Dossier de presse d'Alexandra Stréliski

ENTREVUE

Première Heure, ICI Radio Canada, 7 novembre 2018

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Palais Montcalm: une touche de Stréliski

Cédric Bélanger, Journal de Québec, 7 novembre 2018

Sensation de l’heure au Québec depuis la sortie de son album INSCAPE, Alexandra Stréliski a donné un aperçu du concert qu’elle offrira le 1er mars, au Palais Montcalm, mercredi soir.

La pianiste néo-classique sera l’une des têtes d’affiche de la programmation hiver-printemps de la salle de spectacle qui recevra aussi, dans le même registre, le Français Yann Tiersen, vedette mondiale pour sa bande sonore du film Le fabuleux destin d’Amélie Poulain, le 31 mai.

Au piano

Aussi, au piano, lors de cette soirée de lancement qui a attiré quelques centaines de fidèles du Palais Montcalm, il y aura Florence K, attendue le 8 mars avec les autres artistes qui ont chanté sur l’album We Love Belafonte.

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Parmi les autres artistes qui passeront par le Palais Montcalm au cours des prochains mois, notons les visites de Harry Manx (8 février), d’Anoushka Shankar (30 avril), des Barr Brothers (20 février) et de Colin James (12 avril).

 

ENTREVUE

Stingray PausePlay, 31 octobre 2018

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ENTREVUE

Médium Large, ICI Radio Canada, 30 octobre 2018

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Alexandra Stréliski - Inscape

Louis-Philippe Labreche, Le canal auditif, 25 octobre 2018

La pianiste montréalaise Alexandra Stréliski lançait il y a quelque temps son deuxième album intitulé Inscape. Celui-ci arrive 8 ans après son prédécesseur Pianoscope. Pourquoi? Stréliski n’a pas chômé se concentrant sur la musique sur commande que ce soit pour de la pub, de la musique de film et de théâtre. Si cette musique sur commande est une bonne façon d’apprendre à faire son métier, c’est aussi ça qui l’a mené vers la dépression.

Cette dépression a servi en quelque sorte de point de départ pour Inscape qu’on peut voir comme le voyage intérieur. Malgré cette thématique, les doigts de Stréliski, un peu comme ceux de Yann Tiersen, sont plus de genre à évoquer des images et des atmosphères de scènes de cinéma. Malgré ces thèmes plutôt noirs, la musique de la pianiste évite de sombrer dans l’abysse. Burnout Fugue tente par tous les moyens de se sauver de la morosité. Elle le fait à toute vitesse, à un rythme effréné, comme se lancer dans la danse quand on a le cœur en miette ou encore simplement la fuite quand l’anxiété nous pourchasse. C’est très efficace.

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D’ailleurs, l’efficacité est une caractéristique très présente dans les compositions de Stréliski qui n’étire pas le propos plus qu’il n’en faut. Les pièces varient de 2 minutes 17 à 4 minutes 17. Elle ne passe pas par quatre chemins pour se rendre au point. On retrouve certains attributs des albums de Jean-Michel Blais dans son néo-classicisme, bien qu’elle est plus douée pour peindre des fresques alors que Blais nous peint des émotions qui souvent nous dépassent.

Plus tôt qui ouvre l’album n’est pas sans rappeler les rues touristiques désertées, les rares fois où cela arrive un mardi après-midi. Comme si tout le monde avait foutu le camp, alors que ce n’est simplement qu’une pause. Par la fenêtre de Théo rappelle les trames d’Amélie Poulain et leur charme indéniable. On y retrouve des trames qui évoquent la vielle animation 2D de Montréal au début des journées à Radio-Canada dans les années 90. Avec l’oiseau qui s’envole et suit le Canada de bord en bord. Le nouveau départ qui clôt l’album se fait un peu hésitant au début. Stréliski fait preuve de nuance dans son doigté et nous emmène tranquillement hors de la noirceur et vers un semblant d’espoir qui renaît. Mais on sent toute la fragilité qui habite toujours la compositrice alors qu’elle pianote les dernières notes d’Inscape.

C’est un album bien réussi pour Alexandra Stréliski qui nous ouvre un peu la porte de son jardin secret. C’est aussi un album idéal pour le néophyte en néo-classique, car ses trames sont accessibles, dénuées d’arrogance et prêtent à être savourée.

 

L'automne musical féminin en six albums

Martin Vanasse, ICI Radio Canada, 19 octobre 2018

L'automne est arrivé avec une kyrielle de nouveaux albums aux multiples couleurs. Qui plus est, plusieurs sorties sont teintées au féminin. Retour sur six sorties du mois qui ont particulièrement retenu l'oreille de notre reporter culturel.

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Alexandra Stréliski - Inscape

La pianiste trentenaire nous offre son deuxième album sous le signe de l’introspection. Un magnifique disque où elle transpose en musique ses états d'âme, avec beaucoup d’émotion et de vulnérabilité. Dans la foulée de ses comparses masculins, Chilly Gonzales et Jean-Michel Blais, ses pièces bousculent, touchent et émeuvent. Simple. Accessible. Que du beau et du bon.

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Inscape

Philippine de Tinguy, Journal Metro, 19-21 octobre 2018

Si son nom vous est inconnu, sa musique est forcément arrivée d'une façon ou d'une autre jusqu'à vos oreilles. Parce qu'Alexandra Stréliski en a imaginé, des mélodies. Après avoir composé des airs sur commande pour diverses publicités et prêté des pièces de son premier album, Pianoscope, à Jean-Marc Vallée pour Dallas Buyers Club, Demolition et Big Little Lies, la discrète pianiste néoclassique revient avec une oeuvre plus personnelle. Son deuxième opus, Inscape, est empreint de beauté, de mélancolie et de renouveau, comme témoignent les titres "Changing Winds", "The Burnout Fugue" et "Le nouveau départ". Sublime!

 

MENTION

Par ici l'info, ICI Radio Canada, 16 octobre 2018

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L'Inscape d'Alexandra Stréliski

Bella Richard, Éklectik Média, 12 octobre 2018

Au lendemain du lancement d’Inscape, le nouvel album – le deuxième – de la pianiste Alexandra Stréliski, qui se tenait au Centre Phi à Montréal, hier soir, je cherche encore les mots, les bons, les plus justes. C’est normal, me direz-vous simplement : c’est que je suis restée sans voix à la suite de sa prodigieuse prestation! Pourtant, même si vous marquez un point, je vous assure qu’il est incroyablement difficile de mettre des mots, d’aligner des phrases les unes après les autres, face à ce qui parle déjà tant de soi. Il me paraît tout à fait impossible de m’exprimer intelligiblement pour décrire une création aussi pure, une œuvre à ce point complexe, d’émettre une pensée sur ce qui ne s’explique pas, mais se vit. Je signe : aucun mot n’arrive à la hauteur des mesures de ses partitions, car sa musique en elle-même est un langage, qui, certes, lui est propre, mais qu’elle nous partage, qu’elle nous livre, généreusement, à cœur dénudé, dans une aisance désarmante. Ce n’est pas seulement les cordes de son piano qu’elle fait vibrer, mais le corps entier de celui-ci, et le corps de son public. Pour Alexandra Stréliski, le piano n’est pas un instrument, non, mais une extension de son âme.

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Et c’est ce que sut nous véhiculer la pianiste en ce soir de Première.

Stréliski vacilla entre Pianoscope – son premier album – et ses nouveaux morceaux. Elle laissa ses mains s’épancher sur chacune des touches de son piano à queue pour nous raconter la plus belle des histoires… Celle de son cheminement personnel, de sa quête intérieure, de son humble parcours, de ses émotions tantôt joyeuses et nostalgiques, tantôt orageuses, mais toutes mises à nu, bref, l’histoire de son inscape. Elle fit voyager notre imaginaire, nous plongeant dans les projections de lumières et d’images qui accompagnaient le flot de ses partitions hypnotiques. Elle nous toucha, tous sans exception, dans nos profondeurs respectives. Un point de mire qu’elle devrait conserver précieusement et transporter d’une performance à l’autre, d’ailleurs!

La pianiste était dans une forme remarquable, hier soir : elle nous accrochait, souffle coupé, à chacune des notes. Si parfois, le public souriait, c’est dans l’instant d’ensuite qu’il pleurait ou retenait ses larmes, touché par tant de sensibilité, devant tant de talent et de grandeur.

Le réalisateur Jean-Marc Vallée (notamment, Dallas Buyers Club [cinéma, 2013], Big Little lies [télévision, 2017] et Sharp Objects [télévision, 2018], dans lesquels nous pouvons entendre la musique d’Alexandra Stréliski, respectivement, tirés de Pianoscope: Prélude, Le départ et Bourrasques) qui était présent pour l’occasion, hier soir, est ressorti du spectacle impressionné et est reparti inspiré, d’attaque. Une merveilleuse nouvelle pour la pianiste qui aura fort probablement de nombreuses autres occasions de collaborer avec l’artiste en ajoutant sa touche mélodieuse à ses futurs projets! Gageons que nous aurons bientôt la chance d’entendre ses pièces Burnout fugue et Overturn dans nos écrans, ou dans une prochaine cérémonie des Oscars.

