Dossier de presse d'Alexandra Stréliski

De nouveaux spectacles pour Alexandra Stréliski

Agence QMI, TVA Nouvelles, 15 janvier 2020

La pianiste Alexandra Stréliski continue de récolter les fruits de son acclamé album «Inscape» qui lui a déjà valu trois Félix au plus récent Gala de l'ADISQ.  

L'auteure-compositrice-interprète a annoncé, mercredi, plusieurs nouvelles dates de concert et ajouté des supplémentaires au Québec, dont une au Grand Théâtre de la Vieille Capitale le 28 novembre. Son calendrier 2020 est maintenant composé de quelque 40 rendez-vous un peu partout dans la province.  

Elle a déjà vu s'envoler les billets de plusieurs de ces rendez-vous, dont celui du 13 février au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, à Montréal, et du Grand Théâtre de Québec le 25 mars.  

[ • • • ]

Pour connaître toutes les dates prévues à son horaire: alexandrastreliski.com.  

Au cours de la dernière année, Alexandra Stréliski a été maintes fois encensée grâce à la parution de son deuxième disque qui a succédé à «Pianoscope» sorti en 2018.  

Il a également été possible d'entendre sa musique en écoutant la série de HBO «Sharp Objects» réalisée par Jean-Marc Vallée. 

 

Alexandra Stréliski se démarque

Émilie Côté, La Presse, 10 janvier 2020

À part Céline Dion, la pianiste Alexandra Stréliski est l’artiste québécoise qui s’est le plus distinguée en 2019, puisqu’elle a vendu 33 000 exemplaires de son album Inscape en 2019 (mais plus de 70 000 au total).

Au lendemain du Gala de l’ADISQ, l’écoute de sa musique a augmenté de 400 %, souligne la firme Nielsen dans son rapport annuel.

 

La consommation de musique en ligne au sommet en 2019

Émilie Côté, La Presse, 9 janvier 2020

Il ne s’est jamais autant consommé de musique en ligne au Canada, peut-on conclure du rapport annuel de la firme Nielsen Music/MRC Data dévoilé jeudi.

Les Canadiens ont écouté l’équivalent de 75,4 millions d’albums en 2019, une augmentation de 15 % par rapport à 2018.

Shawn Mendes et Céline Dion sont parmi les artistes les plus populaires. Or, la chanson la plus écoutée au Canada en 2019 est le tube country-rap Old Town Road de Lil Nas.

Dans son rapport, Nielsen souligne également que c’est l’année d’Alexandra Stréliski, puisque la pianiste montréalaise a vendu 33 000 exemplaires de son album Inscape en 2019 (mais plus de 70 000 au total). Au lendemain du Gala de l’ADISQ, l’écoute de sa musique a augmenté de 400 %.

Aux États-Unis et au Canada, l’album le plus populaire de 2019 est Hollywood’s Bleeding de Post Malone.

Plus de détails dans La Presse de vendredi.

 

De grands noms s’amènent au Patriote

Maxime Coursol, L'information du Nord, 6 janvier 2020

Le Théâtre Le Patriote annonce l’ajout de quatre nouveaux spectacles à sa programmation, dont l’artiste de hip-hop Loud, sacré interprète masculin de l’année au dernier Gala de l’ADISQ. C’est lui qui aura la chance de clore la saison 2020 de la nouvelle salle de spectacle. 

L’artiste foulera les planches de la scène mythique le samedi 19 décembre 2020 à 22h. Il viendra présenter un tout nouveau spectacle à grand déploiement, où mise en scène, effets vidéo et lumières seront au rendez-vous. Rappelons que Loud vient tout juste de revenir d’Europe où il a remporté un grand succès avec sa tournée baptisée « Une année record ».

[ • • • ]

Une autre grosse pointure attendue au Patriote fraîchement rénové est Michel Rivard. Le chansonnier qui compte plus de 40 ans de carrière viendra le mercredi 25 novembre 2020 faire vibrer le théâtre avec le spectacle « L’Origine de mes espèces », où alternent chansons originales et monologues. Accompagné d’un seul musicien, il y raconte notamment le récit touchant de son enfance et aborde un sujet difficile: le fait que ses parents l’aient eu « par accident ». Le spectacle débutera à 20h.

Musique autochtone et néo-classique

Les deux autres spectacles annoncés concernent deux artistes musicaux qui ont connu une année 2019 faste. Le premier est celui de Matiu, un jeune auteur-compositeur-interprète autochtone. L’artiste originaire de Mani-Utenam, sur la Côte-Nord, a remporté le prix du spectacle de l’année au Gala de musique autochtone Teweikan 2019. Il viendra présenter à Sainte-Agathe son premier album Petikat, le jeudi 3 décembre 2020 à 20h. Ayant à cœur de conscientiser le monde, il viendra raconter au public ce qu’il voit dehors, où se situe ce qu’il aime appeler l’indien 2.0

Enfin, le dimanche 13 décembre 2020 à 20h, la pianiste néo-classique Alexandra Stréliski sera de passage pour présenter au public le concert « Inscape », qui se veut à la fois intime et grandiose. La compositrice, qui a été portée aux nues pour son deuxième album de piano solo paru en 2018, invitera les spectateurs à voyager à travers ses souvenirs et ses émotions très personnelles. Le spectacle est construit comme une œuvre cinématographique mouvante dont le fil conducteur rappelle les différentes étapes d’un bouleversement de vie.

 

Un théâtre d’émotions sur la scène culturelle en 2019

Jean Philippe Angers, Le Devoir, 27 décembre 2019

Quelle artiste a dit : « Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur » ? Quel autre a lancé : « On se fait voler depuis beaucoup trop d’années par des multinationales » ? Quelle chanteuse a mis fin à une aventure de 16 ans sur scène ? Voici le regard de La Presse canadienne sur l’année culturelle québécoise, qui fait la part belle aux voix féminines.​

[...]

La révélation Stréliski

La musique néoclassique connaît un fort engouement au Québec depuis quelques années, comme en font foi notamment les succès d’Alexandra Stréliski et de Jean-Michel Blais. Fin octobre au gala de l’ADISQ, la notoriété d’Alexandra Stréliski au Québec s’est certainement agrandie, elle dont la pièce Prélude s’était retrouvée dans le film Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, ainsi qu’à la cérémonie des Oscar en 2014.

[ • • • ]

La pianiste montréalaise a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année. En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année instrumental, pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala, présenté quelques jours plus tôt. Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté qu’il ne faut pas « sous-estimer la force de la douceur ».

[...]

 

Retour sur la dernière année du showbiz québécois en 9 points

Jean Philippe Angers, Huffington Post, 26 décembre 2019

Quelle artiste a dit : « Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur » ? Quel autre a lancé : « On se fait voler depuis beaucoup trop d’années par des multinationales » ? Quelle chanteuse a mis fin à une aventure de 16 ans sur scène ? Voici le regard de La Presse canadienne sur l’année culturelle québécoise, qui fait la part belle aux voix féminines.​

[...]

La révélation Stréliski

La musique néoclassique connaît un fort engouement au Québec depuis quelques années, comme en font foi notamment les succès d’Alexandra Stréliski et de Jean-Michel Blais. Fin octobre au gala de l’ADISQ, la notoriété d’Alexandra Stréliski au Québec s’est certainement agrandie, elle dont la pièce Prélude s’était retrouvée dans le film Dallas Buyers Club, de Jean-Marc Vallée, ainsi qu’à la cérémonie des Oscar en 2014.

[ • • • ]

La pianiste montréalaise a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année. En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année instrumental, pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala, présenté quelques jours plus tôt. Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté qu’il ne faut pas « sous-estimer la force de la douceur ».

[...]

 

L’ANNÉE DE RÊVE D’ALEXANDRA STRÉLISKI

Josée Lapointe, La Presse +, 21 décembre 2019

La pianiste et compositrice néoclassique Alexandra Stréliski a connu une année de rêve dans la foulée de la sortie de son album Inscape, lancé à l’automne 2018. Elle nous en a raconté un petit bout.

SON MOMENT DE 2019

« Mon année est remplie de moments forts et de surprises. Mais si j’avais à choisir un moment, ce serait celui où j’ai gagné le Félix de la Révélation de l’année à l’ADISQ.

« Je n’attendais pas ce prix du tout. Et fait, je ne m’attendais à gagner aucun prix ce soir-là. J’étais certaine que ce serait Les Louanges qui allait gagner, alors quand ils ont dit mon nom, j’ai tout de suite pensé à lui. Je me suis dit “oh non, il va être déçu !” Pour vrai ! Alors oui, j’étais surprise, mais quand j’ai vu les gens autour qui avaient l’air contents pour moi, quand j’ai senti leur chaleur, j’ai su que c’était beau. 

[ • • • ]

« Par contre, je ne m’en souviens pas de tout. Ça va à une vitesse hallucinante. Surtout que je faisais une perfo tout de suite après avoir reçu le prix. J’ai à peine eu le temps de réaliser ce qui venait de m’arriver que j’étais au piano. Puis, je suis retournée m’asseoir dans la salle, j’ai eu un deuxième prix [auteure ou compositrice de l’année], je suis remontée sur la scène, je suis allée dans la salle de presse, j’ai fait des entrevues, tout le monde voulait me parler. J’ai réussi à appeler ma mère seulement 24 heures après, imagine ! En fait, je ne me suis pas vraiment couchée, peut-être vers 6 h, et ensuite, j’ai donné des entrevues toute la journée.

« Advenant la possibilité que je gagne, j’avais réfléchi à quelque chose que j’aurais voulu dire. Je me suis souvenue d’une femme que je respecte beaucoup, une amie, une artiste, qui m’a déjà dit : “Tant qu’à avoir la parole, aussi bien dire quelque chose.” Moi, je voulais parler de santé mentale et de douceur. Alors quand j’ai dit qu’il ne fallait pas sous-estimer la force de la douceur, c’est vraiment ce qui est sorti spontanément. Ça va vite, un speech, mais je suis contente d’avoir réussi à dire des choses.

« Je n’ai pas tant profité du moment par contre, car après cet ouragan, je suis partie en Europe. Je suis revenue un mois après, et j’ai dit “ah c’est vrai !” en voyant mes Félix dans le salon ! Je viens juste de m’arrêter un peu pour des vacances, et je prends vraiment conscience de ce qui est arrivé. Pour moi, c’est un aboutissement, un symbole. Que tu gagnes ou pas, ce n’est pas grave, mais quand tu gagnes, c’est un symbole pour le travail derrière, les gens qui t’entourent. C’est un beau symbole doré. »

CE QUI L’ATTEND EN 2020

Sorti il y a à peine plus d’un an, Inscape est loin d’avoir terminé sa vie, rappelle Alexandra Stréliski. La pianiste fera donc encore beaucoup de tournée en 2020, autant au Québec qu’en Europe. « J’aimerais aussi faire des collaborations avec des artistes, comme avec Elisapie à l’ADISQ, ou avec Tire le Coyote plus tôt cette année. J’ai le goût de ça. Et peut-être un film aussi, même si je ne suis pas sûre que j’aurais le temps… Je ne sais pas ce qui s’en vient. Le reste, ça va être go with the flow. »

 

Overturn, d’Alexandra Stréliski

La Fabrique culturelle, 20 décembre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

La douce année d’Alexandra Stréliski

Benoit Valois-Nadeau, Journal Métro, 20 décembre 2019

Quarante mille albums vendus, trois Félix et une tournée qui fait salle comble partout où elle passe: l’année 2019 de la pianiste Alexandra Stréliski est faite de jalons importants, qui témoignent de la place qu’elle a su se tailler dans le cœur du public. Retour sur l’année pleine d’émotions de celle qui fait la promotion de la douceur sous toutes ses formes.

27 octobre 2019. Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Gala de l’ADISQ. Encore sonnée après avoir remporté son deuxième Félix de la soirée, Alexandra Stréliski se ressaisit et livre un discours inspiré. «Je suis partie de loin pour me rendre là. Je suis partie d’une période très sombre. Je veux dire aux gens qui vivent des moments difficiles que le brouillard peut se dissiper, et de ne pas hésiter à demander de l’aide, de garder espoir. Parce qu’on peut avoir de belles surprises sur ce qui nous attend après.»

[ • • • ]

Ces quelques mots résument à merveille le récent parcours de la pianiste. Un brouillard, ou plutôt une crise existentielle, faite de doutes et de douleurs. Un espoir, celui de vivre de sa musique. Et plusieurs très belles surprises qui ont convergé lors des 12 derniers mois: un disque d’or pour Inscape, l’album né de sa traversée du désert, quelques trophées (Album instrumental de l’année, Révélation de l’année et Auteure-compositrice de l’année) et des spectacles partout sur la planète, de Reykjavik à Brossard.

Comme quoi, comme elle l’a si bien dit, toujours à l’ADISQ, «il ne faut jamais sous-estimer la force de la douceur». Métro est revenu sur cet annus mirabilis avec la pianiste de 34 ans.

Quel regard jetez-vous sur 2019?

2019, c’est un peu l’aboutissement d’un cheminement qui m’a amenée à me consacrer à ma musique à temps plein. C’est une grosse année symbolique, imposante, explosive. C’est allé très vite comme ascension. J’ai l’impression d’avoir été adoptée par l’industrie musicale et le public québécois, je ne sais pas ce qui est arrivé! J’ai vraiment lutté longtemps avant de faire de la musique à temps plein. Parce que ça me faisait peur, en fait. 2019, ç’a été une année tellement belle, qui me dit que j’ai fait les bons choix dans la vie.

Le plus étonnant, c’est que vous n’aviez pratiquement pas fait de concerts avant cette année…

J’ai commencé à faire des shows avec mon projet solo il y a un an et demi seulement. C’est vraiment peu. Je commence seulement à faire trois shows par semaine au Québec. Avant, j’étais un bébé. J’avais joué au FME, à Paris et après: boom! j’étais au Théâtre Outremont devant 900 personnes, puis au Théâtre Maisonneuve. J’ai été rapidement dans de grandes salles, ç’a demandé une adaptation rapide.

Ç’a été un apprentissage pour vous?

C’est sûr. Mais en même temps, j’ai été surprise de voir que ça marchait. Je me trouve plus à l’aise sur une scène que je le pensais. En fait, j’avais tellement peur de monter sur une scène… Maintenant, j’ai vraiment beaucoup de fun en concert. Ç’a été une surprise pour moi. Au début, c’est un peu comme si tout le monde me disait: «Ben oui, on le sait tous que t’es capable de sauter en parachute!» Moi je leur répondais: «Êtes-vous malade?» Finalement, on m’a poussée en bas de l’avion et j’ai découvert que j’étais capable.

Vous êtes devenue en 2019 une personnalité publique. On vous voit dans les médias et on vous reconnaît dans la rue. Comment vivez-vous avec ça?

Ça demande une adaptation également. Au début, je trouvais ça difficile, j’avais l’impression qu’on m’avait volé ma liberté. Mais maintenant, ça va. C’est comme habiter dans un village où la madame de l’épicerie te reconnait et te demande comment ça va. C’est comme ça, mais dans le Québec au complet. Les gens sont respectueux et ne m’accaparent pas. Mon expérience, c’est plus des gens qui m’écrivent des témoignages touchants. Inscape les accompagne dans des épreuves de la vie. Ça aussi, c’est un apprentissage à faire que de recevoir tout ça.

Justement, en cueillant un prix à l’ADISQ, vous avez rendu hommage à ces gens qui vous écrivent et partagent leurs histoires. Pourquoi?

Inscape, c’est un album que j’ai fait dans une bulle d’intimité, mais que j’ai partagé ensuite. Et qui parfois est devenu la bande sonore de la vie de la personne qui écoute. À part ce moment-là, ça ne m’appartient plus du tout. C’est la vie de la personne, son imaginaire, son cœur, les épreuves qu’elle traverse. Si Inscape est rendu là, c’était aussi parce que le cœur des gens a vibré. C’est beau parce que c’est de la musique abstraite. Le thème est dans le cœur ou la tête de la personne qui l’écoute. Je me rends compte que dans nos cœurs, on est semblables en tant qu’humains. Et j’avais envie de rendre hommage à cela parce c’est pour ça que je suis rendue là, parce que les gens ont résonné fort.

Est-ce paradoxal d’avoir du succès avec Inscape, qui est né de moments plus sombres de votre vie. Comment conjuguer les deux?

Inscape, ce sont des moments sombres, c’est vrai, mais c’est surtout une période de transition. Un moment dans une vie où on passe du point A au point B. Oui, ça vient avec énormément de peine, de la noirceur par moments, du brouillard, mais c’est aussi du renouveau. C’est aussi une naissance. Je constate surtout qu’il y a plein d’humains qui vivent ça et qui se reconnaissent dans cette espèce de période de transition. Parce que la vie est faite de périodes de transition. L’expérience humaine est loin d’être statique. C’est toujours du mouvement et, des fois, c’est inconfortable. J’ai l’impression que les gens se sont reconnus là-dedans.

«Ce qui m’amène le plus de bonheur, c’est de faire ce métier. J’ai vraiment de la chance de pouvoir vivre de ma musique.» Alexandra Stréliski

Est-ce que ces moments plus difficiles occupent toujours une place dans votre vie?

Évidemment. Parce qu’ils sont liés à des événements de ma vie: une séparation, un burn-out, un changement de job, un déménagement… Ce sont de grosses épreuves pour tout le monde. Jamais on n’oublie ces moments-là dans une vie. Ça forme qui je suis aujourd’hui. En même temps, j’ai réussi à affronter et à faire face. Je n’étais plus bien dans ma vie et quand tu n’es plus bien, il faut que tu fasses des changements. Parfois des changements radicaux. Ça, c’est tough. Mais je n’ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie.

Vous passez beaucoup par les émotions pour créer. Comment les émotions vécues en 2019 pourraient se transposer en musique?

2019, ce serait des ostinato rapides qui s’imbriquent et des **** de grosses lignes épiques. Des cordes, de grands thèmes victorieux! Puis, des espèces de moments sombres où il n’y a rien, parce qu’après les moments épiques, tu vis généralement un crash. [Rires] Ça irait vite. Mais somme toute, ce serait large et tourné vers l’extérieur.

 

Décennie 2010: Cœur de pirate, Alaclair… et les autres

Marissa Groguhé, La Presse, 8 décembre 2019

Nous avons demandé à 10 spécialistes et observateurs privilégiés de la scène musicale québécoise de choisir trois visages et de déterminer deux tendances de la décennie. De Cœur de pirate à Alaclair Ensemble, leurs réponses témoignent autant de la grande diversité que de l’effervescence du milieu.

[...]

Le néoclassique

Comme le hip-hop, la musique instrumentale, portée par Alexandra Stréliski et Jean-Michel Blais, a grandement profité des nouveaux modes de consommation en ligne. « Loud et Alexandra Stréliski, ils aboutissent maintenant, mais c’est un mouvement qui les précède. Ces deux-là représentent les grandes tendances et vont nous emmener à la prochaine décennie », estime Diane Tell. En figurant sur les trames sonores des œuvres de Jean-Marc Vallée et en s’insérant dans une multitude de listes d’écoute – autre tendance marquée de la décennie ! –, la pianiste québécoise, qui vient d’être sacrée compositrice de l’année à l’ADISQ, a réussi à se rendre jusqu’à l’oreille d’auditeurs qui ne se seraient pas intéressés à sa musique autrement. « Le néoclassique frappe tout le monde sur plusieurs générations, ça se retrouve à l’international, dans le cinéma, ça éclate partout », constate Nicolas Houle.

[...]

 

La Québécoise Alexandra Stréliski, révélation de l'année : "la force de la douceur"

Catherine François, TV5, 5 décembre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

Les enragés

Richard Martineau, Journal de Montréal, 4 décembre 2019

LA MÉTHODE STRÉLISKI

[...]

Sifflote une pièce d’Alexandra Stréliski dans ta tête. 

Ça devrait être obligatoire dans toutes les autos. 

Tu sens la pression monter ? Tu appuies sur un bouton Panique sur ton tableau de bord et Plus tôt d’Alexandra Stréliski se met à jouer. 

Un gin tonique auditif. 

Qui te rentre dans les oreilles et te masse le cerveau en te disant : « Shhhh, tout va bien aller, shhhhhh... » 

[...]

 

Alexandra Stréliski: «J’ai un échange riche avec les gens»

Luc Denoncourt, Allô Vedettes, 30 novembre 2019

Il ne fait aucun doute que 2019 aura été l’année d’Alexandra Stréliski. Son album Inscape a continué d’avoir du succès, récoltant même plusieurs prix au Gala de l’ADISQ. L’auteure-compositrice-interprète de 34 ans commence maintenant à penser à la suite.

L.D.: Tu as connu beaucoup de succès avec ton album Inscape.

Es-tu fière d’avoir permis de démocratiser le genre musical néoclassique?

A.S.: «J’en suis très fière. Je trouve que le public québécois est très ouvert. Je suis fière que les barrières se brisent et je suis reconnaissante d’être la femme qui a pu le faire.»

[ • • • ]

À quel moment as-tu senti qu’il y avait un buzz autour de toi?

«Je l’ai réalisé lorsqu’on m’a remis un disque d’or. C’est un objet tangible, et j’ai pu voir tous les gens en arrière de celui-ci. J’ai la confirmation qu’il s’est passé quelque chose, mais ça s’est fait progressivement. On me reconnaît maintenant dans la rue.»

Dans les rencontres avec le public, les gens te parlent-ils de l’effet de ta musique sur eux?

«C’est un des aspects les plus touchants dans ce que je fais. J’ai reçu des témoignages bouleversants. J’ai fait un album très personnel et intime, donc les gens me parlent de sujets intimes. J’ai un échange très riche avec eux.»

