen Bourque, Blogue Télé, ICI Radio Canada télé, 4 juillet 2019

La pianiste Alexandra Stréliski fait de plus en plus d'adeptes avec sa musique qui touche droit au cœur. Ses ventes d'album et son succès sur les plateformes de musique en ligne sont impressionnants.

Sur le plateau de Bonsoir bonsoir!, l’artiste a interprété la pièce Burnout Fugue, tirée de son album Inscape.

Les pièces musicales d’Alexandra Stréliski ont enregistré 70 millions d’écoutes sur les plateformes de musique en ligne, et l’artiste a vendu 40 000 exemplaires de son album Inscape.

La musique que je fais, pour une raison que je ne comprends pas forcément, va chercher vraiment le cœur des gens. Donc, je reçois beaucoup de messages, puis je reçois plein de témoignages très touchants. - Alexandra Stréliski

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En concert, plus elle laisse transparaître sa vulnérabilité, plus les spectateurs sont sensibles à la leur.

Ça fait des concerts où il y a un peu quelque chose de l’ordre de la communion. On est tous ensemble, puis on est dans nos émotions puis dans nos rêves. Il y a quelque chose de beau, puis moi je trouve que de mettre un peu ma vie à ce profit-là, c’est la chose la plus sensée que je peux faire. - Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski, vecteur d'émotions

À savoir si l’inspiration vient surtout des moments difficiles, l’artiste ne peut pas dire le contraire.

Dans des moments où on vit des trucs, ça peut être l’amour aussi, […] on est inspiré. On est des éponges, les artistes, on est des éponges à vie. - Alexandra Stréliski

 

Un disque d’or pour Alexandra Stréliski

Journal Métro, 4 juillet 2019

La pianiste montréalaise Alexandra Stréliski a reçu jeudi son premier disque d’or en carrière, qui souligne les 40 000 copies vendues au Canada de son album Inscape.

Numéro un des ventes au Québec lors des deux premières semaines de sa sortie, Inscape a cumulé plus de 52 millions d’écoutes en continu sur le web, en plus d’être sacré album de l’année au Independent Music Awards et de faire partie de la longue liste des nominés au prestigieux prix Polaris.

La Montréalaise de 34 ans se produit ce soir à guichets fermés au Théâtre Maisonneuve dans le cadre du Festival international de jazz.

 

L'histoire d'une chanson avec Alexandra Stréliski

Philippe Papineau et Catherine Lalonde, Le Devoir, 4 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

Notre série «L'histoire d'une chanson» se poursuit avec Interlude, d'Alexandra Stréliski, une «toune transitoire» qui s'est construite en plusieurs mois.

Elle sera en spectacle, le jeudi 4 juillet, à 20 h, au Théâtre Maisonneuve, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.

 

ENTREVUE

Catherine Beauchamp, Le Québec maintenant, 98,5, 4 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Katerine Verebely, Le 15-18, ICI Radio-Canada Première, 4 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Jean-Philippe Wauthier, Bonsoir Bonsoir, ICI Radio Canada, 3 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Alexandra Stréliski, en quête d'émotion

Philippe Papineau, Le Devoir, 3 juillet 2019

Dix petits mois se sont écoulés depuis la sortie du deuxième disque d’Alexandra Stréliski, Inscape. Mais quelque chose s’est produit entre la pianiste et le public. Quelque chose comme le début d’une belle histoire d’amour, qui se matérialise aujourd’hui avec plus de 40 000 disques vendus — et de nombreux spectacles encore à l’horaire. C’est presque logique, l’émotion étant au coeur de l’approche de la musicienne.

« Ma démarche est claire, et c’est celle de faire la chose la plus authentique envers moi-même », explique Alexandra Stréliski, rencontrée en amont de son spectacle de jeudi dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. « Et après je crois que c’est comme ça qu’on arrive à entrer en lien. C’est comme un couple. Si tu partages qui tu es à l’intérieur avec l’autre personne, cette personne va se sentir plus près de toi, et réciproquement. C’est uniquement là-dessus qu’est fondée ma démarche artistique : sur l’émotion. »

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Stréliski, une habituée de la composition de musique à l’image, livre sur Inscape une trame originale instrumentale, très évocatrice, d’inspiration classique, mais presque plus proche de la chanson pop sans paroles. La catégorie la plus fréquemment utilisée pour décrire son travail est celle de « néoclassique », ou ce que les Anglos appellent aussi « modern classical ».

« Perso, je m’en fous des classifications. Au palmarès de l’ADISQ, je suis dans la catégorie francophone ! s’amuse-t-elle. Je faisais une entrevue avec un gars de musique classique l’autre jour. Et il demandait : “Qu’est-ce vous diriez aux auditeurs de musique classique ?” J’ai répondu : “Je suis désolée !” En fait je suis numéro 1 des palmarès classiques au Canada depuis six mois. Et c’est sûr que tous les gens de l’industrie classique se disent : Who is this ? C’est sûr qu’il y a des gens que ça fait chier. Je leur dirais : écoutez avec votre coeur et pas nécessairement avec votre tête. »

Impressionniste

Alors qu’elle était au Conservatoire de musique de l’Université McGill, Alexandra Stréliski était pourtant une première de classe, destinée aux plus hautes sphères du genre. Sauf qu’elle était déjà certaine d’une chose : elle ne voulait pas devenir pianiste de concert.

La réalité l’aura d’une certaine façon rattrapée. « Je me suis fait la réflexion l’autre jour en montant sur scène à Londres. Je me suis dit : Fuck, je suis pianiste de concert ! lance-t-elle en riant de bon coeur. C’est juste que là, je joue ma propre musique, et c’est moi qui décide de l’habillage, de la scénographie, et ça me ressemble davantage. »

Son spectacle est donc loin de la performance classique, normée et figée. Son abondant travail de composition pour la publicité, le cinéma et la télévision — dont avec Jean-Marc Vallée (Sharp Objects) — a nourri sa réflexion. Elle veut d’ailleurs évoquer plus que diriger.

« On est restés impressionnistes, explique la pianiste. J’ai deux morceaux de tulles transparents sur lesquels je projette des illustrations de l’album. Et il y a un jeu d’éclairage, de mouvement, c’est un peu comme La science des rêves, de Michel Gondry. Ça fait juste soutenir la poésie. »

Concordance des choses

Inscape est donc un succès dans les ventes — à grande majorité québécoises, dit Stréliski — ainsi qu’en terme d’écoutes sur les plateformes de streaming, ce qui lui ouvre des portes à l’international.

Elle explique cet accueil vénérable par une « concordance d’événements ». Il existait déjà des fondations, coulées avec son premier disque Pianoscope (2010), qui a fait son petit bonhomme de chemin, notamment dans les oreilles de plusieurs journalistes. « Il y a eu la série [Sharp Objects], et après le fait que l’album parle aux gens. Et il y a Tout le monde en parle, ç’a beaucoup aidé ».

Moi, je change de ville, je change de pays, je change de salle, je change de piano, je change de public. Ma réalité, elle n’est jamais pareille. Il faut être easy going, prendre un truc à la fois. — Alexandra Stréliski

Zen, la pianiste surfe sur cette vague d’amour sans trop se poser de question, sans trop d’attentes. « Ça fait partie de mon état d’esprit. […] Moi je change de ville, je change de pays, je change de salle, je change de piano, je change de public. Ma réalité, elle n’est jamais pareille. Il faut être easy going, prendre un truc à la fois. »

Transmettre

Dans les derniers mois, Alexandra Stréliski a fait paraître non seulement les partitions de ses morceaux, mais aussi des tutoriels en ligne pour montrer comment elle joue ses morceaux. C’est pour elle une chose toute naturelle à faire pour son public.

« La première fois que j’ai vu des gens jouer ma musique sur YouTube, c’est ce que j’ai trouvé le plus tripant de tout ce que je fais. Je trouve ça écoeurant ! s’emballe-t-elle. En termes de transmission, ils peuvent se l’approprier, le vivre, au point de l’interpréter comme ils le veulent. C’est surtout magique. »

On revient donc à la notion de partage qui rapproche les gens. Stréliski ne s’avoue aucunement protectionniste quant à sa création, soulignant qu’il est de toute façon inévitable de voir apparaître en ligne des partitions de ses pièces.

« C’est très égocentrique de penser que ça t’appartient, en fait. Parce qu’on ne réinvente rien, on est des éponges à tout plein de styles qui ont existé et on retransmet ça. On y met notre voix, notre vie, notre humanité à nous, mais je trouve ça très prétentieux de dire : cette oeuvre est à moi, elle m’appartient, je suis le maître de cette création. » 

Une version précédente de ce texte, qui affirmait qu'Alexandra Stréliski avait composé la musique de la série Big Little Lies, a été corrigée.

Alexandra Stréliski : Au Festival international de jazz de Montréal, le 4 juillet au Théâtre Maisonneuve. Au Festif ! de Baie-Saint-Paul le 18 juillet.

 

PRESTATION

ICI Musique, 2 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Prête pour l’international

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 2 juillet 2019

La musique d’Alexandra Stréliski n’a pas fini de voyager. Moins d’un an après avoir sorti le magnifique Inscape, la pianiste québécoise et son équipe travaillent pour développer les marchés du Japon et des États-Unis.

Alexandra Stréliski vit un véritable tourbillon depuis un an. Son deuxième album en carrière, Inscape – qui est sorti huit ans après Pianoscope –, a touché une corde très sensible auprès du public. Pratiquement tous ses concerts affichent complet, dont celui du Théâtre Maisonneuve jeudi soir, à l’occasion du Festival international de Jazz de Montréal.

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« Le Festival de Jazz est quand même symbolique pour moi, car le tout premier show que j’ai fait avec ma musique, c’était à ce festival, à la Cinquième salle [en 2013] », dit-elle. Au Théâtre Maisonneuve, Alexandra Stréliski présentera le même spectacle que celui de sa tournée, avec des projections et des jeux d’éclairage.

En tournée

Après cet arrêt dans la métropole, la pianiste reprendra la tournée. Alors que plusieurs dates sont prévues un peu partout au Québec, son calendrier compte aussi quelques arrêts en Europe.

