|
Les Liens Les lieux, disponible demain, le 9 septembre Au fil des rencontres, des lectures et des réflexions que le silence impose, les chansons de l’album Les liens les lieux ont pris forme. Richard Séguin voit les pièces comme des tableaux réunis, formant quelque chose de plus intérieur, d’introspectif. Il parle des liens avec la famille, avec les amis, avec nos espérances communes et des lieux pour l’amour du territoire, des forêts et de la nature, nos lieux d’appartenance et d’attachement. ![]() |
| Souvent on fait des albums sur une courte période, d’un seul jet. Cette fois-ci, avec la pause imposée de la pandémie, j’ai commencé à réfléchir aux chansons il y a de cela 3 ans. Des tableaux se dessinaient de temps en temps. Je les délaissais et m’y remettais au jour le jour. J’ai pris le temps de travailler autour de la maison, de couper le bois mort, de placer des pierres autour du jardin, ça aussi ça fait partie de l’écriture, explique Richard Séguin. Certaines chansons sont plus orchestrales, d’autres, plus intimes, et d’autres surgissent directement du passé, ajoute-t-il.
Un peu de poésie… ![]() |
Un peu de poésie (extrait) ![]() |
| Le troisième texte d'Hélène Dorion, On voudrait, a aussi été dans les premières chansons de la création de l’album. Richard voulait créer une chanson pleine de ferveur et d’enthousiasme. Alain Bergé lui a suggéré le rythme, il a commencé plusieurs versions dans son studio maison, et enfin, Hugo Perreault (co-réalisateur) et Simon Godin ont établi la structure de la chanson avec Richard. C’est Mathieu Vanasse qui, avec beaucoup d’éloquence, a composé l’arrangement des cordes donnant un bel envol à la finale de la chanson. Richard partage d'ailleurs les refrains, en voix d’harmonies, avec Karine Pion.
Les liens… Inspiré par une photo dans son studio datant de 1944, Richard repense à ses parents, via Le garage et Tout près des trembles. Il considère cette dernière comme une lettre à sa mère : C’est la première fois que j’écris une chanson qui parle d’elle, décrit-il ![]() |
|
Tout près des trembles ![]() |
Tout près des trembles (extrait) ![]() |
|
Le philosophe Gaston Bachelard disait : « sans cesse l’inconscient murmure et c’est en écoutant ses murmures qu’on entend sa vérité. » J’ai voulu écouter ces murmures, faire le silence en moi et autour de moi. Laisser monter ce qui veut parler et toujours commencer avec la phrase la plus vraie qui se présente à moi, ajoute-t-il. Il offre aussi Le Tambour à un ami proche, une chanson qui s’est présentée tout simplement : J’ai voulu rendre un hommage à Florent Vollant, mon frère, car je sais depuis longtemps que son tambour et son cœur ne font qu’un depuis la nuit des temps, depuis plus de 5000 ans, indique Richard. Les lieux… Toujours dans un souci de vouloir changer les choses au niveau de l’environnement, Richard partage l'exaspération des représentants de 11 zones d'exploitations contrôlées de l’industrie du bois : les plans de coupe ne considèrent pas les atouts récréotouristiques et ancestraux nécessaires pour assurer un legs suffisant aux générations futures, disent-ils. Colère, fatigue. Une chanson, ça ne change peut-être rien, mais ça défoule. Ce sera Chemins forestiers, commente Séguin. ![]() |
|
Bûcher, couper, raser, fracas ![]() |
Chemins forestiers (extrait) ![]() |
|
Richard Séguin conclut l’album avec un texte d’Hugo Latulippe, Petit hymne aux Grands Rangs. Une voix, un texte, tout simplement. Je voulais finir l’album avec cette chanson a cappella, comme il m’arrive de chanter en marchant. Ce ne sera pas un chanteur, plutôt un homme qui chante comme disait Félix, un homme qui chante. ![]() |
![]() |





