Dossier de presse de Sarahmée

La tour du Stade olympique transformée en scène

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 6 août 2020

MONTRÉAL | Le sommet de la tour du Stade olympique s'est transformé, jeudi, en scène pour la toute première fois depuis sa construction en 1976, alors que l'artiste Miro y a présenté un spectacle filmé par un drone et webdiffusé en direct sur Facebook. 

Malgré les nombreux défis logistiques qu’un tel événement représentait, le chanteur québécois a été en mesure de livrer un spectacle hautement convaincant, sans anicroche. La performance, réglée au quart de tour, a duré un peu plus de 30 minutes. Les artistes Claudia Bouvette, Sarahmée et Franky Fade ont accompagné Miro pour l’occasion.

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Au passage du 24 Heures, à peine une heure avant le début du concert, musiciens et techniciens étaient à pied d’œuvre pour faire de cette performance hors de l’ordinaire un succès. Instruments de musique, filage, système de son, consoles, caméras: tout était minutieusement installé sur le toit de la tour, situé à 165 mètres au-dessus du sol, de façon à assurer la sécurité des musiciens et la qualité audio et vidéo de l’événement.

Le spectacle n’a pas été amplifié pour les passants qui déambulaient autour du stade, mais a plutôt été diffusé en direct via de nombreuses pages Facebook, dont celles de l’artiste, de QUB musique et des Francos de Montréal. Il demeure possible de l’écouter en différé sur ces mêmes pages, notamment sur facebook.com/mirobelzilofficiel.

Quatre caméras ainsi qu’un drone assuraient des prises de vue à couper le souffle tout au long de la performance, accompagnant les rythmes dansants et accrocheurs de l’artiste: un sans-faute, tant sur le plan de l’audio que du visuel.

«Pour la première fois sur le top de la tour du stade olympique!» a lancé avec enthousiasme l’artiste, originaire de Granby, à peine quelques minutes après avoir commencé son spectacle.

Et malgré tout, on le sentait parfaitement à l’aise, confiant, alors qu’il présentait quelques-unes des pièces de son plus récent album intitulé En retard sur ma vie.

À la toute fin du concert, c’est plus de 20 000 personnes qui avaient regardé la vidéo sur l’une ou l’autre des pages Facebook qui la diffusaient. 

Revanche

Comme il s’agissait d’une performance musicale encore jamais réalisée auparavant, plusieurs facteurs restaient incertains, difficiles à contrôler, et auraient pu causer des problèmes le soir même de l’événement.

La météo a notamment forcé le report du spectacle, prévu initialement mardi soir, et la connexion internet représentait une source d’inquiétude pour les musiciens, la diffusion en direct reposant entièrement sur sa fiabilité. Des câbles ont ainsi été acheminés sur le toit pour l’occasion depuis les bureaux situés dans la tour.

«Je suis très confiant, indiquait avec aplomb Miro, à peine une heure avant le début de sa performance. Je me sens fébrile, je me sens très excité, surtout du fait qu’on n’a pas fait de show depuis tellement longtemps, on a été en flottement depuis tellement longtemps, à ne pas savoir ce qui allait se passer. Là, le fait de pouvoir concrétiser ça en ce moment sur le stade, c’est comme une revanche.»

En somme, un pari réussi pour l’artiste et une revanche livrée avec aplomb.

 

La rappeuse Sarahmée est éblouissante sur la couverture du Clin d'oeil!

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 5 août 2020

La pandémie n'aura pas empêché le magazine Clin d'oeil de se surpasser en matière d'inspiration pour ses couvertures. En effet, depuis le printemps dernier, on a eu droit à de véritables coups de génie, notamment avec l'édition de Marilou, qui s'est elle-même prise en photo pour l'occasion, mais aussi celle de Catherine Brunet, prise en photo par son grand ami Xavier Dolan. On avait donc bien hâte de découvrir la vedette qui figurerait à la une du mois de septembre, et on est loin d'être déçus.

C'est nulle autre que Sarahmée qui pose fièrement pour le magazine et on a qu'un seul mot à dire : éblouissante! La rappeuse dégage une réelle force tranquille dans ce portrait signé par le duo Leda & St.Jacques.

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L'artiste, qui a récemment lancé le puissant clip Ma peau, était donc d'autant plus heureuse de dévoiler le résultat à ses abonnés ce mardi. Elle a d'ailleurs admis que c'était un rêve devenu réalité.

« J’ai déjà visualisé être en couverture d’un magazine quand j’étais jeune, mais ce cover est bien plus qu’un rêve. Je n’ai même pas de mots pour exprimer ma reconnaissance et ma fierté. »

Sarahmée s'est ensuite empressée de remercier l'équipe du magazine : « Édito par Chloé Savoie-Bernard. Merci à Leda & St-Jacques pour ce shoot mémorable, Julie, Elsa et toute l’équipe du magazine Clin d'oeil. »

De son côté, le magazine Clin d'oeil partageait la même fierté que la rappeuse en dévoilant la nouvelle édition à venir.

« Nous sommes extrêmement fiers d'avoir la majestueuse Sarahmée en couverture de notre numéro de septembre! », peut-on lire en légende d'une vidéo des coulisses de la séance photo.

Le naturel désarmant de Sarahmée vous charmera, c'est certain!

En kiosque le 6 août!

 

MENTION

Le 15-18, ICI Radio Canada, 5 août 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Miro, Claudia Bouvette et Sarahmée au sommet de la tour du stade ce jeudi

Luc Weil-Brenner, IHeart Radio, 4 août 2020

En raison de la météo plus qu’incertaine, Miro a décidé de reporter le spectacle qu’il comptait présenter au sommet de la tour du stade olympique de Montréal ce mardi 4 août. Mais l’attente ne sera pas bien longue pour les fans puisque ce concert n'est remis que deux jours plus tard, soit ce jeudi 6 août!

Mettant également en vedette Claudia Bouvette, Sarahmée et le rappeur Franky Fade du groupe O.G.B., ce spectacle sera diffusé en direct sur la page Facebook de Miro dès 19 h. Filmé par de nombreuses caméras (et même par des drones!), cet événement constituera une grande première pour la tour du stade qui n’a jamais accueilli de concert depuis son inauguration.

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Musicien, chanteur et comédien, Miro Belzil a lancé le 27 septembre dernier son premier album solo intitulé En retard sur ma vie. De son côté, la populaire comédienne Claudia Bouvette a dévoilé l’an dernier son tout premier EP baptisé Cool It, en plus d’être élue ce mois-ci Future star iHeartRadio! Fin mai, le duo nous avait par ailleurs offert une relecture des plus rafraîchissantes de la célèbre chanson I Lost My Baby de Jean Leloup.

La rappeuse québécoise Sarahmée a quant à elle présenté en juin le vidéoclip de sa chanson Ma peau, plus récent extrait de son album Irréversible, acclamé par la critique et le public.

 

Les artistes de la scène hip-hop sensibilisent les jeunes à la COVID-19

Grenier, 30 juillet 2020

Destinée aux adolescents et aux jeunes adultes, la campagne de prévention contre la COVID-19 du Gouvernement du Québec a été réalisée en collaboration avec Cossette, Colossale et Cult Nation.

Quoiqu’ils soient peu à risque de développer des symptômes sévères de la COVID-19, les jeunes demeurent un vecteur important de contagion dans la province. Le Gouvernement du Québec a donc fait appel à Loud, Naya Ali, Sarahmée et Zach Zoya, des artistes bien connus de la scène rap et hip-hop québécoise, pour renforcer l’importance des consignes sanitaires comme le port du masque et le respect de la distanciation physique.

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Chacun des artistes tient la vedette dans l'une des quatre publicités phares de la campagne, qui ne ressemble en rien aux messages gouvernementaux traditionnels. Avec une facture moins publicitaire et une tonalité positive inspirée des plateformes mobilisatrices qu'on retrouve dans l'univers du sport de performance, la campagne insuffle une touche de poésie dans un sujet très sérieux tout en faisant appel à l'intelligence des jeunes.

Pour que les contenus soient authentiques, les artistes se sont vu accorder la liberté de réécrire et d'interpréter les messages comme ils le souhaitaient, en optant tantôt pour un rap, une narration hors champ ou du spoken word. Ils ont pris le projet à coeur en parlant de leurs convictions et en lançant un message fort à la population. 

La campagne comprend des vidéos de 30 et 60 secondes, des messages radio de 30 secondes, de l'affichage ainsi que des bannières. Elle se déploie à la radio et à la télévision, sur Spotify, sur les réseaux sociaux et sur le web.

 

Eman et Sarahmée sont des "Diamants"

Générations, 29 juillet 2020

Découvrez le nouveau clip "Diamants" d'Eman featuring Sarahmée !

Eman dévoile un nouvel extrait de son album "1036" avec le clip "Diamants". Une véritable bombe, en featuring avec la talentueuse Sarahmée ! Le temps d'un clip, les deux artistes s'allient et proposent un morceau dans lequel l'authenticité est de mise. Ensemble, ils dressent un bilan cinglant des tendances et de ceux qui, voulant réussir à tout prix, oublient parfois qui ils sont. Le clip "Diamants" est littéralement dans le "moov", puisque Eman nous fait prendre la route avec lui, dans la fourmilière urbaine québécoise. Sur un panorama d'images mouvantes et psychés, le lyriciste et Sarahmée déversent des punchlines acides à l'énergie bouillonnante. 

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Vous ne savez pas encore qui est Eman ? Alors découvrez-le ! Eman débute sa carrière au sein du célèbre duo Accrophone et se fait rapidement une place sur la scène rap grâce à son flow particulier, à la fois stoned et coloré. Il rejoint ensuite le groupe Alaclair Ensemble dont on ne compte désormais plus les nominations et récompenses musicales. En 2019, Eman se lance finalement en solo avec l'EP "Maison" et remporte la catégorie "EP Rap/Hip-Hop de l'année" aux GAMIQ 2019. Il y a peu, Eman a sorti son nouvel album, intitulé "1036". Un album rap aux influences plurielles et aux flows parfaitement calibrés dont est extrait son nouveau titre "Diamants". Avec "1036", Eman confirme sa position de pilier du rap québécois. 

Le nouveau clip "Diamants" d'Eman ft. Sarahmée est disponible et à regarder sans plus attendre, ici ! 

 

Mélissa Désormeaux-Poulin et Sarahmée à Sucré Salé cette semaine

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 27 juillet 2020

La semaine dernière à Sucré Salé, c'est l'entrevue avec Anthony Kavanagh qui est venue nous chercher, alors que l'humoriste donnait son opinion sur le mouvement Black Lives Matter. La nouvelle semaine qui commence risque de regorger d'entrevues tout aussi intéressantes.

Lundi commencera en effet en force avec Mélissa Désormeaux-Poulin, qui a récemment invité la population à aider les enfants victimes de violences sexuelles. La comédienne discutera avec l'animateur Patrice Bélanger de leur passion commune de la téléréalité Si on s'aimait, mais également sur la série à succès Épidémie. Marie-Josée Gauvin se rendra sur une plage à Magog rencontrer les deux grands amis Vincent Vallières et Patrice Michaud qui lui offrent un concert privé.

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Le mardi sera synonyme de hockey, alors que Patrice Bélanger célébrera le retour du hockey à TVA Sports avec deux fans, Jean-Thomas Jobin et David Savard, ainsi qu’avec le descripteur des matchs, Félix Séguin. Francisco Randez se rendra chez Michel Bergeron pour parler du début des séries éliminatoires de la LNH qui seront diffusées ce lundi sur les ondes de TVA Sports et en simultané à TVA.

Le nombril de la semaine sera réservé au couple de Guillaume Lemay-Thivierge et Émily Bégin qui a dû remettre son mariage à l’an prochain. Qu'à cela ne tienne, Patrice Bélanger a décidé de leur offrir une pratique avant le grand Jour.

L'animateur assistera jeudi à une répétition de l’Orchestre Métropolitain en compagnie du maestro Yannick Nézet-Séguin. Marie-Christine Proulx rencontrera le comédien, auteur et metteur en scène Mani Soleymanlou.

La semaine se terminera en beauté avec la rappeuse Sarahmée. Patrice Bélanger s'entretiendra également avec la chanteuse de renommée internationale derrière le hit Dance Monkey, Tones and I. Eve Côté rencontrera la reine de l’entraînement Josée Lavigueur autour d’une poutine, tandis que Varda Etienne aura la chance de prendre des nouvelles de l'acteur Jay Baruchel.

Sucré Salé est diffusée sur les ondes de TVA du lundi au vendredi, dès 18h30.

 

COVID-19: Loud et Sarahmée en vedette d'une campagne gouvernementale

Aurélie Bolduc, Hollywood PQ, 26 juillet 2020

Vendredi soir, le Gouvernement du Québec a lancé en grande pompe sa toute première vidéo de la campagne Tous contre un, visant à inciter le port du masque dans les lieux fermés de la province afin de contrer la propagation de la COVID-19.

En vue d'encourager la population à enfiler son masque ou son couvre-visage lorsqu'elle va à la rencontre d'autres gens dans des endroits clos ainsi qu'à respecter les deux mètres de distanciation physique, le gouvernement provincial a fait appel à Loud, Sarahmée, Naya Ali (qui s'est récemment prêtée au jeu des 13 questions!) et Zach Zoya pour une campagne de sensibilisation.

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« Pour moi, porter le masque, ce n'est pas une atteinte à ma liberté, c'est un symbole de compassion. C'est un symbole d'humanité. On a dû faire un pas en arrière pour mieux reprendre notre élan. On a dû savoir se réunir malgré la distance. Ce n'est pas une question de suivre l'exemple, mais de le donner; de protéger les gens à risque avant tout. Porter le masque, ce n'est pas une atteinte à ma liberté, c'est un mal nécessaire pour mieux la retrouver. C'est en le portant fièrement que l'on montre notre vrai visage. Un visage de respect, un visage de solidarité, un visage de changement. Tous contre un. Tous contre la COVID-19 », souligne Loud dans la toute première vidéo promotionnelle dévoilée ce week-end.

On ne pourrait mieux dire! On a sincèrement hâte d'écouter les capsules mettant en vedette Sarahmée, Naya Ali et Zach Zoya.

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, TVA, 5 juillet 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

«On a un gros devoir de société à faire»

Bruno Lapointe, Journal de Québec, 4 juillet 2020

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Sarahmée a toujours été victime de racisme. Et trop souvent, elle s’est tue. Mais aujourd’hui, la chanteuse en a assez. « Je ne laisse plus rien passer. Il faut se tenir debout », déclare-t-elle.

Sarahmée n’a pas peur des mots. Quiconque a porté une oreille à son dernier album, Irréversible, le sait très bien. Et c’est exactement la même chose en entrevue, où la chanteuse s’exprime avec conviction, sans détour. 

Surtout quand la conversation aborde un sujet chaud tel le racisme. 

« Les gens ont tendance à ne pas vouloir faire de vagues. Mais il faut parler. Il faut dénoncer, autant quand on est victime de discrimination que lorsqu’on en est témoin. Là-dessus, on a un gros devoir de société à faire. Le racisme existe, et il est le problème de tout le monde, pas simplement des Noirs, des Autochtones, des Asiatiques ou autres. Je sens qu’il y a un changement en ce moment. Il y a des discussions importantes qui se tiennent et les gens sont à l’écoute », avance-t-elle en entretien au Journal. 

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En effet. Depuis le meurtre de l’Américain George Floyd en mai dernier, les carrés noirs, mots-clics #BlackLivesMatter, #BLM et autres initiatives virales fusent de toutes parts, provocant un raz-de-marée sur les réseaux sociaux. Dans les dernières semaines, quiconque se sentant interpellé par la cause y est allé de sa propre initiative, désireux de joindre sa voix à ce mouvement planétaire. 

Approche positive

Sarahmée en fait partie. Et c’est par le truchement de sa chanson Ma peau qu’elle lève le poing, comme en fait foi le vidéoclip, lancé il y a quelques jours. Mais l’approche est toutefois différente : la rappeuse tenait à mettre de l’avant un message positif, prônant ici l’acceptation de soi et la valorisation de la différence. 

Bref, des images contrastantes quand on les compare aux clichés choquants du décès de George Floyd, relayés à outrance. 

« C’est très traumatisant de voir ces images d’horreur jour après jour. Alors dans un sens, Ma peau était un geste égoïste ; j’avais envie de tourner des images positives et rassembleuses, des images qui me feraient du bien à moi. Et là, de voir qu’elles trouvent écho chez plusieurs autres personnes, alors ça me fait encore plus de bien », confie-t-elle. 

Ces images feront-elles une différence ? Peut-être bien. Sarahmée ne peut que l’espérer. Mais elle s’attend à ce que le public collabore, tant en s’éduquant qu’en sachant déceler les microagressions qui restent souvent inaperçues, vues à tort comme des gestes anodins. 

Un exemple ? L’emploi du mot « mulâtre », terme péjoratif à proscrire et à remplacer par « métis ». Un autre ? Ce droit que certains se donnent de toucher les cheveux crépus des femmes noires, un geste aussi déplacé que surprenant, mais que Sarahmée voit trop souvent. 

« Il faut faire attention. C’est le devoir de chacun de s’éduquer. C’est comme ça qu’on va réussir à faire tomber les stéréotypes et idées préconçues qui sont tellement ancrés qu’on a perdu le réflexe de se questionner à savoir s’ils sont acceptables », explique-t-elle. 

EXTRAITS DE MA PEAU 

« Depuis toujours, j’ai été fière de ma peau Même si plus jeune, je me comparais aux autres On joue les fiers, mais on n’a pas la tête haute Plusieurs qualités, mais c’est notre plus gros défaut »

« Oui ma peau fait de moi ce que je suis Elle ne disparaît pas sous la pluie J’la changerais pour rien au monde quoiqu’on en dise J’la changerais pour rien au monde quoiqu’on en dise »

 

ENTREVUE

Tout un matin, ICI Radio Canada, 1 juillet 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

C'est encore mieux l'après-midi, ICI Radio Canada, 30 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Salut Bonjour, TVA, 26 juin 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Je sors, je reste

Anne-Lovely Étienne, Journal de Montréal, 26 juin 2020

COUP DE CŒUR  

VIDÉOCLIP

Ma peau

Après le grand succès de son album Irréversible, Sarahmée lance cette semaine le vidéoclip de Ma peau le plus récent extrait tiré de cet opus. En plein cœur des débats du mouvement Black Lives Matter, la rappeuse offre une chanson symbolique aux airs reggae qui aborde les thèmes de l’acceptation de soi et de la valorisation de la différence. Se voulant une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau, le vidéoclip réalisé par Alexandre Authier (Rymz, Tizzo) met de l’avant la danse qui exprime, entre autres, les bouleversements sociaux actuels. *Sorti le 25 juin – Disponible sur YouTube

 

REGARDEZ : Sarahmée dévoile le vidéoclip de sa chanson Ma peau

Luc Weil-Brenner, IHeart Radio, 26 juin 2020

Sarahmée a lancé jeudi le vidéoclip du plus récent extrait de son album Irréversible, acclamé par la critique et le public. Plus d’actualité que jamais, Ma peau traite de deux sujets universels : l’acceptation de soi et la valorisation de la différence. Réalisé par Alexandre Authier, le vidéoclip de cette chanson se veut une puissante ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau.

« Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas; un immense sentiment de fierté », a confié par voie de communiqué Sarahmée qui se fait un devoir de s’impliquer dans plusieurs causes qui lui tiennent à cœur.

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Cumulant plus d’un million et demi d’écoutes en continu, l’album Irréversible de Sarahmée a permis à celle-ci de rafler plusieurs nominations au plus récent Gala de l’ADISQ. La jeune rappeuse québécoise est également en lice dans la catégorie « Vidéoclip de l’année » aux Prix JUNO pour le clip de sa chanson Bun Dem. Les récipiendaires seront dévoilés le 29 juin prochain.

Après avoir complété une tournée de 55 spectacles, Sarahmée participera au premier volet du grand spectacle de la fête du Canada qui aura lieu le 1er  juillet, dès 13 h.

 

Un nouveau clip pour Sarahmée

Alexandre Vigneault, La Presse, 25 juin 2020

Sarahmée a lancé jeudi un clip pour sa chanson Ma peau, extrait de son album Irréversible. Le morceau aux airs reggae se veut « une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau ».

Une affirmation identitaire positive qui tombe à point avec les mouvements de protestation survenus à la suite de la mort de George Floyd aux mains de la police, à Minneapolis, au Minnesota, à la fin du mois de mai.

Sarahmée dit du tournage du clip réalisé par Alexandre Ethier qu’il était animé d’une énergie inoubliable et qu’elle a ressenti « un immense sentiment de fierté ».

La chanteuse, citée parmi les « Révélations de l’année » au dernier gala de l’ADISQ, est en lice au gala des Juno pour un autre clip, celui de sa chanson Bun Dem.

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Elle sera par ailleurs du spectacle virtuel de la fête du Canada animée par Pierre-Yves Lord et Serena Ryder présenté, le 1er juillet, de 13 h à 14 h, sur les ondes de Radio-Canada et ses plateformes numériques.

 

Ma peau: Nouveau clip puissant de Sarahmée

Laurie Dupont, ELLE Québec, 25 juin 2020

Voici le vidéoclip qu’on regardera en boucle cet été: Ma peau, de la talentueuse Sarahmée.

Dernier clip à sortir de son album Irréversible, Ma peau de Sarahmée frappe fort, autant pour le propos («Ma peau, elle ne disparaît pas sous la pluie, je la changerais pour rien au monde quoiqu’on en dise»), que pour sa réalisation impeccable d’Alexandre Authier.

Coup de cœur pour la troupe de solides danseuses et de danseurs qui donnent juste envie de se lever de notre chaise… et de danser!

Et voici ce que l’autrice-compositrice-interprète a écrit sous la publication de son vidéoclip:

«Très fière de ce clip symbolique et important. Sur le tournage, il y avait une énergie différente, un grand sentiment de fierté, et j’espère que ce clip vous mettra le sourire. Il clôture également mon album Irréversible, merci pour tout ce love et soutien. Merci à tous les danseurs et danseuses qui m’accompagnent et qui donnent un souffle particulier à ma musique. Le combat continue »

 

MENTION

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 25 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

SARAHMÉE - Ma Peau

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 25 juin 2020

Sarahmée présente le plus récent extrait de son album Irréversible avec Ma Peau. La chanson pop fédératrice est un hymne à la célébration de sa couleur de peau. Avec les récents événements, on comprend que ça prend un peu de positif pour redonner de l’espoir. D’ailleurs, du tournage, Sarahmée a dit : « Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas; un immense sentiment de fierté.» Le clip est une réalisation d’Alexandre Authier qui a fait appel à de nombreux danseurs qui se trémoussent sur les rythmes de reggaeton pop.

 

Le clip à voir : Ma peau de Sarahmée

Geneviève Bouchard, Le Soleil / La Voix de l'Est, 25 juin 2020

«Oui ma peau fait de moi ce que je suis / Elle ne disparaît pas sous la pluie / J’la changerais pour rien au monde quoi qu’on en dise», chante Sarahmée dans sa pièce Ma peau, dont le clip a été dévoilé jeudi.

Pendant que les manifestations pour l’égalité raciale se sont multipliées depuis la mort de George Floyd sous le genou d’un policier blanc et que le mouvement Black Lives Matter a pris de l’ampleur, la chanson et sa vidéo, réalisée par Alex Authier, ne pourraient être plus d’actualité. Une vingtaine de danseurs et de figurants se joignent à Sarahmée à l’écran afin de porter le message.

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«Très fière de ce clip symbolique et important. Sur le tournage, il y avait une énergie différente, un grand sentiment de fierté, et j’espère que ce clip vous mettra le sourire», a fait savoir la rappeuse sur les réseaux sociaux. 

 

SARAHMÉE : «MA PEAU»

Roxane Labonté, Pan 360, 25 juin 2020

Sarahmée a lancé il y a quelques jours le vidéoclip de Ma peau, plus récent extrait de son album Irréversible. L’engouement pour ce dernier (une tournée de 55 spectacles et plus d’un million et demi d’écoutes en continu) témoigne du grand succès de cette personnalité québécoise engagée. 

Ma peau, pièce aux airs reggaeton, parle de l’acceptation de soi et de la valorisation de la différence. Réalisé par Alexandre Authier (Rymz, Tizzo, Eihdz), le clip montre des danseurs qui se déhanchent dans différents sites industriels de Montréal. Voici comment Sarahmée articule sa fierté : « Oui ma peau fait de moi ce que je suis / Elle ne disparaît pas sous la pluie / J’la changerais pour rien au monde qu’on en dise ». Le monde a terriblement besoin de ces propos en ce moment.

 

Je ne changerais ma peau pour rien au monde, rappe Sarahmée dans son nouveau vidéoclip

Simon Tousignant, HHQC, 25 juin 2020

Ce jeudi, Sarahmée a signé son retour avec Ma peau, un nouveau vidéoclip tiré de son album Irréversible qui se veut une célébration de sa couleur de peau ainsi que de ses origines. Dans le communiqué annonçant la sortie du clip, l’artiste annonce également que la chanson entre en rotation sur une cinquantaine de stations de radio, notamment Rouge FM.

Dans le clip réalisé par Alex Authier, la rappeuse offre une performance vibrante sur un fond de danseurs qui viennent imager les propos de Sarahmée. Dans la lignée des nombreuses prises de position d’artistes face aux répercussions du décès de George Floyd (bien que Ma peau date de 2019), la MC aborde les forces et les faiblesses des gens qui partagent sa couleur de peau:

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« On joue les fiers mais on n’a pas la tête haute, plusieurs qualités mais c’est notre plus gros défaut / J’en vois qui renient leurs origines, font des pâles copies des originaux »

Malgré ces propos, Ma peau demeure une réelle éloge de l’identité Noire, alors que Sarahmée reprend certains stéréotypes de façon positive pour illustrer la puissance de sa couleur de peau sur une production tropicale de Tom Lapointe et Diego Montenegro.

Sur Facebook, l’artiste annonce également qu’il s’agit du dernier chapitre de son album Irréversible. Il semble qu’on puisse donc s’attendre à un nouveau projet de Sarahmée dans un avenir rapproché.

 

Sarahmée lance un vidéoclip pour l’extrait Ma peau

Mononews, 25 juin 2020

Après le grand succès de son album Irréversible, Sarahmée lance aujourd’hui le vidéoclip de Ma peau, plus récent extrait de cet opus acclamé tant par la critique que par le public. L’extrait est d’ailleurs en ondes sur près d’une cinquantaine de stations de radio à travers le Québec, incluant le réseau Rouge fm.

D’actualité universelle, la chanson aux airs reggae représente l’acceptation de soi et la valorisation de la différence. Se voulant une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau, le vidéoclip réalisé par Alexandre Authier (Rymz, Tizzo…) est teinté d’extraits de danse qui reflètent, entre autres, les bouleversements sociaux actuels. 

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« Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas ; un immense sentiment de fierté » , indique Sarahmée.

Après une tournée de 55 spectacles et plus d’un million et demi d’écoutes en continu, l’engouement envers cet album est indéniable. Grâce à ce dernier, Sarahmée a raflé plusieurs nominations, dont celle de « Révélation de l’année » au gala de l’ADISQ ainsi que celle de « Music Video of the Year » au gala des prix Juno (dont les récipiendaires seront annoncés le 29 juin prochain) pour son clip Bun Dem. Sarahmée est devenue, en l’espace d’un album, la voix d’une génération, en plus de s’impliquer à titre de porte-parole dans plusieurs causes qui lui tiennent à cœur. 

Celle qui a fait un passage remarqué lors du Bal MAMMOUTH le weekend dernier sera aussi de la fête du Canada « virtuelle » animée par Pierre-Yves Lord et Serena Ryder le 1er juillet prochain.

 

Sarahmée dévoile son nouveau vidéoclip, « Ma peau »

Lounge Urbain.com, 25 juin 2020

Après les événements et manifestations de ses derniers jours, le nouveau vidéoclip de Sarahmée frappe fort!

Dans ce clip réalisé par Alexandre Authier, Sarahméé célèbre sa couleur de peau ainsi que de ses origines. Dans une publication Facebook l’autrire-compositrice-interprète a écrit: « Très fière de ce clip symbolique et important. Sur le tournage, il y avait une énergie différente, un grand sentiment de fierté, et j’espère que ce clip vous mettra le sourire. Il clôture également mon album « Irréversible »; merci pour tout ce love et soutien. »

 

SARAHMÉE – MA PEAU

Sam Beaudoin, Zone Rap, 25 juin 2020

 

Ma peau : Un nouveau clip puissant de fierté pour Sarahmée

Audrée Laurin, Hollywood PQ, 25 juin 2020

Ce jeudi, Sarahmée dévoilait en grande pompe son tout nouveau vidéoclip Ma peau, pièce aux sonorités reggae tirée de son dernier album Irréversible.