« Je viens d’y aller au printemps pour faire la première partie de Cœur de pirate, dit-elle. Ça m’a pris quand même beaucoup de courage, car Béatrice est très populaire en France. Il y avait parfois des publics de 1000 personnes debout dans une salle un peu plus rock. Mais ça s’est super bien passé. J’ai eu une écoute de rêve pour une première partie. »

Il y a environ un mois, son album a aussi été lancé au Japon. « On a trouvé un partenaire là-bas et on est en train de travailler pour des concerts, dit-elle. Je crois que ce sera dans le courant de l’année prochaine. »

Percer aux États-Unis

Et les États-Unis, dans tout ça ? Sachant que Jean-Marc Vallée a utilisé la musique de la pianiste dans les séries américaines Big Little Lies et Sharp Objects, du réseau HBO, on aurait pu penser qu’Alexandra y était déjà allée donner des spectacles. Mais non, c’est plutôt en septembre qu’elle ira jouer pour la première fois au pays de l’Oncle Sam.

« On ira à New York et Los Angeles, dit-elle. Quand Sharp Objects est sorti, c’était dans les plans qu’on y aille. Mais il y avait déjà tellement de choses à gérer ici qu’il fallait choisir les combats (rires). Les États-Unis, c’est le genre de pays où tu t’installes tranquillement. C’est un énorme marché. Il faut y aller de manière graduelle. »

Jean-Marc Vallée lui a-t-il demandé d’autres musiques depuis ces deux séries ? « Il m’a appelée quand j’étais à Milan et j’ai dû dire non, indique-t-elle. Je me suis dit : “OK, je suis rendue là dans ma vie, dire non à Jean-Marc Vallée parce que je suis à Milan” (rires) ! »

Sinon, la pianiste a reçu quelques offres du Québec pour différents projets. Elle fera notamment la musique du court métrage d’Edith Jorisch, qui a réalisé ses vidéoclips. Le film devrait sortir en mai 2020 et on pourra y entendre Alexandra jouer en compagnie d’une chorale.

► Alexandra Stréliski sera en spectacle jeudi, au Théâtre Maisonneuve. Le concert affiche complet. Une supplémentaire aura lieu le 13 février 2020 dans la même salle. 

 

La force des femmes au Festivoix

Josée Bourassa, ICI Radio Canada Mauricie Centre-du-Québec, 30 juin 2019

CHRONIQUE | Voir Alexandra Stréliski en spectacle, c'est vivre une communion qui passe par le coeur et non par la raison. Sa musique fait appel à nos rêves et souvenirs enfouis, comme si on voyait les moments de notre vie défiler dans un vieux film Super 8.

Seule au piano, la compositrice néo-classique paraît onirique à travers les projections défilant sur et derrière elle, grâce à des rideaux de filets placés entre elle et les spectateurs ainsi qu'au fond de la scène. Très cinématographique, sa musique possède énormément de pouvoir évocateur. Ce n'est pas un hasard si le réalisateur Jean-Marc Vallée fait appel à son talent pour plusieurs de ses films, dont Dallas Buyers Club.

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Vivre un spectacle d'Alexandra Stréliski dépasse de loin le simple plaisir d'écouter l’album. Dans la salle, nous étions tous suspendus à ses notes. Jamais je n'avais entendu un tel silence dans une salle. Pas un papier qui craque, pas même un toussotement. De quoi faire verdir d'envie tout comédien de théâtre.

L'artiste a profondément remercié son public et lui a souhaité de pouvoir s'évader en pensées tout au long du spectacle. Par le simple pouvoir de ses notes, Alexandra Stréliski nous mène là où elle veut, à l'instant où elle le veut : nostalgie, sourire, larmes, rêverie, en l'espace de quelques mesures. Si jamais elle repasse dans le coin, allez la voir, sans hésitation.

Mara Tremblay, comme une chère amie

Après le spectacle de la pianiste, Mara Tremblay nous attendait à la scène des Voix acoustiques. Le Festivoix a décidément bien choisi les artistes de cette petite scène qui a trouvé sa niche et un public qui lui sera assurément fidèle, celui des jeunes fans de folk. Mara Tremblay n'avait pas de nouveau spectacle en route, mais lorsque le Festivoix l'a invitée, « je ne pouvais pas refuser », nous a-t-elle raconté.

De toute façon, elle peut jouer tout un groupe à elle seule. Elle s'accompagne à la guitare, joue du violon et même a capella, c'est toujours parfait. Mais le plus grand talent de Mara, c'est de nous procurer cette impression de retrouver une amie avec qui on partage bien des souvenirs et certains grands moments de notre vie. Douce lueur, quand tu nous prends au coeur.

Elisapie Isaac, la voix venue du Nord

La distance entre la scène des Voix acoustiques et celles des Voix libres a été bénéfique pour reprendre un peu mes esprits. Le parterre était plein, comme je l'ai rarement vu. Cette année, le Festivoix a trouvé le filon pour donner à cette scène son trait distinctif en lui offrant les artistes de la musique du monde. Contrairement aux soirs rythmés par la samba, la salsa ou les rythmes africains, c'est à la voix du Nord et des Premières Nations qu'on avait choisi d'offrir la scène : Elisapie Isaac.

Avec sa chanson Una, elle nous a raconté comment, chez son peuple, il était courant pour une mère de donner son enfant naissant à une proche ne pouvant en concevoir. À travers ses chansons, Elisapie nous dévoile à la fois les beautés et les épreuves de son peuple.

Elle porte de sa voix douce comme la caresse du vent, toutes ces histoires touchantes et émouvantes. Après Alexandra Stréliski et Mara Tremblay, l'artiste inuite a défait d'une seule pichenotte les dernières réserves qui me restaient avec sa sublime chanson Navvaatara. Tour à tour, à leur manière, ces trois femmes fortes ont démontré que c'est par la douceur que l'on peut susciter les plus puissantes émotions.

Un moment qu'on n'est pas près d'oublier.

 

5 saveurs locales à expérimenter au Festival International de Jazz de Montréal 2019

Alexandre Demers, Nightlife.ca, 27 juin 2019

C’est une 40e édition toute particulière qui s’apprête à se déployer du côté de l’incontournable Festival International de Jazz de Montréal.

Devenu une véritable institution de la vie culturelle de la métropole, l’évènement qui se déroulera du 26 juin au 6 juillet renchérit une fois de plus avec l’audace qu’on lui connaît, celui qui lui aura évidemment permis de transcender le jazz afin de présenter une vaste variété de genres musicaux, pour donner lieu à une programmation éclatée qui promet son lot de surprises.

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Pour ce nouveau tour de piste estival, le FIJM a voulu faire les choses en grand en mettant encore mieux en vitrines les artistes qui colorent ses plages horaires. Parmi les initiatives qui retiennent l’attention, on remarque ces installations et scènes qui seront érigées à Verdun et qui, pour une première fois, permettront aux festivaliers de profiter des spectacles dans un arrondissement à l’extérieur de la Place des Festival!

À travers le lot des nombreuses légendes internationales et autres showcases extraordinaires qui sont au menu, on a pris le temps de piger cinq saveurs locales à expérimenter pendant ces onze jours de célébrations, certaines extérieures et gratuites, d’autres spécialement mises en vitrine dans les diverses salles et installations du FIJM.

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La douceur d'Alexandra Stréliski (le jeudi 4 juillet)

En demande un peu partout à travers le monde, la pianiste et compositrice néo-classique Alexandra Stréliski laisse une forte impression à chaque fois qu’elle se produit sur une scène. De passage dans sa ville d’origine pour un spectacle présenté au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, elle viendra (notamment) donner vie aux magnifiques et profondes pièces de son nouvel album, Inscape, paru l’année dernière.

Accompagnée par le violoncelliste montréalais Justin Wright qui assurera sa première partie, la compositrice met la table pour une soirée d’une grande beauté qui s’annonce forte en émotions. Ça se passe le 4 juillet dès 20h.

 

ENTREVUE

Joanie Gonthier, Sucré Salé, TVA, 27 juin 2019

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ENTREVUE

Valérie Roberts, Puisqu'il faut se lever, 98,5, 26 juin 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

PRESTATION ET ENTREVUE

Rebecca Makonnen, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio-Canada Première, 20 juin 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

PRESTATION

ICI Musique, 18 juin 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Pierre Brassard, Parasol et Gobelets, ICI Radio-Canada Première, 12 mai 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Emmanuel Sayer, City Slang, CHUO 89.1 fm, 10 mai 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

CRITIQUE

Par ici l'info, ICI Radio Canada, 15 avril 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Alexandra Stréliski : phénomène pianistique

Steve Bergeron, La Tribune, 14 avril 2019

CRITIQUE / On peut parler sans se tromper d’un phénomène. Une vague québécoise non négligeable dans ce courant qui renouvelle une partie de la musique instrumentale, comme le font aussi le pianiste Jean-Michel Blais ou le compositeur italien Ludovico Einaudi. On pourrait aussi parler d’une déferlante : la vague engendrée par l’album Inscape (paysage intérieur) d’Alexandra Stréliski a amené 1000 personnes au Théâtre Granada samedi soir.

Et on dit ici « instrumental » parce qu’on n’ose pas dire classique. Pourtant, il y a quelque chose de ça, lorsqu’on sait que Mozart et compagnie étaient les popstars de leur temps et que plusieurs d’entre eux se sont inspirés de musiques populaires. À une époque où l’univers de la musique classique se demande comment renouveler son public, voici que débarque une Alexandra Stréliski avec ses compositions qui, malgré leur simplicité, touchent une grande partie des auditeurs en plein cœur. Peut-être est-elle en train de montrer la voie…

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Salle comble donc pour cette nouvelle André Gagnon qui s’est fait connaître lorsque sa musique s’est retrouvée au cinéma et à la télévision, et qui peut maintenant la jouer en concert. La musicienne est loin de s’asseoir sur ses lauriers : non seulement renouvelle-t-elle le genre, mais son concert participe complètement de ce désir de réinvention, avec une séduisante utilisation des éclairages, des projections, d’éléments de décors, de bandes préenregistrées de sa voix et même de manipulations du son réalisées en direct.

Bref, faisant fi du discours des puristes qui estiment que la musique devrait suffire, Alexandra Stréliski offre une mise en scène ample sans être invasive, imagée sans donner toutes les clefs, inventive malgré une relative économie de moyens, organique en dépit du recours à la technologie. Mille bravos aussi au Cirque Leroux, qui signe ce parfait emballage.

DEUX TULLES VALENT MIEUX QU’UN

Ça commence par deux tulles : un sur le devant de la scène, l’autre au fond. Ces deux voiles serviront ponctuellement d’écran de projection. Entre les deux, le piano, plongé dans le noir. Personne ne verra la musicienne s’y installer. C’est la première note d’Ellipse qui indiquera sa présence, avant que sa silhouette se détache en ombre chinoise.