Tu présentes des spectacles au Québec, en Europe et aux États-Unis. Est-ce une chance de voyager avec sa musique?

«C’est une chance de vivre de sa musique, d’abord et avant tout, mais en plus, je peux voyager. Je suis un humain privilégié.» Penses-tu déjà à la suite?

«Je commence effectivement à y penser. C’est une chose d’avoir du succès, mais c’en est une autre de maintenir une carrière. Récemment, j’étais dans un gala aux côtés de Mouffe, Diane Juster et Marjo, et ça m’a fait allumer. C’est difficile de percer dans le milieu, mais ça l’est aussi d’y rester. Je dois continuer à créer de la bonne musique, et à être fidèle aux fans. Je veux faire un autre album, alors ça mijote tranquillement.»

Arrives-tu à créer sur la route?

«C’est difficile, car je suis pianiste, mais je le fais durant les tests de son. Je fais des bouts de mélodie selon l’humeur dans laquelle je suis.»

 

MENTION

Barbara Leroux, Facteur matinal, ICI Radio Canada, 29 novembre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

Alexandra Stréliski à L'Anglicane de Lévis

Radio Canada, 23 novembre 2019

La pianiste et compositrice Alexandra Stréliski est en spectacle samedi soir à L'Anglicane de Lévis. Encore une fois, celle qui a été sacrée révélation de l'année au dernier Gala de l'ADISQ joue devant une salle comble.

Alexandra Stréliski, qui joue du néoclassique, ne cache pas sa surprise devant tant de popularité.

Ça va très bien, ça va très vite, mais c'est fou. C'est fou, l'expérience que je vis avec un album instrumental, d'avoir tout ce succès. Cet amour-là, c'est vraiment inespéré, et vraiment magique, souligne-t-elle.

Il y a un an, la pianiste jouait au Palais Montcalm, et le spectacle affichait complet. Elle y sera de nouveau en mars prochain. Entre temps, elle a donné plusieurs spectacles en Europe.

[ • • • ]

En Europe, ça fonctionne, il y a des gens un peu partout, les gens sont là, c'est des salles qui sont plus petites, mais quand même, c'est étonnant, mais la musique voyage, puis j'ai la chance d'avoir des salles assez remplies, ajoute-t-elle.

La musicienne est revenue sur les paroles qu'elle a dites au Gala de l'ADISQ : Ne pas sous-estimer le pouvoir de la douceur.

Je pense que de plus en plus, on a besoin de douceur [...] Je pense vraiment qu'on peut combattre la violence par la douceur, et on est un peu dure, les uns avec les autres, puis c'est sorti tout seul, mais je suis d'accord avec moi-même, je pense qu'on en a besoin vraiment, comme humain, affirme-t-elle.

 

Loud, Cœur de pirate et Alexandra Stréliski récompensés au Gala ArtisLoud, Cœur de pirate et Alexandra Stréliski récompensés au Gala Artisti

Agence QMI, Journal de Montréal, 19 novembre 2019

MONTRÉAL | Le deuxième Gala Artisti a permis de célébrer quelques visages d’une jeunesse musicale déjà bien en vue au Québec, dont Alexandra Stréliski, Loud et Cœur de pirate, mardi soir, à la salle Le Ministère, à Montréal.

Artisti est une société de gestion collective créée par l’Union des artistes en 1997 qui a pour objectif de protéger, promouvoir et préserver les droits conférés aux artistes interprètes par la Loi sur le droit d’auteur.

[ • • • ]

Avec sa soirée de gala, son conseil d’administration – dont font notamment partie France D’Amour à titre de présidente, et Sophie Prégent à titre de vice-présidente – souhaite récompenser les artistes interprètes et remercier sa communauté.

L’organisation avait tenu une première remise de prix en 2017, où avaient été saluées les carrières de Marc Hervieux et Julie Lamontagne.

Cette année, Alexandra Stréliski (prix Audace), Alex McMahon (prix Lumière), Lou-Adriane Cassidy (prix Découverte), Loud et Cœur de pirate (prix Rayonnement) et Caroline Planté (prix Coup de cœur des adhérents) se partageront six prix de 1000 $.

La célébration de mardi, qui se déployait sous la direction artistique de Sébastien Lacombe, a notamment été le théâtre de prestations d’Alex McMahon et Beyries, Dominique Fils-Aimé, Jesse Mac Cormack, Lou-Adriane Cassidy et Caroline Planté.

 

Révélation de l'année et auteure ou compositrice de l'année

7 jours, 8 novembre 2019

Alexandra Stréliski en était à sa première expérience à l'ADISQ et elle s'en souviendra longtemps.

"C'est mémorable! C'est une soirée magique et je ne vais jamais l'oublier. Je tenais à partager ces beaux moments avec des personnes qui traversent une période difficile, parce que je suis aussi passée par là, il n'y a pas si longtemps. Parfois, il y a beaucoup de brouillard, et j'avais envie de donner un peu d'espoir et de montrer qu'il y a des beaux moments au bout de tout ça",

a dit la pianiste qui avait reçu lors du Premier gala le trophée de l'album instrumental de l'année et qui partira prochainement en tournée en Europe.

 

Une révélation confirmée

Marie-Claude Doyle et Samuel Pradier, Échos Vedettes, 2 au 8 novembre 2019

En recevant les prix Révélation de l'année et Auteure ou compositrice de l'année, Alexandra Stréliski est rentrée dans la cour des grands, d'autant plus qu'elle a aussi reçu, au Premier Gala, le Félix de l'album instrumental de l'année.

"Je n'en reviens pas de tout ce qui se passe autour de moi et de tous ces prix! Ça me prouve qu'il y a de la place pour la diversité culturelle et que ce qui est important, dans la musique, c'est l'émotion et le partage. Je reviens toujours à la proposition du piano solo, parce que ça exprime une voix humaines, et c'est ce qui est le plus touchant. Vu ce qui se passe, j'ai l'impression que le nouveau classique est le nouveau hip-hop. Watch out l'année prochaine! (rires)"

 

Alexandra Stréliski, de l'ombre à la lumière

Victor-Léon Cardinal, TVA Nouvelles, 1 novembre 2019

Figure emblématique de la musique néoclassique au Québec, la pianiste Alexandra Stréliski a le don de toucher le coeur des gens par le biais de ses compositions. Un an après la sortie de son deuxième album, «Inscape», certifié disque d'or, l'artiste se confie sur sa vie et son parcours.

Jointe au téléphone à Amsterdam, où elle était de passage dans le cadre de sa tournée européenne, Alexandra Stréliski se dit choyée de pouvoir maintenant vivre de sa musique. Après avoir vécu une période sombre il y a trois ans, l’artiste prend aujourd’hui la vie du bon côté et se réalise pleinement à travers son métier.

[ • • • ]

«Peu avant la sortie d’¨Inscape¨, j’ai vécu une période de ma vie où j’avais perdu tous mes repères. Je me suis séparée, j’ai vécu un ¨burnout¨ ainsi qu’un déménagement. Heureusement, le temps m’a aidée à m’en sortir. J’ai suivi plusieurs thérapies, dont des traitements d’acupuncture et d’ostéopathie. J’ai aussi pris du temps pour moi. Je constate à présent que ma nouvelle vie a sur moi un effet thérapeutique. Grâce à mon métier, j’ai récemment pu surmonter mes peurs de faire de la scène et de prendre l’avion. Je n’ai plus peur non plus de me montrer vulnérable. En surpassant ainsi nos limites, on devient à la fois plus forts et plus heureux.»

Le piano dans la peau

Depuis sa tendre enfance, Alexandra Stréliski a l’habitude d’exprimer ses émotions au piano.

«C’est à six ans que j’ai manifesté mon désir d’apprendre à jouer d’un instrument. Le compositeur François Dompierre, qui est un ami de mon père, lui avait conseillé à l’époque de me mettre au piano. C’est ainsi que la musique est entrée dans ma vie. Toute petite, j’improvisais déjà. Au fil des ans, mon piano est devenu mon meilleur ami. J’exprime d’ailleurs mieux mes émotions en musique qu’avec des mots.»

Un coup de pouce de Marc-André Grondin

À la suite d’études en musique classique et quelques premiers contrats en publicité, la jeune femme lance en 2010, dans l’anonymat du grand public, son premier album, «Pianoscope».

«De fil en aiguille, les pièces de cet album se sont rendues aux oreilles du comédien Marc-André Grondin. C’est lui qui a ensuite fait connaître ma musique au réalisateur Jean-Marc Vallée. Ce dernier a immédiatement eu un coup de coeur pour ce que je fais et il m’a contactée. C’est ainsi que ma pièce ¨Prélude¨ s’est retrouvée, en 2013, sur la trame sonore de son film ¨Dallas Buyers Club¨. Depuis ce temps, j’ai travaillé avec Jean-Marc sur son film ¨Demolition¨, en 2016, ainsi que sur la série télé ¨Big Little Lies¨, sortie en 2017. À travers ces collaborations, nous sommes devenus amis. Je vais même parfois souper chez lui.»

Du talent dans la famille

Menant une carrière dans l’oeil du public, Alexandra Stréliski se dit chanceuse de pouvoir partager sa réalité avec sa soeur, l’humoriste et auteure Léa Stréliski, qui vient de publier un livre intitulé «La vie n’est pas une course».

«On s’entend très bien, ma soeur et moi. On a un peu le même parcours, mais on a pris des chemins différents. Elle fait de l’humour, et moi, de la musique. Nous avons aussi un grand frère qui évolue dans le milieu du marketing numérique. Nous avons de la famille en France, car notre père est Français, d’origine polonaise et hollandaise. J’ai d’ailleurs passé tout mon primaire en France.»

Poursuivant actuellement la tournée de son album «Inscape» ici et en Europe, Alexandra Stéliski compte bien se tenir occupée dans les prochaines années.

«J’aimerais beaucoup composer à nouveau de la musique de film. De plus, j’aimerais un jour donner des spectacles avec d’autres musiciens qui m’accompagneraient sur scène. D’ici là, j’envisage de prendre une pause l’été prochain, dans un chalet, afin de composer de la nouvelle musique.»

 

ENTREVUE

Infoman, ICI Radio Canada, 31 octobre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

Après avoir conquis les Oscars, elle se produit à Nyon

Sophie Erbrich, La côte, 30 octobre 2019

La pianiste néoclassique Alexandra Stréliski sort son nouvel album «Inscape». Des paysages intérieurs intimes et minimalistes à découvrir au temple de Nyon.

L’Usine à Gaz accueille au temple de Nyon, vendredi, la pianiste franco-québécoise Alexandra Stréliski. Une artiste qui fait partie des rares femmes à évoluer dans le style néoclassique. A la suite de son premier disque «Pianoscope», la compositrice-interprète a été révélée au public via le film «Dallas Buyers Club» et la bande-annonce de la série «Big little Lies». À la cérémonie des Oscars 2014, son expression musicale a conquis le public par sa profondeur et le minimalisme de son jeu.

[ • • • ]

Vendredi, Alexandra Stréliski présentera son nouvel album «Inscape», du label Secret City Records, qui atteint en ce moment au Québec le sommet des ventes. La musique d’«Inscape», mot-valise pour dire à la fois «landscape» et «interior» est donc à comprendre comme la traversée de paysages intérieurs. «Un piano seul, c’est très vulnérable», révèle Alexandra Stréliski. Une vulnérabilité à fleur de touches donc, pour une soirée intime, visuelle et poétique en perspective.

 

ENTREVUE

Pénélope, ICI Radio Canada, 30 octobre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Paul Arcand, Puisqu'il faut se lever, 98.5 fm, 29 octobre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Des artistes s’élèvent contre les géants du web

Radio Canada, 29 octobre 2019

[...]

Au lendemain de la sortie de Pierre Lapointe, plusieurs artistes se sont positionnés en faveur d’une nouvelle réglementation. En entrevue à l’émission 24/60 sur ICI RDI, la compositrice Alexandra Stréliski et le même Michel Rivard ont défendu l’idée d’imposer les multinationales.

L'auteur-compositeur-interprète a reconnu que les plateformes numériques sont « d’une utilité extraordinaire ». Je sais que les créateurs ne sont pas payés comme ils le devraient. C’est ça le problème à régler. On a besoin de l’aide des gouvernements. Ceux qui doivent mettre leur culotte pour affronter les multinationales sur les impôts. Je suis totalement d’accord, a-t-il dit.

[ • • • ]

Il est normal que « le consommateur paie pour de la musique d’une manière ou d’une autre », a ajouté Michel Rivard, qui estime par ailleurs que Pierre Lapointe est un « très bon ambassadeur pour la cause ».

De son côté, Alexandra Stréliski affirme que sans les plateformes numériques, elle n’existerait pas. Cependant, elle ajoute : Nous ne sommes pas les seuls à avoir ce problème-là. C’est un problème international et c’est sûr que le gouvernement doit protéger les gens, les commerçants, les artisans. C’est leur job.

[...]

 

ENTREVUE

Patrick Lagacé, Le Québec maintenant, 98.5 fm, 28 octobre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Anne-Marie Dussault, RDI, 28 octobre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Gala de l’ADISQ 2019 : les coups de cœur musicaux des lauréats

Luc Weil-Brenner, iHeart Radio, 28 octobre 2019

Patrick Langlois a eu la chance de rencontrer les lauréats du 41e Gala de l’ADISQ, hier soir, afin de leur demander quels étaient leurs coups de cœur musicaux de la dernière année.

Récipiendaire des Félix Interprète féminine de l’année et Album de l’année - Pop, Cœur de Pirate a avoué écouter en boucle le nouvel album de Patrick Watson. Son coup de cœur de l’année? Sarahmée qui nous a offert une performance de feu, hier soir, lors du Gala.

Élu Interprète masculin de l’année, Loud craque de son côté pour Les Louanges (Album de l’année - Alternatif et Album de l’année - Choix de la critique) et en particulier pour la chanson Tercel.

[ • • • ]

Les favoris de Louis-José Houde, qui s’est illustré pour une 14e fois à l’animation du Gala de l’ADISQ? Les Louanges, Alexandra Stréliski, Ingrid St-Pierre, Salomé Leclerc, Ariane Moffatt et Guillaume Beauregard.

Pour Fred Pellerin, gagnant de l’Album de l’année - Folk, Alexandra Stréliski est aussi devenue une incontournable, lui qui nous a révélé avoir le privilège de recevoir ses nouvelles pièces musicales en primeur!

Lauréat du Spectacle de l'année - Auteur, Compositeur, Interprète, Michel Rivard a beaucoup écouté Elisapie et Philémon Cimon, pour ne nommer que ceux-là.

Alexandra Stréliski (Révélation de l’année, Auteur ou compositeur de l'année et Album de l’année - Instrumental) craque quant à elle pour le nouvel album de Jean Leloup, un artiste unique qu’elle a beaucoup écouté lorsqu’elle était plus jeune.

Roxane Bruneau, qui a mérité le Félix de la Chanson de l’année avec Des p’tits bouts de toi, a un coup de cœur pour les 2Frères. L'auteure-compositrice-interprète affirme d’ailleurs écouter beaucoup la radio qui, selon elle, est au cœur de son succès.

Finalement, les membres de Bleu Jeans Bleu (Groupe ou duo de l’année) et d’Alaclair Ensemble (Album de l’année - Rap) optent sans hésiter pour Les Louanges!

Pour découvrir la liste complète des gagnants du 41e Gala de l’ADISQ et du Premier Gala de l’ADISQ, rendez-vous ici.

 

ENTREVUE

Rebecca Makonnen, On dira ce qu'on voudra, 28 octobre 2019

ADISQ : Alexandra Stréliski en appelle à la douceur et au calme

« Je suis sur un nuage. Je ne réalise pas encore ce qu'il m'arrive. » Alexandra Stréliski, qui a remporté deux Félix lors du Gala de l'ADISQ dimanche soir, flotte toujours quelques mètres au-dessus du sol. La talentueuse pianiste est ravie que le Québec s'intéresse davantage à la musique instrumentale, car pour elle, « de la musique, c'est de la musique » et le défi, « c'est d'exprimer une voix qui résonne chez les gens ».

C’est rendu un besoin, d’avoir de la douceur et du calme. - Alexandra Stréliski

[ Écoutez l'extrait ]

 

Gala de l'ADISQ 2019 : les gagnants sont...

Tabarnak!, 28 octobre 2019

Le Gala de l’ADISQ 2019 se déroulait hier soir à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, à Montréal. Découvrez les lauréats de cette 41e cérémonie. 

Après avoir remporté le Félix de l'Album instrumental de l'année pour INSCAPE dimanche dernier lors du Premier Gala, la pianiste néo-classique Alexandra Stréliski a raflé deux nouvelles statuettes : Révélation de l’année et Auteure ou compositrice de l’année.

Cœur de Pirate est elle aussi repartie avec deux Félix : Album pop de l’année pour son plus récent album En cas de tempête, ce jardin sera fermé et Interprète féminine de l’année.

[ • • • ]

Loud a été élu Interprète masculin de l’année, une première pour un rappeur, et c’est le quatuor Bleu Jeans Bleu (nommé pour la première fois au Gala de l’ADISQ) qui a été sacré Groupe de l’année.

Doublement primé lors du Premier Gala de l’ADISQ dimanche dernier en raflant le prix de l’Album alternatif de l’année et de l’Album - Choix de la critique, Vincent Roberge alias Les Louanges est reparti bredouille hier soir tout comme Hubert Lenoir, couronné Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec au Premier Gala.

Découvrez tous les lauréats du Gala de l’ADISQ 2019 :

Révélation de l’année : Alexandra Stréliski

Interprète féminine de l’année : Cœur de Pirate

Interprète masculin de l’année : Loud

Groupe ou duo de l’année : Bleu Jeans Bleu

Artiste autochtone de l’année : Florent Vollant

Auteur(e) ou Compositeur(rice) de l’année : Alexandra Stréliski pour INSCAPE

Album de l’année - Adulte contemporain : À Jamais de Ginette Reno

Album de l’année - Folk : Après de Fred Pellerin

Album de l’année - Pop : En cas de tempête, ce jardin sera fermé de Cœur de Pirate

Album de l’année - Rap : Le sens des paroles d’Alaclair Ensemble

Spectacle de l’année - Auteur-compositeur-interprète : L’origine de mes espèces de Michel Rivard

Chanson de l’année : Des p’tits bouts de toi de Roxane Bruneau

 

41e Gala de l’ADISQ: grande soirée pour Coeur de Pirate et Alexandra Stréliski

Cédric Bélanger, 7 jours, 28 octobre 2019

[...]

Et de trois pour Stréliski  

Les autres grandes gagnantes de la soirée ont été Coeur de pirate, sacrée interprète féminine de l’année et récipiendaire du Félix de l’album pop, et Alexandra Stréliski. En plus d’être nommée à juste titre révélation de la dernière année, la pianiste, qui a fait tout un tabac avec son album INSCAPE, a réalisé un exploit en devant la première artiste instrumentale à remporter le convoité Félix de l’auteure ou compositrice de l’année.    

[ • • • ]

«Je suis partie de loin pour me rendre là, d’une période très sombre. Je veux dire aux gens qui vivent des périodes difficiles que le brouillard peut se dissiper, de ne pas hésiter à demander de l’aide et garder espoir parce qu’on peut avoir de belles surprises», a dit celle qui termine sa semaine de l’ADISQ avec trois Félix.  

[...]

 

Gala de l’ADISQ : Cœur de pirate et Alexandra Stréliski au sommet

Josée Lapointe, La Presse, 28 octobre 2019

[...]

Une entrée fracassante

La pianiste et compositrice néo-classique Alexandra Stréliski, dont c’étaient les premières sélections à l’ADISQ, a remporté deux statuettes pour son premier album Inscape. D’abord celui de la révélation de l’année, où elle était en lice avec Les Louanges, Sarahmée, Jérôme 50 et Lou-Adriane Cassidy. « Il ne faut pas sous-estimer la force de la douceur », a-t-elle dit, surprise. Son étonnement a été complet lorsqu’elle a reçu plus tard le prix de l’auteure ou compositrice devant Les Louanges, Ariane Moffatt, Salomé Leclerc et Koriass. « Je le partage avec eux », a-t-elle dit, expliquant comment elle est partie de loin pour arriver à cet album. « Je veux dire à ceux pour qui ça va mal que le brouillard peut se dissiper. » Alexandra Stréliski devient la cinquième femme à remporter le plus prestigieux des trophées de l’ADISQ. C’est aussi la première fois qu’il est remporté pour de la musique instrumentale.

[...]

 

Sorties - Mode et beauté

Mathilde Recly, Bible urbaine, 28 octobre 2019

Gala de l’ADISQ 2019: revivez le glamour et l’ébullition du tapis rouge!

Prêt.e.s à vous introduire parmi les VIP?

Crédit photo : Emmanuel Gagné

Ce dimanche 27 octobre, les stars se sont déplacées en nombre à la Place des Arts pour fouler le tapis rouge du Gala de l'ADISQ 2019! Entre Coeur de pirate, Koriass, Sarahmée, Patrick Watson, Alexandra Stréliski, Hubert Lenoir, Pierre Lapointe ou encore Charlotte Cardin, le gratin de la musique québécoise a défilé avec beaucoup d'enthousiasme pour célébrer l'évènement annuel incontournable de l'industrie musicale! Allez, on vous invite à faire une petite incursion parmi les artistes. Prêt.e.s à prendre la pose?

 

ADISQ: les plus beaux looks du tapis rouge

Châtelaine, 28 octobre 2019

Les stars de la musique québécoise ont foulé le tapis rouge du gala de l’ADISQ et Châtelaine y était!