Outre la musique ultra accrocheuse, ce que l'on retient davantage du clip, c'est le message sur l'acceptation de soi et la valorisation de la différence. Tout cela vient justement à point, alors que le monde continue de vibrer suite au tragique événement entourant la mort de George Floyd. Sarahmée elle-même avait pris d'assaut les rues de Montréal comme des milliers d'autres lors de la manifestation du 31 mai pour revendiquer l'arrêt du racisme systémique et la brutalité policière.

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Le clip de la rappeuse est « une ode à la beauté humaine dans toutes ses nuances de peau », car malgré la colère et l'indignation qu'ont amenées les événements des dernières semaines, il y a aussi une fierté à retirer des mouvements qui ont rassemblé tant de personnes issues de cultures différentes, mais qui, plus encore, statue haut et fort la volonté d'être reconnus sans compromis pour qui nous sommes. Et c'est exactement ce qui est mis en lumière dans Ma peau avec tous les danseurs bougeant au même rythme et unis par un même sentiment de solidarité.

« Il y avait une énergie spéciale sur ce tournage, que je n’oublierai pas; un immense sentiment de fierté », a d'ailleurs indiqué Sarahmée par voie de communiqué.

Réalisé avec brio par Alexandre Authier, le clip de Ma Peau vous restera assurément en tête, et c'est tant mieux!

Suivant le dévoilement de son clip, Sarahmée a reçu une immense vague d'amour et elle a tenu à remercier tous ceux qui lui ont témoigné leur soutien.

« Je prends un petit moment pour vous remercier de partager le clip et de l'aimer en grand nombre aujourd'hui. Ça nous touche beaucoup. Il clôture l'album Irréversible, et je pense qu'après tout ce qui s'est passé, toutes les choses négatives qu'on a vues, ça fait du bien de voir ce genre d'énergie de la part de la communauté [...]. Donc continuez de le partager au maximum, je pense que ça va donner le sourire à beaucoup de gens », a-t-elle déclaré le temps de deux courtes stories Instagram.

Un succès bien mérité pour une chanson au message des plus importants!

 

Je reste chez nous

Léa Papineau Robichaud, Journal de Montréal, 23 juin 2020

[...]

Web

L’ADISQ fait une scène

Les trois premiers épisodes de cette série qui plonge dans la vie de tournée des artistes sont maintenant disponibles. Le public pourra donc découvrir l’envers du décor des tournées de Sarahmée, Matiu et Lou-Adriane Cassidy. La production des capsules a dû être mise sur pause avec la pandémie, alors les autres épisodes ne sortiront pas prochainement.

 

MENTION

De pop et d'eau fraîche, ICI Radio Canada, 6 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Rapophonie, 5 juin 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Marie-Mai et Sarahmée interprètent Good as Hell et parlent de racisme

Julie Mainville, ICI Radio Canada, 5 juin 2020

Accompagnées par les superbes voix de Lulu Hughes, de Kim Richardson, de Virginie Cummins et de Marie-Christine Depestre, Marie-Mai et Sarahmée ont interprété Good as Hell, de Lizzo, pour l’ouverture de Bonsoir bonsoir!. 

Sarahmée et Marie-Mai chantent Good as Hell

Une collaboration espérée depuis longtemps

Marie-Mai avait envie d’inviter Sarahmée à chanter avec elle, car elle l’admire beaucoup. Les deux artistes avaient le désir de collaborer depuis longtemps, et leur prestation sur le plateau de Jean-Philippe Wauthier confirme la connexion qu'il y a entre elles.

Je ressens chez elle [Sarahmée] le même feu, la même passion [que moi], le même côté brut. En fait, C’EST UNE BRUTE! Marie-Mai

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La chanson de l’acceptation

Pour Sarahmée, la force de cette chanson de Lizzo, Good as Hell, est dans le message : « On est des femmes de toutes sortes de formes, de toutes sortes de couleurs, c’est la chanson de l'acceptation. C'est une chanson qui me donne de la puissance, et qu'une autre femme me donne ce genre d’énergie, moi je tripe! » Marie-Mai : « Parce que la confiance en soi, ça part de soi… C'est facile de dire “j'ai confiance en moi”, mais quand tu es dans le trouble et que tu as de la misère, c'est là que tu dois avoir le plus confiance en toi, et ça part de comment tu te sens par rapport à toi-même. »

Les chanteuses qui prennent la parole

Plusieurs artistes ont parlé récemment des événements entourant la mort de George Floyd aux États-Unis; la chanteuse afro-américaine Lizzo en fait partie. Sarahmée, qui est co-porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs, était à la manifestation de Montréal et elle se sent évidemment elle aussi très perturbée par cette violence inouïe. « Je suis passée par toute une gamme d'émotions : colère, tristesse, incompréhension… »

J’ai de la difficulté à comprendre qu'un être humain puisse faire ça à un autre être humain. Les gens sont tannés, et c’est important que ce soit les bons qui se tiennent tous ensemble. Personne ne veut vivre dans un monde comme ça.

Sarahmée

Dans l’entrevue, elle explique aussi ce que c’est d’être noire au Québec en 2020 : « C’est encore difficile, car il y a encore beaucoup de chemin à faire. » Les microagressions (se faire dire t’es belle, pour une Noire, se faire toucher les cheveux sans consentement…) sont encore très présentes dans la société, et d’après Sarahmée, le changement de mentalité par rapport au racisme commence par l’éducation et l’écoute.

Combattre le racisme

Bonsoir bonsoir! Du lundi au jeudi 21 h sur ICI Radio-Canada Télé

 

Marie-Mai et Sarahmée célèbrent la diversité en reprenant Lizzo à Bonsoir Bonsoir

Marie-Claude Lessard, Éklectik Média, 4 juin 2020

Hier soir, Marie-Mai était l’invitée principale de la dernière émission de la semaine hier soir de Bonsoir Bonsoir, et son passage n’est pas assez inaperçu.  Pour sa première sortie médiatique à l’extérieur depuis le confinement, la chanteuse a débuté la soirée par une performance musicale rassembleuse qui abordait la triste actualité avec originalité.

En compagnie de Lulu Hughes, Marie-Christine Depestre, Virignie Cummins et Kim Richardson en captation vidéo, elle a interprété le succès Good as hell de la chanteuse sud internationale Lizzo . Cette pièce qui prône l’acceptation et la diversité dans toutes ses formes était un choix tout indiqué, autant par son texte que par les prouesses vocales qu’elle exige. Présente au studio,  Sarahmée a rajouté un solo rap à la chanson afin de faire écho à la mort tragique de Georges Floyd qui suscité de vives discussions et réactions sur les médias sociaux concernant le racisme systémique et la brutalité policière. Bien qu’émotif , ce moment était surtout rempli de lumière puisque voir des femmes s’unir ainsi pour embrasser leurs différences donnait espoir et faisait sourire en ces temps sombres.

 

Le meilleur du «rap keb» de la dernière décennie

RAPHAËL GENDRON-MARTIN, SANDRA GODIN et CÉDRIC BÉLANGER, Journal de Québec, 16 mai 2020

Longtemps snobé par l’ADISQ et les radios commerciales, le hip-hop a enfin gagné ses lettres de noblesse. Le Journal a mandaté trois de ses journalistes pour dresser une liste de 15 morceaux de rap québécois (le fameux «rap keb») qui sont parmi les meilleurs de ce que les artistes émergents et établis ont fait dans la dernière décennie. Ici, on met de côté les «vieux loups» pour faire place à la nouvelle garde!  

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T’AS PAS CRU, SARAHMÉE  

CB : C’est bien tout ça, mais ça manque de filles. Ça tombe bien, on en a des bonnes au Québec. À commencer par Sarahmée, dont j’adore l’attitude décomplexée et le ton frondeur sur ce rap féministe doté d’une mélodie qui bouge plus que la moyenne dans le «rap keb». Z’êtes prêts pour le «riot», gang? 

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ENTREVUE ET PERFORMANCE

L'ARÉNA MTL, 2 mai 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Sarahmée commente sa liste de lecture: «Jouez, jouez du rap»

Cédric Bélanger, Journal de Québec, 2 mai 2020

Recluse comme nous tous, Sarahmée s’ennuie de monter sur scène. «J’ai l’impression que ça ne va pas revenir de sitôt», confie la rappeuse au téléphone. L’occasion est donc belle de répondre présent à l’appel de l’ADISQ de lui élaborer une liste de lecture et ensuite d’en discuter avec Le Journal.  

Bonjour Sarahmée. Dis-moi d’abord, avant qu’on jase de tes choix musicaux, est-ce que le confinement va avoir un impact sur tes futures chansons?  

«Oui et ce n’est pas très positif (rires). J’ai un studio chez moi mais je n’ai pas le goût de faire de la musique. Quand j’écris, je dois être dans un certain mood et l’ambiance ne me donne pas envie d’écrire. Je n’ai pas eu un boost de création.»    

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À défaut d’en faire, écoutes-tu davantage de musique?  

«Ouais. Je découvre. Quand les gens publient des affaires, je vais voir. Je prends le temps de faire des choses qu’habituellement je ne fais pas. Ça me fait du bien. Je découvre de nouveaux artistes, de nouvelles applications et je fais plein de mots croisés, sans arrêt. Hier, j’en ai fait sept pages.»    

Quand nous t’avons choisi pour discuter de ta liste de lecture, on s’est dit qu’on aurait du hip hop. Nous ne nous étions pas trompés.  

«(rires) C’est hip hop et pop. En fait, il y a beaucoup plus de hip hop à cause de l’exigence d’avoir un minimum de franco. Parce qu’en musique francophone, j’écoute beaucoup plus de rap. Pour le reste, j’écoute beaucoup de la pop anglophone. Et moi, quand j’aime des chansons, je les réécoute beaucoup. Les chansons de rap que j’ai choisies sont celles que j’ai beaucoup écoutées depuis le début de l’année.»    

Pourquoi préfères-tu le rap en français?  

«Parce que j’écoute attentivement ce que les rappeurs francophones font, ce qu’ils ont écrit, comment ils l’ont écrit et comment ils l’ont fait. Je réécoute les flows, la technique. Ce sont des choses qui m’intéressent.»    

Dans le rap québécois, tu as choisi des évidences comme Loud mais aussi des noms moins connus, comme MB.  

«MB est moins connu médiatiquement mais il a quand même un gros public. Ce sont des gars qui sont en train d’établir leur structure, leur carte de visite. On commence à voir la signature de 514. Il y a une belle évolution.»    

Je remarque aussi que la totalité de ta liste est constituée de chansons très courtes. Peu de titres vont au-delà des trois minutes.  

«C’est drôle, je n’avais pas noté. C’est peut-être pour cela que je les écoute en boucle, ça finit trop vite. Mais c’est efficace. Une bonne chanson courte donne ce résultat. Tu la recules et tu la réécoutes. Cela dit, ça dépend de ce que j’écoute. Quand c’est du classique, par exemple dans mon auto où j’écoute tout le temps le Requiem de Mozart, ce n’est pas pareil. J’aime le crescendo, la construction des pièces classiques.»    

J’aimerais que tu me parles de Clara Luciani...  

«J’adore.»    

... dont tu as choisi La grenade et son message féministe très fort.  

«J’ai découvert cette femme l’automne dernier et je suis tombée en amour avec tout. J’ai beaucoup écouté son album Sainte-Victoire. Au début, La grenade, je n’avais pas saisi le message. Ce n’est pas tout de suite une évidence. Je trouvais le beat bon et juste avant que le refrain arrive, c’est malade. En la réécoutant, j’ai compris. Il y a un côté old school dans son rock, c’est pop en même temps, son style, j’adore tout. Je suis fan.»    

De la pop de France, tu as aussi mis Angèle.  

«Ce sont des filles qui sont de ma génération. C’est fini la pop aguicheuse pour être aguicheuse. Elles ont un message et elles l’assument. Angèle flirte aussi avec le rap. Les gens sont prêts pour ce genre de discours. Ça m’inspire énormément. Ça me fait réfléchir à ce que j’écris, ça me dit que je peux pousser encore plus. Mes messages peuvent être encore plus clairs.»    

J’ai bien aimé que tu places les Black Pumas. J’ai aimé l’album et la chanson Black Moon Rising, c’est de la soul par intraveineuse.  

«Cette chanson, je l’ai shazamée. Je l’avais entendue quelque part, je ne me souviens plus où et je suis tombée sur le cul. C’est tellement bon que je ne sais pas quoi dire. Ça m’a accroché en trente secondes et je me suis mis à écouter l’album à répétition. C’est mon feel-good album.»    

À noter aussi que tu as inscrit trois de tes chansons, si on compte aussi ta collaboration avec Poirier.  

«Écoute, why not? Rien n’est impossible est une chanson qu’on a fait au camp SOCAN à l’hiver 2019. On l’a sortie, elle roule bien. On sentait qu’elle était chouette et finalement, les gens l’aiment beaucoup. J’ai aussi Ma peau, qu’on a envoyée aux radios cet hiver. C’est une de mes chansons préférées sur mon album, j’y parle de l’acceptation de soi.»    

J’avais adoré House of Balloons, le premier album de The Weeknd, et après j’ai décroché. Mais là, avec After Hours, c’est comme s’il renaissait pour moi. Ça éclate de partout. Fini, The Weeknd taciturne.  

«100 % d’accord. Je me souviens quand je suis arrivé à Montréal et que j’écoutais House of Balloons. Je me disais : mais c’est qui cet extra-terrestre? Tout était nébuleux. Après, j’ai pas tant aimé. Les collaborations devenaient redondantes, les styles aussi. Mais le nouveau là... Il y a le rythme des années 80, un côté Michael Jackson qui est bien fait. Je ne sens pas que c’est de la copie. Il y a un chien que j’adore. Je pense que j’ai écouté Blinding Lights cinquante fois. Je la mets sur repeat en faisant mes commissions.»    

Dirais-tu que Souldia, dont tu as sélectionné deux chansons, est le gars qui n’est pas reconnu à sa juste valeur dans le rap québécois?  

«Tu as tout à fait raison. Je pense que son passé a freiné certains médias mais ça s’en vient. Son association avec 7ième Ciel va être une très bonne chose dans sa carrière. En fait, ça va être son année. Il va avoir cette reconnaissance qui lui manque.»    

Crois-tu que le rap québécois a atteint son plein potentiel ou il peut aller encore plus loin?  

«Là, il y a une belle scène. Elle se mélange de plus en plus. On voit un peu moins toujours les mêmes. Le rap queb, comme ils disent, commence à avoir une forme intéressante. Il y a beaucoup de choses à faire encore. Comment on fait la musique, comment on la sort, comment on la crée, comment on la diffuse. Ça peut être plus créatif. Ce sera notre défi. Les rappeurs ne sont pas encore au même niveau que les artistes pop québécois.»    

Oui mais la base de fans est étonnante. Souldia, par exemple, fait d’excellents chiffres sur les réseaux sociaux, meilleurs que ceux de la plupart des artistes pop.  

«C’est là où je m’en allais. Le public est solide comme il ne l’a jamais été. À un moment donné, il va falloir que les radios... Je ne peux pas croire qu’à part Loud, dont les chansons sont très pop, ils ne jouent rien d’autres. Souldia, moi, FouKi, on a des chansons hyper pop. Jouez, jouez, du rap. Ça me sidère. Moi, je suis très contente parce que Rouge FM a commencé à jouer Ma peau. FouKi vient de sortir une chanson avec Alicia Moffet et j’espère que ça va rentrer à la radio.»    

Je t’amène sur un terrain glissant mais as-tu l’impression que le rap au Québec, quand il marche, c’est parce qu’il est blanc?  

«(Silence) Écoute, je te dirais que l’image est importante, elle joue un rôle. Il y a une certaine image du rap que certains médias veulent mettre en avant. C’est un problème. Je ne pense pas ce que tout le monde est traité de façon égale. Je me fais souvent poser cette question, et je me demande si on la pose aux rappeurs blancs. Je pense qu’ils seraient aussi bien placés pour répondre étant donné qu’ils vivent cette exposition.»    

LA LISTE DE SARAHMÉE   

Roxanne, Arizona Zervas  

The Box, Roddy Ricch  

Blanco, J Balvin  

La grenade, Clara Luciani  

South of the Border, Ed Sheeran, avec Camila Cabello et Cardi B  

À zéro, MB  

Le malin, Sarahmée  

Jamais de la vie, Loud  

Barillet, Souldia  

Blinding Lights, The Weeknd  

Know Your Worth, Khalid & Disclosure, avec Davido & Tems  

Get Me, Justin Bieber, avec Kehlani  

Amadit, KNLO  

Dilemme, Lous and the Yakuza  

Perdus, Angèle  

Rien n’est impossible, Poirier, avec Sarahmée et FXLR  

Black Moon Rising, Black Pumas  

Noir, Yseult  

Ce soir, Doums, avec Nekfeu et Naë  

Water, Lizzo  

Nouveau soleil, Souldia, avec FouKi et Eman  

Céline, Alaclair Ensemble  

Ma peau, Sarahmée  

Périmètre, MB  

Papillon, FouKi  

 

Cornartistes: pour que les jeunes confinés se fassent entendre! [VIDÉOS]

Ève Tessier-Bouchard, La Tribune, 24 avril 2020

Nos jeunes sont les grands oubliés de cette crise sanitaire. À l’âge où la gang est ce qu’on a de plus précieux, où notre vie sociale prend une grande place, où nos amours nous accaparent tout entier et où l’école nous offre une routine importante, leur vie est présentement bouleversée de A à Z. Quand ils ne sont pas en train de risquer la contagion en travaillant dans les épiceries et autres services essentiels, ils sont en confinement avec leurs parents, ce qui peut être, à l’adolescence, une épreuve de taille!

Nous vous avons offert, dans les dernières semaines, de nombreux contenus adaptés pour les enfants. Au tour des ados maintenant d’avoir leur place sur nos plateformes! Et surtout, de pouvoir se faire entendre. La parole des jeunes est importante. Nous l’avons constaté lors des manifestations pour l’environnement et nous souhaitons l’entendre de plus en plus.

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Nos six coopératives d’information proposent « Coronartistes : l’art d’aplatir la courbe sans être plate! », une invitation aux jeunes à prendre la parole à travers la poésie, la caricature, l’écriture, la chanson, le rap, l’humour, le slam et les mèmes. Neuf capsules sont offertes à ceux et celles qui voudraient des conseils au sujet d’une forme d’expression artistique avant de se lancer eux-mêmes dans la création.

Nous avons recruté les meilleurs coachs! David Goudreault, Jean-Christophe Réhel, André-Philippe Côté, Naomi Fontaine, Émile Bilodeau, Sarahmée, Pierre-Yves Roy-Desmarais, Queen Ka et Michelle Desrochers livrent quelques-uns de leurs secrets et surtout invitent les jeunes à créer à partir de ce qu’ils vivent en confinement, que ce soit positif ou négatif, drôle, touchant ou angoissant.

Ces capsules, qui sont de courtes classes de maîtres, peuvent être visionnées dans la section Jeunesse des sites web de tous nos quotidiens. Les créations des jeunes seront également publiées dans cette section au cours des prochaines semaines.

Deux œuvres soumises par les adolescents seront tirées au sort et donneront l’opportunité à leurs jeunes créateurs de passer un moment (en vidéoconférence, crise sanitaire oblige)  avec l’artiste de leur choix parmi les neuf mentors du projet. Ils pourront ainsi poursuivre leur apprentissage en « stage privé » et discuter avec un artiste qu’ils admirent.

Encourageons nos jeunes à prendre  la parole et la place qui leur revient en envoyant leurs œuvres à : coronartistes@cn2i.ca

LES ARTISTES

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Sarahmée

Avec son deuxième album Irréversible, on peut dire que Sarahmée est rapidement devenue une incontournable dans le paysage rap québécois. Première artiste hip-hop à être nommée dans la catégorie Révélation de l’année au Gala de l’Adisq en 2019, elle participe même au prestigieux numéro d’ouverture avec son hit Fuego. L'auteure-compositrice et interprète est aussi porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs. Guidée par un message positif, Sarahmée réussit à dépeindre des réalités parfois douloureuses tout en conservant l’espoir et la résilience comme phare. Nul doute qu'avec ses dix ans de carrière, Sarahmée réussi à implanter son nom et sa signature dans un univers à majorité dominé par la gente masculine. Elle donne ici quelques uns de ses trucs d’écriture de rap.

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La rappeuse Sarahmée interprète Fuego

Carmen Bourque, Blogue Télé, ICI Radio Canada, 22 avril 2020

Comme beaucoup d’artistes, Sarahmée est attristée d’être privée de la scène et du lien avec le public. Elle est toutefois heureuse de pouvoir présenter une chanson de son album Irréversible à Bonsoir bonsoir!

L’amour de la scène

Au cours des prochains mois, la rappeuse devait, entre autres, participer au Festival d’été de Québec et au festival Metro Metro.

Je m’ennuie de faire des shows, je m’ennuie des gens. Jamais je ne vais [tenir] pour acquis mon métier. Je me rends compte de la chance que j’ai de pouvoir faire des shows, […] d’être ici avec toi ce soir, malgré le confinement. Je m’ennuie vraiment, vraiment de la scène.

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L’achat local

L’hiver dernier, avant le confinement, Sarahmée a reçu une proposition intéressante : celle d’écrire une chanson pour encourager l’achat local.

J’ai fait une petite remise en question personnelle. J’en fais quelques-uns [des achats locaux], mais ça pourrait être plus. J’ai beaucoup aimé cette idée-là et j’ai dit : “Bien sûr! Certainement!” Parce que moi, je fais partie du local, des produits locaux

C’est ainsi qu’elle a créé la chanson Local, qui résonne d’autant plus pour elle que les artistes sont parmi les plus touchés par les conséquences du confinement.

Faut en parler parce qu’on le voit, en temps de crise, ce que ça peut faire si on ne [soutient] pas les artistes locaux. - Sarahmée

 

MENTION

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 21 avril 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Sarahmée s’associe avec XP_MTL pour une chanson prônant la consommation locale

Marie-Claude Lessard, Éklectik Média, 21 avril 2020

Ayant pour but de faire rayonner le centre-ville de Montréal, XP_MTL a approché plus tôt cette année la chanteuse Sarahmée afin qu’elle compose une chanson visant à encourager la consommation locale. Leur association devait voir le jour officiellement plus tard, mais le contexte actuel rend plus nécessaire que jamais la promotion de l’achat local.

 Sarahmée nous présente donc Local, une chanson festive qui décline toutes les alléchantes possibilités qu’offre les entreprises québécoises dans une multitude infinie de domaines. Consommer local signifie bien plus que d’acheter des fruits frais au marchand du coin ; cela veut dire encourager nos artistes d’ici qui en ont spécifiquement besoin pendant cette période incertaine. La rappeuse nous le fait bien comprendre dans son vidéoclip.

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L’idée de sortir cette chanson dans le contexte de la crise mondiale qui nous touche représente beaucoup pour moi. Le projet devait être lancé plus tard dans l’année, mais on s’est rendu compte qu’on pouvait faire une différence, et ce, aujourd’hui. Cette période de confinement nous ramène aux choses essentielles et à nos valeurs fondamentales, et je crois que, malgré tous les malheurs que cela amène, de très belles choses sont à venir si on continue à se serrer les coudes, précise une Sarahmée plutôt optimiste, et nous sommes de son avis!

L’artiste nommée dans la catégorie Révélation de l’année au dernier Gala de l’ADISQ sera d’ailleurs présente à l’émission Bonsoir Bonsoir ce soir  à 21h00 pour une prestation musicale exclusive. Cliquez ici pour connaître les autres invités que Jean-Philippe Wauthier recevra cette semaine. D’ici là, son  plus récent album Irréversible (dont nous avons eu la chance de voir la première médiatique) est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Bonsoir Bonsoir, ICI Radio Canada, 21 avril 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Sarahmée compose un rap pour promovoir l’achat local

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 20 avril 2020

Lundi matin, Sarahmée a dévoilé la nouvelle pièce Local dans laquelle elle insiste à justement acheter local. Il s'agit d'un partenariat avec XP_MTL, un organisme à but non lucratif basé à Montréal. Plus tôt, l'organisme lançait une campagne L’achat local au centre-ville avec 6 personnalités publiques. C'est dans le cadre de cette campagne que la rappeuse s'est joint à la course pour devenir en quelque sorte la voix de l'initiative.

« Dans les prochains jours et prochaines semaines, on fera des annonces concernant ce projet et cette belle campagne sur l'achat local au centre-ville de Montréal », de préciser la rappeuse. Selon la principale intéressée, le projet était déjà en branle avant le début de la crise sanitaire. Il est devenu encore plus important avec la situation, estime-t-elle avec l'organisation.

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Au passage, Sarahmée incite aussi la consommation de la musique locale. « Dédé Fortin dans les écouteurs, je m'arrête chez un petit marchant », rappe-t-elle. Voici le lyric video de cette nouvelle chanson intitulée Local, aussi disponible sur les plateformes numériques.

 

ENTREVUE

Le 15-18, ICI Radio Canada, 20 avril 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Le retour de Claude Dumont, 20 avril 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Sarahmée vante le commerce local

Alexandre Vigneault, La Presse, 20 avril 2020

« Ce soir on mange local/Écoute ça et danse local/J’suis stylée c’est local », chante Sarahmée dans sa chanson Local. Le formule est pop, dansante, légère, mais le message, direct : en ces temps de pandémie plus que jamais, elle invite à faire des choix de consommation qui ont un impact direct sur la communauté où on vit.

« L’idée de sortir cette chanson dans le contexte de la crise mondiale qui nous touche représente beaucoup pour moi. Le projet devait être lancé plus tard dans l’année, mais on s’est rendu compte qu’on pouvait faire une différence, et ce, aujourd’hui », explique-t-elle dans un communiqué.

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Ce morceau a été composé il y a quelques mois à l’invitation de XP_MTL, organisme chargé d’animer le centre-ville de Montréal. Sarahmée avait déjà collaboré avec cet OBNL en 2019 dans le cadre d’une série de spectacles intitulés XP_EASY.

« Cette période de confinement nous ramène aux choses essentielles et à nos valeurs fondamentales, et je crois que, malgré tous les malheurs que ça amène, ajoute la chanteuse, de très belles choses sont à venir si on continue à se serrer les coudes. »

 

LA CHANTEUSE SARAHMÉE DÉVOILE UNE CHANSON POUR APPUYER L’ACHAT LOCAL

Sandrine Vincent, Clin d'Oeil, 20 avril 2020

En collaboration avec XP_MTL, Sarahmée a créé Local, une pièce musicale inspirée du mouvement #AcheterLocal qui se dessine présentement. 

En effet, de plus en plus de Québécois constatent l’importance d'encourager l’économie locale et les marchands et entreprises d’ici depuis le début de la pandémie. Plusieurs petits commerçants et artisans ont fortement été affectés par la crise et c’est pour cette raison que Sarahmée et XP_MTL ont voulu mettre de l’avant l’importance d’acheter local.  

«L’idée de sortir cette chanson dans le contexte de la crise mondiale qui nous touche représente beaucoup pour moi, explique Sarahmée par voie de communiqué. Le projet devait être lancé plus tard dans l’année, mais on s’est rendu compte qu’on pouvait faire une différence, et ce, aujourd’hui. Cette période de confinement nous ramène aux choses essentielles et à nos valeurs fondamentales, et je crois que, malgré tous les malheurs que cela amène, de très belles choses sont à venir si on continue à se serrer les coudes», termine-t-elle.   

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La chanson s’inspire donc du centre-ville de Montréal, de ses commerces et de son offre et tente d’inspirer les Québécois à réfléchir à leurs prochains achats.  

De plus, Sarahmée versera gracieusement les revenus de streaming de la chanson «Local» à la fondation du Chaînon, qui vient en aide aux femmes en difficulté.  

Une magnifique initiative! 

 

Paniqué de Sarahmée

Journal Métro, 8 avril 2020

Cette chanson parle de la panique que vit une adolescente enceinte, mais on est plusieurs à se reconnaître dans ses tout premiers mots: «Paniquée, paniquée/Les pupilles dilatées t’es en train de paniquer/T’as pas idée, t’as pas d’idée/Comment sortir de ce bourbier.» Sauve qui peut!

 

Sarahmée : rappeuse et sensation mode québécoise

Philippe Lépine, Huffington Post, 31 mars 2020

Il ne suffit que d’un boubou jaune pour piquer notre curiosité. Depuis, on ne rate plus un tapis rouge de Sarahmée.

Sur les tapis rouges, dans ses vidéoclips ou même au dépanneur du coin, la rappeuse Sarahmée a de la gueule et, surtout, reste fidèle à elle-même: audacieuse, juste assez désinvolte sans négliger ses origines sénégalaises. Entretien avec la sympathique icône mode québécoise en devenir.

Je sais que tu choisis toi-même tous tes looks. D’où te vient ton esthétisme mode?

«En fait, c’est moi en grande partie. (rires) J’ai collaboré avec des stylistes comme l’excellente Marianne Dubreuil pour mon clip Fuego, sinon j’y vais juste avec ce que j’ai envie.