L’assistance verra d’ailleurs la pianiste se pencher plusieurs fois sur le clavier pour moduler le son de son destrier, notamment pour le prolonger dans un écho caverneux.

Deuxième pièce. Les zones d’ombres et de lumières s’inversent tel un négatif. Cette fois, Alexandra est directement dans le faisceau de l’unique projecteur, pendant que le tulle du devant reçoit toutes sortes de reflets chatoyants rappelant des aurores boréales. L’effet est d’une grande poésie.

Les deux rideaux deviendront ainsi l’écrin de nombreuses projections (paysages, titres, citations, vidéo rétro, même des méduses qui se changent en lune). Ils deviendront également un élément actif du spectacle, puisqu’ils seront remontés, repliés, voire largués au sol, l’effet le plus saisissant étant obtenu lorsqu’un paysage défilant se superposera sur le rebord enroulé, créant presque un effet de brume sur un lac.

Même si elle n’a pas la verve d’un Alain Lefèvre, Alexandra Stréliski dégage une aisance certaine lorsqu’elle s’adresse à la salle, précisant que ce spectacle est encore à ses débuts (ça ne donne pas du tout cette impression, le sentiment est plutôt celui d’une prestation bien rodée). Elle rassure aussi ses ouailles sur l’étiquette à observer, laquelle n’est pas la même qu’un concert classique.

« Vous pouvez faire du bruit avec vos verres. Vivez! » lance-t-elle, suscitant l’approbation de l’auditoire. « J’avoue quand même que c’est la première fois que j’ai des cris sur un lâcher de tulle », a-t-elle ajouté en riant.

PARTAGER LE PERSONNEL

La pianiste recevra plusieurs applaudissements nourris, notamment lors de l’emportée finale de sa Burnout fugue. Elle livrera, en 75 minutes bien tassées, une interprétation pratiquement sans faille, dans un touchant jeu de nuances, extrayant toute la charge d’émotions que comporte sa musique, prouvant que simplicité ne rime pas avec facilité, ni insipidité. Que non! Les longs silences introspectifs du public et ses hésitations à applaudir (par crainte de briser le moment) en disaient aussi long que ses ovations.

Alexandra Stréliski n’est pas non plus assujettie aux versions endisquées, se permettant de prolonger, d’accélérer, d’amplifier, de mixer quelques-uns de ses morceaux, gardant sa musique vivante.

Elle terminera toutefois le concert par les six dernières plages d’Inscape, dans l’ordre, reproduisant le périple intérieur (on sait qu’elle a traversé un épisode d’épuisement professionnel) qui l’a menée où elle est aujourd’hui, recevant, notamment par le succès qu’elle remporte, la confirmation que de « partager le personnel peut résonner à l’intérieur des autres, et que nous sommes beaucoup plus semblables qu’on le pense ».

Mille personnes viennent de lui redonner raison.

 

Alexandra Stréliski: de l’intime à l’universel

Geneviève Bouchard, La Tribune, 11 avril 2019

Alexandra Stréliski a enregistré plusieurs titres de son récent album «Inscape» dans la plus grande intimité, sur le piano Lodz qui la suit depuis ses six ans. Voilà que la pianiste s’apprête à aller jouer ses airs néo-classiques en Europe et aux États-Unis. Pas de doute, la Montréalaise multimillionnaire des plateformes de diffusion en continu a clairement un don pour cultiver le lien entre le personnel et l’universel.

De passage à Québec mercredi pour prendre part au lancement de programmation du Palais Montcalm, où elle se produira en mars, la musicienne énumère à notre demande les pays étrangers où elle s’est produite à ce jour. «Je suis allée en France et en Suisse. Là, je m’en vais en Allemagne, en Hollande, en Italie, à Los Angeles et je retourne en France», détaille celle qui a notamment pu entendre sa musique à la cérémonie des Oscars… Mais qui est loin de laisser le succès lui monter à la tête. 

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«Ce qui me flabbergaste [renverse, ndlr], c’est qu’en allant chercher le plus intime et le plus personnel à l’intérieur de moi, ça rejoint quelque chose qui est assez intéressant, observe-t-elle. Nous sommes plus semblables que nous le pensons. Dans mes shows, il y a des enfants, il y a des jeunes, il y a des gens de toutes les cultures. C’est beau à voir. Et moi, ça me donne espoir de voir qu’il y a des émotions qu’on a tous en commun.»

Musique à l’image

Même dans les épreuves, le parcours d’Alexandra Stréliski tient presque du conte de fées. «Je veux faire ça depuis que je suis toute petite, de la musique de film et des récitals de piano. Je vis vraiment la vie que j’avais imaginée», résume celle qui est née à Montréal d’une mère originaire de l’Abitibi et d’un père français. 

En terminant ses études, elle a œuvré dans la musique qu’elle dit «de commande» (publicité, cinéma, etc.) avant de proposer en 2010 Pianoscope, un premier album solo qui n’a pas tardé à faire sa marque et qui a récemment retrouvé le chemin du palmarès. Ses compositions ont notamment attiré l’attention du réalisateur Jean-Marc Vallée, qui les a incluses dans les films Dallas Buyers Club (de là sa présence musicale aux Oscars), Demolition et dans la bande-annonce de la série Big Little Lies. 

Renouveau

Quelques années plus tard, la pianiste travaille dans un studio de postproduction lorsqu’elle plaque tout, en épuisement professionnel. «Je n’étais plus au bon endroit, il fallait que je fasse autre chose, résume-t-elle. Pour moi, un burn-out, c’est quand tu travailles trop, mais c’est aussi quand tu n’es plus à ta place. J’avais l’impression de passer à côté de ma vie. C’est un signal d’alarme qui, au final, est un gros cadeau… Même si tu ne le sens pas comme ça sur le coup.»

La musicienne raconte avoir mis deux ans à remonter la pente. Deux années pendant lesquelles elle n’a presque pas touché à son piano. À la fin de son cheminement, elle a composé l’album Inscape, paru le mois dernier, qui la mènera à passer les prochains mois dans ses valises. 

«Je ne voulais pas que l’album soit trop sombre. J’avais envie de ce renouveau et c’est vraiment à ce moment-là que je l’ai enregistré. C’est vraiment un album qui parle d’une période transitoire», note celle qui dit toujours aimer faire de la musique à l’image. «Je n’ai pas envie d’arrêter», confirme-t-elle. Mais avec un agenda de pianiste soliste très bien garni merci, il faudra sans doute attendre pour les nouveaux projets...

TIERSEN, MANX ET LES AUTRES AU PALAIS MONTCALM

Outre la prestation d’Alexandra Stréliski attendue le 1er mars, le Palais Montcalm accueillera aussi dans les prochains mois le Français Yann Tiersen (31 mai), à qui l’on doit notamment la trame sonore du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. Côté jazz, David Linx et le Brussels Jazz Orchestra revisiteront Brel le 7 février. Le bluesman Harry Manx s’offrira une nouvelle visite dans la capitale le 8 février et son confrère Colin James le suivra le 12 avril. Florence K, David Myles, Alex Cuba, Nick Petrowsky et Katie Moore rendront hommage à Harry Belafonte le 8 mars. Lauréats du Félix du meilleur spectacle anglophone au dernier gala de l’ADISQ, The Barr Brothers feront escale au Palais Montcalm le 20 février. Détails et programmation complète au www.palaismontcalm.ca.

 

CRITIQUE

Eugénie Lépine-Blondeau, Dessine-moi un dimanche, ICI Radio-Canada Première, 24 mars 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Mélanye Boissonnault, Les matins d'ici, ICI Radio-Canada Première Ottawa, 20 mars 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Évelyne Charuest, Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première, 7 mars 2019

https://ici.radio-canada.ca

 

Une tournée allongée pour Alexandra Stréliski

Agence QMI, Journal de Montréal, 6 mars 2019

La pianiste Alexandra Stréliski transforme en or tout ce qu’elle touche et fait sensation depuis la sortie de son deuxième album, «Inscape», l’automne dernier.  

La musicienne vient d’ajouter des dates à sa tournée du Québec, elle qui vient de se produire à guichets fermés et avec grand succès au Théâtre Outremont, à Montréal, et au Palais Montcalm, à Québec.  

Elle sera ainsi sur la route au moins jusqu’en février 2020, et sera notamment de passage au Festival international de jazz de Montréal, au Théâtre Maisonneuve, le 4 juillet.  

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Des prestations d’Alexandra Stréliski sont aussi prévues hors de nos frontières, entre autres en France et en Suisse, où elle assurera les premières parties de tours de chant de Cœur de pirate. Elle doit en outre faire un saut au festival The Great Escape, en Angleterre, en mai, et au festival Iceland Airwaves, en Islande, en novembre prochain. Toutes les dates de ses concerts sont sur son site web (www.alexandrastreliski.com).  

Construit comme une œuvre cinématographique, le spectacle d’Alexandra Stréliski met à contribution les talents de l’illustratrice Elisabeth Gravel, de la réalisatrice Edith Jorisch et des acrobates Gregory Arsenal et Philip Rosenberg, du Cirque Le Roux.  

De plus, l’artiste entretient sa relation virtuelle avec ses admirateurs. Après avoir mis en vente un livret de partition comprenant l’intégralité des pièces d’«Inscape» sur son magasin en ligne, Alexandra Stréliski propose aujourd’hui une vidéo tutoriel complémentaire pour le morceau «Plus tôt», qu’elle a elle-même conçu et qu’elle interprète également.  

Depuis la parution d’«Inscape», l’opus s’est glissé dans les palmarès de ventes de musique classique dans plus de 20 pays à travers le monde et cumulera bientôt 30 millions d’écoutes en continu. Le premier album d’Alexandra Stréliski, «Pianoscope», lancé en 2010, a pour sa part atteint 20 millions d’écoutes en continu. L’extrait «Plus tôt» joue présentement dans une campagne de publicité de Center Parcs UK, à travers l’Angleterre.  

Parmi les éloges reçus, celle qui a créé des musiques entendues dans les longs métrages «Dallas Buyers Club» et «Demolition», et les séries «Big Little Lies» et «Sharp Objects», de Jean-Marc Vallée, a été décrite par Billboard comme «l’une des plus importantes nouvelles vedettes du classique moderne».

