Dossier de presse de Sarahmée

Sarahmée: souligner l’implication dans la communauté

Félix Laverte-Gauthier, Journal Métro, 16 octobre 2020

En prélude à son prochain album, la rappeuse Sarahmée présente un premier extrait, Le cœur a ses raisons, dans lequel elle souligne l’engagement de divers organismes communautaires.

«Cette année, avec tout ce qui se passe, j’ai décidé de m’impliquer davantage, et d’utiliser l’exposition médiatique que je peux avoir pour parler de sujets qui me touchent», confie la chanteuse.

C’est après des discussions avec son producteur que l’idée de mettre des organismes impliqués auprès des jeunes est apparue. Une idée qui a rapidement séduit toute l’équipe. Le budget consacré au tournage sera d’ailleurs réparti entre quatre organisations, soit Never was average, DOD Basketball, Équipe RDP et le Mouvement pour des écoles sans violence sexuelle.

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«Je peux profiter de l’attention que j’ai pour mettre la lumière sur des gens qui font des choses très chouettes. Je sais que je suis dans une position privilégiée, et je ne le prends pas à la légère.» – Sarahmée

«Le but, ce n’était pas de faire uniquement un don en argent, mais de leur donner de la visibilité et faire en sorte que le travail qu’ils font soit reconnu. Ça permet de mettre un visage sur des gens qui contribuent, mais dont on n’entend pas nécessairement parler», explique Alex Authier, le réalisateur du clip.

À l’instar des autres membres de l’équipe de tournage, il a choisi de travailler bénévolement et de reverser son salaire aux organismes impliqués.

Inspiration pour les jeunes

Beverley Jacques, directeur de DOD Basketball, avait été approché par M. Authier, qu’il connaissait de longue date.

«Ça m’a montré qu’il y a beaucoup de gens qui regardent ce qu’on fait et qui en sont reconnaissants, souligne-t-il. C’était une expérience, qui je l’espère, sera inoubliable pour les jeunes. Ils ne s’y attendaient vraiment pas.»

Au cours de la journée, ceux-ci ont d’ailleurs eu droit à des souliers, ballons, et chandails neufs qui leur ont été offert par l’équipe de tournage.

Au-delà de l’aspect caritatif, c’est la présence de la chanteuse et son implication qui pourrait avoir une influence positive pour les jeunes selon M. Jacques.

«Ça leur montre une femme qui a réussi, et qui est en charge. Ils voient que c’est possible de suivre ses passions et d’avoir du succès. Il suffit d’y croire. C’est aussi ce que montrent les paroles de la chanson», constate M. Jacques.

Une responsabilité que la chanteuse ne prend cependant pas à la légère.

«Je suis contente de pouvoir être dans cette position aujourd’hui. Je peux profiter de l’attention que j’ai pour mettre la lumière sur des gens qui font des choses très chouettes. Je pense que ça leur fait du bien de voir que des gens passent à eux», confie Sarahmée.

Un nouvel album en vue

Sortie vendredi, la pièce Le cœur a ses raisons est un prélude au prochain album de la chanteuse. Elle n’annonce cependant aucune date de sortie pour l’instant.

«On sera dans la continuité d’Irréversible. Je vais pousser encore davantage les sujets et thématiques que j’aborde. Au niveau des sonorités, on va continuer dans l’afro et le rap, mais je passe à un autre niveau», révèle-t-elle.

Un album qui arrive rapidement, alors qu’Irréversible, son précédent, est sorti en 2019. «On est dans une époque où les gens consomment vite, rappelle Sarahmée. Je vais attendre que j’aime chaque chanson pour le présenter, mais on profite de ce momentum.»

Plus récemment, l’artiste a également pu participer aux Francos de Montréal. L’année a également été remplie d’émotion, entre le confinement lié à la pandémie et le mouvement du Black Lives Matters.

«C’est beaucoup de flux d’informations en même temps. C’est de prendre une pause pour l’absorber avant de le remettre en musique. On ne peut pas vivre et écrire en même temps, ça prend un peu de recul», mentionne-t-elle.

 

Sarahmée et Clay & Friends au festival virtuel Santa Teresa

Luc Weil-Brenner, IHeart Radio, 30 septembre 2020

Après avoir dû être annulé en raison de la pandémie de COVID-19, Santa Teresa renaît en version virtuelle, gratuite et 100 % québécoise! La formule numérique de l’événement sera diffusée dès 19 h, les 13 et 14 octobre prochains, sur la page Facebook du festival.

La soirée du mardi 13 octobre mettra en vedette six artistes de la relève en lice pour une bourse  de 5 000 $. Amen Deniro, Double Date With Death, Janette King, Maky Lavender, Thaïs et Vendou présenteront en primeur des clips originaux créés pour l’occasion. La soirée sera commentée par trois juges, soit Claude Bégin, Laurence « Baz » Morais et Carmen Sylvestre.

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Le lendemain, dans le cadre des Concerts de la chapelle, le public pourra assister à six performances et entrevues inédites avec Sarahmée, Clay & Friends, Fuudge, Laurence-Anne, Maude Audet et Original Gros Bonnet, toutes enregistrées à la salle La Protestante de Sainte-Thérèse.

La quatrième édition du festival Santa Teresa devait initialement se tenir du 15 au 17 mai, à Sainte-Thérèse, et réunir plusieurs grands noms de la musique, dont Pussy Riot, Roméo Elvis et Daniel Caesar, ainsi que de nombreux artistes québécois, parmi lesquels Les Louanges, Alexandra Stréliski, Elisapie, Choses Sauvages, Fuck Toute, Fuudge, Jessie Mac Cormack, Zen Bamboo et KNLO + Robert Nelson.

 

ENTREVUE

On va se le dire, ICI Radio Canada, 21 septembre 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Pierre Kwenders, Antoine Gratton et Sarahmée en performance au Centre-Ville

L'initiative, 16 septembre 2020

Le centre-ville de Montréal sera vivant tout le mois de septembre. La rentrée culturelle se fait sous le signe de la musique au centre-ville avec des performances de Pierre Kwenders le 19 septembre, d’Antoine Gratton le 26 septembre et de Sarahmée le 3 octobre pour clôturer la saison estivale. Le cabaret ambulant visite les différents lieux de diffusion tous les samedis entre 15h et 18h.

Pierre Kwenders: le samedi 19 septembre 2020

* Dans le Quartier Latin * Dans le Village, sur Sainte-Catherine * Dans le Quartier des spectacles, sur Sainte-Catherine entre Jeanne-Mance et Saint-Urbain * Dans le quartier chinois

Antoine Gratton: le samedi 26 septembre 2020

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* Dans le Vieux-Port * Dans le Quartier des spectacles, sur Sainte-Catherine entre Jeanne-Mance et Saint-Urbain * Sur Sainte-Catherine dans le Village

Sarahmée: le samedi 3 octobre

* Dans le Quartier latin * Dans le Quartier des spectacles, sur Sainte-Catherine entre Jeanne-Mance et Saint-Urbain * Dans le Village, sur Sainte-Catherine

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Sarahmée, Corneille et Ariane Moffatt aux Francos numériques

Émilie Côté, La Presse, 15 septembre 2020

Une semaine après avoir annoncé (contre tout attente) leur tenue en 2020 avec trois spectacles acoustiques de Marie-Mai au MTelus, les Francos de Montréal dévoilent ce mardi leur programmation virtuelle, qui aura lieu du 24 au 26 septembre.

Pendant trois jours, à 18 h, on diffusera de grands spectacles d’archives commentés en direct par leurs têtes d’affiche, comme Louis-Jean Cormier et Koriass. Suivront de courtes prestations préenregistrées à L’Astral (quatre chaque soir) d’Eman, Pierre Lapointe, Andréanne A. Malette, Luce Dufault, Corneille, Ramon Chicharron, Sarahmée, KNLO, Zoo Baby, Laurence-Anne, Mat Vezio et Comment Debord.

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Puis la soirée se terminera avec un spectacle (complet) dès 21 h 30 présenté en direct de L’Astral. Il y aura du rock avec Corridor, du rap avec Lary Kidd et de la pop avec Ariane Moffatt et Étienne Dupuis-Cloutier, qui forment le duo SOMMM.

 

Sarahmée, Pierre Kwenders et d’autres artistes performeront dans un cabaret ambulant au Centre-Ville

Pascale Malo, Nightlife.ca, 15 septembre 2020

Le Centre-Ville de Montréal s’est vraiment démarqué cette année en nous proposant une multitude d’activités en plein air pour qu’on ait du fun même en pleine pandémie. Pour les prochains samedis, de nouveaux artistes vont nous faire danser dans les rues à bord du cabaret ambulant; un espèce de stage dans un camion transparent qui se promène dans les rues de Montréal.

Ce sera au tour de Pierre Kwenders (José Louis Modabi) un auteur-compositeur-interprète canadien de faire une performance le 19 septembre prochain. Par la suite, nous pourrons voir Antoine Gratton qui a remporté un prix Juno pour l’album francophone de l’année le 26 septembre et la rappeuse Sarahmée fera son spectacle le 3 octobre pour clôturer la saison estivale. Le cabaret ambulant visitera différents lieux comme le Quartier Latin, le Village, le Quartier chinois, le Quartier des spectacles et le Vieux-Port de Montréal tous les samedis en 15h et 18h.

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Ariane Moffatt, Koriass, Sarahmée… Les Francos arrivent bientôt

Amélie, Journal Métro, 15 septembre 2020

Les Francos de Montréal ont dévoilé ce mardi la programmation complète de leur édition hybride, dont Ariane Moffatt et Koriass font partie. Cette année, le festival de chansons francophones aura lieu du 24 au 26 septembre.

Pour le volet en salle, Les Francos ont annoncé trois spectacles à l’Astral. Ariane Moffatt, SOMMM avec Rosie Valland et Mike Clay performeront ainsi devant quelques spectateurs privilégiés – normes sanitaires obligent – le samedi 26 septembre dès 21h30.

Le 24 septembre à la même heure, le public de l’Astral pourra également assister à la prestation de Corridor. Le lendemain, ce sera au tour Lary Kidd.

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Ces concerts seront retransmis en direct sur les plateformes numériques des Francos.

Comme annoncé la semaine dernière, Marie-Mai donnera quant à elle trois concerts acoustiques pour marquer la réouverture du MTelus. Le public pourra applaudir l’artiste québécoise les 25, 26 et 27 septembre.

Côté virtuel, l’animateur Olivier Robillard-Laveaux recevra Louis-Jean Cormier le 24 septembre à 18h. Ensemble, ils commenteront en direct la rediffusion du spectacle de l’artiste donné en clôture des Francos de 2016. Celui-ci était inspiré de Stop Making Sense, un show des Talking Heads.

Le 25 septembre, Koriass reviendra avec l’expert en musique sur son concert de 2015, pour lequel il était accompagné de son gros orchestre.

Enfin, une douzaine de courtes performances musicales enregistrées sur les planches de l’Astral seront diffusées en ligne. Sarahmée, Pierre Lapointe, Comment Debord, Andréanne A. Malette, Corneille, Luce Dufault, Laurence-Anne, Zoo Baby, Ramon Chicharron, KNLO, Eman, et Mat Vezio: tous ont produit un spectacle d’une vingtaine de minutes pour Les Francos.

D’habitude prévues en juin, Les Francos de Montréal ont d’abord été annulées en raison de la pandémie. Elles reviennent malgré tout cet automne pour une édition spéciale en version réduite et locale.

 

PRESTATION

Belle et Bum, Télé Québec, 14 septembre 2020

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Le questionnaire ELLE : 25 questions à Sarahmée

Laurie Dupont, Elle Québec, 11 septembre 2020

On a posé 25 questions en rafale à celle qui sera de passage à l’espace YOOP en direct de la Place des arts, le 15 octobre prochain. Elle y partagera d’ailleurs la scène avec la chanteuse Éli Rose.

En amour, vous êtes séduit par… L’humour et le charisme.

Votre designer chouchou… Marie St Pierre.

Le défaut que vous ne pardonnez pas… L’hypocrisie.

Vous ne quittez jamais la maison sans… Mon téléphone.

Votre restaurant favori… Petit Alep.

Votre petit geste pour sauver la planète… Acheter des vêtements de seconde main le plus possible.

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La pièce que vous préférez dans votre garde-robe… Mon jumpsuit noir.

En ce moment, vous rêveriez d’être… Exactement où je suis.

La première personne à qui vous avez pensé ce matin… Ma blonde.

Vos amis diraient de vous que vous êtes… Persévérante.

Votre dernière découverte musicale… Black Pumas.

Votre produit de beauté essentiel… Ma mousse nettoyante Nars.

Le dernier texto que vous avez reçu… Ma gérante Léonie m’a envoyé le contact de ma prochaine gig.

Le film qui vous a le plus marqué… American Gangster.

Votre juron favori… Putain!

Les gens seraient surpris d’apprendre de vous que… Je veux des enfants.

La cause qui vous mobilise… Celle de la communauté noire.

Le conseil que vous auriez aimé recevoir il y a 10 ans… Celui d’apprendre à dire non.

Votre émoticône favori…  L’emoji entouré de cœurs.

Le balado auquel vous êtes accro… Aucun. (lol)

À l’apéro, vous commandez… Un virgin mojito.

L’odeur qui vous émeut le plus…  La bergamote.

Votre compte Instagram chouchou… Celui de la mannequin Adut Akech @adutakech

La personne qui vous inspire le plus… Tous les gens qui se battent pour leur liberté.

Si vous pouviez inviter trois personnes, vivantes ou décédées, pour un repas mémorable… Barack Obama, Alicia Keys et Michael Jackson.

Questions bonus YOOP

Est-ce que ça vous excite de faire ce show virtuel? J’ai vraiment hâte de jouer à la Place des arts et de pouvoir voir les gens sur les écrans.

Comment qualifieriez-vous votre dynamique à deux sur scène? Ce sera intéressant je pense, nos univers se croisent dans la pop par moment, et je pense que le public aura droit à un éventail d’émotions et d’énergie pendant ce show.

Quelle chansons avez-vous le plus hâte de faire sur scène? Le cercle se rétrécit et Abla Pokou.

Qu’est-ce qui fait que ce show est à ne pas manquer? Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de voir le dynamisme de mes danseuses et toute l’équipe, c’est le moment. On est excités!

 

Sarahmée et Eli Rose: un spectacle en duo à ne pas manquer

Laurie Dupont, Elle Québec, 10 septembre 2020

Les talentueuses Sarahmée et Eli Rose nous donnent rendez-vous pour un spectacle en duo à l'Espace Yoop de la Place des Arts.

L’une balance ses vers avec fougue sur des cadences hip-hop métissées de rythmes latins, africains et moombahton. L’autre livre ses textes intimistes sur des beats conçus par des créateurs de renom, tricotant une pop urbaine aux accents mélancoliques. Le 15 octobre, à 20 h, les talentueuses autrices-compositrices-interprètes SARAHMÉE et ELI ROSE seront réunies sur scène, et la combinaison de leurs univers promet de faire des étincelles. C’est à l’espace Yoop de la Place des Arts qu’elles se produiront, et le spectacle sera diffusé sur la plateforme interactive du même nom – un concept imaginé par le Québécois Benoît Fredette.

 

ENTREVUE

Avec son Sam, 1 septembre 2020

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ENTREVUE

Pierre-Yves Lord, Il est toujours 5h quelque part, ICI Radio Canada, 22 août 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

SARAHMÉE : FAIRE DE LA LIMONADE AVEC L’AMERTUME

Chloé Savoie-Bernard, Clin d'oeil, 24 août 2020

C’est très exactement à l’heure de notre rendez-vous que Sarahmée arrive au parc Molson, à Montréal. Je suis désolée que notre rencontre tombe ce vendredi-là. Le poids des jours est tel, ces temps-ci, que si elle avait été de mauvaise humeur, je ne lui en aurais pas voulu.

Il n’en est rien. Sarahmée est souriante. On décèle dans sa belle voix plusieurs accents qui se superposent avec grâce. Des accents à la fois québécois et hexagonal, mâtinés çà et là d’expressions d’Afrique subsaharienne et d’anglais. Sa façon de s’exprimer me semble être à son image: celle d’une fille aux expériences multiples, au bagage singulier, aux strates vertigineuses.

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C’est une drôle de période, il va presque sans dire. Il y a quelque chose de surréaliste à lever le nez de nos téléphones, de nos réseaux sociaux pour venir discuter de création. Je me dis qu’une chance, parfois, que la vie quotidienne existe pour donner une pause à la tourmente. À cause d’une nouvelle vague de dénonciations d’agresseurs sexuels dans le milieu culturel, Sarahmée m’annonce qu’elle aurait voulu travailler un peu sur sa musique, ce matin, mais qu’elle a été happée par un tourbillon de messages auxquels il fallait répondre. On lui demandait de se prononcer sur les évènements récents, tant et si bien qu’elle n’a pas vu le temps passer. Je lui demande si parfois elle ne voudrait pas avoir un peu la paix, ne pas être obligée d’avoir des opinions pour se consacrer seulement à son art. Ce à quoi elle répond: «J’ai de la misère à concevoir qu’on ait une voix et qu’on ne prenne pas position, qu’on ne prenne pas part à des choses qui sont importantes pour la société, pour la communauté.» Alors soit, elle fait porter sa voix, même si, aujourd’hui, elle est fatiguée. L’actualité est trop brûlante pour se taire, et j’admire sa capacité à être en représentation dans des temps difficiles. Moi, ma voix bute, mais elle ne m’en tient pas rigueur et rigole de mes blagues un peu gauches.

Aujourd’hui est une journée caniculaire, comme le sont beaucoup de journées de cet été 2020. Mais ce n’est pas que la chaleur qui pèse. Nous sommes au début de juillet, nous avons vécu l’arrivée de la COVID-19, puis le confinement comme mesure sanitaire. Nous avons été témoins de la mort de George Floyd, assassiné aux États-Unis par les forces policières. Portés par le mouvement Black Lives Matter, nos corps se sont usés dans les rues de Montréal à répéter ce qu’on sait depuis toujours, mais que beaucoup ignorent encore: oui, notre couleur de peau nous rend plus vulnérables; non, le racisme n’est pas uniquement présent aux États-Unis; oui, nous avons toutes et tous, en tant que personnes noires, subi de la violence à cause de notre mélanine. Au cours de l’une de ces manifestations, je me rappelle avoir vu la silhouette de Sarahmée dans la foule. Une grande fille digne, portant le masque obligatoire. Dans «Ma peau», elle rappe: «Oui, ma peau fait de moi ce que je suis / Elle ne disparaît pas sous la pluie / Je la changerais pour rien au monde quoi qu’on en dise». Les dernières images du clip de cette chanson montrent Sarahmée entourée de son crew de danseuses et danseurs, puis un arrêt sur image: le poing gauche levé droit dans les airs, tous reprennent un symbole fort de la lutte des personnes noires pour les droits civiques. Naviguant avec adresse entre la pop et le politique, toute la démarche de Sarahmée, pour moi, tient dans cette dialectique: faire de la musique qui fait danser, mais qui n’en est pas moins profonde, porteuse de messages sociaux. Sa pratique est difficile à réduire à un courant. Au contraire, Sarahmée recherche l’hybridité, les chemins de traverse, les superpositions.

Nous nous remettons tout juste de ces manifestations contre la brutalité policière envers les populations minorisées, et nous nous rencontrons en pleine vague de dénonciations des abus sexuels. C’est dur. Un tsunami. Les têtes tombent une par une, des artistes sont renvoyés de leur label, des maisons de disques présentent des excuses. Si constater cette prédation dans son milieu est pénible, peut-être est-il légitime d’espérer que «de l’ordre naîtra le chaos», dit-elle. Or, dans cette tempête, les circonstances de notre rencontre sont pourtant heureuses: c’est une grande année pour Sarahmée. Voilà une victoire en soi.

Sarahmée est une femme noire queer dans le milieu du rap. Les stigmates, les refus, les «non, tu vas jamais passer à la radio commerciale», les «tu devrais t’habiller de manière plus révélatrice», elle les a tous entendus tant et tant qu’ils sont devenus des refrains qui, s’ils l’ont parfois découragée, ont fini par lui donner un élan. «Les gens pensent que parce que je suis une fille, mon show va être moins bon, mon contenu va être moins bon... C’est ça qui vient avec la connotation rap féminin. Ça m’agace énormément.» Malgré cet agacement, légitime, rien chez Sarahmée ne laisse entrevoir une frustration. «J’ai fait de la limonade avec de l’amertume», chante-t-elle dans «Le cercle se rétrécit». Pas qu’elle ne pourrait pas l’être, amère. Mais chez elle, l’obstination, la faculté à dénoncer les injustices sont traversées par un optimisme, par une foi en la musique et en les gens. Voire par une certaine lumière.