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Je pars souvent d’un pantalon ample décontracté. J’adore les cargo! C’est non seulement beau, mais en plus c’est très pratique pour la danse, les chorégraphies et tout. J’ai la bougeotte (rires), donc il me faut des pantalons légers. Pis, je fais matcher le reste pour que ça flirte entre sport et chic. Un haut ajusté, des accessoires simples.»

Quelle est ta pièce mode coup de coeur en ce moment? Un pantalon, j’imagine.

«Oui! (rires) C’est un pantalon MUY. Un créateur japonais. Je l’ai porté tout l’été dernier.»

Comme tu fais ton propre stylisme, tu magasines beaucoup? Achètes-tu en ligne? Fais-tu faire tes vêtements?

«Oui, je magasine énormément. Mais c’est circonstanciel. J’attends d’avoir des événements. J’achète mes morceaux plus classiques sur Internet, comme mes jeans noirs taille haute. Je collabore sinon parfois avec certains designers comme Marie Saint-Pierre. Et le reste, je le fais faire sur mesure à Dakar au Sénégal, par un tailleur qu’un ami d’enfance m’a chaudement recommandé.»

Quelle place occupe le Sénégal dans tes tenues?

«Je fais faire tous mes tailleurs, boubous traditionnels, pantalons amples, mais aussi kimonos, par le même tailleur depuis quelque temps. On choisit ensemble les tissus et couleurs à distance et quand j’y vais pour voir ma famille, on fait les essayages et je rapporte tout au Québec. J’ai créé avec lui mon outfit pour le clip Bun Dem. Des pantalons larges avec un haut plus court zippé à la Adidas.

Là-bas, au Sénégal, tout le monde va chez le tailleur pour les célébrations ou pour travailler. Tout le monde a son ensemble bien coupé. Et on aime la couleur.»

Et d’où t’es venue l’idée du boubou jaune pour l’ADISQ?

«Je voulais une allure très afro, faire un clin d’oeil à mes origines. Je voulais représenter l’Afrique comme je le fais un peu dans certains clips, mais avec une couleur pétante et un tissu en wax (coton ciré) qu’on voit un peu moins. Tout a été fait à la main.

Le boubou traditionnel est porté dans les grandes fêtes au Sénégal. Je me suis dit que lors de l’ADISQ [NDLR : et sa première nomination au gala dans la catégorie Révélation de l’année], ce serait la célébration idéale pour en porter un.»

Tu étais en vedette dans une récente campagne de Sephora, tu es d’ailleurs représentée par l’agence de mannequins FOLIO Montréal. Comptes-tu t’impliquer plus dans tes projets mode et beauté?

«J’avoue que je ne suis pas mal prise avec les spectacles, mais je suis toujours ouverte aux projets photo. Je regarde mes dispos et je glisse une séance entre deux trucs. La photo, la mode, pour moi, c’est aussi une forme d’art que j’adore, au même titre que la musique. J’ai une collabo avec ALDO qui sort bientôt. J’ai aussi posé pour Fizz [NDLR : nouveau joueur de la téléphonie mobile et de l’internet résidentiel au Québec]. Mais je suis fermée à rien. Même la télé et la radio.»

Ton projet avec Sephora, c’est venu comment d’ailleurs?

«Ils m’ont approchée en 2017. Mon album Irréversible n’était même pas sorti. Je faisais des DJ sets, assistais à des événements et postais pas mal sur Instagram. Quand ils m’ont écrit, je pensais que c’était un spam [du pourriel] (rires). Je CA-PO-TAIS. Je criais. Je pensais que c’était sinon une promo associée à ma carte fidélité. Ben non, ils me voulaient moi pour la campagne. J’ai dit oui, c’est sûr!»

Qui t’inspire en mode?

«Hailey Bieber. Elle porte beaucoup de vestons. J’adore les suits, le côté androgyne. La veste noire large avec rien en dessous. C’est sexy sans être vulgaire. C’est pour ça que je portais un suit au gala Dynastie [NDLR : qui honore les Québécois issus des communautés noires]. Sinon, j’aime tout ce qui est chic et sport, classique et urbain.

Et cette peau parfaite que tu as, j’imagine que tu en prends soin. Es-tu game de partager les secrets de ta routine beauté?

Nettoyage du visage tous les matins avec un produit doux (Nettoyant FirstAid Beauty - 28$)

Lotion tonique (L’Oréal Tonique Fleur Délicate - 11,99$)

Crème hydratante de jour (L’Oréal Hydra Total 5 - 14,99$ ou la gamme Ultra Repair de FirstAid Beauty)

Crème solaire (Neutrogena Ultra Sheer 60 FPS - 14,98$)

Démaquillage tous les soirs, sans exception. (crème nettoyante Nars Skin - 38$)

Cosmétiques : ses marques favorites

Fond de teint : Make Up For Ever

Anticerne : Sephora

Eye-liner : Revlon

Fards à paupières et joues : Tarte

 

Ça finit bien la semaine - Le questionnaire 7 jours

Patrick Delisle-Crevier, 7 jours, 13 mars 2020

 

ENTREVUE

Ça finit bien la semaine, TVA, 6 mars 2020

[ Visionnez l'extrait ]

 

Sarahmée retrouve Nix, une star du rap sénégalais, pour dévoiler le clip «Alleluia»

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 4 mars 2020

Après ses vidéoclips avec Souldia et Tizzo, Sarahmée est fin prête à dévoiler Alleluia, sa collaboration avec le sénégalais Nix. Le rappeur africain était de passage au Québec en 2019 et elle en a profité pour clipper la chanson avec le réalisateur Alex Authier, également derrière le vidéoclip avec Tizzo.

Présentement en nomination au Juno Awards pour le vidéoclip Bun Dem, l'artiste justement originaire du Sénégal sera de passage à Ça finit bien la semaine, sur les ondes de TVA, ce vendredi.

 

ENTREVUE

Marie-Ève Lortie, Salut Bonjour, TVA, 29 février 2020

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ENTREVUE

Les Effrontées, QUB Radio, 26 février 2020

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Une Saint-Valentin pas comme les autres avec Sarahmée

Mélissa Pelletier, Journal de Montréal, 14 février 2020

MONTRÉAL - Alors que la Saint-Valentin battait son plein à travers la planète, certains ont décidé de célébrer «loin de l’eau de rose» avec Sarahmée et ses invités à la Maison de la culture Maisonneuve, vendredi, dans le cadre de la série Umami. Et ça valait le coup! 

«C’est l’occasion parfaite d’inviter votre béguin, de changer la routine de votre vieux couple ou de venir trouver l’amour dans Hochelaga». Le ton était donné dès l’invitation à Une date avec Sarahmusiquemée: pas question de tomber dans la mièvrerie aux côtés de ses invités Léonie Gray, Miro et des danseuses Citron Rose et Lily Hilaire! 

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Après une douce mise en bouche de la sensation pop-jazz Léonie Gray entre les Wednesday, Wish You Well et Powers, place à la fête! Sous des lumières frénétiques, Sarahmée s’est précipitée sur scène. «Emmenez-en de la culture! Comment ça va? C’est tout?» s’est-elle écriée devant le public calmement assis dans la salle. 

Sarahmée a de la gueule et elle l’assume: impossible de se laisser démonter par un public un peu timide. Il faut dire que l’artiste a le vent dans les voiles! Après une nomination pour Bun Dem comme vidéoclip de l’année aux prix JUNO, la rappeuse vient d’accepter d’être la porte-parole de la 29e édition du Mois de l’histoire des Noirs. 

Devant des projections diverses, Sarahmée a débuté son tour de chant avec la dynamique Peligrosa, tirée de son deuxième album, Irréversible, sorti au printemps 2019. «Est-ce que vous êtes en forme? Faut que vous vous leviez, ce n’est pas un show habituel», a-t-elle ajouté, vite rejointe dans sa danse par Lily Hilaire et Citron Rose. Et voilà, les spectateurs ont semblé se réveiller comme il faut en se dandinant sur T’as pas cru, Alléluia, Fuego, Mogo et Ma peau. 

Loin de se cantonner au rap, Sarahmée a laissé libre cours à ses coups de cœur pour cette carte blanche. Un vibrant numéro de danse entre dynamisme et sensualité a sonné la fin de la première partie. Au moment d’écrire ces lignes, le spectacle devait entre autres se poursuivre avec Miro. 

Umami, une nouvelle saveur à découvrir 

Après le salé, le sucré, l’amer et l’acide, l’umami? La cinquième saveur de base dont on parle de plus en plus a inspiré la série Umami, coprésentée par la maison de la culture Maisonneuve et Les Francouvertes en collaboration avec le Collège de Maisonneuve, qui poursuit la mission de Révèle la relève. Le but? Présenter des artistes établis et de la relève lors de soirées hors du commun. 

La prochaine soirée Umami se tiendra le 22 mai autour de Cosmophone, qui a participé aux Francouvertes en 2019.

 

20 activités pour une Saint-Valentin entre amoureux

Danielle Choquette, Journal de Montréal, 14 février 2020

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DE LA MUSIQUE  

Sarahmée  

Aujourd’hui, 20 h 30, à la Maison de la culture de Maisonneuve, on pourra voir un spectacle de Sarahmée et ses invités, une figure montante du rap québécois. Pour acheter vos billets, consultez le site, à Série Umami.

Tarif : 11,15 $ par personne

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RAP LOCAL : LES GRANDES RESPONSABILITÉS DE SARAHMÉE

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 13 février 2020

Près d’un an après la sortie d’Irréversible, Sarahmée s’offre une carte blanche dans le cadre d’Umami, une série de spectacles présentée par les Francouvertes.

Chaque semaine, cette chronique met en lumière l’oeuvre des rappeurs et des producteurs québécois les plus intéressants du moment. Au programme : entrevue, bons coups de la semaine et aperçu des prochains spectacles à voir.

ENTREVUE //

VOIR : Irréversible aura bientôt un an. La réception de l’album a été assez timide à sa sortie, mais au fil des mois, j’ai l’impression que l’engouement a constamment augmenté pour culminer jusqu’à ton invitation sur le plateau de Tout le monde en parle dimanche dernier. Partages-tu cette impression?

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Sarahmée : Oui et tant mieux, car je ne me suis jamais senti dépassé par les événements. J’ai eu le temps d’apprécier chaque seconde et de continuer de rêver. Je me rappelle qu’à l’automne dernier, je me disais que ça serait cool d’aller à TLMEP. Et là, voilà, ça arrive! Juste avant ça, il m’était arrivé la même chose avec mes prestations à la Saint-Jean et au Gala de l’ADISQ.

Ton spectacle en soutien à Irréversible commence à être bien rodé, car tu l’as présenté un peu partout au Québec dans les derniers mois. Vois-tu la carte blanche de vendredi comme l’apogée de cette tournée?

Le spectacle est vraiment plus structuré [qu’à ses débuts] et je m’approprie vraiment plus la scène. Au début, quand l’album est sorti, on a fait des shows sur le fly, un peu au feeling, mais là, c’est totalement différent : il y a des projections, des chorégraphies plus poussées, une mise en scène vraiment plus dosée.

Tu seras notamment accompagnée par Miro et Léonie Gray, deux artistes aux racines soul/R&B. Comment as-tu procédé pour le choix de tes invité.e.s?

J’aurais pu faire un line-up de rap, mais mon but était de diversifier la soirée, d’attirer d’autres publics. J’y suis donc allée avec des coups de cœur très récents comme Miro. Je l’ai rencontré dans un camp d’écriture à Paris l’an dernier et, tout de suite, ça a cliqué. Léonie Gray, ça fait longtemps que j’entends parler d’elle. On se côtoie dans la même équipe de management depuis un an, mais là, on a vraiment connecté. Elle a une voix extraordinaire qui me rappelle la belle chaleur de la vague UK des Amy Winehouse et Adele.  Il y aura aussi Lily Hilaire et Citron Rose, deux de mes danseuses qui vont se faire plaisir avec un numéro spécial. Et il y a Tizzo aussi qui va venir faire son tour!

Ce spectacle tombe à point en ce Mois de l’histoire des Noirs, pour lequel tu es coporte-parole. Est-ce que ce rôle vient avec un certain stress? Implique-t-il de grandes responsabilités?

Je ressens une grande responsabilité sur ce que je communique, oui. Quand on m’interviewe à ce sujet, j’aborde souvent des trucs personnels sur mon vécu, des situations qui, même si elles sont propres à moi, peuvent résonner chez d’autres personnes. J’ai vécu en Afrique durant mon enfance et, ce qui est assez spécial, c’est qu’on ne m’apprenait pas l’histoire du Sénégal, mais bien celle de la France. Avec l’âge, tu te rends compte de toutes ces choses et tu désires davantage connaître ton identité. Dans mon cas, cette identité est mixte, entre l’Afrique et le Québec. Je crois que ça peut rejoindre beaucoup de gens.

Ce Mois existe principalement pour qu’on reconnaisse l’importance de la culture noire dans notre histoire. À mon avis, s’il y a bien un endroit où la culture noire est forte au Québec, c’est bien dans le rap. Crois-tu que cette culture est assez bien représentée dans nos médias?

Pas du tout. Oui, il y a plein d’artistes noirs dans le rap. Ce n’est vraiment pas le nombre, le problème! Le problème, c’est que les médias prennent toujours ce qui les arrange et que, souvent, ce qui les arrange, ce sont les cinq mêmes artistes. Si vous voulez parler de rap, parlez de tous les genres de rap et arrêtez de mettre de côté les artistes street.

As-tu l’impression que ces artistes street sont mis de côté car la culture gangsta rap ne résonne pas autant au Québec qu’aux États-Unis? Peut-être que les médias jugent que le grand public n’a pas d’affinités avec ce genre de rap…

C’est sûr que, si on choisit de toujours mettre les mêmes visages, le grand public ne verra jamais les Izzy-S, Souldia et autres. Je trouve ça déplorable qu’il n’y ait pas plus de diversité. Et je ne parle pas juste des médias, je parle aussi des festivals. Tranquillement, par contre, les programmateurs se rendent compte qu’ils ne peuvent plus éviter les artistes street, qui sont toujours très populaires. Ils ne peuvent pas à jamais ignorer ce que les gens écoutent.

Tu es nommée comme artiste francophone de l’année au prochain Gala Dynastie contre Dramatik, Obia le chef et Lost. Quelle importance attribues-tu à ce gala?

C’est un gala qui permet de souligner les artisans de la communauté noire, ceux qui font beaucoup de choses, mais qui ne sont pas nécessairement invités dans les gros galas de la province. Bref, leur travail a une portée beaucoup plus grande que ce qu’on voit. Je trouve ça super comme initiative. L’an passé, j’étais nommée dans la même catégorie et j’ai adoré l’ambiance du gala. C’était plein à craquer! Tout ce qu’on leur souhaite à l’avenir, c’est que la soirée soit télévisée.

Une date avec Sarahmée | série Umami – Maison de la culture Maisonneuve (Montréal), 14 février (20h)

Gala Dynastie – Théatre Maisonneuve (Montréal), 1er mars (19h30)

 

Sarahmée en spectacle

Gabriel Beauchemin, 24 Heures, 13 février 2020

MONTRÉAL – La rappeuse Sarahmée proposera vendredi soir, à l’occasion de la Saint-Valentin, un spectacle bien festif et dansant alors qu’elle sera accompagnée d’artistes de tous horizons.  

«Je pense que c’est la "date" idéale pour la Saint-Valentin», a rapidement dit Sarahmée, au sujet du spectacle qui va se dérouler à la Maison de la culture Maisonneuve, à Montréal.  

«L’ambiance va être vraiment parfaite pour ça, je pense, a-t-elle poursuivi. J’aurai deux danseuses avec moi, plusieurs musiciens sur scène aussi, ça va être parfois plus "smooth" comme spectacle, d’autres fois plus énergique. On a préparé quelques surprises aussi, mais je ne veux pas dévoiler trop de "punchs".»  

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La soirée intitulée «Une “date” avec Sarahmée» de la série Umami (anciennement désignée «Révèle la relève») proposera donc un rendez-vous bien rythmé alors que la rappeuse sera accompagnée sur scène par les artistes Tizzo, Léonie Gray, Miro et ses danseuses Lily Hilaire et Citron Rose. La musicienne avait carte blanche pour l’occasion.  

«On a vraiment hâte, ça va vraiment être un beau spectacle. On attend tout le monde dans Hochelaga», a poursuivi Sarahmée.  

Le spectacle aura lieu vendredi soir à compter de 20 h 30 à la Maison de la culture Maisonneuve. Les billets sont au coût de 10$.  

Essor  

La rappeuse québécoise d'origine sénégalaise a connu dans la dernière année une popularité grandissante, notamment depuis le lancement en avril dernier de son deuxième album, «Irréversible». Elle a récemment été en nomination au dernier Gala de l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l'année.  

«Ça a été une grosse année, a indiqué l’artiste. Je pense que j’apporte une couleur différente au rap québécois, des sonorités qui sortent un peu de l’ordinaire. Et j’essaie avec mes textes de créer quelque chose de vraiment rassembleur, qui rejoint le plus de monde possible.»

 

ENTREVUE

Le Québec maintenant, 98,5 fm, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Rebecca Makonnen, On dira ce qu'on voudra, ICI Radio Canada, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

MENTION

Tout un matin, ICI Radio Canada, 12 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Musique: la Saint-Valentin avec Sarahmée

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 12 février 2020

MONTRÉAL – La rappeuse Sarahmée proposera vendredi soir, à l’occasion de la Saint-Valentin, un spectacle bien festif et dansant alors qu’elle sera accompagnée d’artistes de tous horizons.  

«Je pense que c’est la "date" idéale pour la Saint-Valentin», a rapidement dit Sarahmée, au sujet du spectacle qui va se dérouler à la Maison de la culture Maisonneuve, à Montréal.  

«L’ambiance va être vraiment parfaite pour ça, je pense, a-t-elle poursuivi. J’aurai deux danseuses avec moi, plusieurs musiciens sur scène aussi, ça va être parfois plus "smooth" comme spectacle, d’autres fois plus énergique. On a préparé quelques surprises aussi, mais je ne veux pas dévoiler trop de "punchs".»  

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La soirée intitulée «Une “date” avec Sarahmée» de la série Umami (anciennement désignée «Révèle la relève») proposera donc un rendez-vous bien rythmé alors que la rappeuse sera accompagnée sur scène par les artistes Tizzo, Léonie Gray, Miro et ses danseuses Lily Hilaire et Citron Rose. La musicienne avait carte blanche pour l’occasion.  

«On a vraiment hâte, ça va vraiment être un beau spectacle. On attend tout le monde dans Hochelaga», a poursuivi Sarahmée.  

Le spectacle aura lieu vendredi soir à compter de 20 h 30 à la Maison de la culture Maisonneuve. Les billets sont au coût de 10$.  

Essor  

La rappeuse québécoise d'origine sénégalaise a connu dans la dernière année une popularité grandissante, notamment depuis le lancement en avril dernier de son deuxième album, «Irréversible». Elle a récemment été en nomination au dernier Gala de l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l'année.  

«Ça a été une grosse année, a indiqué l’artiste. Je pense que j’apporte une couleur différente au rap québécois, des sonorités qui sortent un peu de l’ordinaire. Et j’essaie avec mes textes de créer quelque chose de vraiment rassembleur, qui rejoint le plus de monde possible.»

 

ENTREVUE

Tout le monde en parle, ICI Radio Canada, 9 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

ENTREVUE

Haïti Autrement, CIBL, 9 février 2020

 

Tout le monde croule de rire

Richard Therrien, Le Soleil, 9 février 2020

CHRONIQUE / Alors que les auditions à l'aveugle commençaient à «La voix» et qu'on remettait des Oscars à Los Angeles, ça riait fort sur le plateau de «Tout le monde en parle», certainement l'édition la plus drôle des derniers mois. Pour Sam Breton, qui a eu un succès fou, mais aussi pour des humoristes qui s'ignorent comme une ministre caquiste et un certain maire très en forme. «Ça fait du bien», a lancé un Guy A. particulièrement heureux en débouchant le vin.

On doit certainement l'entrevue la plus drôle à Sam Breton, qui remplit ses salles et a fait crouler de rire les invités comme l'assistance dimanche. La découverte des Olivier, mais sûrement une révélation pour bien des gens dimanche soir, n'en a pas manqué une. Et pourtant, il a été question du suicide et du désir de ne pas avoir d'enfants. «Ça me tente pas de m'occuper d'un enfant», a tranché l'humoriste, à qui je décerne l'étoile du match. «Moi le wasabi, c'était un pays en difficulté», a dit Sam Breton, originaire de Laurier-Station, qui apprécie la diversité d'une ville comme Montréal. Des phrases qu'il ne peut plus entendre dans les partys de famille: «Moi, chu pas raciste» ou «j'ai été élevé de même». «Là Guy, y'a un silence, pis Dany m'ignore, j'aurai pas de carte hein?» a demandé l'humoriste, drôle jusqu'au bout.

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Un nouveau duo comique est né quand la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, est arrivée sur le plateau, assise près du maire Régis Labeaume. L'entrevue a sérieusement tourné à la rigolade quand il a été question du Stade olympique, dénigré injustement selon la ministre, et du centre Vidéotron. «Oui mais il tient nous autres», a dit le maire. «Mais y'a pas de revenus qui rentrent. Moi, y'en a qui rentrent», lui a répondu la ministre dans l'hilarité générale. «C'est la faute à Mario Dumont», affirme-t-elle au sujet de son intérêt pour la politique, du temps qu'elle travaillait auprès de l'ancien chef de l'ADQ sur V. Caroline Proulx, qui préfère se faire appeler par son prénom que «Madame la ministre», affirme ne jamais avoir été aussi heureuse que ministre de la CAQ. Après les drames de motoneiges, elle a rendu la formation pour les guides d'excursion entre autres, tout comme elle légiférera plus sévèrement dès le 1er mai sur l'hébergement de type Airbnb, un fléau pour bien des propriétaires de condos.

Le maire Régis Labeaume est revenu sur son cancer de la prostate et sur les dérives d'opinions au sujet de la tuerie de la mosquée.

Les nouvelles sont bonnes pour Régis Labeaume, qui a soigné un cancer de la prostate. «Les derniers tests étaient près du zéro absolu», a-t-il dit, paraissant plus détendu que jamais. «Je manque un peu d'énergie, mais c'est peut-être une bonne idée pour tout le monde», a blagué le maire de Québec, qui a accepté de s'engager davantage pour la cause à la suite du décès de Jean Pagé. Pour qualifier les commentaires orduriers à un message du premier ministre Legault à propos de la commémoration de la tuerie de la mosquée, M. Labeaume a parlé de «la communauté de morons en bobettes dans le sous-sol de leurs pères à 31 ans», un commentaire largement applaudi par l'assistance.

La rappeuse Sarahmée et le duo d'humoristes Aba & Preach, en pleine ascension, ont fait les meilleurs ambassadeurs du Mois de l'histoire des Noirs, encore nécessaire pour contrer les préjugés à leur avis. «On a peur de ce qu'on connaît pas», affirme Sarahmée, qui a vécu à Québec après avoir grandi au Sénégal. Preach, dont les parents sont originaires d'Haïti, a grandi sur la rive sud de Montréal. Dans sa rue, ça allait, mais c'est à l'école que les problèmes sont survenus. C'est là aussi qu'il a entendu le mot «nègre», victime de discrimination, de la part des élèves comme de certains professeurs, qui lui disaient qu'il n'allait rien accomplir de sa vie. Nommée à l'ADISQ et aux Juno, Sarahmée reconnaît que certains réflexes sont ancrés, du côté des Blancs comme des Noirs. Dans un magasin, elle évite d'essayer des bijoux, de peur de se faire traiter de voleuse.

Dans son film Mafia inc., inspiré du livre d'André Cédilot et André Noël, Podz met en scène un clan de mafieux montréalais et une famille de tailleurs qui les habillent de génération en génération. Le long métrage n'est pas sorti qu'il pense déjà à un deuxième opus. Le défi des acteurs, pour Marc-André Grondin? Rendre sympathiques ces personnages, capables du plus extraordinaire comme du plus horrible. Gilbert Sicotte incarne à peu près le seul «bon gars» du film, le père du personnage de Grondin. On ne riait plus du tout en voyant cette si belle scène intime entre Andrée Lachapelle et lui dans Il pleuvait des oiseaux. «Elle était tellement heureuse», explique le comédien en repensant au tournage. «Très mauvais moment à passer», dit-il de son congédiement du Conservatoire d'art dramatique de Montréal, à la suite d'allégations de harcèlement psychologique, ajoutant qu'il s'ennuie d'échanger avec ses élèves.

On avait demandé aux invités de ne pas porter de parfum pour recevoir la recherchiste, scénariste et réalisatrice Isabelle Hayeur et le flûtiste Jean-François Beaudin, qui souffrent d'hypersensibilité environnementale. Le documentaire Prisons sans barreaux montre comment les produits chimiques et les ondes ont fini par empoisonner leur existence. Sensible aux parfums, Mme Hayeur a dû quitter Montréal pour la forêt, d'abord en raison de lampes Berger qu'allumaient sa voisine. Sa vie n'est pas simple: elle doit laisser éventer des vêtements neufs durant à peu près un an et dort dans son salon pour fuir les odeurs et les produits chimiques. M. Beaudin ne supporte ni les vernis, ni les ondes électromagnétiques d'un studio comme le 42. «Je ne panique pas, j'ai appris à endurer», affirme le musicien, tout de même incommodé chaque jour de sa vie, en plus de devoir affronter le scepticisme d'un grand nombre.

 

ENTREVUE

Plus on est de fous, plus on lit, ICI Radio Canada, 7 février 2020

[ Écoutez l'extrait ]

 

Les coups de cœur de Sarahmée

Anne-Lovely Etienne, Journal de Montréal, 6 février 2020

Porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs, en ce mois de février, la rappeuse Sarahmée fait sa place dans l’univers de la musique urbaine et dans le show-business québécois. L’an dernier, elle présentait son deuxième album Irréversible, et depuis elle enfile des projets multiples, comme sa collaboration à la chanson thème du film Fabuleuses. En tournée à travers le Québec, la reine du flow présentera un spectacle à Montréal, le 14 février prochain... Voici donc les endroits coups de cœur de l’artiste d’origine sénégalaise, à travers lesquels elle nous fait voyager de l’Afrique en Amérique.

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Le restaurant favori ? 

Taza Flores

Le Petit Alep Bistro. C’est un restaurant syrien. C’est situé sur Jean-Talon, pas loin du boulevard Saint-Laurent. J’aime tout du menu : feuilles de vigne, pitas au filet mignon, les mazzas et houmous ! C’est de la nourriture qui provient du Moyen-Orient, et pour certains leur gastronomie est semblable à la gastronomie libanaise. C’est santé et savoureux. J’adore aussi l’Express qui est ce restaurant français qui ferme tard et qui est toujours bon. C’est l’établissement classique pour t’assurer que tu manges bien. Finalement, je dirais le Tapas Taza Flores sur l’Avenue du Parc. Comme le nom le dit si bien, c’est un endroit spécialisé en tapas. J’y suis allée deux, trois fois et je ne suis jamais déçue. C’est excellent !

L’endroit où prendre un café ?  

Café Pista

Le Café Pista. L’ambiance est bonne et c’est non loin de mon studio. C’est dans le quartier de Rosemont–La-Petite-Patrie, juste en face du métro Beaubien. L’ambiance est bonne et j’y vais souvent pour des réunions avec mon gérant ou mes amis. Mes musts : un latte ou chaï latte.

L’activité préférée ?

J’aime bien me rendre à la salle de gym ! Cette année, cela fait partie de mes résolutions, et franchement cela permet de vider l’esprit. Cette année, c’est l’année de la santé ! Et pour le plaisir, j’aime beaucoup découvrir de nouveaux artistes en show. 

Une adresse secrète à découvrir ?

Diolo

Il y a un restaurant sénégalais, Diolo, sur Jean-Talon. C’est très bon et ils font tous les plats, comme Thiep bou diene, qui est un riz au poisson. C’est le plat national sénégalais. Le riz est cuit dans une sauce tomate et c’est très aromatisé, avec des navets, du manioc, des carottes et des aubergines... C’est assez long à cuisiner ! Il y a aussi le plat de Yassa, qui est un poulet avec une sauce à l’oignon et lime. Lorsque j’ai des cravings, c’est là que je vais !

L’événement culturel le plus couru ? 

Mois de l’histoire des Noirs

Comme je suis porte-parole cette année, c’est sûr que je me dois de mentionner le Mois de l’histoire des Noirs. J’y serai d’ailleurs en performance le 14 février prochain à la Maison de la culture Maisonneuve, car j’ai carte blanche et j’accueille sur scène des invités spéciaux. Ça me touche qu’ils aient pensé à moi. Je trouve que ce mois est important, car c’est pour moi l’occasion d’ouvrir la conversation et sensibiliser, de saluer les succès des artisans issus de la communauté noire, de communiquer des enjeux et des problèmes dans le but d’améliorer la vie commune et de s’ouvrir aux autres. Plus on se connaît, moins on a de réticences à aller vers l’autre. C’est important de souligner cette culture et ce patrimoine qui ont marqué l’histoire. Il y a plusieurs activités prévues à la programmation, telles que des conférences, de la musique, des spectacles et même une mobilisation avec la collecte de sang. Je vais d’ailleurs donner mon sang ! 