Stréliski est une artiste accomplie, une artiste à surveiller de près… de très près. Je vous prédis que nous n’avons pas fini d’en entendre parler. Ce n’est qu’une sublime envolée. Un départ serein et tranquille pour la poursuite de son X.

Ce sont les Parisiens qui seront heureux de se laisser bercer par ses compositions le 18 octobre… Et, à son retour au Québec, le Théâtre Outremont est déjà comble pour son spectacle du 22 février prochain! À votre place, je filerais tout de suite acheter vos billets pour l’une ou l’autre de ses prochaines représentations, car ils s’envolent à une vitesse fulgurante!

 

Tout le monde en parle - Meilleures que les chefs

Richard Therrien, Le Soleil, La Presse +, 8 octobre 2018

Il y avait quelque chose de symbolique, hier soir, à voir ces quatre députées récemment élues à Tout le monde en parle, alors qu’un nombre record de femmes ont remporté leur siège à l’Assemblée nationale. Et elles étaient pas mal plus intéressantes que leurs chefs. « Il y a deux semaines, c’est pas les chefs que j’aurais dû inviter, c’est vous quatre », leur a lancé Guy A. Lepage après le segment le plus captivant de la soirée.

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DE LA PUB AU PIANO

On a entendu la magnifique musique d’Alexandra Stréliski, qui enveloppe souvent les images de Jean-Marc Vallée, tant au cinéma qu’à la télé. L’entrevue avec la pianiste et compositrice montréalaise a bifurqué vers le burn-out qui l’a amenée à quitter le monde de la publicité pour revenir aux sources. Au plus fort de sa carrière en pub, elle composait 40 jingles par année, assez pour s’épuiser. Elle a parlé d’« un épisode très difficile », après lequel elle a décidé de se consacrer entièrement à la composition de son deuxième album, Inscape.

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ENTREVUE

Tout le monde en parle, ICI Radio Canada, 7 octobre 2018

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Inscape : les paysages intérieurs d’Alexandra Stréliski, entre force et fragilité

Nathan LeLièvre, ICI Musique, 5 octobre 2018

Inscape, comme le veut la définition de ce mot anglais, c’est la représentation poétique du paysage intérieur d’un être. Le titre est bien choisi pour ce nouvel opus de la discrète et puissante Alexandra Stréliski.

Au premier coup d’œil, il est évident qu’on a affaire à une introspection; c’est l’intimité de l’artiste exposée en musique. C’était l’intention d’Alexandra Stréliski, et certains titres nous l’annoncent clairement : The Quiet Voice, Changing Winds, The Burnout Fugue et Le nouveau départ. La création d’Inscape est en fait arrivée à un moment particulièrement mouvementé dans la vie d’Alexandra : elle venait de choisir de quitter son travail de compositrice salariée en publicité pour se consacrer davantage à son art. Victime d’un épuisement professionnel, elle a dû ralentir et se mettre en priorité.

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Ce n’est donc pas un hasard si on retrouve le piano au premier plan sur Inscape. C’était aussi le cas sur son album précédent, sauf que cette fois, la prise de son est si hautement sensible qu’on entend même le mouvement subtil et délicat des touches du clavier… ou sont-ce les marteaux? Qu’importe, quand on se ferme les yeux, on a l’impression de se retrouver seul avec la pianiste et qu’elle joue rien que pour nous. Interlude semble être l’exception à la règle de l’esthétique dépouillée; les arpèges de la pianiste y sont plutôt enveloppés d’effets éthérés et synthétiques, sans pour autant détonner.

On peut très bien connaître Alexandra Stréliski sans le savoir. Sa musique résonne depuis plusieurs années sur la scène internationale. Jean-Marc Vallée a fait appel à trois créations de son premier album, Pianoscope (2010), par le passé : Prélude dans Dallas Buyers Club, Le départ dans Demolition, et Bourrasques pour la bande-annonce de Little Big Lies.

Plus tôt, la première pièce d’Inscape dévoilée au public le printemps dernier, a quant à elle été entendue dans Sharp Objects, une série diffusée sur le réseau HBO.

La musique d’Alexandra Stréliski est à la fois fragile et tenace. Autant elle nous remue, autant elle se fait réconfort, comme notre douillette préférée un jour de pluie. Autant elle est songée, autant elle demeure accessible et évite de tomber dans la prétention. C’est d’abord et avant tout une musique évocatrice et émotive. On s’y retrouve, on s’y reconnaît, sans avoir à se poser de questions sur sa structure. Alexandra Stréliski a récemment confié à La Presse que « ralentir fait désormais partie de [sa] démarche artistique ». Avec Inscape, elle nous rappelle que chacun aurait avantage à ralentir et à se donner la force de se choisir soi-même.

 

MENTION

Jean-François Cyr, 98, 5 fm, 5 octobre 2018

La pianiste québécoise Alexandra Stréliski propose un nouvel album de musique instrumentale intitulé INSCAPE.

Certains extraits de l’album ont reçu une immense visibilité cet été grâce à la minisérie de HBO Sharp Objects, réalisée par Jean-Marc Vallée.

Artiste d’origine juive polonaise ayant grandi entre Paris et Montréal, Stréliski a fait ses débuts avec son album Pianoscope, paru en 2010.

Elle a été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) du Québécois Jean-Marc Vallée. Plus récemment, on a entendu son travail via la bande-annonce de la respectée série télé Big Little Lies (HBO, 2017), également réalisée par Vallée.

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«C'est sûr que la portée de l'oeuvre de Jean-Marc est très grande. Donc, plus de gens découvre ma musique, même de manière inconsciente. [...] À l'heure actuelle, ça me sert beaucoup puisque je sors un deuxième album. Il a un peu mis son approbation [sur mon travail]. C'est une vraie chance.»

Auparavant, Stréliski a travaillé dans le monde de la publicité. Elle y évolue encore, mais de façon plus spontanée. «Je faisais de la musique au service de quelque chose. Je n’ai pas l’intention d’arrêter, mais c’était trop régulier. […] Ça été une excellente école, mais c’était des montagnes russes...»

«J’ai frappé un mur. J’ai vécu une grosse crise qui a mené à INSCAPE. C’est la deuxième fois que je crée des albums en réaction au monde de la publicité.»

L’opus est déjà disponible via la maison de disque montréalaise Secret City Records. 

https://www.985fm.ca

 

Nouveautés musicales du 5 octobre 2018

François Valenti, Caisse de son, 5 octobre 2018

Une autre belle semaine de nouveautés de toutes sortes avec des sorties pour Cat Power, Twenty One Pilots, Bears Of Legend, Tokyo Police Club, Alexandra Streliski, Cursive, Fucked Up, Coheed And Cambria, Millimetrik, KT Tunstall, Behemoth, Phosphorescent, The Marcus King Band, la bande sonore du film A Star Is Born avec Lady Gaga et plus ! Du côté francophone, des nouveaux disques pour Catherine Durand, Safia Nolin, Jean-Pierre Ferland, Pirouettes, Pierre Guitard et MHD.  Voici la liste complète des sorties musicales en ce vendredi 5 octobre 2018.

 

PERFORMANCE

RDI Matin, 5 octobre 2018

 

@alexstreliski ‏- Inscape 7.5/10

Frédéric Bussières, Poste d'écoute, 5 octobre 2018

J’aime bien le Néo-Classique à la Chilly Gonzales et Alexandra Stréliski s’y intégré parfaitement. À défaut d’entré une musique très émotive, elle possède, chez Stréliski, une aisance à interagir avec notre imaginaire afin d’en faire jaillir des images (après tout Alexandra vient du monde de la publicité). Inscape se présente comme un voyage intérieur mais sans voyeurisme.

 

ENTREVUE

Le téléjournal, ICI Radio Canada, 5 octobre 2018

 

MENTION

Esprit Critique, ICI Radio Canada Artv, 4 octobre 2018

https://ici.artv.ca

 

ENTREVUE

Gravel le matin, ICI Radio Canada, 4 octobre 2018

https://ici.radio-canada.ca

 

MENTION

Le 15-18, ICI Radio Canada, 2 octobre 2018

https://ici.radio-canada.ca

 

Pour Alexandra Stréliski, le piano est un refuge

Philippe Renaud, Le Devoir, 2 octobre 2018

Alexandra Stréliski insiste : « Je n’ai pas composé cet album pendant ma dépression, ç’aurait été trop dark… » Elle le sait parce qu’elle a essayé. Chez elle, puis dans un chalet, ou réfugiée chez son ami Chilly Gonzales quand elle a touché le fond, chaque fois traînant avec elle son vieux piano droit, « mon piano à moi que j’ai depuis que j’ai six ans ». Quatre lieux différents avant d’aboutir en studio pour enfin enregistrer Inscape, son second album, qui paraît vendredi chez Secret City Records. Jamais sans son instrument. « Je connais super bien les déménageurs de pianos », lance-t-elle en souriant.