Il en a fallu du temps, des jobs alimentaires, de la persévérance pour que Sarahmée en arrive là où elle est, à 33 ans. Quand je lui demande pourquoi elle n’a pas lâché, tout laissé tomber, elle déclare, un peu sérieuse, que c’est sans doute parce qu’elle est née avec la tête particulièrement dure. Il y a un peu plus de 10 ans maintenant qu’elle évolue dans le milieu de la musique. Son premier album, qu’elle a lancé en duo avec la chanteuse Yas, est paru en 2009. En 2015, son premier en solo, Légitime, est sorti, puis, en 2019, ç’a été le tour d’Irréversible. «Maintenant, quand on m’appelle, j’ai l’impression que c’est vraiment moi qu’on veut, pas juste une fille sur un line-up.» Depuis quelque temps, en effet, les projets, les collaborations, les apparitions médiatiques se sont succédé. Elle a été, par exemple, avec son frère Karim Ouellet, la coporte- parole des Francouvertes. Avec le duo d’humoristes Aba & Preach, elle a été reçue à l’émission Tout le monde en parle, cette fois comme co-porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs. Elle est une des égéries de Sephora. On se souvient également du numéro d’ouverture de l’ADISQ dans lequel elle a chanté avec un aplomb incisif, en duo avec Souldia, la chanson «Fuego» sur une balustrade, les pieds presque dans le vide.

Pour Irréversible, qu’elle a enregistré toute seule en studio, apprenant à manier des logiciels d’enregistrement, elle a eu envie de trouver son identité musicale, sa signature. Cela allait aussi en refusant d’obéir à ce qu’on attendait d’elle: «On m’a dit d’essayer d’être plus sexy dans des pitchs de clips. J’ai dû me tenir. À un moment donné, j’ai arrêté d’écouter. Quand tu es une femme, on dirait que les gens pensent tout de suite qu’ils peuvent te façonner comme ça leur plaît. Le gars dont le t-shirt est sale et qui rappe, pourtant, personne ne va lui dire quoi faire.» 

On est ensemble

On est très loin du t-shirt sale chez Sarahmée, toujours impeccablement vêtue, arborant souvent des looks androgynes. Elle joue avec son style, avec les codes. À l’ADISQ, par exemple, elle s’est présentée sur le tapis rouge dans un somptueux boubou jaune. Dans ses clips comme dans ses apparitions publiques, elle porte régulièrement des vêtements en wax, la méthode d’impression traditionnelle de plusieurs pays africains. Ces vêtements, elle les fait faire par son tailleur Abdou, à Dakar, la ville où elle est née. Rares sont les femmes qui, comme elle, se sont présentées sur les tapis rouges québécois en tenue traditionnelle africaine: elle est peut-être bien la première. Ce pont entre le Québec et l’Afrique, elle l’incarne entièrement et avec fierté. 

Née au Sénégal, elle est adoptée par un couple de Québécois diplomates. Elle passe une partie de son enfance entre la ville de Québec, la Tunisie et le Rwanda. Elle retourne à Dakar lorsque son père y obtient un nouveau contrat. Elle y vit, dit-elle, les meilleures années de sa vie, à jouir d’une grande liberté, à faire des balades avec des amis qui venaient d’un peu partout, à manger des poissons grillés sur la plage. Elle y écoute beaucoup de musique, du rap français, IAM, NTM, mais aussi énormément de musique africaine. «Y a pas de streaming en Afrique, mais la musique africaine, c’est énorme», dit-elle en regrettant qu’on y ait si peu accès en Amérique du Nord. Ses liens avec le Sénégal sont forts, vitaux. Elle collabore avec des artistes africains, comme le chanteur Nix, dans sa chanson «Alléluia». Elle retourne aussi en Afrique régulièrement. Elle y a tourné le magnifique clip de sa chanson «Bun Dem», traversé de couleurs pourpre et doré, signé par une cinéaste femme, Caraz. On y montre une Afrique lumineuse et complexe, loin des clichés misérabilistes. Une Afrique portée par des femmes fortes.

«On est ensemble» est le titre d’une des chansons d’Irréversible; c’est aussi une expression commune dans plusieurs pays d’Afrique, au Togo, au Sénégal et au Congo. Ce sont des mots qui marquent un attachement, une amitié, mais aussi le fait qu’on partage la peine de l’autre. Au lieu de dire «adieu», on préfère dire «on est ensemble», pour souligner que même dans l’absence, on reste groupé, fidèle à son lien d’attachement. Ces mots, elle se souvient de les avoir prononcés, il y a quelques jours à peine, à la fin d’une conversation téléphonique avec son grand ami Babou qui habite à Dakar. La fidélité de Sarahmée touche par ailleurs à beaucoup de lieux de son travail. Depuis 2003, elle collabore avec Tom Lapointe, ingénieur de son. Elle est aussi fidèle à ses deux danseuses, Angie, alias Citron rose, et Lily Hilaire, qui l’accompagnent dans tous ses spectacles. Elle raconte que l’an dernier, «le cachet, ce n’était pas important» et qu’elle a donné des spectacles dans de grandes comme de petites salles, en région, dans des milieux communautaires. Après ces spectacles, des jeunes filles lui écrivaient. Quelque chose de son féminisme s’est fondé là, et elle dit que si elle ne devait défendre qu’une cause, ce serait celle-là: celle des femmes.

Son féminisme, elle l’enrichit et le peaufine par des lectures et des discussions entre amies. Elle y réfléchit: «On parle souvent du boy’s club, mais je trouve qu’on a de la difficulté à se tenir entre femmes. Et là, en ce moment, on voit un élan de solidarité, parce qu’il se passe des choses très graves. Mais ça n’a pas toujours été comme ça. On doit se regarder le nombril et se dire que oui, ce serait plus efficace si l’on se tenait.» L’entrevue s’arrête, elle se lève et ajoute qu’elle va rejoindre d’autres femmes musiciennes dans un parc. Des femmes qui se connaissent de nom, mais qui, dans la plupart des cas, ne se sont jamais rencontrées. Elles vont parler de ce qui se passe, de l’hécatombe dans le milieu de la musique. Des abuseurs qui se font dénoncer. Elles vont se tenir.

Elles vont être ensemble.

 

Sarahmée et Mike Clay se joignent à la nouvelle version de « Et c’est pas fini » pour Star Académie

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 20 août 2020

Alors que Mike Clay célébrait cette semaine sa première position à la radio, le chanteur de Clay and Friends s’est joint à Sarahmée et une foulée d’artistes, comme Roxanne Bruneau, Jérôme 50, Émile Bilodeau, Eli Rose, Alicia Moffet et Luis Clavis, pour interpréter une nouvelle version d’Et c’est pas fini.

Cette brochette d’artistes sert de promotion à la populaire émission qui reprendra en 2021.

En somme, Sarahmée amène une touche hip-hop aux côtés de certains visages déjà connus du hip-hop. Pour rappel, Alicia Moffet et Eli Rose ont respectivement travaillé avec FouKi et Souldia. Qui plus est, la chanson est notamment produite par le producer Étienne Dupuis-Cloutier, membre du duo SOMMM qui a lancé un album aux côtés de LaF, FouKi, Ruffsound, Clay and Friends et Maky Lavender.

Les auditions de Star Académie se dérouleront dès le 25 septembre prochain un peu partout au Québec.

 

LA CHANSON «ET C’EST PAS FINI» DE STAR ACADÉMIE REPRISE PAR SARAHMÉE ET UNE FOULE D’ARTISTES

Sandrine Vincent, Clin d'oeil, 20 août 2020

Star Académie a sans aucun doute marqué le Québec lors de son entrée sur les ondes de TVA en 2003 et sa chanson thème accrocheuse, écrite par Stéphane Venne, a beaucoup contribué à ce succès foudroyant.

Les paroles simples et positives accompagnées de la petite chorégraphie est devenu un classique des karaoké, mais désormais, nous allons pouvoir chanter aux sons de la version revampée en 2020, mettant en vedette nulle autre que notre covergirl, Sarahmée! Accompagnée d’Alicia Moffet et une foule d’autres artistes, on se replonge dans les airs catchy de cette chanson qui nous a tous fait danser dans nos salons au début des années 2000.

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Dans cette nouvelle version, les voix d'Émile Bilodeau, de Roxane Bruneau, de Luis Clavis (Misteur Valaire), de Jérôme 50, d'Alicia Moffet, d'Eli Rose, de Mike Clay (Clay and Friends) et de Sarahmée s'entremêlent. 

Star Académie revient dans nos écrans en 2021 et est à la recherche de candidat pour participer à sa nouvelle version revampée. Les chanteuses et chanteurs amateurs et même aguerris sont invités à participer aux auditions. Elles se déroulent : 

À Montréal : 25-26-27 septembre 

À Rimouski : 3 octobre 

À Moncton : 5 octobre, 

À Québec : 9, 10 et 11 octobre 

Au Saguenay : 17 octobre 

À Sherbrooke : 24 octobre 

À Gatineau : 31 octobre  

 

Alicia Moffet, Roxane Bruneau, Sarahmée et plein de vedettes reprennent la chanson légendaire de Star Académie

Sandrine Vincent, Billie, 20 août 2020

La première édition de l’émission Star Académie a eu 2003 et plusieurs se sont attachés à la chanson reprise par les candidats à l’époque : «Et c’est pas fini»!

Vous avez certainement entendu cette chanson jouée à la radio, mais le classique de n’avait pas été réinterprété... jusqu’à aujourd’hui! Et c’est plein de stars qu’on aime, incluant Alicia Moffet, Roxane Bruneau et Sarahmée qui prêtent leur voix à ce remix qui risque de marquer l’imaginaire, autant que le premier. 

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Dans cette nouvelle version, les voix d'Émile Bilodeau, de Roxane Bruneau, de Luis Clavis (Misteur Valaire), de Jérôme 50, d'Alicia Moffet, d'Eli Rose, de Mike Clay (Clay and Friends) et de Sarahmée s'entremêlent. 

Star Académie revient dans nos écrans en 2021 et est à la recherche de candidat pour participer à sa nouvelle version revampée. Les chanteuses et chanteurs amateurs et même aguerris sont invités à participer aux auditions. Elles se déroulent : 

À Montréal : 25-26-27 septembre 

À Rimouski : 3 octobre 

À Moncton : 5 octobre, 

À Québec : 9, 10 et 11 octobre 

Au Saguenay : 17 octobre 

À Sherbrooke : 24 octobre 

À Gatineau : 31 octobre  

 

Alicia Moffet, Roxane Bruneau, Luis Clavis et plusieurs autres chantent la chanson thème de Star Académie! [VIDÉO]

Nightlife.ca, 20 août 2020

Alors que nous attendons impatiemment l’édition 2021 du concours musical Star Académie — saison qui avait été annoncée en août 2019 après plusieurs années d’absence de l’émission — depuis maintenant 1 an, nous avons aujourd’hui droit aux premiers balbutiements de cette toute nouvelle saison.

Ce sont 8 artistes « qui représentent la nouvelle génération de personnalités musicales recherchées pour Star Académie 2021 » qui ont été réunis pour chanter cette nouvelle version de la chanson thème qui avait accompagné l’émission lors de la première saison: Et c’est pas fini.

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Ayant chacun ajouté leur touche personnelle au classique, Et c’est pas fini, nouvelle génération met de l’avant les voix de Sarahmée, d’Alicia Moffet, d’Eli Rose, d’Émile Bilodeau, de Roxane Bruneau, de Luis Clavis, de Jérôme 50, ainsi que de Mike Clay de Clay and Friends.

Cette version a été réécrite par Stéphane Venne, avec quelques modifications ajoutées par Sarahmée et Mike Clay, afin de représenter adéquatement la cohorte d’académiciens de 2021, la « nouvelle génération ».

Quelques différences de jeux de voix et d’accords musicaux se font entendre dans la nouvelle chanson, mais ce qui surprend le plus, est l’ajout d’un segment au style plutôt rap, laissant croire que l’édition 2021 de Star Académie laissera place à de nouveaux genres de talents et une plus grande variété.

D’ailleurs, ceux et celles qui souhaitent tenter leur chance pourront se prêter au jeu très bientôt, alors que les auditions débuteront à Montréal le 25, 26, 27 septembre, à Rimouski le 3 octobre, à Moncton le 5 octobre, à Québec les 9, 10, 11 octobre, au Saguenay le 17 octobre et à Sherbrooke le 24 octobre, avant de finalement s’arrêter à Gatineau le 31 octobre.

De plus, il est à noter que les auditions se feront sur rendez-vous seulement, afin de respecter les mesures de distanciations sociales. Vous pourrez donc réserver votre place en vous inscrivant en ligne pour obtenir une date et une heure de convocation dans la ville de votre choix.

Bonne chance à tous et à toutes!

 

Roxane Bruneau, Sarahmée, Émile Bilodeau et plusieurs autres lancent une nouvelle version d'«Et c'est pas fini» de Star Académie

Marie-Claude Doyle, 7 jours, 20 août 2020

En attendant impatiemment le retour de Star Académie, l'émission a voulu offrire un petit cadeau aux téléspectateurs: une version complètement réarrangée, version 2020, de la chanson-thème de l'édition 2003, Et c'est pas fini.

«On voulait faire un clin d’œil au passé, mais en étant très actuels parce que je pense que ça va être pas mal ça, la prochaine saison de Star Académie. On a décidé de prendre l’hymne que tout le monde a en tête et qui symbolise vraiment l’émission. On l’a fait interpréter par huit chanteurs qui ont l’âge des candidats qu’on veut avoir en audition, donc de 16 à 30 ans», explique Jean-Philippe Dion, producteur de l’émission.

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On pourra donc entendre Émile Bilodeau, Roxane Bruneau, Luis Clavis (Misteur Valaire), Jérôme 50, Alicia Moffet, Eli Rose, Mike Clay (Clay and Friends) et Sarahmée reprendre ce succès, dans des arrangements électro-pop signés Étienne Dupuis-Cloutier et Alex McMahon. Ce dernier sera d’ailleurs le directeur musical de l’émission.

«Il y a peut-être des gens dans le public de l’émission qui ne connaissent pas certains artistes qui chantent la chanson, mais Star Académie est une vitrine pour la chanson québécoise. Tant mieux si des gens découvrent des artistes à travers ça!»

La pièce est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement et d’écoute en ligne.

BIENTÔT LES AUDITIONS

De plus, le 25 septembre marquera le début des auditions à Montréal, qui se poursuivront les 26 et 27 septembre dans la métropole. Elles se tiendront également dans les villes de Rimouski (3 octobre), Moncton (5 octobre), Québec (9, 10 et 11 octobre), Saguenay (17 octobre), Sherbrooke (24 octobre) et Gatineau (31 octobre), sur rendez-vous seulement, pour respecter les mesures sanitaires. Tous les détails pour s’inscrire sont sur le site. 

 

Le Magazine VÉRO dit «Non au racisme» avec Sarahmée

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 18 août 2020

Depuis plusieurs années, Sarahmée multiplie les contrats de mannequinat et les couverture des magazines. De Elle Québec jusqu’à Clin d’Oeil, voilà maintenant que la rappeuse pose pour le Magazine VÉRO pour un spécial anti-raciste.

Ainsi, Sarahmée est l’une des têtes d’affiche parmi 11 « femmes d'influence » qui font l’objet d’un portrait dans le numéro d’automne de Véronique Cloutier à paraître jeudi en kiosque.

Véronique Cloutier explique que si le numéro de la rentrée est généralement un spécial OSER ÊTRE SOI, cela a pris un autre sens cette année avec la « puissance » du mouvement Black lives Matter et la lutte contre le racisme. « Il nous semblait inconcevable que le magazine ne reflète pas cette prise de conscience personnelle et collective envers les injustices que subissent les noirs encore chaque jour, a-t-elle affirmé en dévoilant la page couverture du magazine ce mardi. C’est ainsi qu’elle a choisi de céder sa tribune à « 11 femmes qui s'illustrent dans leurs domaines respectifs et qui militent, chacune à sa façon, contre le racisme ».

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L’animatrice et femme d’affaires a également confirmé qu’une partie des profits de ce numéro reviendront à Librairie Racines qui met de l’avant les histoires, les cultures et les conditions de vies des noirs et des personnes de couleur.

Librairie Racines est désormais situé dans l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie à l’angle des rues Beaubien et Saint-Hubert en plein coeur de la Plaza Saint-Hubert. Depuis sa réouverture le 8 août dernier, la librairie propose une collection hip-hop pour les livrophiles amateurs de rap. Récemment, le rappeur Loud a d’ailleurs aussi donné une somme importante à la librairie.

 

Sous la couverture

Chantal Guy, La Presse, 15 août 2020

Le meurtre de George Floyd, qui a remis plus que jamais le mouvement Black Lives Matter sur le devant de la scène, a eu un impact dans les salles de rédaction des magazines féminins pour lesquels l’édition du mois de septembre est la plus prestigieuse.

Cela a des échos jusqu’au Québec. Clin d’œil a choisi la rappeuse Sarahmée pour la couverture de son plus récent numéro, tandis que le magazine Véro, en kiosque le 20 août, fait sa une avec 11 femmes noires influentes, sous le titre Non au racisme ! : Dominique Fils-Aimé, Mélissa Bédard, notre collègue journaliste Marissa Groguhé, Fabienne Colas, Sarahmée, Régine Laurent, Alicia Kazobinka, Noémi Mercier, Carla Beauvais, Jennifer Abel et Naila Tremblay. Ce sera la première fois depuis la création du magazine qui porte son nom que Véronique Cloutier n’apparaîtra pas en couverture.

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Les magazines féminins au diapason de Black Lives Matter

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Prise de conscience ? Air du temps ? Opportunisme ? C’est une couverture qui suscitera toutes sortes de réactions, positives et négatives, et Véronique Cloutier en est bien consciente. « Quand sont mises de l’avant les injustices que subissent les Noirs, comme bien des gens, je sympathise, j’ai de la compassion, je suis outrée, mais pour moi, ça s’arrêtait là, confie-t-elle. Mais là, je pense qu’on peut dire merci à la pandémie et aux réseaux sociaux, parce que cette fois-ci, j’ai décidé de pousser ma réflexion. Les réseaux sociaux ont parlé tellement fort après le meurtre de George Floyd qu’il faut être bien insensible pour ne pas écouter. »

Ce n’est plus assez de ne pas être raciste, il faut être antiraciste. Je pense que la prise de conscience est vaste, collective, et à l’échelle planétaire. Vraiment, dans ma vie, ça a changé quelque chose. Je veux faire plus et mieux.

Véronique Cloutier

Sophie Banford, directrice générale chez KO Media et KO Éditions, qui héberge le magazine Véro, rappelle que l’entreprise a racheté Elle Québec et Elle Canada l’an dernier, et que l’inclusion et la diversité font partie de l’esprit des magazines : corporelle, sexuelle, générationnelle et culturelle. Le Elle Canada est dirigé par Vanessa Craft, femme noire, et le deuxième numéro sous KO Media, avec Winnie Harlow et Stephan James en couverture, a été un franc succès, dit-elle. Mais elle avoue que la mort de George Floyd a suscité énormément de discussions au sein des équipes québécoises.

Je croyais qu’on était plus loin qu’on l’est vraiment. Je pense qu’il faut continuer ce qu’on a commencé, et que ça passe par l’éducation. En 2020, on entend souvent dire au Québec qu’on n’est pas raciste, mais je regardais les nominations aux prix Gémeaux, et tu vois qu’il y a beaucoup à faire dans certains domaines.