 

MENTION

Catherine Richer, Le 15-18, ICI Radio-Canada Première, 6 mars 2019

https://ici.radio-canada.ca

 

Une tournée allongée pour Alexandra Stréliski

Agence QMI, TVA, 6 mars 2019

La pianiste Alexandra Stréliski transforme en or tout ce qu’elle touche et fait sensation depuis la sortie de son deuxième album, «Inscape», l’automne dernier.  

La musicienne vient d’ajouter des dates à sa tournée du Québec, elle qui vient de se produire à guichets fermés et avec grand succès au Théâtre Outremont, à Montréal, et au Palais Montcalm, à Québec.  

Elle sera ainsi sur la route au moins jusqu’en février 2020, et sera notamment de passage au Festival international de jazz de Montréal, au Théâtre Maisonneuve, le 4 juillet.  

Des prestations d’Alexandra Stréliski sont aussi prévues hors de nos frontières, entre autres en France et en Suisse, où elle assurera les premières parties de tours de chant de Cœur de pirate. Elle doit en outre faire un saut au festival The Great Escape, en Angleterre, en mai, et au festival Iceland Airwaves, en Islande, en novembre prochain. Toutes les dates de ses concerts sont sur son site web (www.alexandrastreliski.com).  

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Construit comme une œuvre cinématographique, le spectacle d’Alexandra Stréliski met à contribution les talents de l’illustratrice Elisabeth Gravel, de la réalisatrice Edith Jorisch et des acrobates Gregory Arsenal et Philip Rosenberg, du Cirque Le Roux.  

De plus, l’artiste entretient sa relation virtuelle avec ses admirateurs. Après avoir mis en vente un livret de partition comprenant l’intégralité des pièces d’«Inscape» sur son magasin en ligne, Alexandra Stréliski propose aujourd’hui une vidéo tutoriel complémentaire pour le morceau «Plus tôt», qu’elle a elle-même conçu et qu’elle interprète également.  

Depuis la parution d’«Inscape», l’opus s’est glissé dans les palmarès de ventes de musique classique dans plus de 20 pays à travers le monde et cumulera bientôt 30 millions d’écoutes en continu. Le premier album d’Alexandra Stréliski, «Pianoscope», lancé en 2010, a pour sa part atteint 20 millions d’écoutes en continu. L’extrait «Plus tôt» joue présentement dans une campagne de publicité de Center Parcs UK, à travers l’Angleterre.  

Parmi les éloges reçus, celle qui a créé des musiques entendues dans les longs métrages «Dallas Buyers Club» et «Demolition», et les séries «Big Little Lies» et «Sharp Objects», de Jean-Marc Vallée, a été décrite par Billboard comme «l’une des plus importantes nouvelles vedettes du classique moderne».

 

Inscape d’Alexandra Stréliski : Une musique pour voyager dans son propre imaginaire

Martine Laval, Le Nord, 5 mars 2019

Pianiste-compositrice d’origines française et canadienne ayant grandi entre Paris et Montréal, Alexandra Stréliski a fait ses débuts avec son disque Pianoscope (2010), mais a été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Démolition (2016) de Jean-Marc Vallée et plus récemment via la bande-annonce de l’acclamée série Big little Lies (HBO, 2017).

Le 19 mars au Théâtre Gilles-Vigneault, elle jouera la musique de son 2e album Inscape, des compositions qui font vibrer les émotions et emplissent l’esprit d’images… cinématographiques.

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Qu’est-ce qui vous a inspiré les compositions d’Inscape?

Pour moi, Inscape réunit les mots interior et landscape qu’on pourrait traduire en français par « paysage intérieur ». Dans une année où ma vie a chaviré – j’ai changé de travail, je me suis séparée, j’ai vécu une profonde dépression -, Inscape a été une crise existentielle durant laquelle j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois, confie la compositrice. En cherchant à combler un certain vide émotionnel, j’ai suivi une pulsion créatrice. J’ai improvisé sur mes états d’âme. Comparé à Pianoscope, Inscape est un album beaucoup plus personnel dans ma vie.

Pourquoi tant d’années entre Pianoscope (2010) et Inscape (2018)?

D’abord j’avais besoin d’être prête pour faire de la musique à temps plein. Puis ça m’a pris un certain temps pour monter sur scène, partager mes pièces personnelles, dévoiler ma vulnérabilité, donner accès à mon intimité. J’étais également occupée à gagner ma vie, je travaillais en publicité. J’attendais le bon moment pour le faire.

Pianoscope s’est donc composé en parallèle de ce que vous faisiez et ça a porté fruit?

Vous vivez de votre musique désormais?

Absolument! C’est un privilège de pouvoir vivre de son art et de faire ça à temps plein! J’en suis très reconnaissante et je suis confiante. C’est également valorisant de passer d’un mode de vie de salariée, et de se lancer à temps plein dans son art, sans filet de sécurité. Je me sens choyée par la vie et ça me confirme que j’ai pris la bonne décision.

Avez-vous un lien avec les Laurentides?

Absolument! Mes parents demeurent à Morin-Heights. On y a une maison depuis environ 17 ans. Je viens donc souvent dans les Laurentides.

Ses coups de cœur laurentiens

Elle avoue avoir un faible pour Sainte-Agathe qu’elle trouve très jolie chaque fois que qu’elle y passe du temps.

Elle aime faire du ski de fond dans le Corridor aérobique à Morin-Heights.

Elle aime le plein air et les Laurentides sont une belle région pour ça.

 

ENTREVUE

Anne-Josée Cameron, Téléjournal, ICI Radio-Canada Télé, 1er mars 2019

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Alexandra Stréliski au Palais Montcalm: 75 minutes en apesanteur

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, 1er mars 2019

Alexandra Stréliski a rempli le Palais Montcalm pour sa première visite à Québec.

Ce fut court mais sublime. Pendant soixante-quinze minutes qui ont passé en un éclair, Alexandra Stréliski a transporté ses admirateurs de Québec dans son univers rempli d’émotions lors d’un concert qui a fait autant de bien à nos oreilles qu’à notre âme.

Touchante sur disque, la pianiste, star de la vague néoclassique qui déferle ­présentement sur le Québec, l’est encore plus sur scène, a-t-on pu découvrir avec ravissement, vendredi soir, au Palais Montcalm. Touchante sur disque, la pianiste star de la vague néoclassique Alexandra Stréliski l’est encore plus sur scène.

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Signe de l’engouement que suscite celle que plusieurs ont découvert par le biais des projets cinéma et télé de Jean-Marc Vallée, c’était salle comble pour sa toute première visite dans la capitale. Ce le sera encore samedi soir et on chuchotait, dans les couloirs du Palais Montcalm, qu’on aurait pu aisément vendre un troisième soir.

Or, elle a beau se maintenir au sommet des palmarès depuis la parution de son album INSCAPE, il y a quelques mois, Alexandra Stréliski ne joue pas à la vedette.

À 20 h et des poussières, dans la pénombre, elle s’est installée discrètement à son piano posté derrière un large voile transparent, pendant que des spectateurs cherchaient encore leurs places au parterre. On soupçonne que bien des gens n’ont même pas remarqué son arrivée sur scène.

Les contrastes

Elle a entamé son récital tout en douceur, en puisant d’abord dans ses pièces les plus apaisantes. Mais dès Changing Winds, troisième morceau au programme, elle s’est permis un premier moment d’impétuosité, un élan jubilatoire qu’on aurait dit porteur de mille émotions refoulées.

Cet espace-temps dans lequel elle nous a fait flotter en était donc un de contrastes, constamment entre l’ombre et la lumière. Touchante sur disque, la pianiste star de la vague néoclassique Alexandra Stréliski l’est encore plus sur scène.

À l’espoir et la joie de vivre (New York) succédait le désespoir (Blind Vision). Les instants de grands tourments (intense Bourrasques) cohabitaient avec l’innocence juvénile (Par la fenêtre de Théo, accompagnée d’images montrant une Alexandra enfant découvrant le piano).

Elle ne voulait pas d’un récital « classique », d’où son invitation à applaudir, se moucher ou tousser quand bon nous semble. Pourtant, personne n’a osé émettre le moindre son pendant qu’elle s’exécutait, preuve du niveau d’adhésion déjà hors du commun pour son œuvre.

Émotions similaires

Au passage, elle a pris quelques instants pour nous expliquer la signification du titre de son album. INSCAPE serait un concept philosophique référant au point unique de chaque individu.

Et la pianiste d’expliquer qu’en cherchant son point différent, lorsqu’elle a sombré dans la dépression, « j’en ai trouvé un qui fait en sorte que je peux le partager avec 900 personnes qui vivent des émotions similaires ».

Si on juge par l’ovation sincère et les cris de joie qui ont fusé en fin de parcours, elle a vu juste. Les émotions de tous étaient au même diapason.

 

Agenda culturel

Martine Laval, Accès le journal des Pays d'En-Haut, 27 février 2019

MUSIQUE

Pianiste néo-classique et compositrice montréalaise, Alexandra Stréliski est connue pour sa pièce « Prélude » de son premier album « Pianoscope » qui a fait les honneurs du film de Jean-Marc Vallée « Dallas Buyers Club » (le 29). Auguste Quartet, c’est une musique significative du jazz moderne guidée par des complices à la recherche et à l’innovation musicale (le 31). 

 

32e édition de la Bourse RIDEAU | Prix Étoiles Stingray

Charles, The Stingray Blog, 25 février 2019

Depuis plus de 30 ans, la RIDEAU rend hommage aux créateurs, diffuseurs et artisans du spectacle lors de la Soirée des prix RIDEAU. Cette année, cette soirée avait lieu le 21 février au Capitole à Québec. Stingray Musique était présent afin de remettre le Prix Étoiles Stingray.

Animée sans failles par Émilie Perreault et Fred Savard, la cérémonie a remis au total 14 prix aux acteurs du milieu des arts s’étant démarqués par leur contribution inestimable à la culture.

Le Prix Étoiles Stingray, d’une valeur de 3000$, a été décerné à la pianiste Alexandra Stréliski. Ce prix récompense l’audace et la qualité du projet créatif d’un artiste émergent en musique ou chanson. Délectez-vous de son interprétation de la pièce Revient le jour, tirée de l’album Inscape lors de son passage à Stingray PausePlay.

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La soirée a débuté avec le magnifique prix Hommage décerné à la chorégraphe Hélène Blackburn. Des artistes tels qu’Alexandre Désilets, Marina Thibeault, et Maude Sabourin se sont réunis pour souligner sa contribution à la démocratisation, au développement et au rayonnement de la danse.