Un mot pour décrire Montréal ? 

Ouverte !

 

La rappeuse Sarahmée à Tout le monde en parle ce dimanche

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 5 février 2020

Alors qu'elle profite déjà d'une belle vitrine en figurant dans les choix musicaux de Tout le monde en parle avec la pièce Rien n'est impossible, Sarahmée sera de passage à l'émission dimanche. La rappeuse , nommée au Juno Awards pour le Music Video of the Year, est effectivement invitée sur le plateau de Guy A. Lepage aux côtés du duo Aba & Preach ce  9 février 2020.

Aujourd'hui, TLMEP a annoncé ses invités de la semaine. C'est en tant que porte-parole que Sarahmée a été invitée à l'émission. L'autrice-compositrice-interprète représente effectivement le Mois de l'histoire des Noirs, cette année. Aba est également un porte-parole de l'événement. Ainsi, comme Webster, Sarahmée profitera du plateau de l'émission pour discuter des enjeux de la communauté noire.

De belles activités sont prévues cette année dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs, comme un panel sur Les arts comme arme de revendication.

 

«Tout le monde en parle»: les invités de ce dimanche

Jean-François Vandeuren, Huffpost, 5 février 2020

De la grande visite sur le plateau de Guy A. Lepage et Dany Turcotte cette semaine...

Le réalisateur Podz et les comédiens Marc-André Grondin et Sergio Castellito seront à Tout le monde en parle, ce dimanche 9 février, pour parler du percutant long métrage Mafia Inc., qui sortira partout au Québec le 14 février prochain.

Guy A. Lepage et Dany Turcotte recevront également le maire de la ville de Québec Régis Labeaume, qui s’est battu contre un cancer de la prostate au cours des derniers mois, ainsi que la ministre du Tourisme Caroline Proulx.

La rappeuse Sarahmée et les humoristes Aba & Preach s’entretiendront au sujet du Mois de l’histoire des Noirs.

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La réalisatrice Isabelle Hayeur et Jean-François Beaudin présenteront pour leur part le documentaire Prisons sans barreaux, qui traite du phénomène encore méconnu de l’hypersensibilité environnementale.

Finalement, l’humoriste Sam Breton viendra parler de son nouveau spectacle, Au pic pis à pelle.

Tout le monde en parle est diffusée le dimanche à 20h, sur les ondes d’ICI Télé.

 

ENTREVUE

Salut Bonjour, TVA, 4 février 2020

[ Visionnez l'extrait]

 

MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS - METTRE LE TALENT EN LUMIÈRE

Jean Siag, La Presse +, 3 février 2020

Le Mois de l’histoire des Noirs, qui se tient pendant tout le mois de février, n’aurait pu trouver meilleure porte-parole. La rappeuse québécoise Sarahmée – qui fait équipe avec l’humoriste Aba Atlas – vient d’être nommée aux Juno pour son vidéoclip Bun Dem. Elle nous fait quelques recommandations d’activités pour l’occasion.

Sarahmée avait le sourire dans la voix lorsque La Presse lui a parlé. Quand la rappeuse d’origine sénégalaise a appris que son vidéoclip Bun Dem, tiré de son deuxième album Irréversible, avait été nommé aux Juno, son cœur a bondi dans sa poitrine.

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« J’étais dans ma voiture, et c’est Caraz, qui a réalisé le clip au Sénégal l’été dernier avec l’aide d’un ami à moi qui vit là-bas, qui m’a appelée. Moi, j’avais oublié que c’était la conférence de presse, j’étais sur autre chose, nous confie-t-elle. Quand elle m’a annoncé la nouvelle, j’ai crié dans l’auto ! J’ai appelé mon agente, mes amis. J’étais vraiment contente. »

La pièce Bun Dem (« Brûle-les » en argot jamaïcain) est un hommage aux femmes. « Beaucoup de femmes dans le monde, de par certaines coutumes ou lois, ne sont pas libres de leurs choix, peut-on lire en ouverture du clip. Ce film célèbre la force des femmes et honore leur droit à disposer de leurs corps et de leur avenir. »

Le fait que c’est ce clip et cette chanson qui ont été retenus l’a beaucoup touchée. « J’ai beaucoup d’amis à Dakar, j’y vais souvent, je suis proche de mes origines. Donc, qu’on fasse un vidéoclip là-bas, pour une pièce qui met de l’avant la femme, je trouve ça très puissant », nous a confié la chanteuse, qui vient de terminer le tournage d’un autre vidéoclip (sur la pièce Alléluia, qu’elle chante avec Nix).

CONNAÎTRE SES ORIGINES

La sœur de Karim Ouellet avoue n’avoir jamais participé aux activités du Mois de l’histoire des Noirs par le passé (hormis sa présence au gala Dynastie). Pourtant, lorsqu’on lui a proposé d’être l’une des porte-parole (avec l’humoriste d’origine éthiopienne Aba), elle n’a pas hésité.

« D’abord parce que je fais partie de cette communauté, et parce que j’aime l’idée d’être dans le partage de la connaissance. Le Mois de l’histoire des Noirs pourrait avoir lieu au Sénégal, parce que, quand j’étudiais là-bas au secondaire, on ne m’a pas enseigné l’histoire de l’Afrique, mais l’histoire de la France… »

« Il y a beaucoup de gens de couleur qui ont du talent au Québec, des artistes, des artisans, des politiciens, mais il y a moins de lumière sur eux. C’est bien de les mettre en valeur. » — Sarahmée, rappeuse et co-porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs

Être impliquée cette année dans l’organisation du Mois de l’histoire des Noirs lui a fait réaliser combien il y avait de l’information accessible à tous dans ce domaine. « Plus je vieillis, plus je veux apprendre et connaître mon histoire, mes origines. Mon véhicule, c’est la musique, c’est sûr, mais je m’inspire de toutes ces histoires aussi, et il y en a plein. Mon ami Webster [chanteur hip-hop] donne une conférence sur l’histoire de la présence des Noirs au Québec. Je trouve ça super intéressant et je veux être là. »

Alors, parmi les quelque 150 activités, spectacles, expos, projections, conférences, il y en a vraiment pour tous les goûts. Entre un match amical avec l’ex-capitaine de l’Impact Patrice Bernier, la projection du film Kenbe la, jusqu’à la victoire, de Will Prosper, ou une conférence sur la culture de la banane, vous avez l’embarras du choix.

LES RECOMMANDATIONS DE SARAHMÉE

CONFÉRENCE LA PRÉSENCE NOIRE AU QUÉBEC, DE WEBSTER

À la Bibliothèque de la maison culturelle et communautaire (Montréal-Nord), le 22 février

Le premier esclave africain est arrivé à Québec en 1629. Il s’appelait Olivier Lejeune et appartenait à Guillaume Couillard. Le saviez-vous ? « Webster est un passionné d’histoire, et je pense que cette conférence-là va être super intéressante », nous dit Sarahmée.

MASSIMADI : FESTIVAL DES FILMS ET DES ARTS LGBT

Exposition A Hazy Collision, au Never Apart, le 29 février

La photographe d’origine haïtienne Gaëlle Elma offre une visite guidée de son exposition ce jour-là. « C’est sûr que, dans la communauté, il y a encore beaucoup de tabous et de préjugés. Donc, je trouve ça intéressant de voir la vision de cette photographe », estime Sarahmée.

COLLECTE DE SANG D’HÉMA-QUÉBEC

Au Centre Ceda, le 15 février

C’est une collecte pour l’anémie falciforme, qui touche tout particulièrement les membres de la communauté noire. « Malheureusement, peu de dons de sang proviennent de nos communautés. Je trouve donc ça important d’en parler et d’en faire la promotion pour que les gens y soient sensibles, même si ce n’est pas un évènement culturel. »

GALA DYNASTIE

Au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, le 1er mars

C’est la quatrième manifestation de ce gala qui récompense depuis 2017 les personnalités de la communauté noire du milieu culturel, des médias et du divertissement. L’évènement, organisé par la Fondation Dynastie, clôt le Mois de l’histoire des Noirs.

LANCEMENT DU MUSÉE AFRICA

Maison de l’Afrique, le 21 février

Il s’agit d’un musée virtuel consacré aux arts et aux patrimoines de l’Afrique et des diasporas africaines. « Je pense que c’est une initiative vraiment intéressante, nous dit Sarahmée, pour toutes les communautés africaines. »

DJELY TAPA

Au Lion d’Or, le 28 février

La chanteuse d’origine malienne Djely Tapa, révélation Radio-Canada 2019-2020, fera la promotion de son premier album Barokan, mélange de musique subsaharienne, de blues et d’électro. « J’aime beaucoup ce qu’elle fait. C’est l’un des beaux spectacles au programme. »

 

ENTREVUE

RDI Matin Week-end, Caroline Lacroix, 2 février 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

TV5 Monde, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

RAP LOCAL : DAWAMAFIA, LA RUE COMME SOURCE D’INSPIRATION

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 31 janvier 2020

[...]

LA NOUVELLE DE LA SEMAINE //

Trois artistes rap québécois s’illustrent en vue du gala des prix Juno, qui aura lieu le 15 mars 2020 à Saskatoon. Alors que Koriass et Loud se fraient un chemin dans la nomination de l’album francophone de l’année (aux côtés de Jean Leloup, Fred Pellerin et Les Louanges), Sarahmée voit son clip Bun Dem (réalisé  par Caraz) nommé pour le titre de vidéo de l’année, au même titre que Corridor pour Topographe et Laurence Nerbonne pour Back Off.

[...]

 

ENTREVUE

Tout un matin, ICI Radio Canada, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

Sur le vif, ICI Radio Canada, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

MENTION

Téléjournal Ottawa-Gatineau, ICI Radio Canada, 31 janvier 2020

[ Écoutez l'extrait]

 

Sarahmée: la chance de connaître ses origines

Victor-Léon Cardinal, Échos Vedettes, 30 janvier 2020

APRÈS UNE DERNIÈRE ANNÉE TRÈS RICHE SUR LE PLAN PROFESSIONNEL, LA CHANTEUSE SARAHMÉE CONTINUE DE SE TENIR OCCUPÉE. LA JEUNE FEMME NOUS PARLE DE SON RÔLE DE PORTE-PAROLE DE LA 29e ÉDITION DU MOIS DE L’HISTOIRE DES NOIRS ET NOUS FAIT PART DE SES PROJETS.

Pour la première fois, Sarahmée sera porteparole du Mois de l’histoire des Noirs, qui s’échelonnera du 1er au 29 février. C’est un grand honneur pour la chanteuse. Au cours de ce mois, le public est invité à en apprendre plus sur la culture noire sous toutes ses formes par le biais d’expositions, de spectacles, de conférences et de projections. En tout, plus de 150 activités culturelles et sociales seront proposées. «En ce qui me concerne, je tâcherai de participer au plus d’activités possible dans les prochaines semaines. Je ferai aussi la promotion des événements à venir sur mes pages Facebook et Instagram. Il s’agit d’une programmation très inclusive où tout le monde est invité à se divertir et à s’instruire sur l’histoire des Noirs. Pour connaître l’ensemble des activités, j’invite les gens à visiter le moishistoiredesnoirs.com.»

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FIÈRE REPRÉSENTANTE DU «RAP KEB»

Roulant sa bosse dans l’industrie de la musique depuis plusieurs années, Sarahmée se dit heureuse de voir l’amour croissant du public pour le rap québécois. Rappelons que l’artiste a participé en octobre au mémorable numéro d’ouverture du 41e Gala de l’ADISQ en compagnie des rappeurs Loud, FouKi, Souldia et Koriass. «Il y a aujourd’hui une plus grande ouverture de la part des gens face au rap québécois et à ses différents styles. Il y a quelques années, je n’aurais jamais cru participer au numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ ni être en nomination dans la catégorie Révélation de l’année. Je suis contente de voir que de plus en plus de gens me font confiance pour faire des petits ou des gros spectacles.»

Près d’un an après la sortie de son album Irréversible, Sarahmée a déjà commencé à travailler sur du nouveau matériel. «Mon troisième album sera dans la même veine que mon précédent. Je vais garder mon style rap aux rythmes latins et africains. Je travaille làdessus avec divers collaborateurs et d’autres artistes de la scène rap pour lesquels j’ai une grande admiration. Il y aura de très belles surprises... De nouvelles chansons sortiront au printemps, et l’album devrait paraître à l’automne.»

ENTRE LE QUÉBEC ET LE SÉNÉGAL

Née en 1986 au Sénégal, Sarahmée conserve un lien très fort avec son pays d’origine. L’artiste y est d’ailleurs retournée en août dernier afin d’y tourner le vidéoclip de sa chanson Bun Dem. «C’est grâce à mes parents adoptifs que j’ai pu garder un lien avec le Sénégal. Dans les années 1980, mon père, qui était diplomate, vivait là-bas avec ma mère. Ils ont adopté mon frère (le chanteur Karim Ouellet) en premier, et moi deux ans plus tard. Au cours de notre jeunesse, on a rapidement quitté le Sénégal pour aller vivre en Tunisie et au Rwanda. On revenait au Québec tous les deux ans. C’est finalement lorsque j’ai eu 12 ans que mon père a décroché un nouveau poste à Dakar. À l’époque, je ne connaissais rien du Sénégal. De l’âge de 12 ans à l’âge de 17 ans, j’ai pu y vivre et y faire mon secondaire. Je me suis ainsi attachée à la culture sénégalaise, aux gens et à la gastronomie. À présent, je me sens à la fois pleinement sénégalaise et pleinement québécoise, car j’ai eu la chance de connaître mes origines. J’ai encore des amis au Sénégal avec qui je communique chaque semaine. D’ailleurs, il se peut que j’y retourne cette année», conclut-elle.

Pour connaître les dates de spectacle de Sarahmée, visitez sa page Facebook.

 

CARAZ en nomination aux Prix JUNO dans la catégorie «Vidéoclip de l’année»

Grenier, 29 janvier 2020

La réalisatrice CARAZ est en nomination à la 49e édition annuelle des prix JUNO dans la catégorie « Vidéoclip de l'année » pour Bun Dem de l'artiste Sarahmée.

Tourné au Sénégal, pays natal de l'artiste Sarahmée, le clip Bun Dem ou « brûle-les » en argot jamaïcain, jette un regard actuel sur la place qu’occupe la femme dans la société sénégalaise.

Depuis le début du concours, seulement trois réalisatrices québécoises ont été nommées dans la catégorie « Vidéoclip de l'année », dont une gagnante en 1995.

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Représentée par Romeo, Caraz est une jeune réalisatrice en pleine ascension. Bachelière en télévision de l’UQAM et en production publicitaire de l’Université du Sud de la Californie, à Los Angeles, son travail se caractérise par une facture visuelle léchée jumelée à une approche humaine. 

 

Trois nominations pour Alexandra Stréliski aux prix Juno

Josée Lapointe, La Presse, 28 janvier 2020

La pianiste et compositrice néo-classique Alexandra Stréliski continue son ascension. Elle récolte trois sélections aux prix Juno, gala annuel de la musique canadienne dont les finalistes ont été annoncés mardi.

Sans surprise, son album INSCAPE figure dans la catégorie Album instrumental. Mais Alexandra Stréliski est aussi parmi les artistes en lice comme Révélation de l’année, alors que INSCAPE est finaliste comme Album de l’année aux côtés de ceux d’Alessia Cara, Bryan Adams, Michael Bublé et NAV.

Avec Hubert Lenoir l’an dernier et Céline Dion pour D’eux en 1996, c’est seulement la troisième fois qu’un artiste québécois francophone récolte trois sélections aux Juno.

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Jointe au téléphone en fin d’après-midi mardi, Alexandra Stréliski, qui venait d’assister à la conférence de presse des Juno à Toronto, était consciente de l’ampleur de l’exploit.

« Comme j’étais invitée à la conférence de presse, je me doutais que je serais en nomination pour Album instrumental. Mais Révélation ? Et Album de l’année ? C’est une grosse catégorie, ça », raconte-t-elle avec fébrilité et bonne humeur.

Je ne m’attendais à rien. Et puis là, ça commence, et c’est ma face qu’on voit en premier, parmi toutes les photos de tous les finalistes !

Une outsider

La pianiste québécoise est peu connue au Canada anglais, et n’a donné jusqu’à présent que quelques spectacles à Toronto. Les choses pourraient changer assez rapidement… « Ça devrait me faire connaître dans le marché canadien, mais aussi chez les Américains », analyse-t-elle.

Alexandra Stréliski est bien consciente d’être une outsider dans la liste des finalistes, et l’assume totalement. « Être marginale, c’est l’histoire de ma vie. À la conférence de presse, le monde avait l’air de se dire : mais c’est qui cette fille à lunettes avec trois nominations ? Mais j’avoue par ailleurs que moi, je n’avais aucune idée de qui est Alessia Cara. »

Il est également très rare qu’un album instrumental se retrouve dans la catégorie Album de l’année, ce qui prouve encore une fois que la musique d’Alexandra Stréliski continue de franchir les frontières — la pianiste a tout de même accumulé 80 millions d’écoutes en continu dans le monde.

« Ça me plaît aussi de briser les barrières de genre », dit la pianiste, qui ne s’attend pas à gagner de prix le soir du gala, mais qui admet avoir passé la dernière année à s’étonner elle-même.

C’est tellement gros que ça semble improbable. Mais en même temps, je ne m’attendais à rien à l’ADISQ et j’ai gagné trois Félix !

La musicienne, déjà fort occupée, le sera donc encore plus pendant les prochains mois, puisqu’elle vient aussi d’annoncer des supplémentaires à sa tournée québécoise. « J’en profite, mais ça va vite. Je suis fatiguée. Mais j’ai choisi cette carrière et je fais exactement ce que je voulais. »

Autres sélections québécoises

Parmi les Montréalais, notons la présence de Patrick Watson comme compositeur de l’année. Le nouveau disque du chanteur, Wave, figure également dans la catégorie Album adulte alternatif, avec A Blemish in the Great Light de Half Moon Run et le disque posthume de Leonard Cohen, Thanks for the Dance.

Trois artistes montréalais se retrouvent aussi dans la catégorie Clip de l’année : Caraz pour Bun Dem de Sarahmée, Jonathan Robert pour Topographe de Corridor et Le GED pour Back Off de Laurence Nerbonne.

Le jazz montréalais fait aussi bonne figure : Dominique Fils-Aimé et Elizabeth Shepherd sont finalistes dans la catégorie Album de jazz vocal, alors que Jacques Kuba Séguin se retrouve du côté de l’Album jazz de l’année. En classique, on retrouve dans les différentes catégories l’Orchestre métropolitain, l’OSM (deux fois), le quatuor Molinari, Marina Thibeault et Marie-Ève Scarfone, ainsi qu’Ana Sokolovic.

Dans la catégorie Album francophone de l’année, cinq artistes se disputeront les honneurs : Fred Pellerin, Jean Leloup, Koriass, Les Louanges et Loud.

Le gala des Juno aura lieu le 15 mars à Saskatoon, et sera diffusé à la télévision de la CBC.

 

ALEXANDRA STRÉLISKI, PATRICK WATSON ET JEAN LELOUP NOMMÉS AUX JUNO 2020

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 28 janvier 2020

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D’autres artistes d’ici ont également réussi à se frayer une place dans les nombreuses catégories de ce gala, entre autres Dominique Fils-Aimé (album jazz vocal) et le Quatuor Molinari (album classique solo ou orchestre de chambre). Trois clips québécois concourent aussi pour le titre du clip de l’année : Bun Dem de Sarahmée, Back Off de Laurence Nerbonne et Topographe de Corridor.

La 49e édition des Juno aura lieu le 15 mars 2020 à Saskatoon.

 

Sarahmée dans la course pour le Music Video of the Year aux prix Juno 2020

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 28 janvier 2020

Janvier est gage de dévoilement pour les JUNO Awards. En effet, le gala qui récompense le meilleur de la musique canadienne annonce sa liste de nominations dès le début de l’année. D’ailleurs, des québécois se méritent assez régulièrement des mentions à cet événement canadien. L’an dernier, c’est Loud qui remportait les honneurs pour son album Une année record. Le rappeur avait aussi offert une performance aux côtés de Coeur de Pirate.

Dans la foulée de l’annonce d’aujourd’hui, on apprend que deux rappeurs québécois sont maintenant dans la course du Francophone Album of the Year. En effet, Loud et Koriass se retrouvent nommés, respectivement pour Tout ça pour ça et La nuit des longs couteaux. Ils devront affronter Fred Pellerin, Jean Leloup et Les Louanges.

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Sarahmée s’est également distinguée dans la catégorie Music Video of the Year, présentée par Stingray. C’est avec le vidéoclip Bun Dem de son plus récent album Irréversible que la rappeuse est entrée dans la course aux côtés de Said the Whale, Corridor, Laurence et Iskwé.

Réalisé par Caraz, Bun Dem a été tourné au Sénégal. L'équipe était également composée d'Adrien Bertolle, un directeur de la photographie de New York qui a travaillé avec des artistes comme Travis Scott et Charlotte Gainsbourg. En effet, il a signé les vidéoclips Lying With You de Charlotte Gainsbourg et Can't Say de Travis Scott. Le résultat de son travail avec Sarahmée est magnifique, ce qui a convaincu les Juno.

Les prix Juno de 2020 auront lieu à Saskatoon, en Saskatchewan, le 15 mars 2020. Ce sera la 49e édition des prix Juno et la deuxième fois qu'ils auront lieu à Saskatoon, l'édition précédente étant les prix Juno de 2007.

 

Sarahmée s’associe à la 29e édition du Mois de l’histoire des Noirs

Nouvelles.news, 27 janvier 2020

La dernière année aura été fructueuse pour la rappeuse Sarahmée, qui a vu sa carrière prendre un envol spectaculaire. De la chanson thème du film Fabuleuses à sa performance de feu de Fuego avec Souldia au Gala de l’ADISQ, où elle était en nomination pour Révélation de l’année, la jeune femme ne laisse personne indifférent. Son deuxième album, Irréversible, sorti dans la même année, marquait justement cette rupture avec les étiquettes en s’assumant davantage pour ce qu’elle est et ce qu’elle croit.

Il n’est donc pas surprenant d’apprendre ce jeudi que l’artiste a été nommée porte-parole de la 29e édition du Mois de l’histoire des Noirs avec l’humoriste Aba. « Chaque année, le Mois de l’histoire des Noirs rappelle les combats, les enjeux et l’histoire des Noirs au Québec, au Canada et dans le monde. Au quotidien, des gens se battent contre l’injustice et tentent de mettre en lumière la réalité que vivent nos communautés. Je suis donc honorée d’être porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs cette année. J’ai toujours été fière de mes origines et de mes cultures, et aujourd’hui plus que jamais, la musique est pour moi le meilleur moyen de communiquer. Au cours de ce mois, j’espère avoir la chance d’échanger, d’apprendre et d’aider le plus grand nombre de gens possible à prendre part au dialogue », a déclaré Sarahmée.

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L’événement débutera au mois de février prochain et présentera plus de 150 activités sociales et culturelles pour faire découvrir les communautés noires du Québec. Plus encore, cette édition mettra l’emphase sur la relève, ces jeunes qui insufflent espoir et positivité par leur implication dans la société, d’où la nomination des deux porte-paroles qui montrent un très bel exemple.

Pour plus d’informations sur la programmation, dirigez-vous vers le site officiel du Mois de l’histoire des Noirs.

Pour connaître les dates de tournée de Sarahmée, c’est ici. Elle sera également en concert le 19 février prochain pour une autre cause importante à ses yeux, soit l’organisme RAIS.

 

Gala dynastie: Sarahmée, Veeby, Djely Tapa et Naya Ali nommées

Touki Montréal, 27 janvier 2020

Les Montréalaises Sarahmée, Veeby, Djely Tapa, Naya Ali, Dominique Fils-Aimé et Nantali Indongo se retrouvent dans liste sélecte des personnalités en nomination pour la quatrième édition du Gala dynastie qui récompense l’excellence Black.

Pour l’édition 2020 de ce gala qui clôture depuis 2017 le Mois de l’histoire des Noirs, les organisateurs ont sélectionné en tout 88 personnes au profil et au parcours inspirant dans 22 catégories. Il y’a des personnalités des milieux culturels, du divertissement, mais aussi des médias et des sports, qu’elles soient issues des communautés noires anglophone ou francophone.

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Sarahmée et Dramatik

C’est le cas notamment de la rappeuse Sarahmée, Montréalaise d’adoption à qui l’on doit l’album Irréversible, qui se retrouve nommée dans la catégorie artiste ou groupe musical francophone de l’année aux côtés de Dramatik, Obia le chef et Lost.

Elle sera d’ailleurs sur la scène du Théâtre Maisonneuve, le dimanche 1 mars, pour une prestation lors de la soirée de remise des prix.

L’artiste hip-hop montréalaise d’origine éthiopienne Naya Ali et Dominique Fils-Aimé, Révélation 2019-2020 en jazz, sont dans la même catégorie, artiste ou groupe musical anglophone de l’année, aux côtés de Kay Bandz et Waahli.

La chanteuse Veeby, également derrière le Festival Afropolitan qui se tient cette année à Kigali (7 au 11 juillet), se retrouve aux côtés d’Afrotonix de Caleb Rimtobaye, Pierre Kwenders ou encore Corneille dans la catégorie des artistes s’étant illustré à l’international.

Caleb Rimtobaye et Djely Tapa

Quant à la griotte Djely Tapa, elle est opposée au chanteur d’origine sénégalaise Ilam, ainsi qu’à Kelly Krow puis Jack et Kastro.

Notons également la sélection de Nantali Indongo dans personnalité Radio anglophone de l’année ou aussi de Rebecca Makonnen, Richardson Zéphir, Philippe Fehmiu, Garihanna Jean-Louis et Felix Auger-Aliassime.

À noter qu’il y a aussi un pré-gala ou l’on décerna des laureats dans les catégories comme en arts visuels, émission web, Influenceur(euse), podcast, vidéoclip, journaliste presse écrite, Blogueur (euse), Danseur(euse) ou troupe de danse et auteur (e) de l’année.

Dans cette dernière, on retrouve en lice Marie-Josée Gicali pour son livre On n’oublie jamais rien, Aly Ndiaye alias Webster pour le grain de sable, Adelle Blackett (Everyday Transgressions) et Joël Des Rosiers pour À l’ombre des feuilles.

 

Sarahmée s'associe à la 29e édition du Mois de l'histoire des Noirs

HollywoodPQ, 23 janvier 2020

La dernière année aura été fructueuse pour la rappeuse Sarahmée, qui a vu sa carrière prendre un envol spectaculaire. De la chanson thème du film Fabuleuses à sa performance de feu de Fuego avec Souldia au Gala de l'ADISQ, où elle était en nomination pour Révélation de l'année, la jeune femme ne laisse personne indifférent. Son deuxième album, Irréversible, sorti dans la même année, marquait justement cette rupture avec les étiquettes en s'assumant davantage pour ce qu'elle est et ce qu'elle croit.

Il n'est donc pas surprenant d'apprendre ce jeudi que l'artiste a été nommée porte-parole de la 29e édition du Mois de l'histoire des Noirs avec l'humoriste Aba. « Chaque année, le Mois de l’histoire des Noirs rappelle les combats, les enjeux et l’histoire des Noirs au Québec, au Canada et dans le monde. Au quotidien, des gens se battent contre l’injustice et tentent de mettre en lumière la réalité que vivent nos communautés. Je suis donc honorée d’être porte-parole du Mois de l’histoire des Noirs cette année. J’ai toujours été fière de mes origines et de mes cultures, et aujourd’hui plus que jamais, la musique est pour moi le meilleur moyen de communiquer. Au cours de ce mois, j’espère avoir la chance d’échanger, d’apprendre et d’aider le plus grand nombre de gens possible à prendre part au dialogue », a déclaré Sarahmée.

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L'événement débutera au mois de février prochain et présentera plus de 150 activités sociales et culturelles pour faire découvrir les communautés noires du Québec. Plus encore, cette édition mettra l'emphase sur la relève, ces jeunes qui insufflent espoir et positivité par leur implication dans la société, d'où la nomination des deux porte-paroles qui montrent un très bel exemple.

Pour plus d'informations sur la programmation, dirigez-vous vers le site officiel du Mois de l'histoire des Noirs.

Pour connaître les dates de tournée de Sarahmée, c'est ici. Elle sera également en concert le 19 février prochain pour une autre cause importante à ses yeux, soit l'organisme RAIS.