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L’anecdote rappelle combien la relation entre le musicien et son instrument est symbiotique. « Tu ne peux pas avoir plus direct, en terme de charge émotive », que d’entendre ce piano sur lequel furent composées, puis enregistrées, les onze pièces originales d’Inscape, cette fenêtre ouverte sur l’intime de la musicienne qui ne cache pas son admiration pour l’oeuvre de Frédéric Chopin, la première référence qui nous saute aux oreilles en découvrant son nouvel album.

« C’est indéniablement une grosse influence, abonde Alexandra. J’ai grandi avec Chopin. C’est un mélodiste d’abord, Chopin. Chacune de ses mélodies est comme un thème d’opéra… Je suis moi-même une mélodiste ; j’aime les thèmes qui racontent quelque chose », dit-elle, ajoutant au passage qu’elle a en commun avec le célèbre compositeur des racines européennes : « Je suis née à Montréal, mais mon père est français, et son arrière-grand-père était juif et polonais. »

Faire résonner l’intime

Enfant, elle entre au Conservatoire, puis décroche un baccalauréat en musique générale et piano classique à l’Université de Montréal, avant de se diriger vers le domaine de la « musique sur commande, beaucoup de pub, du documentaire, de la musique pour le cinéma », nommément les musiques des films de Jean-Marc Vallée, dont Dallas Buyers Club — sa composition avait même été entendue durant la cérémonie des Oscar en 2014. « Beaucoup de création, mais toujours au service de quelqu’un. » Elle assure avoir appris énormément sur son métier en oeuvrant dans un studio de création musicale, c’est cependant aussi ce qui aura provoqué sa chute, explicitement exprimée sur la huitième pièce de l’album, intitulée Burnout Fugue.

 On a voulu faire de moi une pianiste classique, ça ne m’intéresse pas, c’est trop rigide

— Alexandra Stréliski

« Je voulais dire cette chose, mais je n’avais pas allumé que j’allais ensuite me faire poser autant de questions là-dessus, raconte en souriant Alexandra. Résultat : je parle beaucoup de ma vie personnelle. Mais je me dis : tant qu’à parler, autant dire quelque chose. La dépression, tellement de gens la connaissent… Ce n’est pas un tabou, c’est un passage d’une vie, ça fait du bien d’en parler. Et ça fit avec ma démarche au piano : je partage quelque chose de très intime, ensuite, ça résonne ou ça ne résonne pas dans l’intimité des gens. On est nombreux à vivre la dépression, pourquoi ne pas en parler ? »

La musique sur commande est un bel apprentissage du métier, mais peu gratifiant quand on aspire à plus. « Moi, ce qui m’a fait crasher, c’est de ne pas être à la bonne place dans ma vie. J’ai trop fait les choses pour les autres. » Elle a tout balancé, le job confortable, les contrats qui défilent, pour se soigner l’âme et l’inspiration.

Pas une note de trop

Paraissant presque huit ans après son premier disque (Pianoscope), Inscape sonne magnifiquement bien. Or, il ne nous aura pas échappé que le matriçage de la chose fut confié au réputé compositeur électronique expérimental américain Taylor Deupree, aussi patron de l’étiquette12K, que Stréliski a recruté après avoir remarqué son travail sur la bande originale du film Lion, composée par les pianistes Dustin O’Halloran et Hauschka. « C’est difficile de bien enregistrer et masteriser le piano solo, et je sentais qu’il avait de l’expérience là-dedans. Il a vraiment fait une belle job : le son est chaud, c’est rond, imparfait, pas trop contrôlé. J’ai été impressionné par son travail. »

Dense et dynamique, Inscape ne comporte pas une note en trop. Alexandra Stréliski est une compositrice qui va droit au but, une mélodiste douée possédant aussi un solide sens du rythme. « Je fais de la musique néo-classique-cinématographique-pop », explique-t-elle, soulignant les influences de Glenn Gould, Yann Tiersen ou Philip Glass. « J’aime que ma musique soit accrocheuse, qu’on comprenne l’idée derrière et que ce soit accessible. Je ne dirai jamais que je fais de la musique classique ; on a voulu faire de moi une pianiste classique, ça ne m’intéresse pas, c’est trop rigide. Ma manière, simple et condensée, de composer est en réaction à la musique classique. Je ne veux pas développer tel genre de sonate, je ne veux pas être avant-gardiste, je veux simplement faire de la pop pour toucher le coeur du monde. »

 

Alexandra Stréliski : le nouveau départ

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 2 octobre 2018

À 33 ans, Alexandra Stréliski a choisi de se faire confiance. Après avoir tergiversé dans le monde de la pub à titre de compositrice, la pianiste néoclassique se dévoile avec humilité et sensibilité sur Inscape, un deuxième album qui fait le point sur «une zone transitoire», une période instable durant laquelle elle a dû tout laisser s’écrouler pour mieux reconstruire.

«J’ai écrit cet album-là dans un moment trouble de ma vie: burn-out, dépression, séparation, déménagement… Ç’a été une grosse remise en question de vie sur deux ans», confie la compositrice d’origine juive polonaise. «Inscape a été enregistré vers la fin de cette période-là, dans la zone transitoire. Dans ma tête, c’est très clair quelle toune est associée à quel moment, à quel mood. Il y a des pièces qui précèdent ma crise existentielle (Plus tôt), d’autres qui sont en plein dedans (Blind Vision) et d’autres qui viennent après (Le nouveau départ).»

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Mélancolique et touchant, sans être trop sombre ni larmoyant, Inscape nage dans les mêmes eaux que son prédécesseur Pianoscope. Paru à la fin 2010 sur Bandcamp, ce premier album autoproduit misait sur une esthétique tout aussi dépouillée, laissant place aux émotions brutes d’une artiste alors en pleine découverte de son potentiel. «J’avais surtout fait cet album-là pour que mes parents soient contents. Même si j’avais pas du tout d’attentes, je cherchais secrètement à attirer des réalisateurs pour faire des collaborations. Composer de la musique de film, c’est mon rêve depuis que je suis toute petite.»

Ce rêve a pris forme lorsque Jean-Marc Vallée l’a contactée pour utiliser Prelude dans son film Dallas Buyers Club en 2013. Quelques mois plus tard, la pièce jouait lors de la cérémonie des Oscars. «C’était impensable comme moment. Encore aujourd’hui, je suis surprise de voir que ma musique a le pouvoir de rejoindre autant de gens. Surtout, je suis honorée qu’elle ait pu rejoindre Jean-Marc Vallée qui, à mon avis, est l’un des réalisateurs qui représente le mieux la complexité des humains dans ses films. Être associée à lui, c’est out of this world», dit celle qui a également collaboré avec le cinéaste pour Demolition et la bande-annonce de la série Big Little Lies. «J’aime la contrainte de composer de la musique spécifiquement pour un film, en respectant la vision du réalisateur ou en me mettant dans la peau d’un personnage. C’est vraiment intéressant comme façon de créer, mais c’est sûr que je m’exprime avec beaucoup plus de liberté sur mes albums. C’est à travers eux que je peux vraiment transposer mes états d’âme.»

Et Stréliski se livre dans toute sa vulnérabilité sur Inscape, album coréalisé par son fidèle ami Maxime Navert et enregistré au studio PM à l’automne 2017. Par leurs titres et leurs ambiances, ces 11 nouvelles compositions peignent une fresque des années mouvementées de la chanteuse. «Le milieu de la pub était vraiment stressant et, à un moment donné, j’ai compris que c’était vide de sens de composer de la musique pour vendre quelque chose à des clients. J’ai compris que j’étais à côté de mes bottines, que j’étais en train de m’oublier. Au lieu de porter mon projet musical au quotidien et de le vivre pleinement, je me retrouvais à travailler pour les autres. Je savais où je devais aller, mais je n’y allais pas.»

En arrêt de travail, la Montréalaise a donc pris du recul. Entre ses séances chez le psychologue, l’ostéopathe et l’acupuncteur, elle a composé son deuxième album sur son piano Lodz (qu’elle traîne depuis l’enfance), sans chercher à vouloir profiter au plus vite de l’attention médiatique reçue dans la foulée des Oscars. «J’avais besoin de vivre quelque chose avant de sortir un album. Finalement, je l’ai eu mon cadeau… Un cadeau empoisonné, difficile à vivre, mais un cadeau quand même. Sans aller jusqu’à dire que la musique a été une thérapie, je peux dire qu’elle m’a aidée à exprimer ce que je ressentais. Maintenant, la thérapie se poursuit, car je dois interpréter cet album-là devant les gens. Avant, j’avais peur de témoigner ma vulnérabilité aux gens. J’avais l’impression que l’émotion allait être trop forte.»

Avec à peine une quinzaine de spectacles en carrière (dont une dizaine dans les derniers mois), Stréliski se dit plus à l’aise que jamais sur scène. Sa signature avec l’étiquette indie montréalaise Secret City Records (Patick Watson, The Barr Brothers) lui a ouvert des horizons à l’international, et elle entrevoit la prochaine année avec optimisme et fébrilité.