Pour sa part, Pierre Larivière, directeur de la Maison de la culture Maisonneuve, s’est vu récompensé du prix Reconnaissance. Élise Guilbault, Marie-Pierre Arthur, Yves P. Pelletier et le slameur poète Ivy sont venus lui rendre un bel hommage. De plus, une vibrante interprétation de la chanson Les soirs de scotch par Luce Dufault a ravi Mr. Larivière.

Voici d’autres Lauréats :

Prix du jury ROSEQ & Prix du jury des diffuseurs européens / SODEC / RIDEAU : Lou-Adriane Cassidy

Prix du jury RADARTS / RIDEAU : Roxane Bruneau

Prix du jury accès culture : David Marin

 

Alexandra Stréliski: 75 minutes sans entracte et quiétude pour emporter

Élise Jetté, Feu à volonté, 23 février 2019

Le vendredi, quand t’as ta semaine dans le corps et février dans l’âme, y’a pas grand-chose de plus excellent qu’un show assis d’une heure et quart pas d’entracte et pas de première partie.

Vous cherchez une cerise sur le sundae au chocolat? Je vous parle d’un show avec des places assignées et qui commence quasiment à l’heure. Pas vu ça depuis le show de Carmen Campagne – le ciel ait son âme – au Centre culturel de Sherbrooke en 1996.

J’arrive à 20h pile au Théâtre Outremont. Je jubile une bonne 20aine de secondes devant l’affiche.

Je profite des 10 minutes qui précèdent la prestation pour apprécier mon entourage. Derrière moi: trois collègues (pas les miens) discutent d’une certaine Sylvie qui s’en va à la retraite pis elle a laissé sa paperasse dans un état de cul. Ils sont trois à ne pas s’en remettre. Come on, Sylvie!

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À ma droite, un homme nerveux que je vous présenterai plus en détails plus tard. À ma gauche, une prof de cégep qui trouve que ses collègues enseignent comme des culs, pas de plans de cours. À ses côtés, une fille qui songe à larguer son imbécile de chum qui la traite comme un cul.

Une lumière bleue imbibe les deux grands voiles diaphanes qui se jètent sur la scène à partir du plafond devant et derrière le piano. Alexandra Stréliski s’élance.

Puis, des projections sur les voiles nous donnent l’impression de regarder un film sur cassette en 1989.

Sa voix nous propose un «espace temps», «des évènements qui sont sur le point de nous changer». Entre ses quatre murs, Stréliski joue comme une enfant qui s’est fabriqué une tente avec les coussins du salon pour ne pas être vue au complet. Faire son affaire à elle.

Pendant ce temps, l’homme nerveux du début, à mes côtés, joue du air piano comme s’il était un ventriloque à distance. Peut-être est-ce lui, Alexandra Stréliski, et que la jeune femme sur scène n’est au fond qu’un robot téléguidé.

Puis, quand elle prend la parole pour de vrai, elle nous souhaite la bienvenue à son «soir de première mondiale». Elle nous raconte cette période de sa vie qu’elle nomme Inscape. Puis elle nous dit qu’il y aura un peu de Pianoscope aussi dans la soirée «parce que pour regarder en avant il faut parfois regarder en arrière», dit-elle.

«Dans les spectacles de piano, les gens savent pas quand tousser, se moucher et vivre, dit Stréliski, amusante. Là c’est le bon moment», assure-t-elle avant de recommencer à jouer.

Tout le reste du spectacle nous sort de notre espace temps et nous plonge dans celui de l’artiste. On n’entend rien sauf le piano et les problèmes digestifs de son/sa voisin.e.

Stréliski entre en profondeur dans la thématique d’Inscape, expliquant qu’il s’agit d’un concept anglais selon lequel nous avons un point unique en chacun de nous. «En cherchant le point unique, j’ai trouvé le point où je suis le plus en lien avec les autres humains», évoque-t-elle.

«On a tous un Inscape. Aujourd’hui vous faites juste une petit détour dans le mien», ajoute-t-elle, bellement.

Et alors qu’elle recommence, j’entends l’homme à mes côtés, tout en poursuivant son pianotage dans les airs, qui commente la performance tout bas, comme Alain Goldberg aux Olympiques. «Magniiifiqueeee», lance-t-il doucement dans un souffle. «La grâce», dit-il tout bas alors que je l’imagine en train de décrire un triple boucle piqué.

«C’est mon quinzième show à vie», conclut la pianiste qui maîtrise pourtant tout.

Elle remercie chaleureusement les metteurs en scène Greg et Phil qui sont venus de France pour la soirée. Gaspard aux éclairages et aux projections, puis Régina la régisseuse (no joke).

En rappel, elle subit un petit accrochage. «On va recommencer! C’est une berceuse fait que je m’endors chaque fois que je la joue», s’amuse-t-elle.

Avant de quitter la salle, une amie me présente le papa d’Alexandra. C’est le ventriloque, Alain Goldberg, l’homme qui joue du air piano. Quelle chance d’avoir été témoin de ses émois.

Tout le monde a quitté la salle les yeux un peu mouillés. Plus personne ne pensait aux humains de marde dont ils parlaient avant le show. Et la meilleure nouvelle: c’est avec cette paix d’esprit, cette quiétude et ce détour dans le Inscape de quelqu’un d’autre que toutes ces belles personnes se sont couchées avant 22h. Merci Alexandra.

 

Audio : tout le romantisme d'Alexandra Stréliski à Tellement Courteau

Alexandre Courteau, Tellement Courteau, ICI Musique, 21 février 2019

https://www.icimusique.ca

 

Les notes sensibles d’Alexandra Stréliski

Nicolas Houle, Palais Montcalm, 21 février 2019

Alexandra Stréliski fait une sorte de rêve éveillé. Depuis son plus jeune âge, elle a en effet toujours voulu gagner sa vie en partageant ses compositions sur l’instrument qu’elle affectionne, le piano. Après s’être égarée sur des routes musicales qui ne lui convenaient guère, elle se consacre désormais à ce qu’elle aime le plus et ça lui réussit. Inscape, son nouvel album, a atteint non seulement des sommets dans les palmarès et les plateformes d’écoute en ligne, mais il fait courir les foules qui veulent la voir à l’œuvre, notamment au Palais Montcalm, où elle se produira les 1er et 2 mars prochains.

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On connaissait Alexandra Stréliski pour son premier enregistrement solo, Pianoscope, de même que pour ses pièces qui se sont retrouvées dans les films ou séries du réalisateur Jean-Marc Vallée et même à la soirée des Oscars de 2014. C’est cependant avec Inscape, paru cet automne, que la pianiste montréalaise a pris son plein envol. Si elle est la première à être surprise de l’ampleur du succès qui entoure la sortie de son deuxième album, elle comprend qu’en ayant choisi de se consacrer entièrement à ses propres créations, elle a emprunté la bonne voie, comme elle me l’a indiqué dans l’entrevue qui suit.

Nicolas Houle : Vous êtes au début d’une importante tournée québécoise. Comment l’abordez-vous, sachant qu’il y a beaucoup de gens qui vous attendent?

Alexandra Stréliski : C’est cool, parce que j’ai pu tester quelques formules de show jusque-là, mais c’est sûr que là c’est vraiment le début et les salles sont pleines… et grosses! J’ai hâte de voir, c’est tout un trip! J’imagine que je vais m’habituer petit à petit à faire ça, mais à date, ça se passe super bien…

NH : En plus de la musique, il y aura des projections sur scène, n’est-ce pas?

AS : Oui, j’avais envie d’avoir un spectacle visuel. On me dit souvent que ma musique évoque des images, alors j’avais envie d’amener ça un peu sur le stage, de proposer quelque chose un peu différent d’une formule récital de piano. J’avais envie de sortir du carcan classique le plus possible et je suis super contente de ce qu’on a fait.

NH : Il y a eu un grand succès qui est venu avec l’album Inscape, qui s’est retrouvé en tête des palmarès de vente et qui a atteint des millions d’écoutes dans Spotify. Ça vient forcément confirmer votre choix de vous consacrer entièrement à votre propre musique, après des années où vous faisiez de la musique de commande, non?

AS : Il n’y a pas de doute dans ma tête que j’ai pris le bon chemin. Les gens sont là et j’en suis ravie, mais je ne pouvais pas m’attendre à ça. Je ne peux pas l’expliquer non plus. J’ai juste vu que mon album a parlé à plein de gens dans un espace-temps assez rapproché. Ça faisait huit ans que je n’avais rien sorti, donc c’était le calme plat, mais c’est comme si tout s’est vraiment bien enligné. Il y a eu aussi la série [Sharp Objects] de Jean-Marc [Vallée] qui est arrivée au meilleur moment possible durant la sortie de l’album et après, c’est la réaction des gens qui est super favorable. Il y a plein de gens qui achètent des disques en plus, ce qui est vraiment cool!

NH : Parlant de Jean-Marc Vallée, est-ce qu’il est venu jouer un rôle aussi pour vous encourager à vous consacrer prioritairement à votre musique, surtout que c’est un réalisateur chez qui les bandes sonores sont très importantes?

AS : C’est sûr que, quand en 2014 ma musique a joué aux Oscars, j’ai fait comme « ok, peut-être que je pourrais faire quelque chose avec ça »… Mais oui ça m’a encouragée de voir que ça pouvait inspirer des réalisateurs, que ça pouvait inspirer des gens. Jean-Marc Vallée est un artiste que j’admire beaucoup dans sa création, alors ç’a mis un sceau de validation sur ce que je faisais. Sinon, j’ai aujourd’hui une grosse équipe derrière moi et le succès que connaît Inscape en ce moment ne provient pas juste de Jean-Marc. On m’associe beaucoup à lui, mais ça m’a surtout donné un « go », c’était comme un signe assez fort, quand j’étais en studio, que je pouvais me lancer dans ça à temps plein.

NH : Votre musique s’inscrit pleinement dans la mouvance néo-classique qui rejoint un vaste public. Est-ce qu’il y avait un besoin, collectivement, de retourner à une musique acoustique et instrumentale qui n’a pas la rigidité qu’on tend à associer à la musique classique?