 

Festival Lux Magna : et la lumière fut

Philippe Renaud, Le Devoir, 20 janvier 2020

Nous y voilà. Ce damné lundi, troisième de janvier, qualifié de jour le plus déprimant de l’année. Pile au moment où l’hiver montre ses dents, un moment soigneusement choisi par les organisateurs de Lux Magna pour tenir leur jeune festival multidisciplinaire, admet sa coordonnatrice, Mars Zaslavsky : « Pendant l’hiver, c’est facile de se sentir seul, isolé ; on a mis sur pied un événement pour nous réchauffer et nous rassembler », dès mercredi grâce aux performances d’une quarantaine d’artistes de la scène ayant tous en commun un talent indéniable et une pratique marginale.

« On programme ces artistes parce que leur travail nous excite, d’abord et avant tout », insiste Zaslavsky. Les rappeuses Sarahmée et Sydanie et le format de poche de Nomadic Massive (Mini Massive), qui ouvriront le bal demain soir à la Sala Rossa, ou encore l’orchestre post-rock Big Brave et l’affiche punk au féminin (avec Dogma et Blemish, entre autres) de vendredi, à la Casa del Popolo.

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Une affiche hors de l’ordinaire, produit d’une expérience artistique à l’origine de ce festival organisé par « un groupe de curateurs et d’artistes rassemblant des femmes et des personnes non binaires, avec une expérience multidisciplinaire à la pointe des scènes artistiques de Montréal », indique Lux Magna dans sa documentation. L’expérience, dans les mots de Mars Zaslavsky : « Rassembler une équipe fluide […] d’artistes et de travailleurs culturels actifs sur différentes scènes pour démontrer qu’en remettant en question qui est responsable de la programmation et de la production d’un événement, en permettant à différentes personnes de pouvoir explorer leurs intérêts, une programmation complexe et passionnante » prend vie. Et ça, tous les festivals en sont capables, ajoute-t-elle.

« Aussi, on cherche à tisser des liens entre ces différentes communautés d’artistes qui fréquentent nos salles », la Casa, la Sala Rossa, El Centro et La Sotterenea. « Ça fait plaisir à voir lorsque ces communautés viennent à nos salles et que des liens se forment entre ces créateurs issus de disciplines différentes — c’est pour ça qu’on est fiers de présenter un spectacle comme Eat, Pray, motherland Love », ce jeudi à la Sala Rossa. Une proposition singulière où la gastronomie rencontre la danse expérimentale, détaille Mars Zaslavsky : « Chaque danseuse aura avec elle les ingrédients nécessaires pour cuisiner un mets typique de sa culture, de sa famille ; elles explorent ainsi les rapports qu’on a avec la gastronomie. »

Maman Barbara

Autre production qui sort de l’ordinaire : Ayibobo™ QT Dollhouse Factory II : Retour en quatre actes, une production présentée une première fois l’an dernier qui allie musique, théâtre et performances. Une soirée festive mise en scène par la musicienne, performeuse et militante Elle Barbara, « une proposition d’art performance réunissant les “enfants” de ma Maison », l’artiste queer noir Jupiter Brown, la DJ et danseuse Puremulato, l’auteur-compositeur-interprète R&B expérimental Chivengi et l’artiste queer Christopher Marlot, qui, comme Elle Barbara, a des racines haïtiennes.

Les « enfants » et la Maison Barbara font ici référence à la culture « ball », émergente dans le milieu LGBTQ à Montréal, mais bien ancrée dans son lieu d’origine, New York. Le « voguing », que s’était approprié Madonna dans les années 1990 ? Inventé dans les drag-balls de Harlem durant trois décennies plus tôt. Phénomène rassemblant les membres de la communauté LGBTQ aux origines afro-américaine et latino-américaine, il se structure en « maisons », comme celle fondée par Elle Barbara. Ces « maisons » abritent des artistes (performeurs drag, danseurs, mannequins, etc.) qui compétitionnent, dans des disciplines définies, lors de soirées de bal.

 On programme ces artistes parce que leur travail nous excite, d’abord et avant tout — Mars Zaslavsky

Une manière de valoriser l’expression de ces artistes existant autant en marge des pratiques artistiques populaires qu’en marge de la société tout court. L’événement Ayibobo — le terme a un lien avec le vaudou haïtien, Barbara le traduirait par « amen ! » — ne sera pas une compétition, plutôt une vitrine pour ces artistes. « Un portrait des conditions socioculturelles queer et afro », tente de résumer Elle Barbara. « Un spectacle expérimental mettant en valeur les identités afro, queer et trans — et ce, à travers le vaudou, puisqu’il faut savoir que dans le vaudou, on explique l’existence des personnes d’identité trans et queer de façon très naturelle. »

Une autre manière de présenter la soirée Ayibobo serait plus simplement de souligner qu’il y aura des costumes, de la musique, de la poésie, de la danse, tout ça sous la direction artistique de Barbara, qui, lorsqu’elle n’est pas sur scène, travaille en tant qu’intervenante de proximité au sein de l’organisme Action Santé Travesti(e)s et Transsexuel(le)s du Québec. Un défilé rara, musique carnavalesque créole par excellence, suivra en fin de soirée, gracieuseté de l’orchestre Rara Jazz de Montréal.

Ayibobo™ QT Dollhouse Factory II : Retour en quatre actes aura lieu le vendredi 24 janvier, dès 20 h, à la Sala Rossa. Le festival Lux Magna se déroule du 22 au 26 janvier.

 

MENTION

Pas tous en même temps, ICI Radio Canada, 20 décembre 2019

[ Écoutez l'extrait ]

 

Gala MAMMOUTH: Patricipation au numéro d'ouverture

Té;é-Québec, 13 décembre 2019

SARAHMÉE - Rappeuse

Après avoir lancé en avril dernier Irréversible, son deuxième album, Sarahmée a été nommée dans la catégorie Révélation de l’année au dernier gala de l’ADISQ. «Sur le tapis rouge du gala, on m’a demandé si je pensais avoir ma place en tant que femme dans le spectacle d’ouverture avec Loud, Koriass... Je n’en suis pas revenue! J’ai tellement hâte qu’on ne me fasse plus remarquer que je suis une femme dans le monde du rap! Je suis une artiste, le sexe n’a rien à y voir. Ça me donne envie d’aborder plein de thèmes dans mon troisième album, en particulier l’injustice et les inégalités dans le monde. Je ressens beaucoup de rejet de l’autre dans la société, alors que, selon moi, une société se forme à partir de l’échange avec cet autre.»

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Sarahmée s’est trouvée musicalement parlant, et ça s’entend. Après le succès de son deuxième album Irréversible, la rappeuse de 33 ans a les yeux rivés vers l’avenir.

Comment as-tu réagi quand tu as su que tu étais une des 10 filles à suivre selon le ELLE Québec?

J’ai crié! J’en suis tellement honorée. J’ai souvent eu envie d’abandonner ma carrière musicale, surtout quand j’avais l’impression que personne ne m’écoutait. Tout a changé quand je me suis mise à la visualisation. J’ai souhaité être nommée dans la catégorie Révélation de l’année à l’ADISQ, apparaître dans le ELLE Québec et me retrouver dans une publicité de Sephora. Et c’est arrivé! J’ai encore plein de buts à atteindre. Je dois juste rester calme et patiente, en me fixant des objectifs.

As-tu l’impression que tu n’as pas été suffisamment patiente par le passé?

Disons que j’ai dû apprendre à me concentrer sur la musique. C’est ce qui m’a beaucoup aidée à atteindre la qualité de mon album Irréversible, selon moi. Quand je l’ai créé, j’étais vraiment dans un cocon. Le téléphone ne sonnait plus tellement je refusais de sortir! (Rires) Cette fois, j’ai fait de la musique pour moi, sans calculer. Ça amène beaucoup de beau de ne pas se mettre de pression. Cet opus, c’est ma prise de position.

Dans quel sens?

Les gens connaissent déjà mon parcours, savent que je suis la sœur de Karim Ouellet… Dans mon dernier album, j’ai enlevé les masques en abordant de nouveaux sujets qui me tiennent à cœur comme la liberté, la confiance en soi… Ça m’a donné accès à un tout nouveau public. Aujourd’hui, j’ai envie de continuer dans cette voie. Mon plus grand rêve, ce serait de remplir des salles et de faire voyager ma musique partout dans le monde!

 

Génération libre: ELLE rencontre Sarahmée

Mélissa Pelletier, ELLE Québec, 13 décembre 2019

SARAHMÉE - Rappeuse

Après avoir lancé en avril dernier Irréversible, son deuxième album, Sarahmée a été nommée dans la catégorie Révélation de l’année au dernier gala de l’ADISQ. «Sur le tapis rouge du gala, on m’a demandé si je pensais avoir ma place en tant que femme dans le spectacle d’ouverture avec Loud, Koriass... Je n’en suis pas revenue! J’ai tellement hâte qu’on ne me fasse plus remarquer que je suis une femme dans le monde du rap! Je suis une artiste, le sexe n’a rien à y voir. Ça me donne envie d’aborder plein de thèmes dans mon troisième album, en particulier l’injustice et les inégalités dans le monde. Je ressens beaucoup de rejet de l’autre dans la société, alors que, selon moi, une société se forme à partir de l’échange avec cet autre.»

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Sarahmée s’est trouvée musicalement parlant, et ça s’entend. Après le succès de son deuxième album Irréversible, la rappeuse de 33 ans a les yeux rivés vers l’avenir.

Comment as-tu réagi quand tu as su que tu étais une des 10 filles à suivre selon le ELLE Québec?

J’ai crié! J’en suis tellement honorée. J’ai souvent eu envie d’abandonner ma carrière musicale, surtout quand j’avais l’impression que personne ne m’écoutait. Tout a changé quand je me suis mise à la visualisation. J’ai souhaité être nommée dans la catégorie Révélation de l’année à l’ADISQ, apparaître dans le ELLE Québec et me retrouver dans une publicité de Sephora. Et c’est arrivé! J’ai encore plein de buts à atteindre. Je dois juste rester calme et patiente, en me fixant des objectifs.

As-tu l’impression que tu n’as pas été suffisamment patiente par le passé?

Disons que j’ai dû apprendre à me concentrer sur la musique. C’est ce qui m’a beaucoup aidée à atteindre la qualité de mon album Irréversible, selon moi. Quand je l’ai créé, j’étais vraiment dans un cocon. Le téléphone ne sonnait plus tellement je refusais de sortir! (Rires) Cette fois, j’ai fait de la musique pour moi, sans calculer. Ça amène beaucoup de beau de ne pas se mettre de pression. Cet opus, c’est ma prise de position.

Dans quel sens?

Les gens connaissent déjà mon parcours, savent que je suis la sœur de Karim Ouellet… Dans mon dernier album, j’ai enlevé les masques en abordant de nouveaux sujets qui me tiennent à cœur comme la liberté, la confiance en soi… Ça m’a donné accès à un tout nouveau public. Aujourd’hui, j’ai envie de continuer dans cette voie. Mon plus grand rêve, ce serait de remplir des salles et de faire voyager ma musique partout dans le monde!

 

PERFORMANCE

Cette année-là, Télé Québec, 7 décembre 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

Palmarès 2019 : les 50 meilleurs albums de l’année

ICI Musique, 6 décembre 2019

Ils nous ont bercés, fait danser ou émus, peu importe, ils sont de grands disques, à la production impeccable, et ils traverseront le temps pour revenir souvent dans nos oreilles. Voici la liste de nos 50 meilleurs albums de l’année.

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Hip-Hop / Électro

Sarahmée – Irréversible

Avec Irréversible, Sarahmée nous offre un véritable album coup de poing. C’est dansant et festif, mais il y a ici un puissant message qui insuffle une bonne dose de confiance en soi. Un inoubliable deuxième disque aux sonorités latines, afro pop, caribéennes et légèrement trap. Il n’y a pas de doute, Irréversible est un grand disque.

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On vous invite dans notre quotidien

Clin d'oeil, novembre 2019

 

Je sors, je reste

Gabriel Beauchemin, Journal de Montréal, 28 novembre 2019

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Événement  

Le rap au Québec 

Organisé dans le cadre de la série « Conversation Place des Arts », l’événement «Le rap au Québec : reflet de l'identité québécoise?» proposera une conversation sur la place qu’occupe le rap au Québec alors que ce style de musique connaît une popularité grandissante depuis plusieurs années. Claude Bégin de Alaclair ensemble, la chanteuse Sarahmée, Jocelyn Ménard, directeur général et artistique de la Société pour l'avancement de la chanson d'expression française (SACEF) et Jérémie McEwen, professeur de philosophie, seront présents pour en discuter. Entrée libre. 

Ce soir à 17h à l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme de la Place des Arts, 175 rue Sainte-Catherine 

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Sarahmée, Elisapie et plusieurs autres en spectacle pour une cause importante

Eva Barroso Riccardi, HollywoodPQ, 21 novembre 2019

Contrairement à ce qu’on pourrait en penser, adopter, ce n’est pas aussi simple que d’accueillir un enfant dans sa famille. Pour beaucoup de personnes adoptées et de parents adoptants, cette décision empreinte d’amour peut apporter aussi son lot de difficultés. En effet, si l’adoption est un beau geste, on aurait tort de croire qu’elle est toujours sans répercussions pour les familles et individus concernés chez qui l’adoption peut mener parfois à des troubles de santé mentale, des difficultés d’attachement et de l’épuisement.

L’organisme RAIS - Ressource adoption accompagne ces personnes avec une ligne d’écoute, des ateliers, des groupes de soutien et de l’aide aux retrouvailles. Rares sont les organismes qui offrent les outils nécessaires pour faciliter l’adoption et ce qui en découlera. C’est donc pourquoi plusieurs artistes ayant été adoptés ou ayant adopté se mobiliseront pour amasser des fonds pour cet important service. 

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La rappeuse Sarahmée est fière de s’impliquer à titre d’ambassadrice de RAIS. La soeur de Karim Ouellet a été adoptée du Sénégal alors qu’elle n’était qu’un bébé et a eu du mal à trouver son identité suite à son adoption. « Comme toute adolescente, ça n’a pas toujours été facile pour moi. Je me demandais si j’étais Sénégalaise ou Québécoise, les gens me demandaient si je connaissais mes vrais parents, etc. Bref, j’ai été confrontée à la multitude de questions une grande partie de ma vie et encore aujourd’hui, comme beaucoup d’enfants adoptés », raconte-t-elle par voie de communiqué.

Le 19 février prochain, Sarahmée montera sur la scène du Lion d’or à l’occasion d’un spectacle-bénéfice pour RAIS. La soprano Marie-Josée Lord, le pianiste Blair Thomson, Elisapie, Funk Lion et JJanice+, qui ont tous été adoptés, se joindront également à elle. La chanteuse Bïa et la metteuse en scène Brigitte Poupart, qui sont toutes deux mamans adoptives, seront également de la partie. Les billets de ce concert bénéfice sont disponibles juste ici.

On vous invite aussi à visionner la vidéo Una - Part 1 (the questions) dans laquelle Elisapie évoque son expérience avec l'adoption.

 

Sarahmée fait appel à Tizzo pour dévoiler un nouveau clip de son album

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 11 novembre 2019

Les collaborations du plus récent album de Sarahmée, Irréversible, n’ont pas fini de faire du bruit. Il y a quelques semaines, la rappeuse montréalaise foulait justement la scène du Gala de l’ADISQ, accompagnée de Souldia, pour interpréter Fuego, tirée de ce même album. Une prestation qui s’est inscrite dans les annales de l’histoire du hip-hop au Québec.

Aujourd’hui, Sarahmée est de retour pour dévoiler le visuel de son titre avec Tizzo, Chaka Zulu. Une des pièces les plus écoutées d’Irréversible. Sarahmée et Tizzo sont mis en scène dans un décor coloré, aux côtés des fidèles danseuses de la rappeuse. Pour ce faire, Sarahmée a fait appel à Alexandre Authier, directeur artistique de Joy Ride Records (Loud, Rymz, Shash’U), qui signe la réalisation de ce clip.

 

EXTRAIT

Révolution, TVA, 10 novembre 2019

 

Samian et Sarahmée deviennent porte-paroles des Marathons d’écriture d’Amnistie internationale

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 6 novembre 2019

Samian et Sarahmée. Voila deux personnalités de notre scène qui ont fait leur marque à l'extérieur des cercles hip-hop. Acteur, photographe publié et militant, Samian voit son visage un peu partout : sur scène, dans les films Roche Papier Ciseaux, Chasse-Galerie : La légende, Hochelaga, terre des âmes ou bien le reportage Fentanyl : la menace, diffusé sur les ondes de TV5. Il est aussi souvent invité à la télévision, on se rappelera de son passage marqué à l'émission Tout le monde en parle. De son côté, Sarahmée reçoit de plus en plus d'offres. C'est une mannequin et une porte-parole engagée. Visage d'une énorme campagne Séphora, mannequin pour New Look, Mac, Fizz, chroniqueuse vedette pour URBANIA, elle représente le concours-vitrine Les Francouvertes aux côtés de son frère Karim Ouellet en 2018.

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Aujourd'hui, les deux artistes hip-hop s'offrent un rôle important au sein d’Amnistie internationale. En effet, ils sont devenus les porte-paroles des Marathons d'écriture 2019 de l'organisme. Une des plus grandes campagnes mondiales d’Amnistie. Cette année, elle vise à ce que 10 jeunes de moins de 25 ans obtiennent justice. À travers cette campagne, un grand nombre de personnes s’unissent pour transmettre l’espoir et surtout, pour contribuer à la libération ou au mieux-être d’individus dont les droits sont bafoués.

10 jeunes qui ont besoin d'appui pour faire entendre leur voix. Selon les chiffres dévoilés par l'organisme, les jeunes de moins de 25 ans représentent 3,1 milliards d’individus sur notre planète. Puis, une large part d’entre eux se situe au bas de l’échelle sociale, culturelle, économique et politique. Très souvent, ces jeunes ne disposent pas d’espace pour s’exprimer. Elles et ils sont fréquemment victimes de discrimination et de persécution. Grâce à la créativité et à l’énergie des jeunes (et des moins jeunes!) de partout dans le monde, ces 10 personnes sauront en recevant nos messages, qu’elles ne sont pas seules et qu’elles ont droit à la justice.

Pour ce faire, l'organisme invite le public à envoyer des cartes de voeux. Amnistie internationale soutient que, depuis 20 ans, 77% des personnes qui ont reçu ces cartes ont obtenu justice ou ont été libérées.

« Il est très important de soutenir les jeunes qui se battent pour les droits humains dans le monde. C’est une nouvelle génération, qu’il ne faut pas sous-estimer. Au contraire, il faut les écouter! », de dire Sarahmée.

 

Sarahmée, Samuele et Samian, porte-paroles 2019 des « Marathons d’écriture : écrire ça libère »

Lien multimedia, 2 novembre 2019

Cette année, trois porte-paroles, Sarahmée (rappeuse), Samuele (multi-instrumentiste) et Samian (rappeur, photographe et acteur), se joignent à Amnistie internationale Canada francophone (AICF) pour inviter le plus grand nombre de personnes à participer aux « Marathons d’écriture : écrire, ça libère ».

Sarahmée, Samuele et Samian, porte-paroles 2019 des « Marathons d’écriture : écrire ça libère »Sarahmée, Samuele et Samian.Photo: Courtoisie

Cette année, les marathons d’Amnistie internationale mettent à l’honneur les jeunes qui se battent pour les droits humains. Certains sont emprisonnés injustement, d’autres font face à des peines d’emprisonnement déraisonnables pour avoir aidé des personnes réfugiées, défendu la liberté vestimentaire ou la cause climatique, ou se sont engagés dans une lutte pour défendre leurs droits fondamentaux tel un accès à de l’eau potable. Tous ont en commun d’être engagés dans un combat contre l’injustice. En guise de soutien à leur cause, ils recevront des centaines de milliers de messages de solidarité, porteurs d’espoir, envoyés par les participants aux marathons d’écriture à travers le monde. Plus d’une centaine de marathons ont été organisés par des bénévoles l’an dernier et nous visons en avoir autant cette année, sinon plus.

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Carte interactive.

Depuis 20 ans, les marathons d’écriture ont fait la preuve de leur efficacité. Les messages d’espoir contribuent à faire libérer de nombreuses personnes injustement emprisonnées et à améliorer le sort d’individus et de communautés. Le taux de réussite est de 77 %. Lors de l’édition 2018, près de 6 millions d’actions ont été menées à travers le monde et près de 85 000 messages sont venus du Québec.

Porte-paroles des marathons 2019

Sarahmée

Née au Sénégal et adoptée par un couple de diplomates québécois, Sarahmée a baigné très tôt dans les arts et la musique. Elle utilisera cet amour de la prose et de la musique pour s’affirmer en tant que jeune femme et pour dénoncer les injustices que celles-ci subissent partout dans le monde. Cette année, Sarahmée prête sa voix à la campagne des marathons d’écriture organisée par Amnistie internationale Canada francophone afin de donner son soutien à des jeunes en quête de justice ou injustement emprisonnés.

Samuele

Multi-instrumentiste à la plume bien aiguisé, Samuele fabrique des chansons d’une poésie intime et engagée. Ayant participé à des campagnes d’écritures en tant qu’élève du secondaire, c’est sans hésitation que Samuele a accepté l’invitation lancée par Amnistie internationale d’être porte-parole de ce marathon d’écriture. Fortement interpellée par la justice sociale, Samuele voit dans la mission de l’organisme une démonstration concrète du pouvoir de la solidarité en tant qu’outil de changement social.

Samian

Originaire de Pikogan, Samian porte fièrement ses couleurs ; celles de tout un peuple, pour lequel il revendique respect et reconnaissance. Découvert en 2004, il a depuis sorti trois albums dont un qui a remporté un Felix au gala de l’ADISQ. Il s’est produit en spectacle partout au Canada et dans plusieurs pays à travers le monde. Plusieurs de ses textes sont aussi regroupés dans un recueil de poésie mais aussi dans des manuels scolaires partout au Québec. Très investi sur la question environnementale et sur les droits des peuples, Samian a décidé de devenir porte-parole d’Amnistie internationale Canada francophone afin de donner son soutien aux défenseurs des droits humains.

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CES ARTISTES DE DEMAIN QUI FOULERONT LA SCÈNE DU MTELUS LORS DE L’IMMENSE PARTY AVEC ALEX NEVSKY

Sors-tu.ca, 1 novembre 2019

Le MTELUS souffle déjà ses deux bougies! Pour cette occasion, une grande fête aura lieu ce jeudi 7 novembre à la salle iconique du centre-ville montréalais, avec une programmation concoctée par Alex Nevsky, à la demande de TELUS. L’ancien coach de «La Voix» partagera la scène avec plusieurs talents québécois, notamment des personnalités connues comme Alaclair Ensemble et Karim Ouellet, mais aussi une riche liste d’étoiles montantes: Sophia Bel, Eli Rose, Benny Adam, Soran, Heartstreets, Hologramme, Kirouac et Kodakludo, Sarahmée et Claudia Bouvette. Observons comment les carrières de cinq de ces artistes pourraient se développer au cours des prochaines années.

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Sarahmée

Les artistes du hip-hop québécois ont le vent dans les voiles, plusieurs d’entre eux faisant une percée dans les médias plutôt mainstream. La rappeuse Sarahmée a fait beaucoup parler d’elle récemment, ayant participé au numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ, en compagnie de Loud, Souldia, FouKi et Koriass. L’artiste a aussi été en nomination pour la «Révélation de l’année», aux côtés de Lou-Adriane Cassidy, Jérôme 50, Les Louanges et Alexandra Stréliski. C’était la toute première fois qu’une rappeuse était nommée dans cette catégorie qui a fait jaillir plusieurs des grands talents du Québec. Ça en révèle long sur le chemin parcouru par Sarahmée depuis près de 10 ans. On peut dire que la Canado-Sénégalaise a une place de choix dans le paysage du hip-hop québécois; elle fait définitivement partie des rares artistes féminines reconnues dans ce milieu compétitif et résolument masculin (peut-être pas pour longtemps).

Son deuxième album, Irréversible, paru en avril dernier, a ravi les critiques. Sarahmée a parcouru le Québec pour donner des spectacles cet été, et a aussi fait des spectacles à New York, où elle a notamment été invitée au Festival des cinq continents (événement célébrant la littérature, la francophonie et la diversité). De plus, elle a participé au festival musical texan SXSW. Après avoir fait ces incursions au pays de l’Oncle Sam, peut-être que l’Europe pourrait prochainement inspirer celle qui représente l’empowerment? On peut d’ailleurs facilement supposer que son album entrelacé de poésie figurera dans les meilleurs disques de l’année!

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Au rythme de Sarahmée

Cool, octobre 2019

 

Sorties

Mathilde Recly, Bible urbaine, 28 octobre 2019

Ce dimanche 27 octobre, les stars se sont déplacées en nombre à la Place des Arts pour fouler le tapis rouge du Gala de l'ADISQ 2019! Entre Coeur de pirate, Koriass, Sarahmée, Patrick Watson, Alexandra Stréliski, Hubert Lenoir, Pierre Lapointe ou encore Charlotte Cardin, le gratin de la musique québécoise a défilé avec beaucoup d'enthousiasme pour célébrer l'évènement annuel incontournable de l'industrie musicale! Allez, on vous invite à faire une petite incursion parmi les artistes. Prêt.e.s à prendre la pose?

 

Les résultats du gala de l’ADISQ 2019

Louis-Philippe Labrèche, Le canal auditif, 27 octobre 2019

Le 41e gala de l’ADISQ avait lieu le 27 octobre. Qui est reparti avec un statuette? Voici les résultats du gala.

Le 41e gala était animé encore cette année par l’humoriste Louis-Josée Houde. C’est Loud qui jeté les premières notes de ce 41e gala avec Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass qui est rentrée avec une tonne d’énergie. une preuve que le hip-hop est maintenant bien ancré dans les mœurs de l’ADISQ. Loud est reparti avec la satuette de de l’interprète de l’année. Est-ce qu’on parlera de son habillement comme on a fait grand cas de celui de Safia Nolin?

Louis-José Houde a ouvert le gala sur une joke de Mario Pelchat et en rappelant que c’est un gala de paillette et de champagne tiède. Que c’est pour avoir du plaisir! Il nous a aussi rappelé la mort de MusiquePlus et le vrai nom de Babu! David-Sébastien Bernier. Cœur de Pirate s’est aussi déguisé en cliché de rap des années 90 pour présenter la catégorie rap qui a été remportée par Alaclair Ensemble pour Le sens des paroles. Cœur de Pirate en a profité pour se sauver avec l’album pop de l’année et interprète féminine de l’année.

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En prestation, Marie-Mai a chanté Trahison sur ma peau dans une mise en scène qui rappelait Lady Gaga, Sia et Madonna dans un seul numéro. Nous avons eu aussi une performance d’Ariane Moffatt et Les Louanges en duo qui ont fait un mashup de plusieurs chansons de leurs répertoires respectifs. Elisapie et Alexandra Stréliski ont aussi joint leurs forces pour un duo touchant. D’ailleurs, Alexandra Stréliski est repartie avec deux statuettes, celles de Auteure ou compositrice de l’année et Révélation de l’année.

Fait inusité, la foule composée d’artistes a chanté Coton ouaté alors que Bleu Jeans Bleu a remporté la statuette de groupe de l’année.

Les Trois Accords ont chanté la sympathique Ouvre tes yeux Simon. Ginette Reno a aussi montée sur scène pour chanter avec une chorale en plus de se sauver avec la statuette pour album adulte contemporain de l’année.

Des messages à passer

Florent Vollant y est allé d’un discours passionné en faveur de l’ouverture à l’art autochtone. Il était accompagné sur scène par tous les nommés de la catégorie pour dire haut et fort que ceci n’était qu’un début. Pierre Lapointe (qui animait le premier gala) a fait un discours qui rappelle qu’il a fait seulement 500$ pour Je déteste ma vie qui a été écouté 1 millions de fois. Il a appellé à ce que les compagnies qui profitent des recettes de la musique paient des impôts ici pour qu’on puisse réinvestir dans le milieu.

 

ENTREVUE

Tapis rouge du gala de l'ADISQ, ICI Radio Canada, 27 octobre 2019

 

ENTREVUE

Émission après-gala, ICI Radio Canada, 27 octobre 2019

 

Gala de l'ADISQ 2019: la consécration pour Alexandra Stréliski, Coeur de Pirate et Loud

Jean-François Vandeuren, Huffpost, 27 octobre 2019

Ils ont respectivement mis la main sur les Félix de la révélation et des interprètes féminin et masculin de l'année...

Les cinéphiles ont le bonheur d’apprécier ses mélodies depuis quelques années déjà, mais dimanche c’est tout le Québec qui a fait officiellement connaissance avec Alexandra Stréliski. La pianiste a été sacrée révélation de l’année et compositrice de l’année au Gala de l’ADISQ.

En plus des deux statuettes reçues en direct sur les ondes de Radio-Canada, la musicienne avait déjà remporté le prix de l’album de l’année (instrumental), pour son magnifique Inscape, lors du Premier gala présenté mercredi dernier.