Sophie Banford, directrice générale chez KO Media et KO Éditions

Elle ne croit pas que les magazines québécois sont en retard par rapport au reste du monde, mais ce n’est pas le son de cloche que j’entends de la part de femmes racisées. D’ailleurs, certaines ont refusé de faire la couverture du Véro, par crainte d’être utilisées, ou peut-être juste lasses d’être sollicitées seulement pour ce genre de projet. « C’est une méfiance que je comprends à 100 %, dit Véronique Cloutier. Ce que j’ai compris dans les derniers mois, c’est que la diversité, ce n’est plus assez. Ce n’est plus assez de mettre une personne noire en couverture pour qu’elles soient représentées. Il faut savoir mieux les mettre en lumière, il faut engager des gens à d’autres niveaux, en avoir aussi dans la direction, chez les pigistes… »

Véronique Cloutier a écrit une lettre aux 11 participantes dans laquelle elle s’engage à encore plus diversifier son équipe sur tous les plans. « Tsé, il y a 15 ans, il n’y avait pas de coachs ni de directeurs noirs dans la NFL, juste des joueurs, explique-t-elle. Ils ont obligé la ligue à rencontrer des candidats noirs pour chacun des postes de direction qu’ils affichaient, et 15 ans plus tard, il y en a plein dans les postes de direction. Je me mets à leur place : heille, il faut vraiment vous obliger ? »

« Ce numéro est un premier pas important, poursuit-elle. Parce qu’on n’a pas juste pris des filles pour faire des portraits, on a aussi engagé des maquilleuses et des coiffeuses noires qu’on ne connaissait pas. Elles ont fait une super job, et ma directrice artistique va les rappeler pour d’autres shootings. Ça nous permet de s’ouvrir un peu et de voir qu’il y a plein de talents partout chez les personnes racisées, et on fait de belles découvertes, évidemment. »

Véronique Cloutier considère que c’est un avancement qui doit se faire main dans la main. « Je suis infiniment reconnaissante envers les 11 femmes qui ont dit oui. Si aucune femme noire ne veut faire mon cover, je n’avance pas, malgré toutes les bonnes intentions du monde. Je suis très émue et fébrile de lancer ce numéro-là, je le fais avec toute l’humilité du monde, ce n’est pas pour me faire dire bravo. Dans mes réflexions des derniers mois, j’ai bien intégré le concept de privilège blanc. Je comprends que c’est à moi d’utiliser ma voix pour donner un tremplin aux autres. Elles n’ont pas besoin de moi pour parler, rayonner et s’accomplir, mais elles ont peut-être besoin de moi pour le faire savoir. »

Et elle espère bien sûr que le numéro aura du succès, bien qu’elle sache pertinemment que son lectorat est principalement blanc. « Je le dis en toute modestie, j’espère que ça va ouvrir les yeux de certaines personnes. Si ça ne marche pas bien, ça va être un peu triste comme constat. Mais j’ai confiance en mes lectrices, et puis l’autre affaire, c’est que ce serait le fun que ça amène de nouvelles lectrices qui n’achètent pas spontanément le Véro. Que ça attire leur attention pour les bonnes raisons. »

« Montre-moi ton C.A. »

Personne n’est contre la vertu, mais beaucoup de personnes racisées sont échaudées face à des engouements passagers dictés par l’actualité brûlante. Elles craignent avec raison de participer à une ouverture de façade, en plus d’en avoir assez qu’on les appelle uniquement quand ça chauffe sur la question du racisme. La journaliste et animatrice Noémi Mercier, bien sûr flattée d’apparaître aux côtés des 10 autres femmes sur la une du Véro, considère que ce n’est pas un aboutissement, mais le jour 1 de quelque chose. « Je pense que l’industrie des médias est globalement en retard sur ces enjeux, note-t-elle. Les magazines féminins n’ont pas à être tenus à de plus hauts standards que les autres médias, mais il faut reconnaître qu’ils sont plus avancés que d’autres magazines québécois qui ne traitent même pas de ces sujets dans leurs pages. »

En fait, dans un monde idéal, ce genre de couverture ne devrait plus faire l’évènement, selon Vanessa Destiné, recherchiste et chroniqueuse au 15-18, qui a été marquée, lors d’une récente manif de Black Lives Matter, par une pancarte où l’on pouvait lire « Show me your executive board » (« montre-moi ton conseil d’administration »). « Je dirais aussi "montre-moi ta salle de rédaction". Parce que c’est le nœud du problème. Il faut que les équipes soient diversifiées et qu’il y ait une multitude de points de vue. Ce n’est pas normal qu’il n’y ait que des rédactrices blanches pour écrire sur des sujets complexes comme le racisme ou l’intersectionnalité. Cela ne veut pas dire non plus que tous les magazines féminins doivent du jour au lendemain être militants. Je pense qu’au contraire, ce serait merveilleux de donner la chance à des femmes racisées de ne pas être politisées, d’écrire sur les dernières tendances ou sur le maquillage, d’avoir la chance d’être insouciantes elles aussi. »

La rappeuse Sarahmée, sélectionnée au dernier gala de l'ADISQ, apparaît sur la page couverture du Clin d’œil.

Vanessa Destiné a trouvé magnifique la une du Clin d’œil avec Sarahmée, mais elle considère aussi que ça aurait pu être fait avant. « Elle a eu une année de fou en 2019, première nomination à l’ADISQ, elle a lancé son album, c’est une rappeuse noire dans un rap game au Québec qui est dominé par les Blancs. C’étaient plusieurs statements en soi, et on attend Black Lives Matter pour la mettre en une. C’est difficile à dire, parce que je sais que du côté des salles de rédaction, c’est “damned if you do, damned if you don’t”. Le call out va venir de toute façon. Parce que Black Lives Matter, c’est depuis 2014, et les discussions sur la diversité au Québec ont été amorcées à peu près dans cette période-là. Je ne comprends pas qu’on soit devant le fait accompli de cette mobilisation planétaire et qu’on se dise qu’il faut prendre le train. Le train est déjà passé ! »

Il faut aussi comprendre, dit-elle, que la diversité est beaucoup plus complexe que le rapport noir-blanc et que d’autres communautés sont marginalisées. « Dans la conversation au Québec sur la diversité, la solution d’à peu près tout le monde est juste de mettre un Noir quelque part. Il faut élargir la discussion pour que les Noirs n’incarnent pas cette diversité, parce qu’on n’en a pas le monopole. »

L’écrivaine Chloé Savoie-Bernard est celle qui a signé le portrait de Sarahmée dans Clin d’œil. Elle me raconte qu’à l’apogée de Black Lives Matter, sa boîte privée d’Instagram a été envahie de personnes dont elle était de toute évidence la seule connaissance noire, et qui lui demandaient son opinion. « C’est lourd émotionnellement de recevoir ça », souligne-t-elle.

Elle se rappelle aussi avoir délaissé ces magazines quand elle était plus jeune, à force de ne pas voir sa réalité dans leurs pages. « Les cinq coiffures de l’été, je ne pouvais jamais me les faire… Je pense qu’il ne faut pas sous-estimer l’impact d’une couverture avec une personne non seulement noire, mais queer, et qui n’a pas la peau pâle, avec les cheveux rasés ! Je suis ravie d’avoir écrit l’article, mais on veut que ça continue. Ce qui pourra déterminer si c’est opportuniste ou non, c’est l’avenir. Si ça prend encore des années avant qu’une femme racisée fasse la couverture d’un magazine, on pourra dire à rebours que ça l’était. Mais j’ai envie d’avoir cet optimisme-là que les choses vont peut-être changer. »

 

La tour du Stade olympique transformée en scène

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 6 août 2020

MONTRÉAL | Le sommet de la tour du Stade olympique s'est transformé, jeudi, en scène pour la toute première fois depuis sa construction en 1976, alors que l'artiste Miro y a présenté un spectacle filmé par un drone et webdiffusé en direct sur Facebook. 

Malgré les nombreux défis logistiques qu’un tel événement représentait, le chanteur québécois a été en mesure de livrer un spectacle hautement convaincant, sans anicroche. La performance, réglée au quart de tour, a duré un peu plus de 30 minutes. Les artistes Claudia Bouvette, Sarahmée et Franky Fade ont accompagné Miro pour l’occasion.

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Au passage du 24 Heures, à peine une heure avant le début du concert, musiciens et techniciens étaient à pied d’œuvre pour faire de cette performance hors de l’ordinaire un succès. Instruments de musique, filage, système de son, consoles, caméras: tout était minutieusement installé sur le toit de la tour, situé à 165 mètres au-dessus du sol, de façon à assurer la sécurité des musiciens et la qualité audio et vidéo de l’événement.

Le spectacle n’a pas été amplifié pour les passants qui déambulaient autour du stade, mais a plutôt été diffusé en direct via de nombreuses pages Facebook, dont celles de l’artiste, de QUB musique et des Francos de Montréal. Il demeure possible de l’écouter en différé sur ces mêmes pages, notamment sur facebook.com/mirobelzilofficiel.

Quatre caméras ainsi qu’un drone assuraient des prises de vue à couper le souffle tout au long de la performance, accompagnant les rythmes dansants et accrocheurs de l’artiste: un sans-faute, tant sur le plan de l’audio que du visuel.

«Pour la première fois sur le top de la tour du stade olympique!» a lancé avec enthousiasme l’artiste, originaire de Granby, à peine quelques minutes après avoir commencé son spectacle.

Et malgré tout, on le sentait parfaitement à l’aise, confiant, alors qu’il présentait quelques-unes des pièces de son plus récent album intitulé En retard sur ma vie.

À la toute fin du concert, c’est plus de 20 000 personnes qui avaient regardé la vidéo sur l’une ou l’autre des pages Facebook qui la diffusaient. 

Revanche

Comme il s’agissait d’une performance musicale encore jamais réalisée auparavant, plusieurs facteurs restaient incertains, difficiles à contrôler, et auraient pu causer des problèmes le soir même de l’événement.

La météo a notamment forcé le report du spectacle, prévu initialement mardi soir, et la connexion internet représentait une source d’inquiétude pour les musiciens, la diffusion en direct reposant entièrement sur sa fiabilité. Des câbles ont ainsi été acheminés sur le toit pour l’occasion depuis les bureaux situés dans la tour.

«Je suis très confiant, indiquait avec aplomb Miro, à peine une heure avant le début de sa performance. Je me sens fébrile, je me sens très excité, surtout du fait qu’on n’a pas fait de show depuis tellement longtemps, on a été en flottement depuis tellement longtemps, à ne pas savoir ce qui allait se passer. Là, le fait de pouvoir concrétiser ça en ce moment sur le stade, c’est comme une revanche.»

En somme, un pari réussi pour l’artiste et une revanche livrée avec aplomb.

 

La rappeuse Sarahmée est éblouissante sur la couverture du Clin d'oeil!

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 5 août 2020

La pandémie n'aura pas empêché le magazine Clin d'oeil de se surpasser en matière d'inspiration pour ses couvertures. En effet, depuis le printemps dernier, on a eu droit à de véritables coups de génie, notamment avec l'édition de Marilou, qui s'est elle-même prise en photo pour l'occasion, mais aussi celle de Catherine Brunet, prise en photo par son grand ami Xavier Dolan. On avait donc bien hâte de découvrir la vedette qui figurerait à la une du mois de septembre, et on est loin d'être déçus.

C'est nulle autre que Sarahmée qui pose fièrement pour le magazine et on a qu'un seul mot à dire : éblouissante! La rappeuse dégage une réelle force tranquille dans ce portrait signé par le duo Leda & St.Jacques.

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L'artiste, qui a récemment lancé le puissant clip Ma peau, était donc d'autant plus heureuse de dévoiler le résultat à ses abonnés ce mardi. Elle a d'ailleurs admis que c'était un rêve devenu réalité.

« J’ai déjà visualisé être en couverture d’un magazine quand j’étais jeune, mais ce cover est bien plus qu’un rêve. Je n’ai même pas de mots pour exprimer ma reconnaissance et ma fierté. »

Sarahmée s'est ensuite empressée de remercier l'équipe du magazine : « Édito par Chloé Savoie-Bernard. Merci à Leda & St-Jacques pour ce shoot mémorable, Julie, Elsa et toute l’équipe du magazine Clin d'oeil. »

De son côté, le magazine Clin d'oeil partageait la même fierté que la rappeuse en dévoilant la nouvelle édition à venir.

« Nous sommes extrêmement fiers d'avoir la majestueuse Sarahmée en couverture de notre numéro de septembre! », peut-on lire en légende d'une vidéo des coulisses de la séance photo.

Le naturel désarmant de Sarahmée vous charmera, c'est certain!

En kiosque le 6 août!

 

MENTION

Le 15-18, ICI Radio Canada, 5 août 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Miro, Claudia Bouvette et Sarahmée au sommet de la tour du stade ce jeudi

Luc Weil-Brenner, IHeart Radio, 4 août 2020

En raison de la météo plus qu’incertaine, Miro a décidé de reporter le spectacle qu’il comptait présenter au sommet de la tour du stade olympique de Montréal ce mardi 4 août. Mais l’attente ne sera pas bien longue pour les fans puisque ce concert n'est remis que deux jours plus tard, soit ce jeudi 6 août!

Mettant également en vedette Claudia Bouvette, Sarahmée et le rappeur Franky Fade du groupe O.G.B., ce spectacle sera diffusé en direct sur la page Facebook de Miro dès 19 h. Filmé par de nombreuses caméras (et même par des drones!), cet événement constituera une grande première pour la tour du stade qui n’a jamais accueilli de concert depuis son inauguration.

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Musicien, chanteur et comédien, Miro Belzil a lancé le 27 septembre dernier son premier album solo intitulé En retard sur ma vie. De son côté, la populaire comédienne Claudia Bouvette a dévoilé l’an dernier son tout premier EP baptisé Cool It, en plus d’être élue ce mois-ci Future star iHeartRadio! Fin mai, le duo nous avait par ailleurs offert une relecture des plus rafraîchissantes de la célèbre chanson I Lost My Baby de Jean Leloup.

La rappeuse québécoise Sarahmée a quant à elle présenté en juin le vidéoclip de sa chanson Ma peau, plus récent extrait de son album Irréversible, acclamé par la critique et le public.

 

ENTREVUE

Sucré Salé, TVA, 31 juillet 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Les artistes de la scène hip-hop sensibilisent les jeunes à la COVID-19

Grenier, 30 juillet 2020

Destinée aux adolescents et aux jeunes adultes, la campagne de prévention contre la COVID-19 du Gouvernement du Québec a été réalisée en collaboration avec Cossette, Colossale et Cult Nation.

Quoiqu’ils soient peu à risque de développer des symptômes sévères de la COVID-19, les jeunes demeurent un vecteur important de contagion dans la province. Le Gouvernement du Québec a donc fait appel à Loud, Naya Ali, Sarahmée et Zach Zoya, des artistes bien connus de la scène rap et hip-hop québécoise, pour renforcer l’importance des consignes sanitaires comme le port du masque et le respect de la distanciation physique.

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Chacun des artistes tient la vedette dans l'une des quatre publicités phares de la campagne, qui ne ressemble en rien aux messages gouvernementaux traditionnels. Avec une facture moins publicitaire et une tonalité positive inspirée des plateformes mobilisatrices qu'on retrouve dans l'univers du sport de performance, la campagne insuffle une touche de poésie dans un sujet très sérieux tout en faisant appel à l'intelligence des jeunes.

Pour que les contenus soient authentiques, les artistes se sont vu accorder la liberté de réécrire et d'interpréter les messages comme ils le souhaitaient, en optant tantôt pour un rap, une narration hors champ ou du spoken word. Ils ont pris le projet à coeur en parlant de leurs convictions et en lançant un message fort à la population. 

La campagne comprend des vidéos de 30 et 60 secondes, des messages radio de 30 secondes, de l'affichage ainsi que des bannières. Elle se déploie à la radio et à la télévision, sur Spotify, sur les réseaux sociaux et sur le web.

 

Eman et Sarahmée sont des "Diamants"

Générations, 29 juillet 2020

Découvrez le nouveau clip "Diamants" d'Eman featuring Sarahmée !

Eman dévoile un nouvel extrait de son album "1036" avec le clip "Diamants". Une véritable bombe, en featuring avec la talentueuse Sarahmée ! Le temps d'un clip, les deux artistes s'allient et proposent un morceau dans lequel l'authenticité est de mise. Ensemble, ils dressent un bilan cinglant des tendances et de ceux qui, voulant réussir à tout prix, oublient parfois qui ils sont. Le clip "Diamants" est littéralement dans le "moov", puisque Eman nous fait prendre la route avec lui, dans la fourmilière urbaine québécoise. Sur un panorama d'images mouvantes et psychés, le lyriciste et Sarahmée déversent des punchlines acides à l'énergie bouillonnante. 

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Vous ne savez pas encore qui est Eman ? Alors découvrez-le ! Eman débute sa carrière au sein du célèbre duo Accrophone et se fait rapidement une place sur la scène rap grâce à son flow particulier, à la fois stoned et coloré. Il rejoint ensuite le groupe Alaclair Ensemble dont on ne compte désormais plus les nominations et récompenses musicales. En 2019, Eman se lance finalement en solo avec l'EP "Maison" et remporte la catégorie "EP Rap/Hip-Hop de l'année" aux GAMIQ 2019. Il y a peu, Eman a sorti son nouvel album, intitulé "1036". Un album rap aux influences plurielles et aux flows parfaitement calibrés dont est extrait son nouveau titre "Diamants". Avec "1036", Eman confirme sa position de pilier du rap québécois. 

Le nouveau clip "Diamants" d'Eman ft. Sarahmée est disponible et à regarder sans plus attendre, ici ! 

 

Mélissa Désormeaux-Poulin et Sarahmée à Sucré Salé cette semaine

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 27 juillet 2020

La semaine dernière à Sucré Salé, c'est l'entrevue avec Anthony Kavanagh qui est venue nous chercher, alors que l'humoriste donnait son opinion sur le mouvement Black Lives Matter. La nouvelle semaine qui commence risque de regorger d'entrevues tout aussi intéressantes.

Lundi commencera en effet en force avec Mélissa Désormeaux-Poulin, qui a récemment invité la population à aider les enfants victimes de violences sexuelles. La comédienne discutera avec l'animateur Patrice Bélanger de leur passion commune de la téléréalité Si on s'aimait, mais également sur la série à succès Épidémie. Marie-Josée Gauvin se rendra sur une plage à Magog rencontrer les deux grands amis Vincent Vallières et Patrice Michaud qui lui offrent un concert privé.

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Le mardi sera synonyme de hockey, alors que Patrice Bélanger célébrera le retour du hockey à TVA Sports avec deux fans, Jean-Thomas Jobin et David Savard, ainsi qu’avec le descripteur des matchs, Félix Séguin. Francisco Randez se rendra chez Michel Bergeron pour parler du début des séries éliminatoires de la LNH qui seront diffusées ce lundi sur les ondes de TVA Sports et en simultané à TVA.

Le nombril de la semaine sera réservé au couple de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin qui a dû remettre son mariage à l’an prochain. Qu'à cela ne tienne, Patrice Bélanger a décidé de leur offrir une pratique avant le grand Jour.

L'animateur assistera jeudi à une répétition de l’Orchestre Métropolitain en compagnie du maestro Yannick Nézet-Séguin. Marie-Christine Proulx rencontrera le comédien, auteur et metteur en scène Mani Soleymanlou.

La semaine se terminera en beauté avec la rappeuse Sarahmée. Patrice Bélanger s'entretiendra également avec la chanteuse de renommée internationale derrière le hit Dance Monkey, Tones and I. Eve Côté rencontrera la reine de l’entraînement Josée Lavigueur autour d’une poutine, tandis que Varda Etienne aura la chance de prendre des nouvelles de l'acteur Jay Baruchel.

Sucré Salé est diffusée sur les ondes de TVA du lundi au vendredi, dès 18h30.

 

COVID-19: Loud et Sarahmée en vedette d'une campagne gouvernementale

Aurélie Bolduc, Hollywood PQ, 26 juillet 2020

Vendredi soir, le Gouvernement du Québec a lancé en grande pompe sa toute première vidéo de la campagne Tous contre un, visant à inciter le port du masque dans les lieux fermés de la province afin de contrer la propagation de la COVID-19.

En vue d'encourager la population à enfiler son masque ou son couvre-visage lorsqu'elle va à la rencontre d'autres gens dans des endroits clos ainsi qu'à respecter les deux mètres de distanciation physique, le gouvernement provincial a fait appel à Loud, Sarahmée, Naya Ali (qui s'est récemment prêtée au jeu des 13 questions!) et Zach Zoya pour une campagne de sensibilisation.

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« Pour moi, porter le masque, ce n'est pas une atteinte à ma liberté, c'est un symbole de compassion. C'est un symbole d'humanité. On a dû faire un pas en arrière pour mieux reprendre notre élan. On a dû savoir se réunir malgré la distance. Ce n'est pas une question de suivre l'exemple, mais de le donner; de protéger les gens à risque avant tout. Porter le masque, ce n'est pas une atteinte à ma liberté, c'est un mal nécessaire pour mieux la retrouver. C'est en le portant fièrement que l'on montre notre vrai visage. Un visage de respect, un visage de solidarité, un visage de changement. Tous contre un. Tous contre la COVID-19 », souligne Loud dans la toute première vidéo promotionnelle dévoilée ce week-end.

On ne pourrait mieux dire! On a sincèrement hâte d'écouter les capsules mettant en vedette Sarahmée, Naya Ali et Zach Zoya.

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, TVA, 5 juillet 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

«On a un gros devoir de société à faire»

Bruno Lapointe, Journal de Québec, 4 juillet 2020

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Sarahmée a toujours été victime de racisme. Et trop souvent, elle s’est tue. Mais aujourd’hui, la chanteuse en a assez. « Je ne laisse plus rien passer. Il faut se tenir debout », déclare-t-elle.

Sarahmée n’a pas peur des mots. Quiconque a porté une oreille à son dernier album, Irréversible, le sait très bien. Et c’est exactement la même chose en entrevue, où la chanteuse s’exprime avec conviction, sans détour. 

Surtout quand la conversation aborde un sujet chaud tel le racisme. 

« Les gens ont tendance à ne pas vouloir faire de vagues. Mais il faut parler. Il faut dénoncer, autant quand on est victime de discrimination que lorsqu’on en est témoin. Là-dessus, on a un gros devoir de société à faire. Le racisme existe, et il est le problème de tout le monde, pas simplement des Noirs, des Autochtones, des Asiatiques ou autres. Je sens qu’il y a un changement en ce moment. Il y a des discussions importantes qui se tiennent et les gens sont à l’écoute », avance-t-elle en entretien au Journal. 

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En effet. Depuis le meurtre de l’Américain George Floyd en mai dernier, les carrés noirs, mots-clics #BlackLivesMatter, #BLM et autres initiatives virales fusent de toutes parts, provocant un raz-de-marée sur les réseaux sociaux. Dans les dernières semaines, quiconque se sentant interpellé par la cause y est allé de sa propre initiative, désireux de joindre sa voix à ce mouvement planétaire. 