L’édition 2019 du gala de l’ADISQ a mis en valeur toute la diversité de la musique québécoise. Les prestations allaient du rap au pop, en passant par l’instrumental et l’alternatif. Des vétérans de la chanson étaient entourés de jeunes de la génération montante. Une place toute spéciale a été faite aux artistes autochtones. Les femmes étaient présentes dans presque toutes les catégories. Un arc-en-ciel bien représentatif de la grande variété du paysage culturel québécois.

[ • • • ]

[...]

Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski a accompli tout un tour du chapeau. Après être repartie avec le Félix de l’Album instrumental lors du Premier gala de l’ADISQ mercredi, elle a remporté ceux de la Révélation et de l’Auteure ou compositrice de l’année.

[...]

 

ENTREVUE

Après-Gala de l'ADISQ, ICI Radio Canada, 27 octobre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Tapis rouge du Gala de l'ADISQ, ICI Radio Canada, 27 octobre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

ADISQ: la consécration pour Alexandra Stréliski

Ugo Giguère, La Presse, 27 octobre 2019

(Montréal) Les cinéphiles ont le bonheur d’apprécier ses mélodies depuis quelques années déjà, mais dimanche c’est tout le Québec qui a fait officiellement connaissance avec Alexandra Stréliski. La pianiste a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année au Gala de l’ADISQ.

En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année — instrumental, pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala présenté mercredi dernier.

Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté avec justesse qu’il ne faut pas « sous-estimer la force de la douceur ».

[ • • • ]

« Si je suis devant vous, c’est surtout parce que je pense que ça a résonné dans vos cœurs et c’est à ça que je veux rendre hommage. C’est à vos cœurs, vos histoires, vos témoignages », a-t-elle ajouté.

Signe que le rap est devenu « le » genre musical incontournable de l’industrie, c’est à Loud, Fouki, Sarahmée, Souldia et Koriass qu’a été confié le numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ et ils n’ont pas manqué de mettre le feu dans la salle avant l’entrée en scène de l’animateur Louis-José Houde.

[...]

 

MENTION

ICI Musique, Chants libres à Monique, 27 octobre 2019

[ Visionnez l'extrait ]

 

Gala de l’ADISQ : le meilleur de la musique québécoise à l’honneur ce soir

Radio Canada, 27 octobre 2019

L’humoriste Louis-José Houde doit animer dimanche son quatorzième Gala de l’ADISQ consécutif, une soirée où le travail des artistes, artisans et artisanes de la musique québécoise sera récompensé.

Le maître de cérémonie a tenu à souligner la grande présence féminine dans les finalistes faisant partie de la sélection de l’ADISQ cette année. « C’est à peu près paritaire sur le plan des nominations », a-t-il expliqué en entrevue cette semaine à Radio-Canada.

Avant Le Premier Gala de l’ADISQ, qui a décerné mercredi des prix pour les meilleurs albums dans plusieurs genres n'étant pas représentés au gala principal, Alexandra Stréliski et Vincent Robert, alias Les Louanges, partaient favoris avec six nominations de chaque côté.

[ • • • ]

Le jeune multi-instrumentiste originaire de Lévis est reparti de cette soirée avec deux Félix, soit celui de l’album de l’année (choix de la critique) et celui de l’album alternatif de l’année. Dimanche soir, il sera dans la course pour trois trophées : Chanson de l’année, Révélation de l’année et Auteur-compositeur ou auteure-compositrice de l’année.

La pianiste Alexandra Stréliski est également en nomination dans ces deux dernières catégories. Son album Inscape a déjà été désigné meilleur album instrumental de l’année mercredi soir.

[...]

 

VIDÉO

La Presse, 27 octobre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Gala de l'ADISQ 2019: la consécration pour Alexandra Stréliski, Coeur de Pirate et Loud

Jean-François Vandeuren, Huffington Post, 27 octobre 2019

Ils ont respectivement mis la main sur les Félix de la révélation et des interprètes féminin et masculin de l'année...

Les cinéphiles ont le bonheur d’apprécier ses mélodies depuis quelques années déjà, mais dimanche c’est tout le Québec qui a fait officiellement connaissance avec Alexandra Stréliski. La pianiste a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année au Gala de l’ADISQ.

En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année (instrumental), pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala présenté mercredi dernier.

[ • • • ]

Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté avec justesse qu’il ne faut pas «sous-estimer la force de la douceur».

«Si je suis devant vous, c’est surtout parce que je pense que ç’a résonné dans vos coeurs, et c’est à ça que je veux rendre hommage. C’est à vos coeurs, vos histoires, vos témoignages», a-t-elle ajouté.

Signe que le rap est devenu LE genre musical incontournable de l’industrie, c’est à Loud, Fouki, Sarahmée, Souldia et Koriass qu’a été confié le numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ et ils n’ont pas manqué de mettre le feu dans la salle avant l’entrée en scène de l’animateur Louis-José Houde.

L’humoriste, qui en était à sa 14e célébration annuelle du meilleur de la chanson et de la musique d’ici, a livré un monologue efficace comme il sait le faire en rappelant notamment aux artistes que les rares inconvénients du vedettariat québécois ne sont pas chers payés pour vivre de son art.

Le premier Félix de la soirée a été remis à Ginette Reno, pour son album À Jamais, sacré meilleur disque de l’année dans la catégorie Adulte contemporain.

La grande dame de la chanson a dit se sentir «comme une petite fille» en récupérant sa statuette.

Puis, le groupe Alaclair Ensemble a mis la main sur le prix de l’album rap de l’année. Une catégorie des plus relevées avec la présence de Loud, Fouki, Sarahmée et Souldia.

Coeur de Pirate a quitté la Place des Arts avec deux statuettes, dont celle de l’interprète féminine de l’année, alors que le pendant masculin du prix a été remis à Loud

Coup de gueule contre le «streaming»

Un gala de l’ADISQ ne serait pas complet sans au moins un coup de gueule politique. Cette année, c’est Pierre Lapointe qui a profité de sa tribune pour s’en prendre aux plateformes d’écoute en continu.

«On se fait voler depuis beaucoup trop d’années par des multinationales qui viennent faire de l’argent ici au Canada et qui sont comme par magie exemptes d’impôt», a lancé le chanteur dans une sortie virulente en faveur de meilleures redevances.

L’artiste a souligné que pour un million d’écoutes de sa chanson originale Je déteste ma vie sur Spotify, il n’aurait touché qu’un maigre 500 dollars.

Il a invité toutes les personnalités de l’industrie à se joindre à lui pour dénoncer le faible effort des géants du web dans le soutien aux créateurs.

Reconnaissance autochtone

Le vétéran de la chanson Florent Vollant a mérité le tout premier Félix de l’artiste autochtone de l’année.

«Soyez sans crainte, nous venons en amis, a-t-il dit pour dérider la foule avant de remercier l’ADISQ d’avoir créé cette catégorie qui allait de soi. Pas parce qu’on est Autochtones, mais parce qu’on est bons», a-t-il noté.

En coulisse, l’auteur-compositeur-interprète innu a reconnu que ce prix arrive à point pour les artistes autochtones.

«Pour que cette catégorie-là existe, ça prend du soutien. Maintenant, il faut instaurer l’aide qui vient avec», a réclamé Florent Vollant qui est touché par l’appui qu’il reçoit de la relève après plus de 40 ans de métier.

 

41e Gala de l’ADISQ: le rap québécois consacré

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, 27 octobre 2019

Le rap québécois a enfin la reconnaissance qu’il a longtemps désirée à l’ADISQ. Dix-sept ans après le coup d’éclat du collectif 83, Loud est devenu le premier rappeur de l’histoire à remporter le prestigieux Félix d’interprète masculin de l’année, dimanche soir, lors du 41e Gala de l’ADISQ.   

C’est la consécration pour l’artiste de 31 ans, qui couronne une autre année remplie de succès au cours de laquelle il a donné deux concerts au Centre Bell.   

«En principe, c’est un prix individuel, mais je tiens à le partager avec mes fidèles collaborateurs», a déclaré Loud, qui a été rejoint sur la scène par Ajust et Ruffsound.   

[ • • • ]

Le rap québécois n’a jamais obtenu autant de visibilité lors du party annuel de la musique d’ici. Qui ont été les premiers à chanter? Cinq rappeurs : Loud, Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass. Remis en ondes pour la troisième année de suite, le Félix de l’album hip-hop de l’année a été décerné à Alaclair Ensemble. 

Tout un contraste avec le gala 2002, lorsqu’un groupe de rappeurs de Lévis s’était frayé un chemin jusqu’à la scène pour dénoncer l’absence du hip-hop au gala.   

Lapointe s’emporte  

Dimanche, c’est Pierre Lapointe qui a dénoncé. Dans une envolée enflammée qui rappelait celle de Luc Plamondon en 1983, il a imploré les gouvernements à taxer les géants du web. «Il en va de notre survie», a-t-il pesté.   

«Exigeons de nos gouvernements que la chanson et ses artisans soient enfin soutenus décemment», a renchéri Richard Séguin.   

À l’animation, Louis-José Houde a été à la hauteur du standard qu’il a lui-même établi depuis quatorze ans. Dès le départ, il est revenu sur les controverses du gala 2018 causées par Mario Pelchat et Hubert Lenoir.   

«Je ne peux pas croire que je commence le show en demandant de ne pas se rentrer le Félix quelque part», a lancé, en référence au Félix dans la gorge de Lenoir, l’humoriste qui a aussi souligné la mort de Musique Plus et ri de ce que FouKi exige dans sa loge avant chaque concert.   

Et de trois pour Stréliski  

Les autres grandes gagnantes de la soirée ont été Coeur de pirate, sacrée interprète féminine de l’année et récipiendaire du Félix de l’album pop, et Alexandra Stréliski. En plus d’être nommée à juste titre révélation de la dernière année, la pianiste, qui a fait tout un tabac avec son album INSCAPE, a réalisé un exploit en devant la première artiste instrumentale à remporter le convoité Félix de l’auteure ou compositrice de l’année.   

«Je suis partie de loin pour me rendre là, d’une période très sombre. Je veux dire aux gens qui vivent des périodes difficiles que le brouillard peut se dissiper, de ne pas hésiter à demander de l’aide et garder espoir parce qu’on peut avoir de belles surprises», a dit celle qui termine sa semaine de l’ADISQ avec trois Félix. 

[...]

 

Les résultats du gala de l’ADISQ 2019

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 27 octobre 2019

Le 41e gala de l’ADISQ avait lieu le 27 octobre. Qui est reparti avec un statuette? Voici les résultats du gala.

Le 41e gala était animé encore cette année par l’humoriste Louis-Josée Houde. C’est Loud qui jeté les premières notes de ce 41e gala avec Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass qui est rentrée avec une tonne d’énergie. une preuve que le hip-hop est maintenant bien ancré dans les mœurs de l’ADISQ. Loud est reparti avec la satuette de de l’interprète de l’année. Est-ce qu’on parlera de son habillement comme on a fait grand cas de celui de Safia Nolin?

Louis-José Houde a ouvert le gala sur une joke de Mario Pelchat et en rappelant que c’est un gala de paillette et de champagne tiède. Que c’est pour avoir du plaisir! Il nous a aussi rappelé la mort de MusiquePlus et le vrai nom de Babu! David-Sébastien Bernier. Cœur de Pirate s’est aussi déguisé en cliché de rap des années 90 pour présenter la catégorie rap qui a été remportée par Alaclair Ensemble pour Le sens des paroles. Cœur de Pirate en a profité pour se sauver avec l’album pop de l’année et interprète féminine de l’année.

[ • • • ]

En prestation, Marie-Mai a chanté Trahison sur ma peau dans une mise en scène qui rappelait Lady Gaga, Sia et Madonna dans un seul numéro. Nous avons eu aussi une performance d’Ariane Moffatt et Les Louanges en duo qui ont fait un mashup de plusieurs chansons de leurs répertoires respectifs. Elisapie et Alexandra Stréliski ont aussi joint leurs forces pour un duo touchant. D’ailleurs, Alexandra Stréliski est repartie avec deux statuettes, celles de Auteure ou compositrice de l’année et Révélation de l’année.

Fait inusité, la foule composée d’artistes a chanté Coton ouaté alors que Bleu Jeans Bleu a remporté la statuette de groupe de l’année.

Les Trois Accords ont chanté la sympathique Ouvre tes yeux Simon. Ginette Reno a aussi montée sur scène pour chanter avec une chorale en plus de se sauver avec la statuette pour album adulte contemporain de l’année.

Des messages à passer

Florent Vollant y est allé d’un discours passionné en faveur de l’ouverture à l’art autochtone. Il était accompagné sur scène par tous les nommés de la catégorie pour dire haut et fort que ceci n’était qu’un début. Pierre Lapointe (qui animait le premier gala) a fait un discours qui rappelle qu’il a fait seulement 500$ pour Je déteste ma vie qui a été écouté 1 millions de fois. Il a appellé à ce que les compagnies qui profitent des recettes de la musique paient des impôts ici pour qu’on puisse réinvestir dans le milieu.

 

Gala de l’ADISQ: les marginaux ripostent

Cédric Bélanger, Journal de Québec, 26 octobre 2019

Mario Pelchat ferait mieux de s’y faire. Les artistes émergents ou issus de ce qu’on appelle le champ gauche musical n’ont pas fini de triompher au gala de l’ADISQ. Après Klô Pelgag et Hubert Lenoir en 2018, c’est au tour d’Alexandra Stréliski et de Les Louanges de convoiter les prix les plus importants de la fête annuelle de la musique québécoise.

De quoi décontenancer encore plus Mario Pelchat. Le producteur et chanteur avait soulevé une controverse, l’an dernier, quand il avait affirmé que Guylaine Tanguay, et non Klô Pelgag, aurait dû gagner le Félix de l’interprète féminine de l’année. Il avait aussi déploré que l’académie préfère honorer les artistes marginaux au détriment des artistes populaires.

[ • • • ]

La réponse de l’ADISQ? Dérouler son tapis rouge sous les pieds de deux artistes que personne ou presque n’avait sur son radar il y a 12 mois à peine.

Avec six nominations artistiques chacun, la pianiste Alexandra Stréliski et Vincent Roberge, le jeune Lévisien derrière le projet Les Louanges, partent grands favoris de la 41e remise des prix Félix. C’est même la première fois que les deux artistes ayant obtenu le plus de citations proviennent de la relève, a confirmé la productrice des galas de l’ADISQ, Julie Gariépy.

Ce n’est plus inaccessible

«On a fessé fort.» Au bout du fil, Alexandra Stréliski se réjouit de ses nominations tout en observant que l’ADISQ, depuis qu’elle a modifié ses règles de votation, a changé. Auparavant, quand elle regardait le gala dans son salon, avoir une place à ce gala lui semblait inaccessible pour une artiste comme elle.

«J’observais que c’était souvent Marie-Mai, et moins des artistes un peu plus champ gauche. [...] Je constate que l’industrie est en train de donner une très belle place à la musique instrumentale. En plus, je suis une femme. Je ne suis pas un cliché de ce qui est habituellement nommé à fond à l’ADISQ.»

En lice dans la catégorie révélation de l’année, la rappeuse Sarahmée applaudit le virage pris par l’ADISQ. «C’est une bonne chose. La musique évolue. Après, il faut que le reste suive. Si les institutions en place ne suivent pas, il y a un décalage. Mais c’est de mieux en mieux. La radio, c’est encore difficile, mais ça, c’est un autre sujet. On est persévérants. Et on les aura.»

La fin du clivage

Révélée en 2003 au gala de l’ADISQ grâce à son album Aquanaute, et en lice pour quatre Félix cette année, Ariane Moffatt estime que le clivage entre la musique alternative et la musique populaire tend à s’estomper.

«Quand j’ai commencé, on avait tendance à catégoriser davantage et donner plus de valeur artistique à la musique champ gauche. Aujourd’hui, les jeunes qu’on qualifierait d’alternatifs ont aussi envie de rejoindre le grand public», dit-elle en donnant justement en exemple Les Louanges et Hubert Lenoir.

«Ils ont faim, ils ont beaucoup d’ambition, et ce n’est pas une question de savoir si c’est pointu ou si c’est pop.»

Le défi de durer

Mais, parole de vieux sages que sont Ariane Moffatt et Richard Séguin, obtenir la reconnaissance de l’ADISQ ne garantit rien pour la suite des choses. «La grande préoccupation de tout le monde dans ce métier, ce n’est pas d’émerger, mais de durer», dit celui qui, à 67 ans, lorgne le Félix de l’album folk pour son Retour à Walden — Sur les pas de Thoreau.

La longévité, voilà ce qui fait la fierté d’Ariane Moffatt, heureuse de constater qu’elle est «encore dans les plus nommés et de sentir, presque 20 ans plus tard, qu’on reconnaît ma démarche».

Vingt ans de succès. C’est la grâce que se souhaitent certainement Alexandra Stréliski et Vincent Roberge.

 

Premier Gala de l'ADISQ: Les Louanges et Alexandra Stréliski récompensés

La Presse Canadienne, Huffington Post, 24 octobre 2019

Le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu dimanche soir prochain.

MONTRÉAL — Le premier Gala de l’ADISQ a permis la remise de 44 trophées Félix à des artistes, producteurs et professionnels de l’industrie de la musique mercredi soir à Montréal.

L’animation de la soirée de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) a été assurée par Pierre Lapointe.

L’album de l’année en tant que meilleur vendeur a été décerné à Ginette Reno pour «À jamais». L’album rock de l’année est «Délivrance», d’Éric Lapointe.

[ • • • ]

Dans d’autres catégories d’album de l’année, les gagnants ont été Paul Daraîche (country), Alexandra Stréliski (instrumental), Dominique Fils-Aimé (jazz), Les Louanges (alternatif), Jesse Mac Cormack (anglophone), Charles Richard-Hamelin, Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano (orchestre et grand ensemble), Andrew Wan, Charles Richard-Hamelin (soliste et petit ensemble), Millimetrik (musique électronique) et Le Vent du Nord et De Temps Antan (musique traditionnelle).

L’ADISQ a aussi rendu hommage à Hubert Lenoir pour avoir été l’artiste québécois de l’année ayant le plus rayonné hors Québec.  

«La Renarde, sur les traces de Pauline Julien» a été choisi spectacle de l’année dans la catégorie interprète. Le spectacle «Malade», de Simon Leblanc, a été récompensé en tant que spectacle d’humour de l’année alors que «Deception Bay», de Milk & Bone, a été le spectacle anglophone de l’année. 

Le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu dimanche soir prochain à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts; il sera animé par l’humoriste Louis-José Houde.

On remettra des prix Félix pour l’Interprète masculin de l’année, l’Interprète féminine de l’année et le Groupe de l’année, entre autres. La soirée permettra aussi à plusieurs artistes québécois de se produire sur scène.

 

Alexandra Stréliski: de l’ombre à la lumière

Échos Vedettes, Victor-Léon Cardinal, 24 octobre 2019

«Grâce à mon métier, j’ai pu surmonter mes peurs...»

FIGURE EMBLÉMATIQUE DE LA MUSIQUE NÉOCLASSIQUE AU QUÉBEC, LA PIANISTE ALEXANDRA STRÉLISKI A LE DON DE TOUCHER LE COEUR DES GENS PAR LE BIAIS DE SES COMPOSITIONS. UN AN APRÈS LA SORTIE DE SON DEUXIÈME ALBUM, INSCAPE, CERTIFIÉ DISQUE D’OR, L’ARTISTE SE CONFIE SUR SA VIE ET SON PARCOURS.

Jointe au téléphone à Amsterdam, où elle était de passage dans le cadre de sa tournée européenne, Alexandra Stréliski se dit choyée de pouvoir maintenant vivre de sa musique. Après avoir vécu une période sombre il y a trois ans, l’artiste prend aujourd’hui la vie du bon côté et se réalise pleinement à travers son métier. «Peu avant la sortie d’Inscape, j’ai vécu une période de ma vie où j’avais perdu tous mes repères. Je me suis séparée, j’ai vécu un burnout ainsi qu’un déménagement. Heureusement, le temps m’a aidée à m’en sortir. J’ai suivi plusieurs thérapies, dont des traitements d’acupuncture et d’ostéopathie. J’ai aussi pris du temps pour moi. Je constate à présent que ma nouvelle vie a sur moi un effet thérapeutique. Grâce à mon métier, j’ai récemment pu surmonter mes peurs de faire de la scène et de prendre l’avion. Je n’ai plus peur non plus de me montrer vulnérable. En surpassant ainsi nos limites, on devient à la fois plus forts et plus heureux.»

[ • • • ]

LE PIANO DANS LA PEAU

Depuis sa tendre enfance, Alexandra Stréliski a l’habitude d’exprimer ses émotions au piano. «C’est à six ans que j’ai manifesté mon désir d’apprendre à jouer d’un instrument. Le compositeur François Dompierre, qui est un ami de mon père, lui avait conseillé à l’époque de me mettre au piano. C’est ainsi que la musique est entrée dans ma vie. Toute petite, j’improvisais déjà. Au fil des ans, mon piano est devenu mon meilleur ami. J’exprime d’ailleurs mieux mes émotions en musique qu’avec des mots.»

UN COUP DE POUCE DE MARC-ANDRÉ GRONDIN

À la suite d’études en musique classique et quelques premiers contrats en publicité, la jeune femme lance en 2010, dans l’anonymat du grand public, son premier album, Pianoscope. «De fil en aiguille, les pièces de cet album se sont rendues aux oreilles du comédien Marc-André Grondin. C’est lui qui a ensuite fait connaître ma musique au réalisateur Jean-Marc

Vallée. Ce dernier a immédiatement eu un coup de coeur pour ce que je fais et il m’a contactée. C’est ainsi que ma pièce Prélude s’est retrouvée, en 2013, sur la trame sonore de son film Dallas Buyers Club. Depuis ce temps, j’ai travaillé avec Jean-Marc sur son film Demolition, en 2016, ainsi que sur la série télé Big Little Lies, sortie en 2017. À travers ces collaborations, nous sommes devenus amis. Je vais même parfois souper chez lui.»