Aux côtés de Chilly Gonzales et Jean-Michel Blais, elle fait partie d’un courant de compositeurs québécois qui rejettent les conventions et l’hermétisme propres au milieu de la musique classique. «Je remarque qu’on a tous étudié dans un conservatoire et qu’on a tous, à notre façon, réagi à la rigidité de l’académisme. D’une certaine façon, on symbolise un courant plus ouvert en termes de commercialisation de la musique classique. En ce moment, on a un succès sur les plateformes de streaming, et les labels d’ici se rendent compte de notre potentiel, qui ne se limite pas au marché local, analyse-t-elle. C’est spécial, mais actuellement, on dirait que le public redécouvre la musique classique. Un peu comme si on l’avait oubliée et que, là, elle recommençait à s’adresser à nos émotions.»

Inscape 

(Secret City Records)

sortie le 5 octobre

11 octobre au Centre Phi (Complet)

22 février 2019 au Théâtre Outremont

1er mars 2019 au Palais Montcalm

 

MENTION

Médium Large, ICI Radio Canada, 1 octobre 2018

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ALEXANDRA STRÉLISKI - Inscape

ELLE Québec, Édition octobre 2018

Le nouveau son de Montréal serait-il néoclassique? Avec le succès du pianiste Jean-Michel Blais, on peut dire que cette musique instrumentale a le vent dans les voiles. L'une des plus brillantes représentantes du genre s'appelle Alexandra Stréliski, et si vous avez fréquenté le travail de Jean-Marc Vallée, de Dallas Buyers Club à Sharp Objects, vous avez sûrement croisé l'une de ses mélodies. Sur Inscape, elle tourne son regard vers l'intérieur, et même sans paroles, elle arrive à explorer avec délicatesse tous les reliefs de la condition humaine.

 

L'artiste à découvrir :  ALEXANDRA STRÉLISKI

Coup de Pouce, Édition octobre 2018

Révélée au grand public grâce aux films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée, la pianiste néoclassique et compositrice Alexandra Stréliski présente aux mélomanes ses paysages intérieurs via son nouvel album, Inscape. Pour constater l'étendue du talent de la musicienne, on écoute Pianoscope, un premier album sorti discrètement sur YouToube, et qui, à ce jour, a été l'objet de plus de 15 millions de clics. Inscape, offert dès le 5 octobre.

 

MENTION

Culture Club, ICI Radio Canada, 29 septembre 2018

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Alexandra Stréliski déconstruit son nouvel album Inscape

Olivier Boisvert-Magnen, Centre Phi, 20 septembre 2018

Avec son deuxième album Inscape, la pianiste néoclassique Alexandra Stréliski se délivre d’une période tortueuse de sa vie, essentiellement marquée par une dépression. «En fait, c’est un album qui raconte ma vie. Des fois, faut que j’écoute ma musique pour savoir comment je me sens», confie la pianiste montréalaise de 33 ans, qui travaillait auparavant comme compositrice dans le milieu de la publicité. «Chaque pièce de Inscape renvoie à un moment précis de mon parcours.» Attablée dans un café du centre-ville, elle nous relate en détails l’histoire de chacune de ses 11 nouvelles compositions instrumentales.

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Plus tôt

C’est l’une des premières pièces que j’ai écrites pour l’album. Elle représente l’espace-temps juste avant ma période sombre, juste avant que je me doute de quoi que ce soit. Elle est l’empreinte émotionnelle qu’il me reste de ma période pré-crise, à un moment où je n’étais pas encore consciente que la vie allait me changer, que des choses allaient m’arriver. Clairement, on perçoit une naïveté et une nostalgie quand on l’écoute. D’ailleurs, le clip représente bien la chanson, car on y voit des souvenirs, autant des images d’archives familiales de la réalisatrice Edith Jorisch que des vieilles archives vidéo de l’Office national du film.

The Quiet Voice

C’est la petite voix qui me murmure doucement à l’oreille que quelque chose veut changer. Quand je l’ai composée, j’ai mis les deux sourdines sur le piano, ce qui a donné un son très, très feutré. Comme si quelque chose d’encore imperceptible, d’encore trop sourd, voulait me parler. Il faut vraiment tendre l’oreille pour entendre ce qu’elle veut dire, cette voix-là. En quelque sorte, elle me dit que la tempête arrive.

Par la fenêtre de Théo

Théo, c’était mon beau-fils avant que je me sépare, un petit garçon que j’ai élevé pendant cinq ans, quelqu’un de super important dans ma vie. J’ai écrit cette chanson sur le piano de mon enfance en le regardant apprendre à marcher, en me mettant dans sa peau. C’est l’un des côtés plus lumineux de l’album.

Ellipse

Celle-là, c’est la dernière que j’ai écrite, et je l’ai même un peu improvisée en studio. Je la vois comme la scène dans un film qui laisse présager ce qui s’en vient. À ce moment, je connaissais le fil narratif de mon histoire et je savais qu’il manquait quelque chose pour le compléter, soit une chanson très intérieure et très douce qui viendrait amorcer un changement temporel. C’est l’une de mes préférées, car elle est très spontanée dans sa livraison et dans sa composition. Je la trouve magnifique.

Changing Winds

C’est le souffle du changement qui, tranquillement, s’installe. Elle symbolise ce moment où j’ai accepté que j’avais des choses à changer dans ma vie et que, par conséquent, ce moment allait entraîner beaucoup de destruction, autant au niveau professionnel que personnel. D’une certaine façon, tout était figé, et je devais tout faire exploser pour éventuellement tout reconstruire. C’est une chanson très intime et moody, un peu inspirée par John Cage. Elle s’est construite sur plusieurs années.

Interlude

C’est un tunnel, cette toune-là. Le tunnel dans lequel tu passes quand tu es dans un train, mais dans un train que tu ne conduis pas, qui te mène quelque part, dans un endroit que tu ne connais pas. Rendu là, c’est contre ton gré: il se passe plein de choses autour de toi, mais tu peux juste les voir défiler. Bref, c’est l’interlude qui divise l’album en deux sections. La première reste dans des tonalités plus douces, rêveuses et nostalgiques, tandis que la deuxième incarne la période sombre, celle de la crise et du mouvement vers le renouveau.

Blind Vision

C’est la pièce la plus sombre. Quand tu es en dépression, tu as constamment un nuage gris autour des yeux. C’est sombre, écrasant, et tu vois petit, comme si tu avais du brouillard dans la tête. En même temps, rendue là dans mon processus, je commençais à savoir où je devais aller, je commençais à voir dans le brouillard. J’étais pas dans mon état normal, je ne voyais pas clair, mais je voyais un peu quand même. L’intuition était là. Avant ça, je n’avais pas d’énergie, j’étais dans le noyau de la noirceur.

Burnout Fugue

Elle représente l’élan de ma colère, celui qui m’a poussée à m’en sortir. Je l’ai écrite en quatre jours, révoltée et enragée. Fallait que je me réveille et que je change le cours de ma vie. En musique classique, une fugue, c’est l’assemblement de plusieurs voix mélodiques qui chantent en même temps. Quand j’y pense, ça a un lien direct avec toutes les ruminations que j’avais dans ma tête à ce moment-là, toutes les préoccupations et les pensées incessantes reliées à mon travail dans le milieu de la pub. C’est l’une de mes chansons les plus thérapeutiques, un peu comme la balle antistress que tu squeezes.

Overturn

Pour moi, Overturn, c’est le moment où tu décides du sort de ta vie, où tu acceptes ta transformation. C’est toi qui dis: «Voici la direction dans laquelle je vais aller.» Tu vis encore les contrecoups de la crise existentielle, mais tu regardes enfin en avant. Il y a des lueurs de particules de nouveau.

Revient le jour

C’est le même genre de propos: le début du jour. Tu commences à voir le soleil qui se lève, la lumière qui revient. C’est une chanson que j’ai commencé à composer il y a longtemps et que j’ai mis plusieurs mois à terminer. Elle représente bien le processus d’écriture, assez long et complexe, de l’album.

Le nouveau départ

C’est la pièce finale, celle du renouveau et de la nouvelle vie. Il y a une certaine fébrilité qui transparait, une certaine nostalgie aussi. Je suis dans le train et je regarde par la fenêtre, en me souvenant de ce qui s’est passé. Cette fois, j’ai les idées claires et, quand j’arrive à la gare, il y a un autre train qui m’attend.

Inscape sera disponible en magasin le 5 octobre.

Lancement au Centre Phi le 11 octobre.