Approche positive

Sarahmée en fait partie. Et c’est par le truchement de sa chanson Ma peau qu’elle lève le poing, comme en fait foi le vidéoclip, lancé il y a quelques jours. Mais l’approche est toutefois différente : la rappeuse tenait à mettre de l’avant un message positif, prônant ici l’acceptation de soi et la valorisation de la différence. 

Bref, des images contrastantes quand on les compare aux clichés choquants du décès de George Floyd, relayés à outrance. 

« C’est très traumatisant de voir ces images d’horreur jour après jour. Alors dans un sens, Ma peau était un geste égoïste ; j’avais envie de tourner des images positives et rassembleuses, des images qui me feraient du bien à moi. Et là, de voir qu’elles trouvent écho chez plusieurs autres personnes, alors ça me fait encore plus de bien », confie-t-elle. 

Ces images feront-elles une différence ? Peut-être bien. Sarahmée ne peut que l’espérer. Mais elle s’attend à ce que le public collabore, tant en s’éduquant qu’en sachant déceler les microagressions qui restent souvent inaperçues, vues à tort comme des gestes anodins. 

Un exemple ? L’emploi du mot « mulâtre », terme péjoratif à proscrire et à remplacer par « métis ». Un autre ? Ce droit que certains se donnent de toucher les cheveux crépus des femmes noires, un geste aussi déplacé que surprenant, mais que Sarahmée voit trop souvent. 

« Il faut faire attention. C’est le devoir de chacun de s’éduquer. C’est comme ça qu’on va réussir à faire tomber les stéréotypes et idées préconçues qui sont tellement ancrés qu’on a perdu le réflexe de se questionner à savoir s’ils sont acceptables », explique-t-elle. 

EXTRAITS DE MA PEAU 

« Depuis toujours, j’ai été fière de ma peau Même si plus jeune, je me comparais aux autres On joue les fiers, mais on n’a pas la tête haute Plusieurs qualités, mais c’est notre plus gros défaut »

« Oui ma peau fait de moi ce que je suis Elle ne disparaît pas sous la pluie J’la changerais pour rien au monde quoiqu’on en dise J’la changerais pour rien au monde quoiqu’on en dise »

 

ENTREVUE

Tout un matin, ICI Radio Canada, 1 juillet 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

C'est encore mieux l'après-midi, ICI Radio Canada, 30 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Salut Bonjour, TVA, 26 juin 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Je sors, je reste

Anne-Lovely Étienne, Journal de Montréal, 26 juin 2020

COUP DE CŒUR  

VIDÉOCLIP

Ma peau

Après le grand succès de son album Irréversible, Sarahmée lance cette semaine le vidéoclip de Ma peau le plus récent extrait tiré de cet opus. En plein cœur des débats du mouvement Black Lives Matter, la rappeuse offre une chanson symbolique aux airs reggae qui aborde les thèmes de l’acceptation de soi et de la valorisation de la différence. Se voulant une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau, le vidéoclip réalisé par Alexandre Authier (Rymz, Tizzo) met de l’avant la danse qui exprime, entre autres, les bouleversements sociaux actuels. *Sorti le 25 juin – Disponible sur YouTube

 

REGARDEZ : Sarahmée dévoile le vidéoclip de sa chanson Ma peau

Luc Weil-Brenner, IHeart Radio, 26 juin 2020

Sarahmée a lancé jeudi le vidéoclip du plus récent extrait de son album Irréversible, acclamé par la critique et le public. Plus d’actualité que jamais, Ma peau traite de deux sujets universels : l’acceptation de soi et la valorisation de la différence. Réalisé par Alexandre Authier, le vidéoclip de cette chanson se veut une puissante ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau.

« Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas; un immense sentiment de fierté », a confié par voie de communiqué Sarahmée qui se fait un devoir de s’impliquer dans plusieurs causes qui lui tiennent à cœur.

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Cumulant plus d’un million et demi d’écoutes en continu, l’album Irréversible de Sarahmée a permis à celle-ci de rafler plusieurs nominations au plus récent Gala de l’ADISQ. La jeune rappeuse québécoise est également en lice dans la catégorie « Vidéoclip de l’année » aux Prix JUNO pour le clip de sa chanson Bun Dem. Les récipiendaires seront dévoilés le 29 juin prochain.

Après avoir complété une tournée de 55 spectacles, Sarahmée participera au premier volet du grand spectacle de la fête du Canada qui aura lieu le 1er  juillet, dès 13 h.

 

Un nouveau clip pour Sarahmée

Alexandre Vigneault, La Presse, 25 juin 2020

Sarahmée a lancé jeudi un clip pour sa chanson Ma peau, extrait de son album Irréversible. Le morceau aux airs reggae se veut « une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau ».

Une affirmation identitaire positive qui tombe à point avec les mouvements de protestation survenus à la suite de la mort de George Floyd aux mains de la police, à Minneapolis, au Minnesota, à la fin du mois de mai.

Sarahmée dit du tournage du clip réalisé par Alexandre Ethier qu’il était animé d’une énergie inoubliable et qu’elle a ressenti « un immense sentiment de fierté ».

La chanteuse, citée parmi les « Révélations de l’année » au dernier gala de l’ADISQ, est en lice au gala des Juno pour un autre clip, celui de sa chanson Bun Dem.

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Elle sera par ailleurs du spectacle virtuel de la fête du Canada animée par Pierre-Yves Lord et Serena Ryder présenté, le 1er juillet, de 13 h à 14 h, sur les ondes de Radio-Canada et ses plateformes numériques.

 

Ma peau: Nouveau clip puissant de Sarahmée

Laurie Dupont, ELLE Québec, 25 juin 2020

Voici le vidéoclip qu’on regardera en boucle cet été: Ma peau, de la talentueuse Sarahmée.

Dernier clip à sortir de son album Irréversible, Ma peau de Sarahmée frappe fort, autant pour le propos («Ma peau, elle ne disparaît pas sous la pluie, je la changerais pour rien au monde quoiqu’on en dise»), que pour sa réalisation impeccable d’Alexandre Authier.

Coup de cœur pour la troupe de solides danseuses et de danseurs qui donnent juste envie de se lever de notre chaise… et de danser!

Et voici ce que l’autrice-compositrice-interprète a écrit sous la publication de son vidéoclip:

«Très fière de ce clip symbolique et important. Sur le tournage, il y avait une énergie différente, un grand sentiment de fierté, et j’espère que ce clip vous mettra le sourire. Il clôture également mon album Irréversible, merci pour tout ce love et soutien. Merci à tous les danseurs et danseuses qui m’accompagnent et qui donnent un souffle particulier à ma musique. Le combat continue »

 

MENTION

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 25 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

SARAHMÉE - Ma Peau

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 25 juin 2020

Sarahmée présente le plus récent extrait de son album Irréversible avec Ma Peau. La chanson pop fédératrice est un hymne à la célébration de sa couleur de peau. Avec les récents événements, on comprend que ça prend un peu de positif pour redonner de l’espoir. D’ailleurs, du tournage, Sarahmée a dit : « Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas; un immense sentiment de fierté.» Le clip est une réalisation d’Alexandre Authier qui a fait appel à de nombreux danseurs qui se trémoussent sur les rythmes de reggaeton pop.

 

Le clip à voir : Ma peau de Sarahmée

Geneviève Bouchard, Le Soleil / La Voix de l'Est, 25 juin 2020

«Oui ma peau fait de moi ce que je suis / Elle ne disparaît pas sous la pluie / J’la changerais pour rien au monde quoi qu’on en dise», chante Sarahmée dans sa pièce Ma peau, dont le clip a été dévoilé jeudi.

Pendant que les manifestations pour l’égalité raciale se sont multipliées depuis la mort de George Floyd sous le genou d’un policier blanc et que le mouvement Black Lives Matter a pris de l’ampleur, la chanson et sa vidéo, réalisée par Alex Authier, ne pourraient être plus d’actualité. Une vingtaine de danseurs et de figurants se joignent à Sarahmée à l’écran afin de porter le message.

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«Très fière de ce clip symbolique et important. Sur le tournage, il y avait une énergie différente, un grand sentiment de fierté, et j’espère que ce clip vous mettra le sourire», a fait savoir la rappeuse sur les réseaux sociaux. 

 

SARAHMÉE : «MA PEAU»

Roxane Labonté, Pan 360, 25 juin 2020

Sarahmée a lancé il y a quelques jours le vidéoclip de Ma peau, plus récent extrait de son album Irréversible. L’engouement pour ce dernier (une tournée de 55 spectacles et plus d’un million et demi d’écoutes en continu) témoigne du grand succès de cette personnalité québécoise engagée. 

Ma peau, pièce aux airs reggaeton, parle de l’acceptation de soi et de la valorisation de la différence. Réalisé par Alexandre Authier (Rymz, Tizzo, Eihdz), le clip montre des danseurs qui se déhanchent dans différents sites industriels de Montréal. Voici comment Sarahmée articule sa fierté : « Oui ma peau fait de moi ce que je suis / Elle ne disparaît pas sous la pluie / J’la changerais pour rien au monde qu’on en dise ». Le monde a terriblement besoin de ces propos en ce moment.

 

Je ne changerais ma peau pour rien au monde, rappe Sarahmée dans son nouveau vidéoclip

Simon Tousignant, HHQC, 25 juin 2020

Ce jeudi, Sarahmée a signé son retour avec Ma peau, un nouveau vidéoclip tiré de son album Irréversible qui se veut une célébration de sa couleur de peau ainsi que de ses origines. Dans le communiqué annonçant la sortie du clip, l’artiste annonce également que la chanson entre en rotation sur une cinquantaine de stations de radio, notamment Rouge FM.

Dans le clip réalisé par Alex Authier, la rappeuse offre une performance vibrante sur un fond de danseurs qui viennent imager les propos de Sarahmée. Dans la lignée des nombreuses prises de position d’artistes face aux répercussions du décès de George Floyd (bien que Ma peau date de 2019), la MC aborde les forces et les faiblesses des gens qui partagent sa couleur de peau:

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« On joue les fiers mais on n’a pas la tête haute, plusieurs qualités mais c’est notre plus gros défaut / J’en vois qui renient leurs origines, font des pâles copies des originaux »

Malgré ces propos, Ma peau demeure une réelle éloge de l’identité Noire, alors que Sarahmée reprend certains stéréotypes de façon positive pour illustrer la puissance de sa couleur de peau sur une production tropicale de Tom Lapointe et Diego Montenegro.

Sur Facebook, l’artiste annonce également qu’il s’agit du dernier chapitre de son album Irréversible. Il semble qu’on puisse donc s’attendre à un nouveau projet de Sarahmée dans un avenir rapproché.

 

Sarahmée lance un vidéoclip pour l’extrait Ma peau

Mononews, 25 juin 2020

Après le grand succès de son album Irréversible, Sarahmée lance aujourd’hui le vidéoclip de Ma peau, plus récent extrait de cet opus acclamé tant par la critique que par le public. L’extrait est d’ailleurs en ondes sur près d’une cinquantaine de stations de radio à travers le Québec, incluant le réseau Rouge fm.

D’actualité universelle, la chanson aux airs reggae représente l’acceptation de soi et la valorisation de la différence. Se voulant une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau, le vidéoclip réalisé par Alexandre Authier (Rymz, Tizzo…) est teinté d’extraits de danse qui reflètent, entre autres, les bouleversements sociaux actuels. 

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« Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas ; un immense sentiment de fierté » , indique Sarahmée.

Après une tournée de 55 spectacles et plus d’un million et demi d’écoutes en continu, l’engouement envers cet album est indéniable. Grâce à ce dernier, Sarahmée a raflé plusieurs nominations, dont celle de « Révélation de l’année » au gala de l’ADISQ ainsi que celle de « Music Video of the Year » au gala des prix Juno (dont les récipiendaires seront annoncés le 29 juin prochain) pour son clip Bun Dem. Sarahmée est devenue, en l’espace d’un album, la voix d’une génération, en plus de s’impliquer à titre de porte-parole dans plusieurs causes qui lui tiennent à cœur. 

Celle qui a fait un passage remarqué lors du Bal MAMMOUTH le weekend dernier sera aussi de la fête du Canada « virtuelle » animée par Pierre-Yves Lord et Serena Ryder le 1er juillet prochain.

 

Sarahmée dévoile son nouveau vidéoclip, « Ma peau »

Lounge Urbain.com, 25 juin 2020

Après les événements et manifestations de ses derniers jours, le nouveau vidéoclip de Sarahmée frappe fort!

Dans ce clip réalisé par Alexandre Authier, Sarahméé célèbre sa couleur de peau ainsi que de ses origines. Dans une publication Facebook l’autrire-compositrice-interprète a écrit: « Très fière de ce clip symbolique et important. Sur le tournage, il y avait une énergie différente, un grand sentiment de fierté, et j’espère que ce clip vous mettra le sourire. Il clôture également mon album « Irréversible »; merci pour tout ce love et soutien. »

 

SARAHMÉE – MA PEAU

Sam Beaudoin, Zone Rap, 25 juin 2020

 

Ma peau : Un nouveau clip puissant de fierté pour Sarahmée

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 25 juin 2020

Ce jeudi, Sarahmée dévoilait en grande pompe son tout nouveau vidéoclip Ma peau, pièce aux sonorités reggae tirée de son dernier album Irréversible.

Outre la musique ultra accrocheuse, ce que l'on retient davantage du clip, c'est le message sur l'acceptation de soi et la valorisation de la différence. Tout cela vient justement à point, alors que le monde continue de vibrer suite au tragique événement entourant la mort de George Floyd. Sarahmée elle-même avait pris d'assaut les rues de Montréal comme des milliers d'autres lors de la manifestation du 31 mai pour revendiquer l'arrêt du racisme systémique et la brutalité policière.

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Le clip de la rappeuse est « une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau », car malgré la colère et l'indignation qu'ont amenées les événements des dernières semaines, il y a aussi une fierté à retirer des mouvements qui ont rassemblé tant de personnes issues de cultures différentes, mais qui, plus encore, statue haut et fort la volonté d'être reconnus sans compromis pour qui nous sommes. Et c'est exactement ce qui est mis en lumière dans Ma peau avec tous les danseurs bougeant au même rythme et unis par un même sentiment de solidarité.

« Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas; un immense sentiment de fierté », a d'ailleurs indiqué Sarahmée par voie de communiqué.

Réalisé avec brio par Alexandre Authier, le clip de Ma Peau vous restera assurément en tête, et c'est tant mieux!

Suivant le dévoilement de son clip, Sarahmée a reçu une immense vague d'amour et elle a tenu à remercier tous ceux qui lui ont témoigné leur soutien.

« Je prends un petit moment pour vous remercier de partager le clip et de l'aimer en grand nombre aujourd'hui. Ça nous touche beaucoup. Il clôture l'album Irréversible, et je pense qu'après tout ce qui s'est passé, toutes les choses négatives qu'on a vues, ça fait du bien de voir ce genre d'énergie de la part de la communauté [...]. Donc continuez de le partager au maximum, je pense que ça va donner le sourire à beaucoup de gens », a-t-elle déclaré le temps de deux courtes stories Instagram.

Un succès bien mérité pour une chanson au message des plus importants!

 

Je reste chez nous

Léa Papineau Robichaud, Journal de Montréal, 23 juin 2020

[...]

Web

L’ADISQ fait une scène

Les trois premiers épisodes de cette série qui plonge dans la vie de tournée des artistes sont maintenant disponibles. Le public pourra donc découvrir l’envers du décor des tournées de Sarahmée, Matiu et Lou-Adriane Cassidy. La production des capsules a dû être mise sur pause avec la pandémie, alors les autres épisodes ne sortiront pas prochainement.

 

MENTION

De pop et d'eau fraîche, ICI Radio Canada, 6 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Rapophonie, 5 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Marie-Mai et Sarahmée interprètent Good as Hell et parlent de racisme

Julie Mainville, ICI Radio Canada, 5 juin 2020

Accompagnées par les superbes voix de Lulu Hughes, de Kim Richardson, de Virginie Cummins et de Marie-Christine Depestre, Marie-Mai et Sarahmée ont interprété Good as Hell, de Lizzo, pour l’ouverture de Bonsoir bonsoir!. 

Sarahmée et Marie-Mai chantent Good as Hell

Une collaboration espérée depuis longtemps

Marie-Mai avait envie d’inviter Sarahmée à chanter avec elle, car elle l’admire beaucoup. Les deux artistes avaient le désir de collaborer depuis longtemps, et leur prestation sur le plateau de Jean-Philippe Wauthier confirme la connexion qu'il y a entre elles.

Je ressens chez elle [Sarahmée] le même feu, la même passion [que moi], le même côté brut. En fait, C’EST UNE BRUTE! Marie-Mai

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La chanson de l’acceptation

Pour Sarahmée, la force de cette chanson de Lizzo, Good as Hell, est dans le message : « On est des femmes de toutes sortes de formes, de toutes sortes de couleurs, c’est la chanson de l'acceptation. C'est une chanson qui me donne de la puissance, et qu'une autre femme me donne ce genre d’énergie, moi je tripe! » Marie-Mai : « Parce que la confiance en soi, ça part de soi… C'est facile de dire “j'ai confiance en moi”, mais quand tu es dans le trouble et que tu as de la misère, c'est là que tu dois avoir le plus confiance en toi, et ça part de comment tu te sens par rapport à toi-même. »

Les chanteuses qui prennent la parole

Plusieurs artistes ont parlé récemment des événements entourant la mort de George Floyd aux États-Unis; la chanteuse afro-américaine Lizzo en fait partie. Sarahmée, qui est co-porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs, était à la manifestation de Montréal et elle se sent évidemment elle aussi très perturbée par cette violence inouïe. « Je suis passée par toute une gamme d'émotions : colère, tristesse, incompréhension… »

J’ai de la difficulté à comprendre qu'un être humain puisse faire ça à un autre être humain. Les gens sont tannés, et c’est important que ce soit les bons qui se tiennent tous ensemble. Personne ne veut vivre dans un monde comme ça.

Sarahmée

Dans l’entrevue, elle explique aussi ce que c’est d’être noire au Québec en 2020 : « C’est encore difficile, car il y a encore beaucoup de chemin à faire. » Les microagressions (se faire dire t’es belle, pour une Noire, se faire toucher les cheveux sans consentement…) sont encore très présentes dans la société, et d’après Sarahmée, le changement de mentalité par rapport au racisme commence par l’éducation et l’écoute.

Combattre le racisme

Bonsoir bonsoir! Du lundi au jeudi 21 h sur ICI Radio-Canada Télé

 

Marie-Mai et Sarahmée célèbrent la diversité en reprenant Lizzo à Bonsoir Bonsoir

Marie-Claude Lessard, Éklectik Média, 4 juin 2020

Hier soir, Marie-Mai était l’invitée principale de la dernière émission de la semaine hier soir de Bonsoir Bonsoir, et son passage n’est pas assez inaperçu.  Pour sa première sortie médiatique à l’extérieur depuis le confinement, la chanteuse a débuté la soirée par une performance musicale rassembleuse qui abordait la triste actualité avec originalité.

En compagnie de Lulu Hughes, Marie-Christine Depestre, Virignie Cummins et Kim Richardson en captation vidéo, elle a interprété le succès Good as hell de la chanteuse sud internationale Lizzo . Cette pièce qui prône l’acceptation et la diversité dans toutes ses formes était un choix tout indiqué, autant par son texte que par les prouesses vocales qu’elle exige. Présente au studio,  Sarahmée a rajouté un solo rap à la chanson afin de faire écho à la mort tragique de Georges Floyd qui suscité de vives discussions et réactions sur les médias sociaux concernant le racisme systémique et la brutalité policière. Bien qu’émotif , ce moment était surtout rempli de lumière puisque voir des femmes s’unir ainsi pour embrasser leurs différences donnait espoir et faisait sourire en ces temps sombres.

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Bonsoir Bonsoir, ICI Radio Canada, 4 juin 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Le meilleur du «rap keb» de la dernière décennie

RAPHAËL GENDRON-MARTIN, SANDRA GODIN et CÉDRIC BÉLANGER, Journal de Québec, 16 mai 2020

Longtemps snobé par l’ADISQ et les radios commerciales, le hip-hop a enfin gagné ses lettres de noblesse. Le Journal a mandaté trois de ses journalistes pour dresser une liste de 15 morceaux de rap québécois (le fameux «rap keb») qui sont parmi les meilleurs de ce que les artistes émergents et établis ont fait dans la dernière décennie. Ici, on met de côté les «vieux loups» pour faire place à la nouvelle garde!  

[...]

T’AS PAS CRU, SARAHMÉE  

CB : C’est bien tout ça, mais ça manque de filles. Ça tombe bien, on en a des bonnes au Québec. À commencer par Sarahmée, dont j’adore l’attitude décomplexée et le ton frondeur sur ce rap féministe doté d’une mélodie qui bouge plus que la moyenne dans le «rap keb». Z’êtes prêts pour le «riot», gang? 

[...]