DU TALENT DANS LA FAMILLE

Menant une carrière dans l’oeil du public, Alexandra Stréliski se dit chanceuse de pouvoir partager sa réalité avec sa soeur, l’humoriste et auteure

Léa Stréliski, qui vient de publier un livre intitulé La vie n’est pas une course. «On s’entend très bien, ma soeur et moi. On a un peu le même parcours, mais on a pris des chemins différents. Elle fait de l’humour, et moi, de la musique. Nous avons aussi un grand frère qui évolue dans le milieu du marketing numérique. Nous avons de la famille en France, car notre père est Français, d’origine polonaise et hollandaise. J’ai d’ailleurs passé tout mon primaire en France.»

Poursuivant actuellement la tournée de son album Inscape ici et en Europe, Alexandra Stéliski compte bien se tenir occupée dans les prochaines années. «J’aimerais beaucoup composer à nouveau de la musique de film. De plus, j’aimerais un jour donner des spectacles avec d’autres musiciens qui m’accompagneraient sur scène. D’ici là, j’envisage de prendre une pause l’été prochain, dans un chalet, afin de composer de la nouvelle musique.»

 

Alexandra Stréliski: des sœurs artistes et complices

Marie-Josée R. Roy, Journal de Montréal, 24 octobre 2019

MONTRÉAL | La pianiste Alexandra Stréliski et sa sœur, l’humoriste Léa Stréliski, vivent simultanément de grands moments de fébrilité dans leur carrière. La première a vu son deuxième disque, Inscape, être nommé Album de l’année – Instrumental au Premier Gala de l’ADISQ, mercredi, tandis que la deuxième dévoile ces jours-ci son premier livre, La vie n’est pas une course.

«On partage beaucoup de trucs. Être artiste, c’est tout un métier, qui vient avec des défis que seuls les artistes peuvent vraiment comprendre. Moi, j’ai la chance de pouvoir partager ça avec ma sœur», s’est réjouie Alexandra Stréliski en entrevue.

[ • • • ]

Celle qui pourrait être sacrée Révélation de l’année au Gala de l’ADISQ, dimanche, et qui se consacrera à ses tournées en Europe et au Québec dans la prochaine année, dit n’avoir pas encore lu l’ouvrage de sa frangine, qui est présentement en vente.

«J’attends le lancement, qui a lieu la semaine prochaine. Je m’en vais en Europe juste après, alors je vais lire ma sœur dans l’avion!»

 

ENTREVUE ET PRESTATION

La Fabrique culturelle, 23 octobre 2019

Sept fois en nomination à l'ADISQ (Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo) 2019 pour son deuxième album, intitulé Inscape, la pianiste Alexandra Stréliski interprète avec douceur l’une de ses pièces préférées, Ellipse.

Celle qui joue du piano depuis l’âge de 5 ans et qui rêvait d’une carrière de pianiste dès l’âge de 10 ans a rapidement atteint ses objectifs. Outre l’engouement pour ses compositions à l’international, l’artiste en musique instrumentale Alexandra Stréliski fait partie des deux artistes les plus nommés à l’ADISQ 2019: catégories Auteur-compositeur ou auteure-compositrice de l’année; Album de l’année — Choix de la critique; Album de l’année — Instrumental; Album de l’année — Meilleur vendeur; Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec; Révélation de l’année; et Pochette de l’album de l’année.

[ • • • ]

Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques. Artiste d’origines française et canadienne ayant grandi entre Paris et Montréal, elle a fait ses débuts avec le disque Pianoscope (2010), mais a été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016), de Jean-Marc Vallée, et, plus récemment, au moyen de la bande-annonce de l’acclamée série Big Little Lies (HBO, 2017). (Source: site web de l’artiste)

[ Écoutez l'extrait ]

 

PREMIER GALA DE L’ADISQ 2019 | DÉBUT DE LA RÉCOLTE POUR LES LOUANGES

Marc-André Mongrain, Sors-tu.ca, 23 octobre 2019

Le Premier Gala de l’ADISQ 2019 se tenait ce mercredi soir au MTELUS à Montréal.

Trois doublés

Vincent Roberge, alias Les Louanges, a commencé sa récolte 2019 avec 2 trophées ce soir, et pas les moindres : Album de l’année – Choix de la critique, et Album de l’année – Alternatif. Artiste ayant récolté le plus de nominations cette année, le jeune homme est également en lice pour plusieurs prix dimanche soir au grand gala, dont Révélation de l’année, Auteur ou compositeur / Auteure ou compositrice de l’année et Chanson de l’année. Lequel préférerait-il gagné?  « Le musicien en moi dirait Auteur-compositeur, mais Révélation te permet plus de dire quelque chose, de passer un message. C’est un peu comme si on te nommait le Ti-Cul en chef, tu deviens un peu le représentant de quelque chose… » Ça promet pour dimanche.

[ • • • ]

Parlant de doublés, grosse soirée aussi pour Ines Talbi et la gang du projet La Renarde, sur les traces de Pauline Julien qui a remporté le Félix du Spectacle de l’année – Interprète et celui de l’Album de l’année — Réinterprétation. « Je comprends rien, nous a confié Ines Talbi, visiblement sous le choc. En même temps, avec une équipe comme ça, je ne suis pas si surprise. Mais c’est quand même fou.»  Pour un projet qui se voulait d’abord et avant tout « un spectacle de célébration sans grande prétention », c’est assez impressionnant de le voir battre des grosses pointures comme Les Choristes, La Voix et Serge Fiori. « C’est mon bébé, mais ça prend tout un village pour monter quelque chose comme ça », a-t-elle ajouté pour faire rejaillir un peu de la gloire sur ses collègues qui l’entouraient lors de la remise du prix.

Charles Richard-Hamelin a également remporté deux prix mercredi soir dans les catégories de musique classique.

Parmi les plus souvent nommées pour les deux galas, Alexandra Stréliski a aussi récolté un premier Félix, celui pour l’Album instrumental de l’année. « Je sens qu’il y a une ouverture au Québec pour la musique néo-classique, exprime-t-elle peu après avoir remporté le prix. J’ai l’impression d’avoir simplement trouvé une craque pour accéder au mainstream, et tant mieux si ça ouvre des portes pour plus de diversité. Une culture diversifiée, c’est une culture en santé. »

Jesse Mac Cormack a pour sa part mis la main sur le Félix de l’Album anglophone de l’année. Homme de peu de mots, il a tout de même mis le doigt sur une expression qui dit tout : « c’est du vent dans les voiles ».

Alaclair Ensemble, qui a donné une prestation remarquable lors du gala, a pour sa part mis la main sur la statuette pour le Vidéoclip de l’année pour La Famille. Le réalisateur du vidéoclip, Georges-Edouard Duquette, était à leur côté lors de leur rencontre avec les médias, et vantait le travail d’équipe du collectif rap, qui amène « des tonnes d’idées » auxquelles il suffit ensuite de « mettre de l’ordre ».

« Le vidéoclip, c’est peut-être l’élément le plus important de notre carrière, c’est LE meilleur moyen de faire circuler notre musique, nous expliquait pour sa part Eman. Sans le clip de Ça que c’tait, on n’aurait jamais été aussi visible en France. »

Avec Elisapie, Ginette Reno, Dominique Fils-Aimé et Milk & Bone parmi les autres gagnantes, on peut dire que la gente féminine est mieux représentée que par certaines années passées…

Le plaisir se poursuit dimanche soir avec le Gala de l’ADISQ. Nous serons sur place pour vous dévoiler les gagnants en direct!

Les gagnants par catégorie

 

Album de l’année — Choix de la critique

Le sens des paroles — Alaclair Ensemble

ZayZay — FouKi

Les choses extérieures — Salomé Leclerc

La nuit est une panthère — Les Louanges – Gagnant

INSCAPE — Alexandra Stréliski

 

Album de l’année — Alternatif

Choses Sauvages — Choses Sauvages

La hiérarchill — Jérôme 50

Les choses extérieures — Salomé Leclerc

La nuit est une panthère — Les Louanges – Gagnant

C’est pas la qualité qui compte — Qualité Motel

 

Album de l’année — Autres langues

The Ballad of the Runaway Girl — Elisapie – Gagnante

Miwa EP — Nomadic Massive

Scott-Pien Picard — Scott-Pien Picard

La vraie nature – chansons par Pilou — Pilou

Mishta Meshkenu — Florent Vollant

 

Album de l’année — Meilleur vendeur

Délivrance — Éric Lapointe

Après — Fred Pellerin

À jamais — Ginette Reno – Gagnante

Survivant — Souldia

INSCAPE — Alexandra Stréliski

 

Vidéoclip de l’année

La famille — Alaclair Ensemble – Gagnants

Cinq à Sept — Koriass

La nuit est une panthère — Les Louanges

Nous après nous — Les Soeurs Boulay

Pour toi — Ariane Moffatt

Magasin à 1$ — Seba et Horg 

 

Album de l’année — Rock

Supernova — Caravane

Délivrance — Éric Lapointe – Gagnant

Ton corps est déjà froid — Pierre Lapointe et les Beaux Sans-Cœurs

Viens avec moi — Les Hôtesses d’Hilaire

Beaucoup de plaisir — Les Trois Accords

 

Spectacle de l’année — Interprète

La Renarde, sur les traces de Pauline Julien — Artistes Variés – Gagnants

Les Choristes — Artistes Variés

Notre-Dame de Paris — Artistes Variés

Signé Plamondon — Brigitte Boisjoli

Entre vous et nous — Marie Michèle Desrosiers, Marie-Élaine Thibert, Luce Dufault et Martine Saint-Clair

 

Album ou DVD de l’année — Jeunesse

La course des tuques — Artistes Variés – Gagnant

Kattam et ses Tam-Tams — Kattam

Dans l’Univers — Les Petites Tounes

Les livres des enfants du monde — Nicolas Noël

Berceuses sous la hotte — Marie Paquin

 

Album de l’année — Traditionnel

Territoires — Le Vent du Nord

Notre album solo — Le Vent du Nord et De Temps Antan – Gagnants

Chouïa — Les Grands Hurleurs

Portraits — Sophie & Fiachra+ André Marchand

Tentations — Yves Lambert Trio

 

Album de l’année — Jazz

Stay Tuned! — Dominique Fils-Aimé – Gagnante

Ground Midnight — James Gelfand Trio

Quintessence — Jazzlab Orchestra

Dreams and Other Stories — Josh Rager

Consecration — Rafael Zaldivar

 

Album de l’année — Instrumental

La disparition des lucioles — Philippe Brault

Reverie — Flying Hórses

Déconstruction — Sef Lemelin

INSCAPE — Alexandra Stréliski – Gagnante

Projections — Julie Thériault

 

Album de l’année — Réinterprétation

La Renarde, sur les traces de Pauline Julien — Artistes Variés – Gagnantes

La Voix 2019 — Artistes Variés

Serge Fiori, Seul Ensemble — Artistes Variés

Quand les hommes vivront d’amour — Les Prêtres

Que les fêtes commencent! — Guylaine Tanguay

 

Album de l’année — Musique électronique

Hotline Miami II EP (édition deluxe) — Das Mörtal

Working Class Woman (Instrumentals) — Marie Davidson

Make It Last Forever — Millimetrik- Gagnante

Superficial — Ouri

 

Album de l’année — Classique orchestre et grands ensembles

Requiem — Artistes variés

Ana Sokolovic : Sirènes — Ensemble contemporain de MTL (ECM+) et Véronique Lacroix

Sibelius 1 — Orchestre Métropolitain, Yannick Nézet-Séguin

Chopin : concertos 1 et 2 — Charles Richard-Hamelin, Orchestres Symphonique de Montréal, Kent Nagano – Gagnant

Mathieu : concerto no.4 en mi mineur – Rachmaninov : Raphsodie sur un thème de Paganini, op. 43 — Jean-Philippe Sylvestre, Orchestre Métropolitain, Alain Trudel

 

Album de l’année — Anglophone

Working Class Woman — Marie Davidson

Window in the Sky — Alex Henry Foster

Matt Lang — Matt Lang

Now — Jesse Mac Cormack – Gagnant

Freewheelin’ Walking — The Brooks

 

Album de l’année — Classique soliste et petits ensembles

Gabriel Fauré : Intégrale des mélodies pour voix et piano — Artistes Variés

Schubert: Octuor en fa majeur, D. 803 — Les solistes de l’OSM

John Dowland : Lachrimea — Les Voix Humaines, Nigel North

Schubert : Winterreise — Philippe Sly, Le Chimera Project

Beethoven : Sonates pour violon et pour piano no.6, 7 et 8 — Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin – Gagnant

 

Album de l’année — Country

Pascal Allard — Pascal Allard

Ma maison favorite — Paul Daraîche – Gagnant

Quand qu’on s’est rencountry — La Famille Day

La fureur de vivre — Karo Laurendeau

Arrière-saison — Renée Martel

 

Spectacle de l’année — Anglophone

Britishow — Artistes Variés

La tournée 80s — Sylvain Cossette

Comrades — Elliot Maginot

Deception Bay — Milk & Bone – Gagnantes

Three Rivers — Jordan Officer

 

Album de l’année — Musique du monde

Zoubida — Ayrad

EMERIKA — King Abid

Zig Zag Zydeco Zoo — Le Winston Band

Kaleido Stropico — Roberto Lopez

Rapadou Kreyol — Wesli- Gagnant

 

Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec

Cœur de Pirate

Elisapie

Hubert Lenoir – Gagnant

Loud

Alexandra Stréliski

 

Spectacle de l’année — Humour

Du bruit dans le cosmos — Virginie Fortin

Malade — Simon Leblanc – Gagnant

Eh la la…! — Martin Matte

Faire le beau — P-A Méthot

Ça — André Sauvé

 

Galas de l'ADISQ: trois questions à cinq révélations

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 19 octobre 2019

Dans différentes sphères musicales, on peut dire qu’ils ont tous eu une grosse année. Au moment où l’ADISQ s’apprête à décerner ses trophées Félix — le 23 octobre pour le gala de l’industrie et le premier gala télévisé; le 27 octobre pour le grand gala —, «Le Soleil» a pris des nouvelles des jeunes artistes en lice pour le prix de la Révélation. Quatre sur cinq ont des racines dans la région, tous creusent un sillon qui leur est propre. Conversation avec la nouvelle garde de la musique québécoise.

Q Pouvez-vous résumer l’évolution que vous avez vécue dans la dernière année?

[ • • • ]

Alexandra Stréliski : Ç’a été une évolution très rapide, énorme, inattendue. Je n’ai pas vu mon année passer. J’ai la chance de voyager beaucoup avec ma musique. En rajoutant du décalage horaire là-dedans, c’est difficile de sentir ce qui se passe vraiment. Quand je reviens au Québec, mes salles sont remplies. C’est comme si je prenais le pouls tranquillement de ce que c’est de faire ce métier à temps plein.

Jérôme 50 : Ç’a été le fun, parce que j’ai pu jouer les chansons de La hiérarchill, que j’ai écrites peut-être plus pour les jeunes, devant un public qui ne s’attendait pas à ça. J’ai eu la chance de jouer avant Marc Dupré, avant Cœur de pirate. Ç’a amené mon art à une place où je veux l’amener. Ç’a été une bonne année de propagation de mon message de chilleur à travers un Québec qui est assez différent d’une génération à l’autre.

Les Louanges : En quelques mots : «mets ça dans le tapis, pis on continue!» Ça va vite, c’est sûr. Je suis dans le jus depuis un an, ça n’arrête pas. En même temps, ça va, là. J’ai quand même l’impression que ça aurait pu pogner plus intense que ça. Là, le beat est bon, c’est progressif. On bâtit.

Lou-Adriane Cassidy : Ç’a été rapide et intense. C’est sûr que la sortie de mon album, ç’a été un accomplissement. Je faisais aussi beaucoup de spectacles avec Hubert [Lenoir] en même temps. Ç’a été une année somme toute houleuse et tripante.

 

Sarahmée : Ç’a été surtout d’écrire un album qui soit cohérent, qui reflète mes inspirations et qui soit complètement libre quant au contenu des paroles. Je pense qu’il y a eu une évolution par rapport à mon premier album en 2015. J’ai pris beaucoup de confiance, de maturité et d’authenticité par rapport à ma musique et à mon message. Tout ça a fait que les gens ont pu apprendre à me connaître grâce à cet album.

 

Q Un moment marquant de la dernière année?

Alexandra Stréliski : Il y en a eu plusieurs. Il y a eu des shows magiques. Le moment où je suis passée à Tout le monde en parle, ç’a comme explosé après ça. Le moment où j’ai reçu mon disque d’or, ç’a été symbolique. J’ai joué en Angleterre dans une cathédrale et c’était complètement grandiose.

Jérôme 50 : Le Festif. J’ai écrit la chanson Chaise musicale dans une optique summer. Le Festif a développé une scène flottante, donc on jouait sur l’eau. C’était super cool, il y avait plein de monde sur le party, il faisait beau. Pour moi, c’est ça, les vacances au Québec. Ç’a été vraiment magique.

Les Louanges : Sans hésiter, je dirais le Club Soda [aux Francos de Montréal]. C’était malade! C’était aussi la première fois que j’y retournais depuis la finale des Francouvertes. C’était pas mal cool d’y retourner pour faire mon propre show et que ce soit sold-out. C’était toute une soirée!

Lou-Adriane Cassidy : Je dirais mon spectacle à la Sala Rosa [à Montréal]. C’était comme mon lancement, ç’a été important pour moi. De voir les gens qui de plus en plus connaissent un peu les chansons, il y a quelque chose de magique et d’un peu irréel là-dedans.

Sarahmée : La Saint-Jean à Québec sur les plaines d’Abraham. Qu’une aussi grosse production me fasse confiance pour faire l’ouverture, ç’a été pour moi un gros challenge, mais surtout un beau moment dans ma carrière. Également, de participer au spectacle en tant que rappeuse, d’avoir eu cette place parmi tous les autres styles et tous les grands artistes qui jouent à cette fête, ç’a été un honneur.

Q Une chose que vous avez apprise sur l’industrie musicale dans la dernière année?

Alexandra Stréliski : L’industrie musicale est remplie de gens qui travaillent fort. Et pas toujours pour beaucoup de sous. Ce sont des passionnés, c’est une famille, surtout au Québec.

Jérôme 50 : J’ai appris qu’il ne faut pas avoir peur de dire ce qu’on pense. Quand j’ai lancé La hiérarchill, je n’étais pas sûr [de l’idée] d’inventer des mots ou de parler avec une naïveté à la limite qui est grave, comme dans [la chanson] Wéke n’Béke, où le message est un peu con en soi, même s’il cache quelque chose derrière. J’ai appris que de s’exprimer dans quelque chose qui peut être plus marginal, c’est une bonne chose.

Les Louanges : C’est drôle, parce que de l’extérieur, t’as l’impression que c’est toujours les Grammy! Une fois que t’es dedans, tu réalises que tout ça reste à échelle humaine. Il n’y a rien d’inatteignable, il n’y a rien d’impossible.

Lou-Adriane Cassidy : Que la vie de tournée, c’est quelque chose de moins magique qu’on pensait. Finalement, il y a quelque chose d’un peu routinier, presque au même titre qu’une autre job. C’est vraiment le fun, mais ça implique plus d’attente qu’on pense.

Sarahmée : Ça ne sert à rien de pousser, de pousser et d’aller trop vite. Même si on a de grands rêves, d’espoirs et de choses qu’on veut réaliser, il y a un moment pour tout. Ça fait partie du parcours de parfois se faire dire non. Mais quand c’est notre moment, il faut regarder derrière et voir qu’il y a une évolution.

Animé par Pierre Lapointe, le premier gala de l’ADISQ sera diffusé le 23 octobre à Télé-Québec. Louis-José Houde reprend la barre du gala du dimanche présenté le 27 octobre à ICI Radio-Canada Télé.

LES FORCES EN PRÉSENCE

Alexandra Stréliski

Pianiste, compositrice et nouvelle sensation du néo-classique, elle a vu son album Inscape recevoir une certification or et est écoutée par plus d’un million de personnes chaque mois sur la plateforme Spotify. Elle est nommée dans sept catégories aux galas de l’ADISQ, fait rare pour un projet instrumental. Elle se produira à L’Anglicane le 23 novembre.

Jérôme 50

Natif de L’Ancienne-Lorette, il est en lice dans deux catégories aux galas de l’ADISQ pour son album La hiérarchill. Dans un style chansonnier éclaté, il expose une philosophie qui va de l’amour du Québec à l’éloge du cannabis à la description d’une nouvelle révolution tranquille. Il a aussi revisité à sa manière le répertoire de chansons de camp de vacances. Il se produira à l’Impérial le 22 novembre.

Les Louanges

Avec son album La nuit est une panthère, qui métisse les genres en empruntant à la pop, au jazz et au hip-hop, le Lévisien d’origine a cumulé les honneurs cette année. Il a récemment fait paraître le minialbum Expansion Pack. Il trône au sommet du tableau des nominations de l’ADISQ avec neuf mentions. Il se produira à l’Impérial le 23 novembre (complet) et le 28 février 2020. 

Lou-Adriane Cassidy

Fille de musicienne, cette native de Québec puise autant dans la chanson française que dans des influences pop ou rock. Elle a fait paraître un premier album, C’est la fin du monde à tous les jours, qui lui vaut deux nominations à l’ADISQ. Elle se produira à L’Anglicane le 1er novembre. 