 

ALEXANDRA STRÉLISKI : L’ART DE LA FUGUE

Nicolas Tittley, Paroles et Musique, 4 septembre 2018

Alexandra Stréliski peut remercier HBO de lui avoir offert une campagne de pub qui ferait baver d’envie n’importe quel musicien. Au moment de notre conversation, la chaîne américaine venait tout juste de diffuser le dernier épisode de Sharp Objects, la plus récente série de Jean-Marc Vallée, dans laquelle on peut entendre certaines de ses récentes compositions. Dans cet ultime chapitre, on peut même apercevoir furtivement, sur l’écran de l’iPod de Camille Preaker, le personnage incarné par Amy Adams, la pochette de l’album Inscape, qui n’était même pas paru à l’époque. « Le pire, c’est qu’à l’exception des scènes pour lesquelles j’ai fait des musiques, je n’ai même pas encore vu la série! J’attends d’avoir une pause pour me la taper en rafale. J’avais fait la même chose pour Big Little Lies, que j’ai vue après tout le monde. »

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Vous l’aurez compris, Vallée est un fan de la première heure du travail d’Alexandra Stréliski. Le réalisateur a aussi placé des pièces de son premier album, Pianoscope, lancé à compte d’auteur en 2010, dans Dallas Buyers Club et Demolition. Rien de plus normal pour cette spécialiste de la musique à l’image, qui a travaillé dans la publicité pendant des années. Si elle a été comblée par ce métier pendant longtemps, elle a fini par frapper le mur de l’épuisement professionnel, qui l’a amenée à s’interroger sur ses envies les plus profondes. Ce n’est pas pour rien que son album, fruit de son introspection, s’appelle Inscape, un mot qui décrit la plongée dans son paysage intérieur. Et il n’y a rien d’innocent non plus à ce qu’on y trouve une pièce qui s’intitule Burnout Fugue… « Dans la fugue, on retrouve plusieurs voix mélodiques et c’est exactement ce qui se passe dans un burnout, où te retrouves avec toutes sortes de phrases qui tournent en boucle dans ta tête », explique Alexandra, qui dit avoir composé cette pièce dans l’urgence.

Malgré la tempête interne qui l’a alimentée, cette musique, qui repose sur le piano solo, a quelque chose d’enveloppant et d’apaisant. Faute de mieux, on la qualifie de « néo-classique », un terme apparu il y a une centaine d’années, mais qu’on a dépoussiéré pour parler d’un genre instrumental qui trouve la faveur de mélomanes en tous genres. Parmi les noms que l’on associe au genre aujourd’hui, on retrouve presque exclusivement des pianistes, comme les Canadiens Jean-Michel Blais et Chilly Gonzales, ainsi quelques Islandais, tels Olafur Arnalds. De la fort belle compagnie, au sein de laquelle Alexandra se sent très à l’aise. « Ça ne me gêne pas du tout, cette étiquette, je dirais même que je la revendique! », lance-t-elle avec enthousiasme. « Lorsque j’ai rencontré Jean-Michel Blais, c’est comme si je m’étais retrouvée face à face avec mon jumeau cosmique. Nous avons tous – et j’inclus certainement Gonzales dans ce groupe – des points en commun : nous avons fait des études en musique et nous avons rejeté le côté rigide de l’académisme. »

Ce qui explique aussi que cette musique est beaucoup plus émotive qu’intellectuelle. Ses adeptes préfèrent de loin susciter des émotions chez des publics de profanes plutôt que de séduire l’élite par une approche avant-gardiste. Accessible, évocatrice et imagée… pas étonnant qu’elle inspire autant de cinéastes. Alexandra est la première à dire qu’il n’y a rien de révolutionnaire dans son approche mélodique et se réjouit de constater qu’elle touche un large public. « Je pense que l’utilisation du piano y est pour beaucoup, explique Alexandra. C’est un instrument magique qui vient tout de suite chercher les gens. »

Avec la sortie d’Inscape, Alexandra s’apprête à entrer dans la lumière en proposant un spectacle qu’elle décrit comme « intime, poétique et immersif ». Et si elle est présentement en train de créer son propre univers, elle a bien l’intention de continuer à créer des musiques pour les images des autres. « Éventuellement j’aimerais faire un projet avec des chanteurs, mais mon but c’est surtout de continuer à faire du cinéma, explique-t-elle. J’aime beaucoup les gens qui ont une signature visuelle très affirmée, comme Michel Gondry ou Wes Anderson. Mais j’adorerais aussi travailler avec Denis Villeneuve! » Quelque chose nous dit que son téléphone n’a pas fini de sonner.

 

Chercher la paix dans le nord

Philippe Renaud, Le Devoir, 3 septembre 2018

Après le tumulte et les nuits trop courtes des trois derniers jours, un dimanche au calme à Rouyn-Noranda pour clore la 16e édition du Festival de musique émergente, et sous le soleil d’été, par-dessus le marché. Bien sûr, quiconque cherchait encore à relever un défi digne de ce vibrant week-end musical pouvait mettre le cap sur la traditionnelle soirée métal au studio Paramount, mais pour nous, c’était tout décidé : du repos pour les tympans en compagnie du duo belge Rive, de la pianiste néoclassique Alexandra Stréliski et de l’électro-pop soyeuse de Milk & Bones.

Nous les avions manqués lors de leur passage aux Francos, et c’est par un même concours de circonstances que nous les avons attrapés hier en fin d’après-midi, sur la rive du lac Osisko. Un de ces « shows cachés » qui font partie du charme du festival : surgissent un peu partout dans la ville et dans ses environs (Fred Fortin en a aussi donné un, acoustique, au coeur de la forêt) des chansons non prévues au programme officiel. Érigez une scène quelque part, le public la trouvera : le duo électro-pop bruxellois a ainsi pu jouer devant une bonne centaine de spectateurs, et la poignée de canards flottant derrière eux.

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En plein soleil, la voix de Juliette Bossé perce comme un rayon à travers les orchestrations de synthé et le jeu de batterie de son collègue Kévin Mahé. La forme est simple, mais les jolies chansons et la douceur de Juliette nous tirent l’oreille. Même les joggeurs du dimanche se sont accordé un moment de répit avec les Belges.

À 17 h, la compositrice Alexandra Stréliski dévoilait les oeuvres nouvelles de l’album Inscape qui paraîtra le 5 octobre prochain chez Secret City. Un dimanche de rattrapage, puisque nous l’avions manquée, elle aussi, en première partie de Mélanie di Biasio lors du dernier Festival international de jazz. Dans cette ancienne église devenue l’Agora des arts, Stréliski a imposé la sérénité acquise après avoir quitté son boulot 9 à 5 pour se consacrer pleinement à ce nouvel album. Fans de Jean-Michel Blais, tendez l’oreille : avec son flair pour les mélodies riches et les tempos confortables, la pianiste suggère l’oeuvre de Debussy, Chopin et Satie à la sauce minimaliste contemporaine qui permet au courant néoclassique de trouver un nouveau public. On se ferme les yeux un instant, et on s’abandonne au bout des doigts de la timide interprète.

De retour en soirée à l’Agora, c’est en compagnie du duo Milk & Bones qu’on souligne la fin du FME. La salle est bondée, vous vous en doutez. Une première visite, enfin, des deux musiciennes qui ont promis qu’après les chansons douces, elles en offriraient de plus rythmées et dansantes. Les fans étaient comblés, mais s’il n’en tenait qu’à nous, exténué d’avoir dansé tout le week-end, les douceurs nous auraient suffi. Milk & Bones a beau avoir raffiné ses constructions rythmiques sur le second disque (Deception Bay), c’est encore et toujours l’harmonie parfaite de ces deux voix qui nous bercent. Les festivaliers ont fait un triomphe aux musiciennes, c’était mérité.

Chantons Les Louanges

Pour une partie de l’industrie musicale québécoise, le FME, c’est un peu la rentrée condensée : plusieurs artistes en vitrine y présentent pour la première fois les chansons de leurs nouveaux projets – c’est le cas de Choses Sauvages, Yes McCan, de l’auteur-compositeur-interprète Jérôme 50 qui lancera son disque plus tard cet automne chez Grosse Boîte, Samuele qui s’apprête à offrir un nouvel EP, le duo Babylones qui a lancé son nouvel album Le Désordre pour le style vendredi dernier (en concert au Ministère le 11 septembre), on en oublie sûrement.

Mais on n’oubliera pas le concert de Les Louanges (Vincent Roberge) de samedi dernier – l’un des succès d’estime du festival, en tous cas auprès des professionnels, d’ici et d’Europe.

L’auteur, compositeur et interprète baignait déjà il y a deux ans dans une chanson rock qui louchait du côté jazz, démarche qu’il poussa jusqu’aux finales des Francouvertes en 2017. Un an et demi plus tard, la sensibilité mélodique du chansonnier est toujours aussi vive, mais l’enveloppe s’est considérablement transformée : entouré de trois nouveaux musiciens, Roberge explore aujourd’hui un funk-pop synthétique dans l’air du temps qui sied confortablement à sa poésie cool. Le travail, l’ouverture à de nouvelles influences, porte fruit : tout le monde est ressorti du Café L’Abstracto où il se produisait samedi avec le sourire. Portez attention à son premier album, La Nuit est une panthère, attendu le 21 septembre (lancement la veille au Ministère) : il y a là-dedans de petites perles de pop francophone intelligente et groovy.