AS : Je pense que oui, il y avait des émotions dormantes, un peu, que la musique classique pouvait peut-être aller réveiller, mais le cadre étant devenu ce qu’il est et le répertoire aussi, qui est quand même assez vieux – et il y a quelque chose cérébral aussi dans la musique classique – je pense que c’est quelque chose qui n’est pas forcément accessible à tous. Mais je pense que l’utilité de la musique classique dans la vie est encore là, à tous âges et origines culturelles. Je pense que ça nous fait du bien de se rencontrer dans un événement qui est différent, aussi. Ce que je fais est tellement dépouillé, tellement minimaliste que ça nous fait aller un peu dans notre propre intériorité comme spectateur. C’est mon hypothèse, mais même si je suis là-dedans, je ne suis pas mieux placée que n’importe qui pour comprendre le phénomène…

 NH : Vous êtes arrivée comment à ce type de musique? Comme vous avez une formation classique et que vous avez déjà fait de la musique en répondant à des commandes, vous auriez pu décider d’aller dans une autre direction…

AS : C’est la chose la plus naturelle que je pouvais faire. Je m’exprime littéralement comme ça, en jouant du piano comme vous l’entendez. C’est comme une extension de moi-même. Après, le fait qu’il y ait un courant néo-classique et que ça pogne dans le monde, c’est un heureux hasard dans la vie. Je ne pourrais pas être plus directement liée à mon mode de communication. Le piano, c’est ma vie, c’est comme ça que je m’exprime depuis que j’ai six ans. C’est ce qu’il y a de plus naturel pour moi.

NH : Justement, quelle sorte de relation avez-vous développée avez l’instrument : s’agit-il de rendez-vous quotidiens à certaines heures, de sessions intenses selon les émotions que vous vivez ou de quelque chose de différent?

AS : Je ne suis pas très assidue, je ne suis pas quelqu’un qui répète, qui essaie de lire telle partition. Mon rapport à la musique est plus intuitif. C’est comme si j’en avais besoin. Et si je ne joue pas quand j’en ai besoin, je deviens désagréable! Il y a quelque chose qui ne va pas… C’est comme si je n’avais pas les outils pour exprimer ces émotions-là. Donc à un moment donné, je me mets à en avoir besoin. Je fais une espèce de jeu où je ne le touche pas et lorsque j’en ai besoin, il y a de la créativité qui sort, il y a de l’énergie… C’est un peu drôle à dire, mais je le retiens et je le relâche, c’est une extension de mon expression. Je n’ai pas un rapport technique à mon instrument du tout.

NH : C’est le même instrument qui vous suit depuis l’enfance, un piano droit, c’est bien ça?

AS : Oui, en fait c’est l’instrument sur lequel j’ai appris à jouer.

NH : C’est particulier, car c’est aussi l’instrument qu’on entend sur votre album. Mais quand vous partez en tournée, vous devez commettre des « infidélités » en jouant sur d’autres pianos, Comment vivez-vous avec ça?

AS : C‘est toujours le défi quand tu arrives dans une nouvelle salle : le piano. Mais en même temps, il y a quelque chose de « le fun » là-dedans, où tu exploites autre chose. Tu as accès à un autre registre sonore. Tu retrouves quand même souvent les mêmes pianos sur la route… Mais je n’ai pas l’impression de tromper mon piano sur la route deux secondes! Je serais excessivement contente de pouvoir voyager avec mon piano et de faire quelques tounes sur mon piano, car il n’y a rien de plus direct : je les ai composées sur ce piano-là. Parfois, c’est un défi [de jouer sur un autre instrument] parce que le piano n’est pas selon tes habitudes, mais c’est aussi « le fun » car ça crée autre chose. C’est le défi des pianistes. Il y en a plein qui ont du succès et qui voyagent avec leur piano, mais j’en suis pas là!

NH : Vous avez déjà dit que la vie que vous vivez présentement est celle dont vous avez rêvée. Mais vous êtes passée près de ne pas la vivre, occupée à répondre à diverses commandes musicales. Quand le déclic a-t-il eu lieu?

AS : Durant la période où je n’étais pas en train de faire ça, je le savais que ça me dérangeait. Je voulais faire un deuxième album. Je ne savais pas à quel point je voulais me consacrer à temps plein là-dedans. Je pensais faire une carrière variée, un peu de musique de commande, un peu de spectacles, un peu d’albums. C’est encore ce que j’ai envie de faire mais tu ne peux pas te consacrer à quatre choses en même temps dans la vie si tu veux y aller à fond. Je n’ai pas eu un moment de déclic particulier, mais c’est sûr que quand j’ai fait un burn-out, là c’était clair qu’il fallait que je change quelque chose. Quand tu chutes comme ça, je pense que tu dois te remettre en question. Si tu ne le fais pas, tu risques de te retaper le même mur, alors je me suis remise en question. Mais c’était clair, clair, clair que c’était ça la voie et que je n’étais pas dessus.

NH : Même si l’album est intime et qu’il y a un titre qui fait référence à cette période plus sombre, le contenu n’est pas sombre, ni hermétique. C’était un souci?

AS : Absolument. Je ne l’ai pas interprété dans le creux de ma dépression. Je crois qu’il aurait été beaucoup plus sombre, même avec les mêmes tounes. Je l’ai joué dans un moment où j’étais sortie de là, où je retrouvais de l’énergie et de la lumière. C’est un album de transition, mais je l’ai fait juste après, parce que je voulais que ce soit un souffle. On peut dire que ma musique est émotive, mais je ne veux pas que ce soit lourd, à part momentanément pour être dans l’émotion. Mais c’était important pour moi qu’il soit lumineux, même s’il a été composé dans une tourmente de vie assez grande.

NH : Vous êtes une amie de Chilly Gonzales. Avez-vous développé une complicité musicale particulière

AS : Non, pas du tout. Chilly m’a juste écrit un jour sur Twitter pour me dire que Pianoscope est un bel album, qu’il trouvait magnifique et qu’on devrait se rencontrer. Donc on s’est rencontré, mais on n’a pas une relation quotidienne. J’ai vécu chez lui un peu. Il habite en Allemagne et j’ai loué sa maison dans le creux de mon changement de vie, puis on avait un rapport un peu comme ça, en fait… Artistiquement, quand t’es un peu proche, c’est mieux de te garder un peu loin, parce que c’est facile d’être influencé par le travail des autres. Alors moi je n’écoute pas de musique néo-classique, j’essaie de me garder dans ma bulle, de ne pas me laisser influencer par les autres, mais Chilly, je m’entends bien avec, il est vraiment gentil.

NH : Votre sœur, l’humoriste Léa Stréliski, est également dans le milieu artistique. Elle vous a d’ailleurs rendu hommage dans une de ses chroniques. Êtes-vous chacune dans vos bulles artistiques respectives ou est-ce qu’il y a des interactions?

AS : On est beaucoup dans notre sphère, c’est sûr, mais on est beaucoup plus semblables qu’on le pense. Techniquement, elle, elle fait rire et moi je fais pleurer! Sauf qu’elle, elle fait rire en passant des messages deep et moi je fais pleurer [avec ma musique] mais je fais des jokes sur scène! On est très proches en termes de créativité et on échange beaucoup là-dessus, sur le processus créatif. Léa est dans une phase où elle est en train de construire son projet, de monter sur scène et moi aussi, en quelque part. J’ai une belle relation avec ma sœur, on est comme complètement différentes et complètement pareilles en même temps!

 

ENTREVUE

Jean-Philippe Wauthier, Olivier Niquet et Jean-Sébastien Girard, La soirée est encore jeune, ICI Radio-Canada Première, 2 février 2019

http://ici.radio-canada.ca

 

ENTREVUE

Entrée principale, ICI Radio Canada Télé, 31 janvier 2019

RENCONTRE AVEC LA PIANISTE ALEXANDRA STRÉLISKI

L’artiste montréalaise néo-classique a beaucoup fait parler d'elle dans les derniers mois grâce à la sortie de son deuxième album, Inscape.

Alexandra Stréliski nous interprète la pièce Revient le jour, tirée de cet album.

 

Pointe d'humour - La musique de ma soeur

Léa Stréliski, La Presse +, 19 janvier 2019

J’ai une sœur musicienne. Pianiste, pour tout vous dire. Ceci pourrait avoir l’air d’un coup de pub. D’une envie de faire de moi une Péladeau, de me mettre à vouloir gérer un empire familial qui rivaliserait avec celui des Rozon ; mais sans le monsieur. Tsé, le monsieur du bonhomme vert, dont on ne dira pas le nom ?

Mais ma sœur, Alexandra Stréliski, se passe ces temps-ci de présentation, et si vous allez voir son Spotify ou sa vente d’albums au Canada, vous allez vite comprendre qu’elle n’a pas besoin de sa grande sœur pour faire parler d’elle. J’en souris. Parfois, quand on me la mentionne, les gens s’en excusent. Comme si l’on était les deux belles-sœurs pimbêches de Cendrillon et que j’allais lui tirer son collier pour que les perles se répandent au sol et amusent notre chat imbécile. Mais d’abord, si vous pensez que ma sœur porte des colliers de perles, c’est mal la connaître. Et ensuite, rien au monde ne me réjouit plus que son succès.

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C’est particulier, grandir avec un membre de sa famille qui est musicien parce que, obligatoirement, sa musique devient la trame sonore de notre vie. Ça tombe bien, c’est la plus grande force de ma sœur. Sa musique est une trame sonore. Son grand talent, c’est qu’elle devient la trame sonore de la mienne, mais si vous l’écoutez, elle sera celle de la vôtre.

Elle vous accompagnera. Elle sera là pendant que vous joggerez sous la lumière froide de l’hiver, ou songerez dans la boucane des pots d’échappement du trafic. Elle sera là pendant que vous accoucherez, elle sera là pendant que vous endormirez le petit, elle sera même là pendant que vous vous envolerez dans l’espace… (Ben, si vous êtes David Saint-Jacques.)

Sa musique vous suivra. Et racontera votre histoire. Elle viendra vous chercher au creux de votre être comme si elle vous connaissait et vous rejoindra dans l’intime, l’unique… Ce qui, en ce bas monde, est un répit recherché.

On ne doit pas envier le succès des autres et ma sœur en est le plus bel exemple parce que je sais par où elle est passée pour réussir à vous pondre de telles musiques. Je connais les détours de son être et je sais le travail et la ténacité que ça aura pris. Je sais comment l’art peut nous avaler, je connais ses précipices. Pour qu’un artiste éclose, il faut une dose d’équilibre qui frise la folie.

Tous ceux qui font fleurir leurs jardins y ont mis le temps et la patience, et il n’y a rien de glamour ou d’instagrammable à défricher. Si en 2019, votre saison est aussi au défrichage, alors je vous souhaite de longs et profonds sillons. Vous fleurirez plus tard et si vous voulez de la musique pendant que vous poussez à la roue : Alexandra Stréliski sur Spotify, Apple Music ou Google Play. Un nécessaire rappel que la douceur est une force.