Sarahmée

Rappeuse active depuis 2009, elle cultive des textes affirmés sur un son alliant des influences hip-hop, pop et afro. Avec deux minialbums et deux albums complets au compteur, celle qui est aussi mannequin a retenu l’attention de l’ADISQ pour son récent Irréversible, paru au printemps.

 

Social Notes: A drop-it-like-it’s-hot social doubleheader

Jennifer Campbell, Montreal Gazette, 19 octobre 2019

[...]

Engrossing entertainment was the vibe from the moment the next level Urban Science Brass Band danced guests down the red carpet to neoclassical virtuoso Alexandra Stréliski’s compelling performance — accompanied by Maud St-Germain’s exquisite choreography of contemporary dancers Guillaume Michaud and Saskya Pauzé-Bégin — to singer/instrumentalist/pianoman extraordinaire Christian Marc Gendron’s equally mesmeric set. Like WOW. 

[...]

 

L’avantage d’être un auteur-compositeur

Marc Cassivi, La Presse, 19 octobre 2019

Il y a cinq instruments sur scène : une guitare électrique, une batterie, une basse, une flûte traversière et un tambourin. Le groupe de musique compte cinq musiciens : trois hommes et deux femmes. Si on vous demande d’associer chaque musicien à un instrument, il y a de fortes chances que vous fassiez l’équation guitare-batterie-basse : homme ; flûte-tambourin : femme.

Il y a plusieurs raisons à cela. Parce que l’histoire de la musique populaire regorge d’exemples où ces instruments sont ainsi traditionnellement « genrés ». Parce que par automatisme, notre cerveau fait des liens stéréotypés qui lui semblent les plus évidents. Et parce que nous avons tous des préjugés, qu’ils soient conscients ou inconscients.

[ • • • ]

L’exclusion involontaire est le plus répandu des préjugés inconscients. Un homme sera plus porté, par exemple, à privilégier et à récompenser ce qui lui est le plus familier, c’est-à-dire le travail d’un autre homme. 

On a une inclination naturelle vers ce que l’on connaît. C’est un réflexe humain. Mais ce réflexe n’est pas sans conséquence. Il contribue, qu’on le veuille ou non, à maintenir le statu quo. Et à favoriser ceux qui nous ressemblent, au détriment des autres.

Il y a deux ans, Klô Pelgag est devenue la première femme en près d’un quart de siècle à remporter le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année au gala de l’ADISQ. Il n’y a eu, dans toute l’histoire de la cérémonie, que quatre femmes lauréates de ce prestigieux prix : Diane Tell, Louise Forestier, Francine Raymond et Klô Pelgag.

Cela s’explique en partie par le fait que seulement le cinquième des auteurs-compositeurs qui soumettent leurs œuvres au gala de l’ADISQ, bon an, mal an, sont des femmes. Et que les membres votants du gala de l’ADISQ sont en majorité des hommes. Le contexte n’est pas très favorable aux auteures-compositrices. C’est la conclusion à laquelle on en vient après avoir lu le très éclairant reportage de ma collègue Josée Lapointe sur les femmes qui dominent cette année la catégorie reine du gala.

Une fois n’est pas coutume. Les trois auteures ou compositrices finalistes au gala de dimanche prochain, Ariane Moffatt, Salomé Leclerc et Alexandra Stréliski, restent l’exception qui confirme la règle. Ce n’est pourtant pas faute d’efforts et de volonté de la part de l’ADISQ de sensibiliser ses membres aux problèmes de disparité entre les sexes dans le milieu de la musique québécoise. L’ADISQ et son gala sont dirigés par des femmes qui ont visiblement à cœur les enjeux de parité.

« Le simple fait de voir des femmes majoritaires dans la catégorie phare du gala témoigne des progrès en cours », souligne notre chroniqueur.

La plus prestigieuse des catégories du gala est d’ailleurs officiellement désignée « auteur ou compositeur, auteure ou compositrice de l’année ». Sa féminisation n’est pas seulement un détail. La manière dont on nomme les choses a une influence sur la manière dont on les perçoit et, à terme, sur les décisions que l’on prend en ce qui les concerne.

Pourquoi ne célèbre-t-on pas davantage le talent des auteures et compositrices ? Ce n’est pas une question de mauvaise foi, comme le soulignent les artistes rencontrées par ma collègue, mais bien de sexisme involontaire. 

Les préjugés inconscients sont tenaces et les vieilles habitudes ne se changent pas du jour au lendemain en criant « ferrofluides-fleurs ».

Mais le simple fait de voir des femmes majoritaires dans la catégorie phare du gala (en compagnie des Louanges et de Koriass) — pour seulement la deuxième fois de son histoire — témoigne des progrès en cours. D’autant que d’autres femmes auraient pu s’y retrouver sans que quiconque sourcille : Safia Nolin, Elisapie ou encore Cœur de pirate, par exemple.

Cela dit, les trois auteures ou compositrices qui s’y trouvent n’ont pas volé leur place. Elles sont extrêmement talentueuses et ont offert certaines des œuvres les plus abouties et mémorables de la dernière année.

La pianiste Alexandra Stréliski a connu un succès phénoménal grâce aux pièces néoclassiques subtiles, sensibles et élégantes — à la sensibilité pop assumée — de son album INSCAPE. Les choses extérieures de Salomé Leclerc est une exploration sonore tout aussi envoûtante, à l’instar de l’hypnotique Nos révolutions. Pour en revenir aux préjugés inconscients, cette guitariste de grand talent joue sur son troisième album de tous les instruments ou presque…

Ariane Moffatt, elle-même une multi-instrumentiste accomplie, est finaliste pour la deuxième fois de sa carrière dans la catégorie grâce à Petites mains précieuses. Son sixième album de chansons originales alterne entre le calme et la tempête dansante, avec des clins d’œil aux sonorités des années 70. C’est un album fait de succès instantanés, comme l’irrésistible Pour toi. Que cette pépite ne soit pas finaliste au Félix de la Chanson de l’année me semble d’ailleurs un non-sens.

Ma prédiction pour le Félix de l’auteur ou compositeur de l’année ? Les Louanges, dont le premier album, La nuit est une panthère, est lui aussi excellent. Je lui accorde bien sûr l’avantage de l’a priori positif réservé au candidat qui correspond le plus à la majorité des électeurs dans le choix du vainqueur. Mais peut-être aussi que je dis ça parce que je suis un homme…

 

Gala de l’ADISQ : face à la musique

Josée Lapointe, La Presse, 19 octobre 2019

Elles sont toutes trois finalistes comme auteure ou compositrice de l’année, la plus prestigieuse des catégories de l’ADISQ, où les femmes se font plus que rares depuis 40 ans. Un symbole fort pour trois artistes qui font changer les choses.

Ariane Moffatt arrive à la séance photo en « flashant » sa nouvelle guitare électrique à Salomé Leclerc. « C’est parce que c’est elle, la guitariste, pas moi ! », rigole la volubile chanteuse — les deux musiciennes se connaissent depuis longtemps et ont souvent collaboré. La pianiste néoclassique Alexandra Stréliski, qui cumule pas moins de sept citations cette année avec son album INSCAPE, en deuxième position après Les Louanges, est plutôt impressionnée d’être là. « Tout est si nouveau, ce n’est pas normal pour moi de me retrouver dans un shooting photo avec Ariane Moffatt. C’est allé très vite, mon ascension ! Et là je suis dans tout un power trio de femmes. Salomé, j’écoute sa musique depuis super longtemps. J’adore son âme, son art. » Ariane Moffatt aussi s’estime bien entourée. « Je suis fière d’être aux côtés de ces femmes pour qui j’ai énormément d’estime. Je suis contente que Salomé ait cette reconnaissance pour son travail, et pour Alexandra, qui est arrivée d’une super belle façon et qui remplit le cœur d’énormément de gens. »

[ • • • ]

La présence féminine

C’est seulement la deuxième fois dans l’histoire de l’ADISQ que trois femmes sont citées en même temps comme auteure ou compositrice, une catégorie qui compte cinq finalistes. En fait, il y en a presque toujours eu une seule par année, et seules quatre femmes l’ont emporté en 40 ans. Reflet de la réalité, ou biais inconscient de la part des jurés ? « Je pense que c’est des réflexes ancrés bien loin, estime Alexandra Stréliski. Ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est vraiment culturel. » Ariane Moffatt avait été nommée pour Aquanaute, son premier album paru en 2002, mais jamais depuis, alors que Petites mains précieuses est son sixième disque. Elle penche aussi pour le biais inconscient.

Ariane Moffatt

Je n’ai jamais eu l’impression que j’aurais dû l’avoir ! Mais je crois qu’il y a une espèce d’a priori collectif qui donne plus de valeur à l’auteur masculin.

Ariane Moffatt

Ce qui expliquerait peut-être pourquoi des auteures-compositrices comme Ingrid St-Pierre, Catherine Durand ou Cœur de pirate, par exemple, n’ont même jamais figuré parmi les finalistes. Par contre, le chiffre d’une finaliste par année est cohérent avec les statistiques de l’ADISQ, précise la productrice exécutive du gala Julie Gariépy, puisque de 22 à 26 % de femmes sont éligibles dans cette catégorie, selon le recensement des albums inscrits. « Il ne faut pas oublier que le gala arrive en bout de course, rappelle la directrice générale de l’ADSIQ, Solange Drouin. On n’influence pas la production, on reçoit les produits quand ils sont terminés. »

L’année record

Salomé Leclerc, qui obtient sa première sélection comme auteure-compositrice avec son troisième album, Les choses extérieures, n’est pas surprise que trois femmes se trouvent dans cette catégorie.

Salomé Leclerc

Quand j’ai sorti mon album l’automne dernier, il y a eu en même temps une trâlée d’albums forts de femmes : Ariane, Alexandra, Elisapie, Safia, Pascale Picard… Les femmes ont été tellement présentes cette année que l’inverse m’aurait choquée.

Salomé Leclerc

Ariane Moffatt juge que l’ADISQ semble avoir entendu les doléances des femmes. « On l’a dit, y en a donc ben pas beaucoup qui ont été nommées, et pas beaucoup à travers le temps qui ont gagné. Je pense que c’était une super année de femmes, oui, mais aussi qu’en ce moment, il y a un petit ding ding qui fait ouvrir des œillères vers quelque chose de plus paritaire. » Ces préoccupations ont en effet percolé jusqu’au gala, dit Julie Gariépy. « Chacun doit être sensibilisé. » La victoire de Klô Pelgag il y a deux ans, 25 ans après Francine Raymond, a créé une véritable onde de choc, avoue-t-elle. « Quand elle l’a soulevé en recevant son prix, elle a mis le doigt sur quelque chose. J’avoue que c’est quelque chose qu’on n’avait pas remarqué. » « Et elle a bien fait de le dire ! », s’exclame Solange Drouin.

La catégorie

Pour les musiciennes, c’est clair, être nommées comme auteures-compositrices est une vraie consécration. « Le jour de l’annonce, je n’avais même pas remarqué que j’étais dedans tellement c’est surréel, raconte Salomé Leclerc. Il a fallu que le boss d’Audiogram vienne me voir pour que je m’en rende compte ! Quand tu passes les trois quarts de ton temps à faire ça toute seule, et que ce travail sur la matière première est reconnu, c’est le summum. » Même sentiment pour Ariane Moffatt. « Il n’y a pas de catégorie qui me fait le plus plaisir, car elle souligne ce travail qui est un travail d’artisan. Ma vie et ma pensée sont toujours occupées par la recherche de nouvelles chansons. C’est un métier qui ne vient pas avec un mode d’emploi. Être reconnue pour cette essence, il n’y a rien qui compte le plus. »

Les modèles

Plus il y aura de femmes musiciennes, et plus elles seront reconnues, plus il y aura de jeunes femmes qui sentiront qu’elles ont leur place dans ce milieu encore très masculin.

Alexandra Stréliski

Je suis heureuse si je peux être un modèle, surtout en piano, ça sort du cadre. Les jeunes filles voient des femmes dans le monde culturel et de la musique, et ça fait la job. Il faut juste être là, dans le fond.

Alexandra Stréliski

La compositrice estime qu’il n’y aura jamais trop de modèles féminins. « Une artiste comme Lhasa a été une inspiration énorme pour moi, par la manière dont elle menait sa carrière, par son âme brute. » Salomé Leclerc a aussi en tête l’image de femmes fortes « qui ont du chien » comme France D’Amour, Mara Tremblay, Ariane Moffatt ou la pionnière Diane Tell, « des artistes féminines qui nous poussent à nous dépasser et à arriver avec quelque chose d’authentique »… 

Aujourd’hui, avec un troisième album extrêmement solide pour lequel elle est finaliste aussi comme réalisatrice, Salomé Leclerc fait partie à son tour de ces musiciennes qui peuvent servir de modèle. « Quand une Mélodie Spear me dit que je l’ai inspirée, je suis fière de savoir qu’il y a un peu de moi en elle, de lui avoir apporté quelque chose juste en étant là et en travaillant sur ma carrière. » Elle raconte voir dans les différents concours et lieux de formation, comme Granby et Petite-Vallée, de jeunes auteures-compositrices avec des personnalités très fortes, ce qui est de bon augure pour la suite. « Elles sont rares, celles où je me dis : Ouain, c’est flat et générique. » Ariane Moffatt aussi accepte son rôle de modèle. « Tant mieux si on l’est par le contenu, par notre parcours et notre cheminement. C’est là-dessus que j’ai envie d’inspirer de jeunes musiciennes. »

Le Gala de l’ADISQ sera diffusé à ICI Radio-Canada Télé le 27 octobre, et le Premier Gala sera diffusé à Télé-Québec le 23 octobre.

 

DEUXIÈME VOLET DE REPRISES POUR SAFIA NOLIN

Clémence Roy-Darisse, La Rotonde, 19 octobre 2019

[...]

Elle fait aussi la paire avec Alexan­dra Stré­liski, qu’elle a rencon­tré à En direct de l’uni­vers. Cette dernière l’ac­com­pagne au piano pour son cover de Tous les cris les S.O.S de ZAZ, une première pour l’ar­tiste qui chante habi­tuel­le­ment sur la guitare. « Je trouve que c’est une chan­son vrai­ment dark qu’on chante tous au karaoké », décrit Safia Nolin.

Selon elle, cet accom­pa­gne­ment au piano lui a permis d’al­ler plus loin; « c’est une autre sorte d’ex­plo­ra­tion, ça me pousse à aller dans des zones qui sont plus incon­nues pour moi ». 

[...]

 

LA SEMAINE DE TOUTES LES MUSIQUES sur toutes les plateformes de RADIO-CANADA

L'initiative, 17 octobre 2019

[...]

Du lundi 21 au vendredi 25 octobre, dans le cadre de sa nouvelle émission matinale, DÉJEUNER EN PAIX, diffusée de 7h à 8h30, Olivier Robillard-Laveaux soulignera un élément à surveiller, que ce soit l’animation de Pierre Lapointe de la 15e édition du Premier Gala de l’ADISQ ou la nomination d’Alexandra Stréliski dans la catégorie Auteur ou compositeur/Auteure ou compositrice. Qu’ont en commun Ginette Reno, Marie-Mai, Coeur de Pirate, Lara Fabian et Ariane Moffatt ? Elles sont toutes nommées dans la catégorie Interprète féminine de l’année et Catherine Pogonat leur rendra hommage de diverses façons à L’EFFET POGONAT de 8h30 à midi. Les auditeurs et internautes pourront aussi, dès le 21 octobre, tester leurs connaissances avec notre quiz sur les interprètes féminines de l’année dans l’histoire de l’ADISQ sur ICIMUSIQUE.ca. Pour sa part, Philippe Fehmiu attirera l’attention sur la nouvelle catégorie Artiste autochtone de l’année en faisant découvrir un artiste par jour à VI@FEHMIU de midi à 15 h. Il proposera aussi une chaîne de transmission au fil de laquelle les nommés partageront entre eux une réflexion importante de leur vie d’artiste : Florent Vollant partagera avec Elisapie, qui elle partagera à Shauit et ainsi de suite. Au diapason de ses goûts éclectiques, Alexandre Courteauprésentera les finalistes dans les catégories suivantes : Album de l’année alternatif (lundi), Album de l’année instrumental (mardi), Album de l’année folk (mercredi), Révélation de l’année (jeudi) et Auteur ou compositeur/Auteure ou compositrice (vendredi), à TELLEMENT COURTEAU de 15h à 17h30. Finalement, Myriam Fehmiu mettra aussi en valeur les artistes en nomination dans la catégorie Album rap de l’année à son émission RAPOPHONIE, le vendredi à 22h.

[ • • • ]

Tout l’après-midi du 27 octobre, ICI MUSIQUE préparera ses auditeurs pour le gala du soir, les faisant passer de la nostalgie à la vitalité des artistes en nomination cette année. Connaissant sa passion sincère pour la chanson, mais surtout, pour les grandes voix, Jean-Sébastien Girardanimera de midi à 14h, une émission spéciale de JS TENDRESSE. Avec humour, émotion et légèreté, il présentera ses chansons coup de coeur qui ont ont marqué les palmarès et l’histoire du gala. Aussi en performance : les plus grands succès de Johanne Blouin, de Mario Pelchat et de Laurence Jalbert ainsi que des invités surprises qui ont pimenté les galas à différentes époques. Cette émission sera aussi en rappel sur ICI PREMIÈRE à 20h. Puis, à **PLUS QU’UN HIT AVECPHILIPPE de 14h à 16h*, Philippe Fehmiu soulignera les artistes qui ont fait briller le Québec à l’étranger alors que Monique Giroux recevra Michel Rivard, qui est en nomination cette année et qui l’était au tout premier Gala de l’ADISQ en 1979, Alexandra Stréliski pour ses multiples premières nominations dont Révélation de l’année, ainsi que Lou-Adriane Cassidy, nommée pour la première fois cette année, qui viendra pratiquer son discours de remerciement à CHANTSLIBRES À MONIQUE de 16h à 19h.

SUR ICI RADIO–CANADA PREMIÈRE

À l’émission ON DIRA CE QU’ON VOUDRA, animée par Rebecca Makonnen à 20h30, des artistes en nomination seront invités du lundi au jeudi à venir répéter leurs remerciements à son micro et parmi ceux-ci, Souldia le 22 octobre et Matiu le 23 octobre. Le lundi 28 octobre, Alexandra Stréliski sera invitée à dresser un bilan du gala. Puis, aux GRANDS ENTRETIENS à 21h, les auditeurs pourront se laisser tenter par des entrevues avec Émile Proulx-Cloutier (22 octobre), Ariane Moffatt (23 octobre), Serge Fiori (24 octobre) et Guylaine Tanguay (26 octobre). Le samedi 26 octobre, de 14 h à 16 h, René Homier-Roy recevra le chanteur Pierre Lapointe, qui animera pour la première fois le Premier Gala de l’ADISQ. Nabi-Alexandre Chartieret Sylvain Cormier proposeront leur Palmarès Chartier/Cormier 2019, dans lequel ils présenteront leurs coups de coeurs musicaux de la dernière année, une occasion pour eux de faire rayonner des artistes à découvrir.

[...]

 

Alexandra Stréliski, de sensibilité et d’authenticité

Ali Dostie, Le Courrier du Sud, 16 octobre 2019

De la vulnérabilité que présente un piano, seul au beau milieu d’une scène, Alexandra Stréliski en tire une force. Celle de l’authenticité.

«Sur scène, je suis dans un rapport de force. Je suis ouverte et transparente. C’est ce que je suis, dans le beau et le laid. Je leur donne accès à moi, à ma sensibilité. C’est ce qu’on veut, ce qu’on cherche tous: l’authenticité, la vérité.»

Elle livre ainsi avec cette authenticité les pièces de Inscape, album paru en 2018 qui dresse les «paysages intérieurs» d’une crise existentielle qu’elle a traversée au début de la trentaine.

[ • • • ]

«C’est sûr que c’est prenant émotivement, de toujours revisiter ces émotions. Mais ça change aussi. Tu peux t’en inspirer sans le revivre.»

En concert, ses interprétations varieront quelque peu de la forme finale de l’album, mais sans s’en éloigner. Un souci de l’artiste de donner au public des pièces qu’il s’est approprié.

Mais parce que «ça pourrait devenir plate de faire tout le temps pareil», Stréliski peut aussi se laisser aller à de l’improvisation, à l’aise avec ce saut dans le vide puisque c’est de cette manière qu’elle compose.

Elle se permet également de varier ses interactions avec le public, dépendamment surtout du pays où elle se produit, elle qui compte la Suisse, la France, l’Islande et l’Allemagne dans son calendrier de tournée.

Très attaché à l’étiquette des concerts classiques, le public européen respectera davantage la convention, par exemple, de ne pas applaudir. «Mais moi, j’haïs ça! Je leur dit: c’est un hybride.»

Au Québec, l’étiquette du classique est beaucoup moins connue. Un concert de Stréliski étant pour la majorité des spectateurs une première immersion dans le milieu du classique, elle trouve plus facilement de la place pour l’humour.

Sa place

Avec son deuxième opus  – Pianoscope, le premier –, Alexandra Stréliski a ravi le cœur à la fois de la critique et du public. Son album classé dans la catégorie néoclassique a atteint les 40 000 copies vendues en juillet. Sans compter les 52 millions d’écoutes en continu sur les plateformes numériques.

Sa participation à plusieurs projets du réalisateur Jean-Marc Vallée – les films Dallas Buyers Club, Demolition et les séries Big Little Lies et Sharp Objects – a donné un immense rayonnement à ses œuvres.

À l’ADISQ, elle a décroché sept nominations, dont auteure ou compositrice de l’année, révélation, album de l’année (choix de la critique) et album meilleur vendeur de l’année.

«L’industrie n’est pas toujours d’accord avec le choix du peuple. Je suis honorée [de ces nominations], c’est un beau symbole.»