 

ENTREVUE ET PERFORMANCE

L'ARÉNA MTL, 2 mai 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Sarahmée commente sa liste de lecture: «Jouez, jouez du rap»

Cédric Bélanger, Journal de Québec, 2 mai 2020

Recluse comme nous tous, Sarahmée s’ennuie de monter sur scène. «J’ai l’impression que ça ne va pas revenir de sitôt», confie la rappeuse au téléphone. L’occasion est donc belle de répondre présent à l’appel de l’ADISQ de lui élaborer une liste de lecture et ensuite d’en discuter avec Le Journal.  

Bonjour Sarahmée. Dis-moi d’abord, avant qu’on jase de tes choix musicaux, est-ce que le confinement va avoir un impact sur tes futures chansons?  

«Oui et ce n’est pas très positif (rires). J’ai un studio chez moi mais je n’ai pas le goût de faire de la musique. Quand j’écris, je dois être dans un certain mood et l’ambiance ne me donne pas envie d’écrire. Je n’ai pas eu un boost de création.»    

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À défaut d’en faire, écoutes-tu davantage de musique?  

«Ouais. Je découvre. Quand les gens publient des affaires, je vais voir. Je prends le temps de faire des choses qu’habituellement je ne fais pas. Ça me fait du bien. Je découvre de nouveaux artistes, de nouvelles applications et je fais plein de mots croisés, sans arrêt. Hier, j’en ai fait sept pages.»    

Quand nous t’avons choisi pour discuter de ta liste de lecture, on s’est dit qu’on aurait du hip hop. Nous ne nous étions pas trompés.  

«(rires) C’est hip hop et pop. En fait, il y a beaucoup plus de hip hop à cause de l’exigence d’avoir un minimum de franco. Parce qu’en musique francophone, j’écoute beaucoup plus de rap. Pour le reste, j’écoute beaucoup de la pop anglophone. Et moi, quand j’aime des chansons, je les réécoute beaucoup. Les chansons de rap que j’ai choisies sont celles que j’ai beaucoup écoutées depuis le début de l’année.»    

Pourquoi préfères-tu le rap en français?  

«Parce que j’écoute attentivement ce que les rappeurs francophones font, ce qu’ils ont écrit, comment ils l’ont écrit et comment ils l’ont fait. Je réécoute les flows, la technique. Ce sont des choses qui m’intéressent.»    

Dans le rap québécois, tu as choisi des évidences comme Loud mais aussi des noms moins connus, comme MB.  

«MB est moins connu médiatiquement mais il a quand même un gros public. Ce sont des gars qui sont en train d’établir leur structure, leur carte de visite. On commence à voir la signature de 514. Il y a une belle évolution.»    

Je remarque aussi que la totalité de ta liste est constituée de chansons très courtes. Peu de titres vont au-delà des trois minutes.  

«C’est drôle, je n’avais pas noté. C’est peut-être pour cela que je les écoute en boucle, ça finit trop vite. Mais c’est efficace. Une bonne chanson courte donne ce résultat. Tu la recules et tu la réécoutes. Cela dit, ça dépend de ce que j’écoute. Quand c’est du classique, par exemple dans mon auto où j’écoute tout le temps le Requiem de Mozart, ce n’est pas pareil. J’aime le crescendo, la construction des pièces classiques.»    

J’aimerais que tu me parles de Clara Luciani...  

«J’adore.»    

... dont tu as choisi La grenade et son message féministe très fort.  

«J’ai découvert cette femme l’automne dernier et je suis tombée en amour avec tout. J’ai beaucoup écouté son album Sainte-Victoire. Au début, La grenade, je n’avais pas saisi le message. Ce n’est pas tout de suite une évidence. Je trouvais le beat bon et juste avant que le refrain arrive, c’est malade. En la réécoutant, j’ai compris. Il y a un côté old school dans son rock, c’est pop en même temps, son style, j’adore tout. Je suis fan.»    

De la pop de France, tu as aussi mis Angèle.  

«Ce sont des filles qui sont de ma génération. C’est fini la pop aguicheuse pour être aguicheuse. Elles ont un message et elles l’assument. Angèle flirte aussi avec le rap. Les gens sont prêts pour ce genre de discours. Ça m’inspire énormément. Ça me fait réfléchir à ce que j’écris, ça me dit que je peux pousser encore plus. Mes messages peuvent être encore plus clairs.»    

J’ai bien aimé que tu places les Black Pumas. J’ai aimé l’album et la chanson Black Moon Rising, c’est de la soul par intraveineuse.  

«Cette chanson, je l’ai shazamée. Je l’avais entendue quelque part, je ne me souviens plus où et je suis tombée sur le cul. C’est tellement bon que je ne sais pas quoi dire. Ça m’a accroché en trente secondes et je me suis mis à écouter l’album à répétition. C’est mon feel-good album.»    

À noter aussi que tu as inscrit trois de tes chansons, si on compte aussi ta collaboration avec Poirier.  

«Écoute, why not? Rien n’est impossible est une chanson qu’on a fait au camp SOCAN à l’hiver 2019. On l’a sortie, elle roule bien. On sentait qu’elle était chouette et finalement, les gens l’aiment beaucoup. J’ai aussi Ma peau, qu’on a envoyée aux radios cet hiver. C’est une de mes chansons préférées sur mon album, j’y parle de l’acceptation de soi.»    

J’avais adoré House of Balloons, le premier album de The Weeknd, et après j’ai décroché. Mais là, avec After Hours, c’est comme s’il renaissait pour moi. Ça éclate de partout. Fini, The Weeknd taciturne.  

«100 % d’accord. Je me souviens quand je suis arrivé à Montréal et que j’écoutais House of Balloons. Je me disais : mais c’est qui cet extra-terrestre? Tout était nébuleux. Après, j’ai pas tant aimé. Les collaborations devenaient redondantes, les styles aussi. Mais le nouveau là... Il y a le rythme des années 80, un côté Michael Jackson qui est bien fait. Je ne sens pas que c’est de la copie. Il y a un chien que j’adore. Je pense que j’ai écouté Blinding Lights cinquante fois. Je la mets sur repeat en faisant mes commissions.»    

Dirais-tu que Souldia, dont tu as sélectionné deux chansons, est le gars qui n’est pas reconnu à sa juste valeur dans le rap québécois?  

«Tu as tout à fait raison. Je pense que son passé a freiné certains médias mais ça s’en vient. Son association avec 7ième Ciel va être une très bonne chose dans sa carrière. En fait, ça va être son année. Il va avoir cette reconnaissance qui lui manque.»    

Crois-tu que le rap québécois a atteint son plein potentiel ou il peut aller encore plus loin?  

«Là, il y a une belle scène. Elle se mélange de plus en plus. On voit un peu moins toujours les mêmes. Le rap queb, comme ils disent, commence à avoir une forme intéressante. Il y a beaucoup de choses à faire encore. Comment on fait la musique, comment on la sort, comment on la crée, comment on la diffuse. Ça peut être plus créatif. Ce sera notre défi. Les rappeurs ne sont pas encore au même niveau que les artistes pop québécois.»    

Oui mais la base de fans est étonnante. Souldia, par exemple, fait d’excellents chiffres sur les réseaux sociaux, meilleurs que ceux de la plupart des artistes pop.  

«C’est là où je m’en allais. Le public est solide comme il ne l’a jamais été. À un moment donné, il va falloir que les radios... Je ne peux pas croire qu’à part Loud, dont les chansons sont très pop, ils ne jouent rien d’autres. Souldia, moi, FouKi, on a des chansons hyper pop. Jouez, jouez, du rap. Ça me sidère. Moi, je suis très contente parce que Rouge FM a commencé à jouer Ma peau. FouKi vient de sortir une chanson avec Alicia Moffet et j’espère que ça va rentrer à la radio.»    

Je t’amène sur un terrain glissant mais as-tu l’impression que le rap au Québec, quand il marche, c’est parce qu’il est blanc?  

«(Silence) Écoute, je te dirais que l’image est importante, elle joue un rôle. Il y a une certaine image du rap que certains médias veulent mettre en avant. C’est un problème. Je ne pense pas ce que tout le monde est traité de façon égale. Je me fais souvent poser cette question, et je me demande si on la pose aux rappeurs blancs. Je pense qu’ils seraient aussi bien placés pour répondre étant donné qu’ils vivent cette exposition.»    

LA LISTE DE SARAHMÉE   

Roxanne, Arizona Zervas  

The Box, Roddy Ricch  

Blanco, J Balvin  

La grenade, Clara Luciani  

South of the Border, Ed Sheeran, avec Camila Cabello et Cardi B  

À zéro, MB  

Le malin, Sarahmée  

Jamais de la vie, Loud  

Barillet, Souldia  

Blinding Lights, The Weeknd  

Know Your Worth, Khalid & Disclosure, avec Davido & Tems  

Get Me, Justin Bieber, avec Kehlani  

Amadit, KNLO  

Dilemme, Lous and the Yakuza  

Perdus, Angèle  

Rien n’est impossible, Poirier, avec Sarahmée et FXLR  

Black Moon Rising, Black Pumas  

Noir, Yseult  

Ce soir, Doums, avec Nekfeu et Naë  

Water, Lizzo  

Nouveau soleil, Souldia, avec FouKi et Eman  

Céline, Alaclair Ensemble  

Ma peau, Sarahmée  

Périmètre, MB  

Papillon, FouKi  

 

ENTREVUE

La scène WKND, WKND, 1 mai 2020

 

Cornartistes: pour que les jeunes confinés se fassent entendre! [VIDÉOS]

Ève Tessier-Bouchard, La Tribune, 24 avril 2020

Nos jeunes sont les grands oubliés de cette crise sanitaire. À l’âge où la gang est ce qu’on a de plus précieux, où notre vie sociale prend une grande place, où nos amours nous accaparent tout entier et où l’école nous offre une routine importante, leur vie est présentement bouleversée de A à Z. Quand ils ne sont pas en train de risquer la contagion en travaillant dans les épiceries et autres services essentiels, ils sont en confinement avec leurs parents, ce qui peut être, à l’adolescence, une épreuve de taille!

Nous vous avons offert, dans les dernières semaines, de nombreux contenus adaptés pour les enfants. Au tour des ados maintenant d’avoir leur place sur nos plateformes! Et surtout, de pouvoir se faire entendre. La parole des jeunes est importante. Nous l’avons constaté lors des manifestations pour l’environnement et nous souhaitons l’entendre de plus en plus.

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Nos six coopératives d’information proposent « Coronartistes : l’art d’aplatir la courbe sans être plate! », une invitation aux jeunes à prendre la parole à travers la poésie, la caricature, l’écriture, la chanson, le rap, l’humour, le slam et les mèmes. Neuf capsules sont offertes à ceux et celles qui voudraient des conseils au sujet d’une forme d’expression artistique avant de se lancer eux-mêmes dans la création.

Nous avons recruté les meilleurs coachs! David Goudreault, Jean-Christophe Réhel, André-Philippe Côté, Naomi Fontaine, Émile Bilodeau, Sarahmée, Pierre-Yves Roy-Desmarais, Queen Ka et Michelle Desrochers livrent quelques-uns de leurs secrets et surtout invitent les jeunes à créer à partir de ce qu’ils vivent en confinement, que ce soit positif ou négatif, drôle, touchant ou angoissant.

Ces capsules, qui sont de courtes classes de maîtres, peuvent être visionnées dans la section Jeunesse des sites web de tous nos quotidiens. Les créations des jeunes seront également publiées dans cette section au cours des prochaines semaines.

Deux œuvres soumises par les adolescents seront tirées au sort et donneront l’opportunité à leurs jeunes créateurs de passer un moment (en vidéoconférence, crise sanitaire oblige)  avec l’artiste de leur choix parmi les neuf mentors du projet. Ils pourront ainsi poursuivre leur apprentissage en « stage privé » et discuter avec un artiste qu’ils admirent.

Encourageons nos jeunes à prendre  la parole et la place qui leur revient en envoyant leurs œuvres à : coronartistes@cn2i.ca

LES ARTISTES

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Sarahmée

Avec son deuxième album Irréversible, on peut dire que Sarahmée est rapidement devenue une incontournable dans le paysage rap québécois. Première artiste hip-hop à être nommée dans la catégorie Révélation de l’année au Gala de l’Adisq en 2019, elle participe même au prestigieux numéro d’ouverture avec son hit Fuego. L'auteure-compositrice et interprète est aussi porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs. Guidée par un message positif, Sarahmée réussit à dépeindre des réalités parfois douloureuses tout en conservant l’espoir et la résilience comme phare. Nul doute qu'avec ses dix ans de carrière, Sarahmée réussi à implanter son nom et sa signature dans un univers à majorité dominé par la gente masculine. Elle donne ici quelques uns de ses trucs d’écriture de rap.

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La rappeuse Sarahmée interprète Fuego

Carmen Bourque, Blogue Télé, ICI Radio Canada, 22 avril 2020

Comme beaucoup d’artistes, Sarahmée est attristée d’être privée de la scène et du lien avec le public. Elle est toutefois heureuse de pouvoir présenter une chanson de son album Irréversible à Bonsoir bonsoir!

L’amour de la scène

Au cours des prochains mois, la rappeuse devait, entre autres, participer au Festival d’été de Québec et au festival Metro Metro.

Je m’ennuie de faire des shows, je m’ennuie des gens. Jamais je ne vais [tenir] pour acquis mon métier. Je me rends compte de la chance que j’ai de pouvoir faire des shows, […] d’être ici avec toi ce soir, malgré le confinement. Je m’ennuie vraiment, vraiment de la scène.

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L’achat local

L’hiver dernier, avant le confinement, Sarahmée a reçu une proposition intéressante : celle d’écrire une chanson pour encourager l’achat local.

J’ai fait une petite remise en question personnelle. J’en fais quelques-uns [des achats locaux], mais ça pourrait être plus. J’ai beaucoup aimé cette idée-là et j’ai dit : “Bien sûr! Certainement!” Parce que moi, je fais partie du local, des produits locaux

C’est ainsi qu’elle a créé la chanson Local, qui résonne d’autant plus pour elle que les artistes sont parmi les plus touchés par les conséquences du confinement.

Faut en parler parce qu’on le voit, en temps de crise, ce que ça peut faire si on ne [soutient] pas les artistes locaux. - Sarahmée

 

MENTION

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 21 avril 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Sarahmée s’associe avec XP_MTL pour une chanson prônant la consommation locale

Marie-Claude Lessard, Éklectik Média, 21 avril 2020

Ayant pour but de faire rayonner le centre-ville de Montréal, XP_MTL a approché plus tôt cette année la chanteuse Sarahmée afin qu’elle compose une chanson visant à encourager la consommation locale. Leur association devait voir le jour officiellement plus tard, mais le contexte actuel rend plus nécessaire que jamais la promotion de l’achat local.

 Sarahmée nous présente donc Local, une chanson festive qui décline toutes les alléchantes possibilités qu’offre les entreprises québécoises dans une multitude infinie de domaines. Consommer local signifie bien plus que d’acheter des fruits frais au marchand du coin ; cela veut dire encourager nos artistes d’ici qui en ont spécifiquement besoin pendant cette période incertaine. La rappeuse nous le fait bien comprendre dans son vidéoclip.

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L’idée de sortir cette chanson dans le contexte de la crise mondiale qui nous touche représente beaucoup pour moi. Le projet devait être lancé plus tard dans l’année, mais on s’est rendu compte qu’on pouvait faire une différence, et ce, aujourd’hui. Cette période de confinement nous ramène aux choses essentielles et à nos valeurs fondamentales, et je crois que, malgré tous les malheurs que cela amène, de très belles choses sont à venir si on continue à se serrer les coudes, précise une Sarahmée plutôt optimiste, et nous sommes de son avis!

L’artiste nommée dans la catégorie Révélation de l’année au dernier Gala de l’ADISQ sera d’ailleurs présente à l’émission Bonsoir Bonsoir ce soir  à 21h00 pour une prestation musicale exclusive. Cliquez ici pour connaître les autres invités que Jean-Philippe Wauthier recevra cette semaine. D’ici là, son  plus récent album Irréversible (dont nous avons eu la chance de voir la première médiatique) est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Bonsoir Bonsoir, ICI Radio Canada, 21 avril 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Sarahmée compose un rap pour promovoir l’achat local

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 20 avril 2020

Lundi matin, Sarahmée a dévoilé la nouvelle pièce Local dans laquelle elle insiste à justement acheter local. Il s'agit d'un partenariat avec XP_MTL, un organisme à but non lucratif basé à Montréal. Plus tôt, l'organisme lançait une campagne L’achat local au centre-ville avec 6 personnalités publiques. C'est dans le cadre de cette campagne que la rappeuse s'est joint à la course pour devenir en quelque sorte la voix de l'initiative.

« Dans les prochains jours et prochaines semaines, on fera des annonces concernant ce projet et cette belle campagne sur l'achat local au centre-ville de Montréal », de préciser la rappeuse. Selon la principale intéressée, le projet était déjà en branle avant le début de la crise sanitaire. Il est devenu encore plus important avec la situation, estime-t-elle avec l'organisation.

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Au passage, Sarahmée incite aussi la consommation de la musique locale. « Dédé Fortin dans les écouteurs, je m'arrête chez un petit marchant », rappe-t-elle. Voici le lyric video de cette nouvelle chanson intitulée Local, aussi disponible sur les plateformes numériques.

 

ENTREVUE

Le 15-18, ICI Radio Canada, 20 avril 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Le retour de Claude Dumont, 20 avril 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Sarahmée vante le commerce local

Alexandre Vigneault, La Presse, 20 avril 2020

« Ce soir on mange local/Écoute ça et danse local/J’suis stylée c’est local », chante Sarahmée dans sa chanson Local. Le formule est pop, dansante, légère, mais le message, direct : en ces temps de pandémie plus que jamais, elle invite à faire des choix de consommation qui ont un impact direct sur la communauté où on vit.

« L’idée de sortir cette chanson dans le contexte de la crise mondiale qui nous touche représente beaucoup pour moi. Le projet devait être lancé plus tard dans l’année, mais on s’est rendu compte qu’on pouvait faire une différence, et ce, aujourd’hui », explique-t-elle dans un communiqué.

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Ce morceau a été composé il y a quelques mois à l’invitation de XP_MTL, organisme chargé d’animer le centre-ville de Montréal. Sarahmée avait déjà collaboré avec cet OBNL en 2019 dans le cadre d’une série de spectacles intitulés XP_EASY.

« Cette période de confinement nous ramène aux choses essentielles et à nos valeurs fondamentales, et je crois que, malgré tous les malheurs que ça amène, ajoute la chanteuse, de très belles choses sont à venir si on continue à se serrer les coudes. »

 

LA CHANTEUSE SARAHMÉE DÉVOILE UNE CHANSON POUR APPUYER L’ACHAT LOCAL

Sandrine Vincent, Clin d'Oeil, 20 avril 2020

En collaboration avec XP_MTL, Sarahmée a créé Local, une pièce musicale inspirée du mouvement #AcheterLocal qui se dessine présentement. 

En effet, de plus en plus de Québécois constatent l’importance d'encourager l’économie locale et les marchands et entreprises d’ici depuis le début de la pandémie. Plusieurs petits commerçants et artisans ont fortement été affectés par la crise et c’est pour cette raison que Sarahmée et XP_MTL ont voulu mettre de l’avant l’importance d’acheter local.  

«L’idée de sortir cette chanson dans le contexte de la crise mondiale qui nous touche représente beaucoup pour moi, explique Sarahmée par voie de communiqué. Le projet devait être lancé plus tard dans l’année, mais on s’est rendu compte qu’on pouvait faire une différence, et ce, aujourd’hui. Cette période de confinement nous ramène aux choses essentielles et à nos valeurs fondamentales, et je crois que, malgré tous les malheurs que cela amène, de très belles choses sont à venir si on continue à se serrer les coudes», termine-t-elle.   

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La chanson s’inspire donc du centre-ville de Montréal, de ses commerces et de son offre et tente d’inspirer les Québécois à réfléchir à leurs prochains achats.  

De plus, Sarahmée versera gracieusement les revenus de streaming de la chanson «Local» à la fondation du Chaînon, qui vient en aide aux femmes en difficulté.  

Une magnifique initiative! 

 

Paniqué de Sarahmée

Journal Métro, 8 avril 2020

Cette chanson parle de la panique que vit une adolescente enceinte, mais on est plusieurs à se reconnaître dans ses tout premiers mots: «Paniquée, paniquée/Les pupilles dilatées t’es en train de paniquer/T’as pas idée, t’as pas d’idée/Comment sortir de ce bourbier.» Sauve qui peut!

 

Sarahmée : rappeuse et sensation mode québécoise

Philippe Lépine, Huffington Post, 31 mars 2020

Il ne suffit que d’un boubou jaune pour piquer notre curiosité. Depuis, on ne rate plus un tapis rouge de Sarahmée.

Sur les tapis rouges, dans ses vidéoclips ou même au dépanneur du coin, la rappeuse Sarahmée a de la gueule et, surtout, reste fidèle à elle-même: audacieuse, juste assez désinvolte sans négliger ses origines sénégalaises. Entretien avec la sympathique icône mode québécoise en devenir.

Je sais que tu choisis toi-même tous tes looks. D’où te vient ton esthétisme mode?