 

La bande des huit 2019

Paroles et Musique, SOCAN, 3 janvier 2019

ALEXANDRA STRÉLISKI

Alexandra Stréliski cumule un million d’auditeurs par mois sur Spotify et plus de 30 millions de diffusions en continu, toutes plateformes confondues. Le réalisateur Jean-Marc Vallée a utilisé sa musique dans ses quatre dernières productions, de Dallas Buyers Club à Sharp Objects. Elle vient tout juste d’entreprendre sa carrière d’artiste de scène et elle a signé une entente avec Secret City Records, un label synonyme de musique de grande qualité prête à l’exportation. Billboard a dit d’elle qu’elle est « une des plus importantes nouvelles étoiles de la musique classique moderne. »

 

Melody, Yannick, Alexandra et George pour la nouvelle année

Christophe Rodriguez, Journal de Montréal, 30 décembre 2018

Alexandra Stréliski

Du jazz, du néo-classique, allez savoir ! Toujours est-il que cette jeune pianiste a du potentiel. Entre le rêve et le minimalisme, nous irons entendre. 4 juillet, au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts.

 

25 chansons Québ qui ont marqué 2018

Élise Jetté, Journal de Montréal, 27 décembre 2018

 7 - Alexandra Streliski – Plus tôt 

Impossible de passer sous silence cet album qui meuble si joliment les silences de la vie. Le talent de la pianiste pour agrémenter les histoires (les films) lui sert habilement ici alors qu’elle installe des ambiances et raconte des choses sans dire un mot. Plus tôt s’est insérée dans la nouvelle série Sharp Objects de Jean-Marc Vallée. Notre personnage secondaire préféré.    

 

Les moments culturels marquants de 2018 - La revue culturelle 2018

André Robitaille, Radio Canada, 27 décembre 2018

En 2018, la vie culturelle a été bouillonnante, pour toutes les générations, partout au pays, que ce soit en théâtre, en littérature, en musique, en cinéma ou en arts visuels.

Pour la troisième année, La revue culturelle animée par André Robitaille témoigne de l'effervescence culturelle partout au pays.

La revue culturelle 2018

Cette année, Gilles Vigneault a célébré son 90e anniversaire en lançant un nouvel album et un recueil de poésie, Kim Thúy a été finaliste au prix Nobel alternatif de littérature, les spectacles de Robert Lepage SLĀV et Kanata ont suscité un vif débat sur l’appropriation culturelle et Loud a remporté le Félix de l’album hip-hop de l’année.

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Lors de l'émission, des discussions mettront l'accent sur les artistes et artisans qui ont marqué les 12 derniers mois. André Robitaille rencontrera des femmes qui ont su faire revivre des artistes qui ont marqué notre passé : Marie-Thérèse Fortin (Gabrielle Roy), Debbie Lynch-White (La Bolduc) et Ines Talbi (Pauline Julien).

L'effervescence culturelle jaillit partout au Canada. André Robitaille parlera aussi de l’importance de créer des œuvres qui résonnent à l’extérieur des grands centres avec l’auteur acadien Gabriel Robichaud, l’humoriste et conteur Boucar Diouf, la chanteuse country Guylaine Tanguay et le comédien Guillaume Cyr.

De petits nouveaux se sont également fait entendre. L’animateur s’entretiendra avec des artistes qui ont connu une première expérience convaincante : Mehdi Bousaidan, pour son premier spectacle solo en rodage; Sophie Dupuis, pour son premier long métrage Chien de garde, qui représentait le Canada dans la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère; Charlotte Aubin, pour son premier recueil de poésie, Paquet de trouble; Vanesa Garcia-Ribala Montoya, pour sa nomination en tant que première danseuse des Grands Ballets canadiens, et Tristan Azar, pour son rôle dans le spectacle musical Les choristes.

L'animateur se demandera comment signer une direction artistique qui parle au plus grand nombre dans le respect de toutes les cultures avec les nouveaux codirecteurs de la Compagnie Jean Duceppe David Laurin et Jean-Simon Traversy, la conservatrice de l’art moderne du Musée national des beaux-arts du Québec Anne-Marie Bouchard, le responsable de la programmation de Fierté Montréal Jean-François Guevremont (Rita Baga) et le directeur sortant du théâtre La Licorne Denis Bernard.

Aussi, deux pianistes qui brillent ici et ailleurs en cumulant des millions d’écoutes sur le web seront en vedette : Alexandra Stréliski et Jean-Michel Blais.

https://ici.tou.tv

 

MENTION

Magalie Lépine-Blondeau et Eugénie Lépine-Blondeau, Tricotées serrées, ICI Radio-Canada Première, 25 décembre 2019

https://ici.radio-canada.ca

 

Voici nos 15 albums québécois de 2018

CÉDRIC BÉLANGER, RAPHAËL GENDRON-MARTIN, SANDRA GODIN, BRUNO LAPOINTE et YVES LECLERC, Journal de Québec, 27 décembre 2018

La pop déjantée d’Hubert Lenoir, le néoclassique d’Alexandra Stréliski et Jean-Michel Blais, le rock de Fuudge et Galaxie. L’année 2018 s’est avérée riche et variée. Voici, sans ordre précis, les 15 albums qui ont le plus fait vibrer nos journalistes au cours des 12 derniers mois.  

Super Lynx Deluxe - Galaxie  

Les amateurs de rock dansant, d’arrangements costauds et de riffs saturés ne sont jamais déçus avec Galaxie. Leur cinquième album, Super Lynx Deluxe, a complètement rempli les attentes du haut standard de qualité auquel le groupe nous a habitués. (SG)  

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Celle que je suis - Geneviève Leclerc  

Que ce soit avec ses propres titres, ou ceux empruntés aux répertoires de Dalida, Johnny Hallyday ou encore Mario Pelchat, Geneviève Leclerc s’impose autant par sa voix que par son talent d’interprète. La pièce de résistance? Sa reprise de I (Who Have Nothing) qui n’a absolument rien à envier aux versions de Shirley Bassey ou encore Ben E. King. (BL) 

Working Class Woman - Marie Davidson  

Quatre étoiles dans le Guardian, tout autant sur Pichfork. Peu d’albums québécois ont eu autant de résonance internationale que ce Working Class Woman. Névrotique, ingénieux et même drôle, le quatrième album de Marie Davidson confirme que son ascension dans les hautes sphères de la musique électronique ne fait encore que commencer. (CB)  

Zay - FouKi  

Dans la foulée de Loud et Koriass, arrive à haute vitesse FouKi, prochain gros nom de la scène rap locale. Sur son premier album Zay, le jeune Montréalais chronique son quotidien avec style et une maîtrise étonnante de la phonétique, le tout appuyé par le travail impeccable à la production de son partenaire QuietMike. (CB)  

Les Matricides - Fuudge   

La formation montréalaise marque un bon coup avec un solide mélange de psychédélisme et de «stoner rock» qui rentre au poste. Un début intéressant et qui va à l’encontre de ce qu’on entend au Québec. (YL)  

Les choses extérieures - Salomé Leclerc  

La voix singulière et la démarche artistique méticuleuse de Salomé Leclerc, remarquées sur ses deux premiers albums traversés de maints flashs de brillance, trouvent sur ce troisième effort un somptueux aboutissement. Seule maître à bord cette fois, Leclerc enchante en refusant la facilité. Du pop-rock d’une rare finesse. (CB)  

Dans ma main - Jean-Michel Blais  

Après avoir vu son premier disque, Il, être unanimement accueilli, Jean-Michel Blais a brillamment poursuivi sur sa lancée avec un deuxième album tout aussi excellent. Très créatif, le pianiste y a incorporé davantage de sonorités électroniques, pour un résultat très réussi. Tout comme Stréliski, Blais continuera de connaître du succès à l’étranger. (RGM)  

Darlène - Hubert Lenoir  

Ceux, peu nombreux, qui connaissaient son groupe The Seasons, savaient. Pour les autres, la majorité, Darlène a été autant le choc que la révélation. Quelque part à Québec s’activait en secret un créateur de musique pop de génie prêt à transgresser les normes tout en offrant une œuvre d’une grande accessibilité. Chapeau! (CB) 

En cas de tempête, ce jardin sera fermé - Coeur de pirate  

Rupture, coming out, épuisement... Il s’en est passé des choses dans la vie de Coeur de pirate depuis la sortie de Roses, en 2015. Et c’est avec son album En cas de tempête, ce jardin sera fermé que la chanteuse s’affranchit de son passé parfois trouble. Plus mature, plus abouti et plus intime, ce quatrième opus en carrière frise la perfection et tourne encore en boucle dans nos écouteurs, et ce, plus de six mois après sa sortie. (BL)  

Inscape - Alexandra Stréliski  

L’année 2018 restera à jamais gravée dans la mémoire de la pianiste québécoise. Grâce notamment à l’apport de Jean-Marc Vallée, qui a placé ses musiques dans plusieurs de ses projets, Stréliski a été révélée à l’étranger. Une consécration pleinement méritée pour celle dont on a écouté en boucle le magnifique Inscape. (RGM)  

Retour à Walden - Richard Séguin  

Des chansons magnifiquement tricotées avec des citations du philosophe américain Henry David Thoreau, sur une trame musicale qui n’est rien de moins que magistrale. Un chef-d’œuvre auquel ont notamment participé Jorane, Élage Diouf et Normand d’Amour. (SG)  

Premier juin - Lydia Képinski  

«J’ai l’impression que les gens ont encore envie de consommer de la culture avec de la viande», a dit Lydia Képinski. Sur son premier album, la jeune auteure-compositrice-interprète honore ses paroles. Son Premier juin est un copieux repas de rock, pop, new wave assaisonné d’une verve qui laisse présager de grandes choses. (CB) 

Nos idéaux - Dumas  

Sans doute l’un des albums québécois les plus sous-estimés de l’année. Avec Nos idéaux, Dumas a livré son meilleur disque en carrière depuis l’acclamé Le cours des jours. À la fois dynamique, planant et touchant, ce disque possède tous les ingrédients pour ramener les fans de première heure de l’artiste. (RGM)

La nuit est une panthère - Les Louanges  

Finaliste aux Francouvertes 2017, Vincent Roberge, alias Les Louanges, a lancé un surprenant premier album très mature et qui se retrouve dans plusieurs palmarès de fin d’année. Difficile à catégoriser, son effort musical flirte parfois avec le R&B, mais aussi l’électro. Un disque qui laisse présager une très belle carrière pour le jeune auteur-compositeur. (RGM)

Quiet River of Dust (Volume 1) - Richard Reed Parry  

Le multi-instrumentiste d’Arcade Fire propose un surprenant voyage musical très éloigné des sonorités festives du collectif montréalais. Un album complexe, riche et recherché. De la très grande musique. (YL)

 

TOP 2018 ANGLO/INSTRU positions 10 à 1

Feu à volonté, 21 décembre 2018

6 - Alexandra Streliski – Inscape

Impossible de passer sous silence cet album qui meuble si joliment les silences de la vie. Le talent de la pianiste pour agrémenter les histoires (les films) lui sert habilement ici alors qu’elle installe des ambiances et raconte des choses sans dire un mot. Un album prenant qui accompagne toutes choses. (ÉLISE JETTÉ)

 

Coups de coeur musicaux à partager

Radio Canada, 20 décembre 2018

Avec le jour N(oël) dans une mire de plus en plus rapprochée, un disque demeure un cadeau potentiellement emballant à glisser sous le sapin. Mais lequel choisir pour mamie, frérot ou encore l'ado? Chacun des membres de l'équipe culturelle y va de ses trois coups de coeur de l'année, parmi toutes les nouveautés écoutées depuis janvier dernier.