Comment faire du beau avec du beige

Justement, au Café L’Abstracto avant le concert de Les Louanges, on retrouve Daniel, fier Rouynorandien qui suit le FME depuis sa première édition. « Faut que je te montre la murale en hommage à Richard Desjardins ! » Le rendez-vous est pris le lendemain après midi — direction le viaduc de la 117, juste au nord du petit lac Kiwanis.

Ce qu’était encore au printemps dernier qu’un bête et long mur de béton beige s’est transformé en deux mois en une magnifique fresque murale de 160 mètres de long par 6 mètres de haut. C’était laid, c’est maintenant de l’art, représentant une succession de scènes inspirées des textes des chansons de Richard Desjardins. Un couple de jeunes amoureux de la place enlacés pour Un Beau grand slow. Une voiture rouge roulant vers la fonderie Horne pour Et j’ai couché dans mon char, la femme de ménage (Tu m’aimes-tu) qui change les draps de la « chambre avec un lac dedans » (Y’a rien qu’icitte qu’on est ben). Ce ne sont que le plus évidentes ; le jeu est de longer le trottoir opposé et d’observer en cherchant dans cette vaste fresque les références plus subtiles.

« Avant, personne ne s’arrêtait ici ; depuis deux mois, les gens s’arrêtent pour nous regarder travailler et prendre des photos », se réjouit la muraliste Ariane Ouellet, instigatrice du monumental projet, qui a nécessité plus de deux mois de travail. Cinq autres muralistes — toutes des femmes — ont travaillé d’arrache-pied à cet hommage au plus grand poète de la région, qui a bien sûr donné son aval à l’entreprise aux trois quarts financée par des dons privés qu’elle a mis plus de deux ans à récolter.

« Tout ce qu’on voulait faire, c’est raconter qui nous sommes, parler de notre région, nos richesses » à travers cette oeuvre, et elles ne pouvaient trouver mieux que le chantre Desjardins. Il assistera à l’inauguration officielle de l’oeuvre, le 13 septembre prochain. D’ici là, les filles seront à pied d’oeuvre pour apporter les dernières touches à l’impressionnante murale — et ce, dès aujourd’hui, en pleine fête du Travail.

 

MENTION

Des matins en or, ICI Radio Canada, 31 août 2018

https://ici.radio-canada.ca

 

MENTION

Y'a du monde à messe, Télé Québec, 31 août 2018

https://yadumondeamesse.telequebec.tv

 

Le voyage vers l'intérieur d'Alexandra Stréliski

Le Citoyen Rouyn, La Frontière, 27 août 2018

Le 2 septembre sera soir de première pour la pianiste Alexandra Stréliski, alors qu’elle cassera la glace avec les pièces de son nouvel album, intitulé Inscape, qui sortira le 5 octobre. Un spectacle qu’elle promet intime et imagé.

Alexandra Stréliski offrira beaucoup de primeurs. «Ce sera une rencontre sur scène avec moi pendant 50 minutes dans une atmosphère de 5 à 7 à l’Agora des Arts. Avec moi et mon piano. Quelque chose de très simple, intime, minimaliste, sensible et imagé», indique-t-elle.

Parce qu’elle a longtemps œuvré dans le milieu de la pub et de la bande sonore de films, surtout avec Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club et Demolition), Alexandra Stréliski sait créer des images avec sa musique. Mais elle a rarement laissé place à ses propres créations. Encore moins sur une scène.

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La coupure

Il y a un an, elle a quitté ce monde, cet emploi de 9 à 5, pour s’adonner uniquement à sa propre musique. «J’ai complètement crashé, affirme-t-elle. J’ai fait un burnout et je me suis posé beaucoup de questions.»

De cette période tourmentée sont nées les pièces qui composent le prochain album. «Il est donc très personnel, signale-t-elle. On suit mon voyage à l’intérieur. De là le titre… Ce sont des scènes de mon paysage intérieur.»

Peur de la scène

Les occasions de vivre la musique d’Alexandra Stréliski ont donc été rares auparavant même après la sortie de son premier album, Pianoscope, paru en 2010 et qui a connu une forte popularité et reconnaissance sur les médias numériques grâce à sa performance en direct à la cérémonie des Oscars. Mais une certaine crainte du live l’a toujours habitée. «J’ai décidé de l’affronter. De plonger de tout cœur», lance-t-elle.

Sa prestation au FME sera donc le début d’une série de spectacles qui sont en fait des vitrines pour mieux faire connaître la musique de l’artiste.

Le FME revêt d’ailleurs une importance toute particulière aux yeux d’Alexandra Stréliski, alors qu’une partie de sa famille maternelle habite Rivière-Héva. Plus précisément, ils sont les propriétaires de la ferme Les Œufs Richard. «J’aurai donc des membres de ma famille dans la salle le 2 septembre», souligne-t-elle.

 

PRESTATION ET ENTREVUE

RDI matin week-end, RDI, 22 juillet 2018

 

Le buffet : Fouki dans les herbes fraîches

Élise Jetté, Feu à volonté, 16 juillet 2018

Presque Chaque semaine, on vous envoie la dose de nouveautés locales qui ont potentiellement passé sous votre radar la semaine passée. C’est un gros buffet à volonté avec plein d’affaires: servez-vous.

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Jean-Marc Vallée a mis en valeur cette chanson d’Alexandra Stréliski dans sa nouvelle série Sharp Objects, diffusée sur HBO. C’est beau. L’album d’Alexandra, quant à lui, sera disponible le 5 octobre chez Secret City Records.

[...]

 

ENTREVUE

ICI Radio Canada, Les échangistes, 11 juillet 2018

https://ici.radio-canada.ca

 

Le talent d'ici mis de l'avant

Vanessa Guimond, Journal de Montréal, 10 juillet 2018

Grâce à Jean-Marc Vallée, qui a porté sa chanson Plus tôt à l’écran lors du premier épisode de sa nouvelle série Sharp Objects, diffusée sur les ondes de HBO dimanche dernier, la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski poursuit un rêve de longue date.

« C’est sûr que je rêve depuis que je suis toute petite de faire de la musique de film. C’est vraiment comme voir un rêve se réaliser, rien de moins », a-t-elle déclaré lors d’une entrevue accordée au Journal.

« C’est particulier que ce soit dans l’œuvre de Jean-Marc, parce que c’est quelqu’un que j’admire beaucoup, a-t-elle ajouté. Je trouve que c’est quelqu’un qui dépeint vraiment bien les émotions humaines, et moi, c’est ça qui me parle dans l’art. »

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Mélomane

Ce n’est pas la première fois que la musicienne, qui évolue dans le monde du néo-classique, voit l’une de ses compositions accompagner les images du réalisateur québécois.

« La première fois que c’est arrivé, je le connaissais en tant que réalisateur, comme tout le monde, a raconté l’artiste. J’ai sorti mon album Pianoscope en 2010, très simplement, sur le web. Jean-Marc, c’est un vrai mélomane, donc il fouille. Il est tombé sur mon travail je ne sais pas comment, mais il a flashé sur Prélude, la première pièce, qu’il a mise dans Dallas Buyers Club. »

Puisque Dallas Buyers Club (2013) s’est frayé un chemin jusqu’aux Oscars, la pianiste a pu entendre sa chanson en direct, lors de la cérémonie de remise de prix. Par la suite, les chiffres de streaming de Pianoscope ont bondi, atteignant rapidement les 15 millions d’écoutes. Depuis, Jean-Marc Vallée a mis de l’avant le travail d’Alexandra dans son film Demolition (2016), mais aussi dans la bande-annonce de sa série Big Little Lies (2017).

« Je ne peux pas rattacher les choses directement à Dallas Buyers Club, mais c’est sûr que les gens recherchent la musique qu’ils entendent », a souligné l’artiste.

Collaboration

Il est fort probable que les téléspectateurs qui suivront Sharp Objects entendent à nouveau la musique de la pianiste, puisque cette dernière a travaillé en étroite collaboration avec le réalisateur sur le projet.

« Je ne peux pas encore dévoiler le contenu de tout ça, mais nous nous sommes rencontrés pour discuter », a confirmé la musicienne, qui fera paraître son deuxième album, Inscape, le 5 octobre.

« De ce que je comprends, la musique fait vraiment partie de la manière dont il va créer une scène. Un grand réalisateur, selon moi, fait ça. La musique, c’est comme une corde de plus à son arc, au même titre que la lumière, la photo et le casting. Jean-Marc, c’est un grand chef d’orchestre. »

Super Écran diffusera la version française de la série, Sur ma peau, à compter du 12 août. Sa version originale est diffusée sur HBO, le dimanche, à 21 h.