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Très émue en recevant le titre de révélation, la musicienne a noté avec justesse qu’il ne faut pas «sous-estimer la force de la douceur».

«Si je suis devant vous, c’est surtout parce que je pense que ç’a résonné dans vos coeurs, et c’est à ça que je veux rendre hommage. C’est à vos coeurs, vos histoires, vos témoignages», a-t-elle ajouté.

Signe que le rap est devenu LE genre musical incontournable de l’industrie, c’est à Loud, Fouki, Sarahmée, Souldia et Koriass qu’a été confié le numéro d’ouverture du Gala de l’ADISQ et ils n’ont pas manqué de mettre le feu dans la salle avant l’entrée en scène de l’animateur Louis-José Houde.

L’humoriste, qui en était à sa 14e célébration annuelle du meilleur de la chanson et de la musique d’ici, a livré un monologue efficace comme il sait le faire en rappelant notamment aux artistes que les rares inconvénients du vedettariat québécois ne sont pas chers payés pour vivre de son art.

Le premier Félix de la soirée a été remis à Ginette Reno, pour son album À Jamais, sacré meilleur disque de l’année dans la catégorie Adulte contemporain.

La grande dame de la chanson a dit se sentir «comme une petite fille» en récupérant sa statuette.

Puis, le groupe Alaclair Ensemble a mis la main sur le prix de l’album rap de l’année. Une catégorie des plus relevées avec la présence de Loud, Fouki, Sarahmée et Souldia.

Coeur de Pirate a quitté la Place des Arts avec deux statuettes, dont celle de l’interprète féminine de l’année, alors que le pendant masculin du prix a été remis à Loud.

 

41e Gala de l’ADISQ: le rap québécois consacré

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, 27 octobre 2019

Le rap québécois a enfin la reconnaissance qu’il a longtemps désirée à l’ADISQ. Dix-sept ans après le coup d’éclat du collectif 83, Loud est devenu le premier rappeur de l’histoire à remporter le prestigieux Félix d’interprète masculin de l’année, dimanche soir, lors du 41e Gala de l’ADISQ.   

«En principe, c’est un prix individuel, mais je tiens à le partager avec mes fidèles collaborateurs», a déclaré Loud, qui a été rejoint sur la scène par Ajust et Ruffsound.   

Le rap québécois n’a jamais obtenu autant de visibilité lors du party annuel de la musique d’ici. Qui ont été les premiers à chanter? Cinq rappeurs : Loud, Sarahmée, Souldia, FouKi et Koriass. Remis en ondes pour la troisième année de suite, le Félix de l’album hip-hop de l’année a été décerné à Alaclair Ensemble. 

Tout un contraste avec le gala 2002, lorsqu’un groupe de rappeurs de Lévis s’était frayé un chemin jusqu’à la scène pour dénoncer l’absence du hip-hop au gala.

 

Après 10 ans de carrière, une première nomination au gala de l'ADISQ pour Sarahmée

Bruno Lapointe, Journal de Montréal, 26 octobre 2019

Sarahmée pousse un soupir de soulagement. Après 10 années de carrière, son travail est enfin récompensé pour la première fois avec une nomination à titre de Révélation de l’année au gala de l’ADISQ. « Je pense que j’ai ma place », confie la chanteuse. Puis, elle se ravise rapidement.

« Non. Je sais que j’ai ma place. Et je ne l’ai pas volée ».

Sa place sur la scène musicale québécoise, Sarahmée a trimé dur – et longtemps – pour la tailler. Et la route, elle, a été parsemée d’embûches et de détours, la menant même jusqu’à une pause professionnelle. En 2016, la chanteuse a en effet mis ses rythmes et ses rimes en veilleuse durant une année entière, histoire de reprendre son souffle et de réorienter sa carrière après la sortie d’un premier album, reçu sans grand boucan.

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Retour en force

Mais durant tout ce temps, elle savait pertinemment qu’elle reviendrait derrière le micro, gonflée à bloc. Ça, elle n’en a jamais douté. Et c’est ce qu’elle a fait lorsqu’elle a amorcé le processus créatif qui allait nous donner, le printemps dernier, l’album Irréversible. D’abord offert exclusivement en formule numérique, l’album physique a été déposé chez les disquaires hier.

« J’avais besoin de vivre un peu. Je voulais trouver le bon moment, le bon équilibre, le bon son. Je voulais revenir avec du matériel dont j’allais être fière », se souvient Sarahmée.

Cette pause, « formatrice » dans les mots de la rappeuse, lui a donc permis de prendre le recul nécessaire. Mais elle lui a également donné le temps de grandir, d’évoluer. C’est ainsi une femme – et une artiste – nouvelle qui s’est confiée au Journal il y a une semaine, dans le sous-sol du studio montréalais où elle a enregistré Irréversible.

« À l’époque du premier album, j’étais jeune, je me cherchais encore à gauche et à droite. J’essayais de plaire à tout le monde. En fait, cet album-là, je ne l’écoute plus. Je ne renie pas qui j’étais ni ce que j’ai fait. Mais je suis ailleurs. Je n’ai plus le même ton aujourd’hui. Je m’assume complètement en tant que femme, tant dans ma vie que dans ma musique. Et ça, c’est quelque chose qui s’entend », explique-t-elle.

Sans censure

Ça, l’ADISQ l’a visiblement entendu, comme en fait foi sa nomination. Et même si Sarahmée a dû attendre 10 ans pour cette marque de reconnaissance, elle est encore plus symbolique aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’elle découle de ce deuxième album, celui où elle ose enfin crier sa vérité sans détour et sans tabous.

« Irréversible, c’est qui je suis réellement. C’est la première fois que je ne me censure pas. Et de voir que c’est ce travail-là qui est reconnu, celui qui me représente réellement... Eh bien, je le prends ! Je le prends avec joie ! » s’exclame-t-elle.

 

Forte délégation de rappeurs à l’ADISQ

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, 24 octobre 2019

Le rap québécois fera une démonstration de force au Gala de l’ADISQ dimanche soir. 

Loud, Koriass, FouKi, Souldia, Sarahmée: tout près de la moitié des artistes qui seront invités à chanter lors de la cérémonie, encore une fois animée par Louis-José Houde, proviennent d’un courant rap qui a pris résolument sa place au soleil au cours des dernières années, au Québec. 

Des rappeurs sont aussi en lice pour plusieurs Félix. Loud, l’étoile du rap en ce moment, domine avec quatre citations, cinq si on ajoute sa participation à la chanson Dans la nuit, de Cœur de pirate. 

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Outre les rappeurs, les artistes les plus cités cette année à l’ADISQ, Les Louanges et Alexandra Stréliski, auront l’occasion de se mettre en valeur. 

Parmi les vétérans qu’on verra en prestation, signalons la rarissime présence sur la scène de l’ADISQ de Ginette Reno. Les Trois Accords, Elisapie, Marie-Mai et Ariane Moffatt chanteront aussi durant le gala.

 

Galas de l'ADISQ: trois questions à cinq révélations

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 19 octobre 2019

Dans différentes sphères musicales, on peut dire qu’ils ont tous eu une grosse année. Au moment où l’ADISQ s’apprête à décerner ses trophées Félix — le 23 octobre pour le gala de l’industrie et le premier gala télévisé; le 27 octobre pour le grand gala —, «Le Soleil» a pris des nouvelles des jeunes artistes en lice pour le prix de la Révélation. Quatre sur cinq ont des racines dans la région, tous creusent un sillon qui leur est propre. Conversation avec la nouvelle garde de la musique québécoise.

Q Pouvez-vous résumer l’évolution que vous avez vécue dans la dernière année?

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Alexandra Stréliski : Ç’a été une évolution très rapide, énorme, inattendue. Je n’ai pas vu mon année passer. J’ai la chance de voyager beaucoup avec ma musique. En rajoutant du décalage horaire là-dedans, c’est difficile de sentir ce qui se passe vraiment. Quand je reviens au Québec, mes salles sont remplies. C’est comme si je prenais le pouls tranquillement de ce que c’est de faire ce métier à temps plein.

Jérôme 50 : Ç’a été le fun, parce que j’ai pu jouer les chansons de La hiérarchill, que j’ai écrites peut-être plus pour les jeunes, devant un public qui ne s’attendait pas à ça. J’ai eu la chance de jouer avant Marc Dupré, avant Cœur de pirate. Ç’a amené mon art à une place où je veux l’amener. Ç’a été une bonne année de propagation de mon message de chilleur à travers un Québec qui est assez différent d’une génération à l’autre.

Les Louanges : En quelques mots : «mets ça dans le tapis, pis on continue!» Ça va vite, c’est sûr. Je suis dans le jus depuis un an, ça n’arrête pas. En même temps, ça va, là. J’ai quand même l’impression que ça aurait pu pogner plus intense que ça. Là, le beat est bon, c’est progressif. On bâtit.

Lou-Adriane Cassidy : Ç’a été rapide et intense. C’est sûr que la sortie de mon album, ç’a été un accomplissement. Je faisais aussi beaucoup de spectacles avec Hubert [Lenoir] en même temps. Ç’a été une année somme toute houleuse et tripante.

 

Sarahmée : Ç’a été surtout d’écrire un album qui soit cohérent, qui reflète mes inspirations et qui soit complètement libre quant au contenu des paroles. Je pense qu’il y a eu une évolution par rapport à mon premier album en 2015. J’ai pris beaucoup de confiance, de maturité et d’authenticité par rapport à ma musique et à mon message. Tout ça a fait que les gens ont pu apprendre à me connaître grâce à cet album.

 

Q Un moment marquant de la dernière année?

Alexandra Stréliski : Il y en a eu plusieurs. Il y a eu des shows magiques. Le moment où je suis passée à Tout le monde en parle, ç’a comme explosé après ça. Le moment où j’ai reçu mon disque d’or, ç’a été symbolique. J’ai joué en Angleterre dans une cathédrale et c’était complètement grandiose.

Jérôme 50 : Le Festif. J’ai écrit la chanson Chaise musicale dans une optique summer. Le Festif a développé une scène flottante, donc on jouait sur l’eau. C’était super cool, il y avait plein de monde sur le party, il faisait beau. Pour moi, c’est ça, les vacances au Québec. Ç’a été vraiment magique.

Les Louanges : Sans hésiter, je dirais le Club Soda [aux Francos de Montréal]. C’était malade! C’était aussi la première fois que j’y retournais depuis la finale des Francouvertes. C’était pas mal cool d’y retourner pour faire mon propre show et que ce soit sold-out. C’était toute une soirée!

Lou-Adriane Cassidy : Je dirais mon spectacle à la Sala Rosa [à Montréal]. C’était comme mon lancement, ç’a été important pour moi. De voir les gens qui de plus en plus connaissent un peu les chansons, il y a quelque chose de magique et d’un peu irréel là-dedans.

Sarahmée : La Saint-Jean à Québec sur les plaines d’Abraham. Qu’une aussi grosse production me fasse confiance pour faire l’ouverture, ç’a été pour moi un gros challenge, mais surtout un beau moment dans ma carrière. Également, de participer au spectacle en tant que rappeuse, d’avoir eu cette place parmi tous les autres styles et tous les grands artistes qui jouent à cette fête, ç’a été un honneur.

Q Une chose que vous avez apprise sur l’industrie musicale dans la dernière année?

Alexandra Stréliski : L’industrie musicale est remplie de gens qui travaillent fort. Et pas toujours pour beaucoup de sous. Ce sont des passionnés, c’est une famille, surtout au Québec.

Jérôme 50 : J’ai appris qu’il ne faut pas avoir peur de dire ce qu’on pense. Quand j’ai lancé La hiérarchill, je n’étais pas sûr [de l’idée] d’inventer des mots ou de parler avec une naïveté à la limite qui est grave, comme dans [la chanson] Wéke n’Béke, où le message est un peu con en soi, même s’il cache quelque chose derrière. J’ai appris que de s’exprimer dans quelque chose qui peut être plus marginal, c’est une bonne chose.

Les Louanges : C’est drôle, parce que de l’extérieur, t’as l’impression que c’est toujours les Grammy! Une fois que t’es dedans, tu réalises que tout ça reste à échelle humaine. Il n’y a rien d’inatteignable, il n’y a rien d’impossible.

Lou-Adriane Cassidy : Que la vie de tournée, c’est quelque chose de moins magique qu’on pensait. Finalement, il y a quelque chose d’un peu routinier, presque au même titre qu’une autre job. C’est vraiment le fun, mais ça implique plus d’attente qu’on pense.

Sarahmée : Ça ne sert à rien de pousser, de pousser et d’aller trop vite. Même si on a de grands rêves, d’espoirs et de choses qu’on veut réaliser, il y a un moment pour tout. Ça fait partie du parcours de parfois se faire dire non. Mais quand c’est notre moment, il faut regarder derrière et voir qu’il y a une évolution.

Animé par Pierre Lapointe, le premier gala de l’ADISQ sera diffusé le 23 octobre à Télé-Québec. Louis-José Houde reprend la barre du gala du dimanche présenté le 27 octobre à ICI Radio-Canada Télé.

LES FORCES EN PRÉSENCE

Alexandra Stréliski

Pianiste, compositrice et nouvelle sensation du néo-classique, elle a vu son album Inscape recevoir une certification or et est écoutée par plus d’un million de personnes chaque mois sur la plateforme Spotify. Elle est nommée dans sept catégories aux galas de l’ADISQ, fait rare pour un projet instrumental. Elle se produira à L’Anglicane le 23 novembre.

Jérôme 50

Natif de L’Ancienne-Lorette, il est en lice dans deux catégories aux galas de l’ADISQ pour son album La hiérarchill. Dans un style chansonnier éclaté, il expose une philosophie qui va de l’amour du Québec à l’éloge du cannabis à la description d’une nouvelle révolution tranquille. Il a aussi revisité à sa manière le répertoire de chansons de camp de vacances. Il se produira à l’Impérial le 22 novembre.

Les Louanges

Avec son album La nuit est une panthère, qui métisse les genres en empruntant à la pop, au jazz et au hip-hop, le Lévisien d’origine a cumulé les honneurs cette année. Il a récemment fait paraître le minialbum Expansion Pack. Il trône au sommet du tableau des nominations de l’ADISQ avec neuf mentions. Il se produira à l’Impérial le 23 novembre (complet) et le 28 février 2020. 

Lou-Adriane Cassidy

Fille de musicienne, cette native de Québec puise autant dans la chanson française que dans des influences pop ou rock. Elle a fait paraître un premier album, C’est la fin du monde à tous les jours, qui lui vaut deux nominations à l’ADISQ. Elle se produira à L’Anglicane le 1er novembre. 

Sarahmée

Rappeuse active depuis 2009, elle cultive des textes affirmés sur un son alliant des influences hip-hop, pop et afro. Avec deux minialbums et deux albums complets au compteur, celle qui est aussi mannequin a retenu l’attention de l’ADISQ pour son récent Irréversible, paru au printemps.

 

The 13 Songs You Need to Hear This Week

Okayafrica, 9 octobre 2019

Featuring Adekunle Gold, Moonchild Sanelly, Kwesi Arthur, Davido, Shane Eagle and more.

Every week, we highlight the cream of the crop in music through our Best Music of the Week column.

Here's our round up of the best tracks and music videos that came across our desks, which you can also check out in our Songs You Need to Hear This Week playlists on Spotify and Apple Music.

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Sarahmée 'Bun Dem'

Sarahmée is a new rapper from Senegal, based in Montreal, who just released her album, Irréversible. Her new music video for "Bun Dem" took her back to her home. "Bun Dem is a tribute to women around the world and to all those who fight in the face of adversity. Caraz and I wanted to work together for two years now, and the timing surrounding this project, the stories and filming in Senegal, are very meaningful to me. I hope that with this video, people will see another face of Africa and women,"explains Sarahmée.

 

ALEX NEVSKY DONNERA UN CONCERT GRATUIT AU MTELUS

Josée Lapointe, La Presse, 8 octobre 2019

Gros mois de novembre en vue pour Alex Nevsky. Non seulement il lancera le 8 novembre son quatrième album, Chemin sauvage, mais il a aussi annoncé hier qu’il donnerait un concert gratuit le jour précédent pour souligner le deuxième anniversaire du changement de nom du Metropolis en MTelus.

Pour fêter l’évènement, le chanteur a invité une foule d’amis à monter sur la scène de la salle de la rue Sainte-Catherine avec lui : Alaclair Ensemble, Claudia Bouvette, Eli Rose, Heartstreets, Hologramme, Karim Ouellet, Kirouac et Kodakludo, Sarahmée, Sophia Bel et Soran. Les billets seront offerts à compter du 19 octobre.

 

À VOIR OU REVOIR – LE NOUVEAU CLIP BUN DEM DE SARAHMÉE TOURNÉ AU SÉNÉGAL

Carolyne Brown, MaripierMorin.com, 27 septembre 2019

La rappeuse Sarahmée est sur une lancée, elle récolte sa première nomination dans la catégorie Révélation de l’année au prochain Gala de l’ADISQ et voilà, elle a lancé cette semaine un nouveau clip Bun Dem. Si tu ne l’as pas vu, ça doit être sur ta to do-list à regarder ce weekend

Le clip est simplement magnifique, il a été tourné au Sénégal, le pays natal de la rappeuse. Tu y verras de courts tableaux qui te feront entrer dans l’univers de la femme sénégalaise. C’est un message de force  féminine, c’est un hommage aux femmes du monde entier et à toutes celles et ceux qui se battent malgré l’adversité

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Sarahmée s’est entourée d’une équipe de feu pour réaliser son troisième clip, une belle collaboration entre Romeo & Fils, Adrien Bertolle, un directeur photo de New York (il a travaillé avec Travis Scott et Charlotte Gainsbourg) et la réalisatrice Caraz

Ça te donne envie de bouger? On te propose d’écouter l’album de Sarahmée Irréversible, disponible depuis avril en version numérique. La copie physique paraîtra le 25 octobre prochain.

 

Caraz dévoile son nouveau clip pour la pièce « Bun Dem » de Sarahmée

Lien multimédia, 27 septembre 2019

La réalisatrice Caraz dévoile son nouveau clip pour la pièce « Bun Dem » de Sarahmée, présentement nominée Révélation de l’année au prochain Gala de l’ADISQ. Tourné au Sénégal, pays natal de l’artiste, le clip « Bun Dem » dépeint un portrait de la femme d’aujourd’hui, de la condition féminine en général et de cette nouvelle génération qui prône l’indépendance. « Bun Dem », ou « brûle-les » en argot jamaïcain, vise à rejeter les conventions, ce qui est un message de force pour le féminisme.

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Caraz dévoile son nouveau clip pour la pièce « Bun Dem » de Sarahmée«Bun Dem» .Photo: Caraz

« On a voulu créer un vidéoclip qui célèbre la force des femmes du Sénégal. Constitué de vignettes féministes à différents degrés, le clip se veut à cheval entre le documentaire et l’esthétique d’une pub sportive, avec un aplomb non sans rappeler "Bad girls" de M.I.A. », exprime Caraz, réalisatrice représentée par Roméo & Fils.

« "Bun Dem" est un hommage aux femmes du monde entier et à toutes celles et ceux qui se battent malgré l’adversité. Caraz et moi voulions travailler ensemble depuis maintenant deux ans, et le timing entourant ce projet, les histoires et le tournage au Sénégal, sont très touchants et significatifs pour moi. J’espère qu’avec ce vidéoclip, les gens verront un autre visage de l’Afrique et des femmes », explique Sarahmée.

Le clip est parsemé de courts tableaux qui nous font entrer dans l’univers de la femme sénégalaise, tout en regardant vers l’avenir. Les acteurs et actrices du clip ont été choisis sur place en casting sauvage afin de créer une sensibilité véritable et de reproduire l’essence réelle de la communauté.

Crédits

Scénario et réalisation Caraz

Production déléguée : Smith

Production exécutive : France-Aimy Tremblay

Compagnie de production : Roméo et Fils

Direction photo : Adrien Bertolle

Premier AC : Robin Rigault

Fixer : Boubacar Touré

Conducteur : Laye Cissé & Alassane

Guide : Ibrahima Lô

Montage : Xavier Lévesque & Caraz

Coloriste : Simon Boisx

Desiger sonore : Mathieu Morin - Studio La Majeure

Artiste VFX : Philippe Toupin & Olivier Masson

Coordination : Élise Lardinois

Auteure et chanteuse : Sarahmée

Composition : Tom Lapointe et Diego Montenegro

Production : TURN Key Creative

Étiquette : STE-4

Gérance : Léonie Bourassa

Acteurs : Isabelle Sambou, Ass Tall, Aston Traoré, Soumaila, Ndeye, Pablo, Oumi Fall, Aston, Sony, Sidi, Sista LB, Coumba, Fall, Mame Diarra, Doro et Khalifa

Collaboration : Gilbert Lemire at MTL Grande & Cinepool

 

XP_MTL 2019 | 3 SPECTACLES ÉCLECTIQUES ANNONCÉS

Philippe Granger, Sors-tu.ca, 25 septembre 2019

XP_MTL présente trois concerts « intimes et électrisants », en invitant des têtes d’affiche en vogue dans des lieux inusités, proposant ainsi une « expérience hors du commun ». Voici un survol des artistes présentés.

Sarahmée + Qualité Motel

Mercredi 2 octobre (20h) – Musée Grévin

Force est d’admettre que le Musée Grévin est un endroit singulier pour donner un spectacle! Les sonorités afro-électro de Sarahmée que l’on a pu entendre récemment au festival LVL UP sont donc agencées avec la musique soft-électro de Qualité Motel (que l’on a aussi pu voir à LVL UP ce week-end). Pour Qualité Motel (« projet sectaire » des membres de Valaire), il ne s’agit pas d’une première collaboration avec Sarahmée, avec qui ils ont signé J’veux le motel pas le Ritz, tiré de leur album C’est pas la qualité qui compte. Il faut croire que le Musée Grévin saura donner un goût éclectique à ce spectacle déjà chargé en couleur.

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Sarahmée surprend avec un nouveau vidéoclip tourné au Sénégal

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 24 septembre 2019

Ce matin, Sarahmée a dévoilé le troisième vidéoclip de son plus récent album, Irréversible. L'artiste en nomination au Gala de l'ADISQ 2019 en tant que Révélation de l'année a fait beaucoup de chemin depuis la parution de cet album. Elle a foulé une bonne partie des festivals au Québec, en passant par la mythique Planète Rap de Sky Rock, en plus de multiplier les contrats de mannequinat.

Puis, pour ce troisième clip, la rappeuse n'a pas fait les choses à moitié. Sarahmée a fait appel à Romeo et Fils, qui signe notamment les visuels de Loud. L'équipe de Bun Dem est composée d'Adrien Bertolle, un directeur de la photographie de New York qui a travaillé avec des artistes comme Travis Scott et Charlotte Gainsbourg. En effet, il a signé les vidéoclips Lying With You de Charlotte Gainsbourg et Can't Say de Travis Scott. Ce qu'il a fait, avec l'aide de la réalisatrice Caraz, pour Sarahmée est magnifique.

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On retrouve aussi Isabelle Sambou, une lutteuse sénégalaise qui s’est classée en cinquième position aux Jeux Olympiques de 2012, en plus d’avoir été médaillée d’or à neuf reprises aux championnats d’Afrique et consacrée championne du monde en 2009. Isabelle Sambou est un modèle pour sa communauté dans ce sport qui est habituellement réservé aux hommes au Sénégal.

Tourné au Sénégal, pays natal de Sarahmée, le clip dépeint justement un « portrait de la femme d’aujourd’hui, de la condition féminine en général et de cette nouvelle génération qui prône l’indépendance ». Selon le communiqué de presse, Bun Dem, ou « brûle-les » en argot jamaïcain, vise à rejeter les conventions, ce qui est un message de force pour le féminisme.

Le vidéoclip débute avec la phrase choc « Beaucoup de femmes dans le monde de par certaines coutumes ou lois ne sont pas libres de leurs choix ».

« Bun Dem est un hommage aux femmes du monde entier et à toutes celles et ceux qui se battent malgré l’adversité. Caraz et moi voulions travailler ensemble depuis maintenant deux ans, et le timing entourant ce projet, les histoires et le tournage au Sénégal, sont très touchants et significatifs pour moi. J’espère qu’avec ce vidéoclip, les gens verront un autre visage de l’Afrique et des femmes », explique Sarahmée via le communiqué.

 

LE CRI DE RALLIEMENT FÉMINISTE DE SARAHMÉE

Catherine Genest, Voir.ca, 24 septembre 2019

Tiré de l’album Irréversible, l’enivrante Bun Dem («brûle-les» en argot jamaïcain) tranche sur la scène rap québ avec sa rythmique aussi complexe que dansante. Tant au rayon des percussions que des paroles, cette chanson se veut un hommage au Sénégal, le pays qui a vu naître et grandir Sarahmée. Au Sénégal, oui, mais surtout à ses femmes fortes et belles.

Dans ce vidéoclip tourné in situ, la MC accole son texte et sa livraison fiévreuse sur une série de scènes évocatrices: une joute de basketball, une séance de tressage dans l’intimité d’un salon, la rencontre de deux amoureux qui se sont choisis et deux époux qu’on a forcés à s’unir. L’artiste aujourd’hui basée à Montréal aborde l’enjeu des mariages forcés sans fléchir, avec toute la fougue qu’on lui connaît.

 

Rap keb en bref : 24 septembre 2019

iHeart Radio, 24 septembre 2019

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Sarahmée célèbre la force des femmes

Caraz signe un clip à la fois beau et émouvant pour Bun Dem, bombe dansante du plus récent album de Sarahmée. Tourné au Sénégal, ce clip honore le droit des femmes à disposer de leur corps et de leur avenir.

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UN NOUVEAU VIDÉOCLIP PERCUTANT POUR SARAHMÉE

Laurie Dupont, Elle Québec, 24 septembre 2019

Sarahmée, nommée dans la catégorie Révélation de l’année au prochain Gala de l’ADISQ lance aujourd’hui Bun Dem (Brûle-les) un vidéoclip aussi léché qu’inspirant.

Au sujet la chanson, Sarahmée raconte: « Bun Dem est un hommage aux femmes du monde entier et à toutes celles et ceux qui se battent malgré l’adversité. Caraz (ndlr: réalisatrice) et moi voulions travailler ensemble depuis maintenant deux ans, et le timing entourant ce projet, les histoires et le tournage au Sénégal, sont très touchants et significatifs pour moi. J’espère qu’avec ce vidéoclip, les gens verront un autre visage de l’Afrique et des femmes », explique Sarahmée.

À écouter (et à regarder!) en boucle!

 

1ère édition du festival LVL UP avec Sarahmée, Koriass, Fouki et plus encore

Félix Lefebvre-Massey, Le canal auditif, 23 septembre 2019

Le festival LVL UP qui prend place à Laval célébrait cette fin de semaine sa toute première édition, et la chose que l’on puisse dire, c’est que malgré une programmation toute en rap qui avait tout pour plaire, il y avait un apparent manque d’ambiance et de public lors des soirées de jeudi et de vendredi à l’Annexe3, reflétant de manière significative sur la performance de ces artistes qui s’en sont malgré tout très bien sortis. 

L’auteur de ces lignes n’a pas eu la chance d’assister à tout ce que le festival a à offrir, c’est pourquoi il n’y a aucune généralité à tirer des présents propos. Il y a quelques mois, lorsque les organisateurs ont fait part de ce mélange entre arts numériques et musique urbaine, je fus si emballé par ce beau projet. D’autant plus qu’il se tiendrait à Laval, une grande ville qui, parfois négligée, se développe exponentiellement et a tout pour plaire. Toujours emballé malgré ces belles soirées quelque peu teintées par la déception, on laisse la chance au coureur de mieux se vêtir pour le marathon 2020. 

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Jeudi – Sarahmée, Zach Zoya et Koriass 

Passons aux choses sérieuses. Jeudi soir, les trois spectacles à l’affiche regroupaient Sarahmée, Zach Zoya et Koriass. Tout pour déplacer les foules, tout pour soulever les déplacés, tout pour mettre le feu dans la place et pourtant, malgré quelques étincelles, nous n’avons pas eu l’opportunité d’en tirer la plus grande des satisfactions. 

De par son élégance et sa prestance, Sarahmée dégage un parfum singulier, parfum qui donne l’envie de s’y imprégner. Énergique, près de son public, possédant une voix qui porte et des productions qui mélangent bien le trap, le rap et les saveurs de son Sénégal natal, tous les ingrédients sont là pour formuler la recette gagnante. Il y avait même de superbes visuels pour appuyer sa prestation. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que son nom figure parmi les nominations à l’ADISQ dans la catégorie Révélation de l’année. Malgré tout, et ce sans la blâmer, puisque le sourire et l’affront qui s’affichaient sur son visage prouvaient son ultime plaisir à être là, le public lacunaire a quelque peu brimé la chose. 