Du rap à la musique instrumentale, en passant par la pop et le rock, la musique d'ici et d'ailleurs a profondément ému, résolument fait danser ou encore bercé les coeurs et les âmes. Nos reporters culturels ont toutefois dû trancher et proposent ici leurs albums préférés de 2018.

Inscape - Alexandra Streliski

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Cet album porte bien son titre : on plonge tout droit dans une introspection, transporté par les mélodies qui touchent et émeuvent. C’est un magnifique album, interprété par une pianiste de grand talent.

 

LES ALBUMS D’ICI QU’ON A ÉCOUTÉS EN BOUCLE

Mathieu Valiquette, Blogue Artv, 18 décembre 2018

Darlène – Hubert Lenoir

Que dire de cet album, 10 mois après sa sortie (soit après les frasques, le buzz, les coups d’éclat, La voix et le trophée avalé)? Si on revient à l’essentiel, on a devant nous neuf pièces à la fois imparfaites et impressionnantes, modernes et classiques, variées et cohérentes. De l’intro Fille de personne 1 à la reprise de Jean-Pierre Ferland Si on s’y mettait, on entend du jazz, du métal, du soul, du saxophone et aucune faute de goût. Si l’album a un défaut, c’est celui de nous en mettre trop peu sous la dent (35 minutes, dont quatre pièces instrumentales). Rarement un deuxième album n’aura été aussi attendu au Québec.

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Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Recommencer

La nuit est une panthère – Les Louanges

L’extrait Pitou nous avait mis l’eau à la bouche plus tôt cette année. Il n’y a pas de pièces aussi accrocheuses sur La nuit est une panthère, mais l’intérêt est ailleurs. Sur des rythmes jazzés et R’n’B, Vincent Roberge – Les Louanges, c’est lui et seulement lui – pose sa voix nonchalante, et instantanément, tout devient secondaire dans notre petite bulle. Si l’album s’inscrit dans la mouvance de l’esthétique « chill » (Jerôme 50, Choses Sauvages) qui semble avoir émergé sur la scène indie québécoise en 2018, le son des Louanges ne ressemble à rien à ce qui se fait ici présentement.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Pitou

Petites main précieuses – Ariane Moffatt

Inspiré par la naissance de son troisième enfant, ce sixième album d’Ariane Moffatt ne détonne pas dans sa discographie. L’auteure-compositrice-interprète nous offre ce qu’elle fait de mieux : une pop électro de qualité. Les propos intimes (Du souffle pour deux) côtoient les réflexions sociales (Cyborg, La statue) dans une belle homogénéité qui n’est sûrement pas étrangère au travail du réalisateur Philippe Brault. Bref, le premier faux pas dans la carrière d’Ariane Moffatt n’a pas eu lieu en 2018.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Pour toi

Beaucoup de plaisir – Les Trois Accords

Qui aurait cru que 15 ans après leur premier succès, Hawaïenne, on aurait encore autant de plaisir à écouter la musique des Trois Accords? Oui, ils ont ajouté un peu de profondeur à leur son et à leurs paroles au fil du temps, mais en somme, l’essentiel de ce qui fait leur charme est toujours intact. Encore une fois, on s’émerveille devant le talent de mélodiste de Simon Proulx, et il faut être sérieusement blasé pour ne pas être de bonne humeur en entendant les paroles naïves et absurdes de Beaucoup de plaisir. Ces gars-là sont incapables de faire un mauvais album.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Ouvre tes yeux Simon! 

Hell-On – Neko Case

Pour son 8e album solo, la chanteuse rouquine a fait appel à Bjorn Yttling (Peter Bjorn and John) pour la réalisation et a invité pas moins d’une trentaine de musiciens et chanteurs. Tout ce beau monde a certainement contribué au son riche et éclectique qui en résulte. Neko Case donne toujours dans l’indie folk, mais en explore les différentes nuances et prend des risques, comme sur la magnifique Curse of the I-5 Corridor, en duo avec Mark Lanegan, la plus longue chanson de son répertoire à ce jour. Et cette voix si caractéristique qui nous prend aux tripes, comme toujours…

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Curse of the I-5 Corridor 

Viens avec moi – Les Hôtesses d’Hilaire

Viens avec moi est un disque concept de rock psychédélique qui dure 90 minutes. On vous l’accorde : dit de cette manière, ce n’est pas super « sexy », mais ceux qui s’installent et écoutent attentivement le quatrième album de ce groupe de Moncton seront récompensés. Dans une histoire qui est une critique acerbe de l’industrie musicale, on suit la montée puis la déchéance de Kevin – un jeune chanteur issu de la téléréalité prêt à tout pour atteindre la gloire – et les déboires de Serge Brideau, le chanteur des Hôtesses, qui tente de faire sa place au soleil. Un opéra rock sarcastique, audacieux et foisonnant.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Pousser ma note

La nuit des longs couteaux – Koriass

« J’devrais sortir de l’ombre / J’devrais coller ma blonde / J’devrais border mes filles au lieu de « boarder » l’avion. » Ces phrases tirées de la pièce Alerte Amber résument bien le sentiment de culpabilité qui ronge Koriass sur la plupart des pièces de son cinquième album. C’est que l’année difficile qu’il a passée, lors de laquelle il a dû prendre une pause de la scène pour cause de graves problèmes personnels, aura été l’inspiration directe de ses nouvelles chansons. Toujours aussi précis et incisif dans sa prose, le rappeur fait appel à la nouvelle sensation Fouki sur deux pièces (Miracles et Lait de chèvre). Côté musical, rien de neuf à signaler, sinon l’apport très intéressant des échantillonnages sur J-3000 (extraits de Breaking Away from Sanity, de Kim Carnes) et sur bref. La nuit des longs couteaux n’est pas un album de tout repos, mais il se situe au-dessus de la mêlée de ce qui se fait sur la planète rap québécoise.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Éléphant

The Ballad of the Runaway Girl – Elisapie

Cinq ans après la sortie de Travelling Love, avec ses sonorités plutôt pop, Elisapie a mis un terme à une trop longue absence et a fait son retour dans le paysage musical en 2018 avec un album plus terre à terre et réconfortant. C’est suite à une dépression dont elle a parlé ouvertement dans les médias que la chanteuse originaire du Nunavik a amorcé la compostions des pièces de The Ballad of the Runaway Girl. Épaulée par le compositeur et arrangeur Joe Grass et Paul Basque, de Plants & Animals, aux guitares, Elisapie y fait preuve à la fois de force et de fragilité. Chaudement recommandé si vous aimez la musique de Leonard Cohen et de Patrick Watson.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Don’t Make Me Blue

Nos idéaux – Dumas

Le sujet est souvent revenu dans les entrevues que le chanteur a accordées lors de la sortie du disque : Nos idéaux est un album de remises en question. Enregistré alors qu’il était complètement sobre depuis quelques mois, Dumas regarde dans le rétroviseur pour mieux comprendre l’état des lieux. Le résultat, loin d’être déprimant, fait ressortir le meilleur du chanteur. Côté musique, la réalisation de Gus Van Go apporte du relief, et l’équilibre pièces planantes-pièces dansantes est parfaitement dosé. Peut-être le meilleur album de Dumas depuis Fixer le temps.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Bleu clair

In a Poem Unlimited – U.S. Girls

Qui a dit que la musique pop ne servait qu’à divertir ? Meghan Remy et son projet U.S. Girls prouvent le contraire sur In a Poem Unlimited. Dans la continuité du précédent album, Half Free, la Torontoise offre une réflexion sur différents enjeux de société – mais principalement sur les abus divers que subissent les femmes dans notre système –, avec toujours cette révolte et cette colère sourde comme toile de fond. La musique, souvent très pop (Rosebud) ou parfois même disco (Mad as Hell, Time), et cette voix qu’a Remy – à mi-chemin entre celle de Madonna et de Gwen Stefani – contrastent avec la dureté des propos. Le tout donne un objet assez unique est consistant. Pas étonnant qu’In a Poem Unlimited se soit qualifié pour la courte liste du prix Polaris.

Si vous avez une seule pièce à écouter : Pearly Gates

Inscape – Alexandra Stréliski

Le deuxième album d’Alexandra Stréliski aura été la bande sonore de l’automne 2018 pour plusieurs mélomanes. Et pour cause! Le consensus autour d’Inscape et de sa douce musique néoclassique rappelle l’engouement qu’il y a eu pour Solo Piano, de Chilly Gonzales, il y a une quinzaine d’années. On y trouve cette même accessibilité et cette réalisation totalement dépouillée. Celle qui s’est fait remarquer par sa présence dans les trames sonores des films et des séries télévisées de Jean-Marc Vallée avec seulement un piano comme outil nous invite à un voyage dans son paysage intérieur (Inscape), et chaque écoute nous bouleverse.

Si vous n’aviez qu’une seule pièce à écouter : Plus tôt

Le sens des paroles – Alaclair Ensemble

Deux ans après Les frères cueilleurs et la chanson qui a élargi son bassin d’auditeurs, Ça que c’tait, Alaclair Ensemble aurait pu revenir avec un album plus « pop ». Il n’en est rien. Le sens des paroles creuse e