 

ENTREVUE

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 9 juillet 2018

https://www.985fm.ca

 

MENTION

Puisqu'il faut se lever, Moment Zen, 98,5 fm, 9 juillet 2018

https://www.985fm.ca

 

ALEXANDRA STRÉLISKI : L’INTROSPECTION D’UNE JEUNE PIANISTE SURDOUÉE

La Presse +, 8 juillet 2018

Sa musique a résonné lors de la cérémonie des Oscars, en 2014, alors que Matthew McConaughey et Jared Leto, les principaux acteurs de Dallas Buyers Club, triomphaient. La compositrice s’apprête à sortir son second album, Inscape. Rencontre avec une musicienne qui a appris à ralentir pour mieux toucher les étoiles.

La musique de la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski a quelque chose de bouleversant. La compositrice colle des notes les unes aux autres pour raconter des histoires émouvantes, empreintes de mélancolie, mais lumineuses, aussi.

C’est peut-être pour ce talent unique qu’elle a de faire vibrer nos cordes sensibles que le cinéaste Jean-Marc Vallée a choisi les œuvres de l’artiste à maintes reprises : Prélude, dans Dallas Buyers Club ; Le départ, dans Demolition ; ou encore Bourrasques, dans la bande-annonce de la finale de la télésérie Big Little Lies. Trois pièces qui figurent sur son premier album, Pianoscope.

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Un monde de pub

Jusqu’à l’année dernière, Alexandra Stréliski était pourtant salariée dans un studio de postproduction en publicité. Depuis 5 ou 6 ans, cette diplômée en musique du Conservatoire de McGill et de l’Université de Montréal composait des œuvres sur commande, dans la stabilité des horaires de travail de 9 à 5.

Elle adorait cet exercice de style où l’on met son art au service d’un produit, d’un commerce, d’une idée. Elle prenait les désirs de chaque client comme autant de défis à relever. Bon an, mal an, elle signait la musique d’une quarantaine de pubs par année. Et elle brillait ! Dans le milieu, au Québec et au Canada, sa musique était primée.

« J’avais des choses personnelles à raconter, avoue la jeune femme, mais je vivais une sorte d’abnégation, que je dirais nécessaire quand on se met au service des idées des autres. Je me rendais trop occupée pour faire de la place à mon art. J’étais en quête de performance. J’avais besoin d’action. En réalité, je fuyais quelque chose et j’avais beau courir vite, cela allait me rattraper. »

La peur de la scène

La musicienne avoue être terrifiée à l’idée de monter sur scène. Et ce n’est pas d’hier. Quand on demandait à Alexandra, petite, de jouer lors d’une grande réunion familiale, autant que possible, elle refusait. « Je trouvais déjà difficile, à 5 ans, à 10 ans, à 15 ans, d’étaler ma vulnérabilité dans le salon, s’il y avait plus de monde que ma famille immédiate. En travaillant en studio, j’étais à l’abri. Cachée. »

En dilettante, en dehors de ses heures de travail, la pianiste néoclassique a rassemblé des pièces musicales de son cru, qu’elle a enregistrées dans le studio d’un ami. En 2010, sans tambour ni trompette, elle a lancé son opus Pianoscope presque silencieusement, le rendant accessible sur Bandcamp et YouTube. À ce jour, son album a généré près de 15 millions de clics.

L’an dernier, elle a quitté son emploi et a décidé de se consacrer à son art à temps plein. Ce qui a changé ?

« J’ai fait un burnout. Pour m’en sortir, j’ai dû ralentir, remettre de l’équilibre dans ma vie. Je prends mes distances vis-à-vis de cette culture de performance. Je fais du sport, et plus de choses qui me font plaisir. »

– Alexandra Stréliski

Nouvelle identité

À 33 ans, elle a joint la grande famille de Secret City Records – aux côtés des Patrick Watson, The Barr Brothers et Basia Bulat – et lancera Inscape, qui sortira en octobre. La compositrice n’hésite pas à qualifier cet album de « plus personnel ».

« Inscape est le fruit d’une année d’introspection et de transformation. Pour moi, c’est venu comme un coup de masse sur la tête. J’ai été obligée de m’arrêter. Mais j’en suis sortie plus lumineuse. »

– Alexandra Stréliski

Elle vient tout juste de faire la première partie du spectacle de l’envoûtante Melanie de Biasio, au Monument-National, à l’occasion du Festival international de jazz de Montréal. « C’est ma première "grande" scène à vie, avoue Alexandra. J’ai mis du temps avant d’accepter d’aller là. Ce que je fuyais, je le portais en moi. Je souhaite à tout le monde de pouvoir s’accorder une pause, et si mes concerts peuvent servir à rêver un peu, tant mieux ! Ralentir fait désormais partie de ma démarche artistique. Je crois que c’est la seule manière pour chaque humain de trouver son essence. »

 

Alexandra Stréliski’s beautiful ‘Plus tôt’ single? / (Montreal film composer & pianist’s new track)

WithGuitars, 8 juin 2018

ALEXANDRA STRÉLISKI ANNOUNCES: “INSCAPE”

NEW ALBUM OUT OCTOBER 5 VIA SECRET CITY RECORDS

VOIR PREMIERES FIRST SINGLE AND VIDEO “PLUS TÔT”

Eight years after her first self-released, critically-acclaimed Pianoscope ; an album imbued with both melancholy and light (The Telegraph UK), Alexandra Stréliski is thrilled to be unveiling her raw and sincere sophomore album titled INSCAPE, set to be released on October 5th via Secret City Records.

The first song and video, “Plus tôt”, premiered today with VOIR. Stréliski describes it as “a piece evoking the space-time in which we find ourselves before things happen to us. The calm we feel when we don’t know that some events are about to transform us. The beginning of the Inscape.” Edith Jorisch, the video’s director explains her personal creative process: the video is an exploration of man’s place in the universe, his relationship with his surroundings and with himself –the micro and the macro, what’s tangible and what’s intangible. What happens when everything blends together?

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Recorded in Fall 2017 at Studio PM in Montreal, INSCAPE is the work of an artist unconcerned with conventions, whose approach of neoclassicism is resolutely current. Produced by Alexandra Stréliski herself and Maxime Navert (who also co-produced Pianoscope), the attempt was to fill a certain emotional emptiness, a creative urge that commits to taking the listener back to a form of lost sincerity. “A piano, on its own, is a very vulnerable thing, and I want to share this moment with the listener,” explains Alexandra.

“To me,” says Stréliski, “Inscape was an existential crisis. A year where everything capsized and I had to go through various interior landscapes – hectic, beautiful and painful at the same time. I found myself in a space filled with grey areas that I didn’t know how to escape.”

“Inscape” is a portmanteau combining the words “interior” and “landscape.” This philosophical concept has been associated with both visual art and psychoanalysis, and it becomes wonderfully musical in the hands of Stréliski.

One of the rare women in the neoclassical world, Alexandra Stréliski creates music that enthralls listeners, filling their minds with rich, cinematic images. An artist of Polish Jewish origin who grew up between Paris and Montreal, she made her debut with the 2010 album Pianoscope, but the general public discovered her via Jean-Marc Vallée’s films Dallas Buyers Club (2013) and Demolition (2016) and, more recently, the trailer of the acclaimed HBO series Big Little Lies (2017). The aforementioned support of Jean-Marc Vallée, which allowed Stréliski’s music to be heard during the Oscars ceremony in 2014, brought her streaming numbers up to nearly 15 million and seen her play sold-out concerts at the Montreal International Jazz Festival in recent years. UK newspaper The Telegraph praised her debut album as “distinguishable by its simplicity, its sensitivity and softness”.

 

La pianiste Alexandra Stréliski dévoile un avant goût de son deuxième album

Tabarnak!, 2 juin 2018

Alexandra Stréliski a dévoilé Plus tôt, extrait de son nouvel album INSCAPE à paraître le 5 octobre prochain.

Huit ans après la parution de son premier album Pianoscope, la pianiste et compositrice montréalaise, Alexandra Stréliski nous présente Plus tôt, premier extrait de son nouvel album, INSCAPE, à paraître en octobre chez Secret City Records (Patrick Watson, Plants and Animals, The Barr Brothers, Emilie & Ogden, ...).

Enregistré à l’automne 2017 au Studio PM de Montréal, INSCAPE est l’œuvre d’une artiste qui ne se soucie pas des conventions et dont l’approche du néoclassicisme est résolument actuelle.

 

MENTION

Gravel le matin, ICI Radio Canada, 1 juin 2018

https://ici.radio-canada.ca

 

Alexandra Stréliski dévoile INSCAPE, un album enivrant disponible le 5 octobre via Secret City Records

Marie-Josée Boucher, Info Culture, 1 juin 2018

SPECTACLES

6 juillet 2018

Monument National • Montréal

Festival International de Jazz de Montréal*

30 août – 2 septembre 2018

Festival de musique émergente • Abitibi-Témiscamingue

11 octobre 2018

Centre Phi • Montréal

Lancement d’album

29 mars 2019

Théâtre Gilles-Vigneault • St-Jérôme

*Première partie de Mélanie De Biasio

Huit ans après la sortie indépendante de Pianoscope, disque encensé par la critique et baptisé un bijou de volupté (VOIR) qui a touché les mélomanes du monde entier (L’Express), Alexandra Stréliski est ravie d’enfin dévoiler INSCAPE, son nouvel album empreint d’une sincérité poignante, disponible partout le 5 octobre prochain via Secret City Records.