Depuis la sortie de l’album en 2018, elle vit une année fort occupée, entre les tournées et les projets spéciaux. La journée de l’entrevue était l’une des rares où elle pouvait travailler de la maison.

Après cette année qui a passé très vite, Inscape a encore beaucoup à lui donner. Un album à court terme? Peut-être pas. Mais un album à venir, certainement. «De nouvelles riffs sortent de temps en temps.»

Les pieds dans ce tourbillon, cette situation n’a cependant rien qui lui rappelle son autre vie en tant que compositrice pour la publicité, qui l’a menée au burn-out.

«C’est complètement différent. Quand je travaillais pour des studios, je composais pour les autres. La pub, oui c’est l’fun, c’est plein de défis, mais in the end, c’est pour vendre un produit. Ça manquait de sens et c’est ce qui m’a fait crasher. Mais là je n’ai pas peur, je suis à ma place. J’exprime ma voix.»

Imparfait

La musique de Stréliski, entre autres inspirée par la musique de films, est forte en images. Mais ces images, qui appartiennent surtout aux gens qui entendent ses œuvres, ne sont jamais la matière première d’une pièce.

Un état d’esprit, un «mood», serait davantage l’étincelle qui pousse Stréliski à s’asseoir devant le clavier et «observer ce qui sort».

«Les images, je les vois après, et ça vient naturellement. Je ne me dis pas: je vais faire une toune pour illustrer un garçon qui regarde par la fenêtre et voit défiler sa vie. J’écoute, et après… ah c’est drôle, je vois un garçon qui regarde par la fenêtre et voit défiler sa vie!» illustre-t-elle, dans un rire.

Même si sa musique révèle des influences populaires, la technique et la virtuosité acquises durant sa formation classique suivent encore la musicienne, qui se dit particulièrement proche du courant romantique.

«La formation classique, elle te drill un musicien!»

Mais l’idéal de perfection inhérent au classique ne fait pas partie de l’héritage qu’elle souhaite porter. À travers les douces et puissantes notes de Inscape se fait entendre le bruit des pédales ou encore celui des touches qu’enfonce la pianiste sur le piano droit de son enfance, qu’elle avait sorti de sa chambre pour le transporter jusqu’au studio d’enregistrement.

«Je voulais que ce soit imparfait. Parce que les humains sont imparfaits, parce que la vie est imparfaite. Parce que c’est plus authentique.»

Alexandra Stréliski est en concert à l’Étoile Banque nationale du Quartier DIX30 le 20 octobre.

 

Une PME de Magog qui gère de grands noms de la chanson québécoise

Dany Jacques, Le Reflet, 9 octobre 2019

MUSIQUE. Une petite entreprise de Magog, qui gère notamment les droits d’auteurs d’artistes québécois comme Gilles Vigneault et Marie Mai, a reçu le prix d’Éditeur de musique de l’année lors du 30e Gala de la SOCAN, tenu à Montréal le 22 septembre dernier.

La Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) a notamment choisi David Murphy et Cie pour souligner sa croissance depuis sa création à Montréal en 1997 et son arrivée à Magog en 2005.

La pianiste Alexandra Stréliski, dont la carrière a été propulsée dans plus de 20 pays suite à la publication de l’album «Inscape», est une autre cliente de l’entreprise magogoise ayant contribué à son rayonnement international.

[ • • • ]

David Murphy et Cie est aussi l’éditeur qui déclare le plus de concerts par année au Canada, ce qui lui ouvre maintenant la porte au marché canadien.

Selon la directrice exécutive Mélanie Fuller, la compagnie joue un rôle complémentaire à celui de la SOCAN dans la perception des redevances dues aux artistes, peu importe l’endroit sur la planète ou le support utilisé pour diffuser une œuvre musicale et cinématographique. «Nous sommes comme un gardien et un vérificateur pour maximiser les revenus d’exploitation qui appartiennent à nos clients», explique-t-elle.

Mme Fuller est consciente du défi à relever pour les artistes et les entreprises comme la sienne pour les prochaines années. «Il est révolu le temps où on ne percevait des redevances qu’à la radio et à la télévision», spécifie-t-elle. Aujourd’hui avec le web, des œuvres sont diffusées sur différentes plateformes, comme iTunes et Spotify, aux quatre coins de la planète.»

Cette entreprise spécialisée dans la gestion de droits dans les domaines de la musique et de l’audiovisuel compte aujourd’hui sur une équipe composée de huit personnes.

La liste des clients de David Murphy et Cie est très variée en âge et en style. Outre Marie Mai et Vigneault, elle compte aussi sur Amélie Larocque, David Goudreault, François Cousineau, Gilles Vigneault, Richard Séguin, Renée Martel et Vincent Vallières.

 

Voir et entendre - Semaine du 25 septembre 2019

Nord info, 25 septembre 2019

[...]

CLASSIQUE

Le vendredi 4 octobre, 20h, Théâtre Lionel-Groulx, Sainte-Thérèse: ALEXANDRA STRÉLISKI. Renseignements: 450 434-4006. [www.odyscene.com].

[...]

 

MARIPIER MORIN ET VÉRONIQUE CLOUTIER ÉTAIENT SUBLIMES AU BAL DES LUMIÈRES

Karine Paradis, En Vedette, 19 septembre 2019

La pianiste Alexandra Stréliski est l’une des deux artistes (avec Les Louanges) ayant récolté le plus de nominations au Gala de l’ADISQ cette année, un grand accomplissement pour une artiste en musique instrumentale. Ses sept premières nominations à l’ADISQ pour son plus récent album certifié or Inscape ont été dévoilées mardi soir!

 

Je sors, je reste

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 18 septembre 2019

[...]

Événement

Le Bal des lumières

Représentant l’un des événements de collecte de fonds en santé mentale les plus importants du Québec, le Bal des lumières, qui en sera cette année à sa troisième édition, invite le public à une soirée qui cherchera à démystifier les enjeux reliés à la santé mentale et à travers laquelle plusieurs personnalités de marque seront au rendez-vous, dont Valérie Plante, François Legault, Maripier Morin et plusieurs autres. La pianiste Alexandra Stréliski présentera également une performance au courant de la soirée.

Ce soir à partir de 18h au Centre Bell, 1909 avenue des Canadiens-de-Montréal

[...]

 

ADISQ: Fred Pellerin en nomination pour l’album de l’année

Le Nouvelliste, 18 septembre 2019

MONTRÉAL — Le chanteur Les Louanges – alias Vincent Roberge – et la pianiste Alexandra Stréliski partiront favoris lors du prochain gala de l’ADISQ, dont les nominations étaient dévoilées mardi. La région serait à nouveau bien représentée lors de ce gala, alors que des artistes, des artisans ou des œuvres inspirés d’une grande chanteuse de la Mauricie récoltent six nominations.

Les Louanges obtient ainsi six nominations artistiques grâce à son album La nuit est une panthère, soit dans les catégories de l’album alternatif de l’année, de l’album de l’année (choix de la critique), de l’auteur ou compositeur de l’année, de la chanson de l’année, de la révélation de l’année et de la vidéo de l’année. Son projet artistique fait également l’objet de trois nominations industrielles.

[ • • • ]

De son côté, Alexandra Stréliski s’illustre dans le même nombre de catégories artistiques: auteure ou compositrice de l’année, album de l’année (choix de la critique), album instrumental de l’année, album meilleur vendeur de l’année, artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec, et révélation de l’année. Son album INSCAPE obtient aussi une nomination industrielle.

Fred Pellerin est en nomination dans la catégorie Album de l’année (meilleur vendeur) avec son disque Après. De leur côté, la formation Les Grands Hurleurs est retenue dans la catégorie Album de l’année (traditionnel). La Renarde, sur les traces de Pauline Julien (chanteuse originaire de Trois-Rivières) d’artistes variées est en nomination dans la catégorie Spectacle de l’Année interprète). Sylvain Cossette se retrouve quant à lui en nomination avec La tournée 80s pour Spectacle de l’année (anglophone).

Lors du Gala de l’industrie, Culture Trois-Rivières a des chances de remporter le Félix de l’Équipe de diffusion de spectacle de l’année. Par ailleurs, Ines Talbi est en nomination dans la catégorie Mise en scène et scénographie de l’année pour le spectacle La Renarde, sur les traces de Pauline Julien.

Quatre catégories seront déterminées par le vote du public: interprètes masculin et féminin de l’année, groupe de l’année et chanson de l’année. Le vote est en cours et se poursuivra jusqu’au 17 octobre, 17 h, sur le site radio-canada.ca/adisq.

La catégorie de l’interprète féminine de l’année sera disputée par Coeur de pirate, Lara Fabian, Marie-Mai, Ariane Moffatt et Ginette Reno. Du côté des interprètes masculins, le trophée ira à Marc Dupré, Éric Lapointe, Hubert Lenoir, Loud ou Fred Pellerin.

Alaclair Ensemble, Bleu Jeans Bleu, Les Cowboys fringants, Les Trois Accords et 2Frères sont en lice dans la catégorie du groupe de l’année.

Pour ce qui est de la chanson de l’année, elle sera choisie parmi Léo Gagné de 2Frères, Tu trouveras la paix (pour Renée Claude) interprétée par des artistes variées, Des p’tits bouts de toi de Roxane Bruneau, Fous n’importe où de Charlotte Cardin & Cri, Dans la nuit de Coeur de pirate (avec Loud), Tout le monde de Corneille, La tempête de Marc Dupré, Pitou de Les Louanges, Ouvre tes yeux Simon! des Trois Accords, et Fallait y aller de Loud.

Louis-José Houde animera le gala de l’ADISQ pour une 14e année le dimanche 27 octobre, à 20 h.

 

Alexandra Stréliski parmi les favoris

Samuel Pradier, Journal de Montréal, 18 septembre 2019

En plus d’être en nomination pour la première fois, Les Louanges et Alexandra Stréliski partent favoris du prochain Gala de l’ADISQ, obtenant chacun six nominations artistiques. Un vent de fraîcheur semble d’ailleurs souffler sur le milieu de la musique québécoise, si l’on se fie à la liste des nominations dévoilée mardi après-midi, au Club Soda.

Le collectif Alaclair Ensemble, Loud, Cœur de pirate, Les Trois Accords et Ariane Moffatt font également partie des artistes qui obtiennent plus de quatre nominations. 

«C’est la première fois que les deux plus nommés sont des artistes de la relève, a analysé Julie Gariépy, productrice exécutive des Galas de l’ADISQ. Ça veut dire que le milieu est fragile, mais qu’il est très dynamique et qu’il crée encore beaucoup. Les jurys, qui ont déterminé ces nominations, ont envie de découvertes musicales.» 

[ • • • ]

Grâce à son album La nuit est une panthère, Les Louanges se distingue dans les catégories Album alternatif, Album de l’année (choix de la critique), Auteur ou compositeur, Révélation et Vidéo, alors que Pitou est aussi en nomination pour la chanson de l’année. 

«Je n’ai pas encore de recul pour savoir ce que ça me fait, a avancé Vincent Roberge, alias Les louanges, quelques minutes après le dévoilement. J’imagine que ça me donne une coche de crédibilité en plus. Je ne pense pas avoir fait de compromis. J’avais envie que ce soit comestible, mais je ne me suis pas mis de barrière.» 

Même s’il travaille dans le milieu de la musique depuis quelques années, Les Louanges est dans la liste des nominations pour la première fois. «Je trouve le fun de me faire reconnaître pour quelque chose dont je suis fier. Ce qui m’importe, c’est d’avoir le respect de mes pairs; je pense que j’y suis un peu arrivé.» 

Nominations surprises

La pianiste Alexandra Stréliski était aussi surprise. «Je ne m’attendais pas à avoir autant de nominations. J’ai déjà eu une grosse tape dans le dos du public, avec un disque d’or. Les nominations à l’ADISQ, c’est une façon pour l’industrie de me dire que je fais partie de la famille.» 

Pour Alexandra Stréliski, qui a été citée dans les catégories Auteure ou compositrice, Album de l’année (choix de la critique), Album instrumental, Meilleur vendeur, Artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec et Révélation, ces distinctions étaient d’autant plus improbables que sa proposition se démarque nettement du reste. 

«Voir un album instrumental être sélectionné autant de fois, c’est la première fois à ma connaissance. Je suis aussi la première femme issue de la musique instrumentale, j’en suis très fière. Je pense que les Québécois sont un public beaucoup plus ouvert qu’on pense.» 

Un milieu en effervescence

Le mouvement rap est aussi très bien représenté dans les nominations (cinq nominations artistiques pour Loud, quatre pour Alaclair Ensemble, trois pour Koriass...), ce qui semble correspondre à une évolution du marché. 

«Il y avait des soubresauts de la tendance rap dans les dernières années, a précisé Julie Gariépy. En 2019, c’est vraiment une consécration, autant dans les ventes, dans la notoriété que dans la curiosité qu’il suscite. On est très content de voir un peloton de tête comme celui-là, avec Ariane Moffatt qui est la doyenne des plus jeunes, et de voir aussi des artistes confirmés comme Michel Rivard et Ginette Reno les côtoyer.» 

La 41e édition du Gala de l’ADISQ se déroulera le dimanche 27 octobre, dès 20 h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, et sera diffusée en direct sur Radio-Canada. Louis-José Houde en assurera l’animation pour une 14e année consécutive. 

Le Premier Gala de l’ADISQ animé pour la première fois par Pierre Lapointe se tiendra au MTelus, le mercredi 23 octobre, dès 20 h, et sera diffusé sur les ondes de Télé-Québec. Les artisans du monde de la musique se retrouveront au gala de l’industrie, le 23 octobre, à compter de 17 h. 

LES PRINCIPALES NOMINATIONS : 

Interprète féminine de l’année :

Cœur de pirate 

Lara Fabian 

Marie-Mai 

Ariane Moffatt 

Ginette Reno 

Interprète masculin de l’année :

Marc Dupré 

Éric Lapointe 

Hubert Lenoir 

Loud 

Fred Pellerin 

Groupe ou duo de l’année :

2Frères 

Alaclair Ensemble 

Bleu Jeans Bleu 

Les Cowboys Fringants 

Les Trois Accords 

Chanson de l’année :

Léo Gagné, 2Frères (Amélie Larocque) 

Tu trouveras la paix (pour Renée Claude), Artistes variées (Stéphane Venne) 

Des p’tits bouts de toi, Roxane Bruneau (Roxane Bruneau) 

Fous n’importe où, Charlotte Cardin & Cri (Daniel Bélanger) 

Dans la nuit (avec Loud), Cœur de pirate (Béatrice Martin, Simon Cliche/Béatrice Martin) 

Tout le monde, Corneille (Corneille, Sofia de Medeiros/Corneille) 

La tempête, Marc Dupré (Marc Dupré, John Nathaniel, Amélie Larocque) 

Pitou, Les Louanges (Vincent Roberge/Vincent Roberge, Félix Petit) 

Ouvre tes yeux Simon! Les Trois Accords (Simon Proulx/Les Trois Accords) 

Fallait y aller, Loud (Loud/Ruffsound, Banx & Ranx, Ajust et Realmind)

 

GALA DE L’ADISQ 2019 : LES LOUANGES ET ALEXANDRA STRÉLISKI EN TÊTE DES NOMINATIONS

Olivier Boisvert-Magen, Voir.ca, 17 septembre 2019

Le dévoilement des nominations en vue du 41e Gala de l’ADISQ a lieu cet après-midi au Club Soda.

Avec respectivement neuf et sept nominations chacun, Les Louanges et Alexandra Stréliski mènent le bal. Le projet de l’auteur-compositeur-interprète Vincent Roberge et la pianiste néo-classique se disputeront d’ailleurs le très convoité Félix de la révélation de l’année aux côtés de Lou-Adriane Cassidy, Jérôme 50 et Sarahmée.

Encore une fois, le hip-hop a une belle place à l’ADISQ. En plus de faire partie du gala officiel pour une troisième année consécutive, la nomination de l’album rap de l’année verra s’affronter cinq artistes actuellement au sommet de leur carrière : Souldia, FouKi, Koriass, Alaclair Ensemble et Loud. D’ailleurs, ces trois derniers font partie des artistes les plus mentionnés pour la gala, recueillant respectivement sept, six et six nominations chacun.

[ • • • ]

Coeur de pirate, Les Trois Accords, Salomé Leclerc, Ariane Moffatt, Michel Rivard, Hubert Lenoir (la vedette du gala de l’an dernier) et Elisapie font aussi bonne figure. Cette dernière a donc de fortes chance de remporter le tout premier Félix de l’artiste autochtone de l’année, pour lequel elle est en compétition aux côtés de Maten, Matiu, Shauit et Florent Vollant.

Animé par Louis-José Houde, le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu le dimanche 27 octobre, soit quatre jours après la tenue du Premier Gala animé par Pierre Lapointe et du Gala de l’industrie animé par Claudine Prévost.

 

ADISQ : Les Louanges et Alexandra Stréliski en tête des nominations

La Presse, 17 septembre 2019

Le chanteur Les Louanges — alias Vincent Roberge — et la pianiste Alexandra Stréliski partiront favoris lors du prochain gala de l’ADISQ, dont les nominations étaient dévoilées mardi.

Les Louanges obtient ainsi six nominations artistiques grâce à son album La nuit est une panthère, soit dans les catégories de l’album alternatif de l’année, de l’album de l’année (choix de la critique), de l’auteur ou compositeur de l’année, de la chanson de l’année, de la révélation de l’année et de la vidéo de l’année. Son projet artistique fait également l’objet de trois nominations industrielles.

[ • • • ]

Les Louanges (Vincent Roberge)

De son côté, Alexandra Stréliski s’illustre dans le même nombre de catégories artistiques : auteure ou compositrice de l’année, album de l’année (choix de la critique), album instrumental de l’année, album meilleur vendeur de l’année, artiste de l’année ayant le plus rayonné hors Québec, et révélation de l’année. Son album INSCAPE obtient aussi une nomination industrielle.

Alexandra Stréliski

D’autres artistes ont aussi cumulé les nominations artistiques, notamment Loud (cinq nominations), Alaclair Ensemble (quatre nominations), Coeur de pirate (quatre nominations), Les Trois Accords (quatre nominations) et Ariane Moffatt (quatre nominations).

Quatre catégories seront déterminées par le vote du public : interprètes masculin et féminin de l’année, groupe de l’année et chanson de l’année. Le vote est en cours et se poursuivra jusqu’au 17 octobre, 17 h, sur le site radio-canada.ca/adisq.

La catégorie de l’interprète féminine de l’année sera disputée par Coeur de pirate, Lara Fabian, Marie-Mai, Ariane Moffatt et Ginette Reno. Du côté des interprètes masculins, le trophée ira à Marc Dupré, Éric Lapointe, Hubert Lenoir, Loud ou Fred Pellerin.

Alaclair Ensemble, Bleu Jeans Bleu, Les Cowboys fringants, Les Trois Accords et 2Frères sont en lice dans la catégorie du groupe de l’année.

Quelques membres d'Alaclair Ensemble

Pour ce qui est de la chanson de l’année, elle sera choisie parmi Léo Gagné de 2Frères, Tu trouveras la paix (pour Renée Claude) interprétée par des artistes variées, Des p’tits bouts de toi de Roxane Bruneau, Fous n’importe où de Charlotte Cardin & Cri, Dans la nuit de Coeur de pirate (avec Loud), Tout le monde de Corneille, La tempête de Marc Dupré, Pitou de Les Louanges, Ouvre tes yeux Simon ! des Trois Accords et Fallait y aller de Loud.

Louis-José Houde animera le gala de l’ADISQ pour une 14e année le dimanche 27 octobre, à 20 h. Pierre Lapointe animera auparavant le « Premier gala de l’ADISQ », le mercredi 23 octobre à 20 h. Cette soirée sera précédée du « Gala de l’industrie », animé par Claudine Prévost, à 17 h.

 

ENTREVUE

Catherine Brisson, Isabelle, 98,5, 15 août 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Louis-Jean Cormier, Table tournante, ICI Radio-Canada Première, 11 août 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE : ALEXANDRA STRÉLISKI – RENTRER AU BERCAIL

Jasmine Legendre, Urbania Musique, 25 juillet 2019

C’est à la belle étoile que Alexandra Stréliski offrait une performance au Festif! de Baie-Saint-Paul il y a quelques jours. Si son public est autant diversifié, c’est qu’elle sait rendre accessible un concert de piano alors qu’elle se positionne à cheval entre le classique et la pop.

Ses pièces accrocheuses font voyager sa musique à travers le monde, et on a eu la chance de la rencontrer lors de son passage dans les paysages de Charlevoix, région tout aussi majestueuse que ses compositions. 

Tu te promènes un peu partout à l’international actuellement, comment te sens-tu quand tu reviens à la maison?

[ • • • ]

C’est la première fois que je joue à Baie-Saint-Paul. Mais revenir au Québec, c’est cool. Premièrement, la région ici est magnifique et le Festif!, ça rock. C’est une belle vibe. Il y a une grosse différence entre jouer ici et à l’international, parce que les gens ici me connaissent. Ils connaissent la musique. Ça arrive ailleurs dans le monde, mais ici c’est quand même massif. Mes shows au Québec sont à plus grand déploiement, il y a plus de monde, plus de gens qui m’arrêtent dans la rue. 

L’an prochain, je fais la tournée du Québec et ça me tente d’aller à la rencontre des gens. Je viens d’ici, c’est comme revenir à la maison.

Est-ce que tu vis bien avec les gens qui t’arrêtent dans la rue?

Ça dépend des jours. Y a des fois où j’aimerais plus passer inaperçue. T’sais quand t’as tes règles là… tu ne veux pas parler à personne (rires). Comme aujourd’hui, par exemple! C’est drôle. C’est un peu comme vivre dans un village. Tu t’en vas à l’épicerie pis Madame Monique te demande : « Pis, comment ça va? ». 