«En fait, c’est moi en grande partie. (rires) J’ai collaboré avec des stylistes comme l’excellente Marianne Dubreuil pour mon clip Fuego, sinon j’y vais juste avec ce que j’ai envie.

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Je pars souvent d’un pantalon ample décontracté. J’adore les cargo! C’est non seulement beau, mais en plus c’est très pratique pour la danse, les chorégraphies et tout. J’ai la bougeotte (rires), donc il me faut des pantalons légers. Pis, je fais matcher le reste pour que ça flirte entre sport et chic. Un haut ajusté, des accessoires simples.»

Quelle est ta pièce mode coup de coeur en ce moment? Un pantalon, j’imagine.

«Oui! (rires) C’est un pantalon MUY. Un créateur japonais. Je l’ai porté tout l’été dernier.»

Comme tu fais ton propre stylisme, tu magasines beaucoup? Achètes-tu en ligne? Fais-tu faire tes vêtements?

«Oui, je magasine énormément. Mais c’est circonstanciel. J’attends d’avoir des événements. J’achète mes morceaux plus classiques sur Internet, comme mes jeans noirs taille haute. Je collabore sinon parfois avec certains designers comme Marie Saint-Pierre. Et le reste, je le fais faire sur mesure à Dakar au Sénégal, par un tailleur qu’un ami d’enfance m’a chaudement recommandé.»

Quelle place occupe le Sénégal dans tes tenues?

«Je fais faire tous mes tailleurs, boubous traditionnels, pantalons amples, mais aussi kimonos, par le même tailleur depuis quelque temps. On choisit ensemble les tissus et couleurs à distance et quand j’y vais pour voir ma famille, on fait les essayages et je rapporte tout au Québec. J’ai créé avec lui mon outfit pour le clip Bun Dem. Des pantalons larges avec un haut plus court zippé à la Adidas.

Là-bas, au Sénégal, tout le monde va chez le tailleur pour les célébrations ou pour travailler. Tout le monde a son ensemble bien coupé. Et on aime la couleur.»

Et d’où t’es venue l’idée du boubou jaune pour l’ADISQ?

«Je voulais une allure très afro, faire un clin d’oeil à mes origines. Je voulais représenter l’Afrique comme je le fais un peu dans certains clips, mais avec une couleur pétante et un tissu en wax (coton ciré) qu’on voit un peu moins. Tout a été fait à la main.

Le boubou traditionnel est porté dans les grandes fêtes au Sénégal. Je me suis dit que lors de l’ADISQ [NDLR : et sa première nomination au gala dans la catégorie Révélation de l’année], ce serait la célébration idéale pour en porter un.»

Tu étais en vedette dans une récente campagne de Sephora, tu es d’ailleurs représentée par l’agence de mannequins FOLIO Montréal. Comptes-tu t’impliquer plus dans tes projets mode et beauté?

«J’avoue que je ne suis pas mal prise avec les spectacles, mais je suis toujours ouverte aux projets photo. Je regarde mes dispos et je glisse une séance entre deux trucs. La photo, la mode, pour moi, c’est aussi une forme d’art que j’adore, au même titre que la musique. J’ai une collabo avec ALDO qui sort bientôt. J’ai aussi posé pour Fizz [NDLR : nouveau joueur de la téléphonie mobile et de l’internet résidentiel au Québec]. Mais je suis fermée à rien. Même la télé et la radio.»

Ton projet avec Sephora, c’est venu comment d’ailleurs?

«Ils m’ont approchée en 2017. Mon album Irréversible n’était même pas sorti. Je faisais des DJ sets, assistais à des événements et postais pas mal sur Instagram. Quand ils m’ont écrit, je pensais que c’était un spam [du pourriel] (rires). Je CA-PO-TAIS. Je criais. Je pensais que c’était sinon une promo associée à ma carte fidélité. Ben non, ils me voulaient moi pour la campagne. J’ai dit oui, c’est sûr!»

Qui t’inspire en mode?

«Hailey Bieber. Elle porte beaucoup de vestons. J’adore les suits, le côté androgyne. La veste noire large avec rien en dessous. C’est sexy sans être vulgaire. C’est pour ça que je portais un suit au gala Dynastie [NDLR : qui honore les Québécois issus des communautés noires]. Sinon, j’aime tout ce qui est chic et sport, classique et urbain.

Et cette peau parfaite que tu as, j’imagine que tu en prends soin. Es-tu game de partager les secrets de ta routine beauté?

Nettoyage du visage tous les matins avec un produit doux (Nettoyant FirstAid Beauty - 28$)

Lotion tonique (L’Oréal Tonique Fleur Délicate - 11,99$)

Crème hydratante de jour (L’Oréal Hydra Total 5 - 14,99$ ou la gamme Ultra Repair de FirstAid Beauty)

Crème solaire (Neutrogena Ultra Sheer 60 FPS - 14,98$)

Démaquillage tous les soirs, sans exception. (crème nettoyante Nars Skin - 38$)

Cosmétiques : ses marques favorites

Fond de teint : Make Up For Ever

Anticerne : Sephora

Eye-liner : Revlon

Fards à paupières et joues : Tarte

 

Ça finit bien la semaine - Le questionnaire 7 jours

Patrick Delisle-Crevier, 7 jours, 13 mars 2020

 

ENTREVUE

Ça finit bien la semaine, TVA, 6 mars 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Sarahmée retrouve Nix, une star du rap sénégalais, pour dévoiler le clip «Alleluia»

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 4 mars 2020

Après ses vidéoclips avec Souldia et Tizzo, Sarahmée est fin prête à dévoiler Alleluia, sa collaboration avec le sénégalais Nix. Le rappeur africain était de passage au Québec en 2019 et elle en a profité pour clipper la chanson avec le réalisateur Alex Authier, également derrière le vidéoclip avec Tizzo.

Présentement en nomination au Juno Awards pour le vidéoclip Bun Dem, l'artiste justement originaire du Sénégal sera de passage à Ça finit bien la semaine, sur les ondes de TVA, ce vendredi.

 

ENTREVUE

Nuances Magazine, Mars 2020

 

ENTREVUE

Marie-Ève Lortie, Salut Bonjour, TVA, 29 février 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Les Effrontées, QUB Radio, 26 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Une Saint-Valentin pas comme les autres avec Sarahmée

Mélissa Pelletier, Journal de Montréal, 14 février 2020

MONTRÉAL - Alors que la Saint-Valentin battait son plein à travers la planète, certains ont décidé de célébrer «loin de l’eau de rose» avec Sarahmée et ses invités à la Maison de la culture Maisonneuve, vendredi, dans le cadre de la série Umami. Et ça valait le coup! 

«C’est l’occasion parfaite d’inviter votre béguin, de changer la routine de votre vieux couple ou de venir trouver l’amour dans Hochelaga». Le ton était donné dès l’invitation à Une date avec Sarahmusiquemée: pas question de tomber dans la mièvrerie aux côtés de ses invités Léonie Gray, Miro et des danseuses Citron Rose et Lily Hilaire! 

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Après une douce mise en bouche de la sensation pop-jazz Léonie Gray entre les Wednesday, Wish You Well et Powers, place à la fête! Sous des lumières frénétiques, Sarahmée s’est précipitée sur scène. «Emmenez-en de la culture! Comment ça va? C’est tout?» s’est-elle écriée devant le public calmement assis dans la salle. 

Sarahmée a de la gueule et elle l’assume: impossible de se laisser démonter par un public un peu timide. Il faut dire que l’artiste a le vent dans les voiles! Après une nomination pour Bun Dem comme vidéoclip de l’année aux prix JUNO, la rappeuse vient d’accepter d’être la porte-parole de la 29e édition du Mois de l’histoire des Noirs. 

Devant des projections diverses, Sarahmée a débuté son tour de chant avec la dynamique Peligrosa, tirée de son deuxième album, Irréversible, sorti au printemps 2019. «Est-ce que vous êtes en forme? Faut que vous vous leviez, ce n’est pas un show habituel», a-t-elle ajouté, vite rejointe dans sa danse par Lily Hilaire et Citron Rose. Et voilà, les spectateurs ont semblé se réveiller comme il faut en se dandinant sur T’as pas cru, Alléluia, Fuego, Mogo et Ma peau. 

Loin de se cantonner au rap, Sarahmée a laissé libre cours à ses coups de cœur pour cette carte blanche. Un vibrant numéro de danse entre dynamisme et sensualité a sonné la fin de la première partie. Au moment d’écrire ces lignes, le spectacle devait entre autres se poursuivre avec Miro. 

Umami, une nouvelle saveur à découvrir 

Après le salé, le sucré, l’amer et l’acide, l’umami? La cinquième saveur de base dont on parle de plus en plus a inspiré la série Umami, coprésentée par la maison de la culture Maisonneuve et Les Francouvertes en collaboration avec le Collège de Maisonneuve, qui poursuit la mission de Révèle la relève. Le but? Présenter des artistes établis et de la relève lors de soirées hors du commun. 

La prochaine soirée Umami se tiendra le 22 mai autour de Cosmophone, qui a participé aux Francouvertes en 2019.

 

20 activités pour une Saint-Valentin entre amoureux

Danielle Choquette, Journal de Montréal, 14 février 2020

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DE LA MUSIQUE  

Sarahmée  

Aujourd’hui, 20 h 30, à la Maison de la culture de Maisonneuve, on pourra voir un spectacle de Sarahmée et ses invités, une figure montante du rap québécois. Pour acheter vos billets, consultez le site, à Série Umami.

Tarif : 11,15 $ par personne

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RAP LOCAL : LES GRANDES RESPONSABILITÉS DE SARAHMÉE

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 13 février 2020

Près d’un an après la sortie d’Irréversible, Sarahmée s’offre une carte blanche dans le cadre d’Umami, une série de spectacles présentée par les Francouvertes.

Chaque semaine, cette chronique met en lumière l’oeuvre des rappeurs et des producteurs québécois les plus intéressants du moment. Au programme : entrevue, bons coups de la semaine et aperçu des prochains spectacles à voir.

ENTREVUE //

VOIR : Irréversible aura bientôt un an. La réception de l’album a été assez timide à sa sortie, mais au fil des mois, j’ai l’impression que l’engouement a constamment augmenté pour culminer jusqu’à ton invitation sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche dernier. Partages-tu cette impression?

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Sarahmée : Oui et tant mieux, car je ne me suis jamais senti dépassé par les événements. J’ai eu le temps d’apprécier chaque seconde et de continuer de rêver. Je me rappelle qu’à l’automne dernier, je me disais que ça serait cool d’aller à TLMEP. Et là, voilà, ça arrive! Juste avant ça, il m’était arrivé la même chose avec mes prestations à la Saint-Jean et au Gala de l’ADISQ.

Ton spectacle en soutien à Irréversible commence à être bien rodé, car tu l’as présenté un peu partout au Québec dans les derniers mois. Vois-tu la carte blanche de vendredi comme l’apogée de cette tournée?

Le spectacle est vraiment plus structuré [qu’à ses débuts] et je m’approprie vraiment plus la scène. Au début, quand l’album est sorti, on a fait des shows sur le fly, un peu au feeling, mais là, c’est totalement différent : il y a des projections, des chorégraphies plus poussées, une mise en scène vraiment plus dosée.

Tu seras notamment accompagnée par Miro et Léonie Gray, deux artistes aux racines soul/R&B. Comment as-tu procédé pour le choix de tes invité.e.s?

J’aurais pu faire un line-up de rap, mais mon but était de diversifier la soirée, d’attirer d’autres publics. J’y suis donc allée avec des coups de cœur très récents comme Miro. Je l’ai rencontré dans un camp d’écriture à Paris l’an dernier et, tout de suite, ça a cliqué. Léonie Gray, ça fait longtemps que j’entends parler d’elle. On se côtoie dans la même équipe de management depuis un an, mais là, on a vraiment connecté. Elle a une voix extraordinaire qui me rappelle la belle chaleur de la vague UK des Amy Winehouse et Adele.  Il y aura aussi Lily Hilaire et Citron Rose, deux de mes danseuses qui vont se faire plaisir avec un numéro spécial. Et il y a Tizzo aussi qui va venir faire son tour!

Ce spectacle tombe à point en ce Mois de l’histoire des Noirs, pour lequel tu es coporte-parole. Est-ce que ce rôle vient avec un certain stress? Implique-t-il de grandes responsabilités?

Je ressens une grande responsabilité sur ce que je communique, oui. Quand on m’interviewe à ce sujet, j’aborde souvent des trucs personnels sur mon vécu, des situations qui, même si elles sont propres à moi, peuvent résonner chez d’autres personnes. J’ai vécu en Afrique durant mon enfance et, ce qui est assez spécial, c’est qu’on ne m’apprenait pas l’histoire du Sénégal, mais bien celle de la France. Avec l’âge, tu te rends compte de toutes ces choses et tu désires davantage connaître ton identité. Dans mon cas, cette identité est mixte, entre l’Afrique et le Québec. Je crois que ça peut rejoindre beaucoup de gens.

Ce Mois existe principalement pour qu’on reconnaisse l’importance de la culture noire dans notre histoire. À mon avis, s’il y a bien un endroit où la culture noire est forte au Québec, c’est bien dans le rap. Crois-tu que cette culture est assez bien représentée dans nos médias?

Pas du tout. Oui, il y a plein d’artistes noirs dans le rap. Ce n’est vraiment pas le nombre, le problème! Le problème, c’est que les médias prennent toujours ce qui les arrange et que, souvent, ce qui les arrange, ce sont les cinq mêmes artistes. Si vous voulez parler de rap, parlez de tous les genres de rap et arrêtez de mettre de côté les artistes street.

As-tu l’impression que ces artistes street sont mis de côté car la culture gangsta rap ne résonne pas autant au Québec qu’aux États-Unis? Peut-être que les médias jugent que le grand public n’a pas d’affinités avec ce genre de rap…

C’est sûr que, si on choisit de toujours mettre les mêmes visages, le grand public ne verra jamais les Izzy-S, Souldia et autres. Je trouve ça déplorable qu’il n’y ait pas plus de diversité. Et je ne parle pas juste des médias, je parle aussi des festivals. Tranquillement, par contre, les programmateurs se rendent compte qu’ils ne peuvent plus éviter les artistes street, qui sont toujours très populaires. Ils ne peuvent pas à jamais ignorer ce que les gens écoutent.

Tu es nommée comme artiste francophone de l’année au prochain Gala Dynastie contre Dramatik, Obia le chef et Lost. Quelle importance attribues-tu à ce gala?

C’est un gala qui permet de souligner les artisans de la communauté noire, ceux qui font beaucoup de choses, mais qui ne sont pas nécessairement invités dans les gros galas de la province. Bref, leur travail a une portée beaucoup plus grande que ce qu’on voit. Je trouve ça super comme initiative. L’an passé, j’étais nommée dans la même catégorie et j’ai adoré l’ambiance du gala. C’était plein à craquer! Tout ce qu’on leur souhaite à l’avenir, c’est que la soirée soit télévisée.

Une date avec Sarahmée | série Umami – Maison de la culture Maisonneuve (Montréal), 14 février (20h)

Gala Dynastie – Théatre Maisonneuve (Montréal), 1er mars (19h30)

 

Sarahmée en spectacle

Gabriel Beauchemin, 24 Heures, 13 février 2020

MONTRÉAL – La rappeuse Sarahmée proposera vendredi soir, à l’occasion de la Saint-Valentin, un spectacle bien festif et dansant alors qu’elle sera accompagnée d’artistes de tous horizons.  

«Je pense que c’est la "date" idéale pour la Saint-Valentin», a rapidement dit Sarahmée, au sujet du spectacle qui va se dérouler à la Maison de la culture Maisonneuve, à Montréal.  

«L’ambiance va être vraiment parfaite pour ça, je pense, a-t-elle poursuivi. J’aurai deux danseuses avec moi, plusieurs musiciens sur scène aussi, ça va être parfois plus "smooth" comme spectacle, d’autres fois plus énergique. On a préparé quelques surprises aussi, mais je ne veux pas dévoiler trop de "punchs".»  

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La soirée intitulée «Une “date” avec Sarahmée» de la série Umami (anciennement désignée «Révèle la relève») proposera donc un rendez-vous bien rythmé alors que la rappeuse sera accompagnée sur scène par les artistes Tizzo, Léonie Gray, Miro et ses danseuses Lily Hilaire et Citron Rose. La musicienne avait carte blanche pour l’occasion.  

«On a vraiment hâte, ça va vraiment être un beau spectacle. On attend tout le monde dans Hochelaga», a poursuivi Sarahmée.  

Le spectacle aura lieu vendredi soir à compter de 20 h 30 à la Maison de la culture Maisonneuve. Les billets sont au coût de 10$.  

Essor  

La rappeuse québécoise d'origine sénégalaise a connu dans la dernière année une popularité grandissante, notamment depuis le lancement en avril dernier de son deuxième album, «Irréversible». Elle a récemment été en nomination au dernier Gala de l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l'année.  

«Ça a été une grosse année, a indiqué l’artiste. Je pense que j’apporte une couleur différente au rap québécois, des sonorités qui sortent un peu de l’ordinaire. Et j’essaie avec mes textes de créer quelque chose de vraiment rassembleur, qui rejoint le plus de monde possible.»

 

ENTREVUE

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Rebecca Makonnen, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio Canada, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Tout un matin, ICI Radio Canada, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Musique: la Saint-Valentin avec Sarahmée

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 12 février 2020

MONTRÉAL – La rappeuse Sarahmée proposera vendredi soir, à l’occasion de la Saint-Valentin, un spectacle bien festif et dansant alors qu’elle sera accompagnée d’artistes de tous horizons.  

«Je pense que c’est la "date" idéale pour la Saint-Valentin», a rapidement dit Sarahmée, au sujet du spectacle qui va se dérouler à la Maison de la culture Maisonneuve, à Montréal.  

«L’ambiance va être vraiment parfaite pour ça, je pense, a-t-elle poursuivi. J’aurai deux danseuses avec moi, plusieurs musiciens sur scène aussi, ça va être parfois plus "smooth" comme spectacle, d’autres fois plus énergique. On a préparé quelques surprises aussi, mais je ne veux pas dévoiler trop de "punchs".»  

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La soirée intitulée «Une “date” avec Sarahmée» de la série Umami (anciennement désignée «Révèle la relève») proposera donc un rendez-vous bien rythmé alors que la rappeuse sera accompagnée sur scène par les artistes Tizzo, Léonie Gray, Miro et ses danseuses Lily Hilaire et Citron Rose. La musicienne avait carte blanche pour l’occasion.  

«On a vraiment hâte, ça va vraiment être un beau spectacle. On attend tout le monde dans Hochelaga», a poursuivi Sarahmée.  

Le spectacle aura lieu vendredi soir à compter de 20 h 30 à la Maison de la culture Maisonneuve. Les billets sont au coût de 10$.  

Essor  

La rappeuse québécoise d'origine sénégalaise a connu dans la dernière année une popularité grandissante, notamment depuis le lancement en avril dernier de son deuxième album, «Irréversible». Elle a récemment été en nomination au dernier Gala de l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l'année.  

«Ça a été une grosse année, a indiqué l’artiste. Je pense que j’apporte une couleur différente au rap québécois, des sonorités qui sortent un peu de l’ordinaire. Et j’essaie avec mes textes de créer quelque chose de vraiment rassembleur, qui rejoint le plus de monde possible.»

 

ENTREVUE

Tout le monde en parle, ICI Radio Canada, 9 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Haïti Autrement, CIBL, 9 février 2020

 

Tout le monde croule de rire

Richard Therrien, Le Soleil, 9 février 2020

CHRONIQUE / Alors que les auditions à l'aveugle commençaient à «La voix» et qu'on remettait des Oscars à Los Angeles, ça riait fort sur le plateau de «Tout le monde en parle», certainement l'édition la plus drôle des derniers mois. Pour Sam Breton, qui a eu un succès fou, mais aussi pour des humoristes qui s'ignorent comme une ministre caquiste et un certain maire très en forme. «Ça fait du bien», a lancé un Guy A. particulièrement heureux en débouchant le vin.

On doit certainement l'entrevue la plus drôle à Sam Breton, qui remplit ses salles et a fait crouler de rire les invités comme l'assistance dimanche. La découverte des Olivier, mais sûrement une révélation pour bien des gens dimanche soir, n'en a pas manqué une. Et pourtant, il a été question du suicide et du désir de ne pas avoir d'enfants. «Ça me tente pas de m'occuper d'un enfant», a tranché l'humoriste, à qui je décerne l'étoile du match. «Moi le wasabi, c'était un pays en difficulté», a dit Sam Breton, originaire de Laurier-Station, qui apprécie la diversité d'une ville comme Montréal. Des phrases qu'il ne peut plus entendre dans les partys de famille: «Moi, chu pas raciste» ou «j'ai été élevé de même». «Là Guy, y'a un silence, pis Dany m'ignore, j'aurai pas de carte hein?» a demandé l'humoriste, drôle jusqu'au bout.

