Unessential Oils


Unessential Oils annonce son premier album homonyme

Disponible dès le 31 mai via Secret City Records

Unessential Oils, le nouveau projet de Warren Spicer (l’auteur-compositeur-interprète de Plants and Animals, également un réalisateur primé), annonce que son premier album homonyme sera disponible dès le 31 mai via Secret City Records.

Inspiré du jazz, du folk et du mouvement tropicalía brésilien, entre autres, l’album a été coréalisé par Christophe Lamarche-Ledoux (Chocolat, Organ Mood) et inclut le bassiste Mishka Stein (Patrick Watson, Teke Teke), le batteur Tommy Crane (Aaron Parks, Martha Wainwright) et le percussionniste Martin Dicham (Sade, Talk Talk, Mark Hollis, Tina Turner). 

Unessential Oils partage également aujourd’hui Chameleon, une toute nouvelle chanson et un visualizer, qui explore la coexistence constante d’un désir de connexion et d’un besoin de liberté. Ce nouvel extrait arrive à la suite de la première pièce lancée plus tôt ce mois-ci, Distrust the Magician, «un jam de six minutes carburant au groove» (Exclaim!). L’album sera disponible en format numérique et sur vinyle; précommandez-le ICI.

Chameleon est aussi une contemplation du bonheur espiègle ressenti lorsqu’on se cache à la vue de tous, révèle Spicer. La métaphore « se cacher comme des caméléons » illustre une opportunité de disparaître dans la forêt avec la personne qu’on aime, invisible et échappant aux regards en provenance du vrai monde. La pièce évoque les tableaux de René Magritte et a été inspirée par de longues heures à écouter Jorge Ben et JJ Cale. La chanson inclut des chœurs par Ariel Engle (La Force), Adèle Trottier Rivard (Bibi Club), ainsi que Sergio D’Isanto et Loic Catalaund (Bye Parula), et est accompagnée par une vidéo animée en boucle mettant en vedette Spicer et réalisée par Gabriel Rolim (Sessa, Tim Bernardes).

C’est très personnel; je vous regarde directement dans les yeux. J’ai lu quelque part que si tu maintiens un contact visuel avec quelqu’un pendant quatre minutes consécutives, vous en ressortez tous les deux en ressentant une connexion et de l’empathie l’un envers l’autre. C’est l’intention, explique Warren à propos de son premier album solo. Unessential Oils est une quête d’authenticité. Des fragments de l’existence de Warren Spicer – des traumatismes et des failles, des succès et des avancées, des moments de lucidité et d’illumination croisés avec la routine et la banalité. Le poids du deuil et de la colère assombrissant le bonheur et la liberté jubilatoire d’une nouvelle vie. 

Le résultat s’apparente quelque peu à un disque de jazz par la façon dont l’accent est mis sur les performances des musiciens. Plusieurs des chansons sont plutôt minimalistes sur le plan de la composition, mais leur exécution est au cœur de cet album; ce sont des pièces où il y a de la place pour les enjolivures et les improvisations. J’ai fait un disque en voulant retrouver les sonorités et les voix de personnes que j’aime. J’ai tenté de les faire sonner plus comme elles-mêmes que jamais, je souhaitais immortaliser leurs instincts, je voulais qu’elles sonnent comme lorsqu’elles ne sont pas enregistrées. J’aspirais à une expérience de travail joyeuse et chaleureuse. J’ai beaucoup cuisiné durant les sessions, et nous avons passé de bons moments ensemble. Nous sommes devenus une famille. L’ambiance était à la fois décontractée et stimulante. Les micros étaient montés à fond et tout le monde jouait doucement, offrant un complément à la voix de Warren, presque en mode conversationnel en matière de portée et de volume; un chant tout en subtilité. Les quatre choristes chantent à l’unisson, rappelant le style de chœurs des disques du mouvement tropicália brésilien.

Ce n’est pas un album cérébral, mais bien une œuvre émotionnelle. Plusieurs chansons, notamment Suds, célèbrent le quotidien, prenant quelque chose de banal ou à quoi on ne porte pas habituellement attention et le rendant remarquable. Tous ces petits moments et sentiments qui façonnent nos vies sont mis en valeur. Nic at the Museum réfère à son ami de longue date et collègue au sein de Plants and Animals, Nic, qui se lève tôt le matin pour aller visiter un musée avant le test de son peu importe la ville où il est en tournée. D’autres pièces sont traversées par des moments de lucidité : Which Way Will the Sun Set, la chanson la plus minimaliste sur l’album, avec seulement un shaker, un bongo et quelques accords, culmine par des cendres saupoudrées sur la surface d’un lac ressemblant à une aurore boréale lorsque le soleil se reflète sur l’eau. Don’t Go to Bed When You’re Mad voit Warren s’efforcer de se remonter le moral, se donnant des conseils à lui-même, un soir où il se sentait horriblement mal.

La musique possède une qualité intimiste qui se reflète dans les paroles; les paroles reflètent la musique, qui se reflète à son tour dans les paroles, créant des boucles hypnotiques. Cet album est en quelque sorte une collection de berceuses pour adultes, une offrande personnelle, frontale, sans faux-fuyants. Ce sentiment d’épuisement après avoir pleuré toutes les larmes de son corps, cette posture existentielle éternellement conflictuelle, cette réflexion philosophique sur ce qui est réel, cette profonde admiration qu’a pour les personnes qu’on aime – tout cela et bien plus encore se retrouve dans les chansons qui composent le fantastique premier album d’Unessential Oils.

Spicer est également un réalisateur de disque chevronné et primé à l’ADISQ. Il a réalisé plusieurs albums notamment avec Plants and Animals, La Force, Comment debord, Chocolat, Ludovic Alarie et Emilie Kahn pour ne nommer que ceux-ci. Unessential Oils a assuré la première partie de Alabaster DePlume ainsi que de Bye Parula l’automne dernier.

Liste des pièces du premier album d’Unessential Oils

1. START

2. Distrust the Magician

3. Chameleon

4. Solutions To My Gloom

5. Suds

6. Which Way Will the Sun Set Now?

7. Don’t Go to Bed When You’re Mad

8. Overwhelmed and Unprepared

9. Nic at the Museum

10. BraBra

11. END

En concert

20 février 2024
Ursa, Montreal