Vois-tu une différence chez ton public dans les différentes régions du Québec?

C’est sûr qu’à Montréal, il y a beaucoup de shows et les gens sont habitués de consommer la musique, mais c’est juste des humains. Je pense que le type de musique que je fais nous amène dans l’intériorité et il y a un fil conducteur là-dedans qui n’a rien à voir avec l’endroit où vivent les gens.

Est-ce que tu écris sur la route?

Je peux pas vraiment, j’ai pas de piano. J’écris parfois dans les soundchecks. Parfois j’ai des idées qui sortent là, ou dans des locaux de répètes. C’est plus difficile comme pianiste, tu peux pas seulement gratter ta guitare ou écrire des paroles dans un parking. 

Composer pour moi, c’est spontané. Je peux m’asseoir au piano à minuit avant d’aller me coucher et me rasseoir le lendemain matin avec le même riff. Ça sort quand ça a besoin de sortir. C’est souvent une émotion, une période de vie que je suis en train de traverser. C’est la vie, j’en ai besoin. J’ai besoin que ça sorte dans un piano. C’est comme ça!

Il va peut-être falloir que l’an prochain je me barre une période de création, parce que je pars en tournée au Québec.

Quand t’es sur une scène, seule avec ton piano, sens-tu une pression pour en donner beaucoup à la foule?

C’est certain que les gens sont plus silencieux. Mais moins tu en as sur scène, plus tu dois livrer une performance parce que tu es toute seule. 

J’ai des moments clés dans mon show où je sens davantage les gens. Toi et moi on est en face l’une de l’autre en ce moment et il y a une vibe. C’est la même chose avec mon public, mais c’est pas pareil partout dans le monde. Les gens n’ont pas le même comportement, n’ont pas la même vibe. Il y a des gens qui réagissent plus à l’humour, d’autres moins.

Il y a des publics qui sont très habitués aux conventions classiques, donc ils n’ont même pas le réflexe d’applaudir. Je dois donc leur dire, « applaudissez, c’est pas un récital ». Je leur dis souvent, parce que ça décontracte la foule.

J’ai un public varié, y a plein de gens qui n’ont jamais été voir un concert de piano de leur vie. Donc j’aime bien les accompagner là-dedans pour décloisonner le style.

Est-ce qu’il y a une place dans le monde que t’as particulièrement aimé?

J’ai vraiment aimé les Pays-Bas, Londres, Paris. Les plus froids c’était sans aucun doute les Anglais. Mais c’est pas tant qu’ils sont froids, c’est qu’ils sont conventionnels. Ils sont habitués à aller voir un récital de piano. Ça les sort moins de leur zone de confort que nous. Il y a beaucoup moins de gens au Québec qui écoutent de la musique classique qu’en Europe. Ils ont une histoire beaucoup plus lourde. 

Je m’attendais d’ailleurs jamais à vendre autant d’albums au Québec. Je m’étais pas fait d’attente à l’international. C’est sûr que je joue du piano, donc il n’y a pas de frontières. D’emblée on savait qu’on pourrait se promener. Je pense que c’est juste l’humanité. Ça parle aux émotions des gens.

Tu composes plus par inspiration qu’en suivant les conventions, comment tu penses que c’est perçu dans l’univers classique?

Je me doute qu’ils doivent me voir comme une artiste pop, parce que je ne fais pas du classique. Je n’ai pas de formes lourdes, mon langage harmonique musical est relativement simple. Pour un musicien classique je fais de la pop, pour un musicien pop je fais du classique.

Et moi je trouve que je suis entre les deux. Mon langage c’est le piano, mais j’écoute beaucoup de pop et de musique de film. C’est un mélange de ça.

On reste accroché à ma musique pour la mélodie et vu que j’ai écouté beaucoup de musique pop, je l’ai cette propension-là à faire des hooks. J’ai des thèmes dans mes mélodies. Et ça, je pense que c’est accrocheur. Mais en chanson c’est la même chose, tu ne vas pas nécessairement accrocher sur la chanson. Parfois tu vas accrocher sur la voix et probablement sur la mélodie.

Tu dis que les gens connaissent tes chansons, mais comment ça se manifeste s’ils ne peuvent pas chanter tes paroles?

Je les entends chuchoter au début d’une pièce « ah, ça c’est ma préférée ». C’est surtout après que je m’en rends compte. Les gens viennent me parler et me disent dans quel contexte ils écoutent mon album. Je réalise que ça accompagne le quotidien des gens.

Y a aussi des gens qui me livrent des témoignages assez deep : « mon enfant est né sur ton album », « mon père est mort sur ton album », des trucs comme ça. De grands évènements de vie et c’est vraiment touchant. Je reçois beaucoup de témoignages humains. 

Mais je ne compose pas pour ça. Je me concentre à créer la proposition la plus sincère, avec moi-même et de l’interpréter de la manière la plus sincère et la plus directe. Après, ça rejoint ou ça ne rejoint pas les gens.

Comment tu vois ta tournée à travers le Québec?

J’ai hâte. Il y a plein de places que je n’ai pas encore vues. Je redoute aussi, parce que je tourne en hiver. Ça risque d’être un peu intense, par moment, sur la route… Aller au Saguenay en hiver là (rires). Ça va faire changement. Parce que j’ai beaucoup voyagé.

 

ENTREVUE

Élise Jetté, Journal de Montréal, 24 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Le mur du son : Alexandra Stréliski – The Franklin Electric – Monkey House

Benoit Bilodeau, L'Éveil / Nord info, 23 juillet 2019

Découvrez de nouvelles sorties musicales. Cette semaine: Alexandra Stréliski, The Franklin Electric et Monkey House.

Alexandra Stréliski

Inscape

Secret City Records

Sorti au mois d’octobre dernier, le plus récent album de la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski fait parler de lui ces jours-ci. En effet, début juillet, Secret City Records a remis, lors de l’émission matinale Salut Bonjour, un disque d’or à la musicienne pour souligner les 40 000 copies vendues de ce plus récent opus qui n’en finit plus de s’attirer des éloges bien mérités. L’album a grimpé sur les palmarès de ventes de musique classique dans plus de 20 pays à travers le monde et il dépasse aujourd’hui les 52 millions d’écoutes en continu cumulées, surpassant déjà Pianoscope – le premier opus de Stréliski sorti huit ans plus tôt – qui cumule quant à lui 29 millions d’écoutes en continu. Une belle occasion, si ce n’est déjà fait, d’apprécier le talent d’Alexandra Stréliski, rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, sur les 11 pièces instrumentales qui composent cet album. En spectacle au Théâtre Lionel-Groulx le 14 octobre prochain et à la salle Le Zénith Promutuel Assurance le 1er mars prochain.

[...]

 

ENTREVUE

Claudine Prévost, iHeartRadio Canada, 22 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

RENCONTRE AVEC ALEXANDRA STRÉLISKI

Anne Laguë, Blogue le Germain, 22 juillet 2019

Retenez bien son nom : Alexandra Stréliski. En 2014, c’est sur une de ses pièces que les acteurs Matthew McConnaughey et Jared Leto sont montés sur scène pour recevoir un oscar. Sur les diverses plateformes d’écoute en ligne, ses pièces cumulent plus de 15 millions d’écoutes.

La pianiste montréalaise vient de lancer Inscape, un second album fort attendu qui rappelle qu’après la pluie vient inévitablement le beau temps. Il y a quelques années, Alexandra Stéliski gagnait sa vie en composant des airs pour la publicité, une carrière stimulante, mais très exigeante. Ce rythme finirait malheureusement par la rattraper : en pleine dépression, elle a dû s’arrêter pour faire le point. « Je courais très vite, mais pour les autres, et c’est ce qui a fini par me brûler », se remémore celle dont les pièces ponctuent régulièrement les œuvres du réalisateur Jean-Marc Vallée. « J’ai eu besoin de ralentir et de me poser des questions. » De ce voyage intérieur est né tout d’abord un réalignement professionnel : elle compose désormais pour elle-même ou pour le cinéma, notamment avec Jean-Marc Vallée, une collaboration qui la réjouit.

[ • • • ]

A ensuite jailli de ses doigts le lumineux Inscape, des pièces solos au piano, des airs apaisants qui brossent des paysages émotifs tantôt mélancoliques, tantôt remplis d’espoirs. « Le titre de l’album désigne ce point singulier qu’on a en nous. La composition a été un voyage vers ce point-là, pour me retrouver, explique-t-elle. Maintenant, ça va encore vite, mais dans une direction qui est la bonne et qui est la mienne. »

Les incontournables d'Alexandra : Café Larue & Fils, Harbin Dumpling, le resto est-asiatique Jiep Jiep et le parc Jarry.

 

Le Festif en cinq temps

Alexandre Shields, Le Devoir, 21 juillet 2019

La 10e édition du Festif de Baie-Saint-Paul bat son plein jusqu’à dimanche. Le Devoir est sur place pour rendre compte des moments forts de ce festival devenu un incontournable pour les festivaliers amateurs de musique, au coeur de l’été québécois. On vous présente ici cinq moments forts de la mouture 2019 du Festif.

[...]

Le moment du recueillement

Alexandra Stréliski en concert nocturne intime

On aurait pu entendre voler un papillon de nuit durant la prestation d’Alexandra Stréliski, au début de la nuit de jeudi à vendredi. Moment de recueillement parfait, dans la nuit fraîche, pour les quelques dizaines de chanceux qui ont pu assister à sa prestation, seule au piano, sur une petite scène installée au milieu d’un bassin d’eau, dans la cour de l’hôtel Germain. Même recueillement d’ailleurs, et beau retour dans le temps, avec Luc De Larochellière, qui avait revisité quelques heures plus tôt l’intégral de son premier album, Amère America, sorti il y a plus de 30 ans.

[...]

 

Le Festif! – 18 juillet 2019

Marie-Ève Fortier, Ecoutedonc.ca, 19 juillet 2019

[...]

Alexandra Stréliski

On se sentait déjà privilégiés de pouvoir aller entendre la pianiste néo-classique originaire de Montréal qui parvient, lorsqu’elle passe à Québec, à remplir le Palais Montcalm deux fois plutôt qu’une. Mais quand on est arrivés au Jardins de François, sous la lueur des flambeaux, et qu’on s’est installés tout près d’un étang surplombé de projections visuelles, on a pogné d’quoi. Après quelques minutes assez frigorifiantes – il faut le dire, il faisait frette – Alexandra Stréliski s’est installée à son piano « aqueux ». Ensuite, ce ne fut que volutes contemplatives, qu’elles soient lyriques ou dramatiques. L’artiste jouait avec passion et bienveillance, même, accompagnée seulement par le doux bruit de l’eau qui coule. On a tous ainsi plongé au coeur d’« Inscape », ce paysage intérieur qui se faisait autant le sien que le nôtre. C’était une expérience qui transporte.

[...]

 

Quatre sentiments qui décrivent bien la première journée du Festif!

Christian Labarre-Dufresne, HuffPost Québec, 19 juillet 2019

Une journée appartient déjà au passé dans cette 10e édition du Festif! de Baie-Saint-Paul et les attentes furent largement comblées.

Le jeudi se veut toujours une journée de hors-d’oeuvre puisque les spectacles commencent un peu plus tard et qu’il n’y a pas de concert de la série des «Imprévisibles». 

L’offre était tout de même très vaste si bien qu’il fallût malheureusement faire quelques choix déchirants. Mais, c’est ça la vie de festival, direz-vous, et vous avez bien raison!

Voici un résumé en quatre sentiments parmi les quelques centaines ressentis durant cette bonne soirée de musique en tous genres.

[ • • • ]

SURPRISE

Pas d’«Imprévisibles», pas de surprises? Ce serait mal connaître les organisateurs du Festif!. 

C’est Chromeo qui avait le mandat de clore ce jeudi soir sur la scène principale du festival. Après que les quatre gars (on vous explique plus tard ce qui est arrivé au cinquième) de Qualité Motel eussent déguerpi en nous laissant sur Alegría, on devait patienter une vingtaine de minutes avant de voir le duo montréalais.

Mais ce n’était pas le temps d’aller se chercher une bière ou d’aller s’agglutiner en ligne pour une toilette chimique parce que l’intermède était assuré par Naya Ali. Du haut des marches métalliques qui longent le bâtiment à gauche de la scène, la prometteuse rappeuse a interprété quelques chansons.

La talentueuse artiste a de nouveau prouvé qu’elle n’a rien à envier aux grandes rappeuses internationales et son avenir semble rose si elle joue bien ses cartes.

Avec cette courte prestation, elle a certainement convaincu quelques festivaliers de se rendre à son spectacle complet qui avait lieu un plus tard en soirée. 

L’autre belle surprise que réservait le Festif! était au Hangar-29. Safia Nolin, armée de sa guitare, a comblé les festivaliers près du feu de camp. C’est l’anniversaire du Festif!, mais c’est lui qui distribue les cadeaux.

ENCHANTEMENT

L’un des spectacles les plus convoités de cette édition du Festif! était la prestation de la pianiste Alexandra Stréliski.

Le festival nous conviait au Jardin de François, un site jamais exploité jusqu’à présent par l’événement. Des flambeaux guidaient les gens sur le pavé jusqu’à l’endroit où le piano à queue avait été installé.

GALERIE PHOTO

Jour 1 du Festif! 2019

Située sur une plateforme au-dessus de l’eau, la compositrice montréalaise, qui a avoué être sous les effets du décalage horaire, a joué des morceaux de son plus récent album Inscape ainsi que quelques pièces de son opus précédent, Pianoscope.

Les effets lumineux et les mélodies envoûtantes ont complètement séduit la foule qui demeurait très silencieuse, trop même au goût de la pianiste. Mais personne ne voulait déranger la virtuose qui ne cesse de nous charmer par sa personnalité attachante et sa capacité à nous amener dans son imaginaire avec sa musique.

JUBILATION

Un sentiment qui revenait souvent en cette première journée, c’était le pur et simple bonheur d’être enfin au Festif!. «Maudit que je suis content(e) d’être à Baie-Saint-Paul» a été entendu au moins 2843 fois.

Devenu un incontournable parmi les festivals québécois en région, le Festif! a réussi à fidéliser une clientèle qui revient année après année. 

Les organisateurs connaissent bien les goûts de leurs festivaliers et avaient concocté une programmation pour que les gens se déhanchent en ce jeudi. C’est Les Louanges qui commençait le bal, lui qui fait partie de la courte liste pour le Prix Polaris pour son album La nuit est une panthère. Vincent Roberge, qui n’est âgé que de 23 ans, et sa bande nous ont fait monter à bord de leur Tercel ’96 (pièce que la foule connaissait presque par coeur d’ailleurs) pour une arrivée tout en douceur à Baie-Saint-Paul. 

Les gars de Qualité Motel (qui sont aussi les gars de Valaire) ont ensuite brassé la cabane. Qualité Motel, c’est un «DJ set» de luxe, il faut se le dire. En plus d’aligner les chansons de leur récent album C’est pas la qualité qui compte, les Sherbrookois ont envoyé bon nombre de succès québécois à la foule qui en redemandait.

Tour à tour, les milliers de personnes présentes ont chanté les refrains de I think of you de Gregory Charles, Party de gars de Mixmania, Parce qu’on vient de loin de Corneille et Sauvez mon âme de Luc De Larochellière qui était d’ailleurs en spectacle un peu plus tôt dans la journée dans le cadre du festival.

C'était un véritable party dans la foule pendant Qualité

Le refrain de la chanson Basilic (C’est pas du romarin, c’est du basilic) a été le moment fort du spectacle, peut-être même trop fort au goût de l’un des membres du groupe. À un moment, on se rend compte que le quintette n’est maintenant plus qu’un quatuor. 

«Drouin s’est pété la cheville solide», lance un des quatre membres restants de Qualité Motel. On souhaite un prompt rétablissement à Jonathan Drouin (ce n’est pas celui du Canadien, ne vous inquiétez pas les amateurs de hockey). 

Il y a peut-être eu d’autres blessures ailleurs sur les sites du Festif! puisque ça bougeait beaucoup devant Dead Obies, notamment sur la pièce Tony Hawk, un classique du groupe de rap québécois.

ÉPUISEMENT

Les amateurs de spectacles de fin de soirée sont comblés au Festif! puisque chaque nuit à 2h, le curé Armand Bégin accueille des artistes devant son garage.

C’est le groupe féminin Nobro qui concluait cette première journée de la 10e édition du festival. Le rock des quatre Montréalaises n’avait rien de doux et on a même pu apercevoir quelques personnes faire du bodysurfing. Bravo aux gens qui avaient encore de l’énergie à 2h30 du matin pour les transporter au bout de leurs bras.

Après ce défoulement collectif qui permettait de se réchauffer dans cette nuit froide, c’était l’heure d’aller recharger les batteries avec quelques heures de sommeil avant de nouvelles péripéties.

Le Festif! se poursuit jusqu’au 21 juillet. Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site Internet du festival.

 

Kevin Parent s’amuse dans la cour chez Kim - Le Gaspésien offre un spectacle-surprise au Festif!

Yves Leclerc, Journal de Québec, 19 juillet 2019

BAIE-ST-PAUL | Kim est ­chanceuse. Après avoir accueilli Vincent Vallières dans sa cour, en 2017, c’était au tour de Kevin Parent d’y offrir une prestation surprise. 

[...]

Stréliski, la nuit

Un peu après minuit, dans la nuit de jeudi à vendredi, ­Alexandra Stréliski a offert une prestation magique d’une heure dans le ­Jardin de François.

Derrière un piano à queue, avec très peu d’éclairages et des ­projections qui se reflétaient dans un petit étang, la ­pianiste, ­totalement investie par sa musique, a joué la totalité de son album Inscape et quelques pièces de Pianoscope.

[ • • • ]

Quelques étoiles, une presque pleine lune recouverte par un filtre nuageux et une foule de 500 noctambules attentifs. C’était un moment unique.

«C’est rare qu’on invite une ­pianiste solo dans un festival. Je me sens comme une rock star. Rock n’ roll», a-t-elle lancé en ­faisant ce qui semblait être le signe du «devil».

 

LES VEDETTES QUI ONT FAIT LE BUZZ

Sabin Desmeules, Échos Vedettes, 19 juillet 2019

ALEXANDRA STRÉLISKI

La pianiste montréalaise Alexandra Stréliski a reçu un disque d’or pour les 40 000 exemplaires vendus de son album Inscape. Ses pièces Interlude et Burnout Fugue font partie de la trame sonore de la saison 2 de Petits secrets, grands mensonges. 

 

Les suggestions du grand manitou du Festif!

Josianne Desloges, Le Soleil, 18 juillet 2019

Alors que Baie-Saint-Paul s’apprête à résonner aux sons joyeux du 10e Festif!, nous avons demandé à Clément Turgeon, son fondateur et directeur général, de nous pointer les groupes à découvrir et les incontournables de sa programmation.

Pour célébrer sa décennie d’existence, le festival a installé une scène flottante sur la rivière du Gouffre, où Jérôme 50 et Bleu Jeans Bleu joueront avant l’apéro. L’équipe a aussi développé une série «Bar clandestin» avec la Microbrasserie de Charlevoix : des prestations livrées devant 75 personnes, dans des lieux tenus secrets. Le Soleil sera sur place jusqu’à dimanche pour vous raconter les moments forts de cette édition anniversaire.

[ • • • ]

[...]

3- Alexandra Stréliski

Jeudi à minuit, Jardin de François

«On présente Alexandra Stréliski dans un magnifique jardin public, devant l’hôtel Le Germain, au milieu de la nuit. Elle sera seule au piano et le concert inclura de la projection. Il y a un petit lac artificiel et la scène va partiellement aller sur l’eau. C’est la première fois que nous faisons un spectacle à cet endroit, ce sera vraiment unique.»

[...]

 

Le Festif! 2019 : 10 spectacles à ne pas manquer

Alexandre Daneau, IHeart Radio, 10 juillet 2019

La première édition du festival Le Festif! a eu lieu en 2010, et depuis, l'évènement ne fait que progresser et gagner en momentum. Difficile de ne pas embarquer dans le buzz quand les festivités se déroulent dans l'un des plus beaux coins du Québec, que tout le village embarque et que la programmation est magique d'année en année!

Tu as envie de triper et de vivre une expérience inoubliable? Saute dans ta voiture avec une couple de chums et va faire un tour dans Charlevoix. Le Festif! c'est du 18 au 21 juillet c'est un truc de fou que tu ne veux surtout pas manquer!

Voici les 10 spectacles auxquels tu devras assister si tu vas dans le coin pour l'occasion, tu vas voir qu'il y en a vraiment pour tous les goûts:

[ • • • ]

[...]

5. Alexandra Stréliski

Jeudi 18 juillet

La douceur, l'intelligence et surtout la somptuosité, voilà trois mots qui décrivent bien le travail de la super talentueuse Alexandra Stréliski. Sa musique, souvent utilisée à la télé et au cinéma, est tout simplement envoutante. Amène ta blonde ou ton chum et collez-vous!

[...]

 

ENTREVUE

Franco Nuovo, Dessine-moi un été, ICI Radio-Canada Première, 6 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

De l’émotion livrée à l’état pur

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 5 juillet 2019

C’est une sorte de consécration qu’Alexandra Stréliski a vécue jeudi. Moins d’un an après la sortie de son deuxième album, le magnifique Inscape, la pianiste a joué dans un Théâtre Maisonneuve archi complet, jeudi soir, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.