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Un nouveau duo comique est né quand la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, est arrivée sur le plateau, assise près du maire Régis Labeaume. L'entrevue a sérieusement tourné à la rigolade quand il a été question du Stade olympique, dénigré injustement selon la ministre, et du centre Vidéotron. «Oui mais il tient nous autres», a dit le maire. «Mais y'a pas de revenus qui rentrent. Moi, y'en a qui rentrent», lui a répondu la ministre dans l'hilarité générale. «C'est la faute à Mario Dumont», affirme-t-elle au sujet de son intérêt pour la politique, du temps qu'elle travaillait auprès de l'ancien chef de l'ADQ sur V. Caroline Proulx, qui préfère se faire appeler par son prénom que «Madame la ministre», affirme ne jamais avoir été aussi heureuse que ministre de la CAQ. Après les drames de motoneiges, elle a rendu la formation pour les guides d'excursion entre autres, tout comme elle légiférera plus sévèrement dès le 1er mai sur l'hébergement de type Airbnb, un fléau pour bien des propriétaires de condos.

Le maire Régis Labeaume est revenu sur son cancer de la prostate et sur les dérives d'opinions au sujet de la tuerie de la mosquée.

Les nouvelles sont bonnes pour Régis Labeaume, qui a soigné un cancer de la prostate. «Les derniers tests étaient près du zéro absolu», a-t-il dit, paraissant plus détendu que jamais. «Je manque un peu d'énergie, mais c'est peut-être une bonne idée pour tout le monde», a blagué le maire de Québec, qui a accepté de s'engager davantage pour la cause à la suite du décès de Jean Pagé. Pour qualifier les commentaires orduriers à un message du premier ministre Legault à propos de la commémoration de la tuerie de la mosquée, M. Labeaume a parlé de «la communauté de morons en bobettes dans le sous-sol de leurs pères à 31 ans», un commentaire largement applaudi par l'assistance.

La rappeuse Sarahmée et le duo d'humoristes Aba & Preach, en pleine ascension, ont fait les meilleurs ambassadeurs du Mois de l'histoire des Noirs, encore nécessaire pour contrer les préjugés à leur avis. «On a peur de ce qu'on connaît pas», affirme Sarahmée, qui a vécu à Québec après avoir grandi au Sénégal. Preach, dont les parents sont originaires d'Haïti, a grandi sur la rive sud de Montréal. Dans sa rue, ça allait, mais c'est à l'école que les problèmes sont survenus. C'est là aussi qu'il a entendu le mot «nègre», victime de discrimination, de la part des élèves comme de certains professeurs, qui lui disaient qu'il n'allait rien accomplir de sa vie. Nommée à l'ADISQ et aux Juno, Sarahmée reconnaît que certains réflexes sont ancrés, du côté des Blancs comme des Noirs. Dans un magasin, elle évite d'essayer des bijoux, de peur de se faire traiter de voleuse.

Dans son film Mafia inc., inspiré du livre d'André Cédilot et André Noël, Podz met en scène un clan de mafieux montréalais et une famille de tailleurs qui les habillent de génération en génération. Le long métrage n'est pas sorti qu'il pense déjà à un deuxième opus. Le défi des acteurs, pour Marc-André Grondin? Rendre sympathiques ces personnages, capables du plus extraordinaire comme du plus horrible. Gilbert Sicotte incarne à peu près le seul «bon gars» du film, le père du personnage de Grondin. On ne riait plus du tout en voyant cette si belle scène intime entre Andrée Lachapelle et lui dans Il pleuvait des oiseaux. «Elle était tellement heureuse», explique le comédien en repensant au tournage. «Très mauvais moment à passer», dit-il de son congédiement du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, à la suite d'allégations de harcèlement psychologique, ajoutant qu'il s'ennuie d'échanger avec ses élèves.

On avait demandé aux invités de ne pas porter de parfum pour recevoir la recherchiste, scénariste et réalisatrice Isabelle Hayeur et le flûtiste Jean-François Beaudin, qui souffrent d'hypersensibilité environnementale. Le documentaire Prisons sans barreaux montre comment les produits chimiques et les ondes ont fini par empoisonner leur existence. Sensible aux parfums, Mme Hayeur a dû quitter Montréal pour la forêt, d'abord en raison de lampes Berger qu'allumaient sa voisine. Sa vie n'est pas simple: elle doit laisser éventer des vêtements neufs durant à peu près un an et dort dans son salon pour fuir les odeurs et les produits chimiques. M. Beaudin ne supporte ni les vernis, ni les ondes électromagnétiques d'un studio comme le 42. «Je ne panique pas, j'ai appris à endurer», affirme le musicien, tout de même incommodé chaque jour de sa vie, en plus de devoir affronter le scepticisme d'un grand nombre.

 

ENTREVUE

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Radio Canada, 7 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Les coups de cœur de Sarahmée

Anne-Lovely Etienne, Journal de Montréal, 6 février 2020

Porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs, en ce mois de février, la rappeuse Sarahmée fait sa place dans l’univers de la musique urbaine et dans le show-business québécois. L’an dernier, elle présentait son deuxième album Irréversible, et depuis elle enfile des projets multiples, comme sa collaboration à la chanson thème du film Fabuleuses. En tournée à travers le Québec, la reine du flow présentera un spectacle à Montréal, le 14 février prochain... Voici donc les endroits coups de cœur de l’artiste d’origine sénégalaise, à travers lesquels elle nous fait voyager de l’Afrique en Amérique.

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Le restaurant favori ? 

Taza Flores

Le Petit Alep Bistro. C’est un restaurant syrien. C’est situé sur Jean-Talon, pas loin du boulevard Saint-Laurent. J’aime tout du menu : feuilles de vigne, pitas au filet mignon, les mazzas et houmous ! C’est de la nourriture qui provient du Moyen-Orient, et pour certains leur gastronomie est semblable à la gastronomie libanaise. C’est santé et savoureux. J’adore aussi l’Express qui est ce restaurant français qui ferme tard et qui est toujours bon. C’est l’établissement classique pour t’assurer que tu manges bien. Finalement, je dirais le Tapas Taza Flores sur l’Avenue du Parc. Comme le nom le dit si bien, c’est un endroit spécialisé en tapas. J’y suis allée deux, trois fois et je ne suis jamais déçue. C’est excellent !

L’endroit où prendre un café ?  

Café Pista

Le Café Pista. L’ambiance est bonne et c’est non loin de mon studio. C’est dans le quartier de Rosemont–La-Petite-Patrie, juste en face du métro Beaubien. L’ambiance est bonne et j’y vais souvent pour des réunions avec mon gérant ou mes amis. Mes musts : un latte ou chaï latte.

L’activité préférée ?

J’aime bien me rendre à la salle de gym ! Cette année, cela fait partie de mes résolutions, et franchement cela permet de vider l’esprit. Cette année, c’est l’année de la santé ! Et pour le plaisir, j’aime beaucoup découvrir de nouveaux artistes en show. 

Une adresse secrète à découvrir ?

Diolo

Il y a un restaurant sénégalais, Diolo, sur Jean-Talon. C’est très bon et ils font tous les plats, comme Thiep bou diene, qui est un riz au poisson. C’est le plat national sénégalais. Le riz est cuit dans une sauce tomate et c’est très aromatisé, avec des navets, du manioc, des carottes et des aubergines... C’est assez long à cuisiner ! Il y a aussi le plat de Yassa, qui est un poulet avec une sauce à l’oignon et lime. Lorsque j’ai des cravings, c’est là que je vais !

L’événement culturel le plus couru ? 

Mois de l’histoire des Noirs

Comme je suis porte-parole cette année, c’est sûr que je me dois de mentionner le Mois de l’histoire des Noirs. J’y serai d’ailleurs en performance le 14 février prochain à la Maison de la culture Maisonneuve, car j’ai carte blanche et j’accueille sur scène des invités spéciaux. Ça me touche qu’ils aient pensé à moi. Je trouve que ce mois est important, car c’est pour moi l’occasion d’ouvrir la conversation et sensibiliser, de saluer les succès des artisans issus de la communauté noire, de communiquer des enjeux et des problèmes dans le but d’améliorer la vie commune et de s’ouvrir aux autres. Plus on se connaît, moins on a de réticences à aller vers l’autre. C’est important de souligner cette culture et ce patrimoine qui ont marqué l’histoire. Il y a plusieurs activités prévues à la programmation, telles que des conférences, de la musique, des spectacles et même une mobilisation avec la collecte de sang. Je vais d’ailleurs donner mon sang ! 

Un mot pour décrire Montréal ? 

Ouverte !

 

La rappeuse Sarahmée à Tout le monde en parle ce dimanche

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 5 février 2020

Alors qu'elle profite déjà d'une belle vitrine en figurant dans les choix musicaux de Tout le monde en parle avec la pièce Rien n'est impossible, Sarahmée sera de passage à l'émission dimanche. La rappeuse , nommée au Juno Awards pour le Music Video of the Year, est effectivement invitée sur le plateau de Guy A. Lepage aux côtés du duo Aba & Preach ce  9 février 2020.

Aujourd'hui, TLMEP a annoncé ses invités de la semaine. C'est en tant que porte-parole que Sarahmée a été invitée à l'émission. L'autrice-compositrice-interprète représente effectivement le Mois de l'histoire des Noirs, cette année. Aba est également un porte-parole de l'événement. Ainsi, comme Webster, Sarahmée profitera du plateau de l'émission pour discuter des enjeux de la communauté noire.

De belles activités sont prévues cette année dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs, comme un panel sur Les arts comme arme de revendication.

 

«Tout le monde en parle»: les invités de ce dimanche

Jean-François Vandeuren, Huffpost, 5 février 2020

De la grande visite sur le plateau de Guy A. Lepage et Dany Turcotte cette semaine...

Le réalisateur Podz et les comédiens Marc-André Grondin et Sergio Castellito seront à Tout le monde en parle, ce dimanche 9 février, pour parler du percutant long métrage Mafia Inc., qui sortira partout au Québec le 14 février prochain.

Guy A. Lepage et Dany Turcotte recevront également le maire de la ville de Québec Régis Labeaume, qui s’est battu contre un cancer de la prostate au cours des derniers mois, ainsi que la ministre du Tourisme Caroline Proulx.

La rappeuse Sarahmée et les humoristes Aba & Preach s’entretiendront au sujet du Mois de l’histoire des Noirs.

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La réalisatrice Isabelle Hayeur et Jean-François Beaudin présenteront pour leur part le documentaire Prisons sans barreaux, qui traite du phénomène encore méconnu de l’hypersensibilité environnementale.

Finalement, l’humoriste Sam Breton viendra parler de son nouveau spectacle, Au pic pis à pelle.

Tout le monde en parle est diffusée le dimanche à 20h, sur les ondes d’ICI Télé.

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, TVA, 4 février 2020

[ Visionnez l'extrait]

 

MENTION

TVA Nouvelles, TVA, 4 février 2020

 

MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS - METTRE LE TALENT EN LUMIÈRE

Jean Siag, La Presse +, 3 février 2020

Le Mois de l’histoire des Noirs, qui se tient pendant tout le mois de février, n’aurait pu trouver meilleure porte-parole. La rappeuse québécoise Sarahmée – qui fait équipe avec l’humoriste Aba Atlas – vient d’être nommée aux Juno pour son vidéoclip Bun Dem. Elle nous fait quelques recommandations d’activités pour l’occasion.

Sarahmée avait le sourire dans la voix lorsque La Presse lui a parlé. Quand la rappeuse d’origine sénégalaise a appris que son vidéoclip Bun Dem, tiré de son deuxième album Irréversible, avait été nommé aux Juno, son cœur a bondi dans sa poitrine.

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« J’étais dans ma voiture, et c’est Caraz, qui a réalisé le clip au Sénégal l’été dernier avec l’aide d’un ami à moi qui vit là-bas, qui m’a appelée. Moi, j’avais oublié que c’était la conférence de presse, j’étais sur autre chose, nous confie-t-elle. Quand elle m’a annoncé la nouvelle, j’ai crié dans l’auto ! J’ai appelé mon agente, mes amis. J’étais vraiment contente. »

La pièce Bun Dem (« Brûle-les » en argot jamaïcain) est un hommage aux femmes. « Beaucoup de femmes dans le monde, de par certaines coutumes ou lois, ne sont pas libres de leurs choix, peut-on lire en ouverture du clip. Ce film célèbre la force des femmes et honore leur droit à disposer de leurs corps et de leur avenir. »

Le fait que c’est ce clip et cette chanson qui ont été retenus l’a beaucoup touchée. « J’ai beaucoup d’amis à Dakar, j’y vais souvent, je suis proche de mes origines. Donc, qu’on fasse un vidéoclip là-bas, pour une pièce qui met de l’avant la femme, je trouve ça très puissant », nous a confié la chanteuse, qui vient de terminer le tournage d’un autre vidéoclip (sur la pièce Alléluia, qu’elle chante avec Nix).

CONNAÎTRE SES ORIGINES

La sœur de Karim Ouellet avoue n’avoir jamais participé aux activités du Mois de l’histoire des Noirs par le passé (hormis sa présence au gala Dynastie). Pourtant, lorsqu’on lui a proposé d’être l’une des porte-parole (avec l’humoriste d’origine éthiopienne Aba), elle n’a pas hésité.

« D’abord parce que je fais partie de cette communauté, et parce que j’aime l’idée d’être dans le partage de la connaissance. Le Mois de l’histoire des Noirs pourrait avoir lieu au Sénégal, parce que, quand j’étudiais là-bas au secondaire, on ne m’a pas enseigné l’histoire de l’Afrique, mais l’histoire de la France… »

« Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont du talent au Québec, des artistes, des artisans, des politiciens, mais il y a moins de lumière sur eux. C’est bien de les mettre en valeur. » — Sarahmée, rappeuse et co-porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs

Être impliquée cette année dans l’organisation du Mois de l’histoire des Noirs lui a fait réaliser combien il y avait de l’information accessible à tous dans ce domaine. « Plus je vieillis, plus je veux apprendre et connaître mon histoire, mes origines. Mon véhicule, c’est la musique, c’est sûr, mais je m’inspire de toutes ces histoires aussi, et il y en a plein. Mon ami Webster [chanteur hip-hop] donne une conférence sur l’histoire de la présence des Noirs au Québec. Je trouve ça super intéressant et je veux être là. »

Alors, parmi les quelque 150 activités, spectacles, expos, projections, conférences, il y en a vraiment pour tous les goûts. Entre un match amical avec l’ex-capitaine de l’Impact Patrice Bernier, la projection du film Kenbe la, jusqu’à la victoire, de Will Prosper, ou une conférence sur la culture de la banane, vous avez l’embarras du choix.

LES RECOMMANDATIONS DE SARAHMÉE

CONFÉRENCE LA PRÉSENCE NOIRE AU QUÉBEC, DE WEBSTER

À la Bibliothèque de la maison culturelle et communautaire (Montréal-Nord), le 22 février

Le premier esclave africain est arrivé à Québec en 1629. Il s’appelait Olivier Lejeune et appartenait à Guillaume Couillard. Le saviez-vous ? « Webster est un passionné d’histoire, et je pense que cette conférence-là va être super intéressante », nous dit Sarahmée.

MASSIMADI : FESTIVAL DES FILMS ET DES ARTS LGBT

Exposition A Hazy Collision, au Never Apart, le 29 février

La photographe d’origine haïtienne Gaëlle Elma offre une visite guidée de son exposition ce jour-là. « C’est sûr que, dans la communauté, il y a encore beaucoup de tabous et de préjugés. Donc, je trouve ça intéressant de voir la vision de cette photographe », estime Sarahmée.

COLLECTE DE SANG D’HÉMA-QUÉBEC

Au Centre Ceda, le 15 février

C’est une collecte pour l’anémie falciforme, qui touche tout particulièrement les membres de la communauté noire. « Malheureusement, peu de dons de sang proviennent de nos communautés. Je trouve donc ça important d’en parler et d’en faire la promotion pour que les gens y soient sensibles, même si ce n’est pas un évènement culturel. »

GALA DYNASTIE

Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, le 1er mars

C’est la quatrième manifestation de ce gala qui récompense depuis 2017 les personnalités de la communauté noire du milieu culturel, des médias et du divertissement. L’évènement, organisé par la Fondation Dynastie, clôt le Mois de l’histoire des Noirs.

LANCEMENT DU MUSÉE AFRICA

Maison de l’Afrique, le 21 février

Il s’agit d’un musée virtuel consacré aux arts et aux patrimoines de l’Afrique et des diasporas africaines. « Je pense que c’est une initiative vraiment intéressante, nous dit Sarahmée, pour toutes les communautés africaines. »

DJELY TAPA

Au Lion d’Or, le 28 février

La chanteuse d’origine malienne Djely Tapa, révélation Radio-Canada 2019-2020, fera la promotion de son premier album Barokan, mélange de musique subsaharienne, de blues et d’électro. « J’aime beaucoup ce qu’elle fait. C’est l’un des beaux spectacles au programme. »

 

ENTREVUE

RDI Matin Week-end, Caroline Lacroix, 2 février 2020

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ENTREVUE

TV5 Monde, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

RAP LOCAL : DAWAMAFIA, LA RUE COMME SOURCE D’INSPIRATION

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 31 janvier 2020

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LA NOUVELLE DE LA SEMAINE //

Trois artistes rap québécois s’illustrent en vue du gala des prix Juno, qui aura lieu le 15 mars 2020 à Saskatoon. Alors que Koriass et Loud se fraient un chemin dans la nomination de l’album francophone de l’année (aux côtés de Jean Leloup, Fred Pellerin et Les Louanges), Sarahmée voit son clip Bun Dem (réalisé  par Caraz) nommé pour le titre de vidéo de l’année, au même titre que Corridor pour Topographe et Laurence Nerbonne pour Back Off.

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ENTREVUE

Tout un matin, ICI Radio Canada, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

Sur le vif, ICI Radio Canada, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

MENTION

Téléjournal Ottawa-Gatineau, ICI Radio Canada, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

Sarahmée: la chance de connaître ses origines

Victor-Léon Cardinal, Échos Vedettes, 30 janvier 2020

APRÈS UNE DERNIÈRE ANNÉE TRÈS RICHE SUR LE PLAN PROFESSIONNEL, LA CHANTEUSE SARAHMÉE CONTINUE DE SE TENIR OCCUPÉE. LA JEUNE FEMME NOUS PARLE DE SON RÔLE DE PORTE-PAROLE DE LA 29e ÉDITION DU MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS ET NOUS FAIT PART DE SES PROJETS.

Pour la première fois, Sarahmée sera porteparole du Mois de l’histoire des Noirs, qui s’échelonnera du 1er au 29 février. C’est un grand honneur pour la chanteuse. Au cours de ce mois, le public est invité à en apprendre plus sur la culture noire sous toutes ses formes par le biais d’expositions, de spectacles, de conférences et de projections. En tout, plus de 150 activités culturelles et sociales seront proposées. «En ce qui me concerne, je tâcherai de participer au plus d’activités possible dans les prochaines semaines. Je ferai aussi la promotion des événements à venir sur mes pages Facebook et Instagram. Il s’agit d’une programmation très inclusive où tout le monde est invité à se divertir et à s’instruire sur l’histoire des Noirs. Pour connaître l’ensemble des activités, j’invite les gens à visiter le moishistoiredesnoirs.com.»

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FIÈRE REPRÉSENTANTE DU «RAP KEB»

Roulant sa bosse dans l’industrie de la musique depuis plusieurs années, Sarahmée se dit heureuse de voir l’amour croissant du public pour le rap québécois. Rappelons que l’artiste a participé en octobre au mémorable numéro d’ouverture du 41e Gala de l’ADISQ en compagnie des rappeurs Loud, FouKi, Souldia et Koriass. «Il y a aujourd’hui une plus grande ouverture de la part des gens face au rap québécois et à ses différents styles. Il y a quelques années, je n’aurais jamais cru participer au numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ ni être en nomination dans la catégorie Révélation de l’année. Je suis contente de voir que de plus en plus de gens me font confiance pour faire des petits ou des gros spectacles.»

Près d’un an après la sortie de son album Irréversible, Sarahmée a déjà commencé à travailler sur du nouveau matériel. «Mon troisième album sera dans la même veine que mon précédent. Je vais garder mon style rap aux rythmes latins et africains. Je travaille làdessus avec divers collaborateurs et d’autres artistes de la scène rap pour lesquels j’ai une grande admiration. Il y aura de très belles surprises... De nouvelles chansons sortiront au printemps, et l’album devrait paraître à l’automne.»

ENTRE LE QUÉBEC ET LE SÉNÉGAL

Née en 1986 au Sénégal, Sarahmée conserve un lien très fort avec son pays d’origine. L’artiste y est d’ailleurs retournée en août dernier afin d’y tourner le vidéoclip de sa chanson Bun Dem. «C’est grâce à mes parents adoptifs que j’ai pu garder un lien avec le Sénégal. Dans les années 1980, mon père, qui était diplomate, vivait là-bas avec ma mère. Ils ont adopté mon frère (le chanteur Karim Ouellet) en premier, et moi deux ans plus tard. Au cours de notre jeunesse, on a rapidement quitté le Sénégal pour aller vivre en Tunisie et au Rwanda. On revenait au Québec tous les deux ans. C’est finalement lorsque j’ai eu 12 ans que mon père a décroché un nouveau poste à Dakar. À l’époque, je ne connaissais rien du Sénégal. De l’âge de 12 ans à l’âge de 17 ans, j’ai pu y vivre et y faire mon secondaire. Je me suis ainsi attachée à la culture sénégalaise, aux gens et à la gastronomie. À présent, je me sens à la fois pleinement sénégalaise et pleinement québécoise, car j’ai eu la chance de connaître mes origines. J’ai encore des amis au Sénégal avec qui je communique chaque semaine. D’ailleurs, il se peut que j’y retourne cette année», conclut-elle.