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Le premier extrait et vidéoclip Plus tôt a été dévoilé en primeur avec VOIR. Stréliski explique que c’est une pièce qui évoque l’espace-temps où nous nous trouvons avant que les choses nous arrivent. Le calme que l’on ressent lorsqu’on ne sait pas que certains événements s’apprêtent à nous changer. C’est le début de l’Inscape. Edith Jorisch, la réalisatrice du vidéoclip, partage quant à elle son inspiration créative : c’est une exploration de la place de l’homme dans l’univers, son rapport à ce qui l’entoure, à lui-même: au plus petit comme au plus grand, au tangible et à l’intangible. Qu’arrive-t-il quand tout se confond?

Enregistré à l’automne 2017 au Studio PM à Montréal, INSCAPE se dévoile comme l’œuvre d’une artiste qui se joue bien des conventions et qui cherche à combler un certain vide émotionnel pour s’inscrire dans une tendance néo-classique résolument actuelle. Réalisé par Alexandra Stréliski elle-même et Maxime Navert (qui a également co-produit Pianoscope), l’enjeu a été de créer une pulsion créatrice qui s’engage à ramener l’auditeur vers une sincérité égarée : Un piano, seul, c’est très vulnérable et je cherche à partager ce moment avec un auditeur, explique Alexandra.

Pour moi, confie Stréliski, l’inscape a été une crise existentielle. Une année où tout a chaviré et où j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois. Je me suis retrouvée dans un espace empli de zones de gris duquel je ne savais plus revenir.

Le terme anglophone « inscape » est un concept réunissant « interior » et « landscape », qu’on pourrait traduire en français par « paysage intérieur ». Une notion philosophique autant associée aux arts visuels qu’à la psychanalyse et qui devient merveilleusement musicale au contact de Stréliski.

Liste des pièces sur INSCAPE

1. Plus tôt

2. The Quiet Voice

3. Par la fenêtre de Théo

4. Ellipse

5. Changing Winds

6. Interlude

7. Blind Vision

8. Burnout Fugue

9. Overturn

10. Revient le jour

11. Le nouveau départ

AlexandraStreliski.com

Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski n’a rien d’une pianiste conventionnelle. Elle crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques. Artiste d’origine juive polonaise ayant grandi entre Paris et Montréal, Stréliski a fait ses débuts avec son album Pianoscope sorti en 2010. Elle a d’ailleurs été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée et, plus récemment, via la bande-annonce de l’acclamée série du réalisateur québécois, Big Little Lies (HBO, 2017). Appuyée par le coup de cœur mentionné plus haut de Jean-Marc Vallée, qui permet à la musique de Stréliski de retentir en direct lors de la cérémonie des Oscars en 2014, la pianiste bénéficie d’une vitrine stellaire faisant bondir à près de quinze millions les écoutes en continu à travers les différentes plateformes numériques. Elle se produit à guichet fermé lors de plusieurs concerts au Festival International de Jazz de Montréal et le journal britannique The Telegraph encense d’ailleurs la créatrice, parlant d’un premier album sensible, mélancolique et lumineux.

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La pianiste Alexandra Stréliski dévoile une vibrante nouvelle chanson

Olivier Boisvert-Magnen, Voir, 31 mai 2018

La pianiste montréalaise Alexandra Stréliski présente un extrait de son deuxième album Inscape.

Intitulée Plus tôt, la pièce met en valeur le talent brut de Stréliski. Évoquant «l’espace-temps où nous nous trouvons avant que les choses nous arrivent», la chanson profite d’un beau vidéoclip signé Edith Jorisch, qui a cherché à explorer «la place de l’homme dans l’univers, son rapport à ce qui l’entoure, à lui-même: au plus petit comme au plus grand, au tangible et à l’intangible».

Talentueuse compositrice ayant connu un succès d’estime avec son premier album Pianoscope en 2010, Stréliski a depuis été repérée par le cinéaste Jean-Marc Vallée, qui a donné une place de choix à sa musique dans ses films Dallas Buyers Club et Demolition ainsi que dans la bande-annonce de sa populaire série Big Little Lies. À l’international, la pianiste profite d’un engouement bien mérité qui propulsera sans doute son prochain album INSCAPE vers les sommets du néo-classique.

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«Pour moi, INSCAPE a été une crise existentielle. Une année où tout a chaviré et où j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois. Je me suis retrouvée dans un espace empli de zones de gris duquel je ne savais plus revenir», confie la pianiste, qui s’en remet ici à son piano brut, sans artifice.

Enregistré au Studio PM à Montréal, l’album réalisé par Stréliski et son fidèle allié Maxime Navert paraîtra le 5 octobre prochain sous Secret City Records.

 

ALEXANDRA STRÉLISKI DÉVOILE INSCAPE, UN ALBUM ENIVRANT DISPONIBLE LE 5 OCTOBRE VIA SECRET CITY RECORDS

Arts et Culture, 31 mai 2018

Huit ans après la sortie indépendante de Pianoscope, disque encensé par la critique et baptisé un bijou de volupté (VOIR) qui a touché les mélomanes du monde entier (L’Express), Alexandra Stréliski est ravie d’enfin dévoiler INSCAPE, son nouvel album empreint d’une sincérité poignante, disponible partout le 5 octobre prochain via Secret City Records.

Le premier extrait et vidéoclip Plus tôt a été dévoilé en primeur aujourd’hui avec VOIR. Stréliski explique que c’est une pièce qui évoque l’espace-temps où nous nous trouvons avant que les choses nous arrivent. Le calme que l’on ressent lorsqu’on ne sait pas que certains événements s’apprêtent à nous changer. C’est le début de l’Inscape. Edith Jorisch, la réalisatrice du vidéoclip, partage quand à elle son inspiration créative : c’est une exploration de la place de l’homme dans l’univers, son rapport à ce qui l’entoure, à lui-même: au plus petit comme au plus grand, au tangible et à l’intangible. Qu’arrive-t-il quand tout se confond?

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Enregistré à l’automne 2017 au Studio PM à Montréal, INSCAPE se dévoile comme l’œuvre d’une artiste qui se joue bien des conventions et qui cherche à combler un certain vide émotionnel pour s’inscrire dans une tendance néo-classique résolument actuelle. Réalisé par Alexandra Stréliski elle-même et Maxime Navert (qui a également co-produit Pianoscope), l’enjeu a été de créer une pulsion créatrice qui s’engage à ramener l’auditeur vers une sincérité égarée : Un piano, seul, c’est très vulnérable et je cherche à partager ce moment avec un auditeur, explique Alexandra.

Pour moi, confie Stréliski, l’inscape a été une crise existentielle. Une année où tout a chaviré et où j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois. Je me suis retrouvée dans un espace empli de zones de gris duquel je ne savais plus revenir.

Le terme anglophone « inscape » est un concept réunissant « interior » et « landscape », qu’on pourrait traduire en français par « paysage intérieur ». Une notion philosophique autant associée aux arts visuels qu’à la psychanalyse et qui devient merveilleusement musicale au contact de Stréliski.

SPECTACLES

6 juillet 2018

Monument National • Montréal

Festival International de Jazz de Montréal*

30 août – 2 septembre 2018

Festival de musique émergente • Abitibi-Témiscamingue

11 octobre 2018

Centre Phi • Montréal

Lancement d’album

29 mars 2019

Théâtre Gilles-Vigneault • St-Jérôme

*Première partie de Mélanie De Biasio

Liste des pièces sur INSCAPE

1. Plus tôt

2. The Quiet Voice

3. Par la fenêtre de Théo

4. Ellipse

5. Changing Winds

6. Interlude

7. Blind Vision

8. Burnout Fugue

9. Overturn

10. Revient le jour

11. Le nouveau départ

AlexandraStreliski.com

Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski n’a rien d’une pianiste conventionnelle. Elle crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques. Artiste d’origine juive polonaise ayant grandi entre Paris et Montréal, Stréliski a fait ses débuts avec son album Pianoscope sorti en 2010. Elle a d’ailleurs été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée et, plus récemment, via la bande-annonce de l’acclamée série du réalisateur québécois, Big Little Lies (HBO, 2017). Appuyée par le coup de cœur mentionné plus haut de Jean-Marc Vallée, qui permet à la musique de Stréliski de retentir en direct lors de la cérémonie des Oscars en 2014, la pianiste bénéficie d’une vitrine stellaire faisant bondir à près de quinze millions les écoutes en continu à travers les différentes plateformes numériques. Elle se produit à guichet fermé lors de plusieurs concerts au Festival International de Jazz de Montréal et le journal britannique The Telegraph encense d’ailleurs la créatrice, parlant d’un premier album sensible, mélancolique et lumineux.

 

MENTION

Puisqu'il faut se lever, Moment Zen, 98,5 fm, 31 mai 2018

https://www.985fm.ca

 

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