Faisant place sur scène à la suite de Sarahmée, Zach Zoya a démontré qu’il a tout pour percer sur la scène du rap avec un débit qui ne laisse personne indifférent, une manière unique de prendre d’assaut la scène et des productions dignes des grands rappeurs internationaux. Chose certaine, on attend avec impatience les prochaines sorties de l’artiste et en attendant, il n’y a que de beaux mots à dire sur Zoya qui se module une belle réputation et un vibe qui donne envie de se joindre à la fête. 

La soirée de jeudi s’est conclue sur une note intéressante avec la performance de l’un des leaders du rap keb, le vétéran Koriass. Même après toutes ces années sur la scène, il se tient toujours aussi bien et déplace autant d’air. Au-delà du statut de leaders, on le voit parler avec fierté de ce fleuron d’artistes québécois, collaborant même avec une bonne partie d’entre eux pour concevoir de la musique intemporelle. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, le voir en spectacle change la façon de voir tout ce qu’il apporte et à quel point il déteint positivement sur ce jardin d’Eden musical. Avec un décor aux allures effrayantes avec la croix au milieu et des visuels qui vont en ce sens, il n’y avait pourtant rien qui donnait envie de se sauver. Un méga pouce vers le haut pour Koriass qui a donné un moment de qualité avec ses talents de parolier, son débit unique et ses productions bien enrichies. 

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Entrevue

Madame Rap, 23 septembre 2019

Sarahmée : « J’essaie de défier les stéréotypes que je vis en tant que femme noire dans le rap »

Née à Dakar et basée à Montréal, Sarahmée est active depuis plus de dix ans sur la scène hip hop québécoise. La rappeuse nous a parlé de son second album Irréversible, de son processus d’écriture, de la place des femmes dans le rap et de féminisme.

Quand et comment as-tu découvert le hip hop ?

J’ai découvert le hip hop par mon cousin, quand j’avais 9 ou 10 ans. Il me donnait des cassettes de rappeurs de New York où il y avait une chanson par face. Il m’a fait découvrir les Fugees, Lucy Pearl, Nas et tout le rap de la côte Est. C’est vraiment là que je suis tombée dans la soupe.

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Quels sont les rappeuses/eurs que tu écoutais en grandissant ?

Quand j’avais 11-12 ans, j’étais à fond dans le rap. J’écoutais tout ce qui se faisait dans les années 1990, Nèg’Marrons, Doc Gynéco, NTM, IAM, ce rap assez hardcore mais aussi MC Solaar, (son album Prose Combat) et Passy. Après avoir découvert le hip hop par le rap américain, j’étais très rap français.

Tu as sorti en avril l’album Irréversible, qui est très dansant et empowering. Dirais-tu que c’est un album féministe ?

Je pense qu’Irréversible a un côté féministe parce que déjà quand on est une femme, qu’on le veuille ou non, on a ce petit truc féministe en nous, que ce soit assumé ou pas. J’avais des choses à dire qui me brûlaient, je les ai dites, c’est sorti comme ça. Je ne m’attendais pas à ce que les gens le voient si féministe, mais oui, c’est un album qui donne de la force aux femmes et qui m’a fait du bien en l’écrivant. J’avais besoin de cette force-là. J’ai dix ans de carrière et j’ai fait pas mal de choses avant que les gens commencent à découvrir ma musique.

Je pense qu’on est dans une époque où il est important que les femmes se mettent en valeur, en avant, se supportent, et qu’on se dise qu’on est capable de tout parce que tout est possible. C’est juste que parfois on manque de modèles féminins.

Comment composes-tu tes morceaux ?

Pour le premier album, je recevais des beats de producteurs. J’écrivais chez moi et j’allais enregistrer mais je n’étais pas trop fan du studio.

Pour Irréversible, dès 2017, j’ai commencé à beaucoup travailler toute seule, sans mon ingénieur du son. Ça fait une dizaine d’années que je suis autonome sur le logiciel Cubase. L’idée était d’être seule pour travailler les flows et l’écriture. J’avais les maquettes du duo TenAm, qui a produit tout l’album. J’écoutais les instrus et j’avais le micro à côté de l’ordinateur. Je n’ai pas écrit sur papier. J’écrivais des top lines, des mélodies et je construisais le texte des chansons. J’ai enregistré seule devant mon ordinateur, phrase par phrase.

C’est une nouvelle façon de travailler et ça me permet de développer le flow et la technique, j’adore.

As-tu des rituels d’écriture ?

Je commence toujours par la mélodie. Si c’est le refrain dans l’instru qui m’accroche tout de suite, je fais des top lines et des mélodies, je marmonne un air. Pareil pour les couplets. Je fais beaucoup de « play » et « stop » et j’écoute beaucoup la prod. Une fois que la chanson est faite, je peaufine le texte et travaille les métaphores, les figures de style, les punchlines.

Quelle place occupent les rappeuses sur la scène rap à Montréal ?

Les rappeuses occupent de plus en plus de place sur la scène québécoise, ça fait du bien. Dans les dernières années, il y a eu beaucoup de nouvelles venues et je me compte dedans. Les gens commencent à comprendre que, fille ou garçon, ça ne change pas le talent, la performance et les punchlines. C’est le talent qui doit être au centre, et non le genre.

Mais il y encore des choses à faire parce que tout n’est pas gagné, comme partout. En tout cas, je suis contente de faire partie de cette vague-là et de faire changer les esprits parce qu’on a besoin de diversité.

En ce moment, le rap au Québec est de plus en plus diversifié que ce soit en genres ou en styles et c’est important. Ce n’est pas parce que nous sommes des filles qui faisons du rap que nous faisons toutes le même style de rap.

Quelles sont les femmes qui t’inspirent ?

Diam’s avait une fougue et une énergie que j’ai toujours admirées, un énorme talent et une persévérance qui lui ont donné raison puisqu’elle a tout dominé. Malgré tout ce qu’on lui a dit tout au long de son parcours, elle est restée elle-même. Dans la même veine, il y a Lauryn Hill, Alicia Keys et Pink, qui sont des filles que j’écoute depuis que je suis ado et que je continue d’écouter et de suivre parce que ce sont des modèles. Elles ne se sont pas laissé emporter par tout ce business, cette culture très pop, très sexualisée des femmes et des femmes noires aussi. Ce sont des filles qui m’ont toujours fortement inspirée et dans lesquelles je me reconnais.

Te définis-tu comme féministe ? Pourquoi ?

Je dirais que je suis féministe, oui. C’est quelque chose que j’ai découvert avec l’expérience et la maturité. J’essaie vraiment de défier tous les stéréotypes que je vis en tant que femme noire dans le rap et de les faire tomber par mon travail, ma performance, mon intelligence et les messages dans mes chansons. Ça fait partie de ma mission, si j’en ai une sur cette Terre. Je sais que je représente différentes choses pour différentes personnes dans le monde. Si ma musique marche et me permet de voyager et de faire des choses bien autour de moi, c’est le but. Et si ça peut inspirer d’autres jeunes femmes, ma mission sera accomplie.

Il y a encore beaucoup de stéréotypes, et pas seulement dans la musique, mais aussi dans le cinéma, les entreprises… Je pense qu’il ne faut pas négliger l’intelligence des femmes et malheureusement, on aime bien nous cantonner à certains rôles. Et moi, je ne rentre pas dans tous ces codes et je ne vais pas rentrer dans les leurs non plus.

Quels sont tes projets à venir ? Bientôt une tournée en Europe ou en France ?

Je termine tranquillement la tournée estivale de tous les festivals au Québec. Je sors un clip très bientôt dans les prochains jours et d’autres cet automne. Je serai à Bruxelles le 10 octobre pour le Festival Francofaune en première partie de Lord Gasmique et je vais passer quelques jours à Paris. Le but est de m’exporter dans la francophonie. J’étais à Paris au mois d’avril avec Chilla dans Planète Rap et j’espère revenir en France mais aussi en Afrique. Donc très bientôt, si tout va bien !

Que penses-tu de Madame Rap ?  Des choses à changer/améliorer ?  

Je connaissais Madame Rap, mais je suis vraiment allée voir le site hier. Je vous donne la force pour continuer. Il faut un média important qui mette la lumière sur ces rappeuses et ces artistes féminines. C’est très bien aussi que ce soit international. Je pense que toutes les rappeuses, où qu’elles soient dans le monde, vivent les mêmes challenges.

 

FESTIVAL LVL UP 2019 – JOUR 1 | INTIME ET PROMETTEUR

Philippe Granger, Sors-tu.ca, 20 septembre 2019

Le festival LVL UP a entamé sa première édition hier à l’Annexe3 de la Salle André-Mathieu, à Laval. L’offre se veut dynamique et novatrice: complémenter l’art visuel et la musique urbaine (rap, hip-hop et R&B). Malgré le public restreint, LVL UP s’avère être un festival prometteur, proposant déjà une programmation de taille.

LaF, Fouki, Koriass et même Ms. Lauryn Hill et J. Balvin: le diffuseur [co]motion, derrière le festival, s’est équipé pour en mettre plein la vue aux amateurs de musique, du 19 au 22 septembre. Les organisateurs s’en sont fait une mission. Déjà, la salle André-Mathieu du Collège Montmorency nous accueille avec des projections (signées Jonathan Gagnon, Philippe Labrie et Jacob Lacasse, de l’UQÀM) et de la musique, nous donnant un certain avant-goût de ce qui se déroule à l’intérieur.

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Différentes installations d’art visuel et numérique sont exposées à travers l’accueil de la salle, ajoutant une vivacité au festival, en plus de donner une vitrine pertinente pour les artistes émergents et des étudiants en art. On retiendra particulièrement frequencies (light quanta) de Nicolas Bernier, une oeuvre composée de 100 plaques transparentes s’animant lorsque de la lumière passe au travers. Paroles photoniques de Philippe Dubost a aussi attiré l’attention. Cette oeuvre est décrite comme un «cadavre exquis de lumière» où le public est invité à contribuer en écrivant dans ce cadavre exquis.

frequencies (light quanta) de Nicolas Bernier

Exposant des propositions de plusieurs styles, le festival gagnerait davantage à élargir le nombre d’oeuvres exposées durant une soirée. Celles présentées jeudi suscitait un réel engouement de la part des festivaliers, qui s’amusaient notamment avec les oeuvres interactives, pouvant parfois même bénéficier de commentaires de la part de bénévoles.

En musique (et en avance)

Une foule s’est formée pour accueillir Sarahmée, qui, largement en contrôle de sa prestation, a décidé de mettre le paquet, se permettant de nombreuses blagues, notamment sur la timidité du public, qu’elle trouvait silencieux. Accompagnée de danseuses, Sarahmée a su mettre le ton à un festival qui venait à peine de commencer. Le Torontois DJ UNPIER assurait l’ambiance durant les intermissions.

Puis, avec une avance sur le programme affiché, Zach Zoya s’est emparé de la scène et a proposé un spectacle empreint d’assurance. Ayant parfois quelques chansons se terminant abruptement, l’artiste de Rouyn-Noranda a pu toutefois plaire au public présent en proposant des chansons inédites, à paraître sous peu.

Puis, toujours en avance sur le programme publié, Koriass est apparu sur scène. Le clou du spectacle a su augmenter le plaisir ressenti lors de la soirée. Plusieurs membres de la foule, fort majoritairement composé de jeunes adultes et d’adolescents, connaissaient évidemment les paroles de nombreuses chansons. Ces jeunes ont pu admirer les nombreuses oeuvres visuelles de VJ Vino, qui accompagnait Koriass sur scène avec différents styles et effets.

Infatigable, Koriass a enchaîné ses plus grands succès en plus de proposer un rappel assez bien garni, présentant notamment une chanson a cappella et acceptant  même une demande spéciale du public. C’est ainsi que l’artiste nommé pour 7 Félix au prochain gala de l’ADISQ a décidé de chanter Love Suprême. «C’est rare que j’aie une demande aussi spécifique», a-t-il admis à la petite foule, foule qu’il a qualifié d’«intime».

Là était la principale anicroche de cette première soirée: la foule, composée de 100 personnes au grand maximum, était assez espacée dans l’ANNEXE3, provoquant un inconfort apparent chez tous les artistes, qui se sont tous permis des commentaires durant les pauses, en plus de proposer à maintes reprises au public de se rapprocher. De manière plus frontale, Koriass s’est permis quelques remarques (comme «Vous êtes pas pire mais vous êtes pas prêts» ou «Êtes-vous endormis, Laval?») afin de provoquer un auditoire souvent tiède.

Force est d’admettre qu’il n’y a rien de surprenant en ce qui a trait à la grosseur du public: nonobstant les têtes d’affiche, le festival en est à ses premiers balbutiements, n’a pas encore un public fidèle et stable. Il est indubitable que le festival, qui est somme toute très prometteur, saura gagner en popularité aux cours des prochaines années. Le festival LVL UP, par sa formule astucieuse, colorée et moderne, gagne à se faire connaître davantage, en plus de répondre à un besoin criant en ce qui a trait à l’offre de musique urbaine dans Montréal et ses environs. Ne faut-il pas oublier de dire que le festival est facilement accessible: à quelques pas du métro Montmorency, la Place Bell et la Salle André-Mathieu ne sont qu’à 5 minutes l’un de l’autre.

La première édition du LVL UP LAB se poursuit ce soir (Fouki, LaF, Marie-Gold, Qualité Motel), samedi (Ms. Lauryn Hill, Tizzo, White-B) et dimanche (J. Balvin). Le festival propose des spectacles gratuits et des spectacles payants, en salle ou à l’extérieur. Toutes les informations sur la programmation et les billets se retrouvent sur le site internet du Festival.

 

GALA DE L’ADISQ 2019 : LES LOUANGES ET ALEXANDRA STRÉLISKI EN TÊTE DES NOMINATIONS

Olivier Boisvert-Magen, Voir.ca, 17 septembre 2019

Le dévoilement des nominations en vue du 41e Gala de l’ADISQ a lieu cet après-midi au Club Soda.

Avec respectivement neuf et sept nominations chacun, Les Louanges et Alexandra Stréliski mènent le bal. Le projet de l’auteur-compositeur-interprète Vincent Roberge et la pianiste néo-classique se disputeront d’ailleurs le très convoité Félix de la révélation de l’année aux côtés de Lou-Adriane Cassidy, Jérôme 50 et Sarahmée.

Encore une fois, le hip-hop a une belle place à l’ADISQ. En plus de faire partie du gala officiel pour une troisième année consécutive, la nomination de l’album rap de l’année verra s’affronter cinq artistes actuellement au sommet de leur carrière : Souldia, FouKi, Koriass, Alaclair Ensemble et Loud. D’ailleurs, ces trois derniers font partie des artistes les plus mentionnés pour la gala, recueillant respectivement sept, six et six nominations chacun.

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Coeur de pirate, Les Trois Accords, Salomé Leclerc, Ariane Moffatt, Michel Rivard, Hubert Lenoir (la vedette du gala de l’an dernier) et Elisapie font aussi bonne figure. Cette dernière a donc de fortes chance de remporter le tout premier Félix de l’artiste autochtone de l’année, pour lequel elle est en compétition aux côtés de Maten, Matiu, Shauit et Florent Vollant.

Animé par Louis-José Houde, le 41e Gala de l’ADISQ aura lieu le dimanche 27 octobre, soit quatre jours après la tenue du Premier Gala animé par Pierre Lapointe et du Gala de l’industrie animé par Claudine Prévost.

 

Révélation de l’année

Lou-Adriane Cassidy

Jérôme 50

Les Louanges

Sarahmée

Alexandra Stréliski

 

MENTION

S. Charpentier, D. Vos, TV5 Monde, 2 septembre 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

Campagne Sally Hansen

ELLE Québec, 1 août 2019

 

La foule au rendez-vous pour le deuxième jour du Festival de musique émergente

Emily Blais, ICI Radio Canada, 31 août 2019

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De son côté Sarahmée vivait son premier FME. Elle débutait la soirée sur la scène extérieure de la 7e rue, tout juste avant KT Gorique et Loud.

La pluie s'est arrêtée juste avant le show, je pense que c'est un signe !

Je pense que c'est important que le hip-hop aille en région, je suis contente d'être ici et j'espère que ça va grossir le mouvement, que je vais revenir l'année prochaine, explique Sarahmée.

Son frère, Karim Ouellet faisait partie du spectacle d'ouverture du FME en 2013 avec Misteur Valaire.

La chanteuse a lancé son album Irréversible en avril et a déjà commencé à travailler sur ses prochaines chansons. Bizarrement j'ai commencé cette semaine. Je suis déjà de retour au studio, j'aime beaucoup le studio. C'est un album qu'on continue d'exploiter, j'ai de nouveaux clips qui vont sortir le mois prochain. On a été chanceux d'avoir de belle critique on a fait presque le tour du Québec cet été, indique Sarahmée.

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Elle réservait une surprise pour les amateurs de hip-hop, l'artiste Souldia a chanté Fuego à ses côtés. Elle avait déjà prévu monter sur scène à nouveau avec lui lors du spectacle de Souldia au Petit Théâtre du Vieux Noranda plus tard en soirée.

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Material Girls, Loud, VICTIME, KT Gorique, Sarahmée and the 5.6.7.8's Fill Out Day Two of FME

Stephen Carlick, Exclaim!, 30 août 2019

Festival de musique émergente's Desjardins stage, situated in the fest's main square, hosted a litany of rappers on Friday night (August 30), starting with Quebecois rapper and singer Sarahmée, whose infectious, celebratory hybrid of DJ culture and guitar-based music blended hip-hop, highlife, moombahton and dancehall.

Decked out in a yellow jacket, flanked by two dancers and backed by a guitarist and a DJ, her set might have been in French but it felt universal. Over trap-influenced skittering hi-hats and bouncing, rubbery guitar licks, she blended singing and rapping, cutting a charismatic figure by chanting in support of her dancers. By the end of her set, she had won the crowd, as they screamed and jumped around at her command. I caught her set on a whim, and it felt like a lucky discovery.

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ENTREVUE ET PRESTATION

Boucar Diouf, La nature selon Boucar, ICI Radio-Canada Première, 3 août 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

Mathieu Roy, Salut Bonjour Week-end, 27 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

Claudine Prévost, iHearRadio Canada, 26 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

Marjo secoue Baie-Saint-Paul

Yves Leclerc, Journal de Québec, 20 juillet 2019

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La belle énergie de Sarahmée

Sarahmée, qui a participé à la prestation surprise sur la rue Saint-Jean-Baptiste, a vécu un super moment.  

«Vendredi, j’ai chanté dans un autobus à 50 degrés avec 60 personnes. C’est mon premier Festif! et j’ai adoré. Les gens embarquent et connaissent mes chansons», a-t-elle lancé, à la fin de cette courte prestation.  

 C’était beau de la voir faire une accolade à Marjo, sur la banquette arrière de la voiture, à la fin de son tour de chant.  

«Ce moment est quelque chose d’impensable. Je n’aurais jamais pu imaginer ça. Lorsqu’on m’a proposé cette idée, j’ai accepté. Qui refuserait ça?» a-t-elle laissé tomber.  

 

PRESTATION

Les Sessions La Fab, La Fabrique culturelle, 18 juillet 2019

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ENTREVUE

Noémi Mercier et Philippe Desrosiers, Longueur d'onde, ICI Radio-Canada Première, 12 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE ET PRESTATION

Christian Bégin, Y'a du monde à messe - Télé-Québec, 12 juillet 2019

[ Écoutez l'extrait]

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Invitée par Chilla, Sarahmée devient la première rappeuse d’ici à faire un Planète Rap

Samuel Daigle-Garneau, HHQC, 4 juillet 2019

Rares sont les rappeurs québécois qui sont passés à la mythique radio Sky Rock : K-Maro, Roi Heenok, FouKi ou encore Misa. Encore plus rares sont ceux qui ont été invités à son émission la plus convoitée, Planète Rap. Récemment, FouKi y est allé, invité par son homologue français Lord Esperanza. La nouvelle avait d'ailleurs été très bien reçue par les fans.

Planète Rap est une émission qui accueille un rappeur pendant une semaine souvent lors de sortie d'album. Ça a été le cas pour Lord Esperanza, qui a invité FouKi et c'est maintenant le cas pour la talentueuse Chilla, qui lancera son album Mûn ce vendredi. La rappeuse a invité Sarahmée, qui a fait l'aller-retour en France uniquement pour l'occasion. La québécoise devient donc la première rappeuse d'ici à faire un Planète Rap. Une bonne pub pour celle qui multiplie les bons coups au Québec.

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Irréversible, le nouvel album de Sarahmée est toujours disponible sur les plateformes numériques.

[ Écoutez l'extrait]

 

Meilleurs albums 2019 : notre palmarès de mi-année

ICI Musique, 3 juillet 2019

Sarahmée – Irréversible

Avec Irréversible, Sarahmée nous offre un véritable album coup de poing. C’est dansant et festif, mais il y a ici un puissant message qui insuffle une bonne dose de confiance en soi. Un inoubliable deuxième disque aux sonorités latines, afro pop, caribéennes et légèrement trap. Il n’y a pas de doute, Irréversible est un grand disque.

 

Un vidéoclip tourné au iPhone pour «Fabuleuses»

Marie-Josée R. Roy, Journal de Montréal, 2 juillet 2019

MONTRÉAL – Puisque son premier long métrage, Fabuleuses, traite de la dictature de l’image et des réseaux sociaux, la réalisatrice Mélanie Charbonneau a décidé de tourner le vidéoclip de la chanson-thème du film avec son iPhone.

Cette pièce musicale, écrite et interprétée par la rappeuse Sarahmée, sera dévoilée au début août.

«C’est un choix complètement esthétique et en lien avec le sujet du film, explique Mélanie Charbonneau en entrevue. Dans Fabuleuses, on raconte l’histoire d’une amitié à l’ère des likes. Dans le film, il y a certaines séquences, filmées au iPhone, qui montrent ce qui se passe dans des stories et sur les réseaux sociaux. Quand on a décidé de créer un vidéoclip pour accompagner le film, on s’est dit qu’on pourrait tourner au iPhone, pour faire un statement lié à notre thématique. On est vraiment dans une ère où on filme tout ce qu’on est et tout ce qu’on voit avec nos téléphones.» 

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Contraintes techniques

Scénarisé par Mélanie Charbonneau et Geneviève Pettersen, Fabuleuses suit le destin de Laurie (Noémie O’Farrell), une «fille d’à côté» de Saint-Eustache qui aspire à devenir une influenceuse populaire. 

La protagoniste s’identifie à Clara Diamond – une vedette à la tête d’un petit empire né sur Instagram – jouée par Juliette Gosselin, qui coréalise aussi le clip de la chanson Fabuleuses avec Mélanie Charbonneau. Laurie apprivoisera les hauts et les bas de la célébrité virtuelle, même si sa meilleure amie, la terre-à-terre Élizabeth (Mounia Zahzam), lui déconseille vivement d’emprunter cette voie.

«On a fait toutes les recherches nécessaires pour que ça paraisse bien, mais on organise tout le tournage comme si on travaillait avec une caméra régulière, avec le même équipement, au niveau des décors, de la direction artistique, et on réussit à atteindre une qualité vraiment exceptionnelle», détaille Mélanie Charbonneau. Elle dit apprécier la flexibilité que lui permet le cellulaire, mais lui reconnaît néanmoins certaines contraintes techniques.

«Par exemple, il faut parfois arrêter pour recharger le iPhone, après une certaine durée, illustre-t-elle. Au niveau des éclairages, aussi, il y a des éléments à vérifier.»

Chambre d’ado

À l’invitation de l’équipe de Fabuleuses, c’est Sarahmée qui a écrit les paroles un peu moqueuses de la ritournelle qui deviendra peut-être un ver d’oreille dans quelques semaines. «Avant le prochain post, ta cote est déjà descendue», peut-on y entendre, sur une musique vitaminée des compositeurs montréalais Lost Boys.

«Le texte est un clin d’œil aux réseaux sociaux, à ce qui arrive quand on plonge là-dedans, dépeint la chanteuse. Ça reste léger, ce n’est pas moralisateur. Ça dit qu’il ne faut pas trop se prendre au sérieux sur ces plateformes, qu’il faut décrocher un peu de son téléphone, que ça ne sert à rien de se prendre en selfie mille fois par jour.» 

Un tantinet kitsch, le décor de chambre d’adolescente élaboré pour le clip de Fabuleuses est tout à fait digne d’une jeune lectrice du magazine Filles d’aujourd’hui dans les années 1990, avec ses couleurs pastel, sa taie d’oreiller à l’effigie des Backstreet Boys, ses affiches de starlettes éphémères collées au mur et son walkman jaune déposé sur le lit. 

«Comme le film reprend beaucoup les codes des films de la fin des années 1990, du début 2000, à la Mean Girls, Mélanie et moi avions envie de rendre hommage à ces années-là, précise Juliette Gosselin. À ce moment-là, les girls bands avaient la cote: TLC, Destiny’s Child, les Spice Girls... Il y en avait beaucoup. Le film et la chanson rappellent les girls bands, alors on a imaginé de quoi auraient eu l’air les personnages de Fabuleuses en 1998.»

Le vidéoclip de Fabuleuses sera lancé sur le web au début août, et le film sortira en salle le 23 août.

 

Sarahmée authentique!

Châtelaine, Juin-Juillet 2019

Des Francos de Montréal au spectacle de la Fête nationale à Québec, la rappeuse Sarahmée sera sans contredit la reine des festivals cet été.

« C’est ici que j’ai passé les deux dernières années de ma vie », s’esclaffe Sarahmée en m’ouvrant les portes des studios Ausgang, situés sur la Plaza Saint-Hubert, à Montréal. Soir après soir, écouteurs sur les oreilles, l’artiste de 32 ans s’est acharnée à travailler sa voix, ses mélodies et ses rythmes pour créer Irréversible, un album aux influences rap, pop et afrobeat qui dégage une énergie contagieuse. « Je suis très contente du résultat. C’est un disque qui donne envie de danser et prend vraiment vie en show! » Son sourire est rayonnant, mais il s’en est fallu de peu pour que les 14 morceaux qui composent Irréversible ne voient jamais le jour. « J’ai songé à arrêter la musique. Je voulais toujours plaire à tout le monde, et ça tuait mon inspiration. Avec le temps, j’ai trouvé un son qui me représente bien. » Une assurance loin d’être superflue lorsque vient le moment de s’imposer dans une industrie à prédominance masculine. « Il y a des exceptions comme les Francos, mais, souvent, il faut relancer les gens plusieurs fois pour espérer de la visibilité. Les rappeuses doivent à tout prix se serrer les coudes. » Avec une dizaine de festivals à son calendrier cet été et un contrat comme égérie de Sephora au Canada, Sarahmée voit maintenant ses efforts porter leurs fruits. Et ce n’est que le début!

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L’album Irréversible vient de paraître sous étiquette Ste-4. Sarahmée sera en spectacle le 20 juin à Montréal, en première partie de Josman, ainsi que le 23 juin à Québec sur les Plaines d’Abraham.

 

Sarahmée performera en live au Planete Rap de Skyrock en France

JDHH, 29 juin 2019

La chanteuse québécoise Sarahmée sera en France le 4 juillet pour une performance live avec la rappeuse Chilla sur les ondes de Skyrock.

C’est sur compte Instagram qu’elle a publiée la nouvelle à ses 5 milles abonnés. 

Plus de détails à venir sur JDHH

 

Québec chante et danse

Cédric Bélanger, Journal de Montréal, 25 juin 2019

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Du rap pour fêter le Québec

Mais on a su très vite qui était le plus attendu lorsque des cris de joie ont retenti dès que Loud a mis les pieds sur scène pour chanter Toutes les femmes savent danser.

La réaction a été tout aussi chaleureuse quand il est revenu, un peu plus tard, armé de Fallait y aller, suivie de la rappeuse de Québec d’origine sénégalaise Sarahmée, qui a par ailleurs été fort convaincante en première partie.

Il y a quelques années à peine, on n’aurait jamais imaginé un tel enchaînement, un 23 juin, sur les Plaines. Les temps et les goûts musicaux des Québécois changent.

Seul bémol, on aurait aimé voir Loud, tout comme Cœur de pirate, se mêler aux autres. Les deux ont fait l’impasse sur les collaborations musicales pour ne chanter que leur matériel.

[...]

 

FÊTE NATIONALE - UN SPECTACLE EXPLOSIF SUR LES PLAINES

Judith Desmeules, La Presse +, 24 juin 2019

Les Québécois ont eu droit à tout un spectacle, hier soir, pour les festivités de la Saint-Jean sur les plaines d’Abraham, à Québec. L’endroit s’est transformé en véritable piste de danse. Si l’objectif était de rendre le spectacle plus multigénérationnel, c’est mission accomplie.

Dès les premières minutes, le numéro d’ouverture a conquis le cœur des spectateurs. Les artistes invités (et quelle brochette !) ont enchaîné tant des morceaux populaires que de grands classiques, fidèles à la fête nationale. On a eu droit à une combinaison de chansons bien connues sur un rythme entraînant, de Dolorès de Robert Charlebois à Nous sommes les mêmes de Marc Dupré, en passant par On leur a fait croire d’Alex Nevsky, Lavez, lavez de Martine St-Clair et Tassez-vous de d’là des Colocs.