Pour connaître les dates de spectacle de Sarahmée, visitez sa page Facebook.

 

CARAZ en nomination aux Prix JUNO dans la catégorie «Vidéoclip de l’année»

Grenier, 29 janvier 2020

La réalisatrice CARAZ est en nomination à la 49e édition annuelle des prix JUNO dans la catégorie « Vidéoclip de l'année » pour Bun Dem de l'artiste Sarahmée.

Tourné au Sénégal, pays natal de l'artiste Sarahmée, le clip Bun Dem ou « brûle-les » en argot jamaïcain, jette un regard actuel sur la place qu’occupe la femme dans la société sénégalaise.

Depuis le début du concours, seulement trois réalisatrices québécoises ont été nommées dans la catégorie « Vidéoclip de l'année », dont une gagnante en 1995.

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Représentée par Romeo, Caraz est une jeune réalisatrice en pleine ascension. Bachelière en télévision de l’UQAM et en production publicitaire de l’Université du Sud de la Californie, à Los Angeles, son travail se caractérise par une facture visuelle léchée jumelée à une approche humaine. 

 

Trois nominations pour Alexandra Stréliski aux prix Juno

Josée Lapointe, La Presse, 28 janvier 2020

La pianiste et compositrice néo-classique Alexandra Stréliski continue son ascension. Elle récolte trois sélections aux prix Juno, gala annuel de la musique canadienne dont les finalistes ont été annoncés mardi.

Sans surprise, son album INSCAPE figure dans la catégorie Album instrumental. Mais Alexandra Stréliski est aussi parmi les artistes en lice comme Révélation de l’année, alors que INSCAPE est finaliste comme Album de l’année aux côtés de ceux d’Alessia Cara, Bryan Adams, Michael Bublé et NAV.

Avec Hubert Lenoir l’an dernier et Céline Dion pour D’eux en 1996, c’est seulement la troisième fois qu’un artiste québécois francophone récolte trois sélections aux Juno.

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Jointe au téléphone en fin d’après-midi mardi, Alexandra Stréliski, qui venait d’assister à la conférence de presse des Juno à Toronto, était consciente de l’ampleur de l’exploit.

« Comme j’étais invitée à la conférence de presse, je me doutais que je serais en nomination pour Album instrumental. Mais Révélation ? Et Album de l’année ? C’est une grosse catégorie, ça », raconte-t-elle avec fébrilité et bonne humeur.

Je ne m’attendais à rien. Et puis là, ça commence, et c’est ma face qu’on voit en premier, parmi toutes les photos de tous les finalistes !

Une outsider

La pianiste québécoise est peu connue au Canada anglais, et n’a donné jusqu’à présent que quelques spectacles à Toronto. Les choses pourraient changer assez rapidement… « Ça devrait me faire connaître dans le marché canadien, mais aussi chez les Américains », analyse-t-elle.

Alexandra Stréliski est bien consciente d’être une outsider dans la liste des finalistes, et l’assume totalement. « Être marginale, c’est l’histoire de ma vie. À la conférence de presse, le monde avait l’air de se dire : mais c’est qui cette fille à lunettes avec trois nominations ? Mais j’avoue par ailleurs que moi, je n’avais aucune idée de qui est Alessia Cara. »

Il est également très rare qu’un album instrumental se retrouve dans la catégorie Album de l’année, ce qui prouve encore une fois que la musique d’Alexandra Stréliski continue de franchir les frontières — la pianiste a tout de même accumulé 80 millions d’écoutes en continu dans le monde.

« Ça me plaît aussi de briser les barrières de genre », dit la pianiste, qui ne s’attend pas à gagner de prix le soir du gala, mais qui admet avoir passé la dernière année à s’étonner elle-même.

C’est tellement gros que ça semble improbable. Mais en même temps, je ne m’attendais à rien à l’ADISQ et j’ai gagné trois Félix !

La musicienne, déjà fort occupée, le sera donc encore plus pendant les prochains mois, puisqu’elle vient aussi d’annoncer des supplémentaires à sa tournée québécoise. « J’en profite, mais ça va vite. Je suis fatiguée. Mais j’ai choisi cette carrière et je fais exactement ce que je voulais. »

Autres sélections québécoises

Parmi les Montréalais, notons la présence de Patrick Watson comme compositeur de l’année. Le nouveau disque du chanteur, Wave, figure également dans la catégorie Album adulte alternatif, avec A Blemish in the Great Light de Half Moon Run et le disque posthume de Leonard Cohen, Thanks for the Dance.

Trois artistes montréalais se retrouvent aussi dans la catégorie Clip de l’année : Caraz pour Bun Dem de Sarahmée, Jonathan Robert pour Topographe de Corridor et Le GED pour Back Off de Laurence Nerbonne.

Le jazz montréalais fait aussi bonne figure : Dominique Fils-Aimé et Elizabeth Shepherd sont finalistes dans la catégorie Album de jazz vocal, alors que Jacques Kuba Séguin se retrouve du côté de l’Album jazz de l’année. En classique, on retrouve dans les différentes catégories l’Orchestre métropolitain, l’OSM (deux fois), le quatuor Molinari, Marina Thibeault et Marie-Ève Scarfone, ainsi qu’Ana Sokolovic.

Dans la catégorie Album francophone de l’année, cinq artistes se disputeront les honneurs : Fred Pellerin, Jean Leloup, Koriass, Les Louanges et Loud.

Le gala des Juno aura lieu le 15 mars à Saskatoon, et sera diffusé à la télévision de la CBC.

 

ALEXANDRA STRÉLISKI, PATRICK WATSON ET JEAN LELOUP NOMMÉS AUX JUNO 2020

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 28 janvier 2020

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D’autres artistes d’ici ont également réussi à se frayer une place dans les nombreuses catégories de ce gala, entre autres Dominique Fils-Aimé (album jazz vocal) et le Quatuor Molinari (album classique solo ou orchestre de chambre). Trois clips québécois concourent aussi pour le titre du clip de l’année : Bun Dem de Sarahmée, Back Off de Laurence Nerbonne et Topographe de Corridor.

La 49e édition des Juno aura lieu le 15 mars 2020 à Saskatoon.

 

Sarahmée dans la course pour le Music Video of the Year aux prix Juno 2020

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 28 janvier 2020

Janvier est gage de dévoilement pour les JUNO Awards. En effet, le gala qui récompense le meilleur de la musique canadienne annonce sa liste de nominations dès le début de l’année. D’ailleurs, des québécois se méritent assez régulièrement des mentions à cet événement canadien. L’an dernier, c’est Loud qui remportait les honneurs pour son album Une année record. Le rappeur avait aussi offert une performance aux côtés de Coeur de Pirate.

Dans la foulée de l’annonce d’aujourd’hui, on apprend que deux rappeurs québécois sont maintenant dans la course du Francophone Album of the Year. En effet, Loud et Koriass se retrouvent nommés, respectivement pour Tout ça pour ça et La nuit des longs couteaux. Ils devront affronter Fred Pellerin, Jean Leloup et Les Louanges.

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Sarahmée s’est également distinguée dans la catégorie Music Video of the Year, présentée par Stingray. C’est avec le vidéoclip Bun Dem de son plus récent album Irréversible que la rappeuse est entrée dans la course aux côtés de Said the Whale, Corridor, Laurence et Iskwé.

Réalisé par Caraz, Bun Dem a été tourné au Sénégal. L'équipe était également composée d'Adrien Bertolle, un directeur de la photographie de New York qui a travaillé avec des artistes comme Travis Scott et Charlotte Gainsbourg. En effet, il a signé les vidéoclips Lying With You de Charlotte Gainsbourg et Can't Say de Travis Scott. Le résultat de son travail avec Sarahmée est magnifique, ce qui a convaincu les Juno.

Les prix Juno de 2020 auront lieu à Saskatoon, en Saskatchewan, le 15 mars 2020. Ce sera la 49e édition des prix Juno et la deuxième fois qu'ils auront lieu à Saskatoon, l'édition précédente étant les prix Juno de 2007.

 

Sarahmée s’associe à la 29e édition du Mois de l’histoire des Noirs

Nouvelles.news, 27 janvier 2020

La dernière année aura été fructueuse pour la rappeuse Sarahmée, qui a vu sa carrière prendre un envol spectaculaire. De la chanson thème du film Fabuleuses à sa performance de feu de Fuego avec Souldia au Gala de l’ADISQ, où elle était en nomination pour Révélation de l’année, la jeune femme ne laisse personne indifférent. Son deuxième album, Irréversible, sorti dans la même année, marquait justement cette rupture avec les étiquettes en s’assumant davantage pour ce qu’elle est et ce qu’elle croit.

Il n’est donc pas surprenant d’apprendre ce jeudi que l’artiste a été nommée porte-parole de la 29e édition du Mois de l’histoire des Noirs avec l’humoriste Aba. « Chaque année, le Mois de l’histoire des Noirs rappelle les combats, les enjeux et l’histoire des Noirs au Québec, au Canada et dans le monde. Au quotidien, des gens se battent contre l’injustice et tentent de mettre en lumière la réalité que vivent nos communautés. Je suis donc honorée d’être porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs cette année. J’ai toujours été fière de mes origines et de mes cultures, et aujourd’hui plus que jamais, la musique est pour moi le meilleur moyen de communiquer. Au cours de ce mois, j’espère avoir la chance d’échanger, d’apprendre et d’aider le plus grand nombre de gens possible à prendre part au dialogue », a déclaré Sarahmée.

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L’événement débutera au mois de février prochain et présentera plus de 150 activités sociales et culturelles pour faire découvrir les communautés noires du Québec. Plus encore, cette édition mettra l’emphase sur la relève, ces jeunes qui insufflent espoir et positivité par leur implication dans la société, d’où la nomination des deux porte-paroles qui montrent un très bel exemple.

Pour plus d’informations sur la programmation, dirigez-vous vers le site officiel du Mois de l’histoire des Noirs.

Pour connaître les dates de tournée de Sarahmée, c’est ici. Elle sera également en concert le 19 février prochain pour une autre cause importante à ses yeux, soit l’organisme RAIS.

 

Gala dynastie: Sarahmée, Veeby, Djely Tapa et Naya Ali nommées

Touki Montréal, 27 janvier 2020

Les Montréalaises Sarahmée, Veeby, Djely Tapa, Naya Ali, Dominique Fils-Aimé et Nantali Indongo se retrouvent dans liste sélecte des personnalités en nomination pour la quatrième édition du Gala dynastie qui récompense l’excellence Black.

Pour l’édition 2020 de ce gala qui clôture depuis 2017 le Mois de l’histoire des Noirs, les organisateurs ont sélectionné en tout 88 personnes au profil et au parcours inspirant dans 22 catégories. Il y’a des personnalités des milieux culturels, du divertissement, mais aussi des médias et des sports, qu’elles soient issues des communautés noires anglophone ou francophone.

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Sarahmée et Dramatik

C’est le cas notamment de la rappeuse Sarahmée, Montréalaise d’adoption à qui l’on doit l’album Irréversible, qui se retrouve nommée dans la catégorie artiste ou groupe musical francophone de l’année aux côtés de Dramatik, Obia le chef et Lost.

Elle sera d’ailleurs sur la scène du Théâtre Maisonneuve, le dimanche 1 mars, pour une prestation lors de la soirée de remise des prix.

L’artiste hip-hop montréalaise d’origine éthiopienne Naya Ali et Dominique Fils-Aimé, Révélation 2019-2020 en jazz, sont dans la même catégorie, artiste ou groupe musical anglophone de l’année, aux côtés de Kay Bandz et Waahli.

La chanteuse Veeby, également derrière le Festival Afropolitan qui se tient cette année à Kigali (7 au 11 juillet), se retrouve aux côtés d’Afrotonix de Caleb Rimtobaye, Pierre Kwenders ou encore Corneille dans la catégorie des artistes s’étant illustré à l’international.

Caleb Rimtobaye et Djely Tapa

Quant à la griotte Djely Tapa, elle est opposée au chanteur d’origine sénégalaise Ilam, ainsi qu’à Kelly Krow puis Jack et Kastro.

Notons également la sélection de Nantali Indongo dans personnalité Radio anglophone de l’année ou aussi de Rebecca Makonnen, Richardson Zéphir, Philippe Fehmiu, Garihanna Jean-Louis et Felix Auger-Aliassime.

À noter qu’il y a aussi un pré-gala ou l’on décerna des laureats dans les catégories comme en arts visuels, émission web, Influenceur(euse), podcast, vidéoclip, journaliste presse écrite, Blogueur (euse), Danseur(euse) ou troupe de danse et auteur (e) de l’année.

Dans cette dernière, on retrouve en lice Marie-Josée Gicali pour son livre On n’oublie jamais rien, Aly Ndiaye alias Webster pour le grain de sable, Adelle Blackett (Everyday Transgressions) et Joël Des Rosiers pour À l’ombre des feuilles.

 

Sarahmée s'associe à la 29e édition du Mois de l'histoire des Noirs

HollywoodPQ, 23 janvier 2020

La dernière année aura été fructueuse pour la rappeuse Sarahmée, qui a vu sa carrière prendre un envol spectaculaire. De la chanson thème du film Fabuleuses à sa performance de feu de Fuego avec Souldia au Gala de l'ADISQ, où elle était en nomination pour Révélation de l'année, la jeune femme ne laisse personne indifférent. Son deuxième album, Irréversible, sorti dans la même année, marquait justement cette rupture avec les étiquettes en s'assumant davantage pour ce qu'elle est et ce qu'elle croit.

Il n'est donc pas surprenant d'apprendre ce jeudi que l'artiste a été nommée porte-parole de la 29e édition du Mois de l'histoire des Noirs avec l'humoriste Aba. « Chaque année, le Mois de l’histoire des Noirs rappelle les combats, les enjeux et l’histoire des Noirs au Québec, au Canada et dans le monde. Au quotidien, des gens se battent contre l’injustice et tentent de mettre en lumière la réalité que vivent nos communautés. Je suis donc honorée d’être porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs cette année. J’ai toujours été fière de mes origines et de mes cultures, et aujourd’hui plus que jamais, la musique est pour moi le meilleur moyen de communiquer. Au cours de ce mois, j’espère avoir la chance d’échanger, d’apprendre et d’aider le plus grand nombre de gens possible à prendre part au dialogue », a déclaré Sarahmée.

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L'événement débutera au mois de février prochain et présentera plus de 150 activités sociales et culturelles pour faire découvrir les communautés noires du Québec. Plus encore, cette édition mettra l'emphase sur la relève, ces jeunes qui insufflent espoir et positivité par leur implication dans la société, d'où la nomination des deux porte-paroles qui montrent un très bel exemple.

Pour plus d'informations sur la programmation, dirigez-vous vers le site officiel du Mois de l'histoire des Noirs.

Pour connaître les dates de tournée de Sarahmée, c'est ici. Elle sera également en concert le 19 février prochain pour une autre cause importante à ses yeux, soit l'organisme RAIS.

 

Festival Lux Magna : et la lumière fut

Philippe Renaud, Le Devoir, 20 janvier 2020

Nous y voilà. Ce damné lundi, troisième de janvier, qualifié de jour le plus déprimant de l’année. Pile au moment où l’hiver montre ses dents, un moment soigneusement choisi par les organisateurs de Lux Magna pour tenir leur jeune festival multidisciplinaire, admet sa coordonnatrice, Mars Zaslavsky : « Pendant l’hiver, c’est facile de se sentir seul, isolé ; on a mis sur pied un événement pour nous réchauffer et nous rassembler », dès mercredi grâce aux performances d’une quarantaine d’artistes de la scène ayant tous en commun un talent indéniable et une pratique marginale.

« On programme ces artistes parce que leur travail nous excite, d’abord et avant tout », insiste Zaslavsky. Les rappeuses Sarahmée et Sydanie et le format de poche de Nomadic Massive (Mini Massive), qui ouvriront le bal demain soir à la Sala Rossa, ou encore l’orchestre post-rock Big Brave et l’affiche punk au féminin (avec Dogma et Blemish, entre autres) de vendredi, à la Casa del Popolo.

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Une affiche hors de l’ordinaire, produit d’une expérience artistique à l’origine de ce festival organisé par « un groupe de curateurs et d’artistes rassemblant des femmes et des personnes non binaires, avec une expérience multidisciplinaire à la pointe des scènes artistiques de Montréal », indique Lux Magna dans sa documentation. L’expérience, dans les mots de Mars Zaslavsky : « Rassembler une équipe fluide […] d’artistes et de travailleurs culturels actifs sur différentes scènes pour démontrer qu’en remettant en question qui est responsable de la programmation et de la production d’un événement, en permettant à différentes personnes de pouvoir explorer leurs intérêts, une programmation complexe et passionnante » prend vie. Et ça, tous les festivals en sont capables, ajoute-t-elle.

« Aussi, on cherche à tisser des liens entre ces différentes communautés d’artistes qui fréquentent nos salles », la Casa, la Sala Rossa, El Centro et La Sotterenea. « Ça fait plaisir à voir lorsque ces communautés viennent à nos salles et que des liens se forment entre ces créateurs issus de disciplines différentes — c’est pour ça qu’on est fiers de présenter un spectacle comme Eat, Pray, motherland Love », ce jeudi à la Sala Rossa. Une proposition singulière où la gastronomie rencontre la danse expérimentale, détaille Mars Zaslavsky : « Chaque danseuse aura avec elle les ingrédients nécessaires pour cuisiner un mets typique de sa culture, de sa famille ; elles explorent ainsi les rapports qu’on a avec la gastronomie. »

Maman Barbara

Autre production qui sort de l’ordinaire : Ayibobo™ QT Dollhouse Factory II : Retour en quatre actes, une production présentée une première fois l’an dernier qui allie musique, théâtre et performances. Une soirée festive mise en scène par la musicienne, performeuse et militante Elle Barbara, « une proposition d’art performance réunissant les “enfants” de ma Maison », l’artiste queer noir Jupiter Brown, la DJ et danseuse Puremulato, l’auteur-compositeur-interprète R&B expérimental Chivengi et l’artiste queer Christopher Marlot, qui, comme Elle Barbara, a des racines haïtiennes.

Les « enfants » et la Maison Barbara font ici référence à la culture « ball », émergente dans le milieu LGBTQ à Montréal, mais bien ancrée dans son lieu d’origine, New York. Le « voguing », que s’était approprié Madonna dans les années 1990 ? Inventé dans les drag-balls de Harlem durant trois décennies plus tôt. Phénomène rassemblant les membres de la communauté LGBTQ aux origines afro-américaine et latino-américaine, il se structure en « maisons », comme celle fondée par Elle Barbara. Ces « maisons » abritent des artistes (performeurs drag, danseurs, mannequins, etc.) qui compétitionnent, dans des disciplines définies, lors de soirées de bal.

 On programme ces artistes parce que leur travail nous excite, d’abord et avant tout — Mars Zaslavsky

Une manière de valoriser l’expression de ces artistes existant autant en marge des pratiques artistiques populaires qu’en marge de la société tout court. L’événement Ayibobo — le terme a un lien avec le vaudou haïtien, Barbara le traduirait par « amen ! » — ne sera pas une compétition, plutôt une vitrine pour ces artistes. « Un portrait des conditions socioculturelles queer et afro », tente de résumer Elle Barbara. « Un spectacle expérimental mettant en valeur les identités afro, queer et trans — et ce, à travers le vaudou, puisqu’il faut savoir que dans le vaudou, on explique l’existence des personnes d’identité trans et queer de façon très naturelle. »

Une autre manière de présenter la soirée Ayibobo serait plus simplement de souligner qu’il y aura des costumes, de la musique, de la poésie, de la danse, tout ça sous la direction artistique de Barbara, qui, lorsqu’elle n’est pas sur scène, travaille en tant qu’intervenante de proximité au sein de l’organisme Action Santé Travesti(e)s et Transsexuel(le)s du Québec. Un défilé rara, musique carnavalesque créole par excellence, suivra en fin de soirée, gracieuseté de l’orchestre Rara Jazz de Montréal.

Ayibobo™ QT Dollhouse Factory II : Retour en quatre actes aura lieu le vendredi 24 janvier, dès 20 h, à la Sala Rossa. Le festival Lux Magna se déroule du 22 au 26 janvier.

 

MENTION

Pas tous en même temps, ICI Radio Canada, 20 décembre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Gala MAMMOUTH: Patricipation au numéro d'ouverture

Té;é-Québec, 13 décembre 2019

SARAHMÉE - Rappeuse

Après avoir lanc&eacu