Il y a à peine un an, le nom d’Alexandra Stréliski était inconnu du plus commun des mortels. Or, la sortie d’Inscape, en octobre – qui lui a valu jeudi un disque d’or pour 40 000 exemplaires vendus –, a tout changé pour la pianiste de 34 ans.

[ • • • ]

Alexandra Stréliski a reçu un disque d’or, jeudi, pour avoir atteint les 40 000 exemplaires vendus avec son deuxième album en carrière, Inscape. L’album était paru huit ans après Pianoscope.

Le concert qu’elle donnait jeudi, dans le cadre du FIJM, affichait complet depuis plusieurs mois. En fait, c’est le même scénario qui se répète dans chacune des villes où la musicienne passe en tournée cette année. Tout est à guichets fermés.

Alors, est-ce que la « folie Stréliski » est pleinement justifiée en spectacle ? Dans l’ensemble, oui. Bien que généralement introvertie, la pianiste réussit à emmener les spectateurs dans son univers.

Quasi communion

D’abord, un souci judicieux a été apporté à la scénographie et aux éclairages. Au lieu de simplement retrouver la musicienne seule derrière son piano, on a eu la bonne idée d’ajouter de très belles projections sur des toiles, au début de la prestation. La musique de Stréliski, déjà très cinématographique, se retrouve ainsi magnifiée par les images et les éclairages.

En lever de rideau, Alexandra installe une ambiance de quasi-communion dans la salle. Le public, silencieux et attentif, écoute chacune des notes qui émanent de son piano. Entre les pièces, personne n’ose applaudir. Ça tombe bien, le premier chapitre du spectacle s’appelle The Quiet Voice (la voix silencieuse).

Sur la poignante Plus tôt, première pièce d’Inscape, c’est de l’émotion à l’état pur qui ressort de l’interprétation d’Alexandra. Aucunement froide, sa façon de jouer, souvent toute en douceur, s’avère bien touchante même si les versions live sont quasi identiques à celles des albums.

Au bout de quelques morceaux, la pianiste a pris le micro pour dire au public que la dernière fois qu’elle s’était retrouvée au Théâtre Maisonneuve, c’était pour un gala de publicité. « J’ai gagné pour un projet dont je ne me souvenais même pas ! » a-t-elle lancé, sous les rires du public. Touchante et drôle, cette Alexandra.

 

ENTREVUE

La matinale d'été, 5 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

CRITIQUE

Richard Terrien, Puisqu'il faut se lever avec Louis Lacroix, 98,5, 5 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

APRÈS LE TRIOMPHE EN LIGNE, LE MONDE PHYSIQUE

Alain Brunet, La Presse, 5 juillet 2019

Star en ligne du néoclassicisme avec plus de 52 millions d’écoutes en continu sur le web, la Montréalaise Alexandra Stréliski peut aussi savourer son triomphe dans le monde physique : disque d’or pour les 40 000 exemplaires vendus de son album Inscape (Secret City Records), sélection sur la liste préliminaire du prix Polaris 2019… et un Théâtre Maisonneuve à guichets fermés.

Hier soir, devant ses fans les plus fervents, la musicienne de 34 ans avait prévu quelques valeurs ajoutées pendant l’impeccable exécution de ses pièces originales : magnifiques projections au pied et au-dessus de son instrument, toile dressée derrière elle, vaguelettes de tissu à ses pieds, subtils éclairages.

[ • • • ]

Rappelons que l’objet de ces compositions est de dépeindre ses paysages intérieurs. Ces paysages sont incarnés par des mélodies et harmonies consonantes, postromantiques, modernes, postminimalistes, très simples pour la plupart, très souvent repérables dans la forme chanson ou dans l’environnement audiovisuel – télévision ou cinéma.

Connues de tout un chacun, les trajectoires mélodiques et progressions d’accords de son œuvre encore jeune déclenchent des gammes d’émotions depuis leur conception… il y a plus d’un siècle. Consciemment ou non, Alexandra Stréliski a identifié ces puissants déclencheurs pour le grand public, se les est appropriés, les a ficelés à sa manière, les a intégrés à ses paysages intérieurs où pousse la fleur de peau, et que traversent des populations entières d’âmes sensibles.

 

Un disque d'or pour Alexandra Stréliski

Hollywood PQ, MSN Divertissement, 4 juillet 2019

La pianiste Alexandra Stréliski a conquis de nombreux fans au courant de la dernière année. Depuis le lancement de son album Inscape, elle a vu sa carrière exploser alors que ses compositions ont rejoint plus que jamais des mélomanes un peu partout au Québec et dans le monde. Ce matin, ses efforts ont été récompensés alors que Secret City Records lui a remis un disque d'or en direct de l'émission Salut Bonjour afin de souligner ses 40 000 copies vendues (au Canada seulement!).

« Après moins d'une année de vie, Inscape a atteint le statut de disque d'or! Merci énormément à mon équipe incroyable à Secret City Records d'avoir travaillé avec tant de cœur sur ce bébé », écrit l'artiste sur Instagram avant de remercier ceux qui l'entourent. « Mais, BIEN SÛR, merci aux oreilles et aux cœurs derrière ce succès, c'est-à-dire VOUS! Je me sens bénie », conclut-elle.

Alexandra Stréliski présentera plusieurs spectacles au courant des prochains mois.

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, 4 juillet 2019

 

Album «Inscape»: la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski reçoit un billet d'or

Agence QMI, TVA Nouvelles, 4 juillet 2019

À quelques heures de sa plus récente prestation au Festival international de jazz de Montréal, la pianiste et compositrice montréalaise Alexandra Stréliski a reçu, jeudi matin, un billet d'or soulignant la vente de 40 000 exemplaires au Canada de son deuxième album intitulé «Inscape».

L'artiste a accepté cet honneur sur le plateau du rendez-vous «Salut Bonjour» diffusé à TVA. Depuis sa sortie, son opus a généré plus de 52 millions d'écoutes en continu sur les différentes plateformes numériques.

Pour Alexandra Stréliski, l'obtention de ce billet d'or s'ajoute à plusieurs honneurs associés à l'effort «Inscape», dont son insertion au sein de la plus récente liste du prix Polaris et sa victoire aux Indie Awards de la Canadian Music Week, dans la catégorie du meilleur album de l'année.

[ • • • ]

Sa musique a déjà été choisie pour étoffer la trame sonore des séries «Sharp Objects» («Sur ma peau») réalisée par Jean-Marc Vallée et «Big Little Lies 2» («Petits secrets, grands mensonges 2») pour laquelle ce dernier a notamment agi à titre de monteur.

L'agenda d'Alexandra Stréliski comprend de nombreuses dates au Québec avant la fin de l'année. Elle doit aussi se rendre en Europe afin de jouer dans des pays comme l'Islande, la Suisse et la France

 

La musique envoûtante d’Alexandra Stréliski

Carmen Bourque, Blogue Télé, ICI Radio Canada télé, 4 juillet 2019

La pianiste Alexandra Stréliski fait de plus en plus d'adeptes avec sa musique qui touche droit au cœur. Ses ventes d'album et son succès sur les plateformes de musique en ligne sont impressionnants.

Sur le plateau de Bonsoir bonsoir!, l’artiste a interprété la pièce Burnout Fugue, tirée de son album Inscape.

Les pièces musicales d’Alexandra Stréliski ont enregistré 70 millions d’écoutes sur les plateformes de musique en ligne, et l’artiste a vendu 40 000 exemplaires de son album Inscape.

La musique que je fais, pour une raison que je ne comprends pas forcément, va chercher vraiment le cœur des gens. Donc, je reçois beaucoup de messages, puis je reçois plein de témoignages très touchants. - Alexandra Stréliski

[ • • • ]

En concert, plus elle laisse transparaître sa vulnérabilité, plus les spectateurs sont sensibles à la leur.

Ça fait des concerts où il y a un peu quelque chose de l’ordre de la communion. On est tous ensemble, puis on est dans nos émotions puis dans nos rêves. Il y a quelque chose de beau, puis moi je trouve que de mettre un peu ma vie à ce profit-là, c’est la chose la plus sensée que je peux faire. - Alexandra Stréliski

Alexandra Stréliski, vecteur d'émotions

À savoir si l’inspiration vient surtout des moments difficiles, l’artiste ne peut pas dire le contraire.

Dans des moments où on vit des trucs, ça peut être l’amour aussi, […] on est inspiré. On est des éponges, les artistes, on est des éponges à vie. - Alexandra Stréliski

 

Un disque d’or pour Alexandra Stréliski

Journal Métro, 4 juillet 2019

La pianiste montréalaise Alexandra Stréliski a reçu jeudi son premier disque d’or en carrière, qui souligne les 40 000 copies vendues au Canada de son album Inscape.

Numéro un des ventes au Québec lors des deux premières semaines de sa sortie, Inscape a cumulé plus de 52 millions d’écoutes en continu sur le web, en plus d’être sacré album de l’année au Independent Music Awards et de faire partie de la longue liste des nominés au prestigieux prix Polaris.

La Montréalaise de 34 ans se produit ce soir à guichets fermés au Théâtre Maisonneuve dans le cadre du Festival international de jazz.

 

L'histoire d'une chanson avec Alexandra Stréliski

Philippe Papineau et Catherine Lalonde, Le Devoir, 4 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

Notre série «L'histoire d'une chanson» se poursuit avec Interlude, d'Alexandra Stréliski, une «toune transitoire» qui s'est construite en plusieurs mois.

Elle sera en spectacle, le jeudi 4 juillet, à 20 h, au Théâtre Maisonneuve, dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.

 

ENTREVUE

Catherine Beauchamp, Le Québec maintenant, 98,5, 4 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Katerine Verebely, Le 15-18, ICI Radio-Canada Première, 4 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Jean-Philippe Wauthier, Bonsoir Bonsoir, ICI Radio Canada, 3 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Alexandra Stréliski, en quête d'émotion

Philippe Papineau, Le Devoir, 3 juillet 2019

Dix petits mois se sont écoulés depuis la sortie du deuxième disque d’Alexandra Stréliski, Inscape. Mais quelque chose s’est produit entre la pianiste et le public. Quelque chose comme le début d’une belle histoire d’amour, qui se matérialise aujourd’hui avec plus de 40 000 disques vendus — et de nombreux spectacles encore à l’horaire. C’est presque logique, l’émotion étant au coeur de l’approche de la musicienne.

« Ma démarche est claire, et c’est celle de faire la chose la plus authentique envers moi-même », explique Alexandra Stréliski, rencontrée en amont de son spectacle de jeudi dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. « Et après je crois que c’est comme ça qu’on arrive à entrer en lien. C’est comme un couple. Si tu partages qui tu es à l’intérieur avec l’autre personne, cette personne va se sentir plus près de toi, et réciproquement. C’est uniquement là-dessus qu’est fondée ma démarche artistique : sur l’émotion. »

[ • • • ]

Stréliski, une habituée de la composition de musique à l’image, livre sur Inscape une trame originale instrumentale, très évocatrice, d’inspiration classique, mais presque plus proche de la chanson pop sans paroles. La catégorie la plus fréquemment utilisée pour décrire son travail est celle de « néoclassique », ou ce que les Anglos appellent aussi « modern classical ».

« Perso, je m’en fous des classifications. Au palmarès de l’ADISQ, je suis dans la catégorie francophone ! s’amuse-t-elle. Je faisais une entrevue avec un gars de musique classique l’autre jour. Et il demandait : “Qu’est-ce vous diriez aux auditeurs de musique classique ?” J’ai répondu : “Je suis désolée !” En fait je suis numéro 1 des palmarès classiques au Canada depuis six mois. Et c’est sûr que tous les gens de l’industrie classique se disent : Who is this ? C’est sûr qu’il y a des gens que ça fait chier. Je leur dirais : écoutez avec votre coeur et pas nécessairement avec votre tête. »

Impressionniste

Alors qu’elle était au Conservatoire de musique de l’Université McGill, Alexandra Stréliski était pourtant une première de classe, destinée aux plus hautes sphères du genre. Sauf qu’elle était déjà certaine d’une chose : elle ne voulait pas devenir pianiste de concert.

La réalité l’aura d’une certaine façon rattrapée. « Je me suis fait la réflexion l’autre jour en montant sur scène à Londres. Je me suis dit : Fuck, je suis pianiste de concert ! lance-t-elle en riant de bon coeur. C’est juste que là, je joue ma propre musique, et c’est moi qui décide de l’habillage, de la scénographie, et ça me ressemble davantage. »

Son spectacle est donc loin de la performance classique, normée et figée. Son abondant travail de composition pour la publicité, le cinéma et la télévision — dont avec Jean-Marc Vallée (Sharp Objects) — a nourri sa réflexion. Elle veut d’ailleurs évoquer plus que diriger.

« On est restés impressionnistes, explique la pianiste. J’ai deux morceaux de tulles transparents sur lesquels je projette des illustrations de l’album. Et il y a un jeu d’éclairage, de mouvement, c’est un peu comme La science des rêves, de Michel Gondry. Ça fait juste soutenir la poésie. »

Concordance des choses

Inscape est donc un succès dans les ventes — à grande majorité québécoises, dit Stréliski — ainsi qu’en terme d’écoutes sur les plateformes de streaming, ce qui lui ouvre des portes à l’international.

Elle explique cet accueil vénérable par une « concordance d’événements ». Il existait déjà des fondations, coulées avec son premier disque Pianoscope (2010), qui a fait son petit bonhomme de chemin, notamment dans les oreilles de plusieurs journalistes. « Il y a eu la série [Sharp Objects], et après le fait que l’album parle aux gens. Et il y a Tout le monde en parle, ç’a beaucoup aidé ».

Moi, je change de ville, je change de pays, je change de salle, je change de piano, je change de public. Ma réalité, elle n’est jamais pareille. Il faut être easy going, prendre un truc à la fois. — Alexandra Stréliski

Zen, la pianiste surfe sur cette vague d’amour sans trop se poser de question, sans trop d’attentes. « Ça fait partie de mon état d’esprit. […] Moi je change de ville, je change de pays, je change de salle, je change de piano, je change de public. Ma réalité, elle n’est jamais pareille. Il faut être easy going, prendre un truc à la fois. »

Transmettre

Dans les derniers mois, Alexandra Stréliski a fait paraître non seulement les partitions de ses morceaux, mais aussi des tutoriels en ligne pour montrer comment elle joue ses morceaux. C’est pour elle une chose toute naturelle à faire pour son public.

« La première fois que j’ai vu des gens jouer ma musique sur YouTube, c’est ce que j’ai trouvé le plus tripant de tout ce que je fais. Je trouve ça écoeurant ! s’emballe-t-elle. En termes de transmission, ils peuvent se l’approprier, le vivre, au point de l’interpréter comme ils le veulent. C’est surtout magique. »

On revient donc à la notion de partage qui rapproche les gens. Stréliski ne s’avoue aucunement protectionniste quant à sa création, soulignant qu’il est de toute façon inévitable de voir apparaître en ligne des partitions de ses pièces.

« C’est très égocentrique de penser que ça t’appartient, en fait. Parce qu’on ne réinvente rien, on est des éponges à tout plein de styles qui ont existé et on retransmet ça. On y met notre voix, notre vie, notre humanité à nous, mais je trouve ça très prétentieux de dire : cette oeuvre est à moi, elle m’appartient, je suis le maître de cette création. » 

Une version précédente de ce texte, qui affirmait qu'Alexandra Stréliski avait composé la musique de la série Big Little Lies, a été corrigée.

Alexandra Stréliski : Au Festival international de jazz de Montréal, le 4 juillet au Théâtre Maisonneuve. Au Festif ! de Baie-Saint-Paul le 18 juillet.

 

PRESTATION

ICI Musique, 2 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Prête pour l’international

Raphaël Gendron-Martin, Journal de Montréal, 2 juillet 2019

La musique d’Alexandra Stréliski n’a pas fini de voyager. Moins d’un an après avoir sorti le magnifique Inscape, la pianiste québécoise et son équipe travaillent pour développer les marchés du Japon et des États-Unis.

Alexandra Stréliski vit un véritable tourbillon depuis un an. Son deuxième album en carrière, Inscape – qui est sorti huit ans après Pianoscope –, a touché une corde très sensible auprès du public. Pratiquement tous ses concerts affichent complet, dont celui du Théâtre Maisonneuve jeudi soir, à l’occasion du Festival international de Jazz de Montréal.

[ • • • ]

« Le Festival de Jazz est quand même symbolique pour moi, car le tout premier show que j’ai fait avec ma musique, c’était à ce festival, à la Cinquième salle [en 2013] », dit-elle. Au Théâtre Maisonneuve, Alexandra Stréliski présentera le même spectacle que celui de sa tournée, avec des projections et des jeux d’éclairage.

En tournée

Après cet arrêt dans la métropole, la pianiste reprendra la tournée. Alors que plusieurs dates sont prévues un peu partout au Québec, son calendrier compte aussi quelques arrêts en Europe.

« Je viens d’y aller au printemps pour faire la première partie de Cœur de pirate, dit-elle. Ça m’a pris quand même beaucoup de courage, car Béatrice est très populaire en France. Il y avait parfois des publics de 1000 personnes debout dans une salle un peu plus rock. Mais ça s’est super bien passé. J’ai eu une écoute de rêve pour une première partie. »

Il y a environ un mois, son album a aussi été lancé au Japon. « On a trouvé un partenaire là-bas et on est en train de travailler pour des concerts, dit-elle. Je crois que ce sera dans le courant de l’année prochaine. »

Percer aux États-Unis

Et les États-Unis, dans tout ça ? Sachant que Jean-Marc Vallée a utilisé la musique de la pianiste dans les séries américaines Big Little Lies et Sharp Objects, du réseau HBO, on aurait pu penser qu’Alexandra y était déjà allée donner des spectacles. Mais non, c’est plutôt en septembre qu’elle ira jouer pour la première fois au pays de l’Oncle Sam.

« On ira à New York et Los Angeles, dit-elle. Quand Sharp Objects est sorti, c’était dans les plans qu’on y aille. Mais il y avait déjà tellement de choses à gérer ici qu’il fallait choisir les combats (rires). Les États-Unis, c’est le genre de pays où tu t’installes tranquillement. C’est un énorme marché. Il faut y aller de manière graduelle. »

Jean-Marc Vallée lui a-t-il demandé d’autres musiques depuis ces deux séries ? « Il m’a appelée quand j’étais à Milan et j’ai dû dire non, indique-t-elle. Je me suis dit : “OK, je suis rendue là dans ma vie, dire non à Jean-Marc Vallée parce que je suis à Milan” (rires) ! »

Sinon, la pianiste a reçu quelques offres du Québec pour différents projets. Elle fera notamment la musique du court métrage d’Edith Jorisch, qui a réalisé ses vidéoclips. Le film devrait sortir en mai 2020 et on pourra y entendre Alexandra jouer en compagnie d’une chorale.

► Alexandra Stréliski sera en spectacle jeudi, au Théâtre Maisonneuve. Le concert affiche complet. Une supplémentaire aura lieu le 13 février 2020 dans la même salle. 

 

La force des femmes au Festivoix

Josée Bourassa, ICI Radio Canada Mauricie Centre-du-Québec, 30 juin 2019

CHRONIQUE | Voir Alexandra Stréliski en spectacle, c'est vivre une communion qui passe par le coeur et non par la raison. Sa musique fait appel à nos rêves et souvenirs enfouis, comme si on voyait les moments de notre vie défiler dans un vieux film Super 8.

Seule au piano, la compositrice néo-classique paraît onirique à travers les projections défilant sur et derrière elle, grâce à des rideaux de filets placés entre elle et les spectateurs ainsi qu'au fond de la scène. Très cinématographique, sa musique possède énormément de pouvoir évocateur. Ce n'est pas un hasard si le réalisateur Jean-Marc Vallée fait appel à son talent pour plusieurs de ses films, dont Dallas Buyers Club.

[ • • • ]

Vivre un spectacle d'Alexandra Stréliski dépasse de loin le simple plaisir d'écouter l’album. Dans la salle, nous étions tous suspendus à ses notes. Jamais je n'avais entendu un tel silence dans une salle. Pas un papier qui craque, pas même un toussotement. De quoi faire verdir d'envie tout comédien de théâtre.

L'artiste a profondément remercié son public et lui a souhaité de pouvoir s'évader en pensées tout au long du spectacle. Par le simple pouvoir de ses notes, Alexandra Stréliski nous mène là où elle veut, à l'instant où elle le veut : nostalgie, sourire, larmes, rêverie, en l'espace de quelques mesures. Si jamais elle repasse dans le coin, allez la voir, sans hésitation.

Mara Tremblay, comme une chère amie

Après le spectacle de la pianiste, Mara Tremblay nous attendait à la scène des Voix acoustiques. Le Festivoix a décidément bien choisi les artistes de cette petite scène qui a trouvé sa niche et un public qui lui sera assurément fidèle, celui des jeunes fans de folk. Mara Tremblay n'avait pas de nouveau spectacle en route, mais lorsque le Festivoix l'a invitée, « je ne pouvais pas refuser », nous a-t-elle raconté.

De toute façon, elle peut jouer tout un groupe à elle seule. Elle s'accompagne à la guitare, joue du violon et même a capella, c'est toujours parfait. Mais le plus grand talent de Mara, c'est de nous procurer cette impression de retrouver une amie avec qui on partage bien des souvenirs et certains grands moments de notre vie. Douce lueur, quand tu nous prends au coeur.

Elisapie Isaac, la voix venue du Nord

La distance entre la scène des Voix acoustiques et celles des Voix libres a été bénéfique pour reprendre un peu mes esprits. Le parterre était plein, comme je l'ai rarement vu. Cette année, le Festivoix a trouvé le filon pour donner à cette scène son trait distinctif en lui offrant les artistes de la musique du monde. Contrairement aux soirs rythmés par la samba, la salsa ou les rythmes afri