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La foule ne ment pas. Aux premières notes de Toutes les femmes savent danser, le niveau des applaudissements a grimpé d’un cran. Le rappeur Loud en était à sa première soirée de Saint-Jean sur la scène, et il a su y ajouter sa touche toute spéciale.

Le solide duo Pierre Lapointe et Ariane Moffatt a assuré l’animation de la soirée. Sur le thème « Un monde de traditions », les deux amis ont amené la foule avec eux au fil des saisons.

Des artistes, dont France D’Amour, Cœur de pirate, Yann Perreau et deux gagnants de l’émission La Voix, Geneviève Jodoin et Ludovick Bourgeois, se sont ensuite succédé sur scène pour des prestations plus personnelles. On a entendu les succès populaires, des chansons de feu de camp et plusieurs morceaux qui nous font revenir dans le temps.

Aussi présents sur scène, Alex Nevsky, Marc Dupré, Martine St-Clair, Brigitte Boisjoli, Le Vent du Nord, Damien Robitaille, Pierre-Yves Lord et Serge Fiori ont fait vibrer les plus jeunes comme les plus vieux, avec des prestations pour tous les goûts.

Sarahmée s’est occupée de la première partie du spectacle dès 19 h 30. Elle a réchauffé un public déjà bien agité. La rappeuse d’origine sénégalaise s’est dite très contente d’interpréter les chansons de son nouvel album, sorti en avril dernier.

La foule commençait déjà à s’entasser devant la scène à l’écoute de ses pièces entraînantes, pour remplir tout l’espace en fin de soirée. On voyait déjà des fleurdelisés s’agiter dans les airs.

UN MESSAGE DE L’ESPACE

La fête nationale à Québec a accueilli plus de 60 000 personnes sur les Plaines cette année, chiffre plus grand que l’an dernier. Il faut dire qu’avec la température idéale en soirée, hier, c’était quasi gagné d’avance.

À la barre de la direction artistique, Jean-François Blais, l’homme derrière La Voix, a fait un excellent travail de mise en scène. Anecdotes, morceaux musicaux, hommages au Québec et discours patriotiques se sont bien enchaînés. On a même pu entendre un message de David Saint-Jacques de l’espace ! Le public a aussi eu droit à quelques moments plus calmes.

Les fameux feux d’artifice se sont invités au spectacle peu après 22 h, au son des paroles de Gilles Vigneault, Mon pays, c’est l’hiver… Le spectacle s’est terminé vers 23 h 20.

Debbie Lynch-White, porte-parole officielle de la fête nationale, a livré un discours patriotique touchant. Elle a entre autres fait un clin d’œil à toute la communauté LGBTQ+, qu’elle veut voir s’afficher en public sans mauvais regards d’autrui. C’est l’image du Québec que la comédienne soutient.

SÉCURITÉ

Vers 18 h, le Service de police de la Ville de Québec a arrêté la circulation automobile dans Grande Allée, entre le cours du Général-De Montcalm et l’avenue Honoré-Mercier, pour toute la soirée.

Tous les spectateurs arrivés avec un sac à dos ont dû se prêter à une fouille sommaire. On ne rapporte toutefois aucun cas problématique. Tout liquide était proscrit, y compris l’eau, ainsi que la nourriture. Le cannabis était également interdit sur le site.

Les chaises portatives et les poussettes ont été tolérées dans les zones plus éloignées de la scène.

 

FÊTE NATIONALE - UN SPECTACLE EXPLOSIF SUR LES PLAINES

Judith Desmeules, Le Soleil, 24 juin 2019

Les Québécois ont eu droit à tout un spectacle, hier soir, pour les festivités de la Saint-Jean sur les plaines d’Abraham, à Québec. L’endroit s’est transformé en véritable piste de danse. Si l’objectif était de rendre le spectacle plus multigénérationnel, c’est mission accomplie.

Dès les premières minutes, le numéro d’ouverture a conquis le cœur des spectateurs. Les artistes invités (et quelle brochette !) ont enchaîné tant des morceaux populaires que de grands classiques, fidèles à la fête nationale. On a eu droit à une combinaison de chansons bien connues sur un rythme entraînant, de Dolorès de Robert Charlebois à Nous sommes les mêmes de Marc Dupré, en passant par On leur a fait croire d’Alex Nevsky, Lavez, lavez de Martine St-Clair et Tassez-vous de d’là des Colocs.

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La foule ne ment pas. Aux premières notes de Toutes les femmes savent danser, le niveau des applaudissements a grimpé d’un cran. Le rappeur Loud en était à sa première soirée de Saint-Jean sur la scène, et il a su y ajouter sa touche toute spéciale.

Le solide duo Pierre Lapointe et Ariane Moffatt a assuré l’animation de la soirée. Sur le thème « Un monde de traditions », les deux amis ont amené la foule avec eux au fil des saisons.

Des artistes, dont France D’Amour, Cœur de pirate, Yann Perreau et deux gagnants de l’émission La Voix, Geneviève Jodoin et Ludovick Bourgeois, se sont ensuite succédé sur scène pour des prestations plus personnelles. On a entendu les succès populaires, des chansons de feu de camp et plusieurs morceaux qui nous font revenir dans le temps.

Aussi présents sur scène, Alex Nevsky, Marc Dupré, Martine St-Clair, Brigitte Boisjoli, Le Vent du Nord, Damien Robitaille, Pierre-Yves Lord et Serge Fiori ont fait vibrer les plus jeunes comme les plus vieux, avec des prestations pour tous les goûts.

Sarahmée s’est occupée de la première partie du spectacle dès 19 h 30. Elle a réchauffé un public déjà bien agité. La rappeuse d’origine sénégalaise s’est dite très contente d’interpréter les chansons de son nouvel album, sorti en avril dernier.

La foule commençait déjà à s’entasser devant la scène à l’écoute de ses pièces entraînantes, pour remplir tout l’espace en fin de soirée. On voyait déjà des fleurdelisés s’agiter dans les airs.

UN MESSAGE DE L’ESPACE

La fête nationale à Québec a accueilli plus de 60 000 personnes sur les Plaines cette année, chiffre plus grand que l’an dernier. Il faut dire qu’avec la température idéale en soirée, hier, c’était quasi gagné d’avance.

À la barre de la direction artistique, Jean-François Blais, l’homme derrière La Voix, a fait un excellent travail de mise en scène. Anecdotes, morceaux musicaux, hommages au Québec et discours patriotiques se sont bien enchaînés. On a même pu entendre un message de David Saint-Jacques de l’espace ! Le public a aussi eu droit à quelques moments plus calmes.

Les fameux feux d’artifice se sont invités au spectacle peu après 22 h, au son des paroles de Gilles Vigneault, Mon pays, c’est l’hiver… Le spectacle s’est terminé vers 23 h 20.

Debbie Lynch-White, porte-parole officielle de la fête nationale, a livré un discours patriotique touchant. Elle a entre autres fait un clin d’œil à toute la communauté LGBTQ+, qu’elle veut voir s’afficher en public sans mauvais regards d’autrui. C’est l’image du Québec que la comédienne soutient.

SÉCURITÉ

Vers 18 h, le Service de police de la Ville de Québec a arrêté la circulation automobile dans Grande Allée, entre le cours du Général-De Montcalm et l’avenue Honoré-Mercier, pour toute la soirée.

Tous les spectateurs arrivés avec un sac à dos ont dû se prêter à une fouille sommaire. On ne rapporte toutefois aucun cas problématique. Tout liquide était proscrit, y compris l’eau, ainsi que la nourriture. Le cannabis était également interdit sur le site.

Les chaises portatives et les poussettes ont été tolérées dans les zones plus éloignées de la scène.

 

Sarahmée

Geneviève Bouchard, Le Soleil, 22 juin 2019

Son rôle : La rappeuse doit assurer la première partie du spectacle et prendre part au programme principal.

Ses traditions de la Fête nationale : «Je rejoignais mes amis, [on buvait] un peu de bière, et on allait sur les Plaines directement. Il y a des étés où je partais pour le Sénégal, mais quand j’étais au Québec, je la fêtais tout le temps. C’est toujours un moment de convivialité. Tout le monde se rejoint, c’est comme un rendez-vous où on sait qu’on va se voir tous au même endroit. C’est rare, ça. Il n’y a pas souvent ça dans une année. Les Fêtes de fin d’année, on passe ça en famille, par exemple. Mais de croiser famille et amis tous au même endroit, en sachant qu’on va écouter de la musique, chanter et danser, c’est vraiment à la Saint-Jean.»

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Participer au spectacle de la Saint-Jean, ça représente... : «J’ai crié quand on m’a dit qu’on voulait m’inviter. C’est sûr que moi, j’ai grandi à Québec. Je suis souvent allée voir les spectacles de la Saint-Jean sur les Plaines. Je suis honorée d’y participer. Ma famille habite ici, mes proches vont être là. J’ai la chance d’ouvrir ce gros spectacle qui sera à la couleur du Québec, finalement, autant dans les styles musicaux que dans la diversité. Je trouve que c’est une bonne chose.»

Fêter dans la diversité : «La diversité, qu’elle soit culturelle, sexuelle, musicale… C’est ça qui se passe en ce moment au Québec. On est tous Québécois. Je suis 100 % Québécoise, mais aussi 100 % d’origine sénégalaise. L’un peut aller avec l’autre aussi. Ça me rend vraiment fière.»

 

QUOI FAIRE À QUÉBEC – SEMAINE DU 20 AU 26 JUIN

Catherine Genest, Voir.ca, 19 juin 2019

Un rappeur à la double vocation d’historien qui se passionne aussi pour le jazz, un pionnier de la mode québécoise qui entre au musée et un ressortissant des Francos en cavale dans Saint-Roch. La Vieille Capitale se pare de bleu et de blanc, mais aussi de rouge, à l’aube de la Fête nationale.

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La Fête nationale 

Musique

Où : Plaines d’Abraham

Quand : Dimanche 23 juin de 19h30 à 23h

Pierre Lapointe et Ariane Moffatt sont aux commandes de ce grand spectacle joyeusement bigarré, dans la plus pure tradition des proverbiaux show de la Saint-Jean. Cette année, les univers musicaux de Coeur de Pirate, Loud, Alex Nevsky, France d’Amour, Sarahmée, Yann Perreau et Martine St-Clair, notamment, se mélangeront pour le plus grand plaisir de nos tympans.

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7 variations de hip-hop aux Francos de Montréal 2019

Alexandre Demers, Nightlife.ca, 14 juin 2019

C’est une véritable ascension jusqu’au sommet que connait le rap queb depuis quelques années. D’une musique marginale mise de côté par les grands médias à un incontournable phénomène qui cumule des millions de views sur le web, le hip-hop local peut enfin savourer les fruits de son évolution et profiter de son trône pour faire lever les foules partout où il passe. Une percée historique qui ne se dément pas!

Parmi les plateformes qui peuvent se targuer d’avoir fait progresser le mouvement, les Francos de Montréal ont une grande part de mérite. Ayant toujours eu le souci de mettre de l’avant les rappeurs, beatmakers et DJ au fil des années, de ses divers showcases jusqu’au mythique spectacle d’ouverture en 2016, le festival a toujours milité activement pour faire en sorte que le genre se nourrisse de lui-même et chemine vers sa prochaine incarnation.

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Pour une 31e édition, les Francos reviennent à la charge et proposent une large palette de styles pour tous les amateurs de hip-hop. En guise de mise en bouche, on vous présente sept variations du genres qui sont mises en vitrine au courant du festival. Les choses se passent!

L’éclectique libération artistique de Sarahmée (19 juin)

Crédit photo : image fournie par Sarahmée

Longtemps un peu encloisonnée dans certains standards du hip-hop plus traditionnel, la rappeuse québécoise Sarahmée a pris les dernières années pour s’incarner du tout au tout dans ses lyrics et briser les codes préétablis qui limitaient son affirmation artistique.

Ce processus a donné naissance à Irréversible, son deuxième album paru il y a quelques mois. Mêlant notamment le trap et l'afrobeat, c’est un projet sur lequel elle parle d’enjeux qui lui tiennent à cœur et sur lequel elle se permet d’explorer et de mixer les genres musicaux pour en faire un truc éloquent qui lui colle à la peau.

La rappeuse sera de passage lors d’un showcase gratuit présenté par SOCAN Musique le 19 juin à 17h, une opportunité qu’elle partagera avec le rappeur et maître fouetteur Tizzo.

 

ENTREVUE

Sucré Salé, TVA, 13 juin 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

Marika Simard, Les matins d'ici, 13 juin 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

ENTREVUE

Le téléjournal, ICI Radio-Canada Télé Ottawa, 13 juin 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

L’ALBUM CULTE DE… SARAHMÉE

Alexandre Demers, Urbania Musique, 7 juin 2019

La rappeuse québécoise d’origine sénégalaise Sarahmée est venue de loin pour présenter les morceaux personnels de son plus récent album, Irréversible, paru il y a quelques mois. Derrière l’artiste confiante et assumée qu’on peut voir aujourd’hui, il y a une créatrice qui a dû cultiver sa passion pour passer du rêve à la réalité. Un parcours qui ne s’est pas fait sans peine…

Pour aller à la source des choses, il faut retourner à la fin des années 1990 entre les quatre murs de la chambre d’une jeune emcee en pleine éclosion qui apprenait à recracher les verses de ses rappeurs préférés. La pré-adolescente de onze ans camouflée sous ses vêtements baggy apprivoisait les rudiments de cet art en répétant les lignes de La Saga devant son miroir, une pièce tirée d’un album qui allait marquer sa vie au fer rouge. 

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Paru en 1997, L’École du Micro d’Argent est le troisième album de la mythique formation française IAM. Marqué par les rimes tranchées des rappeurs Akhenaton, Shurik’n et Freeman puis propulsé par les prods brutes très east coast des beatmakers Khéops et Imhotep, l’œuvre est une courtepointe hip-hop des dures réalités de la vie de rue. Considéré comme un all time classic du genre par les amateurs et puristes à travers le monde, L’École du Micro d’Argent a façonné la signature marseillaise et a coulé les fondations de ce à quoi Sarahmée allait se consacrer.

On a revisité quelques-uns des classiques de l’album pour recueillir ses impressions et souvenirs, et pour mieux comprendre pourquoi c’est un album culte à ses yeux.

NÉS SOUS LA MÊME ÉTOILE

Peu de chansons ont la finesse de l’observation sociale comme ce single sur lequel deux des emcees se penchent sur l’inégalité des chances. Un morceau qui continue de marquer la rappeuse.

« Je trouvais que la musique était tellement belle. Personne n’est né sous la même étoile, c’est vrai. Il y a des gens qui ont des vécus dorés, d’autres non. Et moi, jusqu’à 17 ou 18 ans, je me suis promenée, j’ai vu deux côtés différents de la planète. J’ai vu les deux côtés d’une même médaille », admet-elle, faisant référence à ses allers-retours entre le Québec et le Sénégal à l’adolescence.

« Le milieu où t’es né, ça peut changer beaucoup de choses dans ta vie. Ça a un gros impact sur qui tu peux devenir, mais tu peux aussi défier le destin et devenir quelqu’un d’extraordinaire même si tu viens de rien. Tout est dans le message. J’aime beaucoup cette chanson-là. »

PETIT FRÈRE

Au panthéon des classiques, rares sont ceux qui ont peint aussi efficacement la rébellion de la jeunesse qui prend des chemins hasardeux pour s’imposer dans le monde. En plus, c’est fait avec un sample de C.R.E.A.M. et du scratch plein de soul.

 « Des jeunes comme ça, j’en ai côtoyés quand j’étais à Québec, même quand j’étais au Sénégal. Il y avait des Sénégalais qui étaient nés en France, mais que leurs parents avaient shippé au pays quelques années pour qu’ils reviennent sur la bonne voie. Ils me racontaient leurs trucs, les conneries qu’ils faisaient, leur retour à la réalité avec une famille plus stricte et rigide, etc. »

« C’est de la même période que NTM. Les messages étaient très sociaux à l’époque, beaucoup plus qu’aujourd’hui. Il y en a encore certains qui le sont, évidemment, mais c’étaient des gens qui dénonçaient la situation et qui se faisaient frapper dessus. Je me rappelle des émissions de télé à TV5 ou France 2 où les rappeurs se faisaient tout le temps démonter. Les gens ne respectaient pas le rap ou même le message, alors que cette musique, c’était le message d’une jeunesse en détresse. »

« Les médias regardaient le hip-hop de haut et tous les rappeurs étaient mis dans le même sac. Ils disaient que les paroles étaient violentes. Je pense que IAM, ils se sont moins fait taper dessus que d’autres plus hardcore, mais il reste qu’ils parlaient de cette réalité-là. »

ELLE DONNE SON CORPS AVANT SON NOM

Dans cette même veine de storytelling, IAM illustrait comme personne d’autre la dure réalité des escortes qui rôdaient dans les rues de Marseille.

« À l’époque, j’avais compris qu’ils parlaient d’une prostituée, dans les moindres détails. On remonte, on se réveille, etc. Je pense que ce qui me fascinait le plus chez IAM, c’était la façon de décortiquer une histoire comme on peut le faire dans un film. Tu peux fermer les yeux pis tu vois la suite des évènements. »

DEMAIN, C’EST LOIN

En guise de fermeture, le groupe se permet une envolée philosophique de huit minutes sur le masterpiece Demain, c’est Loin.

« Cette chanson, c’est le parcours du combattant. Dans tout ce que tu fais, peu importe d’où tu viens, tu peux changer. Ta volonté peut jouer. Je ne suis pas quelqu’un de fataliste dans la vie, je suis très optimiste, même un peu trop des fois, mais tu peux venir de n’importe où et réussir quand même. Il reste que le struggle est fucking real. Si tu travailles pas, t’auras rien. Tu peux chialer sur tout le monde, mais il faut que tu fasses ton parcours. »

Ce chemin un peu éprouvant qui a marqué sa route, c’est celui qui a forgé son humilité, selon les dires de la rappeuse. C’est ce même parcours qui lui a fait remarquer chacune des avancées, même les plus petites, pour se rendre où elle est aujourd’hui.

« Personnellement, il y a deux ans, je voulais arrêter la musique. En 2016, j’ai pas fait de chansons du tout parce que j’étais un peu découragée pour toutes sortes de raisons. Il a fallu que j’arrête tout ça pour prendre un peu de recul. Mais voilà, je pense que le parcours, ça te forge. »

UNE VÉRITABLE ÉMANCIPATION ARTISTIQUE

Sarahmée est pensive lorsqu’on lui demande si L’École du Micro d’Argent avait changé quelque chose dans sa jeune perception de la vie. « Ça me faisait réfléchir en fait, révèle-t-elle, en prenant une pause. C’est qu’ils parlaient de certaines choses que tu peux vivre. Je pense qu’ils s’adressaient beaucoup aux jeunes. Je me suis sentie tellement interpellée par ce qu’ils racontaient. »

ÇA FAIT PARTIE DES GRAINES QUI ONT ÉTÉ SEMÉES DANS MA VIE ET QUI FONT QU’AUJOURD’HUI JE FAIS DU RAP ET JE PEUX EN VIVRE. C’EST PAS BANAL.

« Pis je me suis dit : il faut que je parle de ces choses-là aussi. L’assiduité dans l’art, c’est important. Et c’est toute la créativité qu’ils ont mise derrière. En lisant les paroles, il y a certains sens que je catchais, et je me suis dit : c’est important dans le rap d’avoir certains standards. »

C’est ce désir de s’affirmer qui a teinté l’écriture d’Irréversible, son plus récent projet sur lequel elle s’expose comme jamais elle ne l’avait fait. Même si la forme ou le style s’éloignent de ce que le groupe pouvait proposer sur son album, elle en a conservé l’esprit dénonciateur et la volonté de véhiculer des propos entre ses lignes.

 « Quand j’ai commencé à faire mon album l’année passée, ça a été un fil conducteur sur la musique. J’étais dans un mindset dans lequel j’allais dire ce que j’ai à dire et advienne que pourra. C’était important pour moi de parler de ma couleur de peau, de ma position en tant que femme, de ma famille, de mes amis, de ce qui me dérange dans la société, ce qui me plait, mes ambitions, etc. Ce sont toutes des choses que j’étais prête à dire pis j’avais pas de filtre en les écrivant », révèle-t-elle.

 « Et même quand je fais une chanson lit avec Tizzo, je vais envoyer une line sensée ou quelque chose qui tape un peu. Je pense que la musique, il faut aussi que ça choque et que ça réveille les gens. T’es pas obligé d’être d’accord avec ce que je dis, mais il y a des choses qu’il faut dire. »

EN GUISE DE CONCLUSION

 « Il y a des choses dans la vie qui nous marquent. Les réalisateurs ont des films qui les ont marqués, d’autres artistes ont des albums qui les ont marqués. Ce matin, je préparais mes trucs et je rappais toutes les paroles de L’École du Micro d’Argent. C’est un des albums importants dans une vie, et à l’époque je savais pas, mais aujourd’hui j’en suis là. Ça fait partie des graines qui ont été semées dans ma vie et qui font qu’aujourd’hui je fais du rap et je peux en vivre. Et c’est pas banal », admet-elle, contemplative.

C’ÉTAIT IMPORTANT POUR MOI DE PARLER DE MA COULEUR DE PEAU, DE MA POSITION EN TANT QUE FEMME, DE MA FAMILLE, DE MES AMIS, DE CE QUI ME DÉRANGE DANS LA SOCIÉTÉ, CE QUI ME PLAIT, MES AMBITIONS.

« C’est un album culte du rap francophone. Un véritable classique. Je pense que c’est un des meilleurs qui soit sorti des années 1990, sinon le meilleur. En tout cas, moi, c’est mon préféré. Les rappeurs en France et même d’ici l’ont à peu près tous comme référence. Pour les thèmes, le concept, l’écriture, l’image, etc., c’est réellement unique. Pis ça s’est pas vraiment refait depuis. Vingt ans plus tard, ils font encore des tournées de cet album. Ce sont des légendes. »

L’album Irréversible de Sarahmée est toujours disponible sur toutes les plateformes de streaming et en magasins

Pour les dates de spectacle, ça se passe pas mal sur sa page Facebook ou encore sur son Instagram.

 

Trois artistes d’ici à découvrir pour leur voix… et leur look!

Vanessa Lisabelle, La journaliste, 7 juin 2019

La scène musicale féminine francophone vaut l’écoute… et le coup d’oeil! Je ne peux évidemment pas passer à côté du fait que la qualité sonore est au rendez-vous, avec ces artistes féminines, car leur musique est bonne, voire excellente!

MAIS LORSQUE JE PARLE DU « COUP D’OEIL », JE M’ATTARDE SURTOUT AU STYLE VESTIMENTAIRE!

Aujourd’hui, j’ai donc envie de braquer les projecteurs sur trois artistes d’ici, afin de découvrir évidemment leur musique, mais aussi leur look!

Je lèverai, par le fait même, le voile sur l’identité des stylistes qui travaillent à leurs côtés… dans l’ombre!

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Sarahmée

La musique coule dans les veines de la famille Ouellet. On connaît bien son frère Karim, mais maintenant, c’est sur elle qu’on braque les projecteurs. Une femme qui prend sa place dans l’univers musical francophone et plus spécifiquement dans le rap!

Les rappeuses Québ, on les compte sur les doigts d’une main et celle-ci offre du solide.

J’ai découvert Sarahmée l’an dernier, en me perdant sur YouTube. Je suis tombé sur sa reprise de Missy Elliot, I’m better, mais en français. Et elle a du style et de l’attitude, la Sarahmée! À ses côtés, t’as envie d’aller fighter pour défendre le statut de la femme… pis tu sais que vous allez gagner.

Autant avec son street style que son regular style, Sarahmée est comme un caméléon. Qu’elle soit dans un clip de rap, en voyage ou à un gala, elle a toujours un style de fou, sans aller dans la grosse extravagance. À go, on prend des notes!

Sarahmée, si t’as envie d’aller magasiner avec moi, je suis libre n’importe quand! Je veux avoir toutes tes bonnes adresses. Merciiiiiii

TOI, AS-TU DES LOOKS D’ARTISTE COUP DE CŒUR?

 

MENTION

Première heure, ICI Radio Canada Première, 5 juin 2019

[ Écoutez l'extrait]

 

LVL UP : UNE PREMIÈRE ÉDITION AVEC KORIASS, FOUKI, TIZZO ET SARAHMÉE

Olivier Boisvert-Magnen, Voir.ca, 4 juin 2019

Un nouveau festival de musique urbaine et d’arts numériques voit le jour à Laval.

Du 19 au 22 septembre, LVL UP sera présenté au tout nouveau quadrilatère Montmorency, un parvis actuellement en développement. Si le hall de la salle André-Mathieu sera le théâtre d’une exposition de projets et d’œuvres numériques, l’Annexe3 de cette même salle accueillera quelques-uns des rappeurs et rappeuses québécois.e.s les plus en vue du moment : Sarahmée, Koriass, LaF, Fouki, Tyleen Johnson, Tizzo, Zach Zoya, Marie-Gold et White-B. Leurs prestations seront jumelées à des performances de VJs.

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À la Maison des arts de Laval, l’ambiance sera aux rap battles, et on pourra notamment y voir la 8e finale nationale de la ligue d’improvisation End of the weak. Plusieurs talents encore méconnus seront également de la partie dans le cadre de La Pépinière, un spectacle mettant en vedette des artistes de la relève, soigneusement choisis par les animateurs de Ghetto Erudit, émission hip-hop phare diffusée à CISM.

Enfin, un «village urbain» sera aménagé devant la Place Bell. «On y prévoit un genre de »fête d’avant-match » (ou tout autre synonyme de party) inspiré des codes de l’art urbain (street art, pour les conservateurs), une programmation découverte avec aussi bien des hots de la scène hip-hop que des artistes moins connus ou de la relève, un parcours d’œuvres numériques, pour ne parler que de ça», détaille-t-on dans un communiqué de presse envoyé ce matin.

Le producteur de l’événement [co]motion annonce au passage que cette annonce n’est qu’un aperçu de ce qui s’en vient : «Aussi, hors de question qu’on dise qu’il y aura aussi des spectacles d’artistes de la scène internationale à la Place Bell, des ateliers d’écriture avec l’École nationale de la chanson, des classes de maître, panels et ateliers aussi bien pour favoriser la réflexion sur la pratique des arts urbains que pour créer un pont entre l’industrie et la relève musicale et professionnelle… Ce serait bête de vendre tous nos punchs.»

 

Concert Rapophonie avec Chilla, Sarahmée, Arma Jackson, Bakari et le 7.7 : RDV le 1er juin sur Mouv' !

Mouv, 31 mai 2019

Mouv’ organise son premier concert "Rapophonie", prolongement de l’émission du samedi à 23h présentée par Julien mettant à l’honneur des rappeurs et rappeuses francophones issus de la France, du Canada, de la Suisse et de la Belgique. Sur scène se succèderont Sarahmé (Canada), Arma Jackson (Suisse), Le 7.7 et Bakari (Belgique) ainsi que Chilla (France). 

Le concert d’une durée d’une heure est en accès libre à 20h45, sur le parvis de la Gare Saint-Sauveur de Lille. Il sera diffusé en direct sur l’antenne de Mouv’.

Le concert fait partie de notre dispositif du 1er juin 2019 : Multiplex Rendez-vous Hip Hop 

 

Sarahmée : «Je voulais faire un album plus personnel»

Alicia Blancher, L'Express, 18 mai 2019

Pas évident de passer sur scène après Talisco et Skip the Use… Néanmoins Sarahmée a su imposer son style et charmer le public, qui s’est laissé aller à quelques pas de danse en fin de soirée samedi 11 mai dernier au Great Hall, dans le cadre de la Canadian Music Week.

Dans le monde de la musique depuis près de 10 ans, la rappeuse québécoise d’origine sénégalaise vient de sortir un deuxième album, Irréversible, qu’elle définit comme davantage «personnel».

«J’ai fait une pause d’un an dans ma carrière pour retrouver un nouveau souffle et savoir où j’allais musicalement», a-t-elle confié à L’Express.

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Présente tout au long de l’enregistrement de l’album au studio, Sarahmée a ainsi pu «se réapproprier le processus» et se consacrer pleinement à la réalisation de ce disque.

Un album de rap aux influences hip-pop, afros et latines

L’artiste québécoise a beaucoup été inspirée par Diego, son guitariste d’origine colombienne, avec qui elle a travaillé sur l’album. Musique latine, sonorités afros, rap français et américain des années 90 (MC Solar, IAM, Alicia Keys, etc.)… C’est ce mixte d’influences qui a donné naissance à «Irréversible».

«C’est vraiment un album personnel, plus assumé que le premier. Je pense avoir trouvé l’équilibre dans ce que j’aime faire, entre le rap et les autres styles musicaux.»

Si Sarahmée ne définit pas sa musique comme spécifiquement en